LES PHYTONUTRIMENTS CONTRE LE - .Vitamine E, maladie d’Alzheimer et maladie de Parkinson.....9

download LES PHYTONUTRIMENTS CONTRE LE - .Vitamine E, maladie d’Alzheimer et maladie de Parkinson.....9

of 16

  • date post

    13-Sep-2018
  • Category

    Documents

  • view

    218
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of LES PHYTONUTRIMENTS CONTRE LE - .Vitamine E, maladie d’Alzheimer et maladie de Parkinson.....9

  • Zinc, Cuivre, Slnium ou en certainsaminoacides, il se produit un stressoxydant. Ce stress induit un vieillisse-ment neuronal, pouvant tre loriginede pathologies neurodgnratives.

    Quant au glucose, il reprsente lesubstrat nergtique de base indispen-sable au fonctionnement du tissunerveux. La baisse de la consommationcrbrale en glucose entrane destroubles comportementaux etsomatiques : lipothymies, altrations delhumeur, manifestations neuromuscu-laires (dmangeaisons, tremblements,myoclonies). Le mtabolisme duglucose est fortement influenc par lateneur crbrale en srotonine (forme partir du tryptophane, un acide aminrare que lon trouve dans les protinesanimales).

    La glycmie et lintgrit du rseauvasculaire sont les facteurs ncessairesau mtabolisme neurologique. Il existeune relation entre la mmoire et laquantit de glucose disponible pour lecerveau : les performances cognitivessont amliores par lingestion duneboisson contenant du glucose, surtoutvers la fin dun exercice intellectueldifficile. Les sujets dont le niveau deglucose jeun est plus lev ont demeilleurs rsultats des tests cognitifsaprs lingestion de glucose. Mais,lexcs de glucose reprsente un risque

    Structures neurologiques et apportsnutritionnelsLes tissus neurologiques slaborent et serenouvellent grce lapport nutritionnelconstant des macronutriments et desmicronutriments. Lipides, glucides etprotines reprsentent les macronutri-ments ; ils ne peuvent tre utiliss auniveau cellulaire que grce la prsenceen quantit suffisante des micronutri-ments : vitamines, minraux et acides grasinsaturs.

    Les lipides reprsentent la matirepremire des tissus neuronaux. Lesacides gras polyinsaturs (AGPI) w3 etw6 ont un rle fondamental. Les acidesarachidonique (w6), eicosapentanoqueou EPA (w3) et docosahexanoque ouDHA (w3) participent aux structures desphospholipides membranaires. Lapportet le contrle des AGPI contribuent lalutte contre le stress oxydant qui repr-

    sente la base des processus dgnratifsneurologiques. Leur intrt dans laprvention des pathologies neurolo-giques a une place primordiale. Unecarence simultane en w3 et w6 estprjudiciable au dveloppement de lastructure et du fonctionnement dusystme nerveux chez les jeunes enfants.

    Fonctions neurologiques et nutrimentsLes premiers mtabolites du fonctionne-ment crbral sont loxygne et leglucose. Loxygne participe toutes lesractions du mtabolisme oxydatif. Cedernier prsente, pour les cellules, unrisque li la production despcesractives de loxygne : les radicauxlibres. Les dfenses antioxydantesdevraient pouvoir compenser la produc-tion de radicaux libres. Si les dfensesantioxydantes sont insuffisantes, princi-palement par suite de carences nutrition-nelles en vitamines A, E, C, en minraux

    NUTRANEWSScience, Nutrition, Prvention et Sant

    Edit par lAssociation Nutrition et Prvention www.nutranews.org

    JUIN 2001

    Sommaire :Les Phytonutriments contre levieillissement crbrale.......................1Vitamine E, maladie dAlzheimeret maladie de Parkinson......................9Le mercure : un tueurdu 21me sicle............................................10

    Aux effets propres du vieillissement crbral physiologique peuventsajouter les effets des pathologies neurosensorielles et neuropsychiquesdont lincidence augmente avec lge. Les dficits nutritionnels aggraventle vieillissement neurologique normal et pathologique. La prise en chargeglobale dun patient, atteint de troubles neurologiques fonctionnels etsomatiques, est largement amliore par lapplication clinique desdonnes scientifiques relatives au mtabolisme des nutriments.Lorigine alimentaire des composants des tissus neurologiques ainsi quecelle des mdiateurs assurant les fonctions motrices, sensitives, mentaleset psychiques, doivent tre mises en valeur. Elles concernent, enparticulier, les acides gras polyinsaturs, les acides amins, les vitamineset les oligo-lments. Ces micronutriments participent la rgulation descommunications neuroneuronales et neuromusculaires. Ils jouent un rlede protection vis--vis des processus dgnratifs des neurones.

    LES PHYTONUTRIMENTS CONTRE LEVIEILLISSEMENT CRBRAL

    Nutranews juin Guy 19/06/01 19:07 Page 1 G4 G4 / 40 GO:Desktop Folder:PDF NUTRA:

  • permanent pour le cerveau. Chez lesdiabtiques ou sil existe une rsistance linsuline, malgr une glycmie jeunleve, la consommation de glucosenaugmente pas la mmoire.La formationde pontages glycosils entre les fibresprotiques contribue au vieillissement dutissu nerveux. Surveiller la glycmie estla meilleure prvention de cet aspect duvieillissement neurologique.

    Les molcules organiques ayant desfonctions de transmetteur ou dhormone,sont synthtises par les neurones ou lesglandes endocrines ; elles sont toutesissues de prcurseurs nutritionnels. Lacarence dapport des nutriments denature protique entrane une diminu-tion de leur scrtion, en particulier, auniveau crbral et surrnalien. De plus,ces molcules sont synthtises au coursde ractions enzymatiques ncessitantune action catalytique dpendante deminraux et de vitamines. Lapport nutri-tionnel de ces micronutriments condi-tionne galement leur scrtion.

    Les altrations ventuelles des teneursneuronales en vitamines B1, B2, B3 etB6 qui participent toutes les fonctionsbiochimiques cellulaires doivent trecorriges.

    La phosphatidylcholine, constituantprivilgi des membranes cellulairesLa phosphatidylcholine est le constituantprivilgi de nos membranes cellulaires,en particulier, de celles de notre systmenerveux. Elle est beaucoup plus activeque la lcithine qui ne contient que 10 20 % de phosphatidylcholine. Elle sert la fluidit et la qualit de nosmembranes cellulaires et donc laqualit de leur dfense immunitaire, autransport des graisses, au mtabolismedu cholestrol, des neurotransmetteursdont lactylcholine. Phosphatidylcholine et acide pantoth-nique forment un neuromdiateur :lactylcholine. Elle est apporte danslalimentation par les ufs, le foie, le

    soja et les cacahutes. Certains troublesde la mmoire, en rapport avec desdficits de synthse dactylcholine,pourraient tre amliors par unesupplmentation en phosphatidylcho-line condition de lassocier auxvitamines B, surtout B1, B5, B6, B9 et la mthionine.

    Dclin cognitif et alimentationLes troubles cognitifs (capacit voluerdans son environnement) peuvent tre lorigine dincapacits de communicationet de locomotion, sources de handicaps.Ces dficiences rendent compte de laug-mentation dramatique de lincidence desaccidents dans les populations ges.

    Les dficits nutritionnels aggravent ledysfonctionnement cognitif. Chez lapersonne ge, la dmence (la rgres-sion des facults mentales) est le facteurdterminant des troubles alimentaires etdes risques nutritionnels. Des change-ments dans les choix alimentairespeuvent tre observs trs tt, uneanorexie apparaissant parfois mmeavant les signes cliniques de la maladie.Le risque de rduction des apports estamplifi lorsque sassocie une dpres-sion. Lanorexie tardive est plus rarementrencontre. Le vieillissement de lindi-vidu et de son cerveau saccompagne demodifications du comportement,psychique, intellectuel et moteur, dont ilest parfois difficile de prciser si ellesrsultent dune volution naturelle lie lge ou dune maladie neurodgnra-tive intercurrente telle quune dmencede type Alzheimer ou une maladie deParkinson. Un profil du vieillissementcrbral normal a pu tre dgag, carac-

    tris par deux lments constants quiparaissent indpendants de toutprocessus pathologique : le ralentisse-ment gnral et la perte de capacitdadaptation lenvironnement (1).

    Intrt de la supplmentation dans ladmence de type AlzheimerLes frontires entre le vieillissementnormal et pathologique sont loin dtretoujours videntes, suggrant lexistencede mcanismes partiellement communsentre le vieillissement cognitif et lesmaladies neurodgnratives, frquenteschez les sujets gs. Cest le cas de ladmence de type Alzheimer dont lasymptologie initiale est parfoisdifficile diffrencier des altrationsintellectuelles de la snescence.

    La dmence de type Alzheimer est laforme de dmence la plus rpandue. Ellea t dcrite en 1907 comme une affec-tion associant une dmence progressive des lsions histologiques particulires ducerveau. On estime quau moins 5 % despersonnes ges de plus de 65 ans souff-rent de dmence accompagne detroubles progressifs de la mmoire, ducomportement et des fonctions cogni-tives. Le dbut de cette maladie est lent etinsidieux, marqu le plus souvent par destroubles de la mmoire. D'autres signessont importants : troubles du langage etde la gnosie (connaissances acquises delenvironnement par perception senso-rielle), apraxie (coordination anormaledes mouvements vers un but propos),troubles du comportement (moussementaffectif, ractions anxio-dpressives,irritabilit, hallucinations visuelles etauditives) et perte de lautonomie

    Il est tabli que certaines cellules ducerveau librant de lactylcholinedgnrent de manire slective dans ladmence de type Alzheimer. La maladiese caractrise par la prsence denche-vtrements de neurofibrillaires et deplaques sniles dans le cerveau. Cesdeux phnomnes sont associs une

    NUTRANEWSScience, Nutrition, Prvention et Sant

    2

    Nutranews juin Guy 19/06/01 19:07 Page 2 G4 G4 / 40 GO:Desktop Folder:PDF NUTRA:

  • perte neuronale. Les plaques sniles sontgnralement constitues par des dptsde protines. Les protines forment lacharpente des tissus nerveux, au sein dela nvralgie (astrocytes, oligodendro-cytes) dans laquelle sorganisent lesneurones et leurs synapses.

    La synthse des protines est essentielle la qualit structurale et fonctionnelle descellules nerveuses ; leur vieillissementprmatur, avec dnaturation et prcipi-tation, constitue les dpts amylodesque lon retrouve dans les plaquessniles de la dmence de type Alzheimer.Cette dnaturation semble induite par unprocessus oxydant qui, par la crationdun excs de radicaux libres, altre lesliaiso