Le conflit des deux modernités et la question de la ...

Click here to load reader

  • date post

    24-Jul-2022
  • Category

    Documents

  • view

    0
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of Le conflit des deux modernités et la question de la ...

Le conflit des deux modernités et la question de la disparition des solidaritésTous droits réservés © Lien social et Politiques, 1998 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/
Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/
Document généré le 24 juil. 2022 04:56
Lien social et Politiques
I. Liens personnels et individualisme positif
Le conflit des deux modernités et la question de la disparition des solidarités The Conflict Between "Two Modernities" and the Question of the Erosion of Solidarity El conflicto entre dos modernidades y el problema de la desaparición de solidaridades Ulrich Beck
Numéro 39, printemps 1998 Liens personnels, liens collectifs
URI : https://id.erudit.org/iderudit/005056ar
Découvrir la revue
Citer cet article Beck, U. (1998). Le conflit des deux modernités et la question de la disparition des solidarités. Lien social et Politiques, (39), 15–25.
Résumé de l'article Dans ce texte synthétique reprenant deux courts chapitres publiés en allemand en 1995, Ulrich Beck présente quelques-uns des concepts essentiels sur lesquels il appuie sa lecture de la société contemporaine et, en particulier, la notion de « modernisation reflexive », qu'il partage avec Anthony Giddens. Selon Beck, les trente dernières années ont été marquées par un processus continu de détraditionalisation. Avec ce processus, plusieurs des clefs de voûte de la société industrielle se sont dissoutes : partage des rôles des sexes, famille nucléaire, classes sociales. Ces catégories qui permettaient d'orienter les trajectoires sociales et de définir les positions dans la société industrielle, mais aussi qui étaient relayées par les institutions, n'organisent plus les trajectoires individualisées. La biographie normalisée devient une biographie choisie. Nous vivons désormais dans une société sans classe, mais gorgée d'inégalités sociales, une société où s'érodent les fondements existentiels des institutions et des formes de consensus qui les ont portées. Ces transformations ont aussi des conséquences majeures pour les formes de mobilisation et d'expression politique. Beck aborde cette question dans un second temps, en évoquant la question des solidarités dans les sociétés modernes avancées.