L'Ecole valaisanne, décembre 1965

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  • J.A. SION 1

    L'ECOLE Sections primaire, commerciale (avec diplme de commerce reconnu par l'Universit de Ge-nve). Raccordement - Langues Enseignement par classe de 3 5 $Ives. Sports: ski - patinage - tennis -quitation - natation. Cours de vacances en juillet et aot.

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    ~ a.

    Ecole pour jeunes gens ds l'ge de 8 ans ------------------------------

    BANOUE CANTONALE DU VALAIS Bons de caisse

    %% L'argent que vous lui confiez travaille dans le Canton e' pour le Canton a.

    Lavage chimique SION-SIERRE-MARTIGNY-MONTHEY

    Teinturerie Valaisanne Bureau Sion : Tlphone (027) 2 1464

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    Sion, Maison Supersaxo, Plafond sculpt du XVIe sicle.

    dcembre 1965 - dixime anne 4

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    Se.lemenl Fr. 285.- IXI~~~

    Mme E. OLiVIER-ELSIG et MICHEL RUDAZ - SION

    C'est clair votre conomie est la ({ Source

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    Le but de la teinturerie

    Nettoyer vos vtelllents et vous les rendre comme neuf

    P 1518 S

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    SION Angle Planta

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    le maximum ~;r;.*-Jl'j l pOU r vot r e

    argent 1

    L'ECOLE il AL:AISAIYIYE Bulletin mensuel du Personnel enseignant du Valais romand

    --

    P .. J. Ho/er J. Follonier F. Pralong H. Pellegrini M. Veuthey

    SOMMAIRE

    Partie gnrale

    Le Conci[e et l'cO'ile chrtienne. La politess'e, deru'-e ra~'e . Pour Uiue catchse biblique. Le cinma l'co['e . Pi'cro delLa Ftl"ances'ca .

    Partie corporative

    Rmcion oottchtrique CO'urs de sk,i A M G V R

    Dcembre 1965 NO' Xe anne

    Au personnel! ,ellis'eignant fminin du anton du V1wla,ilS . A vilS aux so-cits 'et aux cO',es . Communiqu: Expos,i'tion antistiqu.e .

    UNESCO Sur le chemin de 'la: vie: La BOUJl\S'e d'e lIaI Voootion

    Partie pratique

    Elp.J.1euves ,d'ex'am'ens Pos,i'es de Nol.

    R 'E N SEI G N E MEN T S L'ECOLE VALAISANNE parait a Sion le 15 de chaque mois, juillet et aot excepts.

    Rdaction: P. Bourban, ODIS, Rawyl 47, Sion, tl. 2 93 65.

    Dlai de rdaction: le 1er de chaque mois.

    Edition, administration et expdition: ODIS, Rawyl 47, Sion, tl. 2 93 65.

    Impression: Fiorina & Burgener, Sion. Abonnement annuel: Fr. 10.-, C.C.P. 19 -12, Etat du Valais, Sion (pour le per-sonnel enseignant, l'abonnement est re-tenu sur le traitement du mois d'avril).

    Publicit: Publicitas, Avenue du Midi, Sion - Tlphone 244 22.

    Pages 3 et 4 de la couverture: (10 insertiO'ns) lit Fr. 700.-

    X Fr. 200.-% Fr. 380.-

    Pages ordinaires, 1 insertion: 1/1 Fr. 60.-% Fr. 33.-X Fr. 18.-l/S Fr. 10.-

    5 insertions: rabais de 5 % 10 insertions: rabais de 10 %

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    L'cole chrtienne a t depuis le Concile surtout, de la part des catholiques eux-mmes, le point de mire des critiques parfois les plus contradictoires. Est-ce l'annonce d'un schma sur l'cole chr-tienne qui les avait provoques? Non, sans doute, car depuis la dernire guerre, sous l'influence d'une saine autocritique, .toute la vie et toute l'activit chrtienne ont t l'ob jet d'une bienfal,sante mise au point. Il fallait donc s'attendre que le secteur ducatif fut sQumis tt ou tard une rvision identique. Celle-ci n'et sans doute pas t ncessaire si les coles qui se disent chrtiennent avaient toujours t ce qu'elles devraient tre, c'est--dire des ppinires de chrtiens et d'aptres et avaient apport la pastorale de l'Eglise l~ cQncQurs qu'eUe tait en droit d'attendre pour l' uvre d'vang-lisation du monde qui est la sienne.

    Les discussions conciliaires ont d'ailleurs fait apparatre des dficiences notables de l'organisation diocsaine elle-mme. Alors que .certains diocses, en certains pays, accordaient une attention extrme et consacraient des ressources considrables en personnel sacerdotal et religieux ainsi qu'en finances aux coles diriges par eux, ils ngligeaient l'ducation des jeunes chrtiens frquentant les coles publiques neutres. Cette considration base sur d'lo-quentes statistiques fut assez forte pour inspirer la Commission conciliaire des coles chrtiennes l'ide de changer le titre du schma: de SCHEMA DES ECOLES CHRETIENNES, il devint le SCHEMA DE L'EDUCATION CHRETIENNE. La Commission dsirait insinuer par l que la hirarchie catholique devait prendre les mesures les plus efficaces pour promouvoir l'ducation chrtienne de tous les jeunes d'ge scolaire, en quelque cole qu'ils se trouvent, et cela de l'cole primaire jusqu' l'universit.

    En mme temps, le Concile s'est efforc de prciser les fins de toute ducation chrtienne. Celle-ci vise avant tout il inspirer aux jeunes. une foi personnelle qui leur permette non seulement d'en vivre et de rsister grce elle l'ambiance d'indiffrence, voire d'hos-ti-lit dans laquelle ils sont obligs de vivre prsentement et sans doute davantage dans l'avenir, mais encore de rpandre la foi autour d'eux, soit par la parole, soit par le tmoignage d'une vie intgralement chrtienne. U ne telle foi, d'ailleurs, n'est pas le rsultat exclusif d'une catchse, ft-elle mieux adapte l'intelli-gence de plus en plus visuelle et toujours moins intresse l'abstrac-tion des jeunes d'aujourd'hui. Ceux-ci doivent tre encore initis la vie liturgique et mme l'apostolat depuis leur plus jeune ge.

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    Nanmoins la catchse garde toute son importance, car l'homme doit se dcider sous l'influence de motifs qui parlent sa raison.

    Cependant une partie imwortante du schma est consacre l'cole proprement chrtienne, fonde et dirige par quelque orga-nisme reconnu par l'Eglise. Pour que ces coles mritent le titre de chrtiennes, toute l'atmosphre doit tre chrtienne: les manuels, les matres, les programmes, de telle manire que la foi s'insinue pour ainsi dire dans les mes. L'ducation, en effet, et surtout l'ducation chrtienne, rsultent davantage d'une atmosphre que d'un enseignement. La vie des matres et l'union qui rgne entre eux marquent davantage leurs lves que leurs plus beaux discours. Bien entendu, l'enseignement est indispensable, et c'est prcisment dans la manire d'enseigner que nous allons saisir le mieux le rle de l'cole chrtienne. Tout en enseignant les matires profanes d'une manire aussi objective et aussi scientifique que la meilleure cole neutre, l'cole chrtienne s'efforce de faire la synthse entre le profane et le sacr, entre la culture et la rvlation. Par l elle forme la mentalit chrtienne ou l'esprit de foi. Un matre chrtien, parce qu'il n'a pas la mme vision du monde que l'incroyant, ne peut prsenter la nature, l'amour, la mort, les hommes et leur histoire comme un matre incroyant. Son ob jectivit est ncessairement plus ouverte, car elle embrasse toute chose dans le contexte de la pense divine connue par la rvlation. Ainsi, en face de toute la cration et surtout devant les vnements quotidiens, le chrtien aura des ractions inspires par les critres de l'Evangile. On n'est vraiment chrtien, en effet, que lorsque la pense est imprgne par l'vangile et que toute la vie est transfigure par l'enseignement et l'exemple du Christ. Hlas! trop de nos chrtiens de nom rduisent leurs religions quelques pratiques surtout dominicales. Quant au reste, ils jugent comme des paens et parfois agissent comme eux. Si l'cole chrtienne, ce point de vue, ne fait pas plus qu'une cole neutre, elle perd sa raison d'tre. Son rle est de rendre chr-tiennes la pense et la conduite de ses lves.

    Et ce n'est pas tout encore. On ne peut tre chrtien sans tre aptre, c'est--dire sans avoir la volont de communiquer d'autres qui ne l'ont pas la richesse spirituelle reue au baptme. Le Concile revient sans cesse sur cette obligation. Dieu veut avoir besoin de!) hommes pour faire connatre son message d'amour les uns aux autres. Qui a reu la foi ne peut l'ensevelir comme le mauvais serviteur ensevelit son talent. Aussi, pour mriter le nom d'cole chrtienne, une cole doit tre une ppinire d'aptres, en quelque milieu que les lves soient destins vivre et quel que soit l'tat et la profession qu'ils embrasseront.

    Paul-Joseph Hofer, suprieur gnral des marianistes

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  • La politesse, denre rare Notre civilisation des fuses et ,des missiles doit chaque jour jeter du lest

    prcieux. Peut-tre est-ce pour mieux atteindre les espaces intersidraux o il sera permis de tutoyer le pre Eternel, le grand Charles, les K. et les L.B.J. de l.a plante.

    Certes, comprenons-nous bien: on peut tutoyer sans manquer de respect, Mais combien de fois le tutoiement devient un grave manquement la politesse la plus lmentaire. Avouons d'emble que cette qualit majeul'e se perd dan. gereusement. Ne la confondons pas avec l'obsquiosit qui est vile. Pensons, en

    : revanche, l,a politesse toute natul'elle, qui coUle comme une source, quelle que soit l'importance de l'interlocuteur, et qui est, le plus souvent, dsintresse. Car il existe la politesse d'intrt, qui v'ous aide m-ainteniT J'quilibre ou grimper ['chelon; on l'appelle aussi servilit.

    Au 'contraire, Tevenons ,cette qu,alit qui provient du cur - c'estdire de l'a,mour - et qui atteint, avant tout, le cur. Tout le reste ressortit la conldie et la m ,anigance. La v:r,aie politesse est prsence avant tout. Un bonjour poli vaut toutes les courbettes, tous les coups de melon, tous [es ba,ise-mains et les tas d'autres salamalecs la mode. Le savoir-vivre codifi ne s'enracine pas toujours -aux spontanits du cur.

    Consi,drer son procha,in comme son gal paTat tre ['essence mme de la politesse, antichambre -de la charit. C'mme on a une fcheuse tendance mconnatre la charit conlme vertu cardinale, si on pouv,ait au moins garder la politesse.

    Esseyons de mieux situer ces propos. Pour les gens d'un