L'Ecole valaisanne, juin 1963

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  • mo co

    a r

    e soign ction robuste

    Les plateaux de tables , en htre compress, sont pra-tiques et trs solides. La turbulence des coliers n'est craindre en aucun cas, ce matriel rsistant par-faitement bien aux gratignures , taches d 'encre, etc. En outre , l'encrier spcial de sret, exclut tout acci-dent poss ible. Le bti en tube d 'acier zingu, robuste , est toujours stable , grce un rglage des sous-pieds en caoutchouc. Le fonctionnement du mcanisme d 'l-vatio n (crans d 'arrt et ressorts) ainsi que celui du rglage ( la manivelle) de la position horizontale ou inclin e du plateau de la table , ne font jamais dfaut. Le si ge, le dossier ainsi que le bti mtallique de la chaise , sont d 'une con struction toute preuve. Les meubles d 'cole Embru sont apprcis partout. Ils se distin-guent par la qualit du matriel utilis, et une con struction tu-die jusque dans les plus petits dtails. Dem an dez, san s enga-gement, notre documentation sur les meuble s d 'cole, nous vous l'enverrons volontiers.

    Usines Embru m~ru Ruti ZH Tlphone 055/44844

    Rglage mcanique

    Agencem e nt ais ave c le s me ubl es Embru

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    Rglage de l' inclinaison du plateau

    Rglag e par vis de serrage

    Disposition pour en s eign e ment par groupes a

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    Agence de Lausanne Exposition permanente: Ch. Vermont14, Tl. 021/266079, prendre rendez-vous

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    juin 1963 - septime anne 10

  • C'est clair votre conomie est la Source

    Soulemenl Fr. 265.- IXJ~~~

    Mme E. OLiVIER-ELSIG et MICHEL RUDAZ, SION

    FERS - QUINCAIlL ERIE

    ARTICLES DE MENAGE

    ARTICLES D E SPORT

    FOURNEAUX POTAGERS

    Avenue du Midi - Tlphone (027) 2 1021 CALORI F ERES

    MONTHEY - MARTIGNY - SAXON - SION - SI ERRE - VIEGE

    L'ECOLE VALAISANNE Bulletin mensuel du Personnel Enseignant du Valais Romand

    VUe anne No 10, juin 1963

    Crocus J. F ollonier L. Prin

    SOMMAIRE

    Partie gnrale

    Un homme nous quitte . Les loisirs Caractrologie: l'e nerveux (2e partie) Table des matires 1962-1963

    Partie officielle et co rporative

    2 4

    11 15

    XXe Cours canto de perfectionnement: Bulletin d'inscription 49 Liste des cours 51

    Communications diverses 54.

    Partie pratique

    ODIS Liste des diapositives, films-fixes et disques

    REi\J SE 1 G N EME NTS L'ECOLE VALAISA NNE parat Sion, le 1S de dlHq!~e mois, juillet et aot excepts.

    Rdaction: Eug. Claret, Office de l'En-seignement, Sion.

    Dlai de rdaction: le 1er de chaque mois.

    Edition, administration et expdition: Office de l'Enseignement, Sion.

    Impression: Fiorina & Burgencr, Sion.

    Abollnc?i!(' ill, a;n ~!c !,' Fr. 10.-, C.C_P. II c ] 2, Etat du V

  • 2

    Une des tristesses de la vie est de mconnatre ceux qui nous entourent. Cela est vrai pour les poux, pour les amis, pour les col-laborateurs des degrs divers. Il faut une absence prolonge, la retraite ou la mort brutale pour nous faire prendre conscience de ce qu'taient pour nous ces compagnons de voyage. La sparation seule donne les dimensions exactes d'un tre. C'est quand il est par terre qu'on se rend compte de la hauteur de l'arbre.

    Je pensais cela, l'autre soir, quand les collgues du Dparte-men, groups autour de IV!. Marcel Gross, ftaient Ill. Maxime Evquoz, l'occasion de sa retraite.

    Ill. Evquoz a uvr pTs de 2S ans l'Instruction Publique. Quelle volution dans tout l'appareil scolaire depuis son entre en fonction! Il va de soi que cette volution se serait produite fatale-ment, quels que soient les hommes au pou'Uoir; mais se serait-elle faite si harmonieusement, sans crise ni heurts, avec un chef de ser-v ice moins pondr que M . Evquoz ?

    Tout n'est pas parfait dans l'organisation et les mthodes de tl'cvail qui caractrisent notre Il!finistre de l'Instruction Publique. De l'avis gnral, ce fut longte111ps le moins dvelopp de nos Dpar-tements. Mais s'il est relativement facile un homme intelligent et nergique de rformer une entreprise prive, il est infiniment plus dlicat de s'attaquer une administration officielle, quand on a devant soi les rglements, les traditions, les Commissions, le Grand Conseil et l'autonomie des Communes! Toutes ces puissances oppo-sent une rsistance passive qui a dcourag plus d'une bonne volont. Le mrite de ~NI . Evquoz est d'tre all de l'avant avec un tact, une diplomatie, une patience admira,bles. Ajoutez cela qu'il a dur; le temps travaille tou jours avec ceux qui savent attendre.

    On croit gnralement que taper du poing sur la table, claque)' les portes et crier du haut de sa tte son1: les seuls moyens d'obtenir sa,ti.sfaction. Il est possible que cela russisse quelques-uns, au m01,ns temporairement. Ce n'tait certes pas la m thode de M. Evquoz. lamais personne ne l'a vu dmont. D'une parfaite ma-trise de soi, gal lui-mme en toutes circonstances, il dsarmait par son cal,:"e le visiteur le plus irascible. Etait-il .outr, indign, son expresszon habituelle se limitait ces mots: Pour l'amour du Ciel rflchissez donc la gaffe que vous allez faire! '

    Son sens de la justice tait fondamental. Quand il avait dit: On ne peut pas faire a: ce ne serait pas honnte! , il tait inu-tile de revenir la charge.

    Dc~ns le domaine des programme::; et des mthodes, ce Che f de service faisait autorit. Il avait enseign lui-mme pendant 16' ans d~ns diverses classes du canton. Son bon sens ne fut jamais pris en defaut. Tout en favorisant le progrs sous toutes ses formes, des b-timents scolaires la formation des matres, il n'tait pas dupe du modernisme , outrance, se mfiait de certaines techniques tapageuses et stimait, lui aussi, qu'un bon matre se mesure au nombre de kilos de craie employs pendant l'anne scolaire .

    Ce qui plaisait d'abord chez ce fonctionnaire, c' tait sa chaleur humaine, son pouvoir d'accueil. Chetcun, en l'abordant, avait l'im-pression d'tre connu personnellement. Servi par une mmoire re-marquable - il n' y a pas de fichie r nominatif du personnel ensei-gnant au Dpartement - Ill. Evquoz savait immdiatement quel nom mettre sur un visage, dans quelle commune un tel enseignait, qui tait disponible pour un remplacement ...

    Sa porte , tait d'ailleurs toujours ouverte, ce qui ne constituait pas une condition idale pour travailler avec efficience. Mais chez lui, l' humain primait l'administratif. En notre sicle de paperasses, de rapports, de statistiques, de barmes, de courbes et d'indices, c'est une chc:;e bien prcieuse que le contact direct avec l'homme.

    Crocus

  • Problme actuel d"Education

    H faut du courage et de l'enthousiasme, une grande rserve de joie et d'optimisme, un jeune homme brusquement lanc dans la vie pour qu' vingt ans, et mme avant, il ne soit pas accabl d'une me de vieillard. Avant la fin de son cole primaire, pendant ses tudes ou son apprenrtissage, 'partout, miLle soltlitations le guettent. Une tte bien plante sur les paU'les permet de rsister tant de sductions.

    A juste titre, on commence s'inquiter pour l'avenir de notre jeunesse. On voue, connue il se doit, une attention soutenue sa formation professionnelle qui lui permettra de gagner honorabilement sa vie dans un monde de spcialistes et de fonctionnaires. Un diplme ou un certificat en main, n'est-ce pas ce quoi visent en premier lieu les jeunes? Prcieux morceau de papier qui ouvre tant de portes ! Les portes pas mal d'iHusions ...

    Et on se croit ainsi prt pour la grande aventure de la vie. Mais le fait de gagner de l'argent pour son entretien et ses plaisirs coteux ne signifie pas qu'on ait reu la vritable prparation la vie, qui est plus discrte, plus en profondeur; elle veut dire facult de discer-nement, facult de choisir ses petites joies, aptitudes rejeter toutes ,les vanits pour ne retenir que ce qui peut tre suje't d'enrichissement. C'est peut-tre beaucoup demander, mais on ne demande que l'essentiel.

    On doit admettte que cette prparation fondamentale au metler d 'homme ne peut pas se faire uniquement sur les bancs de l'cole, ni l'atelier, ni l'choppe. Elle se fait en dehors de ces contraintes, c'est-dire, pour une grande part, pendant les loisirs.

    Voil le grand mot lch! On se doit d'avouer que tous, o que nous vivions et travail-lions, nous dsirons intensment secouer le joug des heures laborieuses pour viser notre panouissement individuel. Aprs l'cole ou l'atelier, il faut pouvoir s'en aller.

    S'en aller o ? Avouons en toute franchise que retourner dans leur famille ne reprsente pas une vasion

    complte pour la plupart des jeunes. Il faut s'en al,ler, l o on puisse disposer librement de soi-mme, se librer de toute autorit, ft-elle mme la plU's anlicale. Mais s'en aller o ? Pour faire quoi? Ici commence le drame, et le mot n'est pas trop fort. Car il y a un vritable problme des loisirs, des 'loisirs des jeunes en particulier, qui n'est pas spcifique notre pays, mais dont Il'acuit ne doit pas nous chapper chez nous. Que faire de ces jeunes et un peu moins jeunes brusquement dchans? Comment occuper agrablement leurs heures de lib~rt ? Car, trop souvent, les loisirs, qui devraient tre recrateurs, pourvoyeurs d'nergie et d'enthou-siasme, ne parviennent qu' crer un peu plus de vide dans les mes en qute de rponses. Amre est devenue soudain la joie qui aurait d vous tre donne par ces heures claires. Comme c'est triste, n'est-ce pas, de le consl'ater ?

    Loisirs, beaux loisirs, belles journes de vacances, belles journes ensoleilles, que valez-vous en dfinitive pour tous ceux qui attendent beaucoup de vous?

    Il faut reconnatre que la Socit, tous les chelons, ne s'est pas fondamentalement proccupe de cette question. Trop de sollicitations d'un autre ordre l'accaparent pour