L'état de l'emploi scientifique en France (Rapport 2013)

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RAPPORT 2013 L'état de l'emploi scientifique en France Direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle Direction générale pour la recherche et l’innovation 1
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Les hommes et les femmes qui mettent leurs compétences au service de la recherche et de l’enseignement supérieur constituent le cœur du système sans lequel recherche et enseignement supérieur ne sauraient vivre et se développer. Enseignants, chercheurs, doctorants, personnels de soutien, regroupés sous le terme d’« emploi scientifique », sont au cœur du système. Cette édition 2013 de « L’état de l’emploi scientifique » a vocation à mieux les connaître car si les données qui caractérisent ces personnels sont nombreuses, elles sont souvent dispersées et fragmentaires, avec des dates d’observation différentes : les données n’ont pas le même millésime selon les sources et selon les enquêtes, qu’elles soient nationales ou internationales. Cet ouvrage a donc pour objectif de rassembler dans un même document des études et statistiques diverses permettant d’éclairer les différents domaines d’activités des personnels qui relèvent de l’emploi scientifique, conformément à l’article L411-2 du Code de la recherche. Un premier thème explore la situation du « vivier », docteurs et doctorants qui assurent le renouvellement régulier des chercheurs et enseignants-chercheurs, contribuent au fonctionnement des laboratoires et à la production des savoirs. L’accent a porté cette année sur leur insertion professionnelle, à partir des enquêtes Génération du CEREQ. La diversité des carrières dans les établissements publics, universités ou organismes de recherche fait l‘objet d’un examen spécifique. Outre les traditionnels aspects démographiques et statutaires, une attention particulière a été accordée aux recrutements et aux caractéristiques des lauréats des concours. De telles données permettent, par exemple, de constater que la féminisation se poursuit lentement pour les corps de professeurs et directeurs de recherche. Ensuite, la place de l’emploi scientifique dans le secteur privé illustre le dynamisme des activités de recherche et développement. Elle traduit aussi le soutien apporté par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) au maintien de la compétitivité des entreprises par une recherche au meilleur niveau, au travers de différents dispositifs de soutien à la R&D, tel que le Crédit impôt recherche (CIR) ou les Conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) qui encouragent les recrutements de scientifiques. Enfin, l’attractivité internationale et la mobilité des scientifiques figurent parmi les priorités du MESR et sont indispensables à l’accomplissement d’un véritable espace européen de la recherche. L’implication dans les programmes européens et la politique d’accueil des scientifiques étrangers illustrent cette problématique. (par la Direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle et la Direction générale pour la recherche et l’inno

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  • 1. RAPPORT 2013 L'tat de l'emploi scientifique en France Direction gnrale pour lenseignement suprieur et linsertion professionnelle Direction gnrale pour la recherche et linnovation 1
  • 2. 2
  • 3. AVANT-PROPOS Les hommes et les femmes qui mettent leurs comptences au service de la recherche et de lenseignement suprieur constituent le cur du systme sans lequel recherche et enseignement suprieur ne sauraient vivre et se dvelopper. Enseignants, chercheurs, doctorants, personnels de soutien, regroups sous le terme d emploi scientifique , sont au cur du systme. Cette dition 2013 de Ltat de lemploi scientifique a vocation mieux les connatre car si les donnes qui caractrisent ces personnels sont nombreuses, elles sont souvent disperses et fragmentaires, avec des dates dobservation diffrentes : les donnes nont pas le mme millsime selon les sources et selon les enqutes, quelles soient nationales ou internationales. Cet ouvrage a donc pour objectif de rassembler dans un mme document des tudes et statistiques diverses permettant dclairer les diffrents domaines dactivits des personnels qui relvent de lemploi scientifique, conformment larticle L411-2 du Code de la recherche. Un premier thme explore la situation du vivier , docteurs et doctorants qui assurent le renouvellement rgulier des chercheurs et enseignants-chercheurs, contribuent au fonctionnement des laboratoires et la production des savoirs. Laccent a port cette anne sur leur insertion professionnelle, partir des enqutes Gnration du CEREQ. La diversit des carrires dans les tablissements publics, universits ou organismes de recherche fait lobjet dun examen spcifique. Outre les traditionnels aspects dmographiques et statutaires, une attention particulire a t accorde aux recrutements et aux caractristiques des laurats des concours. De telles donnes permettent, par exemple, de constater que la fminisation se poursuit lentement pour les corps de professeurs et directeurs de recherche. Ensuite, la place de lemploi scientifique dans le secteur priv illustre le dynamisme des activits de recherche et dveloppement. Elle traduit aussi le soutien apport par le Ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche (MESR) au maintien de la comptitivit des entreprises par une recherche au meilleur niveau, au travers de diffrents dispositifs de soutien la R&D, tel que le Crdit impt recherche (CIR) ou les Conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) qui encouragent les recrutements de scientifiques. Enfin, lattractivit internationale et la mobilit des scientifiques figurent parmi les priorits du MESR et sont indispensables laccomplissement dun vritable espace europen de la recherche. Limplication dans les programmes europens et la politique daccueil des scientifiques trangers illustrent cette problmatique. uvre collective pilote par la Mission de lemploi scientifique et du pilotage stratgique des ressources humaines, ce volume met en regard les travaux conduits par diffrents services du ministre et dinstitutions partenaires. Leur collaboration savre indispensable pour une meilleure comprhension de cet univers complexe et en perptuelle volution quest le systme denseignement suprieur et de recherche. Lquipe de la Mission de lemploi scientifique espre que les efforts de transparence et de synthse contribueront construire une vision partage destine favoriser le dialogue entre les acteurs de la recherche et de lenseignement suprieur. Ce rapport est aussi un outil de synthse essentiel qui permet didentifier les domaines o linformation et la collecte de donnes peuvent encore tre amliores et o les efforts mritent dtre approfondis afin de complter une vision globale de lemploi scientifique. Simone BONNAFOUS Roger GENET Directrice gnrale pour lenseignement suprieur et linsertion professionnelle Directeur gnral pour la recherche et linnovation L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 3
  • 4. Le prsent rapport a t labor par les services du ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche, et notamment : Le secrtariat gnral Direction gnrale des ressources humaines Service des personnels enseignants de l'enseignement suprieur et de la recherche - sous- direction des tudes de gestion prvisionnelle, statutaires et des affaires communes - bureau des tudes de gestion prvisionnelle Service des personnels ingnieurs, administratifs, techniques, sociaux et de sant, des bibliothques - sous-direction des tudes de gestion prvisionnelle, statutaires et de laction sanitaire et sociale - bureau des tudes de gestion prvisionnelle Direction des affaires financires - sous-direction du budget de la mission recherche et enseignement suprieur La direction gnrale pour lenseignement suprieur et linsertion professionnelle Service de la stratgie de lenseignement suprieur et de linsertion professionnelle Dpartement de larchitecture et de la qualit des formations de niveau Master et Doctorat La direction gnrale pour la recherche et linnovation Service entreprises, transferts de technologie et action rgionale - Dpartement partenariat et valorisation Service de la stratgie de la recherche et de linnovation - Dpartement des affaires europennes et internationales Service performance, financement et contractualisation avec les organismes de recherche dpartement appui au pilotage des organismes et rglementation . Services communs la direction gnrale pour lenseignement suprieur et linsertion professionnelle et la direction gnrale pour la recherche et linnovation Service de la coordination stratgique et des territoires mission de lemploi scientifique et du pilotage stratgique des ressources humaines. Sous-direction des systmes dinformation et tudes statistiques dpartement des tudes statistiques Llaboration de ce rapport a t pilote par Marie-Hlne Prieur pour la Mission de lemploi scientifique et du pilotage stratgique des ressources humaines (contact : marie- [email protected]). Date de publication : juillet 2013. 4
  • 5. SOMMAIRE L'tat de l'emploi scientifique en France............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 1 SYNTHESE GENERALE ___________________________________________ 11 Synthse ____________________________________________________________ 12 Une population en augmentation rgulire..................................................................................................... 12 Un positionnement international impact par la comptition mondiale........................................................... 13 Le vivier de lemploi scientifique, entre stabilit et mutation........................................................................... 13 La diversification des parcours professionnels des jeunes docteurs et le retour linsertion dans le secteur public .............................................................................................................................................................. 14 La place centrale de luniversit dans lemploi scientifique public.................................................................. 15 Lemploi scientifique dans le secteur priv : une concentration marque ...................................................... 16 De fortes htrognits dmographiques entre les secteurs public et priv................................................ 16 Une parit largement inacheve..................................................................................................................... 17 La rpartition gographique de lemploi scientifique : la prdominance de quelques rgions....................... 17 La mobilit internationale des chercheurs : une ralit en mutation............................................................... 18 Dfinitions des notions utilises dans le rapport ______________________________ 19 Emploi scientifique.......................................................................................................................................... 19 Recherche et dveloppement (R&D).............................................................................................................. 19 Secteurs priv, public et de ltranger ............................................................................................................ 19 Secteur priv (ou des entreprises) ......................................................................................... 19 Secteur public (ou des administrations) ................................................................................. 19 Ltat :............................................................................................................................ 19 Lenseignement suprieur :............................................................................................ 19 Secteur de ltranger.............................................................................................................. 20 Chercheurs ..................................................................................................................................................... 20 Les chercheurs du secteur public .......................................................................................... 20 Les chercheurs des entreprises ............................................................................................. 20 Personnels de soutien la recherche ............................................................................................................ 20 Units de mesure de lemploi scientifique ...................................................................................................... 21 Personnes physiques (PP)..................................................................................................... 21 quivalent temps plein (ETP)................................................................................................. 21 quivalent temps plein travaill (ETPT) ................................................................................. 21 I. LA PLACE DE LA FRANCE DANS LENVIRONNEMENT INTERNATIONAL 23 La place de la France en termes deffectifs de chercheurs _____________________ 24 La repartition des chercheurs entre le secteur priv et le secteur public____________ 26 La part des femmes ____________________________________________________ 28 La place de la France en termes de cot du chercheur priv ____________________ 29 II. LE VIVIER DE LEMPLOI SCIENTIFIQUE____________________________ 31 II.1 Les tudiants de niveau Master________________________________________ 32 Les tudiants en 2 anne de Master pour la recherche................................................................................ 32e Les effectifs............................................................................................................................ 32 L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 5
  • 6. Les projections....................................................................................................................... 34 La poursuite en Doctorat........................................................................................................ 34 Les tudiants en coles d'ingnieurs.............................................................................................................. 36 II.2 Les doctorants et les Doctorats dlivrs _________________________________ 37 Les effectifs..................................................................................................................................................... 37 Les parcours de formation avant le Doctorat.................................................................................................. 38 La rpartition par filire des nouveaux doctorants.......................................................................................... 39 La rpartition par filire des doctorants et des dlivrances de Doctorats....................................................... 39 La rpartition par ge des doctorants............................................................................................................. 41 La dure du Doctorat...................................................................................................................................... 42 Le financement des doctorants inscrits en premire anne de thse ............................................................ 44 La part des femmes........................................................................................................................................ 46 II.3 Le devenir professionnel des docteurs __________________________________ 47 La situation professionnelle des docteurs, trois ans aprs leur soutenance de thse................................... 48 Les expriences post-doctorales.................................................................................................................... 49 Linsertion des docteurs selon leur discipline de thse................................................................................... 50 Les prfrences au moment de la soutenance de thse................................................................................ 50 Lvolution des dbouchs professionnels des docteurs ............................................................................... 51 II.4 Projections a dix ans du nombre dtudiants de lenseignement suprieur ______ 53 Pour en savoir plus......................................................................................................................................... 54 Le contrat doctoral ................................................................................................................. 54 Le mcnat de doctorat ......................................................................................................... 55 Les conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) ................................... 56 Le dispositif CIFRE......................................................................................................... 56 Lvolution du nombre de CIFRE ................................................................................... 56 La rpartition gographique ........................................................................................... 57 La rpartition par domaine de recherche........................................................................ 58 La typologie des entreprises .......................................................................................... 58 La rpartition sectorielle des entreprises........................................................................ 59 La caractrisation des doctorants................................................................................... 59 Thses, publications et brevets...................................................................................... 60 Linsertion professionnelle des docteurs CIFRE............................................................. 61 III. LEMPLOI SCIENTIFIQUE DANS LE SECTEUR PUBLIC ______________ 63 III.1 Les chercheurs du secteur public ______________________________________ 64 Lvolution des effectifs par types de chercheurs........................................................................................... 64 Lvolution des effectifs par types dtablissements publics........................................................................... 65 Les effectifs par disciplines ou organismes des enseignants-chercheurs et chercheurs titulaires................ 66 La part des femmes........................................................................................................................................ 67 Pour en savoir plus......................................................................................................................................... 68 Les dispositions du statut des enseignants-chercheurs......................................................... 68 Lvolution de lInstitut universitaire de France ...................................................................... 69 Le caractre exemplaire et prcurseur de lIUF ............................................................. 69 Une volution significative permise par la souplesse et la capacit dadaptation du dispositif............................................................................................................................... 69 Un rle de levier national dans le nouveau paysage de lenseignement suprieur caractris par des universits autonomes et entreprenantes............................................. 70 III.2 Le personnel de soutien la recherche dans le secteur public_______________ 71 Lvolution des effectifs .................................................................................................................................. 71 Le ratio personnel de soutien par chercheur pour chaque type dtablissement public................................. 72 6
  • 7. La part des femmes........................................................................................................................................ 72 Pour en savoir plus......................................................................................................................................... 73 tat des effectifs des personnels de soutien titulaires dans les EPST et lenseignement suprieur................................................................................................................................ 73 III.3 Les personnels non-titulaires de lemploi scientifique public _________________ 75 Les effectifs de personnels non-titulaires dans les EPST............................................................................... 76 Elments sur la dmographie des personnels de recherche non-titulaires dans les EPST .......................... 77 Les attachs temporaires denseignement et de recherche (ATER).............................................................. 78 Pour en savoir plus......................................................................................................................................... 80 Loi N2012-347 du 12 mars 2012 relative laccs lemploi titulaire et lamlioration des conditions demploi des agents contractuels dans la fonction publique. ................................ 80 Rappel des dispositifs de titularisation et CDIsation....................................................... 80 Dispositif transitoire........................................................................................................ 80 Dispositif prenne........................................................................................................... 81 III.4 Entres, dparts et structures de lemploi scientifique public _________________ 82 Le recrutement des enseignants-chercheurs et des chercheurs.................................................................... 82 Les postes.............................................................................................................................. 82 Les laurats ........................................................................................................................... 84 La structure par ge et sexe des chercheurs et des enseignants-chercheurs des tablissements publics ... 86 Les dparts en retraite des chercheurs et des enseignants-chercheurs........................................................ 88 Le recrutement des personnels de soutien..................................................................................................... 90 La structure par ges des personnels de soutien........................................................................................... 91 Les dparts en retraite des personnels de soutien......................................................................................... 92 Pour en savoir plus......................................................................................................................................... 92 Les candidatures aux concours de chercheurs et denseignants-chercheurs........................ 92 Les volutions rcentes du recrutement des enseignants-chercheurs .................................. 93 Les chaires universits-organismes....................................................................................... 94 IV. LEMPLOI SCIENTIFIQUE DANS LE SECTEUR PRIVE _______________ 95 IV.1 Les chercheurs dans le secteur priv___________________________________ 96 Lvolution des effectifs de chercheurs dans les entreprises ......................................................................... 96 Chercheurs par branche de recherche........................................................................................................... 96 La part des femmes parmi les chercheurs...................................................................................................... 97 Taille des entreprises, nombre de chercheurs, dpenses et financements.................................................... 98 Lemploi des chercheurs par les entreprises indpendantes ou les filiales de groupe.................................. 99 IV.2 Le personnel de soutien la recherche dans le secteur priv _______________ 100 Les effectifs................................................................................................................................................... 100 Le ratio personnel de soutien par chercheur dans les entreprises, par branche de recherche................... 100 La part des femmes parmi les personnels de soutien .................................................................................. 101 IV.3 Profils et carrires des chercheurs dans le secteur priv __________________ 103 La rpartition des chercheurs par ge.......................................................................................................... 103 La rpartition des chercheurs par sexe ........................................................................................................ 105 Les diplmes des chercheurs en entreprise................................................................................................. 106 Les disciplines de recherche des chercheurs en entreprise......................................................................... 107 Les entres et sorties de lactivit de chercheur dans les entreprises en France en 2009 .......................... 108 Les entres .......................................................................................................................... 108 Les sorties............................................................................................................................ 109 Pour en savoir plus....................................................................................................................................... 110 L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 7
  • 8. Les passerelles public-priv................................................................................................. 110 Un vade-mecum sur le site du ministre ...................................................................... 110 Le rapport de la commission de dontologie................................................................ 110 Une fertilisation croise................................................................................................ 111 Le crdit dimpt recherche et lemploi des chercheurs ....................................................... 111 V. LA RPARTITION GOGRAPHIQUE DE L'EMPLOI SCIENTIFIQUE EN FRANCE ________________________________________________________ 113 La rpartition des doctorants par rgion ___________________________________ 114 Lemploi scientifique dans les rgions _____________________________________ 116 Les effectifs de R&D..................................................................................................................................... 116 VI. LA MOBILIT INTERNATIONALE DES CHERCHEURS ET LA CONSTRUCTION DE LESPACE EUROPEN DE LA RECHERCHE ________ 121 La circulation internationale des chercheurs ________________________________ 122 Laccueil des chercheurs trangers en France ______________________________ 123 La formation des chercheurs trangers........................................................................................................ 123 La mobilit entrante des chercheurs trangers dans le secteur public......................................................... 124 Les chercheurs trangers dans le secteur priv en France.......................................................................... 125 La mobilit sortante des jeunes chercheurs franais__________________________ 126 Le cadre europen de la recherche_______________________________________ 127 Lorganisation de lEspace Europen de la Recherche................................................................................ 127 Cration dun Espace Europen de la Recherche ............................................................... 127 Relance de lEspace Europen de la Recherche................................................................. 127 Le partenariat europen pour les chercheurs............................................................................................... 128 Un march unique du travail pour les chercheurs................................................................ 128 Une Union pour linnovation................................................................................................. 128 EURAXESS .................................................................................................................................................. 129 Le rseau EURAXESS France ............................................................................................ 130 Les centres de services EURAXESS franais.............................................................. 130 L'enregistrement des chercheurs ................................................................................. 130 Une stratgie de ressources humaines pour les chercheurs dans lespace europen de la recherche....... 131 La Charte europenne du chercheur et le Code de conduite pour le recrutement des chercheurs ........................................................................................................................... 131 Les tapes de la reconnaissance europenne..................................................................... 132 Les Actions Marie Curie................................................................................................................................ 132 Le visa scientifique ....................................................................................................................................... 133 WEBOGRAPHIE ET BIBLIOGRAPHIE _______________________________ 137 Sites Internet thmatiques ______________________________________________ 138 La rforme de lUniversit ............................................................................................ 138 Le plan en faveur des carrires dans l'enseignement suprieur et la recherche.......... 138 Les concours, mtiers et carrires de lenseignement suprieur et de la recherche publics ............................................................................................................................... 138 Laccs lemploi scientifique dans le secteur public................................................... 138 Laccs lemploi scientifique dans le secteur priv .................................................... 138 Les portails sur la recherche et la mobilit des chercheurs en Europe ........................ 138 8
  • 9. L'accueil en France des chercheurs trangers............................................................. 138 Les conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE).......................... 138 Les donnes et tudes statistiques _______________________________________ 139 ANNEXES ______________________________________________________ 141 Annexe I : sigles et abrviations utiliss dans le rapport ______________________ 142 Annexe II : liste des principaux tablissements publics dont lactivit se situe dans le champ du rapport_____________________________________________________ 144 Etablissements publics caractre scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) :.......... 144 Etablissements publics caractre scientifique et technologique (EPST)........................... 144 Etablissements publics caractre industriel et commercial (EPIC) ................................... 144 Etablissements publics caractre administratif (EPA)....................................................... 144 Grands tablissements ........................................................................................................ 144 Groupements d'intrt public (GIP)...................................................................................... 144 Annexe III. nomenclatures utilises dans le rapport __________________________ 145 Branches de recherche dans les entreprises ............................................................................................... 145 Correspondance entre la nomenclature des branches de recherche dans les entreprises, utilise dans le rapport et la nomenclature dactivits conomiques (NAF rv.2) ............... 145 Nomenclatures des spcialits utilises dans lenqute auprs des entreprises......................................... 147 Nomenclatures des spcialits utilises dans lenqute pour les chercheurs du secteur public................. 147 Nomenclatures des filires des doctorants et des tudiants en Master ....................................................... 148 Nomenclatures des sections de CNU pour les enseignants-chercheurs...................................................... 149 L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 9
  • 10. 10
  • 11. SYNTHESE GENERALE L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 11
  • 12. 12 SYNTHESE Le terme emploi scientifique regroupe lensemble des personnes travaillant sur des projets de recherche et de dveloppement, tel que dfini dans le manuel de Frascati1 . Il sagit donc des doctorants, enseignants-chercheurs, chercheurs et personnels de soutien la recherche qui contribuent temps plein ou temps partiel ces activits tant dans le secteur public que dans le secteur priv. Une population en augmentation rgulire En France, la population de lemploi scientifique reprsentait en 2010 un peu plus de 393 000 quivalents temps plein (ETP)2 . Laugmentation de cette population entre 2000 et 2010 slve 23 %. Les seuls chercheurs3 constituent lessentiel de lemploi scientifique, avec prs de 240 000 ETP, soit 42 % de plus quen 2000. Laugmentation annuelle moyenne du nombre de chercheurs est de 3,8 %. titre de comparaison, lAllemagne et le Royaume-Uni ont respectivement un taux de croissance annuelle moyenne de leurs effectifs de chercheurs de 2,4 % et 4,2 %. Cette croissance est davantage le fait du secteur priv que du secteur public. Ainsi, entre 2000 et 2010, le nombre de chercheurs du secteur public a cr de 13,7 % soit un rythme annuel moyen de 1,25 % Dans la mme priode, le secteur priv a connu une croissance de 72,7 % soit un rythme annuel de 6,6 %. Compte tenu de ces volutions, le secteur priv compte, depuis 2002, davantage de chercheurs que le secteur public. En 2010, la part de chercheurs des entreprises stablit 58 %. 1 Manuel de Frascati 2002 : Mthode type propose pour les enqutes sur la recherche et le dveloppement exprimental, OCDE, 2002, 6e dition. Le Manuel de Frascati est la rfrence mthodologique en matire de recueil et dexploitation des statistiques de R&D. Ce manuel contient les dfinitions des notions de base, des principes directeurs pour la collecte de donnes ainsi que les classifications utiliser pour la compilation des statistiques. 2 Les chiffres provisoires pour 2011 seront publis prochainement dans la note dinformation Dpenses de R&D en 2011 et premires estimations pour 2012 . 3 Les chercheurs au sens large comprennent les chercheurs et les enseignants-chercheurs pour qui le temps affect la recherche est de 0,5 ETP par convention. 70 000 80 000 90 000 100 000 110 000 120 000 130 000 140 000 150 000 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Chercheurs des entreprises Chercheurs des administrations Effectifs de chercheurs des administrations et des entreprises de 1997 2010 (en ETP) Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES C1. Changements mthodologiques en 2010 pour l'estimation des administrations (le secteur Dfense est inclus) : les rsultats 2009 ont t recalculs afin d'tre comparables 2010.
  • 13. Un positionnement international impact par la comptition mondiale Entre 2000 et 2010, les cinq premiers pays en termes deffectifs de chercheurs sont rests les mmes et ont conserv leur place respective. En 2010, aux premiers rangs se trouvent les tats-Unis (prs de 1 413 000 chercheurs), la Chine (1 211 000), le Japon (656 000), La Fdration de Russie (442 000) et lAllemagne (328 000). Viennent ensuite le Royaume-Uni (256 500), et la Core du sud (264 000) ; la France occupant le 8e rang mondial avec 239 613 chercheurs (en ETP). Lapparente stabilit de la position respective des cinq pays qui emploient le plus de chercheurs masque des dynamiques diffrentes. La Chine et la Core du Sud qui ont connu en dbut de dcennie 2000 des taux de croissance suprieurs ou gaux 10 % par an ont vu ces taux flchir en fin de dcennie. Dans la mme priode, le nombre de chercheurs a cr dun peu plus de 3 % par an au sein de lUnion europenne (3,6 % en France) de 1 % par an aux tats-Unis et seulement de 0,1 % au Japon. Si lon rapporte leffectif de chercheurs au nombre dactifs, la position respective des diffrents pays varie sensiblement. Certains pays ayant une population limite occupent cependant les premiers rangs mondiaux : cest, par exemple, le cas de la Finlande (1er) et de la Sude (5e), avec respectivement 15,4 et 9,9 chercheurs pour mille actifs. La France, avec 8,5 chercheurs pour mille actifs, se place derrire le Japon (10,0 ) et les tats-Unis (9,1 ) mais devant lAllemagne, le Royaume-Uni et lEspagne (respectivement 7,9 , 8,2 et 5,8 ) et au-dessus de la moyenne de lUnion europenne (6,6 ). Le vivier de lemploi scientifique, entre stabilit et mutation Jusquen 2007, le Master recherche constituait la voie daccs au doctorat la plus frquente. Ce nest plus le cas aujourdhui. En effet, partir de la rentre 2008, les inscriptions en Master indiffrenci - prparant simultanment aux voies recherche et professionnelle - ont progress de faon importante, au point qu partir de la rentre 2010 celles-ci sont devenues largement majoritaires. la rentre 2011, le vivier des tudiants en Master est denviron 82 500, ce qui constitue un doublement depuis la rentre 2004. Par ailleurs, les effectifs des coles dingnieurs ont augment de 36 % entre les rentres 2001 et 2011 pour atteindre 121 600 tudiants. Le taux de poursuite en Doctorat aprs un Master recherche ou indiffrenci a baiss entre les rentres 2007 et 2010 : Il est pass de 19 % 14 % pour le Master recherche et de 11 % 5 % pour le Master indiffrenci. Cette baisse du taux de poursuite, lie laugmentation du nombre de diplms de Master, concerne lensemble des disciplines des degrs divers. Elle est plus forte pour les disciplines dont le taux de poursuite tait le plus lev (Sant, Sciences) ce qui a rduit les carts de taux de poursuite. En 2010-2011, les taux de poursuite les plus forts concernent les filires Sant et Sciences (16 %) ; en Droit, le taux de poursuite se situe 8 % alors quen conomie, en Lettres, sciences humaines et en STAPS il est infrieur 5 %. Ce phnomne ne semble pas impacter le nombre dinscrits en Doctorat ce qui confirmerait une diversification des voies daccs au Doctorat. Mme sil nexiste pas dtudes exhaustives sur le sujet, on constate laugmentation assez constante du taux de poursuite en thse des diplms des coles dingnieur. Le nombre dinscrits en Doctorat se situe 65 000 environ en 2011-2012, soit une augmentation de 6 % par rapport 2001-2002. Cette hausse est surtout le fait des doctorants trangers car le nombre de doctorants franais a baiss sur la priode. En 2011-2012 les doctorants trangers constituent 45 % des effectifs contre 27 % en 2001-2002. La rpartition par disciplines des inscrits en Doctorat est stable depuis le dbut des annes 2000 (44 % en Sciences, 35 % en Lettres, langues et sciences humaines, 19 % en Droit, conomie, AES), comme la rpartition par discipline des Doctorats dlivrs (60 % en Sciences, 24 % en Lettres, langues et sciences humaines, 13 % en Droit, conomie, AES). Lamlioration du financement des Doctorats a fait lobjet de nombreuses mesures (instauration du contrat doctoral et revalorisation du taux de la rmunration) dont les effets ne peuvent tre encore tous mesurs. Nanmoins, laugmentation du nombre des Conventions industrielles de formation par L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 13
  • 14. la recherche (CIFRE) permettant aux jeunes de mener leur thse dans un cadre industriel et lengagement vers lextinction des libralits a contribu une nette amlioration des conditions de travail des doctorants. La proportion de doctorants financs (doctorants inscrits en 1e anne de thse, hors doctorants salaris pour une autre activit que leur thse) est de 64 % en 2011-2012. Si lon exclut les doctorants dont la situation financire nest pas connue, ce taux passe 67 %. Le Ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche avec 33 % assure la majeure partie de ces financements. On note cependant une diversification des sources de financements (collectivits locales, organismes de recherche, associations), ainsi que le dveloppement des financements associant plusieurs partenaires. Le nombre de Doctorats dlivrs atteint 12 100 diplms en 2010-2011 soit + 53 % depuis la rentre 2000. Cette hausse vient surtout du nombre de Doctorats dlivrs des trangers. Si cette augmentation se vrifie quelle que soit la discipline, cest en Droit, conomie, AES, en Sant et en Sciences quelle est la plus forte. En 2012, prs de 40 % des nouveaux docteurs ont soutenu leur thse en moins de 40 mois, soit peu prs la dure prvue par les textes. Depuis 2010, une tendance la rduction de la dure semble samorcer. La diversification des parcours professionnels des jeunes docteurs et le retour linsertion dans le secteur public En 2007, les parcours professionnels des jeunes docteurs seffectuaient parit entre le secteur public et secteur priv. Mais, en 2010, la plupart des docteurs expriment le souhait de sinsrer dans lenseignement suprieur ou la recherche publique : plus de 70 % des docteurs diplms en 2007 souhaitaient, au moment de leur thse, travailler dans ce secteur. La part des jeunes travaillant dans le secteur public augmente donc de faon sensible, puisquen 2010, 61 % des jeunes travaillent dans ce secteur trois annes aprs leur soutenance contre 54 % pour ceux ayant soutenu leur thse en 2004. Cependant laccs aux emplois du secteur public, comme dailleurs laccs lemploi ou la stabilit dans lemploi, est fortement dpendant de la discipline et des conditions de droulement de la thse. La rpartition des dbouchs par discipline a volu de faon notable pour les docteurs 2004 et 2007. Ainsi, en Mathmatiques, physique la part des jeunes qui sinsrent dans la recherche acadmique ou publique est passe de 48 % en 2007 61 % en 2010. De mme, les sortants de Chimie sinsrent plus largement dans ce secteur (52 %). Il faut noter aussi que ce sont toujours les jeunes issus des Sciences de lIngnieur qui sinsrent de faon gale dans la recherche prive et la recherche acadmique ou publique. lexception des docteurs issus de Chimie et de Lettres et sciences humaines, la part des jeunes travaillant dans le priv hors recherche sest rduite, les jeunes diplms de Droit, sciences conomiques et gestion ntant plus que 32 % travailler dans ce secteur contre 42 % trois annes auparavant. Le financement de la thse peut impacter le type de dbouchs professionnels. Lobtention dun financement de thse a en effet un rle prdominant sur laccs lemploi, mais aussi sur laccs des fonctions de recherche. Ainsi, les docteurs ayant bnfici dune allocation de recherche sont moins nombreux tre au chmage et sont galement mieux rmunrs. De mme, un financement partenarial associant tat, tablissements denseignement suprieur et entreprises, linstar des Conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE), favorise linsertion des docteurs dans les entreprises, grandes ou petites. En effet, au regard des donnes de lenqute 2012, 66 % des anciens CIFRE rejoignent le secteur priv, et leur taux demployabilit est bon : 96 % des docteurs CIFRE accdent lemploi en un an au plus et 70 % en moins de trois mois. Au terme de leur formation, 46 % des docteurs sont embauchs par lun des partenaires de la convention. Dans le mme temps, les docteurs investissent une diversit de fonctions, au-del des fonctions de recherche. Si cest principalement le cas des docteurs en Sciences humaines et sociales, cela se vrifie quelle que soit la discipline. Ce phnomne semble correspondre la valorisation des comptences dveloppes par les docteurs dans la conduite de leur projet de recherche, en plus de leur expertise scientifique. 14
  • 15. La place centrale de luniversit dans lemploi scientifique public En 2010, lemploi scientifique dans le secteur public reprsente 162 141 quivalents temps plein (ETP) tous statuts confondus. Considre dans son ensemble, la population de lemploi scientifique du secteur public a augment de 11,6 % depuis lanne 2000. Evolution des effectifs (ETP) de recherche du secteur public 69 591 76 199 80 773 18 117 19 471 18 955 32 338 37 573 43 776 25 410 25 219 18 637 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000 160 000 180 000 2000 2005 2010 Autres personnels de soutien Ingnieurs d'tudes, assistants ingnieurs et techniciens Doctorants financs Chercheurs (DR, PR, CR, MCF) et Ingnieurs de recherche Source : MESR-DGESIP /DGRI-SIES C1. Deux phnomnes caractrisent cette augmentation : la rpartition entre chercheurs et personnels de soutien reste stable, avec 50 % de chercheurs, 12 % de doctorants rmunrs par un tablissement public denseignement suprieur ou de recherche et 38 % de personnels de soutien. Au sein de cette dernire population, une volution significative est intervenue : la part des personnels ingnieurs et techniciens a augment, passant de 22,2 % 27 % de la population totale, pendant que la part des autres personnels de soutien a diminu, passant de 17,5 % 11,5 %. A noter que si lon compte les ingnieurs de recherche parmi les chercheurs le ratio peut tre tout autre. Au sein du secteur public, le statut de fonctionnaire est la rgle. Les personnels se rpartissent entre chargs de recherche et directeurs de recherche dans les tablissements publics caractre scientifique et technologique (EPST) - tels que le CNRS, lINSERM et lINRA - matres de confrences et professeurs des universits dans les tablissements denseignement suprieur, ou personnels de soutien la recherche - ingnieurs, techniciens, de recherche et de formation qui fournissent le soutien technique et administratif dans tous ces tablissements. On compte galement dans les effectifs du secteur public les doctorants rmunrs par les tablissements denseignement100 suprieur et les organismes de recherche, ainsi que les jeunes chercheurs docteurs recruts sur un contrat de droit public. Une autre partie de cette population est constitue des personnels des tablissements publics industriels et commerciaux (EPIC) ayant une activit de recherche, tels que le CEA, le CNES ou lIFREMER. Ces personnels disposent, pour leur part, dun statut rgi par le droit du travail. Le reste de cette population est rparti entre les institutions sans but lucratif (tels lInstitut Pasteur ou lInstitut Curie) et quelques tablissements publics administratifs et services ministriels. Luniversit occupe une place centrale dans ce paysage : ainsi 48 % des chercheurs du secteur public sont dans un tablissement denseignement suprieur. Les EPST reprsentent environ 30 % de cette population, dont 2/3 pratiquement au CNRS. Les EPIC, quant eux, rassemblent 15 % des chercheurs. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 15
  • 16. Cette place centrale se vrifie galement pour les recrutements : avec 1 563 postes de matre de confrences et 712 postes de professeur des universits ouverts au recrutement par concours en 2011 (cest--dire hors recrutement par mutation et dtachement), cest de loin lenseignement suprieur qui recrute le plus pour la recherche publique. Les recrutements de chargs de recherche dans les EPST slevaient, pour la mme anne, 531 (y compris les recrutements de chargs de recherche de 1re classe). Si lon observe le potentiel humain constitu par les seuls tablissements denseignement suprieur et les EPST, on constate que les enseignants-chercheurs reprsentent un peu plus des trois quarts des effectifs. Ainsi, certaines disciplines de recherche sont majoritairement prsentes dans les tablissements denseignement suprieur. Cest, par exemple, le cas des Sciences et des Lettres, sciences humaines et sociales, o les enseignants-chercheurs reprsentent plus de 70 % du potentiel de recherche. La rpartition est plus quilibre pour dautres disciplines. Lemploi scientifique dans le secteur priv : une concentration marque En 2010, les activits de R&D des entreprises prives regroupent 231 000 personnes en ETP dont 140 000 chercheurs. Au cours des 10 dernires annes, les effectifs de chercheurs ont progress plus vite que ceux de lensemble du personnel de R&D, ainsi en 2010 ils reprsentent 61 % des personnels de R&D. En 2002, on comptait un personnel de soutien pour un chercheur dans lensemble des entreprises excutant de la R&D sur le territoire national. Depuis, le ratio personnel de soutien par chercheur a nettement diminu pour atteindre 0,6 en 2010. Hormis les activits de recherche en activits informatiques et en communication, cette baisse concerne toutes les branches de recherche. Prs dun chercheur sur deux travaille dans lune des cinq branches de recherche suivantes : automobile (12 %) qui conserve le premier rang, suivie par les services informatiques et dinformation (11 %), les activits scientifiques et techniques (9 %), la construction aronautique et spatiale (8 %), lindustrie pharmaceutique (7 %). La recherche prive excute sur le territoire national reste concentre dans les grandes entreprises : 1 % des entreprises regroupent 55 % des chercheurs et ralisent 62 % de la dpense intrieure de R&D (DIRD). loppos, 80 % des entreprises, qui emploient moins de 5 chercheurs en ETP, accueillent 11 % de lensemble des chercheurs et ralisent 9 % de la DIRD. Les Sciences de lingnieur et les Sciences et technologies de linformation et de la communication avoisinent les deux tiers des disciplines de recherche des chercheurs en entreprise (65 %), loin devant lensemble Mathmatiques, physique et logiciels, qui reprsente 17,4 % des effectifs de chercheurs. Les autres disciplines de recherche (Sciences biologiques, Chimie, Sciences mdicales) reprsentent chacune moins de 5 % de leffectif de chercheurs. De fortes htrognits dmographiques entre les secteurs public et priv Lge moyen des chercheurs du secteur public en 2009, se situe autour de 47 ans environ, alors que celui des chercheurs du secteur priv est de 39,2 ans (le crneau des 25-39 ans reprsente 64 % des effectifs). Cet cart est le reflet des dissemblances des carrires de chercheurs du secteur public et du secteur priv, que lon considre lentre, le droulement ou la sortie de celles-ci. Lentre dans les carrires de chercheurs du secteur priv se fait relativement tt, vers 25 ans. Cela sexplique, au moins en partie, par une entre dans le secteur recherche avant le Doctorat, contrairement ce qui se produit dans le secteur public. En effet, 54 % des chercheurs du secteur priv sont diplms dcoles dingnieur. Par ailleurs, ltude de la pyramide des ges de ces chercheurs montre que la tranche dge la plus reprsente est celle des 30-34 ans. Au-del, on constate une diminution rgulire de la population : cette forme de pyramide se diffrencie la fois de celle des chercheurs du secteur public, mais aussi de celle de la population gnrale des salaris en entreprise, qui prsente une forme plus rgulire. Ceci tendrait corroborer lhypothse selon laquelle ces chercheurs sorientent au cours de leur carrire vers dautres fonctions. 16
  • 17. Lentre dans les carrires de chercheur du secteur public des postes statutaires seffectue plus tardivement entre 31 et 35 ans pour les chargs de recherche et vers 33 ans pour les matres de confrences (MCF). Cette moyenne cache de relles disparits disciplinaires : si la russite au concours de MCF intervient entre 30 et 31 ans en Mathmatiques, Physique, Chimie, Sciences de lingnieur et Informatique, elle est de plus en plus tardive en Sciences de la vie, en Sciences de la Terre et de lUnivers, en Droit, conomie et en Lettres, sciences humaines. Les professeurs des universits constituent, en 2011-2012, 35,6 % de la population des enseignants- chercheurs, tandis que les directeurs de recherche reprsentent un peu plus de 41 % des chercheurs des EPST. Lge moyen des laurats aux concours daccs ces corps est de 44 ans pour les professeurs des universits et se situe entre 43 et 46 ans pour les directeurs de recherche. Environ un quart de cette population a 60 ans et plus. Lexercice de prvision des dparts en retraite se heurte aux comportements individuels et aux volutions de ceux-ci, induits notamment par les rformes des retraites. Pour autant, il semble que lon sachemine, au cours des annes venir, vers une diminution du volume des dparts la retraite connu depuis plusieurs annes. Cette diminution interviendrait de manire diffre selon les disciplines et les institutions. En toute hypothse, il ne sagirait pas dune inversion brutale de tendance, mais plutt dun changement progressif. Une parit largement inacheve Les femmes occupent dans les mtiers de la recherche une place le plus souvent minoritaire. Cette place a peu volu au cours des dernires annes, ainsi en 2010, les femmes reprsentent 34,6 % des chercheurs du secteur public, alors quelles reprsentaient 32,6 % en 2001, soit une progression de 2 points seulement. Dans le secteur priv, la part de femmes parmi les chercheurs est plus faible encore : elle tourne autour de 20 % depuis 2000. Cette proportion est plus forte chez les personnels de soutien aux activits de recherche : 48 % dans le secteur public et 27 % dans le secteur priv. Par ailleurs, ce dsquilibre samplifie au cours de la carrire professionnelle. En effet, 48 % des doctorants sont des femmes et elles reprsentent 44 % des matres de confrences et 34 % des professeurs des universits. La rpartition gographique de lemploi scientifique : la prdominance de quelques rgions En 2010 comme prcdemment, prs des deux tiers de lemploi scientifique public et priv est concentr dans quatre rgions : lIle-de-France, Rhne-Alpes, Midi-Pyrnes et Provence-Alpes-Cte dazur. elle seule, la rgion Ile-de-France reprsente quasiment 38 % des chercheurs et personnels de soutien la recherche prsents sur le territoire. Prs dun doctorant sur trois prpare et obtient sa thse dans la rgion Ile-de-France. Si la concentration des ressources humaines de la recherche en Ile-de-France se vrifie pour les organismes de recherche, avec 38 % des chercheurs des EPST et 39,4 % des chercheurs des EPIC exerant leur activit dans cette rgion, elle est moindre pour les enseignants-chercheurs (26,6 % des effectifs). Dans certaines rgions, le potentiel humain de la recherche est quasiment exclusivement reprsent par les tablissements denseignement suprieur. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 17
  • 18. La mobilit internationale des chercheurs : une ralit en mutation La mesure de la mobilit internationale des chercheurs se heurte labsence dindicateurs densemble, comparables entre pays. Pour autant, une srie de donnes permet de restituer, au moins partiellement, le phnomne. En premier lieu, il convient de souligner que la France est un pays daccueil pour les chercheurs. En 2011-2012, plus de quatre doctorants sur 10 sont des ressortissants dun autre pays. Ce chiffre est en progression constante depuis le dbut des annes 2000, aprs avoir connu un net tassement au cours des annes 1990. Parmi ces doctorants, la part de ceux originaires de pays asiatiques a cr de manire trs significative : alors quils reprsentaient environ 10 % des doctorants trangers en 2002, ils constituent dsormais 31 % de cette population, derrire les doctorants des pays africains (36 %). Par ailleurs, la France est le deuxime pays europen, derrire le Royaume-Uni, en termes daccueil de doctorants originaires de lUnion europenne. Cette capacit daccueil se traduit galement pour les chercheurs confirms, quil sagisse de sjours de courte dure (infrieurs 3 mois) ou de plus long terme. Ainsi, en 2011, environ 4 600 visas scientifiques ont t dlivrs des chercheurs non ressortissants de lUnion europenne ou de lespace conomique europen : 39 % lont t pour des sjours infrieurs 3 mois et 61 % pour des sjours allant au-del. Quatre pays reprsentent prs de la moiti des visas dlivrs pour une dure suprieure 3 mois : la Chine, lInde, les tats-Unis et le Brsil. La part des ressortissants trangers parmi les chercheurs des EPST et les enseignants-chercheurs constitue un autre indicateur de lattractivit de la France. Parmi les chercheurs des EPST, 14 % sont de nationalit trangre en moyenne pour le CNRS, lINSERM, lINRA et lINRIA, et prs de 10 % parmi les enseignants-chercheurs. Cette proportion devrait progresser avec le temps car elle est plus leve parmi les laurats aux concours de recrutement : 16 % chez les enseignants-chercheurs et 27 % en moyenne pour le CNRS, lINSERM, lINRA et lINRIA. 18
  • 19. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 19 DEFINITIONS DES NOTIONS UTILISEES DANS LE RAPPORT Emploi scientifique Lemploi scientifique recouvre lensemble des personnes travaillant directement sur les projets de recherche et dveloppement : doctorants, chercheurs et enseignants-chercheurs, personnels de soutien la recherche du secteur public hors dfense (universits et tablissements denseignement suprieur, tablissements publics caractre scientifique et technologique - EPST, tablissements publics caractre industriel et commercial - EPIC, centres hospitaliers universitaires - CHU, institutions sans but lucratif - ISBL4 , autres organismes publics et services ministriels) et du secteur priv (entreprises excutant de la recherche sur le territoire franais). Recherche et dveloppement (R&D)5 Ce secteur comprend les activits de recherche scientifique et technique, qu'il s'agisse de recherche fondamentale, de recherche applique ou de dveloppement exprimental. Les travaux de R&D visent, respectivement : - le seul progrs des connaissances ; - le progrs des connaissances vers un objectif concret ; - l'exploitation systmatique des connaissances applique une nouvelle ralisation. Les units pratiquant la recherche peuvent tre publiques et souvent non marchandes ou prives et gnralement marchandes ou produisant pour elles-mmes . Secteurs priv, public et de ltranger Secteur priv (ou des entreprises) - toutes les firmes, organismes et institutions dont lactivit premire est la production marchande de biens ou de services (autres que denseignement suprieur) en vue de leur vente au public, un prix qui correspond la ralit conomique. - les institutions prives sans but lucratif principalement au service de ces entreprises ainsi que les entreprises publiques. Secteur public (ou des administrations) Ltat : - tous les ministres, bureaux et autres organismes (EPST, EPIC, EPA) qui fournissent, sans normalement les vendre, des services collectifs non marchands, autres que denseignement suprieur, quil nest pas possible dassurer de faon pratique et conomique par dautres moyens et qui, de surcrot, administrent les affaires publiques et appliquent la politique conomique et sociale de la collectivit. - les institutions sans but lucratif contrles et principalement finances par ltat, lexclusion de celles qui sont administres par le secteur de lenseignement suprieur. Lenseignement suprieur : - lensemble des universits, grandes coles, instituts de technologie et autres tablissements postsecondaires, quelles que soient lorigine de leurs ressources financires et leur statut juridique. 4 C'est--dire les associations et fondations, par exemple lInstitut Pasteur, lInstitut Curie 5 Lexpression recherche et dveloppement est dfinie dans la nomenclature INSEE. Les autres dfinitions sont extraites du manuel de Frascati, mthode type propose pour les enqutes sur la recherche et le dveloppement exprimental, OCDE, 2002.
  • 20. - tous les instituts de recherche, les stations dessais et les centres hospitaliers qui travaillent sous le contrle direct des tablissements denseignement suprieur ou sont administrs par ces derniers ou leurs associs. - les institutions prives sans but lucratif non marchandes au service des mnages (cest--dire du public). Secteur de ltranger - lensemble des institutions et des individus se trouvant en dehors des frontires politiques dun pays, lexception des vhicules, navires, avions et satellites utiliss par des institutions nationales, ainsi que des terrains dessai acquis par ces institutions. - lensemble des organisations internationales ( lexception des entreprises), y compris leurs installations et leurs activits lintrieur des frontires dun pays. Chercheurs Les chercheurs du secteur public Sont identifis comme tels, sans prcision particulire, dans les donnes nationales : - les personnels titulaires de la fonction publique des corps de directeurs de recherche, professeurs des universits, chargs de recherche, matres de confrences ; - les personnels non titulaires recruts un niveau quivalent aux corps ci-dessus ; - les personnels sous statut priv (par exemple dans les EPIC) dont les fonctions sont quivalentes celles des personnels fonctionnaires ci-dessus ; - les ingnieurs de recherche et les corps quivalents ; - les bnficiaires de financements pour conduire une thse (doctorants financs) ; - les attachs temporaires denseignement et de recherche (ATER). Les chercheurs des entreprises Dans les entreprises, les chercheurs et ingnieurs de R&D sont les scientifiques et les ingnieurs travaillant la conception ou la cration de connaissances, de produits, de procds, de mthodes ou de systmes nouveaux . Personnels de soutien la recherche On retrouve dans cette catgorie, tous les personnels non chercheurs qui participent lexcution des projets de R&D : les techniciens et personnels assimils qui excutent des tches scientifiques sous le contrle des chercheurs ainsi que les travailleurs qualifis ou non, le personnel de bureau, et le personnel de secrtariat qui participent lexcution des projets de R&D ou qui y sont directement associs. 20
  • 21. Units de mesure de lemploi scientifique Personnes physiques (PP) Il sagit des agents rmunrs une date donne, quelle que soit leur quotit de travail et leur priode dactivit sur lanne. quivalent temps plein (ETP) Le dcompte en ETP prend en compte la quotit de travail, mais pas la dure dactivit dans lanne : Effectifs physiques x quotit de temps de travail titre dexemple : un agent temps partiel, 60 % (quotit de travail = 60 %) correspond 0,6 ETP. quivalent temps plein travaill (ETPT) LETPT est lunit de dcompte dans laquelle sont exprims la fois les plafonds demplois et les consommations de ces plafonds. Ce dcompte est proportionnel lactivit des agents, mesure par leur quotit de temps de travail et par leur priode dactivit sur lanne. Effectifs physiques x quotit de travail x priode dactivit dans lanne titre dexemple : - Un agent temps plein (quotit de travail = 100 %) prsent toute lanne correspond 1 ETPT ; - Un agent temps partiel, 80 % (quotit de travail 80 %) prsent toute lanne correspond 0,8 ETPT ; - Un agent temps partiel, 80 % (quotit de travail 80 %) prsent la moiti de lanne (exemples : recrutement mi-anne, CDD de 6 mois) correspond 0,4 ETPT (0,8 x 6/12). L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 21
  • 22. 22
  • 23. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 23 I. LA PLACE DE LA FRANCE DANS LENVIRONNEMENT INTERNATIONAL6 6 Les donnes de ce chapitre portent sur lanne 2010 ou 2009 voire 2008 dans le cas o lanne 2010 nest pas disponible.
  • 24. LA PLACE DE LA FRANCE EN TERMES DEFFECTIFS DE CHERCHEURS En 2010, la France emploie prs de 240 000 chercheurs en quivalent temps plein (ETP). Elle se place ainsi au 8e rang mondial, loin derrire les tats-Unis (prs de 1 413 000 chercheurs), la Chine (1 211 000 chercheurs) et le Japon (656 000 chercheurs). La position respective des cinq pays qui emploient le plus de chercheurs na pas chang depuis 2000. La France, qui occupait la 6e place en 2000, a t dpasse par le Royaume-Uni en 2001, puis par la Core du Sud en 2007. Si les tendances observes ces dernires annes se poursuivent, ces positions devraient maintenant rester stables pour plusieurs annes. Au sein de lUnion europenne, la France occupe la troisime position, derrire lAllemagne (328 000 chercheurs) et le Royaume-Uni (256 500) et devant lEspagne (135 000) et lItalie (103 000). Depuis 2000, les effectifs de chercheurs en France ont progress de 42 %, soit un taux de croissance annuel moyen de 3,6 %, comme pour les chercheurs de lUE en moyenne. Ce taux constitue une progression plus forte que celles enregistres en Allemagne (2,4 % de croissance annuelle moyenne), aux tats Unis (1,0 %) et au Japon (0,1 %). Le Royaume Uni (4,2 %), lEspagne (5,8 %), lIrlande (5,2 %) et lItalie (4,6 %) connaissent des progressions plus rapides au cours de la mme priode. La forte croissance des effectifs de chercheurs observe dans certains pays au dbut de la dcennie - parfois suprieure 10 % - a flchi en fin de priode. Au final, sur lensemble de la priode 2000- 2010, seuls deux pays atteignent une croissance annuelle moyenne suprieure 10 % : le Portugal (10,7 %) et la Turquie (10,8 %). Viennent ensuite la Core du Sud (9,3 %), Tawan (8,7 %), la Rpublique Tchque (7,8 %), Singapour (6,8 %), le Mexique (6,8 %) et le Danemark (6,8 %). Trois pays, Fdration de Russie, Roumanie et Suisse voient leurs effectifs de chercheurs diminuer au cours de la mme priode. 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 Etats-Unis Chine Japon Fd. de Russie Allemagne Core du Sud Rouyaume-Uni France Canada Espagne Tawan Italie Australie Pologne Turquie Pays-Bas Sude Argentine Portugal Mexique Sources : OCDE MSTI 2021-2 et MESR-SIES-C1. Effectif de chercheurs en 2010 (ou anne la plus proche) en milliers d'ETP Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 Si lon rapporte le nombre de chercheurs la population active, la France, avec 8,5 chercheurs pour mille actifs en 2010, se place derrire le Japon (10,0 ) et les tats-Unis (9,1 ) mais devant le Portugal (8,3 ) et le Royaume-Uni (8,2 ), lAllemagne (7,9 ), lEspagne (5,8 ) et lItalie (4,1 ). La France se situe au-dessus de la moyenne de lUnion europenne est 6,6 . Selon cet indicateur, plusieurs pays moins peupls se situent dans le peloton de tte, en particulier la Finlande et la Sude (avec respectivement 15,4 et 9,9 ). 24
  • 25. 0 2 4 6 8 10 12 Tawan CoreduSud Japon SudeEtats-Unis FrancePortugal Royaume-UniAustralieCanadaAllemagnePays-Bas Fd.deRussieEspagne ItaliePologne TurquieArgentine ChineMexique Chercheurspourmilleactifs Effectif de chercheurs (ETP) pour mille actifs en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE MSTI 2012-2 et MESR-SIES-C1. Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 Globalement, leffort de recherche national mesur par le rapport DIRD sur PIB crot avec le ratio de chercheurs par actifs. Toutefois des pays scartent sensiblement de la tendance : ainsi, Tawan ou le Portugal qui, pour une dpense donne, dispose de plus de chercheurs, et la Chine qui, linverse, dpense plus avec moins de chercheurs. Tawan Core du Sud Japon Sude Etats-Unis France Portugal R-U Australie Canada Allemagne Pays-Bas Fd. de Russie Espagne Italie Pologne Turquie Argentine Chine Mexique 0 2 4 6 8 10 12 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 DIRD / PIB (%) Effectifdechercheurspourmilleactifs Effectif de chercheurs (ETP) pour mille actifs et DIRD en % du PIB en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE MSTI 2012-2 MESR-SIES-C1. Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 Lecture : chaque pays se positionne en fonction de ses deux indicateurs d'effort de recherche : DIRD/PIB et nombre de chercheurs pour 1 000 actifs. La Core du Sud, en haut droite du graphique, prsente des indicateurs hauts sur ces deux axes, l'oppos du Mexique qui a les valeurs minimales. Globalement, les pays s'alignent le long d'une droite, les spcificits de certains d'entre eux s'observent par leur cart cette tendance. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 25
  • 26. LA REPARTITION DES CHERCHEURS ENTRE LE SECTEUR PRIVE ET LE SECTEUR PUBLIC Cette rpartition varie assez fortement selon les pays. En 2010, la part des chercheurs en entreprise slve 58 % en France contre 80 % aux tats-Unis, 77 % en Core du Sud, 75 % au Japon, 57 % en Allemagne, mais seulement 37 % en Italie et 18 % en Pologne. Depuis 2000, la part des chercheurs en entreprise a progress en France de 11 points, tout comme au Japon (+9,7 points), en Chine (+10,2 points) ou en Core du Sud (+10,2 points) alors quelle a diminu en Italie (-2,4 points), en Allemagne (-2,7 points) et aux tats-Unis (-0,5 points). On notera que cette proportion a fortement volu en neuf ans en Turquie (+23,3 points), en Estonie (+21,2 points) et en Hongrie (+21,1 points). 0 10 20 30 40 50 60 70 80 Etats-Unis Core du Sud Japon Taw an Sude Chine Canada France Allemagne Pays-Bas Fd. de Russie Mexique Turquie Italie Espagne Royaume Uni Australie Portugal Pologne Argentine Part (en %) des chercheurs (ETP) en entreprise dans le total des chercheurs en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE MSTI 2012-2 et MESR-SIES-C1. Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 La part des entreprises dans lexcution des travaux de R&D est globalement lie la rpartition des moyens humains consacrs la recherche entre les secteurs publics et privs. Ainsi la reprsentation graphique du poids des chercheurs en entreprise en fonction du poids de la DIRDE dans la DIRD stale le long dune droite. Toutefois, des pays scartent sensiblement de la tendance : ainsi, le Canada o 60 % des chercheurs sont dans le priv, alors que ce mme secteur nexcute que 50 % de la dpense intrieure de R&D (DIRD) et lAustralie, linverse dont les entreprises excutent 58 % des dpenses de R&D avec seulement 30 % des chercheurs. Si on se rfre lobjectif de Lisbonne visant un partage 2/3 -1/3 de lactivit de R&D, quant aux dpenses, entre les entreprises et la sphre publique, ce graphique montre que seuls trois pays sont dans ce cas tant en termes de dpenses quen termes de partage des chercheurs : les tats-Unis, la Core du Sud et le Japon. Quatre autres pays atteignent lobjectif de Lisbonne (sur la DIRD) avec un taux de chercheurs dans le priv compris entre 56,7 et 63,0 % : lAllemagne, la Sude, la Chine et Tawan. 26
  • 27. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 27 Argentine Pologne Portugal Australie Royaume Uni Espagne ItalieTurquie Mexique Fd. de Russie Pays-Bas Allemagne France Canada Chine Sude Tawan Japon Core du Sud Etats-Unis 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Part des chercheurs en entreprises (%) 20 30 40 50 60 70 80 DIRDE / DIRD (%) Part des chercheurs en entreprise et part de la DIRD en entreprise en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE MSTI 2012-2 et MESR-SIES-C1. Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 Lecture : chaque pays se positionne en fonction de deux indicateurs de partage de la R&D entre le public et le priv : DIRD et nombre de chercheurs. Les axes rappellent le seuil de 2/3 pour le secteur priv, objectif de Lisbonne en termes de dpenses. Les tats Unis, en haut droite du graphique, prsentent des indicateurs suprieurs aux 2/3 sur ces deux axes, l'oppos de l'Argentine o les dpenses des entreprises reprsentent 23 % de la DIRD et o les chercheurs du priv reprsentent 9 % des chercheurs.
  • 28. 28 LA PART DES FEMMES Depuis 2000, cette part stagne en France et diminue mme sur les deux dernires annes. Elle ne progresse que trs faiblement dans lensemble des pays de lOCDE. Pour les pays dont les statistiques sont disponibles, on observe une forte dispersion de la part des femmes dans leffectif total de chercheurs (en personnes physiques). Elle varie de 52 % en Argentine 14 % au Japon. En 2010, les femmes reprsentaient 25,6 % de leffectif de chercheurs en France. Pour lensemble des pays, la part des femmes dans le secteur des entreprises est toujours plus faible que dans la moyenne du pays. 0 10 20 30 40 50 60 Argentine Portugal Fd.de R ussie Pologne Espagne R oyaum e U ni Turquie Sude Italie Pays Bas France Allem agne Taw an C ore du Sud Japon Entreprises Etat Enseignement suprieur Part des femmes (en %) dans le total des chercheurs (personnes physiques) selon le secteur employeur en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE- MSTI 2012-2 et MESR-SIES-C1. Les pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en 2010 Notes de lecture : 1) pour la France, le regroupement enseignement suprieur comprend les tablissements dens. suprieur ainsi que le CNRS. 2) ltat regroupe le secteur de ladministration hors ens. suprieur, ainsi que les instituts sans but lucratif. 0 10 20 30 40 50 Argentine Portugal Fd. de Russie Pologne Espagne Royaume Uni Turquie Sude Italie Pays-Bas France Allemagne Taw an Core du Sud Japon Etats-Unis Chine Canada Australie Mexique Part des femmes (en %) dans le total des chercheurs (personnes physiques) en 2010 (ou anne la plus proche) Sources : OCDE- MSTI 2012-2 et MESR-SIES-C1. Les 20 pays selectionns sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETPen 2010 Information non disponible pour ces cinq pays
  • 29. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 29 LA PLACE DE LA FRANCE EN TERMES DE COUT DU CHERCHEUR PRIVE Dans le secteur priv, grce au Crdit dImpt Recherche (CIR), la France reste bien place lchelle mondiale et attractive pour les entreprises ; ceci lheure o, dans un contexte de globalisation et dinnovation ouverte, la concurrence internationale entre pays pour limplantation dunits de recherche est vive. Dix grands groupes internationaux membres de lANRT7 qui effectuent une partie importante de leur recherche en France ont calcul et communiqu lANRT les cots de revient compars de leurs chercheurs - compte tenu des aides directes et fiscales - dans les diffrents pays dans lesquels ils investissent en recherche. Selon ces travaux, en 2011, en Europe, au regard du cot du chercheur et grce au CIR, la France se compare favorablement lItalie, au Royaume-Uni, la Belgique, lAllemagne et la Sude (voir graphiques page suivante). LEspagne, par le biais de conventions spcifiques (notamment rgionales, selon le degr dautonomie), affiche un cot moyen des chercheurs nettement infrieur. En Amrique du Nord, la recherche reste chre, notamment du fait de centres dexpertises spcialiss, comprenant des chercheurs expriments. Seule les modifications du taux de change euro-dollar font voluer la situation. LAsie, except le Japon, offre des conditions plus favorables que lEurope, encore renforces par la proximit de marchs en croissance. Cela tant, lcart avec le cours du chercheur en Asie se rduit lgrement en 2011 : Singapour nest qu peine moins cher que la France alors que la Chine bnficie encore dun avantage de 40 %. Sans le CIR, en Europe, la France serait au niveau de la Sude et lchelle internationale, quasiment aussi chre que le Japon. Au total, en prenant en compte les effets cumuls des soutiens publics dont le CIR, les subventions europennes et nationales, rduisent les cots des chercheurs de 32 % pour les groupes mondiaux participants lANRT. 7 Air Liquide, Alcatel-Lucent, Aperam, Arcelor-Mittal, EADS, NXP, Saint-Gobain, Sanofi, ST-Ericsson, STMicroelectronics, Thales.
  • 30. Le cot du chercheur en 2011 dans dix grands groupes internationaux selon les pays (Source : ANRT, Crdit dimpt recherche, une fiscalit gagnant-gagnant, juillet 2012) 30
  • 31. II. LE VIVIER DE LEMPLOI SCIENTIFIQUE L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 31
  • 32. 32 II.1 LES ETUDIANTS DE NIVEAU MASTER Les tudiants en 2e anne de Master pour la recherche Les effectifs Pour comprendre lvolution des effectifs et pour apprcier lvolution du vivier potentiel de futurs jeunes scientifiques, il convient de tenir compte de lextension marque du nombre de mentions de Masters indiffrencis. Dans les universits et tablissements assimils8 , le nombre dtudiants en 2e anne de Master recherche (M2R) tait de 26 314 en 2011-2012, en baisse depuis lanne scolaire 2009-2010 (29 500). 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 2000- 2001 2001- 2002 2002- 2003 2003- 2004 2004- 2005 2005- 2006 2006- 2007 2007- 2008 2008- 2009 2009- 2010 2010- 2011 2011- 2012 Droit Economie, AES Lettres, langues, sciences humaines Sciences et STAPS Etudiants en DEA ou 2e anne de Master recherche selon la filire de 2000-2001 2010-2011 Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Lrosion du nombre dtudiants inscrits en 2e anne de Master voie recherche indique, en apparence, un flchissement du nombre de jeunes diplms susceptibles de sengager en formation doctorale. Les chiffres rapports ci-dessus, toutefois, ne prennent pas en compte les tudiants inscrits dans des Masters dits indiffrencis (formations offrant une prparation la voie recherche et la voie professionnelle). Entre les rentres 2004 et 2007, les inscriptions en Master indiffrenci taient nettement plus faibles quen Master recherche. partir de la rentre 2008, les inscriptions en Master indiffrenci ont progress de faon importante, au point qu partir de la rentre 2010 celles-ci deviennent largement majoritaires. 8 92 tablissements : universits (y compris les coles dingnieurs rattaches), instituts nationaux polytechniques, grands tablissements.
  • 33. Evolution des inscriptions en 2e anne de Master indiffrenci et de Master recherche de 2004-2005 2011-2012 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 Master recherche ou DEA Master indiffrenci Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Entre les rentres 2004 et 2011, le nombre dinscriptions en Master recherche ou indiffrenci a t multipli par deux. Ce doublement est li la forte progression des Masters indiffrencis partir de la rentre 2008. la rentre 2011, le vivier des tudiants en Master est denviron 82 500. Evolution et rpartition des inscriptions en 2e anne de Master 2004-2005 2011-2012 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 90 000 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 Master recherche ou DEA Master indiffrenci Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 33
  • 34. Les projections La sous-direction des systmes dinformations et des tudes statistiques (SIES) du Ministre de lenseignement suprieur et de la recherche a effectu en juillet 2012 une prvision des effectifs tudiants pour les rentres 2012 et 2013. Le nombre dtudiants en cursus Master luniversit (y compris la filire Sant) augmenterait en 2013 de 1,8 %. Le nombre dtudiants augmenterait en Droit, Sciences-STAPS et Sant tandis quil diminuerait en Sciences conomiques, AES. Les effectifs dinscrits en Master en Lettres, langues et sciences humaines avaient trs fortement augment en 2010 (+ 23 %) suite lintgration des tudiants en premire anne dIUFM, cependant, les effectifs ont diminu en 2011 (- 2 %) et diminueraient encore en 2012 mais dans une proportion moindre (- 1,5 %). En 2013, les effectifs de cette filire augmenteraient (+3,2 %) pour retrouver leur niveau de 2010. La hausse des inscriptions en Masters juridiques pour la rentre 2013 serait de 0,8 %. La croissance des inscriptions serait plus importante dans autres cursus : sant (+ 2,2 %), Sciences et STAPS (2,7 %). France mtropolitaine + DOM 2009 2010 2011 2012 2013 Cursus M 502 085 547 314 542 799 547 000 557000 dont Droit 76 261 79 172 78 978 79 800 80400 dont Sciences conomiques, AES 70 914 72 144 74 063 73 700 72600 dont Lettres, Sc. humaines 113 866 140 530 137 888 135 800 140100 dont Sciences et STAPS 103 878 114 042 115 574 116 800 119900 dont Sant 137 166 141 426 136 295 140 900 144000 Source: MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Constat Prvision Effectifs en cursus M dans les universits et tablissements assimils hors IUT y compris formations au diplme d'ingnieur, de magistre, de master ingnieur, d'institut d'tudes politiques La poursuite en Doctorat Le taux de poursuite en Doctorat, cest--dire dans une filire conduisant la recherche, varie selon le type de Master et selon la discipline. Le taux de poursuite des diplms de Master professionnel est rest trs faible entre 2007-2008 et 2010-2011, conformment la nature mme du diplme. Par contre, le taux de poursuite pour les diplms de Master recherche ou indiffrenci a baiss sur la mme priode. Il est pass de 19 % 14 % pour le Master recherche et de 11 % 5 % pour le Master indiffrenci. 34
  • 35. 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 Master professionnel Master recherche Master indiffrenci Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Taux de poursuite (en %) en Doctorat par type de Master prpar l'anne prcdente Cette baisse du taux de poursuite concerne lensemble des disciplines des degrs divers. Elle est plus forte pour les disciplines dont le taux de poursuite tait le plus lev : Sant, Sciences et surtout STAPS dont le taux est pass de 20 % 4 %. Ainsi les carts de taux de poursuite se sont attnus, passant de 16 points 12 points. En 2010-2011, les taux de poursuite les plus forts concernent les filires Sant et Sciences (16 %). En Droit, le taux de poursuite se situe 8 % alors quen conomie, en Lettres, sciences humaines et en STAPS il est infrieur 5 %, pour lanne 2010-2011. Taux de poursuite en Doctorat par filires d'une anne universitaire la suivante (en % d'une cohorte d'tudiants en Master l'anne prcdente) 0 5 10 15 20 25 30 DROIT ECONOMIE AES LETTRES, SCIENCES HUMAINES SANTE SCIENCES STAPS 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 35
  • 36. 36 Les tudiants en coles d'ingnieurs Les effectifs des coles dingnieurs9 ont augment de 36 % entre les rentres 2001 et 2011. Ces effectifs dpassent depuis la rentre 2004 les 100 000 inscrits. En 2011, le nombre dinscriptions continue augmenter (+20 % depuis 2006) - aprs avoir stagn pendant deux annes conscutives (+0,5 % en 2005-2006, puis -0,1 % en 2006-2007) - et se situe 121 600 environ. 57 % des lves inscrits en formation dingnieurs le sont dans une cole relevant du ministre de lenseignement suprieur et de la recherche, quil sagisse dcoles internes ou externes aux universits. Les autres inscrits se rpartissent entre les coles relevant dautres ministres (15 %) et les coles prives (28 %). Cette rpartition demeure stable dune anne sur lautre. 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 2000- 2001 2001- 2002 2002- 2003 2003- 2004 2004- 2005 2005- 2006 2006- 2007 2007- 2008 2008- 2009 2009- 2010 2010- 2011 2011- 2012 Public MENESR Public autres ministres Priv Source : MESR-DGRI-DGESIP-SIES-C1. Evolution des effectifs d'tudiants inscrits en coles d'ingnieurs par statut d'cole 0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000 16 000 18 000 20 000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Public MENESR Public autres ministres Priv Source : MESR-DGRI-DGESIP-SIES-C1. Evolution du nombre de diplms des coles d'ingnieurs par statut d'cole 9 coles universitaires, coles internes ou rattaches aux instituts nationaux polytechniques, les universits de technologie, les ENI, INSA, les coles centrales
  • 37. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 37 II.2 LES DOCTORANTS ET LES DOCTORATS DELIVRES Les effectifs Dans les universits et tablissements assimils10 , le nombre de doctorants a augment de prs de 9 000 entre 2001-2002 et 2006-2007, puis a diminu progressivement pour atteindre 65 000 environ en 2011-2012, soit une augmentation de 7 % environ entre les rentres 2001 et 2010, et une baisse de 1 % entre les rentres 2010 et 2011. Au final entre les rentres 2001 et 2011, le nombre de doctorants a augment de 6 % (+ 3 600) ; cette hausse est surtout le fait des doctorants trangers (+ 9 900) car le nombre de doctorants franais a baiss sur la priode (- 6 300). En 2011-2012 les doctorants trangers constituent 45 % des effectifs contre 27 % en 2001-2002. 44359 43915 43593 45402 45560 45096 43743 41328 39997 38574 38090 37570 16739 17472 18827 21451 23552 25329 26642 27267 27592 27836 27679 27398 61098 61387 62420 66853 69112 70425 70385 68595 67589 66410 65769 64968 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000 70 000 80 000 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08 2008-09 2009-10 2010-11 2011-12 Franais Etrangers Total Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Evolution du nombre de doctorants entre 2000-2001 et 2011-2012 (France entire) Paralllement, le nombre de Doctorats dlivrs a atteint 12 100 diplms en 2010-2011, en hausse de plus de 4 200 depuis 2000-2001 (soit + 53 %). Cette hausse vient surtout du nombre de Doctorats dlivrs des trangers (+ 3 100). En 2010-2011, les Doctorats dlivrs des trangers constituent 40 % des Doctorats dlivrs contre 22 % en 2000-2001. 10 Champ : universits et tablissements assimils (universits de technologie, Instituts nationaux polytechniques, grands tablissements, coles dingnieurs rattaches une universit).
  • 38. 38 6163 6611 6470 6874 6966 7499 7598 7499 7569 7192 7269 1745 2004 1987 2435 2621 2994 3438 3890 4241 4633 4815 7908 8615 8457 9309 9587 10493 11036 11389 11810 11825 12084 0 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08 2008-09 2009-10 2010-11 Franais Etrangers Total Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. Evolution du nombre de Doctorats entre 2000-2001 et 2010-2011 (France entire) Les parcours de formation avant le Doctorat Le graphique ci-dessous illustre la forte proportion, parmi les doctorants, de diplms dun Master recherche. Il convient cependant de prciser que sont recenss ici uniquement les nouveaux doctorants de 2011-2012 dont le parcours de formation antrieur a t identifi11 , ce qui exclut 45 % dentre eux (qui peuvent tre, notamment, en reprise dtude aprs une interruption dau moins un an, diplms ltranger ou ancien tudiant dcole dingnieur extrieure une universit). Parmi les nouveaux doctorants, 4,6 % suivaient une formation universitaire dingnieur (en diminution de 1,4 point en trois ans). Cependant, cette part est minore car ne sont pas pris en compte les diplms venant dune grande cole. Formation suivie l'universit en 2010-2011 par les doctorants inscrits en 2011-2012 (premire inscription en doctorat) Master 87% Filire d'ingnieur l'universit 5% Autres 8% Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. 11 Il sagit donc des tudiants inscrits luniversit lanne prcdant leur inscription en doctorat.
  • 39. La rpartition par filire des nouveaux doctorants En 2011, parmi les 64 973 doctorants, 19 573 sont de nouveaux entrants, soit 30 % environ. Ces derniers sinscrivent majoritairement en Sciences et STAPS (44 %). Plus dun tiers dentre eux prparent un Doctorat en Lettres, langues, sciences humaines (37 %). Le Droit, conomie, AES ne reprsentent que 17 % des nouveaux entrants. Leur rpartition par filire diffre peu de celle de lensemble des doctorants en 2011. Rpartition par discipline des inscrits en 1re anne de doctorat en 2011-2012 Sant 2% Sciences, STAPS 44% Droit, conomie, AES 17% Lettres, Langues, Sciences humaines 37% Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. La rpartition par filire des doctorants et des dlivrances de Doctorats Les structures par filire des doctorants inscrits et des diplmes de Doctorat dlivrs se caractrisent par une grande stabilit depuis lanne 2000-2001. Pour les doctorants, les effectifs en sciences sont les plus importants (44,5 %) tandis que les Lettres, langues, sciences humaines reprsentent plus dun tiers des inscrits (34,5 %). La rpartition des Doctorats dlivrs annuellement est quelque peu diffrente : 60 % des diplms le sont en Sciences, STAPS et 24 % en Lettres, langues, sciences humaines. Si la ventilation par discipline est stable entre 2000-2001 et 2010-2011, le nombre de Doctorats est en sensible augmentation pour atteindre plus de 12 100 la fin de la priode considre. Rpartition par discipline des doctorants inscrits en 2011-2012 Sant 2% Sciences, STAPS 44% Droit, conomie, AES 19 % Lettres, langues, Sciences humaines 35% Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1. L'tat de l'emploi scientifique en France Rapport 2013 39
  • 40. Rpartition par discipline des doctorats dlivrs en 2010-2011 Sant 3 % Lettres, Langues, Sciences Humaines 24 % Sciences, STAPS 60 % Droit, conomie, AES 13 % Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES-C1 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08 2008-09 2009-10 2010-11 2011-12 Sciences, STAPS Lettres, Langues, Sciences humaines Droit, conomie, AES Sant Source : MESR-DGESIP/DGRI-SIES C1. Evolution par discipline du nombre de doctorants entre 2000-2001 et 2011-2012 40
  • 41. Evolution par discipline du nombre de Doctorats dlivrs entre 2000-2001 et 2010-2011 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000