L'Ecole valaisanne, septembre 1965

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    Tte du David de Miche'I-Ange (Florence: Galeri,e Accademia)

    septembre 1965 - dixime anne 1

  • S.ulemenl Fr. 285.- IXI@:~~~

    C'est clair votre conomie est la Source

    Le but de la teinturerie

    Nettoyer vos vtements et vous les rendre comme neuf

    SION Angle Planta

    1 ...,

    . GOrlSet

    LI ECOLE /) ALAISAIYIYE Xe 'anne Septembre 1965 No 1 BuHetin mensuel du Personnel enseignant du Valais romand

    Candide Rossier Berthold Beauverd F. Pralong

    M. Veuthey H. P ellegrini

    Praplan

    SOMMAIRE Partie gnrale

    La rentre des c:lasses . 2 Echo du cour.s ,de peIfectionnement 1965 . . . . . 4 Conclusions de la deuX'ime iSession cattchti'que du 22e coms de perfeotionnement . 6 Gauguin: Nafea Foa ipoipo . . 9 D'Ivan Ile Tem'ible K.hrouchtchev . 13 Bu[letin Cuisenairre . 19 COUl',s'e de 'l'AMGVR . 35

    Partie officielle Associ,artion Cuisenaire . 36 Confrence 'et projection d'un film. . . 36 Formation de professeu,rs de 11eoture iaMa,le . . 36 P1'olongation de J'Exposition de mmsques suisses.. 36 Au p'ersonnel enseignant fminin duoanton du Va:lais '. 37 Concour.s de rdaction Irserv au per.sonnell ensei'llanit . 37 A,vis aux matres candidats au bJ:evet pd,agogique. . . . 38 Aux instiltuh'ices ~ instirtuteUirs commenant cet automne :J.'eur 1re ou 2e mme d'ens'eignement . .. .... 38 Statistiques des examens d'ap,tittud,es physiques de fin de sco-l'arit 1965 .d-ans le Va~ais l'omand . . . . . 39 Rappor:t de gestion de l'anne 1964 de la oaiss'e de retraite du COllpS enseignant du can1l:0n du Val,ais . 40

    Partie pratique Examen d'admission J'Ecoile Normale - Et 1965 . Liste d'ouvrages en dp~

    RENSEIGNEMENTS

    23

    L'ECOLE VALAISANNE parat Sion le 15 de chaque mois, juiUet et aot ex.cepts.

    Publicit: Publicitas, Avenue du Midi, Sion - T'lphone 24422.

    Rdaction: P. Bourban, ODIS, Rawyl 47, Sion, tL 293 65.

    Dla,i de rdaction: ,le 1er de chaque mois.

    Edition, administration et expdition: OD,IS, Rawyl 47, Sion, tl. 29365.

    Impression: Fiorina & Burgener, Sion.

    Abonnement annuel: Fr. 10.-, C.C.P. 1912, Etat du Vabis, Sion (pour le per-sonnel enseignant, Il'abonnement est re-tenu sur le traitement du mois d'avril).

    Pages 3 et 4 de la couverture: (10 insertions) lh Fr. 700.-

    X Fr. 200.-Y:; Fr. 380.-

    p.ages ordinaires, 1 insertion: 1/1 Fr. 60.-.Y:; Fr. 33.-X Fr. 18.-l/S Fr. 10.-

    5 insertions: rabais de 5 % 10 insertions': rabais de 10 %

    1

  • ~a rentre des ,tasses

    2

    Nagure, le journaliste dsireux d'utiliser le titre que je donne ce billet risquait de soulever l'tonnement que provoque l'anachro-nisme. Signaler la rentre des classes Sion, au dbut de septembre, invitait le campagnard , penser que les dernires chaleurs de l't troublaient l'esprit du correspondant domicili au chef-lieu. De mme, vers la Toussaint, un cho de la rentre des classes dans tel ou tel village donnait aux citadins l'ide que le chroniqueur se perdait en rveries.

    Le mouvement favorable la prolongation de la scolarit efface progressivement une diversit qui, sous une forme archaque, rfl-tait un aspect de notre volont d'indpendance. Pour tre charmante, la posie n'a pas toujours raison. On notera donc avec satisfaction qu'en s'uniformisant, let dure de l'anne scolaire dispense aux matres le temps ncessaire pour donner leurs lves une formation adapte aux exigences de la vie actuelle.

    Au dbut de septembre, les portes de la plupart des classes se sont ouvertes. Dans un dlai assez restreint, tout le monde tudiant rintgrera l'cole. Alors, une des plus importantes activits humaines aura repris son cours.

    Cette affirmation risque d'allumer des sourires sur les visages des personnes plus sensibles l'apparence qu' la ralit des choses.

    Aujourd'hui l'industrialisation rvolutionne l'conomie des r-gions entires. De nouvelles inventions ouvrent l'homme des pers-pectives insouponnes. N'est-il pas insens de prtendre qu'un des labeurs les plus importants ~e situe en marge des ralisations appe-les faire date dans l'histoire de l'poque? Face au travail des turbines et des racteurs, que p!~e l'activit qui se dploie dans des salles o une trentaine de g05!Je3 nonent sur un texte, peinent assimiler telle rgle d'orthographe ou iappliquent interprter une mlodie sous la direction d'un homme dont le gain 3erait plus substantiel s'il s'occupait de commerce ou d'assurances?

    Pourtant, en dpit des apparences, les pdagogues tiennent le beau rle.Mieux que quiconque, ils peuvent tre les btisseurs de la cit future. Que vaudrait la ville magnifiquement amnage !Ji ses habitants ne disposaient des richesses intrieures ncessaires pour capter le bonheur?

    Les rsultats de l'enseignement et des autres activits !Jont diffi-cilement comparables parce qu'ils ressortissent des ordres de grandeur foncirement divers.

    PZ

    Considrer l'importance de l'cole dans les donnes d'une poque, ce n'est pas porter aux nues le monde des pdagogues. Dieu sait si l'on pourrait critiquer l'appareil scolaire de notre temps! Par exem-ple, on nierait en vain que l'cole n'est pas assez oriente vers la vie. Non pas qu'elle devrait viser le ct pratique avant tout. Une solide formation thorique, un contact prolong avec les trsors de la culture sont des lments qui permettront une activit fructueuse. Mais l'enseignement ne se limite-t-il pas une part trique de l'homme? Quel cas fait-on de la volont, de la gnrosit? Quel souci marque-t-on quant la formation du caractre des lves?

    Depuis quelques annes, on s'accorde reconnatre que les struc-tures de l'existence ne cessent d'voluer. Pour que l'cole constitue un apprentissage de la vie, ne serait-il pas normal qu'elle se trans-forme profondment elle aussi?

    Rsoudre les problmes, assimiler des rgles d'orthographe, tudier la littrature et l'histoire sont des besognes enrichissantes. Cependant elles se situent assez loin des exercices qui dveloppent les qualits essentielles la vie d'un individu dans la socit. La culture intellectuelle ne devrait pas tre autre chose qu'une greffe sur la base constitue par l'quilibre des facults humaines. A une poque qui favorise l'effacement de l'individu dans les manifes-tations de masse, les tablissements cl' ducation se soucient-ils assez de cultiver la personnalit de ceux qu'ils accueillent?

    Dans la vie de socit, c'est surtout de dcisions personnelles qu'il faut attendre le respect des droits, l'accomplissement des oblig,ations, la coopration une foule d'activits. L'indi-vidu devra y tre m par conviction personnelle, de sa propre initiative, par son sens des responsabilits, et non

    . sous l'effet de contraintes ou de pressions extrieures . Ainsi s'est exprim S.S. Jean XXIII dans l'encyclique PaCel1t

    Ut terris . ~ -A cette attitude idale dessine par le feu pape pour l'individu

    clans la socit, c'est l'cole qui devrait prparer l'assise premire. Si elle accomplissait cette tche, elle serait peut-tre moins humilie qu' aujourd' hui o la multiplication des tablissements et l'am-lioration des moyens didactiques vont de pair avec l'accroissement du nombre des personnes indiffrentes aux valeurs humaines les plus essentielles. Il est vain d'esprer que l'adulte se dtermine par conviction personnelle,... par son sens des responsabilits , s'il n'a pas eu l'occasion d'exprimenter ces donnes au temps de son enfance ou de son adolescence. Candide Rossier

    3

  • Nous avons eu le bonheuT de suivre, tout au long d'une sem.aine, le cours de M. Nicolas Savary destin aux matres utilisant les nombres en couleurs au degr suprieur de l'cole primaire.

    Si d'aucuns pensent que le matriel Cuisenaire est un matriel miracle avec lequel il suffit de jouer l',apprenti sorcier pour obtenir le rsultat dsir, qu'ils se dtrompent. )

    M. Sava:~ .. y nous a dmontr par la prparation de son cours que seul le matre nourri d'une solide pense mathmatique est mme d'extraire de ce matriel toute sa l'ichesse. Autrement dit, l'effort de culture, dans ce domaine, doit tre Pl'alable l'utilisation du matriel SUl' le plan pdagogique.

    Ce qui nous a aussi frapp c'est c~tte souplesse d'adaptation aux situations fluctuantes, dmonstration indiscutable des qualits primordiales qu'apportent les mathmatiques: esprit d'invention, souplesse des conventions, toutes choses qui modl,ent l'esprit sans l'ankyloser. Mais devant cette richesse des apports des lves qui risque d'inflchir (et qui inflchit rellement) la ligne du dveloppe-ment normal de la leon, le matre doit avoir la fois un hOTizon trs vaste et une vision ifTs prcise du cas particulier, afin de toujours rattacher un tout coordonn les incitations divergentes des enf,ants.

    Le programme tenait en deux mots: numration et fractions : nous avons pu nous l'endre compte que toutes les matires incluses dans nos pians d'tudes de la 4e la ge ne sont que bifurcations de ces deux grands chapitres. D'o simplification - donc conomie de temps - et unit - donc efficacit, ce qui va nous permettre de regarder plus loin, mme trs loin.

    Un riche matriel personnel, en particulier des tableaux et des rglettes aimants, permettait au professeur de mettTe en vidence les trouvailles des participants ou de conOl'tiser une situation.

    Nous avons eu aussi l'occasion de rendre visite au COUl'S de Mme Yvonne Savioz et d'apprcier tout particuHrement (confection de matriel, prise de conscience des expriences de M. Piaget, utilisation du matriel Cuisenaire pour les 5 et 6 ans) i'effort d'adaptation de l'col'e valaisanne.

    La directrice de ce cours a su, avec le bon sens qui la caractrise, aller l'utile, l'essentiel et renouveler de fond en comble les exigences envers un ge qui peut n'tre qu'un temps d'attente, mais pourrait tre le creuset o se forme l'esprit