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  • L E T T R E T R I M E S T R I E L L E 2 E M E T R I M E S T R E 2 0 1 7

  • EDITO

    par Philippe-Jean Péron, Président et Hugues Dubly, Directeur général

    CAVALCADE

    EDITO I page 2 Pétrole et Bourse

    OBLIGATIONS I page 5 Que vont faire les taux d’intérêt ?

    LES MOTS I page 11 Quelques dictons de l’univers boursier

    MARCHES I page 3 Coup de longue-vue dans le rétroviseur

    ECONOMIE I page 7 Des paroles aux actes

    NOS FONDS I page 12 Performance de la gamme Brongniart

    MARCHES I page 4 Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console.

    SECTEURS I page 9 Le PER, un outil de mesure de la « cherté » des marchés actions ?

    Directeur de la publication : Hugues Dubly. Imprimerie : AMPLUS, 3 rue de Romainville - 93260 Les Lilas Les articles présentés dans cette lettre sont rédigés en partenariat entre les gérants/analystes de Transatlantique Gestion et Dubly Douilhet Gestion. Pour toutes informations, veuillez contacter votre interlocuteur chez Transatlantique Gestion 26, avenue Franklin D. Roosevelt - 75008 Paris. Téléphone : 01 56 88 76 74. www.transatlantiquegestion.fr © 2015 Transatlantique Gestion

    Wall Street, emportée par une furieuse cavalcade depuis dix ans (qui s’est d’ailleurs accélérée après l ’ é l e c t i o n d e D o n a l d Trump), vient de franchir allègrement la barre des 20 000 points (10 000 en 2008).

    I l n ’ e n f a u t p a s p l u s pour que se révei l lent certains investisseurs ou

    commentateurs qui affirment que les marchés sont trop chers, qu’une bulle spéculative est en train de se créer et qu’elle va bientôt éclater.

    Ils s’appuient sur des arguments qui sont loin d’être dénués de fondement : la hausse des bénéfices des sociétés sur les cinq dernières années a été beaucoup plus faible que celle des marchés (de l’ordre de 5 fois pour les

    actions américaines). C’est une argumentation très forte, mais elle ne prend pas en compte le niveau très bas des taux d’intérêt, la reprise actuelle des affaires, la mondialisation, l’innovation, la digitalisation qui ont des effets très positifs sur la consommation et sur la productivité.

    Les actions offrent encore un rendement de 3% environ, alors que l’immobilier ne rapporte que 2,5 % et les obligations souvent moins de 1%.

    Et les actions permettent de diversifier les risques géographiques, politiques et de s’intéresser aussi bien à des secteurs traditionnels qu’à des secteurs de nouvelle économie ou innovants. Elles doivent demeurer une composante essent ie l l e dans l a compos i t ion des patrimoines.

    Les actions doivent demeurer une composante

    essentielle dans la composition des patrimoines

  • 3

    M A R C H É S

    par Marin Louvigné

    Regardons avec une longue-vue ce qu’il s’est passé sur les marchés boursiers1 sur les 30, 20, et 10 dernières années.

    Un investisseur français qui aurait placé 100 francs (15 €) sur le CAC 40 le 31 décembre 1987 se trouverait aujourd’hui, dividendes compris, à le tête de 1 300 F (200 €). Un investisseur américain qui aurait placé 100 $ sur le Dow Jones la même année aurait lui 2 200$ aujourd’hui.

    Un investisseur français qui aurait placé 100 francs (15 €) sur le CAC 40 le 31 décembre 1997 aurait aujourd’hui 300 francs (45 €). L’investisseur américain qui aurait effectué le même placement en dollar sur le Dow Jones la même année disposerait de 400 $ aujourd’hui.

    Enfin, un investisseur français qui aurait placé 100 € sur le CAC 40 le 31 décembre 2007 posséderait aujourd’hui 130 €. L’investisseur américain quant à lui détiendrait 200 $ aujourd’hui.

    En résumé, l’investisseur français sur le CAC 40 a multiplié son placement par 1,3 en 10 ans, par 3 en 20 ans et par 13 en 30 ans. L’investisseur américain a multiplié le sien par 2 en 10 ans, 4 en 20 ans et par 22 en 30 ans.

    Enfin, si on déflate ces performances de l’inflation, l’investisseur français a vu son capital multiplié par 1,2 ; 2,3 et 8,7 fois sur 10 ans, 20 ans et 30 ans. Toujours sur les mêmes périodes, l’investisseur américain a multiplié son capital par 1,7 ; 2,7 et 11 fois.

    COUP DE LONGUE-VUE DANS LE RÉTROVISEUR

    0

    500

    1000

    1500

    2000

    2500

    Evolution des indices sur 30 ans

    CAC 40 DOWJONES

    0

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    100

    150

    200

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    300

    350

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    450

    Evolution des indices sur 20 ans

    CAC 40 DOWJONES

    50

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    110

    130

    150

    170

    190

    210

    Evolution des indices sur 10 ans

    CAC 40 DOWJONES

    1 Performances dividendes compris en devises locales

    Source : Bloomberg

  • « QUAND JE ME REGARDE, JE ME DÉSOLE. QUAND

    JE ME COMPARE, JE ME CONSOLE » TALLEYRAND

    M A R C H É S

    par Michel Velghe

    En observant les marchés financiers nous constatons qu’un certain nombre d’entre eux sont au plus haut, notamment les marchés américains : Standard & Poor (2374), Dow Jones (20822), MSCI World1 (1850). Le CAC 40 moins performant a néanmoins rattrapé le niveau qu’il avait en août 2006 avant la crise de 2008.

    Cette hausse s’explique essentiellement par la hausse des PER et un peu par la hausse des dividendes. Ces PER2 sont actuellement en moyenne à 15 sur le CAC 40 et 18 sur le Standard & Poor contre respectivement 13 et 15 il y a 10 ans. Certains investisseurs trouvent qu’ils sont trop élevés en comparaison de ce qu’ils ont connu et trouvent donc les marchés financiers trop chers. Si l’on s’en tient à cette simple observation on peut les comprendre. Mais si l’on met les choses en perspective, on aura une autre vision.

    En effet, il faut tenir compte du niveau des taux d’intérêt. Ils sont très bas. Avec des taux d’intérêt à 12%, les PER ne dépassaient pas 10 ; aujourd’hui les taux d’intérêt sont à 1% et on peut donc compter sur un PER de 25. Il y a également le niveau des bénéfices des entreprises dont l’évolution est à examiner dans le passé, le présent et surtout l’avenir. Toute augmentation de bénéfice prévue entraine une demande de l’action et son prix monte. Il y a actuellement des secteurs de l ’économie qui aff ichent de bonnes perspectives comme la technologie, le luxe, et qui à eux seuls tirent les PER vers le

    haut à 40/50. De même, il y a également la productivité dont il faut tenir compte. Avec des taux d’intérêt bas qui favorisent l’investissement on pourra produire plus avec moins de capital immobilisé. Les marchés sont peut-être chers mais cela est justifié, si bien sûr cet environnement favorable perdure.

    Qu’est ce qui pourrait remettre en cause cet équilibre vertueux ?

    Bien évidemment, les risques sont nombreux. On citera le protectionnisme de Monsieur Trump, l’éclatement possible de la zone euro et de l’Europe, une hausse importante des taux d’intérêt, l’effondrement du système monétaire, des guerres, etc… Quoique ces scénarii ne sont pas les plus probables car cela reviendrait à casser les échanges commerciaux internationaux. Personne n’en tirerait profit. Les marchés actions semblent aujourd’hui, malgré les niveaux atteints, un bon vecteur pour protéger son capital. D’autant plus que les autres classes d’actifs ne sont pas meilleur marché. Les obligations d’Etats ne rapportent presque plus rien : 0,35% pour le BUND3 allemand et 1% par OAT4 française, (il faut respectivement 285 et 100 années de revenus pour récupérer son investissement). L’immobilier « bien placé » rapporte 2,5% (il faut 40 années de revenus pour récupérer son investissement soit 2,5 fois plus longtemps que pour les actions).

    Compte tenu de ces éléments, perspectives favorables pour l’augmentation des bénéfices des entreprises, hausse des taux d’intérêt vra isemblablement modérée et lente , relative stabilité de l’environnement politico- économique, il faut, encore, semble-t-il, OSER investir dans les actions.

    1 MSCI World: Indice boursier mesurant la performance des marchés boursiers des pays économiquement développés 2 PER : Price Earning Ratio, c’est-à-dire le rapport de la capitalisation boursière au bénéfice de l’entreprise, autrement dit le nombre d’années de bénéfices nécessaires qu’il faut pour amortir son investissement 3 BUND : Emprunt d’Etat Allemand à 10 ans 4 OAT : Obligation assimilable du Trésor, Emprunt d’Etat Français à 10 ans

  • 5

    De septembre 1981 à juillet

    2016, le taux de financement des Etats-Unis à 10

    ans a été divisé par près de 12

    QUE VONT FAIRE LES TAUX D’INTÉRÊT OU POURQUOI

    LA HAUSSE DES TAUX SERA CONTENUE ?

    O B L I G AT I O N S

    par Nadja De Benedit et Nicolas Coulon

    En 35 ans les taux d’ intérêt des pays développés n’ont fait que baisser. De septembre 1981 à juillet 2016, le taux de financement des Etats-Unis à 10 ans a été divisé par près de 12, passant de 15,84% à 1,35%. Mais depuis leur plus bas, l’été dernier, une dynamique contraire semble se mettre en œuvre.

    Comment expliquer ce changement de tendance ?

    Théoriquement, le taux d’intérêt auquel se finance un pays à 10 ans représente l’anticipa