Le Matin - 24 Aprile 1936

of 10/10
Th. PROvcncs 1501(8 lignes) Il faut que les électeurs votent dimanche de telle sorte que l'on comprenne- partout dans le monde que la France veut d'abord être française 53t ANNEE • N» 19.027 VENDREDI 24 AVRIL 1936 25 CENTIMES. 24 Avril 1936 LaLorraine regardeauloin bien us loin que le Rhin «NOUS SERONS ,FORTS SINOUS SOMMES: UNIS » RÉPÈTE INLASSABLEMENT LOjS MARIN (Del'envoyé spécial du «Matin >i NANCY, 23 avril. Et nous voici en terre lor- raine. Il n'y a pas dans ces vallons et ces bois noyés de mélancolie que la végétation de la nature qui soit en re- tard, il y a aussi les idées sub- versives de la politique. On dirait que la brume fait bar- ^s rage à la violence des théo- ries tout est ici d'une calme demi-teinte. Et pourtant, l'homme qui est le grand élu et le grand électeur de Mo- selle ..est tout d'une pièce, franc, ouvert, droit comme ces rues qui jalonnent la vieille cité du roi Stanislas. IL,' LOUIS MARIN Vu' par EX Nous n'avons pas chan- gé, me dit Louis Marin, nous demeurions l'oreille collée au f soL, à ce sol qui, à travers-lés siècles, a été tant de fois pié- tiné par les armées d'inva- sion. Mais cela ne nous em- pêche pas de regarder loin, très loin à l'horizon. Et c'est même peut-être ici, aux mar- ches de Lorraine, que 1'oeil se porte le plus loin. Tenez, un exemple. Au cours de nos réiu nions publiques, quand nous scrutions en famille les nua- ges sombres du dehors, sa- vez-vous quelle est la question qui m'a été le plus posée ? Ce n'était pas celle du Rhin, pourtant proche et que dé- fend une ligne nous avons vu, depuis un mois, s'accumu- ler les hommes avec les ca- nons. Mais on me disait c L'Autriche Parlez-nous de l'Autriche. N'est-ce pas de que nous peut venir la guer- re ? ? Et c'était merveille de voir comment nos cultiva- tueurs, nos campagnards, iso- lés dans leurs villages, avaient retenu dans les jour- naux ici un détail, une brève information. c Pour- quoi, me demàndait-on, Hit-' ler, sur sa liste électorale, a-t-il mis trois agitateurs au- "> trichiens et deux agitateurs tchécoslovaques ? » Ils avaient lu ça au fond des chaumières lorraines et ils l'avaient retenu. Je vous le dis, leur regard voit loin. Et l'Italie ? Et les sanc- tions ? Pas de question. Unani- mement, chacun demande la levée des sanctions. La de- v mande de levée des sanctions s'accroît d'une irritation sourde contre l'Angleterre, qui en veut le maintien. Cho- se curieuse, il n'y a pas que le sentiment que l'Italie est nécessaire, indispensable à la garde de la paix en Europe. Il y a quelque chose de plus. c Oui, m'a-t-on- dit dans d'humbles bourgades, nous voyons bien ce que c'est. On ne veut pas à Londres que la Franée et l'Italie puissent avoir la maîtrise de la Médi- terranée. » Ainsi, cette popu- k- lation de terriens, qui vit très loin de la mer, se préoc- i cupe, elle aussi, des mou- vants problèmes de la mer, comme si elle en était toute proche. La Lorraine, terre de soldats, croit-on. C'est plus, c'est bien plus. Et comme j'esquissais un geste de surprise Oui, c'est rien plus, me dit Louis Marin. Nous som- mes la province de France qui avons donné à la France le plus de colonisateurs, le plus, d'explorateurs, le plus de missionnaires lointains. Et nous lui avons donné aussi de grands marins. Tout cela est ancré dans l'âme de la *f race lorraine. Tout cela fait qu'elle ne s'arrête pas aux bornes de seis-champs et aux lisières de ses collines. Cependant, fis- je, cepays est un pays de petites pro- priétés, donc de petite épar- gne. Le sort du franc doit l'intéresser. Il l'intéresse passionné- ment, mais il n'admet pas, ill ne veut pas admettre qu'ori puisse un instant le jeter dans la balance. n n'y a pas, entendez-moi bien, dix déva- luateurs- dans tout Nancy et dans tout Meurthe-et-Mosel- le.- Pas plus tard qu'hier, je me trouvais en réunion pu- blique devant un auditoire composé exclusivement de commerçants. Tous les com- merces et toutes les opinions politiques ou économiques étaient représentés. On n'a traité que les questions inté- ressant le commerce. J'ai par- cinq minutes du franc et j'en ai parlé avec véhémen- ce, ne mâchant mes mots ni sur l'absurdité ni sur la mal- faisance de la dévaluation. On ne m'a pas laissé aller au bout. J'ai trouvé devant moi l'unanimité. Et quelle unani-> mité Une unanimité faite d'indignation, à la seule pen- sée qu'on pourrait toucher à la, monnaie nationale. Et la crise La crise, en février, était en décroissance nette. Lés prix agricoles et pas seu- lement ceux du blé, mai$ ceux de tous les produits de la terre montaient les carnets de commande de l'in- dustrie se garnissaient d'or- dres les trains passaient, chargés de voyageurs et de touriafceai Pxxigcat arriéré le mars. H y a eu arrêt brusque. Cependant, la confiance qui était revenue n'est pas repar- tie. Elle demeure solide chez nos paysans, pour lesquels la grande loi économique de- meure la vieille loi des vaches maigres et des vaches grasses. La, période desvaches mai- gres, disent-ils, touche à sa fin celle des vaches grasses ne va pas tarder à venir. Elle viendra si nous avons la paix au dehors et au dedans. Et Louis Marin reprend son antienne du début -celle qu'il prêche, depuis un mois. à sa Lorraine, celle aussi que depuis trente et un ans il ré- pète au Palais-Bourbon Nous n'avons pas chan- gé. Il y aura la paix si nous pratiquons l'union et la force. Pas de force sans union. Etre unis, c'est être forts. L'union, la force. Nous n'avons pas changé. Nous ne changerons Stéphane Lauzanne M. P.-E.Flandin a regagné sa: circonscription M. P.-Ç. Flandin, ministre des af- faires étrangères, a quitté Paris, hier soir, à 20 heures pour Dome- cy-sur-Cure (Yonne), dans sa cir- conscription, il restera jusqu'à lundi prochain. EN SIXIEME ET SEPTIEME PAGES A TRAVERS LA CAMPAGNE ELECTORALE Les dépêches de nos enaoyés spéciaux Un vandale mutile le monument aux morts du Palais de justice Le glatve du soldat sur la tête duquel la France pose un casque (Voir en cinquièmepage, 1" colonne.) MALGRELE MAUVAISTEMPS Dans le sud de l'Ethiopie les Italiens continent leur avance Les Abyssins revendiquent une victoire mais reconnaissent qu'ils ont dû par la suite se replier > Rome, 23 avril. (Dép. Havas.) On apprend d'Afrique orientale que les opérations du général quement, malgré le mauvais temps qui, à certains moments, amène des interruptions dans les commu- nications radiotélégraphiques et rendent impossible l'emploi de l'aviation. Les torrents sont en pleine crue. Le ravitaillement s'ef- fectue pourtant normalement.. La colonne Verne poursuit les Ethiopiens. Un violent combat sur le .front sud Abdis-Abeba, 23 avril. (Dép. Havas.) Le gouvernement éthio- pien communique qu'entre le 14 et 17 avril une grande bataille s'est livrée sur le front de l'Ogaden, au sud-ouest de Sassabeneh, entre le 76 et parallèles et le et le 430 méridiens. Elle s'est terminée par une vic- toire éthiopienne. Plusieurs milliers d'Italiens ont été tués et plusieurs avions ont été abattus, les Italiens ont reculé de 40 kilomètres, mais ils ont reçu des renforts et ont re- pris l'offensive, obligeant les trou- pes éthiopiennes à se replier vers Le communiqué du maréchal Badoglio Rome. 23 avril. Téléph. Matin. Le maréchal Badoglio télégra- phie Sur le front de Somalie, la divi- sion libyenne continue à avancer. Des groupes ijolés adverses ont poursuite. Le long de la route caràvaniere d'El-Foyd, une colonne, commandée par le générale Verne, a capturé une caravane de 600 chameaux qui transportait du ravitaillement pour les troupes du dedjaz Abbebe Damto: D'autres camions, ainsi qu'un abondant matériel sanitaire de campagne ont été pris. D'autres çolannes ont occupé Chek-Hoch, dans la vallée du Daf, ainsi que Kourati, dans le secteur de Borona. Nos sections de doubats, appuyées par les populations de gherra sou- mises, ont rejoint, dans la zone tFEl-Dera, à l'ouest de Malca-Marre, des groupes de guerriers -éthiopiens qu'elles ont mis en fuite. L'aviàtion a e//icacement bom- bardé les positions adverses dans tout le secteur du feront de Somalie. Rien d'important à signaler .surl le feront nord Le défilé de Chola Meida sur la route de Dessié à Addis-Abeba que les Abyssins ont fait sauter à la dynamite pour arrêter l'avance des Italiens La situation de l'Europe qui apparaît comme extrêmement trouble peut, peut-être, s'éclaircir, si,l'on comprend la situation de la Russie vis-à-vis du reste de l'Europe. il ne faut jamais oublier que Napoléon P disait qu'avant un siècle l'Europe serait « républicaine on cosaque ». Or, un peu plus de cent ans nous séparent de la prédiction de ce grand homme et, au lieu de rendre l'Europe « cosaque par les moyens qu'entrevoyait Napoléon Ier, c'est-à-dire par les armes, la Rus- sie, réservoir de richesses inouïes, peut déverser au moyen de dépenses somptuaires, petit à petit, le poison révolutionnaire dans les veines de tous les peuples européens. Aujourd'hui, elle est forte de l'influence qu'elle exerce en Tchécoslovaquie et en Roumanie, et elle peut regarder son œuvre contre l'Allemagne et l'Italie comme une réalisation assez avancée. La Russie vient de prendre brusquement l'Espagne. Elle attend des élections françaises, avec les sommes formidables qu'elle a dépensées, un succès,sinon définitif, du moins la rapprochant du but qu'elle finira par atteindre. *•–•/• Il reste l'Italie. Quant à l'Angleterre, une grande partie des travaillistes sont déjà intoxiqués pat le poison russe et l'Angleterre elle-même suivra la pente fatale qui, sous prétexte de révolution, fera de l'Europe un Etat russe, avec tous les avantages pour la Russie d'avoir réduit à l'esclavage tous les peuples qui étaient libres jusqu'à présent. Les balles de plomb du temps de Napoléon Ier se sont changées en lingots d'or qui sont aussi cruels et tuent plus sûrement les peuples que ne le fait la mitraille. Le «plan depaix»du Führer CEQUE CONTIENDRAIT LE QUESTIONNAIRE QUI DOIT ETRE REMIS PAR M.EDEN AUCHANCELIER DUREICH iL, ANTHONÏ. EDEN le Daily Herald, l'organe travailliste de Londres, les points principaux que M. Eden demandera au chancelier Hitler de précisei Le Fü6rer est-il pret à don- ner l'assurance que le futur accord ne sera pas, à un moment donné et en raison de certaines circons- tances, dénoncé comme incompa- tible avec le double principe de la souveraineté allemande et de l'égalité de statut ? 20 Les pactes de non-agression qu'il offre de conclure avec les Etats sud-est et nord-est de l'Al- lemagne ne risquent-ils pas, dans certaines éventualités, d'empêcher ces Etats de participer, suivant le-« termes du Covenant, à une et riser comme il en a eté ainsi décidé pour le pacte de Locarno l'insertion dans le texte de ces pactes d'une clause visant le cas d'agression,non provoquée ? Est-il résolu à modifier son attitude à l'égard de l'Union so- viétique, ou, tout au moins, à don- ner l'assurance que le retour de l'Allemagne à Genève « ne com- porterait aucune réserve mentale à l'égard de cette puissance » ? 4o De plus, le chancelier veut-il consentir, soit à déférer le pacte franco-soviétique au tribunal in- ternational de La Haye, soit à ad- mettre la compatibilité de ce pacte avec le Covenant ? 50 Le chancelier veut-il donner l'assurance que si l'Allemagne ré- intègre la. Société des nations, elle acceptera toutes tes obligations qui découlent de ta charte de cette institution ? Est-il prêt, en parti- culier, à assumer l'obligation de soumettre tout différend qui pour- rait surgir entre le Reich et un autre Etat sociétaite; soit au tri- bunal compétent, soit au conseil de la Société des nations ? Peut- il, par ailleurs, donner la garantie formelle .qu'en aucun cas l'Allema- gne ne violera l'intégrité territo- riale de n'importe quel autre Etat G"> S'engagera-t-il à donner sans réserve son adhésion à la clause facultative relative au recours à la juridiction de la Cour de La Haye ? 7o Qu'entend-il exactement par sa demande de séparation du Co- venant du traité de Versailles, et que signifie au juste sa proposition de constitution d'un tribunal d'ar- bitrage ? Comment le chancelier en- tend-il réaliser sa suggestion tou- chant « les mesures pratiques de nature à mettre un terre à !a course aux armements Et sous quelle forme conçoit- il l'égalité des droits coloniaux ? L'Allemagne ne renonce pas à fortifier la Rhénanie Berlts, 23 avril. Téléph. Ma tin. Parlant du questionnaire anglais qui sera remis à Berlin pro- chainement, le Fremdenblatt de Hambourg déclare que l'Allemagne s'appuyant sur le principe de l'éga- lité des droits du Reich ne renon- cera pas à son droit de construire des fortifications en Rhénanie. du Ketch au Quai-d'Orsay Le comte Johannes von Welczeck ambassadeur d'Allemagne à Paris, a été reçu hier après-midi en au- dience au Quai-d'Orsay par M. Pierre-Etienne F:andin à qui il a remis la copie figurée de ses lettres de créance. Le diplomate allemand sera reçu à l'Elysée par le président de la République jeudi prochain. Ainsi que l'ambassadeur de Chine M. Flandin a également reçu M. Wellington Koo, venu lui présenter la. copie figurée des lettres l'accré- ditant en qualité d'ambassadeur de Chine à Paris. Le loyer excessif de la «Maison de France» est évoqué devant les assises de la Seine Ou comparaissent son ancien directeur, Paul Vallat et un directeur de société accusé de l'avoir corrompu M. Paui.Vai.lat (en naut) et M. MATHIEU. Il faut en prendre son parti le banc d'infamie s'aristocratise. Un chevalier et un officter de la Lé- gion d'honneur, côte a côte, compa- devenir-une habitude, 1, conseil- Ier -RlnnUel. qui présidait, ne pensa même pas à exiger que, suivant la loi, ces décorations fussent dis- crètement empochées. (Voir la suite en septième pare, & col.) L'EAU a SEX-APPELANTE » Deux 'ans de prison à l'escroc Rossé pour avoir vendu une eau miraculeuse qui donnait à volonté aux parents dans l'attente des filles ou des «arçons Un avocat, Me Guy Bonduelle, répondait hier en robe d'une es- croquerie au sex-appeal, devantla seizième chambre. Ce n'était là, qu'on se rassure, qu'une repré- sentation inspirée des derniers décrets-lois. Me Bonduelle figurait à la barre son client obtiné, l'iné- narrable escroc Rossé qui, retenu à l'hôpital de Castres par une maladie grave, se faisait juger par procureur. On. vous accuse j mon cher maître, rappela le président Ga- get, d'avoir mis en bouteille et vendu une eau miraculeuse qui donnait à volonté, si l'on vous en croyait, aux couples anxieux; une fille ou un garçon, L'eau du sex-appeal, si vous voulez, monsieur le président. Vous vendiez donc, es qua- lité naturellement, ces bouteilles d'eau sex-appelante 5o francs avec une étiquette bleue pour les garçons et rose pom les filles. Ce n'est pas cher pour la vertu qui y était attachée 1 Vous n'avez eu pourtant que cinquante pour cent d'échecs et de réclamations. Oui, mais cinquante pour cent de succès, ce qui n'est pas mal en médecine, l'ajouterai que mon client a fait valoir auprès des parents étonnés qu'il y avait eu des sabotages à la mise en bouteille. Ou tout au moins des erreurs on s'était trompé d'équi- quette sur certains envois. (Voir la suite en deuxième pare. 2- col.) Ondécouvre dans un pavillon, le cadavre d'un septuagénaire Le tuyau du gaz étant arraché il se pourrait qu'il l'ait été par desmalandrins qui auraientainsi tué l'infortuné dontils venaient piller la maison Une affaire dont les circonstan- ces ne laissent pas d'être entourées d'un certain mystère, vient d'être découverte à Clichy, l'on a trouvé, dans le pavillon qu'il habi- tait seul, le cadavre d'un septua. génaire mort depuis près de quinze jours. Bien que toutes les pièces du lo- gement eussent été, semblait-il. fouillées de fond en comble, on n'a pu déterminer, de prime abord, s'il s'agit d'un crime, d'un suicide ou d'un accident. Retraité de la S. T. C. R. P.. M. Jules-Léon Foley, le 6 août 1866, à Chauvry-le-Châtel (Haute- Saône), vivait seul depuis une dizaine d'années dans un pavillon comprenait un rez-de-chaussée sur- élevé' et deux étages, 8, villa Emile. Pour augmenter ses modestes res- sources, le septuagénaire faisait dans le voisinage de menus travaux de menuiserie et de peinture. On ne lui connaissait aucune relation Depuis- le 10 avril, Jour du ven- dredi saint, personne ne l'avait aperçu.- Des voisins, vers cette date, avaient été incommodés par des émanations de gaz qui semblaient provenir du pavillon de. M. Foley. Le gérant, prévenu, fit fermer le compteur. (Voir la suite en septième pare, 7e col) Les curieux devant la maison de M. Foly à Clichy dans Ie médaillon le portrait du septuagénaire Le bureau de poste de Drancy est cambriolé au cours de la nuit Les malfaiteurs ne réussissent pas à Ouvrir le coffre-fort Au cours de la nuit de mercredi à jeudi, des malfaiteurs ont tenté de piller le bureau de poste de la rue Sadi-Camot. à Drancy. Leurs efforts pour ouvrir le coffre-fort sont cependant restés vains et ils ont dû se contenter, pour tout bu- tin. de 4.000 francs de timbres- poste. Tous les meubles du bureau avaient été forcés. Un coffre, pesant 120 kilos, qui était placé dans le cabinet du receveur, piè- ce fermée par une porte blindée que les malandrins avaient forcée, se trouvait dans le couloir. Une ar- moire en fer, contenant des tim- bres-poste, avait également été ou- verte et 4.000 francs de vignettes avaient disparu. M. Coustard de Nerbonne, com- missaire de pohce de Pantin, et l'inspecteur Boilet, de la brigade spéciale de la police judiciaire, ont pu établir que les malfaiteurs, qui devaient être trois ou quatre, avaient pénétré dans la/place en es- caladant, à l'aide d'une échelle trouvée dans une remise. les murs extérieurs d'une école voisine. L'AVIATEUR LINDBERGH ET SA FEMME ARRIVENT EN FRANCE On garde le plus grand secret sur leur déplacement Botoogne-sur-Mer, 23 avril. Téléph. Matin. L'aviateur Char- les Lindbergh, accompagné de sa femme,' est arrivé à Boulogne cet après-midi, dans le plus strict incognito. Dès que leur auto fut déchargée et après avoir accompli les formalités d'usage à la douane, Lindbergh et sa femme partirent pour une direction inconnue. On les a aperçus ce soir au Tou- quet. On croit qu'ils se rendent sur la côte d'Azur. Le héros de l'Atlantique et sa femme n'avaient pas voulu prendre à Folkestone le paquebot régulier. Ils avaient retenu leurs places sur le cargo Minster et aucune surveil- lance n'était organisée à leur arri- Gendarmes et policiers sur la piste de l'assassin de l'institutrice due Lésigny de-: justic récemment sortis de prison sont activement recherches L'enquête sur l'assassinat de Mme Thérèse Lenoir, l'institutrice de Lésigny, menée en étroite colla- boration par la première brigade mobile et par la gendarmerie, a fait hier des progrès considérables qui peuvent faire espérer la promp- te arrestation du meurtrier. L'iden- tité de celui-ci n'est pas encore connae avec certitude, mais l'at- tention se concentre maintenant autour de deux personnages sur les- quels on escompte être fixé pro- chainement. Il s'agit d'un Fran- çais et d'un Polonais, tous deux repris de justice, coutumiers des visites nocturnes aux -maisons iso- léçs et inhabitées et également ca- pable d'avoir commis'l'odieux for- fait. Le commissaire Uorest et l'adju- dant Auger ont eu le matin une longue conférence à la brigade de gendarmerie de Brie-Comte-Robert, à la suite de laquelle ils se mon- trèrent visiblement assez satisfaits de leurs premières recherches. En effet, ils avaient pu établir défini- tivement un rapprochement entre les constatations faites à la mairie de Lésigny et les particularités re- levées dans les cambriolages de la région, et ceux de Pontault-Com- bault.. Les plus caractéristiques ont été commis dans la nuit même du meurtre de MmeLenoir. (voir la suite en septième page, 6' col.X M. CLAUDE FARRÈR REÇU HIER i SOUSLA COUPOLE A PRONONCÉ L'ELOG DE LOUIS BARTHO M. Pierre Benoit a répond au nouvel académicie M. CLAUDE Parrère (en naut) et M. PIERRE BENOIT. Deux ombres unies par un même destin, celles de Louis Barthou et du président Paul Doumer, étaient!
  • date post

    24-Jun-2015
  • Category

    Documents

  • view

    340
  • download

    15

Embed Size (px)

description

Il discorso pronunciato dal capo del fascsimo e del governo italiano, Benito Mussolini, in occasione dell'inaugurazione di Pontinia coincidente con la giornata della fede ha avuto molta eco presso la stampa internazionale per il consenso riscosso dal regime in quel perido che riusciva, malgrado le sanzioni economiche, ad infervorare il popolo che donava spontanenamente le propre fedi nuziali, d'oro, ed altri oggetti di metallo prezioso per sostenere la politica del regime sanzionata per le condotte di matrice colonilista perseguite. Anche a distanza di diversi anni il discorso che Mussolini pronunciò a Pontinia viene spesso ripreso dalla stampa, nazionale ed estera, e con lui il piccolo centro riurale di Pontinai che suo malgrado a legato il proprio nome a quella circostanza politcamente così' rilevante. (tratto da www.pontiniaweb.it)

Transcript of Le Matin - 24 Aprile 1936

Il

faut que les lecteurs votent dimanche de telle sorte que l'on comprenne- partout dans le monde que la France veut d'abord tre franaise

Th. PROvcncs 1501(8 lignes)

53t ANNEE

N 19.027

VENDREDI

24

AVRIL

1936

25 CENTIMES.

24 Avril 1936

NANCY, 23 avril. Cependant, fis- je, cepays leur avance Et nous voici en terre lor- est un pays de petites proraine. Il n'y a pas dans ces prits, donc de petite parvallons et ces bois noys de gne. Le sort du franc doit Les Abyssins revendiquent mlancolie que la vgtation l'intresser. Il l'intresse passionnde la nature qui soit en reune victoire mais reconnaissent tard, il y a aussi les ides sub- ment, mais il n'admet pas, ill versives de la politique. On ne veut pas admettre qu'ori qu'ils ont d un instant le jeter dirait que la brume fait bar- puisse par la suite se replier des tho- dans la balance. n n'y a pas, rage la violence ^s ries tout est ici d'une calme entendez-moi bien, dix dvaEt demi-teinte. luateurs- dans tout Nancy et > Rome, 23 avril. pourtant, (Dp. Havas.) l'homme qui est le grand lu dans tout Meurthe-et-Mosel- On apprend d'Afrique orientale le.- Pas plus tard qu'hier, je que les oprations du gnral lecteur de Moet le grand tout d'une pice, me trouvais en runion pu- quement, malgr le mauvais temps selle ..est droit comme blique devant un auditoire qui, certains moments, amne franc, ouvert, de des interruptions dans les commuexclusivement ces rues la compos qui jalonnent et commerants. Tous les com- nications radiotlgraphiques vieille cit du roi Stanislas. de merces et toutes les opinions rendent impossible l'emploi en l'aviation. Les torrents sont ou conomiques pleine crue. Le ravitaillement s'efpolitiques taient reprsents. On n'a fectue pourtant normalement.. trait que les questions int- La colonne Verne poursuit les Ethiopiens. ressant le J'ai

LaLorraineegarde r auloin bien us loin quele Rhin NOUS,FORTS SOMMES: SERONS OUS UNIS SI N RPTE LOjS MARIN INLASSABLEMENT (De l'envoyduMatin spcial >iDans de les continent

MALGRELE MAUVAISTEMPS

le

sud

l'Ethiopie Italiens

Le Leplan depaix Fhrer loyer excessif On du dcouvreGendarmes et policiers de la Maison dans npavillon, la u CONTIENDRAIT sur de France CEQUE piste de l'assassin est voqu LE D devant QUESTIONNAIRE QUI OIT les assises le cadavrede l'institutrice PAR ETREEMIS M.EDEN de la Seine R due Lsigny AU CHANCELIER DU REICHd'un septuagnairetes obligations toutes acceptera dcoulent de ta charte de cette qui institution ? Est-il prt, en parti assumer de culier, l'obligation soumettre tout diffrend qui pourrait surgir entre le Reich et un autre Etat socitaite; soit au tribunal comptent, soit au conseil de la Socit des nations ? Peutdonner la garantie il, par ailleurs, formelle .qu'en aucun cas l'Allematerritogne ne violera l'intgrit riale de autre n'importe quel Etat G"> S'engagera-t-il donner sans rserve son adhsion la clause facultative relative au recours la de la Cour de La juridiction Haye ? 7o Qu'entend-il exactement par sa demande de sparation du Covenant du trait de Versailles, et que signifie au juste sa proposition d'un tribunal d'arde constitution bitrage ? Comment le chancelier ensa suggestion tend-il raliser tou les mesures pratiques chant de nature mettre un terre !a course aux armements Et sous quelle forme conoitil l'galit des droits coloniaux ?

Ou comparaissent son ancien directeur, Paul Vallat et un directeur de socit accus de l'avoir corrompu

Le tuyau du gaz tant arrach de-: justic il se pourrait qu'il l'ait t par rcemment sortis de prison desmalandrins auraient insi a qui sont activement recherches tu l'infortundontils venaient sur l'assassinat L'enqute de pillerla maisonMme Thrse Lenoir, l'institutrice de Lsigny, mene en troite collaboration par la premire brigade mobile et par la gendarmerie, a fait hier des progrs considrables qui peuvent faire esprer la prompte arrestation du meurtrier. L'identit de celui-ci n'est pas encore connae avec certitude, mais l'attention se concentre maintenant autour de deux personnages sur lesquels on escompte tre fix prochainement. Il s'agit d'un Franais et d'un Polonais, tous deux repris de justice, coutumiers des visites nocturnes aux -maisons isols et inhabites et galement capable d'avoir commis'l'odieux forfait. Le commissaire Uorest et l'adjudant Auger ont eu le matin une longue confrence la brigade de gendarmerie de Brie-Comte-Robert, la suite de laquelle ils se montrrent visiblement assez satisfaits de leurs premires recherches. En effet, ils avaient pu tablir dfinitivement un rapprochement entre les constatations faites la mairie de Lsigny et les particularits releves dans les cambriolages de la rgion, et ceux de Pontault-Combault.. Les plus caractristiques ont t commis dans la nuit mme du meurtre de MmeLenoir.(voir la suite en septime page, 6' col.X

IL,' LOUIS

MARIN Vu' par EX

Nous n'avons pas chang, me dit Louis Marin, nous colle au l'oreille demeurions soL, ce sol qui, travers-ls f a t tant de fois pisicles, d'invatin par les armes sion. Mais cela ne nous emloin, pche pas de regarder Et c'est trs loin l'horizon. mme peut-tre ici, aux marches de Lorraine, que 1'oeil se Tenez, un porte le plus loin. exemple. Au cours de nos riu nous nions publiques, quand en famille les nuascrutions sadu dehors, ges sombres vez-vous quelle est la question qui m'a t le plus pose ? Ce du Rhin, celle n'tait pas et que dproche pourtant fend une ligne o nous avons vu, depuis un mois, s'accumuavec les caler les hommes Mais on me disait nons. de Parlez-nous c L'Autriche N'est-ce l'Autriche. pas de l que nous peut venir la guerre ? ? Et c'tait merveille de nos cultivacomment voir isotueurs, nos campagnards, dans leurs ls villages, les jourdans retenu avaient ici un naux dtail, l une c Pourinformation. brve Hit-' quoi, me demndait-on, ler, sur sa liste lectorale, aua-t-il mis trois agitateurs et deux agitateurs trichiens "> Ils tchcoslovaques ? lu a au fond des avaient et ils lorraines chaumires Je vous le retenu. l'avaient dis, leur regard voit loin. Et l'Italie ? Et les sanctions ? UnaniPas de question. la demande chacun mement, La deleve des sanctions. v mande de leve des sanctions irritation d'une s'accrot contre sourde l'Angleterre, Choqui en veut le maintien. il n'y a pas que se curieuse, est le sentiment que l'Italie la ncessaire, indispensable garde de la paix en Europe. chose de plus. Il y a quelque dit dans m'a-t-onc Oui, nous d'humbles bourgades, voyons bien ce que c'est. On ne veut pas Londres que la et l'Italie puissent Frane la Mdide avoir la matrise Ainsi, cette poputerrane. de lation terriens, qui vit kloin de la mer, se proctrs aussi, des moui cupe, elle de la mer, vants problmes comme si elle en tait toute terre La Lorraine, proche. C'est croit-on. de soldats, plus, c'est bien plus. un Et comme j'esquissais geste de surprise Oui, c'est rien plus, me Nous somdit Louis Marin. mes la province de France qui avons donn la France le le plus de colonisateurs, le plus de plus, d'explorateurs, Et lointains. missionnaires aussi lui avons donn nous marins. Tout cela de grands l'me de la dans est ancr Tout cela fait race lorraine. *f ne s'arrte pas aux qu'elle et aux bornes de seis-champs lisires de ses collines.

commerce. parl cinq minutes du franc et Un violent combat sur le .front sud j'en ai parl avec vhmence, ne mchant mes mots ni Abdis-Abeba, 23 avril. (Dp. sur l'absurdit ni sur la mal- Havas.) Le gouvernement thiofaisance de la dvaluation. pien communique qu'entre le 14 et iL, ANTHON. EDEN une grande bataille On ne m'a pas laiss aller au l 17 avril le front de l'Ogaden, s'est livre sur au bout. J'ai trouv devant moi sud-ouest de Sassabeneh, entre le le Daily Herald, et le et le l'organe travailliste de Londres, l'unanimit. Et quelle unani-> 76 et parallles 430 mridiens. les points principaux mit Une unanimit faite Elle que M. par une vic- Eden s'est termine demandera au chancelier d'indignation, la seule pen- toire thiopienne. Plusieurs milliers L'Allemagne se qu'on pourrait toucher d'Italiens ont t tus et plusieurs Hitler de prcisei avions ont t abattus, les Italiens ne renonce pas fortifier la, monnaie nationale. don1 Le F6rer est-il pret ont recul de 40 kilomtres, mais Et la crise accord que le futur des renforts la Rhnanie ils ont reu et ont re- ner l'assurance La crise, en fvrier, tait pris l'offensive, obligeant les trou- ne sera pas, un moment donn circonsen dcroissance nette. Ls pes thiopiennes se replier vers et en raison de certaines dnonc comme tances, incompaBerlts, 23 avril. Tlph. Ma et pas seuprix agricoles avec le double de tible principe tin. Parlant du questionnaire la souverainet allemande et de lement ceux du bl, mai$ Le communiqu anglais qui sera remis Berlin prode statut ? l'galit ceux de tous les produits de de chainement, le Fremdenblatt du marchal Badoglio 20 Les pactes de non-agression dclare que l'Allemagne la terre les Rome. 23 avril. Hambourg montaient Tlph. Matin. qu'il offre de avec les s'appuyant sur le principe de l'gaconclure carnets de commande de l'inLe marchal Badoglio tlgra- Etats de l'Al- lit des droits du Reich ne renonsud-est et nord-est se garnissaient d'or- phie dustrie ne risquent-ils dans cera pas son droit de construire lemagne pas, Sur le front de Somalie, la divi- certaines les trains passaient, sion ventualits, d'empcher des fortifications en Rhnanie. dres avancer. ces Etats libyenne continue de participer, le- suivant chargs de voyageurs et de Des groupes ijols adverses ont termes du Covenant, une et touriafceai Pxxigcat arrir le du Ketch mars. H y a eu arrt brusque. poursuite. de la route carvaniere riser il en a et ainsi Le long comme au Quai-d'Orsay Cependant, la confiance qui d'El-Foyd, une colonne, commande dcid pour le pacte de Locarno de ces le texte tait revenue n'est pas repar- par le gnrale Verne, a captur une dans l'insertion le cas de 600 chameaux visant clause qui pactes d'une tie. Elle demeure solide chez caravane Le comte Johannes von Welczeck du ravitaillement pour provoque ? transportait d'agression,non ambassadeur d'Allemagne Paris, nos paysans, pour lesquels la les troupes du Abbebe dedjaz son a t reu hier aprs-midi en aursolu modifier S Est-il ainsi camions, grande loi conomique de- Damto: D'autres so de l'Union au Quai-d'Orsay par M. attitude vieille loi des vaches qu'un abondant matriel sanitaire vitique, ou, l'gard au moins, don- dience meure la tout Pierre-Etienne F:andin qui il a ont t pris. de campagne le retour de remis la copie figure de ses lettres ner l'assurance que maigres et des vaches grasses. D'autres olannes ont occup ne com- de crance. Genve La, priode desvaches mai- Chek-Hoch, dans la valle du Daf, l'Allemagne aucune mentale rserve Le diplomate allemand sera reu gres, disent-ils, touche sa ainsi que Kourati, dans le secteur porterait ? l'gard de cette l'Elyse par le prsident de la puissance Borona. fin celle des vaches grasses de Nos sections de doubats, appuyes Rpublique jeudi prochain. veut-il 4o De plus, le chancelier ne va pas tarder venir. le pacte de gherra sou- consentir, dfrer soit les populations Ainsi que l'ambassadeur la par la zone franco-sovitique au tribunal indans Elle viendra si nous avons mises, ont rejoint, de Chine ternational de La paix au dehors et au dedans. tFEl-Dera, l'ouest de Malca-Marre, mettre la compatibilit Haye, de soit adce pacte de a galement reu M. M. Flandin Et Louis Marin reprend son des groupes mis guerriers -thiopiens avec le Covenant en fuite. ont ? lui prsenter qu'elles Koo, venu Wellington antienne du dbut -celle a e//icacement bomL'avition veut-il donner la. copie figure des lettres l'accr50 Le chancelier de r- ditant en qualit d'ambassadeur qu'il prche, depuis un mois. bard le les positions adverses dans l'assurance que si l'Allemagne tout secteur du feront de Somalie. elle Chine Paris. la. Socit des nations, sa Lorraine, celle aussi que Rien d'important intgre signaler .surl depuis trente et un ans il r- le feront nord pte au Palais-Bourbon Nous n'avons pas chang. Il y aura la paix si nous pratiquons l'union et la force. Pas de force sans union. Etre unis, c'est tre forts. L'union, la force. Nous n'avons pas chang. Nous ne changerons Lauzanne Stphane

Une affaire dont les circonstances ne laissent pas d'tre entoures d'un certain mystre, vient d'tre dcouverte Clichy, o l'on a trouv, dans le pavillon qu'il habitait seul, le cadavre d'un septua. gnaire mort depuis prs de quinze jours. Bien que toutes les pices du logement eussent t, semblait-il. fouilles de fond en comble, on n'a pu dterminer, de prime abord, s'il s'agit d'un crime, d'un suicide ou d'un accident. Retrait de la S. T. C. R. P.. M. Jules-Lon Foley, n le 6 aot 1866, Chauvry-le-Chtel (HauteSane), vivait seul depuis une dizaine d'annes dans un pavillon comprenait un rez-de-chausse surlev' et deux tages, 8, villa Emile. Pour augmenter ses modestes ressources, le septuagnaire faisait dans le voisinage de menus travaux de menuiserie et de peinture. On ne lui connaissait aucune relation Depuis- avril, Jour du venle 10 dredi saint, personne ne l'avait aperu.- Des voisins, vers cette date, avaient t incommods par des manations de gaz qui semblaient provenir du pavillon de. M. Foley. Le grant, prvenu, fit fermer le compteur.M. (Voir Paui.Vai.lat M. (en MATHIEU. naut) et la suite en septime pare, 7e col)

Il faut en prendre son parti le banc d'infamie s'aristocratise. Un chevalier et un officter de la Lgion d'honneur, cte a cte, compa1, conseildevenir-une habitude, Ier -RlnnUel. qui prsidait, ne pensa mme pas exiger que, suivant la loi, ces dcorations fussent discrtement empoches.(Voir la suite en septime pare, & col.)

L'EAU

a

SEX-APPELANTE Deux 'ans de prison l'escroc Ross pour avoir vendu une eau miraculeuse qui donnait volont aux parents dans l'attente des filles ou des arons

a M. P.-E.Flandin regagn sa:circonscriptionM. P.-. Flandin, ministre faires trangres, a quitt hier soir, 20 heures pour cy-sur-Cure (Yonne), dans conscription, o il restera lundi prochain. des afParis, Domesa cirjusqu'

EN SIXIEME ET SEPTIEME PAGES

A TRAVERS LA CAMPAGNE ELECTORALE Les pches d de nos enaoys spciauxUn vandale mutile aux morts le monument du Palais de justice que les Abyssins Le dfil de Chola Meida sur la route de Dessi Addis-Abeba ont fait sauter la dynamite pour arrter l'avance des Italiens

trouble comme extrmement de l'Europe qui apparat La situation du reste de l'Europe. si,l'on comprend la situation de la Russie vis--vis un sicle l'Europe serait rpublicaine il ne faut jamais oublier que Napolon P disait qu'avant de ce grand homme et, au lieu de on cosaque . Or, un peu plus de cent ans nous sparent de la prdiction par les armes, la RusNapolon Ier, c'est--dire les moyens qu'entrevoyait rendre l'Europe cosaque par petit petit, le poison rservoir de richesses inoues, peut dverser au moyen de dpenses somptuaires, sie, rvolutionnaire

Un avocat, Me hier en robe d'une esrpondait Guy Bonduelle, croquerie au sex-appeal, devantla seizime chambre. Ce n'tait l, qu'on se rassure, qu'une reprsentation inspire des derniers Les curieux devant la maison de M. Foly Clichy dcrets-lois. Me Bonduelle figurait mdaillon le portrait du septuagnaire la barre son client obtin, l'innarrable escroc Ross qui, retenu de Castres par une l'hpital Le bureau de poste maladie grave, se faisait juger par procureur. de Drancy On. vous accuse j mon cher matre, rappela le prsident Gaest cambriol bouteille et get, d'avoir mis en de la nuit cours vendu une eau miraculeuse qui au donnait volont, si l'on vous en croyait, aux couples anxieux; une Les malfaiteurs ne russissent pas fille ou un garon, Ouvrir le coffre-fort L'eau du sex-appeal, si vous voulez, monsieur le prsident. Au cours de la nuit de mercredi Vous vendiez donc, es quades malfaiteurs ont tent lit naturellement, ces bouteilles jeudi, le bureau de poste de la de piller d'eau sex-appelante 5o francs rue Sadi-Camot. Drancy. Leurs avec une tiquette bleue pour les efforts pour ouvrir le coffre-fort sont cependant rests vains et ils garons et rose pom les filles. buCe n'est pas cher pour la ont d se contenter, pour tout francs de timbrestin. de 4.000 vertu qui y tait attache 1 poste. Vous n'avez eu pourtant que Tous les meubles du bureau cinquante pour cent d'checs et de avaient t forcs. Un coffre, rclamations. pesant 120 kilos, qui tait plac Oui, mais cinquante pour dans le cabinet du receveur, piporte cent de succs, ce qui n'est pas ce ferme par une avaient blinde force, les malandrins mal en mdecine, l'ajouterai que quetrouvait dans le couloir. Une arse mon client a fait valoir auprs moire en fer, contenant des timdes parents tonns qu'il y avait bres-poste, avait galement t oueu des sabotages la mise en verte et 4.000 francs de vignettes bouteille. Ou tout au moins des avaient disparu. M. Coustard de Nerbonne, comerreurs on s'tait tromp d'quimissaire de pohce de Pantin, et quette sur certains envois. de la brigade (Voir la suite en deuximepare. 2- col.) l'inspecteur laBoilet, judiciaire, ont police spciale de pu tablir que les malfaiteurs, qui devaient tre trois ou quatre, avaient pntr dans la/place en ess'claircir, peut, peut-tre, caladant, l'aide d'une chelle trouve dans une remise. les murs extrieurs d'une cole voisine. LINDBERGH L'AVIATEUR ET SA FEMME ARRIVENT EN FRANCE

dans Ie

FARRR M. CLAUDE i REU HIER SOUS ACOUPOLE L L'ELOG A PRONONC BARTHO DE LOUIS

B a M.Pierre enoit rpond acadmicie aunouvel

dans les veines de tous les peuples europens. et en Roumanie, et elle elle est forte de l'influence qu'elle exerce en Tchcoslovaquie Aujourd'hui, assez avance. son uvre contre l'Allemagne et l'Italie comme une ralisation peut regarder avec les Elle attend des lections franaises, l'Espagne. La Russie vient de prendre brusquement du but qu'elle un succs,sinon dfinitif, du moins la rapprochant sommes formidables qu'elle a dpenses, finira par atteindre. */ sont dj intoxiqus pat une grande partie des travaillistes Il reste l'Italie. Quant l'Angleterre, fera de elle-mme suivra la pente fatale qui, sous prtexte de rvolution, le poison russe et l'Angleterre tous les peuples un Etat russe, avec tous les avantages pour la Russie d'avoir rduit l'esclavage l'EuropeLe glatve du soldat sur la tte duquel la France pose un casque (Voir en cinquimepage, 1" colonne.)

qui taient et tuent

libres jusqu' prsent. Les balles de plomb du temps de Napolon Ier se sont changes plus srement les peuples que ne le fait la mitraille.

en lingots

d'or qui sont aussi cruels

On garde le plus grand secret sur leur dplacement 23 avril. Botoogne-sur-Mer, L'aviateur CharTlph. Matin. les Lindbergh, accompagn de sa femme,' est arriv Boulogne cet aprs-midi, dans le plus strict incognito. Ds que leur auto fut dcharge et aprs avoir accompli les formalits d'usage la douane, Lindbergh et sa femme partirent pour une direction inconnue. On les a aperus ce soir au Touquet. On croit qu'ils se rendent sur la cte d'Azur. Le hros de l'Atlantique et sa (en naut) femme n'avaient pas voulu prendre M. CLAUDE Parrre BENOIT. M. PIERRE Folkestone le paquebot rgulier. et Ils avaient retenu leurs places sur Deux ombres unies par un mme le cargo Minster et aucune surveillance n'tait organise leur arri- destin, celles de Louis Barthou et du prsident Paul Doumer, taient!

2

LE MATIN i-*

Vendredi

Avril 19 S6

i voques hier sous la Coupole, o M. Claude Farrre prononait son discours de rception. Une trange fatalit avait voulu; en effet, que l'auteur des Civiliss et de la Bataille succdt au ministre niort au service "de la Frnce. LA BELGIQUE aura lieu Deauville le 19 juillet aprs avoir, un jour, couvert de sa poi- ENTRE MAURIAC FRANOIS trine le corps d chef d'Etat assassin. L'ART DE CONDUIRE avec le concours du Matin Si ces souvenirs tragiques n'ont en rien modifi la forme, traditionnelleson mari ET I/AUEMAGNE empoisonne ment teinte d'ironie acadmique du DE JSUS Les femmes qui conduisent une auto- VIE discours de M. Claude Farrre et de mobile risquent-elles d'y perdre teur Le portrait celui de M. Pierre Benoit qui lui rpsyUn comit s'est constitu, Deaufl dpensait boire le plus clair s qu'est Une doctoresse anglaise dchologiue pondait, sans doute ont-ils contribu beaut ville, dans le but de faire de M. Jaspar disputer, Une confrence avant tout cette Vie leur. confrei une lvation de ton parle volant provoque une dforsur un circuit tabli en bordure clare que de chmage de Jsus, nul mieux ticulire, due au sentiment qu'avaient au Cercle interalli de son allocation de la grande mation des paules, que la proccupaun plage normande, les deux orateurs et de la ncessit que Mauriac n'tait LUI:PRSENTE (HEZ SE Grand prix de vitesse automobile. du regAupement de nos forces/natiole tion de la route contracte les traits et qualifi pour LrtiE. 23 avriL Tlph- Matin. Les pourparlers Car c'est, ont heunales et de la' grandeur de nos des- M. Pierre-Etienne peindre. engags Flandin. ministre que la position assise, en se prolongeant, Un drame navrant vient de se derouler comme dit l;auteur tines. reusement abouti et un accord vient^ des affaires trangres, a prsid, hier lasse de l'intemprance Il avait t condamn quatre mois est mauvaise pour la circulation. lui-mme dans une d'tre Aprs avoir racont comment quelques aprs-midi, au Cercle interalli, une Cambrai avec pris l'Automobile-Club annes avant la guerre, alors officier confrence de M. Jaspar, ancien prsi- de son mari, une mre de famille l'a prface qui lait de l'Ouest, D'autre part, une jeune femme pren vue d'assurer cette de prison pour abus de confiance tant de bruit, le de marine, il fit la connaissance de dent du conseil de Belgique, organise empoisonn. importante organisation qui aura pose l'essai des chssis, dans une Les poux Loison taient dsuni5 deChrist vu par Un Louis Barthou, au cours d'une ascen- par le centre d'tudes de politique tranlieu le dimanche avec le 19. juillet, crivain sion en ballon libre, M. Farrre, qu'en- gre et pourtant' sur le sujet suivant puis de longues annes. Mardi soir. aprs grande maison d automobiles, assure que qui croit concours du Matin. Un architecte du quartier des Ternes en lui tout entier. touraient ses parrains, le marchal L'opinion beige et les relations entre une discussion plus vive que d habitude femmes a mis fin ses jours, hier matin, en conduire une auto oblige les en lui, homme Le comit et Dieu la fois .' la femme rsolut de mettre tin ses d'organisation, Franchet d'Esprey et le duc de Bro- la Belgique et l'Allemagne. prsi. 12 francs.) souffrances. A l'heure du diner. elle pro- se tirant une balle dans la tempe, tandis se tenir droites, exercer leur sangd par M. Esders, (Flammarion, les glie, traa le portrait suivant de l'homcomprend Prenant la parole pour prsenter le fita d'un moment d'inattention de son qu'il faisait attendre ie gendarme venu froid et rflchir. Si les femmes, ditme d'Etat prsidents des diffrents organisconfrencier, M. Pierre-Etienne Flandin mari pour verser, dans son verre de vin. pour lui notifier un exsrait de jugement. elle, ne profitent pas de cette leon de mes locaux (syndtcat Le curieux homme que c'tait a d'abord expos les raisons qui lui ren- le contenu d'un flacon de digitaline, md'initiative* A 8 h 30, hier, le gendarme Delpla.il il, Agile,adroit, union. inde prudence et de contrle de jEAirs'E LANVIN, 22 commerciale et industrielle, rieur, caustique, la brigade des recherches de la caime, Saint-Honor cette tche aussi facile qu'agra- dicament dont elle use personnellement que, de fg. etc.) et il a pa en outre form de tout, s'intressant tout, se daient la obtenir le caserne Exelmans, se prsentait au soi-mme, c'est qu'elles ont t mal di- J solde demain toute ble la jourpersonnalit de M. Jaspar est car elle souffre d'une maladie de cur. samedi, passionnant pour tout, et cependant officiel de la municipalit. patronage L'homme, sans mfiance, absorba le domicile de M. Jean Dechelette, 53 ans, riges par de mauvais professeurs. Et ne, une importante collection de.roi- sceptique en tout, sauf quand l'intrt en effet lie aux phases les plus frucLe projet architecte, dont les bureaux sont contide rglement du Grand tait en cause, ou encore tueuses de la collaboration franco-belge.' breuvage. Il devait succomber aprs une gus l'appartement, 6, rue Villaret-de- elles n'ont' qu' tout recommencer. bes, manteaux, chapeaux, lingerie, k natonal prix automobile de Deauville est acM. Jaspar pronona alors un mou- journe et demie d'atroces souffrances. joyeuse, au premier ,tage. fantaisies quqnd il s'agissait de vraie musique ou En France les professeurs doivent costumes d'enfant, tricots, tuellement Le parquet de Cambrai a fait arrter l'tude et doit tre vant discours chaleureusement applaudi. acPays plaidoiries du 8 avril, Me Jean-Charles des sanctions, n'en Les rsultats ITALIE du cordant une rducrre fut Messe de deux balles au bras est que plus Dp. 2 mai 13 jours 1.150 fr. cinquime tirage Legrand, avocat de Mme Bajac, a, par grand. La crise qui svistlon de 50 sur et l'paule, sait dj n'avait-elle pas fait place un de la Loterie l'entremise de Me Truptil, avou, deMAROC les tarifs postaux. 85 70 140 des Dp. 7 mai 10 jours 1.490 fr. libres rgions mande au cours de l'audience d'au- Autres pays optimisme gnral suscit par la conf 1OO ALGERIE-TUNISIE Une rception la Mosque de Paris rence impriale qui a malheureusement jourd'hui faire passer une note en Abonnements-poste ITari) France et Colonies Dp. 14 mai Il jours 1.590 fr. 23 avril. Rems, (Dp. Havaa). Volet fini en queue de poisson . (Se renseigner de. de au-\major trait les rsultats du cinquime tirage de la Lote- rponse celle de son confrre, M EUROPE CENTRALE. de E Claude Farrre Dp. 28 mai 11 jours 1.590 fr. eo rtannenr Commenter les suites graves que rie des rgiona libres qui a eu lieu ce soir Appleton, avant que- le procureur de la poatal.) (pav< iettinataire, Rpublique ne prenne ses conclusions. pourrait avoir cet tat de choses sur un Reims les billets dont 5 mai 16 jours 2.275 fr. ESPAGNE Dp. Tous A l'occasion de l'lection l'Acadmie peuple travaill les numros se termiLe tribunal a ainsi renvoy la con- on a'iuoxn sus nuis os va vmxnox 01 rom par les rvolution- nent par 31, 72, 62 et 66 gagnent 250 francs. tinuation des dbats ' l'audience de Les abonnements partent 4u ESPAGNE-MAROC franaise de son prsident, M. Claude naires et l'tranger, est superflu ici, car Dp. 3 mai- 25 jours 3.250 fr. et d 16 du mois Tous les billets dont les numros se termiParrere, le comit France-Orient rece- pour une 'meilleure comprhension de nent par 331, 149, 413 et 753 mercredi prochain. Frais de changement d'adresse 'leeeatimea. 2.000 gagnent vra ses membres et amis, mercredi pro- notre dmarche, c'est surtout francs. bande au colonial Joindre la d'abonnement toute (TOUS FRAIS COMPRIS) chain, 16. heures, la Mosque de que nous nous adressons, et insistons Tous les billets se terminant par 094 gademande de renouvellement, changement Une confrence Paris, sous la prsidence de si Kaddour d'une faon toute gnent 10.000 francs. d'adrease, rclamation, etc.: a dfaut de bande. particulire auprs Tous les billets ben Gfcabrit, prsident de la Socit de lui pour les numros suivants sur le du le numro d'inscripteon de l'abonut rappeler problme Pacifique l'adoption de cette motion. gagnent 100.000 portant Pour tous renseignements francs et programmes dtaills, s'adresser ment et sa date d'chance. 077,941, des habous de l'Islam. d De par votre geste vous ferez uvre 072.967, 044.894, 014.387. cours d'une soire organise par le cercle Au CONSORTIUM TOURISTIQUE L'Union des croyants d'Orient, fonde utile comme vous le DE FRANCE, Bureau de Vayages du Matin ftes en Indochine 015.898, 117,928. 029.140, 015.947. ce 1851. Parle d'tudes sociales et morales Compte de chques postaux de 1 Union chrce comit, tiendra ce jour-l ses pre- et plus d'un par Les billets portant 6. boulevard Poissonnire. Paris. Tlph Prov. 15-01 les numros suivants ga- tienne des jeunes gens de Paris, 14, rue de ,Paris, assises l'Institut musulman de d'svoir ainsi Franais vous saura gr gnent 300.000 francs ei 11, rue de la Chausse-d'Antln. 017.970, 090.3S8, M. G. Garreau, Prov 93-07 et 93-08 rdacteur Trviee. en chef au ramen le travail et la joie Pvtucrtt Les billets portant les numros suivants ga- Hntin, fera ce soir, dans des milliers de familles. h. 50, une confrence Gnrale ds Publicit Compagnie Parltlennt gnent un million 043.763 et 025.752. mr le problme du 0. boulevard Poissonnire, Parts IIXO

LES RELATIONS Unemre ON PARISIEN ARCHITECTE de septenfants SEBRULE lA(ERVELLE AU MOMENT DD GENDARME ON

clios ef propos

UN GRAND PRIX AUTOMOBILE

VOYAGES DE PRINTEM

Pacifique.

51

Feuilleton

du MATINdu 24 avril

1936

Germeine

Beaumont DEUXIEME PARTIE

Le seul point noir, c'tait la prsence des Jumelles, car iris, en les voyant, comparait Le bonheur maternel d'Antoinette au dsastre de sa propre vie. Si seulement le docteur s'tait montr plus moins vasif 1 Mais toutes encourageant. ces phrases ambigus Soignez-vous d'abord. Reprene des forces Vous avez t'avenir devant vous. Est-il, lui. mot plus vague que le mot aveEt Iris fuyait les irrprochables et sournoises tilles, si terriblement petites pareilles dans leurs atours dmods. Cependant c'tait bien difficile de ne pas apercevoir plusieurs fois par Jour les deux (orolip? blanches de leurs jupes panouies au dtour d'un corridor. "une alle. Sans parler des repas o elles dployaient mille grces prtentieuses, pour s faire remarquer de cette dame DP dont !P!ir nsirnts pario^^t mots couverts. fUtnt Oy Garutatne Beaumont,

Quinze jours passrent pendant lesquels Antoinette surveilla ses attitudes, ses sentiments, pia Iris ppur demander cette discrte et douce physionomie le secret de son pouvoir sur Lucas et aussi le secret de cette trange maladie qui visiblement provenait autant de l'me que du corps. Lucas reviendrait-il comme il l'avait promis au bout de cette interminable quinzaine ? Il revient et Antoinette observa un subtil changement dans l'attitude de son beau-frre, quelque chose de moins confiant et de moins amical, et qui semblait peser sur son esprit. Dans son attitude mme envers sa femme, or ne sait quelle contrainte semblait s'insinuer comme s'il la jugeait plus trangre parce qu'elle allait visiblement mieux. Il se rcria, certes. sur sa mine, sur le hle lger qui dorait ses joues minces. constata qu'elle reprenait du poids, de l'assurance, remercia avec effusion Antoinette. offrit aux jumelles Iris ie lui avait conseill par lettres, deux poupes achetes, d'ailleurs, par Thrse Tiercelin qui faisait autorit en la matire donna une claque amicale sur les paules de Paul. mais tout cela sonnait faux. la conversation se perda!t tout coup dans des silences gnants qui tonnaient Iris elle-mme. Non pas que Lucas ne ft pas tendre, mais sa tendresse prcautionneuse ressemblait plus celle d'un grand frre pour sa sur qu' celle d'un poux pris qui retrouve sa femme aprs une absence. Sur ce point Antoinette ne se -ntra pas mcontente De quel prix n'et-elle pay la conviction qu'un drame se jouait entre cette femme malade et ce garon lointain et distrait ? Lucas, ne doutant pas que son air proccup fixt dangereusement l'attention d'Iris et d'Antoinette, parla d'un air harass de son travail. on ne se doutait pas, Montarvant, Ah de

ce qu'tait la vie Paris Une grosse commande lui parlerait confidentiellement. Quelle confidence venait de leur chapper Clamont et luL Il ne laisse supposer qu'elle peut devenir l'antichamfallait se battre sans cesse. Aucune distraction. bre de l'amour ? Tout le monde se plaignait des affaires, le maLe destin bienveillant voulait, en outre, que rasme de l'un entranait le marasme de l'autre. cette heure tant dsire concidt avec la plus Les gens ne btissaient plus. Et si encore la vie belle, la plus ferique des nuits d'avril, toute baibaissait. Mais non. Et toutes ces charges, ces trois gne de lune sur des vergers gonfls de sve et loyers. de fleurs. Iris leva des yeux surpris Un instant, debout sur le perron, enveloppe Trois d'une grande cape de laine blanche, Antoinette Mais dj Lucas, trbuchant au bord d'une gaffe vcut son rve. Elle tait seule avec Lucas. Ds redoutable, fournissait une douteuse explication. talent seuls au monde Ni Paul, ni les jumelles. ni Le loyer de la garonnire lui retombait sur le la triste Iris n'existaient plus. Devant eux s'tendos, le camarade qui il l'avait cde omettant dait la pelouse reverdie, et au del de la grille de payer le terme et naturellement Lucas restant et de la route qui la longeait, un immense paysage seul responsable devant la loi. de colline toutes baignes d'une froide et surnaIris ne dit plus rien, n'osant se rappeler les turelle clart. propos trop prcis de Lucas au sujet de cette Lucas et sa compagne firent quelques 'pas et garonnire. Une vague d'inquitude altra ses franchirent la zone d ombre que projetait une traits et sa dtresse n'chappa nullement Andes tours du chteau, celle-l mme qui abritait toinette. Toutes ces bribes d'information. ces la chambre d'Iris. Ils marchrent lentement rticences, ces lapsus. elle les collectionnait comme d'abord, sans parler, puis. d'un commun accord. un. cureuil collectionne des noisettes. C'tait sa cheminrent plus vite comme s'ils craignaient l'un provende pour les heures d'insomnie que lui Infliet l'autre que quelqu'un tentt de les rejoindre. geait la migraine I1s atteignirent ainsi une petite construction Or il se trouva que Lucas, l'abri de ses lunettes, ouverte, d'un got mauresque et d'un surprit l'air attentif de sa belle-soeur et il lui vint dplorable. une de ces folles impulsions dont les gens d'apstyle que Lucas qualifiait d'ordinaire, avec drision de < style canal de Suez parence rflchi sont capables. Il laissa la conversation errer tant bien que mal pendant le dlner, Elle s'ouvrait au bord de la proprit l'extrepuis. en sortant de table. il engagea mit d'une roseraie qui pour l'instant. Iris se prsentait retirer dans sa chambre et demanda Paul de l'aspect d'une vigne abandonne. singulier On bien vouloir se livrer pour lui quelques rechersentait que les Laffaux. en reconstruisant leur ches dans des papiers de famille. Lorsqu'il fut n'avaient rien nglige de ce qui tait domaine, seul avec Antoinette il manifesta le dsii de faire alors a la mode, et que la pit Hliale d'Antoinette avpc elle une promenade dans le parc tout autant que son orgueil, entretenait pieuAntoinette, si imprvue que ft la requte, ne sement ces jardins mal dessins et cet absurde s'en tonna pas. C'tait comme si toute sa vie mirador. elle avait attendu le moment o Lucas cesserait Il avait L'avantage. toutefois, d'abriter un banc de la traiter en trangre, sur elle, semi-circulaire s'appuierait sur lequel Antoinette s'assit, ar-

rangeant avec une inconsciente les coquetterie beaux plis de sa cape de laine. Lucas resta debout devant elle et le reflet de la lune jouait bizarre( ment dans ses lunettes, mais les mmes rayons, effleurant les nattes brillantes de la jeune femme, les moiraient de feux insolites et la coiffaient d'une lourde torsade d'argent. Elle tait ainsi singulire, fort diffrente de son aspect habituel, de sa morgue coutumire dgage et mesquine, replace par les sortilges d'une nuit de lune sur un plan magique. Ce n'tait pas Antoinette Malaret que Lucas s'adressait ce soir-l, mais la prtresse de quelque culte nocturne aboli, une druidesse. Vellda. w_ De dcouvrir sous sa belle-soeur. qu'il n'aimait pas. l'apparence d'une femme que, mystrieuse dans d'autres circonstances Il et pu aimer. facilitait le projet de Lucas, lui donnait un caractre lev. mystique presque, et iustiflait son Injustifiable impulsion. Pendant un moment, aucun d'eux ne parla, comme si chacun mesurait le trouble agrment se dgageait de cette entrevue et ce quelle qui avait. malgr tout, de clandestin Puis Antoinette demanda d'une voix mal assure Vous avez auelque chose me dtre n est-ce pas ? Qui. Eh bien je vous coute Vous pouvez avoir confiance en. moi J'ai confiance en vous Je suts toute prte a vous aider. ' Elle tait toute prte, en effet aider- Lucas, et mme prte a toutes les complicits, file et t pour lui jusqu'au scandale et rten ne couvait mieux exprimer l'tat d'esprit de cette temme * si attache, en tcut autre circonstance, sa reet son honneur. putation

Vendredi24 Avril 1936

LE MATIN

NE-unesDE FRANCS 60MILLIARDS L'Autriche EN 1935 T ONT DPENSS semble tre PAR Tordre du jourPOUR SON RARMEMENT en Allemagne

1 HEUREEN LA GUERRE AFRIQUE EN LE CHAOSESPAGNERptition gnrale DE L'UVRE MAIGRES

budget a t marque par un important discours de M. Winston Curchill, dans conservateur, lequel l'ancien ministre attirant une fois de plus l'attention du gouvernement sur le prodigieux rarmement allemand, a exprim l'opinion que les crdits supplmentaires prvus par le chancelier de l'Echiquier pour l'expansion de l'aviation de guerre britannientirement que taient inadquats pour parer la menace allemande. Nous sentons dj sur nos visages la chaleur des flammes. Reprenant cette phrase menaante employe avant-hier par M. Neville Chamberlain, M. Curchill a alors donn des prcisions sur les sommes consacres par le gouvernement de Berlin aux prparatifs d'ordre militaire. Il a dit que ses informations personnelles taient dignes de crance. Il les avait vrifies dans leurs moindres dtails. Les publications officielles du Reich Indiquent qu'entre la fin de mars 1933 et la fin de juin 1935 la dette publique allemande a augment de 7 milliards de reichsmarks. A cela il faut ajouter le produit des augmentations d'impts la mme priode, produit qui a pour t consacr aux dpenses nationales et Qui se monte de son ct 5 milliards de marks. Donc, en deux ans et demi, 12 milliards de marks ail minimum ont t dpenss par le gouvernement allemand en sus des dpenses budgtaires pour la mme priode M. Churchill estime que ce total est suffisamment formidable en lui-mme, mais que cependant il ne reprsente pas toute la vrits En effet, il existe en Allemagne un veto sur la rorganisation et l'agrandissement d'usines et de fabriques prives destines des buts purement conomiques. Il s'ensuit que les [dpenses de capitaux allemands autres le cot de la que celles reprsentant construction d'immeubles sont presque exclusivement consacres des prparatifs de guerre, y"compris la construction de grandes routes militaires sur lesquelles quatre colonnes de troupes peuvent marcher de front. Et, toujours d'aprs les documents officiels de l'Etat allemand, les dpends de capitaux aprs dduction des Times destines aux habitations sont les suivantes 1933 5 milliards de marks 1934 8 milliards de marks 1935 11 milliards de marks, soit au total 24 milliards de marks. Ces chiffres, a dclar M. ChurChili, et d'autres que j'ai galement cits, Tustijient amplement mon assertion selon laquelle pendant la seule anne 1935 le Reich a consacr 800 mllllous sterling (60 milliards de lianes) - ses prparatifs de guerre. C'est un chijjjretonnant, nrpdiataux et alarmant. _ sL'aricien" ministre croit que cet tat de choses ne peut pas continuer et que atteindra l'Eurape bientt le point culminant d'unfi situation angoissante. C'a bien les curs s'adouciront et les mains se rejoindront pour que les nations entrent dans une re de prosprit et de libert, a-t-il ajout, ou bien id se produira une dflagration catastrophique. Je crois qu'une Angleterre puissamment arme, me,ne avec vaillance et resolution, oriente rien que vers la paix mais rsolus d courir les risques qu'entrane cet idal, influencera la tournure des vnements

C'est ce qu'a annonc hier aux Tout ce qui concerne la rpublique sovitique Communes M. Winston Churchill fdrale est singulirement dve(Dp. Havas). Madrid, 23 avril. du Reich L'assemble plnire de la Fdration lopp par la presse PARTICULIER socialiste de Madrid a pris fin par une fDUCORRESPONDANT DU MATIN DU MATIN sance que l'organe de M. Largo CabalPar t2phone. ROME,23 le matre du IIIe Reich ? Les nouvellesavril. a 23 Par tlphone. Que pense officielles reues d'Afrique lero qualifie d'historique, parce qu'elle la LONDRES, avril. t La seconde journe du dbat sur le orientale indiquent que des bandes abys- marqu la liquidation dfinitive de[DU CORRESPONDANT PARTICULIER DU MATIN D

LE Surle frontnord SOUS REGIME lesitaliens bombardent les Abyssins occups dtruire lesroutes [DU PARTICULIER CORRESPONDANTDU FRONT POPULAIRE Les socialistes madrilnes un adoptent entirement programme tendance rformiste soutenue, dans plusieurs discours, par M. Besteiro. La motion qui a t adopte la suite d'une longue'discussion dfinit comme buts immdiats du parti socialiste espagnol. 10 La conqute du pouvoir politique par la classe ouvrire par quelque moyen que ce sait 20 La transformation de la proprit Individuelle ou corporative des instruments de travail en proprite collective ou commune. La motion ajoute que pendant la transition de la socit capitaliste en socite socialiste, la forme du gouvernement doit tre la dictature du proltariat. Elle p-cise que par s instruments de travail s'entendent la terre, les mines, les transports les usines, les machines, les banoues. etc. Le sang coule 2 TOLDE, 3 avril. (Dp. Havas). Au village d'Alcadaute de la Jara, la suite des protestations d'une partie de la population contre plusieurs nominations faites par la municipalit, une violente bagarre s'est produite. On compte un mort et trois blesss. Les arrestations 23 MADRID. avril! il- (Dp. Havas). Un certain nombre de membres de l'Action populaire ont t emprisonns dans les provinces de Murcie et de Salamanque. Les noms de hnine, Staline et autres bolcheviks sont donns aux rues BERLIN,23 avril. Tlph. Matin. On apprend de Madrid que le conseil municipal de Mora, en Tolde, a dcid de dbaptiser plusieurs rues de cette ville pour leur donner les noms de Lnine, de Staline, de Gorki, de Dimitroff et enfin de Thaelmann, ancien chef du parti communiste en Allemagne. Les ronges veulent s'assurer la prsidence de la Rpublique 23 MADRID, avril. (Dp. Havas.) Les candidats aux lections des compro-nisarios ont t proclams Madrid et en province. On compte 190 candidats pour Madrid-capitale, 42 pour Madrid-province. Tous appartiennent au Front populaire, sauf quatre dsigns par le parti conservateur de Miguel rpublicain Maura. Grve de mineurs OviEDo, 24 avril. (Dp. Havas.) A Olloniego, les mineurs ont dclar la grve. Ils ont enferm les ingnieurs et les contrematres dans les bureaux, puis emmenant un contremaitre comme otage, ils sont descendus dans la mine d'o ils refusent de sortir. Ils demandent, entre autres choses, une augmentation de salaires.

AU THEATRE

DE LES

VACHES

Pice en trois actes et un prologue de M. Ren Aubert

Par tlphorae. BERLIN, 23 avril. Depuis quelques jours, ou plus exactement depuis une quinzaine, la presse allemande tient attirer l'attention de l'opinion publique sur la question autrile voyage de Sir Austen chienne Chamberlain en missaire officieux'du gouvernement britannique Vienne, la possibilit d'un putsch des Habsbourg en Autriche, voil notamment des sujets dont les journaux allemands ont actuellement entretenir leurs lecteurs et auxquels ils s'efforcent d'expliquer quelle est en face de l'Autriche la position actuelle de la Petite Entente, de la Grande-Bretagne, de la France et enfin de l'Italie. Ce qui nous amne fatalement poser une question trs simple s'imposant tout observateur impartial des vneet que pense de ments en Allemagne tout cela Adolf Hitler, lui-mme ? Comme nous ne cessons de le rpter, il est difficile de dfinir l'ide intime du matre du IIIe Reich qui entend prendre ses dcisions sans accepter de conseils de qui que ce soit. Pour ce qui est des questions autrichiennes, deux tendances gnrales paraissent se trouver actuellement en prsence. Nous savons d'une part que l'activit nationale-socialiste s'intensifie journellement en Autriche, richement alimente d'ailleurs par l'affaire de la Socit d'assurances Phoenix, 'scandale qui a fortement branl le prestige du gouvernement lui-mme, de nombreuses personnalits officielles s'y trouvant mles. D'autre part, l'clat tout particulier avec lequel le Reich, et surtout ''arme allemande, ont tenu clbrer le bi-centenaire de la mort du prince Pugne de Savoie, le plus erand hros national autrichien. la dlgation Vienne d'officiers allemands cette occasion, les rceptions organises tant la lgation d'Autriche il Berlin au' la lgation allemande Vienne pour fter cet anniversaire, et enfin l'activit toute particulire dplove depuis quelques jours par M von Papen, suscitent certains commentaires dans les milieux politiques de Berlin. Gardons-nous de toute conclusion prcipite, tant dans un sens que dans l'autre.a Nous allant voulons des Alpes Berlin une grande la les mer Allemagne, du Nord n,

sines se sont employes depuis quarantehuit heures couper la route existant entre Dessi et Addis-Abeba. On apprend qu'une patrouille motorise italienne a dcouvert quelque 80 kilomtres de Dessi de larges cratres dans la route, provenant videmment de l'explosion de bombes. Des sapeurs du gnie et des ouvriers civils sont actuellement concentrs un peu au sud de Dessi pour rparer ces dgts. La marche en avant, si l'on en croit les rumeurs en circulation aujourd'hui dans les milieux officiels, ne saurait tarder. Les cercles militaires expliquent que le marchal Badoglio tient essentiellement a avoir derrire lui une organisation impeccable lorsque ses hommes couvriront la dernire tape de leur brillante campagne. Mais l'opinion publique n'en est pas moins persuade que la grande nouvelle ne saurait maintenant tarder. Aussi chacune des apparitions publiques de M. Mussolini est-elle suivie avec une curiosit plus passionne que jamais et l'on peut dire que toute l'Italie attend chaque instant les paroles de triomphe dfinitif qui devront tomber un jour ou l'autre des lvres du duce C'est ainsi que l'on attend ici avec' passion une crmonie fixee pour samedi matin. Il s'agit de la fondation par M. Mussolini d'une nouvelle ville dans les marais Pontins. Avec le soc d'une charrue, le duce tracera, aprs-demain matin, les limites d'une agglomration qui portera le nom charmant d'Aprilia. On se souvient ici des nombreux discours qu'il a prononcs dans les marais Pontins, notamment celui de Pontinia en dcembre dernier, et l'on ne peut s'empcher d'esprer que le grand cri de victoire jaillira en mme temps que les paroles du baptme d'Aprilia Ces sentiments indiquent l'atmosphre italienne de victoire sans soucis diplomatiques ou politiques, tout entire tournee vers l'expdition militaire. DESSI,23 avril. (Dp. Radio.) italienne a bombard auL'aviation jourd'hui d'importants mouvements de troupes abyssines au sud de Dessi, entre Ouarro, Jalo et Jiafarich. Elle a mitraill diverses reprises des rassemblements d'ouvriers qui s'efforaient de dtourner le cours du torrent Ouecit et de dtruire les routes menant AddisAbeba.

L'allusion au fameur songe du pharacn est des plus transparentes il s'agit de la priode pnible que traverse le monde actuel. Et l'auteur tudie sur un ptan ironique mais nettement raliste les ravages que peut causer mo~ ralement et matriellement sur nos contemporains une crise qui, par sa dure et son acuit, dtraque les consciences et tarvt les ressources. C'est d'abord une vocation du temps des vaches grasses . En 1912, Honor,brave et honnte homme, terre terre, ambitieux, certes, mais mdiocre, a epous Antotnette, sentimentale, rveuse et passive. Survient la guerre. Honor se

G1LLETTE BLEUEB. VATTIER RENE SIMON

disent

lgionnaires

autrichiens

der (libral) si les doqui a demand minions avaient t consults-et s'ils la politique anglaise approuvaient consistant envisager la cession de aes territoires dans certaines circonstances. M. Baldwin. Vous tes victime d'une illusion. Loin d'avoir dclar qu'il tait dispos cder l'Allemagne un territoire mandat le gcuquelconque, vernement a donn .plusieurs reprises l'assurance qu'il n'envisageait pas cette possibilit, M. Sandys, conservateur. Le preministre mier peut-il cette complter en donnant dclaration, une assurance quant l'avenir des territoires mandats ? 7 M. Baldwin s'est content de rpondre qu'il n'tait de l'avpas question nir, mais du prsent. D'autres ont soulev parlementaires briplus tard la question de l'attitude l'gard de la politique de. tannique scurit collective. Ils ont demand si l'envoi d'une force expditionnaire militaire la contribution reprsenterait de la Grande-Bretagne la scurit collective ou une guerre ds l'instant claterait. Le premier ministre a rpondu qu'une ne pourrait dcision ce sujet tre prise par le gouvernement qu' la lumire des, circonstances

une dpche Radio, les milieux auLe-Star ajoute que, non seulement [D'aprs les toriss de Yienne dmentent formellement j M. Baldwin. mais aussi un certain nomde I'Angriff annonant qu'un informations bre de membres du cabinet britannique putsch monarchiste serait en prparation en se dclarent opposs l'ide d'une vi- Autriche.] Berlin, 23 avril. Tlph. Matin. site de M. Eden Berlin et que c'est !a M. Edmond Rossoni, ministre italien raison pour laquelle les ngociations de l'agriculture, est attendu dimanche avec l'Allemagne auront lieu par la voie prochain Berlin o il doit faire une Tlph. Matin. Berlin, 23 avril. diplomatique habituelle La presse allemande est unanime pour confrence sur les aspects politiques conomie corsouligner aujourd'hui que le question- et moraux de la nouvelle . naire anglais, qui sera remis au gouver- porative en Italie Le problme des mandats coloniaux M. Rossoni assistera le ier mai la nement du Reich trs prochainement, demandera l'Allemagnt certaines pr- fte nationale du travail Berlin, puis de nouveau aux Communes voqu il visitera l'Allemagne orientale, accomcisions en.ce qui concerne l'Autriche. [D'aprs une dpche de Londres, on pro- pagn de M. Darrt, ministre de l'agriLONDRES, 23 avril. Tlph. Matin. cde toujours au Foreign Office la mise' au culture du Reich. La question des territoires sous man- point du guestionnaire adresser Berlin. Avant de regagner Rome, le ministre dat de la Grande-Bretagne conseil.de cabinet italien sjournera quarante-huit heures a encore t Celui-cisera examin par le souleve qui se runira mercredi proehain Downing Munich, capitale du mouvement naaujourd'hui aux Communes par plusieurs dont M. Man- Street.] dputs, tional-socialiste.

(Dp. Havas). 23 avril. Berlin, de 1 uniautrichien Le cercle d'tudes ce soir une versit de Berlin a organis laquelle ont pris part manifestation, autrichiens lgionnaires de nombreux national-sociaL'migr en uniforme. anFranz Rentmeister. liste autrichien de Vienne, a cien dput au Landtag dclar On crira un jour l'pope du naOn s'efen Autriche. tional-socialisme allel'Autriche entrer force de faire politimande dans divers groupements mettent leurs espoirs sur ques. Certains mais des Habsbourg, une restauration L'Autriche est stout cela chouera. par des /ronpare du Reich aliemaid tires politiques. L'union entre les deux tre dchipeuples ne saurait cependant a concentr re. La petite Autriche. toute sa force pour donner la nation ses fils C'est sur l'insistance de M. Baldwin allemande le plus graud de nationauxNous autres, Adolf Hitler. qui vivons en Alsocialistes autrichiens, que M. Eden aurait renonc lemagne loin de la patrie, nous conti se rendre 'gerlin nuons porter dans nos coeurs la pense grand' allemande. a Un chef de la lgion autrichienne Afflrme un journal londonien dclar ensuite Londres, 23 avril. (Dpe Radio). Autrichiens, Nous autres, Le journal libral Star publie aujourjeunes nous jurons d'hui un entrefilet dans lequel il est dit bannis de notre patrie, que M."Eden est trs du de ce que le pu'il n'existe pour nous qu'une seule vopremier ministre se soit oppos au lont, un seul dsir, une seule action du premier point du voyage du secrtaire d'Etat au Foreign l'accomplissement du parti national-socialiste, Office Berlin en vue de traiter direc- programme tement avec Hitler des importants qui sera ralis un jour dans une granproblmes internationaux .attendant ac- de Allemagne, allant des Alpes la mer du Nord et la Baltique. tuellement une solution.

font preuve Ethiopiens d'optimisme ADDis-ABEBA, 23 avril. (Dp. Radio). militaires sont Des abyssins experts deux dlai d'au moins d'opinion qu'un les troupes s'coulera avant mois que reconstruire du italien gnie puissent de Dessi de route cette la partie Addis-Abeba On fait ressortir aussi que la saison commencera dans un mois des pluies admet cependant propaOn que_la sucitalif fthe a remporte quelque grande tribus de certaines abyssines, cs auprs les Wollas-Wollas, notamment parmi contre l'autorit souleves se sont qui ressortir on fait Mais que, du ngus. rdes milliers d'Abyssins, nanmoins, sous les drapeaux, cemment appels l'empereur. fidles sont rests Les Les pour construiraient Italiens route nouvelle une Addis-Abeba atteindre

23 avril. (Dp. Radio.) Addis-Abeba, non encore des informations D'aprs du gnie italien les soldats confirmes d'une la construction procderaient du dsert du Dana,kil, route qui, partant la rivire la valle de emprunterait Aouache. endonc que les Italiens Il semblerait sur d'avancer la visagent possibilit est situ Aouache, qui Addis-Abeba par au le chemin de fer de Djibouti, sur route de Dessi la lieu d'emprunter Addis-Abeba. officiers, de nombreux En attendant, militaires et conseillers techniciens leur situation trouvant que trangers, en plus de plus devient Addis-Abeba la capide quitter ont dcid prcaire, tale.

M. Rossoni, ministre italien de l'agriculture, sera dimanche Berlin

conduit en hros. Au retour, il se remet iLson labeur obscur de eomptabie, gagne un a un ses grades de bureaucrate, ne vit que pour le travail et i'eaonomie, puusse cette conomie jusqu' l'avarice et rend la pauvre Antoinette projondement malheureuse en croyant assurer son bonheur. IL a un frre, Marcel, et un bcau-jrre, Ludovic. Ceux-la comprennent la vie tout autrement que lui. Ils des leurs poches par remplissent scabreux et les vident aussitt moyens en folies de toutes sortes. Comment vous sentez-vous au prinHoLa priode de prosprit arrive nord a maintenant trois enfants. Il se temps ? Fatigue, courbature, sans appC'est le cas de montre plus grippe-sou que jamais, tit, las des le rveil mois il peut esprer devenir l'associe de beaucoup d'entre nous, sans compter tous ceux qui se plaignent du retour de ses patrons. On pressent que lacrise abat ses illusions. le ruine, le terrasse. leurs rhumatismes, d'eruptions boutonLes /ranches canailles que sant Marcel neuses ou eczmateuses. Les variqueux. et Luaovic tiennent le haut du pav. eux aussi, ont les jamoes plus enfles et Ils apporteront nergiquement la tenta- plus lourdes les hypertendus voient en saison leurs bourdonnements tion. Et nous verrons l'homme de l'hon- cette neur et du devoir sombrer lui aussi, d'oreille, leurs vertigos augmenter d'inaiors qu'il meurt de 'aim, dans la vague tensit. Cette recrudescence de maux que nous de boue. Il y sombre en dsespr, aprs attribuons au printemps est due en une lutte atrooe contre lui-mme et en ralit l'intoxication de l'organisme voyant ses fils, rvolts, s'loigner. M. Ren Aubert dbute brillamment par les poisons issus de l'activite vitale.' au thtre. Sa pice est aussi bien cons- C'est pourquoi il est indispensable de truite qu'observe. Les caractres des purger le sang, de le dbarrasser des personnages ont du relief, de la consis- impuretes qui l'alourdissent et l'affaitance. L'pret, la duret d'un sujet blissent. Comment faire ce nettoyage, ce raparadoxal entre tous sont tempres par Tout simquetques scnes traites sur un mode monage . de l'organisme en prenait avant les iepas. satirique, comique, voire bouffon. D'une plement faon impressionnante, la c:ruaut de pendant quelques semaines. 30 gouttes notre poque se dgage toute d'un troi- de Vasculose Cocset. prparation basime acte hallucinant. Sans doute la se d'iode stabilis et par consquent conclusion de i'ouvrage est affreusement inoffensif. La Vasculose Cocset dpessimiste, peut-on pourtant se dispenserae reconnatre qu'un reflet ae vente leurs rhumatismales, efface boutons et y passe ? L'interprtation ne laisse rien dsi- furoncles, dgorge les varices et les hLe ministre d'Allemagne en Egypte, rer avec M. Ren Simon qui joue de morrodes, assouplit les artres. Enfin, faon magistrale le rle complexe d'Ho- elle fortifie le sang et augmente la vitaqui s'tait perdu dans le dsert, nor, avec Mme Madeleine Geoffroy, lit gnrale. Un exemple M. T. 36 ans, caissier, souffre de MM. Robert Vattier, Georges Jamin, a t retrouv sain et sauf Louis Perdoux, Horace Davault, Gilbert migraines, de courbatures, d'une grande Mme Paquita Claude, Suzanne lassitude. Varices la jambe gauche. Il 23 LONDRES, avril. Tlph. Matin. Gil' prend de la Vasculose Cocset. De seOn tlgraphie du Caire que le baron Nouval, etc. maine en semaine son tat s'amliore. Jean PrudKomme von Stohrer, ministre d'Allemagne en Aprs un mois de traitement, il ne soufEgypte, perdu dans le dsert depuis sa11dfre plus, ses varices ont disparu medi dernier, a t retrouv aujourt Des communistesentent clare qu'il ne s'est jamais si bien porte. d'hui sain et sauf par un appareil mi(Observation litaire anglais prs de l'oasis de Baha- d'empcher M. Franklin-Bouillon une Tous ceux qui entreprennent ria. sortent dcure de Vasculose Cocset en de parler l'Isle-Adam La voiture dans laquelle le diplomate purs, rafrachis, mieux portants. Touet son chauffeur participaient un ral10 fr. 60 le flacon tes pharmacies l.ve'avait t immobilise par une panne. Le prsident du Front rpublicain, 16 fr. 95 le double flacon. Pendant deux jours, M. von Stohrer et M Franklin-Bouillon, dput sortant de son compagnon ne manqurent pas de la ire circonscription de Pontoise, donvivres mais ce matin leur situation tait nait hier soir une runion dans un htel devenue critique car il ne restait plus l'Isle-Adam. La salle tait en majorit La veuve d'eau dans le r- pour le dput sortant, mais environ que quelques gouttes servoir de l'auto. une centaine de communistes taient d'un attach d'ambassade yougoslave venus dans l'intention de l'empcher de est trouve morte parler. Aussi, ds le dbut, une lgre chauffoure se produisit, et les gendarmes purent faire sortir les communistes, dans son chteau prs de Poitiers aprs quoi la runion se droula dans le calme. Elle a succomb la suite M. Levque, conseiller gnral du cand'une trop forte de l'absorption Havas). 23 avril. (Dp. Pkin, ton de l'Isle-Adam. a reu, au cours de dose de stupfiants des conversations sino-nippoAu cours la bousculade, un coup de poing.

Le printemps Apprenez l'anglais gratuitement rveille nos misres On est heureux Dsintoxiquons-nousun cours d'annoncer aux le teurs que l'acadmie de langue anglat organise

gratuit d'anglais p: correspondance. Mthodes gratuites. Corrections gr tuites. Seuls frais supporter par l'lve 20 fr. (droit d'inscription) adresser L. Damas, secrtaire, J05. rue du Fa bourg-du-Temple (Palais du Commero Paris (xe).

Fortifiez les bronches do votre onfanlCette iode lui viter prparation rhumes et bronchites

LeJapon propose la Chine de l'organisationla lutte contre communistes les

C'est surtout lorsqu'il s'agit d 1'et fant que le vieil adage Mieux vat prvenir que gurir . prend toujou; sa valeur. Un mauvais rhume. ux bronchite Insuffisamment soigne, ut maladie contagieuse grave peuvent et traver son dveloppement et le laiss< fragile pour la vie entire. Prservez la sant de votre enfant f fortifiant ses bronches et tout son o ganisme par une cure iode de Sire Jalu. Cette excellente preparation a i< mmes effets bienfaisante que la eu; marine. Elle assainit et tonifie les broi chps, dpure et enrichit le sang augmente la rsistance de l'organlsrr aux maladies contagieuses. Grce s Sirop Jalu, non seulement votre et fant s'enrhumera moins cet hiver, ma 11se developpera mieux. S'il a des veg tations. des ganglions les amygdal. gonfles, vous constaterez vite une am lioration trs sensible de son tat. respirera mieux, aura de belles couleu et un excellent apptit. Toutes pharmacies, 9 fr. 75 le flacon 14 fr. 95 le grand fiacon

inles Japonais Tien-Tsin, nes tenues d'une alla cration sisteraient,pour contre les comliance militaire dirige du Nord. de la Chine munistes en prinLes Chinois auraient accept d'accder la refus cipe, mais auraient d'installer des gardemande japonaise et Chel-Chouan. nisons Pao-Ting de fer de Pkin sur la ligne du chemin Hankou

M. Tardieu Dlle,

dimanche, accomplira son devoir d'lecteur

Un Marocain serait mort 140 ans

:53 Tlgr. Matin. MENTON, avril. M. Andr Tardieu, allant accomplir son devoir d'lecteur, quittera Menton same di aprs-midi. Il arrivera DeUe, dimanche matin, et aprs avoir vot il repartira pour Menton, o il sera de retour lundi soir.

Le service militaire obligatnireen Autriche fera l'objet d'un dbat Londres, 23 avril. Tlph. Matin. Le fait que le gouvernement autrichien a dcid d'appeler cinquante mille hommes sous les drapeaux ds le mois de juin sera souiev la Chambre des communes lundi prochain par plusieurs dputs qui s'efforceront d'obtenir des indications sur J'attitude du gouvernement britannique l'gard de cette mesure. .jes parlementaires dsirent particulibrement savoir s'il n'y. a pas l une violaion flagrante du trait de Saint-Germ;'n, et, dans l'affirmative, quelles meeu Il les puissances envisagent.

bras de sa femme en criant Unmauvais Voil le revenant 1 temps tandis que les spectateurs enPuis. tonnaient spontanment un hymne re- comme on n'en avait pas vu en Savoie ligieux, on remontait sur une civire depuis vingt-deuxans l'ingnieur Scadding dont les pieds taient horriblement enfls.Sa faiblesCHAMBRY,23. avril. Ce Tlgr. se tait grande et il ne put que faire matin, les montagnes taient Matin. blanchies de un signe de la main. abords directs de Chambry, neige jusqu'aux Les chants et les cris d'allgresse 1914 firent place un profond silence lors- ce Lequ'on n'avait pas vu depuis cette nuit authermomtre est descendu que parut enfin le corps de M. Magill..dessous de seio.

A Tl-Aviv, la police est sur le pied de guerre (Dp. Havas.) Tel-Aviv, 23 avril. VIOLENT SEISME EN CHINE La police arme assure la protection det exige CHANCHAI. 23 avril. (Dp.Fournier). de Tel-Aviv et de Jaffa circulation.la Les Un violent sismea dvast une par- tention d'un permis de les deux villes communications entre tie de la province du Koantoung.' Le nombre des victimes serait assez sont pratiquement interrompues. lev. Des milliers de personnes sont Dans la campagne les musulmans sans abri. multiplient les attentats contre les auOn manque d'autres dtails. tomobiles prives. Ils ont incendi notamment un camion de ravitaillement. Ils sment des clous sur les routes afin Le sauvetage des emmurs d'arrter le trafic. A Lydda, les meutiers ont mis le feu de Moose-River aux plantations et aux exploitations A Hbron, o se droulrent LONDRES, avril. 23 Matin. agricoles. Tlph. des troubles sanglants en 1929. les auC'est en pleine nuit, disent les de- torits ont fait vacuer la population pches de Halifax, que les emmursde vers Jrusalem. Les habitants des petila mine d'or de Moose-River (Nouvelle-tes villes Acres, Beisan, sont dirigs Ecosse) ont finalement t sauvs. les principaux centres. A 1 heure du matin (heurelocale) les sur Caffa, les Arabes ont dcrt la vaillants sauveteurs qui depuis dix A gnrale. Dans toutes les villes, jours, se frayaient un troit passage grve Arabes qui dans la masse rocheuse ensevelissant on commence arrter les leurs bouti. les juifs fermer le docteur Robertson, linsnieur Sud- obligent leurs industries. ding et le cadavre de leur compagnon, ques ou sont De Hermann Magill, dcd il y a trois duits nombreux incidents yseredoute prol'on Jrusalem les jours, remontaient la surface le Dre- rassemblements deset musulmans pour les mier rescap. C'tait le docteur Robertson qui, prires de vendredi. Un des blesss malgr les souffrances et l'aneoisse liss est dcd. qui avaient t hospitaP-rmi les victimes, on qu'il avait endures, apparut tout ne compte jusqu'ici aucun ressortissant joyeux la ioule qui attendait prs du puits-mine. il se prcipita dans les franais

M. Schuschnigg rentre Vienne 23 VIENNE, avril. oix. Pour ce qui est des artistes, e doute que Mc Laglen, acteur excellent, runisse tous nos suffrares dont un grand nombre iraient notablement Charles Laughton. filant Bette Davis, elle est trop )eu connue par notre public pour sa photognie spciale, riompher, on allure la fois maladive et son egard n'ont exophtalmique pas ncore conquis les fervents du sepMme art et on lui prfre maintes mtres stars. Le choix de John\ 7ord est excellent, avec Frank Ca?ord est parfait, avec Frank Ca'he du lot des outsiders direceurs et il possde, en sus de son onfrre, des qualits artistiques uprieures et il est en train de rejindre' Lubitsch sur le faite des uccs. Quoi qu'il en soit, il est amuant de connatre les rsultats :'un palmars dcerne dans la oussaie californienne par une ^semble clectique et impartiale. Pierre-Gilles Veber. CARMEN BLONDE

LES OUVEAUX N FILMS OLYMPIA Rose-MarieUne motion de flicitation au chef de production de la firme qui a choisi, pour mettre en scne Rose-Marie, un ralisateur de plein air, un spcialiste s nature vivante S. Van Dyke. En effet, ce qui clochait le plus dans la clbre oprette c'tait la toile peinte et le carton pte et, lorsqu'on chantait le Totem' Tom Tom, entre cour et jardin, il fallait avoir une rude imagination, pour s'vader de son fauteuil et planer au-dessus des admirables lacs et forts canadiens. Aujourd'hui l'illusion est complte et voici un excellent morceau de cinma musical, qui nous est habilement prsent sans que la partition perde ses droits et auquel le public, amateur d'airs sentimentaux, fera sans doute un vif succs. Transpos adroitement l'cran le canevas de Rose-Marie est trop connu oour le rsumer nouveau et, partant de Montral ou plutt des planches de de cette bonne ville canadienne l'opra nous suivons gaillardement, travers les futaies, dans les vallons et dans les montagnes. Marie de Flor la recherche de son frre hors la loi et nous fredonnons les airs que nous avons aims au cours des nombreuses reprsentations thtrales de cette uvre lyrique, tandis que le photognique Sergent Bruce piste la dame de ses rves.. ,! Jeannette Mac Donald. dont le physique impeccable est toujours la hauteur des situations romanesques et sucres, est l'hrone de cette nouvelle version. Depuis les morceaux d'opra jusqu'aux couplets populaires, sa voix charmante, renforce nar le micro, s'en donne cur ioie et un excellent tnor Nelson Eddy. dans le rle du sergent de police monte, lui donne agrablement la rplique. Et ce gazouillis nous est offert dans un cadre sauvage, au milieu de vrais Indiens, qui ne scalpent plus que les btes fourrures. Quelle belle propagande en images pour le Canada Gilbert Bernard.

Une amusante attitude d'EDDIE CANTOR fent hlaeues. i au ParisCECIL RHODES

JANE WYATT et PRESTON

FOSTER

L'APPEL

DU

SILENCE

Les Agriculteurs et le cinma Bonaparte prsentent, partir d'aujourd'hui, une grand film anglais ralis par Berthold Viertel sur la vie de Cecil Rhodes, visionnaire, aventurier, constructeur d'empire, aui rva l'unit de l'Afrique du Sud par la colonisation anglaise et mourut avant l'achvement de son dsir. Cette grande figure revit dans ce film trait avec dignit et sincrit et dans lequel l'appoint historique ne le cde en rien au drame purement humain. La grandiose beaut des extrieurs de l'Afrique du Sud ajoute un sr lment d'intrt cette production. Walter Huston interprte avec talent le personnage de Cecil Rhodes dont il a su rendre la fois le ct visionnaire et patriotique. On remarquera l'excellent et trs fidle portrait qu'Oscar Homolku a trac de Paul Kruger. prsident du Transvaal Votez pour moi

Votez pour moi, du fait mme de son actualit, vient bien son heure pour rjouir les spectateurs, car c'est, on s'en doute, d'une amusante satire lectorale qu'il s'agit. Trait avec un humour et un entrain vraiment remarquables, il bnficie d'une interprtation d'lite avec Dick Powell et Ann Dvorak en tte, et passe avec succs au Cinma y Edouarbl-VII.

Il est superflu dsormais de prsenter lartha Eggerth au public franais. Deuis la Symphonie inaclaeve, dont elle ut l'inoubliable interprte, son nom est rav pour toujours dans la mmoire. On a surtout connu Martha ans des rles plutt dramatiquesEggerth aujurdhui, elle nous montre son talent 3us un tout autre aspect Carmen londe nous rvle une Martha Eggute nouvelle, gaie, ingnue, trpx'ante, ui vous enchantera. Elle nous a rser-! une autre surprise toutes les chan)Ils de Carmen blonde ont t tournes t enregistres par elle-mme en franais et nous croyons que tout le monde mdra hommage la clbre artiste our cet effort o elle a d'ailleurs ement russi. Bientt, tout Paris pleifreonnera les chansons cres par Mar!la Eggerth dans Carmen blonde. Du reste, son talent de grande cantarce a t consacr par le fait que Opra-Comique n'a pas hsit l'enager pour le mois de juin, dans les r de la Tosca, Carmen, la Bohme. Carmen blonde va sortir demain i version originale au studio dans de Etoile: CODE SECRET

Alexandre

Rignault

et Germaine

dans une scne Sablon au cinma Madeleine

de

la

Terre

qui

meurt

ERMITAGE 4e semaine

'SSfEflgffde succs

L'Appel du silence, de Lon Poirier, qui vient d'tre prsent au cours d'un magnifique gala, est le premier film qui ait t ralis par souscription. En effet, cent mille Franais ont t, en quelque sorte, les commanditaires de cette grande uvre purement nationale. L'Appel du silence, qui retrace la vie du pre Charles de Foucauld, a, du point de vue cinmatographique, un autre mrite il s'vade du studio et le spectateur sur les lieux transporte mmes o se droula l'action. Lon Poirier et ses interprtes, Jean Yonnel La Terre gui meurtet Pierre de Guingand, ont parcouru dans le Sahara et le Maroc plus de 15.000 kilomtres pour tourner les C'est un vnement que la projection scnes de cette grande production au cinma Madeleine de la Terre qui meurt, grand film franais en couleurs, ralis par Jean Valle, d'aprs le chef3 concours annuel du Grand Prix ci'oeuvre de Ren Bazin. Avant toute chose, il convient de louer du Cinma franais la qualit technique du procd qui, tout en restituant la couleur relle des choLa Socit d'encouragement l'art et ses, mme dans ce qu'elle peut avoir de l'industrie vient de fixer le rglement plus vaporeux et de moins matriel, condu 3e concours annuel du Grand Prix fre aux images un relief saisisant. Les du cinma franais sous l'gide de Louis figures des acteurs y gagnent en intensite d'expression. Telle finesse de regard Lumire. Ce concours honorifique doit rcom- tel imperceptible changement de physiopenser le meilleur film franais ralis nomie. dont le cinma en noir nous priet prsent entre le lpr dcembre 1935 ve, apparaissent cette fois dans la lumire naturelle de ce beau film. et le 30 novembre 1936. Un drame poignant se joue autour de Le prix sera attribu avant le 31 dcembre 1936, et le jury se rserve la !a ferme de la Fronmentire, au cur de libert de ne pas l'attribuer au cas o la Vende. Le fermier y verra un un ses la qualit des films prsents ne lui pa- fils abandonner la terre pour la vilie, et finira par consentir au mariage de ratrait pas le mriter. sa fille avec un valet, qui, lui, est solidment attach l terre. Larquey, dans le rle si lourd du pre les Lumineau, ne cesse d'treindre Alexandre Simone curs. Rignault, Bourdet, Germaine Sablon, Lucien Galas, Jean Cyrano, Mady Berry, et encore Line Noro et Robert Arnoux jouent autour de lui des figures profondment humaines. Abandon des campagnes pour les villes, la Terre qui meurt meut encore plus profondment par son actualit. C'est un film que tout Franais se doit de voir et qui, en dehors de sa valeur artistique, trouvera un accs au cur de tous les spectateurs soucieux S. TITRt i rBAMCAH ^Bl/[KSIOM OKISMAlf de l'avenir de la France

?" :-> ?

'V;

v

cojsiiHin

r*

I qu'un homme*

MOZART Permanent Soire 14-19 h. 30, dep. Q 21 h.. dep. 10 tr.

La Rose du ranchGladys Swarthout, maintenant grande toile du Metropolitan Opra de NewYork, vedette adulee de la radio et de ['cran. eut pour premires amours la musique, et principalement la musique d'opra. Elle chanta, notamment, au cours de ces dernires annes, tout le rpertoire du Metropolitan. Pour sa premire apparition au cinma, elle cra un film musical, la Rose du ranch (Rose of the ranch), qui passe actuellement en version originale au cinma Marbeuf, et au cours duquel on l'applaudit en de nombreuses chansons. Ce^MRTH CARMEN au W Version STUDIO originale, EGGERTH BLONDE DE L'ETOILE

PRODUCTEURSDISTRIBUTEURSPour vos prsentations

>.

Ce titre seul est assez vocateur de esprit du film. Le tlgraphe fonctionne. Une mince ande der papier reoit de mystrieux etits traits longs et courts. L'employ raduit il s'agit de messages banals. Cependant, le sens de ces quelques lots semble cach. Des hommes mysineux vont tcher d'en dcouvrir le a-itable sens. C'est urgent. La vie de millions 'hommes est mise en jeu par ces simles petites bandes de papier.. Code secret est un film d'espions, de lessages en langage chiffr, de mys:re, au cours duquel l'intrt de l'exmente mise en scne de William Hoard qui a su raliser avec un tel sujet ne production empreinte du plus 'amd humour ne faiblit jamais. Code cret n'est pas seulement un film draatique. L'humour et la gaiet y cient souvent le tragique. Le principal interprte de Code secret it William Powell. Ceci explique tout, 'est-ce pas ? Car Powel ne peut jouer ne des rles humains et nuancs. Code secret 1 Tout le monde attend film qui passe partir d'aujour'hui au cinma des Champs-Elyses. .Autour de William Powell, Rosalind ussel, Lionel Atwill, Cesar Romro,

LASALLE POISSONNIERE rue do Faubourg-Poissonnire

SAMEDI, Le nouveau

PREMIERE film gai

--

n'tait

qu'un

homme

420 places assises Situe en plein centre de Paris Luxueusement amnage SONORE EQUIPEMENT DES PLUS MODERNES

s.-t. fr. Louez Et. 06-48

POSTE < PHILISONOR > Prix modrs

GLADYS SWARTHOUT la belle cantatrice amricaine qi qui l'cran la premire fois parat pour au dans Rose of the rancho, Marbeuf LES PRESENTATIONS

Mireille BAUN BERVlt-lARQUEy Cette semaine, Ba-Ta-Clan, le RIGAUD RaymondCORDY chef-d'oeuvre du monde, Back Street, Gecrqes wcl"e avec Irne Dunn et John Boles. MatiLES ATTRACTIONS n tous les jours, fauteuils 2 francs.

10 heures, au Le mardi 28 avril, les Deux favoris. Marignan Le mercreal 29 avril, 10 heures, au le Coeur dispose. Marignan

Ce n'tait qu'un homme (.We're only human) commence une .deuxime semaine d'exclusivit au Colise. Interprte par Preston Foster, Jane Wyatt ?x James Gleason, cette production constjtue un film policier d'un genre nouveau puisqu'il nous montre sous son aspect veritable, la lutte tragique qui met quotidiennement aux prises, en Amrique, G. bien et gangsters. Le hros ie cette histoire n'est cas un prodige d'intuition cr par l'imagination d'un romancier c'est un homme. Et si nous le voyons entreprendre des combats tiroques, nous le voyons aussi perdre son courage sous l'action de la peur Et ce sera force de ruse et d'adresse, pouss par le dsir de faire valoir sa i?ail)ance aux veux d'une femme aime, lue notre hros parviendra anantir me organisation de gangsters particuiremenc dangereuse. le grand reportage de Louis Cuny Montmartre, a t prsent le 21 avril au cinma des Champs-Elyses.

Z4 Aw3 1S38 t-

LE MATIN

a

rs

=

Tranche spciale de la loterienationale Prix duGrand sweepstake HENRY Paris1936 -,de'Une tranche spciale de 300 millions -$rient d'tre mise en vente. Le rglement et le mcanisme du tirage sont d'une clart parfaite. Nous en indiquons les grandes lignes ci-dessous Les billets mis sont rpartis en 30 sries de OO.000billets chacune. Chaque billet porte donc le .numro de sa srie de 1 30, et son numro de billet dans la srie d 1 Quelques jours avant la course Par voie de tirage au sort, on affectera un des chevaux restant engages dans le Grand Prix chacune des 30 sries. Si, comme il arrive toujours, le nombre des chevaux est suprieur 30, certaines sries, toujours par voie de tirage au sort, se verront affecter 2 chevaux. etc. Alors. par la mthode habituelle de ,la Loteri nationale, on extraira des cinq sphres bien connues un numro d'un chiffre,, le n 7 par exemple ? un numro de quatre chiffres, le n" 1432 un numro de cinq chifpar exemple fres, le n 57159 par exemple. Vient alors le Grand Prix de Paris. un autre cheval Un cheval X ga;ne et un cheval Z, troisime. Y est second a) Le cheval X a t, par le premier tirage au sert, affect la srie 23. Donc, dans cette srie 23 Le billet 57159 gagne Les billets se terminant par gagnent Les 10.000 billets se terminant par gagnent 5,000. b) he cheval Y,,class second, s'tait vu affecter la srie 12. Donc, dans la srie 12 Le billet portant le n 57159 gagne Les 10 billets se terminant par 1432 gagnent 500.000. Les 10.000 billets se terminant par gagnent 2.000: c) Le cheval Z class troisime, s'tait vu affecter la srie 29. Donc, dans la srie Le billet portant le no 57159 gagne 1.000,000, Les 10 billets se terminant par 1432 gagnent 200.000. Les 10.000 billets se terminant par 7 gaenent 1.000. Tout cela est simple, clair, net. Le mcanisme du tirage de la tranche spciale de la Loterie nationale du Grand Prix de Paris est le mme que celui de la Loterie nationale, Le cheval gagnant rapportera Le cheval class second 27.000.000 Le cheval class troisime 13.000.000 Mais cette tranche spciale rserve en'core une consolation. Aprs le Grand Prix aura lieu un tirage de consolation suivant la formule habituelle de la Loterie nationale. Le total des prix de consolation est de 75.000.000, repartir en 1 gros lot de 2 lots de 3 lots :de 1,000,000.; 4 lots de 500.000 30 lots 'de 100.000 3.000 lots de 10.000 30.000 lots due 1.000, Chaque billet de la tranche spciale 1 Courtdonc deux chances l'une avec le cheval, l'autre avec le tirage de conso-

DES COURRIER SPECTACLES8ERNSTEIN GYMNASE THEATRESDE LES PREMIERES CE SOIR!e succs Nus de obtenu par MALGRE et par suite d'enBroa&vmy. l'Alcazar, gagements antrieurs, on annonce les dernires de ce spectacle. Dans les prereprsentations -iers jours du mois prochain dbuteront sur cette scne les BlacKbirds, revue ngre entirement et jazz de joue par des artistes couleur et qui vient de triompher pendant deux nos Londres.

LA ! l'informa assez tard pneumatique trouv une autre situaqu'ayant la tion, Mlle Lucie Maraud quittait Furieux banque sur-le-champ. d'tre ainsi jou, Romulus Dubois du. poing sur son bureau. frappa Une stno-doctylo remd'occasion tant bien que mal. plaa l'absente Plutt mal que bien. M. Dubois commenait regretter srieusement sa secrtaire lunettes, lorsqu'on vint lui annoncer une visiteuse. tout Elle insistait tre particulirement pour reue par M. le directeur et refusait d'inscrire le motif de sa dmarche. Sur l'ordre du chef, qui tait seul en cet instant, la porte s'ouvrit devant une jeune personne l'lgance hardie et au savant maquilSes cils lage. remarquablement et les boucles blondes dpaslongs sant son mignon chapeau lui faisaierit une figure de poupe. M Romulus Dubois l'invita s'asseoir en face de lui, ce qu'elle fit en croisant bien haut ses jambes gaines de soie arachnenne. dit-elle Monsieur le directeur, d'une voix de tte, j'ai toujours recourir Dieu qu' ses prfr aussi ai-je tenu saints, vous adresser directement ma requte. ' Oh mademoiselle, je ne mrite pas d'tre compar Dieu Peut-tre au diable riposta effrontment la nouvelle venue, non sans dcocher au quinquagnavire une illade assassine. Peut-tre, admademoiselle, mit Romulus en riant mais je n'en suis pas moins tout dispos vous tre agrable,- si c'est en mon pourvoir. De quoi s'agit-il ? Eh bien voicije cherche une place de secrtaire. Connaissez-vous la stno-dactylographie ? Je ne connais que a; monsieur le directeur C'est parfait. Je vais essayer de vous prendre, mon service. Votre nom, mademoiselle ? Ariette, Arlett monsieur, Bory, a Dlicieux faillit s'crier M le directeur,, qui oublia' totalement de rclamer des rfrences. Ariette entra en fonction incontinent. Dbarrasse de son manteau, elle offrit au regard du patron de charmantes formes que moulait complaisamment une robe des plus adhrentes. M. Romulus Dubois fut bientt enchant de sa nouvelle recrue au ciel, n'tait point diqui, grce plme de l'universit Elle n'en travaillait moins pas comme un ange nonobstant quelques petites bvues dues a myopfe,~ a~~rd.quelle la coquetterie interdisait le secours de lunettes. Mais que n'exmon Excusez-moi, monsieur, use-t-on d'une jolie femme ? et. rveil s'est arrt Un, jour que la blonde secrtaire ne vous tes pas rVous se penchait plus que de coutume enchana le directeur, veille, glaoh pour une raison tout adest votre excuse cial. Mademoiselle, ministrative sur le bureau du et la fin du mois je directeur, inacceptable celui-ci tout perdit me priverai de vos services. coup conscience de sa dignit de avait M. Romulus Dubois prochef. haleinonc la sentence tout d'une Ariette se dgagea brusquement l'ocs'il craignait que ne, comme d'une voix qu'elle ne cherchait et, ne lui casion chappt. guette plus travestir aussi prouPeut-tre parce qu'il Ah ah monsieur le direcgne de son inlganvait quelque teur. Vous n'avez plus envie de ce morale. me congdier, prsent ? cette Le silence qui rpondit Puis avec un soupir, Lucie Maet le sourire indfinissaexcution raud alias Arlette Bory ajouta sur les lvres ble nu'il surprit ples Je n'aurais jamais cru que de Lucie accenturent son malaise. ainsi la jeune fille se vous vous garassiez mot dire, Sans fut exAnne-Marie mit au travail et le courrier Delord-Testa.J'aurais que votre fonprfr vienne ds demain. d de pouvoir la secrtaire c Vint , rectifia mais ferme. d'une voix douce directeur de M. Romulus Dubois, et Cie, qui arla banque Landru tout son spacieux bureau pentait le en dictant son courrier, s'arrta, ronc sourcil Vous dites ? Mlle Lucie Maraud, stno-dactyde diplmes unipourvue lographe versitaires, prcisa J'aurais que votre prfr vint ds defond de pouvoir du subjonctif main:. l'impartat le directeur. monsieur s'impose, un mouveM. Dubois rprima sa ment et poursuivit d'impatience dicte Vous voudrez bien me faire concernant la les pices parvenir maison Roggers. se leva Le crayon de la secrtaire derechef. t Le mot concerner ayant vitons la remploy plus haut, ptition. Je vous en prie, mademoiselle, ne m'interromclata le directeur, 1 Nous ne le temps pez pas tout Gonconcourons le prix pas pour court Vraiment ce bas-bleu exagrait dans un mois tait Depuis qu'elle de il ne se passait gure la place, ne lui infliget une lejour qu'elle ou littraire. on grammaticale fort mal proCela lui rappelait o il tait le plus parpos le temps les bancs fait cancre port qu'aient d l'obtendu collge (Il n'avait un piston tion de son bachot qu' de gros Ce qui ne l'avait calibre). de devenir directeur pas empch de banque et officier de ia lgion d'honneur. beau 1 n y avait Dieu merci nul ne se permettait temps que Et voici plus de lui en remontrer mpcore. qui n'avait que cette Un me pas l'excuse d'tre jolie les (Mlle Lucie ignorait ple visage de raides cheveux fards) encadr des par bruns, yeux masqus et une robe de lunettes d'normes des couventine dissimuler propre toutes choses formes indigentes Dubois avait asque M. Romulus sez vues, mais dont il ne pouvait se un honnte dbarrasser sans prtexte. ne Mlle Maraud Or, ce prtexte, A la conle lui fournissait point. elle joignait science professionnelle, Pas une rigoureuse ponctualit. en dfaut de la prendre moyen allait en trouM. Dubois Pourtant, ver l'occasion. de le neuvime Un matin, coup dans le pass sans sombra l'horloge La demie la secrtaire. que part heure. Enfin, vint, puis la dixime MUe Lucie entra,-un. peu essuuune telle clrit Tdi avec que l'heure se trouva rattrape. perdue le chef suLe lendemain matin, Landru attende la banque prme dit sa Un vainement secrtaire. Omnla-Patii, Fontainebleau. (Droits de reproduction M. Allix et de traduction reste doyen rservs)

Au Th. DE l'uvre 9 h., les Vackes maigres, et 3 actes de M. Ren pice en 1 prologue Atibert. SMnson FainA Boeiho. Saint.Granier, Nita la chanteuse OJiirles et Johnv, siloer, Belli. Kvaux et Oie. Rayia, !*> -&eurs l-n< A L'EuRoriE. Jean Lumire, Dunot, Ded Evsel et dix vedettes. A L'EMPIRE. d'attracNouveau spectacle tions et de .cirque.

LA REPRISE DECE SOIR'Av Dame Birafceau. reus au TH. DE Les contrle, l'Etoile, pice critiques en et 9 h. 2 Il'' actes .courriristes ce de thtre) M. seront A. Nature,

O^^iuRopiEr et 10 vedettes CABARETS

mm

AL'pPEBA. suCs le rput rle de d'afficher Raoul encore de du Sud de tnor de la franais

Devant reprise Nungis. deux

la des

persistance Huguenots Thi'.l a intervalles avant le dans dcid

du avec le

Georses la direction fois son .

rapdpart inter-

l'opra prochs, en Amrique prte classique S9 avril. demain

Meyerbeer de

soir,

hebdomadaire,

principal en samedi, et mercredi

spectacle prochain

Les chansonniers dans leurs coucou, Kj uvres nouvelles. La revue grand succs et Glanons de Charley, joue par l'auteur la joyeuse troupe du Couco. 3 heures de rire et 10 franes le fauteuil, pour

il. M. de

l'Opra, Ph. Gairt>crt, M. Szymanow&M Lifar, dcora qui et

hier

so:r, Hamatte. dans

sous le la le

la

direction ballet

de

PROGRAMME

D'AUJOURD'HUI

nouveau chorgraphie

de Mme consisera

8erge ft les Irne drable. donne par la

eu

sera costumes L'effet le

principal dessins produit a

interprte, par t en commenant

Lpreatoiricjj. La premire lundi soir, Salom, La de

reprsentation ,spectacle. Strauss. si DE en courte. L'QDEON. soire,

Richard Vie est

PIGALLE. fliHEATRE X Patrie tation Paul Jacques Jean Baconnet, Barr, Clair Blanc, sle 'tALA '.X sur nuit Guilhne. PIGALLE. CERCEAUX IES I la' die>r, PIGAIXB. "INONDATION X dure Jyrique, courant neront Tourmente, Joie 'Jeanne Parry. Amiot, Eysex. Schneider, Lucien Oarras. jcrardiiui .(Mm? MM-

Baumer. Au en 8 h.

NATIONAL vendredi, Germaine Andr Raymond-Girard, Antony Jean Bryonne, Charpentier, Mmes Madeleine Margs,

Laurier, Wasley, Carretier. B&rratler, Lucien

reprsendairval, Sylla, Parzy, Ren Jean Neitlici-

Roger Gautier

Harry-Janjec, Guy Pascal, Couvreur, Romani,

Odette

Brianne,

JACQUES-GUILHENE. se vaier prsentsra la du scne B au de 9 la mai,

Maurice pour la le, premire dans gala

Cliefois la

Comdie-Franaise pour

Jaeques-

La

Vie

est (37

si bis,

courte.

R.

OevilIcTs. don9 h.

aujourd'hui 4 actes Hopstein

24 avec Marqus,

villa d'Alsia) avril, Robert Joufroy,

Murzeau, Ver-

Jacqueline Lewin,

Vnder. La Vie est si Le de retraite fera sa courte. thtre des Dorsrtat. de rouverture Ver-

DRANEM. de mal. la. Maison

artistes

Rig-Oranffis,

le Chevalier iL la rose. Demain les Opra. Huguenots. Relche..Demain: l'Ecole des Opra-Comique. maris, Anglique. Comdie-Franaise. 8.30, Aimer, le Chevaller Demain Hedda Gabier, l'Epreuve. Cannepin, Odon. 8.45, Patrie. Demain, matine la Servante sans gages; soirr la Gamine. Antoine. 9., Faites a pour mol. Arts. 9., les Innocentes. Atelier. 8.45, le Faiseur. Athne, S.45, Guerre de Troie n'aura pas lien. Simone est comme c&. Bouf-Parisieas. 8.45, 9., Inspecteur Grey. Capucines. Chtelet. 8.30. Au soleil du Mexique. J'aurai Lulu (R. Worms, L. Lisser). Dcjazet. a disparu. Deux-Masques. 9., Lady Werner Cat-Lyriqtie. 8.30, Cocarde de Mimi Pinson. Graad-Gnignol. 9,, l'Enigme de deux mois. Gymnase. 9., le Cour. de M, Henry Bernstein. Humour. 9., L'heure H. Madel. Proch. Mon, pre avait raison (S.GuitTy) Mathurins. 3 h. Les Revenants. Michel. 9.. Trois. Six, Neuf. Michodiere. 9., Bichon (V. Boucher. M. Deval). de Marianne. Montparnasse. 8., les Caprices rev. Rip. Nouveauts. Relche pour rptitions. uvre. 9 h., les Vaches maigres. 9. Elle attendait Palais-Royal. a (fou rire). Pigalle. 9., la Vie est si courte. Porte-Safnt-Martin. 8.40, Ignace (Fernandel). 9., la Femme en fleur, Saint-Geores. Sarah-Berahardt. 8.45, 3 Hommes sur un cheval Th. de l'Etoile. 9., Dame Nature(de A. Birabeau) de Paris. 8 h. 45, Vive le roi. (E. PopeSio.) Th. Relche. Trianon-Lyrlflae. Varits. 9.. Fiston. Vieux-Colombier. 8.45. Elizabeth. A.B.C. Lucienne Boyer, S. Dante, les 4 Francis. Alcazar. 3., 9., Revue snper-nne. Broadway. S. Fainsilber. 10 ved. BoMno. 9., Saint-Granter. de Paris. Casino de Paris. 9., Plaisirs Empire. 8.45. La, Geo Dorlis, Fredo Gardoni. M.S. Jean Lumire, Dunot, Ded Rysel Europen. Folie d'amour. 9..la Folies-Bergre, Mayol. 9.. Nuits perverses. rer. Charley et Souple:. Concon.. 9., Glanons, 2-Anes. 9., Nouveau spectacle. Dfx-Francs. Relche pour rptitions. Jockey (127. bd Montparn.). Dancing. Attract. Lune-Rousse. 9..Ligue.ligue. donc (Michel.Dorini Noctambules. Clture annuelle Perchoir. 9., Votons. Vallier, Caris. Cirque d'Hiver. 2.30, 8.30, Perle du Bengale. Zoo