L’Algérie, un partenaire incontournable

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www . lechodalgerie-dz . com Quotidien National d’Information 9 e Année - Samedi 17 octobre 2020 - 29 Safar 1441 N° 2524 - Algérie : 10 DA / 1 € www . lechodalgerie-dz . com L’Algérie, un partenaire incontournable Lors de sa visite de travail qu’il a effectuée jeudi dernier à Alger, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a mis en avant le rôle «incontournable» de l’Algérie dans la résolution des crises qui persistent dans la région du Sahel, notamment en Libye et au Mali. Résolutions des crises dans la région du Sahel RESTEZ CHEZ VOUS SAUVEZ DES VIES INFORMER ET PENSER LIBREMENT Coronavirus 221 nouveaux cas, 126 guérisons et 5 décès en Algérie durant les dernières 24 heures Manifestations populaires du 17 octobre 1961 en France Une forte impulsion à la Guerre de libération EN Un stage et des satisfactions Pendant longtemps, on a cru que le stage de l’équipe nationale en ce mois d’octobre, était compromis à cause essentiellement des atermoiements de la Fédération... Lire page 16 Lire page 5 La campagne pour le référendum entame sa 2 e semaine Le citoyen demeure un partenaire crucial dans le processus de changement La campagne pour le référendum du 1 er novembre a entamé sa 2 e semaine avec la poursuite des meetings populaires et rencontres de proximité à travers l’ensemble du pays. Ainsi, les animateurs de cette campagne continuent de sillonner le territoire national en vue d’expliquer aux citoyens les tenants et les aboutissants de la nouvelle constitution et les inciter à se rendre en force aux urnes le 1 er novembre prochain pour dire leur dernier mot et plébisciter ce projet qui ouvrirait la voie pour l’édification d’une Algérie nouvelle en cohésion totale avec sa ligne novembriste. A cet effet, les différents acteurs de la classe politique, de la société civile, des organisations patronales ou encore des membres du gouvernement ont été jusqu’ici unanimes à dire aux citoyens que la nouvelle constitution, initiée par le président de la République, est venue répondre aux attentes du peuple, tout en mettant l’accent sur l’importance du référendum qui constitue une étape cruciale dans le processus de changement et de réformes pour l’avènement d’une nouvelle ère. Lire page 3 Lire page 15 Lire page 6
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Quotidien National d’Information 9e Année - Samedi 17 octobre 2020 - 29 Safar 1441
N° 2524 - Algérie : 10 DA / 1 € w w w . l e c h o d a l g e r i e - d z . c o m
L’Algérie, un partenaire incontournable
Lors de sa visite de travail qu’il a effectuée jeudi dernier à Alger, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a mis en avant le rôle «incontournable» de l’Algérie dans la résolution des crises
qui persistent dans la région du Sahel, notamment en Libye et au Mali.
Résolutions des crises dans la région du Sahel
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I N F O R M E R E T P E N S E R L I B R E M E N T
Coronavirus
221 nouveaux cas, 126 guérisons et 5 décès en Algérie durant les dernières 24 heures
Manifestations populaires du 17 octobre 1961 en France
Une forte impulsion à la Guerre de libération
EN
Un stage et des satisfactions Pendant longtemps, on a cru que le stage de l’équipe nationale en ce mois d’octobre, était compromis à cause essentiellement des atermoiements de la Fédération...Lire page 16
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La campagne pour le référendum entame sa 2e semaine
Le citoyen demeure un partenaire crucial dans le processus de changement La campagne pour le référendum du 1er novembre a entamé sa 2e semaine avec la poursuite des meetings populaires et rencontres de proximité à travers l’ensemble du pays. Ainsi, les animateurs de cette campagne continuent de sillonner le territoire national en vue d’expliquer aux citoyens les tenants et les aboutissants de la nouvelle constitution et les inciter à se rendre en force aux urnes le 1er novembre prochain pour dire leur dernier mot et plébisciter ce projet qui ouvrirait la voie pour l’édification d’une Algérie nouvelle en cohésion totale
avec sa ligne novembriste. A cet effet, les différents acteurs de la classe politique, de la société civile, des organisations patronales ou encore des membres du gouvernement ont été jusqu’ici unanimes à dire aux citoyens que la nouvelle constitution, initiée par le président de la République, est venue répondre aux attentes du peuple, tout en mettant l’accent sur l’importance du référendum qui constitue une étape cruciale dans le processus de changement et de réformes pour l’avènement d’une nouvelle ère.
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Samedi 17 octobre 2020
Tewfiq Meraou
Siège Social : 32, Avenue de Maubeuge - Alger Rédaction : 5F, rue des 3 Frères - Bouadou Bir Mourad Raïs - Alger
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Directeur de la Publication Ahsene Saaid
Directrice de la Rédaction Dr Lila Meraou
Ali Haddad rejete toutes les charges retenues contre lui
Les réquisitoires attendus dimanche L’explosion du gaz à El Bayadh 8 personnes placées en détention et 4 autres sous contrôle judiciaire Le tribunal d’El Bayadh a placé, tard dans la nuit du mercredi, huit personnes en détention provisoire et quatre autres sous contrôle judiciaire, dans le cadre de l’affaire de l’accident de l’explosion du gaz survenu samedi dernier, faisant cinq morts et 18 blessés, a-t-on appris, ce jeudi, du parquet de la Cour d’El Bayadh. Le procureur de la République près le tribunal d’El Bayadh a renvoyé le dossier au juge des délits du même tribunal conformément aux procédures de comparution immédiate. Après avoir auditionné les parties concernées dans l’affaire (12 personnes faisant l’objet de procédure judiciaire), il a placé huit en détention provisoire dans l’établissement pénitentiaire d’El Bayadh et 4 autres sous contrôle judiciaire. Il s’agit de l’entrepreneur chargé du projet de l’éradication des points noirs du réseau de drainage des eaux usées dans la ville d’El Bayadh qui a été inculpé d’homicide involontaire, de blessures et incendie causant la destruction des biens d’autrui et travaux sans permis, falsification de documents administratifs avec faux et non déclaration de travailleurs auprès de la Caisse nationale d’assurance sociale des salariés (CNAS). Il s’agit aussi d’un conducteur d’engin et d’un conducteur de travaux, tous deux employés à la direction des ressources en eau relevant d’une subdivision et chargés du suivi des travaux, d’un représentant d’un bureau d’études chargé du suivi de l’exécution des travaux et d’un fonctionnaire de la Société de distribution de l’électricité et du gaz, poursuivis pour homicide et blessures involontaires et incendie provoquant la destruction de biens d’autrui. A noter également la mise en détention d’un membre de l’APC d’El Bayadh pour avoir tenté d’entraver les enquêtes. Pour ce qui est des personnes placées sous contrôle judiciaire, il y a un employé de la commune chargé du suivi des travaux, d’un employé de Algérie Télécom, d’un autre de l’unité de l’Algérienne des eaux (ADE) et d’un employé Sonelgaz , accusés d’avoir remis des documents à une personne qui n’avait pas droit. La date du procès dans cette affaire est fixée au 21 octobre en cours, selon la même source.
Les réquisitoires du procureur général près la Cour d’Alger relatifs au procès de l’homme d’affaires Ali Haddad sont attendus dimanche prochain. Ali Haddad a été condamné en première instance à une peine de 18 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions de dinars pour des chefs d’inculpation liés notamment à la corruption. Au 5e jour du procès en appel, le juge de siège a parachevé l’audition, par visioconférence, du principal accusé Ali Haddad, qui se trouve à la prison de Tazoult (Batna). L’ancien chef du FCE a de nouveau rejeté toutes les charges retenues contre lui, notamment l’obtention d’indus privilèges, affirmant que tous les marchés et projets d’investissement qu’il avait réalisés ou remportés l’ont été par les voies légales. Répondant à une question sur l’allègement de taxes dont il avait bénéficié, Haddad a expliqué que la loi stipulait que les entreprises réalisatrices de projets
d’investissement bénéficient, sans exception, de la réduction des taxes qu’elles versent à l’Etat à des taux oscillant entre 50 et 90%. Toutefois, il a reconnu que le groupe Haddad avait obtenu 457 crédits d’investissement et bancaires au cours des 20 dernières années et qu’il avait un seul compte bancaire auprès de la Société Générale en France et seulement un appartement dans le même pays. Il a également reconnu avoir acheté en 2011 un hôtel en Espagne pour 54 millions d’euros. Interrogé par le juge de siège sur le sort des 75 milliards de dinars collectés pour financer la campagne électorale de l’ex- Président qui se présentait pour un 5e mandat, Ali Haddad a affirmé qu’il n’avait «jamais financé de campagne électorale ni aucun parti politique» niant toute contribution de ce montant. Outre les 5 frères d’Ali Haddad, plusieurs ministres et cadres des ministère des Transports et des Travaux publics
dont les anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés dans cette affaire à des peines de 12 ans de prison
assorties d’une amende d’un million DA pour plusieurs chefs d’inculpation dont l’octroi d’indus avantages et l’abus de pouvoir.
Malia S.
L’activiste Fodil Boumala a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Dar El Beida à verser une amende de 50.000 DA pour incitation à regroupement non armé et disculpé des griefs d’outrage à corps constitué et diffusion de tracts pouvant
porter atteinte à l’intérêt national avec restitution à l’accusé des objets saisis. Le 8 octobre dernier, la même juridiction avait requis deux ans de prison ferme et une amende de 100.000 DA à l’encontre de Fodil Boumala pour les mêmes chefs
d’inculpation. Ce dernier a été interpellé le 18 juin dernier et placé sous contrôle judiciaire avant d’être libéré le 18 du mois. Son procès a été programmé pour le 2 juillet dernier avant d’être reporté à plusieurs reprises.
Deux personnes sont décédées et 183 autres ont été blessées dans plusieurs accidents de la circulation survenus à travers le territoire national durant les dernières 24 heures, indique jeudi un bilan de la Direction générale de la Protection civile (DGPC). Outre les accidents de la route, les éléments de la Protection civile sont intervenus, durant la même période, pour prodiguer des soins de première urgence à 6 personnes asphyxiées par le monoxyde de carbone (Co)
émanant d’appareils de chauffage de leur domicile dans les wilayas de Médéa et de Annaba sachant que les victimes se trouvent dans «un état satisfaisant», précise la même source. L’intervention des secours a, par ailleurs, permis l’extinction de 4 incendies urbains et divers à travers les wilayas de Tébessa, Tipaza , Sétif et Médéa, l’incendie le plus important ayant été enregistré à Tipaza dans une baraque au domaine Temmar Ali, dans la daïra de Ahmer El Aïn et ayant,
néanmoins, causé le décès d’un jeune homme de 27 ans et de graves brulures à une autre personne, ajoute-t-on. S’agissant, enfin, des activités de lutte contre la propagation de la Covid-19, les unités de la Protection civile ont effectué 21 opérations de sensibilisation à travers 2 wilayas (15 communes), portant sur la sensibilisation des citoyens sur la nécessité du respect du confinement et de la distanciation physique, est- il ajouté. En outre, 54 autres
opérations de désinfection générale ont été effectuées dans 7 wilayas (28 communes), ciblant l’ensemble des infrastructures et édifices publics et privés, quartiers et ruelles, sachant que pour les deux opérations, 150 agents, tous grades confondus, 24 ambulances et 27 engins ont été mobilisés. Ceci, en plus de la mise en place d’un site d’hébergement destiné au confinement des citoyens rapatriés dans la wilaya de Blida, conclut la DGPC.
Oran Saisie de plus de 20 000 unités de produits pyrotechniques Quatre individus ont été arrêtés et plus de 20 000 unités de produits pyrotechniques de différents types ont été saisis par les services de la Gendarmerie de la wilaya d’Oran, a-t-on appris, ce jeudi, auprès de ce corps sécuritaire. Les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Sidi El Bachir sont intervenus suite à des informations faisant état de la présence de 4 individus à bord d’un véhicule en possession d’une grande quantité de produits pyrotechniques, en vue de la commercialiser dans les différents marchés en prévision de la célébration de la fête du Mawlid Ennabaoui. Les gendarmes ont aussitôt réussi à intercepter le véhicule en question et à arrêter les 4 individu. Ils ont également découvert à son bord, 20 089 unités de produits pyrotechniques de différentes formes, a-t-on souligné de même source. Une enquête sur cette affaire a été ouverte par la brigade territoriale de gendarmerie nationale de Sidi El Bachir.
Tizi-Ouzou Saisie de plus de 11,5 tonnes de tabac à chiquer
et de 13 millions de dinars
Accidents de la circulation 2 décès et 183 blessés en 24 heures
Tribunal de Dar El Beida L’activiste Fodil Boumala condamné à une amende de 50.000 DA
Plus de 11,500 tonnes de tabac à chiquer (Chemma) et une somme de plus de 13 millions de dinars ont été saisis par les éléments de la gendarmerie nationale, à Draâ El Mizan au Sud-ouest de Tizi- Ouzou, a indiqué, ce vendredi, dans un communiqué le groupement territorial de ce corps sécuritaire. «Dans le cadre de la lutte contre le trafic en tout genre, les activités illicites et la mise en vente de produits impropres à la consommation, les éléments de la gendarmerie nationale ont procédé
à la saisie d’une quantité de 11,525 tonnes de tabac à chiquer et à l’arrestation d’un individu présumé propriétaire d’un atelier clandestin ou était fabriqué, sans autorisation, ce produit», a-t-on précisé dans le même document. La perquisition effectuée dans l’atelier clandestin a également permis de découvrir et de saisir une importante somme d’argent en monnaie nationale et en devises. Il s’agit d’un montant de pas moins de 13 004 000 dinars algériens, de 1.000 euros en
coupures de 100 euros, des billets en coupures de 5 riyals saoudiens (dont le montant n’a pas été précisé) et de 20 dinars tunisiens, revenus de cette activité illicite, a-t-on ajouté de même source. Les éléments de la gendarmerie ont également saisi du matériel et des produits servant à la fabrication et à l’emballage du tabac à chiquer et de quatre caméras de surveillance, a-t-on signalé. Une procédure judiciaire a été instruite contre le mis en cause dans cette affaire en vue de sa présentation devant la justice, a-t-on indiqué.
3 Actualité
L’Algérie, un partenaire incontournable
Lors de sa visite de travail qu’il a effectuée jeudi dernier à Alger, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a mis en avant le rôle «incontournable» de l’Algérie dans la résolution des crises
qui persistent dans la région du Sahel, notamment en Libye et au Mali.
L e chef de la diplomatie française qui a été reçu en audience par le
président de la République, Abdelmadjid Tebboune, n’a pas manqué de souligner que l’Algérie était un partenaire «incontournable» pour la France, la qualifiant de «puissance d’équilibre qui privilégie le règlement politique des conflits dans un cadre multilatéral». S’exprimant sur la crise libyenne, il a indiqué que la France «considère, comme l’Algérie, qu’il n’y a pas de solution militaire et soutient le dialogue politique entre toutes les parties libyennes sous l’égide des Nations unies». «Le rôle des pays voisins, en particulier l’Algérie, est essentiel car ils sont les premiers concernés par les risques que fait poser cette crise et peuvent jouer un rôle stabilisateur auprès des acteurs libyens, à l’inverse des ingérences des puissances extérieures», a-t-il précisé. Pour ce qui est de la situation au Mali, M. Le Drian a indiqué que la France «a salué, comme l’Algérie, la mise en place d’une transition, laquelle doit conduire vers des élections ouvertes, libres et transparentes et au rétablissement de l’ordre constitutionnel». «Nous appelons, comme l’Algérie, à l’application de l’Accord de paix d’Alger», a-t-il soutenu, réaffirmant que l’Algérie a «une voix qui compte en Afrique et en Méditerranée». Ceci intervient au moment où le diplomatie algérienne multiplie les efforts pour trouver une solution politique et pacifique aux crises qui secouent les pays du voisinage immédiat. Récemment, le
Président Tebboune avait rappelé la position équidistante de l’Algérie vis-à-vis de la crise en Libye. Après avoir assuré que «l’Algérie qui n’a aucune volonté de faire cavalier seul ne peut imposer une quelconque initiative ou solution sans parrainage des Nations unies et du Conseil de sécurité», le Président Tebboune a soutenu que «si l’on veut le bien du peuple libyen, il faut le laisser décider de son propre destin sur la base de la légitimité populaire, sous l’égide des Nations unies». «Etant proches du peuple libyen, nous avions mis en garde contre certains agissements», a poursuivi le président de la République, déplorant «la dégradation de la situation» où les Libyens sont isolés à l’exception de deux pôles à l’Est et à l’Ouest du pays. M. Tebboune a déploré, d’autre part, le non-respect par plusieurs parties des conclusions de la Conférence de Berlin. Cette approche a été déjà développée par le Président Tebboune lors de sa participation à la Conférence de Berlin sur la Libye où il a réitéré son appel à la communauté internationale d’assumer sa responsabilité en matière de respect de la paix et de la sécurité dans ce pays, affirmant que l’Algérie refuse toute atteinte à son intégrité nationale et à la souveraineté de ses institutions. Après avoir souligné que la région avait besoin d’une stabilité fondée sur la sécurité commune, il a réitéré l’attachement de l’Algérie au maintien de la région loin des ingérences étrangères, assurant que la sécurité de la Libye est le prolongement de «notre propre sécurité et le meilleur moyen
de préserver notre sécurité régionale reste la coopération et l’entraide avec nos voisins pour faire face au terrorisme et à l’extrémisme. A cet égard, le président de la République avait rappelé les efforts que l’Algérie n’a eu de cesse de déployer pour inciter les parties libyennes à adhérer au processus de dialogue, parrainé par les Nations unies et accompagné par l’Union africaine en vue de former un gouvernement d’entente nationale apte à gérer la transition et la réédification des institutions de l’Etat libyen pour relever les défis qui se posent au peuple libyen. L’Algérie a participé activement à divers niveaux à tous les efforts en faveur d’une solution politique à la crise libyenne, a-t-il encore soutenu,
citant, dans ce cadre, son initiative, en mai 2014, pour la création du mécanisme des pays voisins de la Libye, qui a tenu sa première réunion à Alger, ainsi que les différentes cycles de dialogue qu’elle a abritées depuis mars 2015 entre les dirigeants des partis politiques libyens dans le cadre des processus de dialogue, supervisés par l’ONU. Mettant en avant la position équidistante de l’Algérie dans le conflit, il a évoqué ses effort pour le rapprochement des vues et l’établissement de passerelles de communication avec tous les acteurs en plus de ses appels incessants à faire prévaloir la sagesse et à favoriser le processus pacifique pour le règlement de la crise, option qui demeure la seule à même de garantir l’unité du peuple libyen et le respect de sa souveraineté, loin de toute ingérence étrangère, a-t-il affirmé. Pour ainsi dire, M. Tebboune veut redynamiser le rôle de la diplomatie algérienne parallèlement aux efforts que les forces de l’ANP sont en train de déployer pour sécuriser nos frontières. Ceci d’autant que l’Algérie est devenue un exemple à suivre dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et en matière de maîtrise totale de la sécurisation de ses frontières contre tous les dangers et toutes menaces d’où qu’elles viennent et ce, conformément à la stratégie globale et intégrée adoptée. Récemment, le
ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum avait indiqué, au sujet de la crise en Libye, que l’action militaire ne pourra guère aboutir à la résolution de cet conflit, soulignant que «seule une solution politique négociée et acceptée par l’ensemble des protagonistes est à même de rétablir la paix dans ce pays». Il a ajouté qu’il appartenait dès lors aux Libyens d’engager dans les meilleurs délais, un processus inclusif de réconciliation nationale, comme cadre indispensable devant mettre un terme à la division et aboutir à l’objectif ultime de l’organisation d’élections transparentes sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU. M. Boukadoum avait soutenu que la tenue de ces élections, dont les résultats devraient être respectés par toutes les parties prenantes, «contribuerait à l’instauration d’un climat de confiance et à la mise en place d’institutions gouvernementales démocratiques pérennes, dont une armée nationale unifiée et seule responsable d’assurer la sécurité du pays». Il avait, par la même occasion, rappelé que «l’Algérie qui a toujours encouragé les frères libyens à s’engager sur la voie du dialogue inclusif et de l’entente nationale, est convaincue que les parties libyennes sauront faire montre de sagesse pour dépasser leurs différences et faire prévaloir les intérêts nationaux suprêmes».
T. Benslimane
P h
Samedi 17 octobre 2020
Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat, a mis en avant, jeudi à Alger, la détermination de son secteur à accompagner les entreprises productives et à les aider à mettre leurs produits en confor- mité pour permettre leur commercialisation localement et à l’étranger. Lors d’une ren- contre de concertation avec un échantillon de micro-entreprises productives, M. Diafat a affirmé que cet accompagnement, avec d’autres secteurs, profitera aux entreprises ayant bénéficié de crédits et celles qui se sont autofinancées. L’accompagnement sera mis en place également pour les entre- prises qui ne sont pas encore en phase de production afin de les aider dans le finance- ment et la mise en conformité de leurs pro- duits, a-t-il précisé. Le ministre délégué a évoqué, en outre, le programme «Safir», élaboré en concertation avec des exporta- teurs au profit des entreprises algériennes, et dont l’objectif est l’éradication de la bureaucratie à laquelle sont confrontées les micro-entreprises et l’entreprise productive dans la phase vente, les contraignant à com- mercialiser leurs produits de manière non conforme. A ce propos, M. Diafat a indiqué que cette rencontre vise à mettre en place une chaîne de valeurs permettant la com- munication entre les micro-entreprises algé- riennes productives, la promotion de leurs produits et la couverture des besoins du
marché dans plusieurs produits. Le ministè- re délégué s’attèle à la création de commis- sions et groupes de travail dans toutes les filières afin de faciliter à chaque entreprise le contact avec les entreprises similaires ou complémentaires en termes de type d’acti- vité ce qui permet l’examen des cadres organisationnels et juridiques et les problé- matiques en vue de leur traitement. Dans le même sillage, il sera procédé en outre à la création de commissions regroupant les micro-entreprises et les grandes entreprises en vue d’améliorer leurs échanges écono- miques, ce qui donnera aux micro-entre- prises la possibilité de développer leurs activités. Le ministre a fait état, également, de la préparation en cours d’un programme dédié à la création de «micro-zones indus- trielles» garantissant un encadrement juri- dique, des locaux et des espaces au profit des micro-entreprises pour le lancement de leurs activités. Ces micro-zones devront constituer un point de groupement pour ces entreprises ce qui facilitera le contact entre elles. Evoquant la possibilité de créer de nouveaux codes pour les activités qui n’ont n’en pas au niveau du Registre du commer- ce, M. Diafat a souligné la disposition du secteur du Commerce à coopérer dans ce domaine. Après avoir mis en avant la néces- sité de la mise en conformité du produit et son homologation par l’Autorité nationale d’accréditation pour qu’il soit apte à l’ex-
portation, le ministre délégué n’a pas écarté l’affectation d’un budget à la mise en conformité des produits de ces entreprises, appelant les jeunes à mener des études approfondies des marchés local et étranger pour les 10 prochaines années avant de se lancer dans l’activité. Par ailleurs, M. Diafat a insisté sur l’impératif de permettre aux entreprises fabriquant des pièces de rechange industrielles utilisées par d’autres entreprise relevant d’ENSEJ de payer à 100% leurs créances afin de garantir la pérennité de leurs activités. «L’Agence nationale pour le soutien et la promotion de l’entrepreneuriat, dont l’entrée en service est prévue le 20 novembre prochain en rem- placement à l’ANSEJ sera ouverte à tous les jeunes investisseurs, qu’ils aient déjà des activités ou non «, a rappelé M. Diafat.
Aide financière et accompagnement aux journaux électroniques en tant
que micro-entreprises
Lors d’une deuxième rencontre de concer- tation avec nombre d’entreprises de jour- naux électroniques, créées dans le cadre de l’ANSEJ, le ministre délégué a fait savoir qu’elles pouvaient bénéficier de l’aide financier et d’accompagnement. Il a fait état, dans ce sens, de préparatifs pour l’or- ganisation de ces journaux électroniques,
exerçant actuellement sans agrément, pour qu’elles deviennent des entreprises «offi- cielles» dans le cadre des lois fixées par le secteur de la Communication.»Nous devons être à l’écoute de ces entreprises et leur accor- der le soutien suffisant pour se développer et barrer la route à ceux qui agissent dans l’ombre à l’exploitation des besoins matériels de ces journaux», a-t-il ajouté. Affirmant que le ministère de la Communication œuvrait à travers les textes présentés par M. Ammar Belhimer et approuvés durant la réunion du Gouvernement de mercredi dernier, à «per- mettra à ces journaux électroniques de béné- ficier de la publicité de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), M. Diafat a assuré que «tous les moyens seront accor- dés à ces journaux pour qu’ils soient la véri- table voix du citoyen algérien». Il a souligné que la nouvelle vision du sec- teur tendait à considérer les journaux élec- troniques comme étant des micro-entre- prises nécessitant financement, locaux et la garantie à travers la publicité de la pérennité de leur activité. Ces journaux pourront bénéficier des micro- zones devant être créées pour abriter les activités des micro-entreprises, a fait savoir le ministre délégué, rappelant que 140 jour- naux électroniques, en leur qualité de micro- entreprises, avaient déposé leurs demandes d’accréditation auprès du ministère de la Communication.
Micro-entreprises
Nouvelles facilitations pour un meilleur accompagnement
Un feuille de route relative au Cloud Computing (accès à des services informatiques via Internet à partir d’un four- nisseur) est en cours d’élaboration, a annoncé jeudi à Alger le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar. «Nous allons aboutir, dans les prochains jours, à une première mouture de la feuille de route relative au Cloud Computing que nous allons présenter à l’ensemble des opérateurs afin de les inciter à investir dans ce domai- ne», a précisé le ministre en marge d’une rencontre consul- tative avec des opérateurs publics et privés activant dans le domaine de l’hébergement des services de Cloud Computing. Parmi les entreprises ayant pris part à cette ren- contre figurent ATM Mobilis, Electronic Business Services, Icosnet, AP Cloud et Algérie Presse Service. M. Boumzar a expliqué que la rencontre a été l’occasion d’examiner notamment les textes réglementaires et le cahier des
charges régissant cette activité et les obstacles bureaucra- tiques et administratives qui entravent l’investissement dans ce domaine. Pour rappel, un cahier des charges, établi en 2017 par l’Autorité de Régulation de la Poste et des communications électroniques (ARPCE), encadre les acti- vités d’hébergement des services de Cloud computing. Cette rencontre vise à explorer «les voies et moyens opti- maux à même de permettre à l’Algérie d’adopter les tech- nologies les plus avancées au monde ayant trait à internet, outre la démarche d’amélioration de la qualité et du débit internet au profit du citoyen». La technologie Cloud, offrant d’énormes capacités de stockage de données avec une grande facilité d’accès via internet, «est en mesure de contribuer aux efforts du secteur des communications élec- troniques visant à réaliser le bond technologique auquel aspire l’Algérie à travers la numérisation», a-t-on expliqué
auprès du ministère. Elle offre également «des opportunités et des capacités significatives en matière de création de postes d’emploi à travers les startups innovantes, mais aussi de créer des richesses via le développement des services à valeur ajoutée relatifs au domaine de la numérisation et des technologies de l’information et de la communication». Ces atouts et vertus du Cloud computing, à travers ses applications publiques, privées ou mixtes, notamment la fourniture du self-service, la flexibilité et le paiement à l’utilisation, qui permet aux utilisateurs d’accéder aux four- nisseurs à la demande, ont fait que cette technologie soit l’un des domaines d’activité du secteur de la poste et des télécommunications sur lequel «misent les plus hautes autorités du pays pour la diversification et la relance de l’économie nationale».
Toumi S. /Ag.
Télécommunications Une feuille de route relative au Cloud Computing en cours d’élaboration
Mines L’Etat est déterminé à relancer l’activité
minière affirme Akrab Le ministre des Mines, Mohamed Arkab a affirmé jeudi soir à Skikda que «l’Etat était déterminé à relancer l’activité minière».
«Les moyens et les ressources financières nécessaires sont disponibles pour redynamiser le secteur des mines à travers le pays et la production de la matière première», a précisé le ministre dans une conférence de presse, à l’unité de marbre de la commune de Skikda,
affirmant que l’Etat «ne ménagera aucun effort pour relancer cette activité et réduire la facture de l’importation».
«L’ Algérie importe actuellement 31 matières minérales, métal- liques et autres pour un coût
de 1 milliard de dollar puisé du trésor public, alors que le pays dispose de beau- coup de mines non exploitées et qui seront relancées pour la production de la matière première et permettront de créer de nou- veaux postes d’emploi», a souligné le ministre. La redynamisation du secteur minier s’inscrit dans le cadre du programme du gouvernement pour la diversification de l’économie, a ajouté le ministre, faisant état, à ce titre, de la mise en place d’une feuille de route devant permettre de réviser la loi des mines qui doit être, a-t-il soutenu «plus attractive pour les investissement et les investisseurs». Le ministre a fait état égale- ment de la relance de l’activité des mines en souffrance et à l’arrêt pour appuyer la pro- duction de la matière première nécessaire en plus de la révision de la cartographie géolo- gique ainsi que la formation et la mise à niveau de la ressource humaine. A la carriè- re de marbre de la commune Filfila, de Skikda dont l’exploitation reste en deçà des
attentes, en raison des problèmes auxquels fait face l’entreprise chargée la gestion, M. Arkab a affirmé que son secteur «fera appel à des techniciens étrangers pour optimiser la production dans cette mine». Le ministre a relevé qu’un plan d’action sera mis en place «avant fin décembre 2020 en vue de résoudre toutes les difficultés soulevées». La carrière de marbre de Skikda dispose de «variété de marbre de la meilleure qualité», a estimé le ministre, affirmant que son département s’attèle actuellement à étudier les moyens à mettre en place pour augmen- ter la production qui a atteint en 2019, prés de 11 000 m3. «L’Algérie doit atteindre l’autosuffisance en matière de marbre et s’orienter vers l’exportation», a encore sou- ligné le ministre, précisant que «les carrières de marbre à travers le pays, au nombre de 20 carrières ne produisent que 15% des besoins du marché local, et 500 000 tonnes de marbres et granit sont annuellement impor- tées». S’agissant de l’extraction de l’ura- nium, le ministre a affirmé que l’Algérie dispose «d’importantes réserves en cette substance» relevant toutefois que «l’extrac-
tion ou l’exploitation de cette matière n’est pas à l’ordre du jour». Par ailleurs M. Arkab a indiqué que son département ministériel s’attèle à concrétiser le projet des coopéra- tives de jeunes pour prospecter et exploiter des mines d’or dans le Sud et dans d’autres régions du pays, estimant que l’activité arti-
sanale ne se limite pas uniquement à l’or mais peut être élargie à d’autres matières. Au cours de sa visite à Skikda le ministre a inspecté la carrière de marbre de la commu- ne de Filfila et l’unité de transformation de marbre de la commune de Skikda.
Abdallah M.
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La promotion des zones d’ombre à travers le pays, est une «dynamique perpétuelle» qui sera maintenue jusqu’à «efface- ment des disparités» en matière de développement local, a affir- mé jeudi à Tizi-Ouzou, le conseiller du président de la République, chargé des zones d’ombre, Brahim Merad. Dans une déclaration à la presse en marge d’une visite de deux jours dans la wilaya, entamée mercredi, dans plusieurs localités clas- sées comme zones d’ombre, M. Merad a souligné que la poli- tique de prise en charge de ces zones, tracées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, est basée sur «un mouvement et une dynamique perpétuels. Toutes les opérations inscrites au profit de ces localités seront réalisées et les dispari- tés (entre zones, villages d’une même commune) auront dispa- rues», a-t-il assuré. Le même conseiller a appelé les habitants de Tizi-Ouzou et des autres wilayas, à croire en leur responsables locaux et en cette politique du président de la République qui est «pragmatique et intelligente et qui va forcement aboutir dans la mesure où un suivi quotidien est assuré et notre présence
aujourd’hui dans cette wilaya est, en soi, un gage et montre l’in- térêt que porte le président de la République envers ces popula- tions», a-t-il rassuré. Interrogé sur le rôle que pourraient jouer les comités de villages et de quartiers dans cette dynamique de promotion des zones d’ombre du fait qu’il s’agit, à Tizi-Ouzou, d’organisations de la société civile qui sont impliquées active- ment dans le développement de leur localités en recourant à l’autofinancement pour réaliser des petits projets d’utilité publique, M. Merad a salué cette démarche qui «mérite d’être encouragée», a-t-il dit. «Il y a des efforts qui sont fournis par l’Etat mais parfois ils restent en deçà des attentes des citoyens. Cette politique de prise en charge des zones d’ombre viendrait pour aider au mieux ces comités de villages qui méritent vrai- ment d’être encouragés dans cette façon de gérer et nous sou- haitons que ce qui se fait à Tizi-Ouzou soient généralisé à tra- vers le territoire national», a-t-il indiqué. Revenant sur les besoins exprimées au niveau des zones d’ombre des 15 wilayas (dont Tizi-Ouzou) qu’il a visité, M. Merad a noté qu’il s’agit
essentiellement de l’ouverture de voies d’accès, de la réhabili- tation des réseaux d’assainissement et de l’amélioration de l’ali- mentation en eau potable, de la couverture sanitaire, et des conditions de scolarisation. «Des opérations ont été retenues pour répondre à ces attentes des populations et seront nécessai- rement prises en compte et exécutées», a-t-il rassuré. Pour la deuxième journée de sa visite dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Brahim Merad s’est rendu dans plusieurs villages et localités classées comme zone d’ombre relevant des commune de Mekla, Iferhounene, Aït Yahia, Akerrou et Irdjen, où il a écouté les doléances de citoyens qui ont «salué cette démarche d’aller sur le terrain à la rencontre des populations pour avoir la vrais infor- mation en matière de développement local». Ce même haut res- ponsable qui a inspecté la réalisation de certains projets d’ou- verture de pistes, d’électrification et d’amélioration de l’ali- mentation en eau potable, a rassuré les villageois quant à la prise en charge effective de leurs préoccupations.
Y. S.
Collectivités
La lutte contre les disparités dans la ligne de mire des autorités
La campagne pour le référendum entame sa 2e semaine
Le citoyen demeure un partenaire crucial dans le processus de changement
La campagne pour le référendum du 1er novembre a entamé sa 2e semaine avec la poursuite des meetings populaires et rencontres de proximité à travers l’ensemble du pays. Ainsi, les animateurs de cette campagne continuent de sillonner le territoire national en vue d’expliquer aux citoyens les tenants
et les aboutissants de la nouvelle constitution et les inciter à se rendre en force aux urnes le 1er novembre prochain pour dire leur dernier mot et plébisciter ce projet qui ouvrirait la voie pour l’édification d’une Algérie nouvelle en cohésion totale avec sa ligne novembriste.
A cet effet, les différents acteurs de la classe politique, de la société civile, des organisations patronales ou
encore des membres du gouvernement ont été jusqu’ici unanimes à dire aux citoyens que la nouvelle constitution, initiée par le président de la République, est venue répondre aux attentes du peuple, tout en mettant l’accent sur l’importance du référen- dum qui constitue une étape cruciale dans le processus de changement et de réformes pour l’avènement d’une nouvelle ère. Ils ont également relevé que le citoyen reste un par- tenaire important dans le processus de chan- gement et de réhabilitation des institutions de l’Etat et ont souligné la nécessité d’une rupture totale avec les pratiques du passé, exhortant les Algériens à utiliser leur droit de vote pour répondre aux ennemis de l’Algérie. Ces mêmes acteurs ont estimé, en outre, que la révision de la constitution s’inscrit dans le cadre de l’édification d’une nouvelle République qui garantit l’élargisse- ment des droits et des libertés, le renforce- ment du principe de séparation des pouvoirs, la promotion du rôle législatif et de contrôle du Parlement et la consécration des droits liés au développement. A ce titre, il y a lieu de rappeler que le Premier ministre a indi- qué que l’amendement proposé «élargit considérablement le rôle du Parlement mais aussi de l’opposition, consacre les libertés individuelles et collectives de manière plus claire et confirme fermement le principe du contrôle à tous les niveaux». Ce projet ouvre également de nouveaux horizons à la socié- té civile et au mouvement associatif et libè- re le potentiel créatif et l’initiative privée dans le cadre d’une économie sociale de marché, tout en confiant la mission de contrôle à l’Etat, a-t-il ajouté. Après avoir rappelé que depuis l’élection du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie «s’est engagée résolument dans un large projet de réformes politique et écono- mique, le Premier ministre a souligné que le Président s’emploie à promouvoir le sursaut national légitime du peuple algérien, le 22 février 2019» afin de permettre aux forces vives de la société, notamment aux généra- tions montantes, de prendre l’avenir du pays en main». L’amendement constitutionnel est une réponse aux revendications exprimées par le peuple à travers son Hirak ainsi qu’aux attentes de la classe politique pour l’édification d’une Algérie nouvelle, fondée sur les principes d’un Etat de droit garant de la souveraineté populaire et soucieux du ren-
forcement de l’unité nationale, ont-ils souli- gné. Le projet de l’amendement de la Constitution, élaboré par un groupe d’ex- perts en droit constitutionnel, sur la base de 5018 propositions d’amendement émanant de différentes franges de la société, de per- sonnalités nationales et de forces politiques, a été adopté le 6 septembre en Conseil des ministres, avant de recevoir l’approbation des deux Chambres du Parlement, successi- vement le 10 et le 12 du même mois. Récemment, le président de la République avait indiqué que le projet d’amendement de la Constitution répond aux exigences d’édi- fication d’un Etat moderne et aux aspira- tions du peuple à l’exercice de la véritable démocratie. Cette révision, a-t-il estimé, constitue une étape cruciale dans le cadre de la concrétisation de mon engagement à par- achever la satisfaction des revendications exprimées par le peuple à travers le Hirak populaire béni et authentique, ainsi que des promesses auxquelles je m’étais engagé devant le peuple et que j’ai commencé à réa- liser avec une sincère volonté selon une vision stratégique claire qui en appelle au pragmatisme de tout un chacun. Rappelant son engagement devant le peuple d’ouvrer à l’édification d’une nouvelle Algérie, le pré- sident de la République a indiqué que l’amendement de la Constitution, qui est la Loi fondamentale de l’Etat et le socle indis- pensable à l’édification d’une nouvelle République, s’inscrit dans le cadre de cette démarche». Afin que ce projet soit «consen- suel», il a été soumis à enrichissement et débat à «grande échelle», en permettant à diverses composantes de la société, aux ins- titutions, aux partis politiques et aux acteurs de la société civile d’en discuter «pendant plus de quatre mois, malgré la crise sanitai- re induite par l’épidémie de coronavirus dans notre pays et dans le monde», a fait observer le Président Tebboune. Dans ce contexte, M. Tebboune a évoqué sa décision d’organiser la consultation populaire le 1er
novembre «en tant que date phare dans l’his- toire nationale, source d’inspiration d’ensei- gnements pour la génération de Novembre, qui a pris ses responsabilités envers le peuple en déclenchant une Glorieuse Révolution qui a inspiré les peuples et les pays en quête de libération du joug colo- nial». Et d’ajouter que «la symbolique de cette date confère un caractère particulier au référendum». Pour le président de la République, il sera la clé pour l’édification d’une Algérie attachée à sa ligne novembris-
te et tournée vers la construction d’un Etat sur des fondements transparents de démo- cratie, d’état de droit, d’indépendance de la magistrature, de droits et de libertés garan- ties et de lutte contre la corruption sous toutes ses formes». Le choix de cette date, poursuit le Président, «se veut un message de que le peuple algérien est un et indivisible et que son unité réside dans ses valeurs nationales et religieuses, cristallisées en les positions de la Glorieuse révolution de libé- ration, notamment la Déclaration du 1er
Novembre 1954». Un message signifiant à tout un chacun que le peuple algérien a défi- nitivement tranché la question de l’identité et qu’il est déterminé à préserver sa stabilité et à mettre en échec toutes les velléités de semer la zizanie et le doute parmi ses rangs, tout en aspirant à construire un avenir radieux dans le cadre de la paix, de la sécu- rité et de la stabilité, a-t-il encore souligné. Dans le même ordre d’idées, le Président Tebboune a expliqué que la révision consti- tutionnelle sera également «un point de départ pour la reconstruction de l’Etat natio- nal fondé sur la justice sociale avec un sys- tème de gouvernance basé sur la séparation et l’équilibre des pouvoirs, loin de toute pré- dominance de l’un sur les autres et de toute autocratie. Un système de gouvernance où règnera la justice et où seront préservés les droits et libertés». Rappelant en outre que le
projet de révision de la loi fondamentale visait «le raffermissement de l’égalité entre citoyens, la protection des droits et libertés et la moralisation de la vie politique et publique et la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes», le président de la République a indiqué qu’il s’agit aussi de «la consolidation du rôle du Parlement en matière de contrôle du gouvernement, l’amélioration de la gouvernance, le renfor- cement des institutions de gouvernance et la promotion de la démocratie participative». Après avoir réaffirmé, par ailleurs, son atta- chement «constant à préserver l’harmonie et le consensus et à se référer toujours à la majorité», le président Tebboune a mis en avant «l’intangibilité des fondements de l’identité nationale dans la prochaine Constitution, et que partant, ils ne sauront faire l’objet ni de débat politique ni de polé- mique». Il a souligné, dans ce sens que le projet «a traité l’ensemble des questions inhérentes, telle que l’acceptation des résul- tats des législatives qui donneront lieu soit à la désignation d’un chef de gouvernement lorsqu’il résulte de la majorité parlementaire ( ) soit d’un Premier ministre lorsqu’il résul- te d’une majorité présidentielle, et qui met- tra en œuvre un plan d’action puisé du pro- gramme du président de la République, élu par le peuple.
T. Benslimane
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Chronologie d’une répression coloniale envers des manifestants pacifiques
La Guerre de libération nationale a connu bien des haltes qui resteront indélébiles marquées par un caractère populaire, à l’instar des mani- festations du 17 octobre 1961 qui ont révélé l’unité d’un peuple ayant cru en sa direction à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, mais également la barbarie d’un colonisateur qui n’a pas hésité à réprimer des manifestants avant de mettre fin à leur vie dans les eaux de la Seine. Il y a exactement 59 ans, le mardi «noir» a
gravé pour toujours un épisode de faits bar- bares dans l’histoire des forces coloniales du 20e siècle. Paris, jadis, a témoigné d’un des massacres les plus horribles commis contre des innocents désarmés, sortis manifester pacifi- quement pour dénoncer un couvre-feu «discri- minatoire» imposé par le prefet de Police de Paris à l’époque, en l’occurrence Maurice Papon (condamné en 1998 pour crimes contre l’humanité), lequel éprouvait aux Algériens
une haine envenimée, clairement affichée d’ailleurs, lorsqu’il fut Igame de Constantine. Malgré l’obéissance rigoureuse aux instruc- tions de la Fédération du FLN de France pour ne pas céder aux provocations des forces de la police française, celles-ci n’ont pas manqué d’exercer leur violence habituelle à l’encontre des Algériens, sauf qu’en ce jour d’octobre 1961, à un degré supérieur signant ainsi un crime contre l’humanité. Il s’agit, en effet, du massacre qui dénote la recrudescence de la vio- lence exercée chaque année contre les Algériens, dans le cadre des tentatives de l’oc- cupant d’éteindre la mèche de la guerre de libé- ration. Un tel fait est, par la force des choses, le dénouement d’une série d’événements à l’ori- gine des massacres. En septembre 1961, les dispositifs de sécurité français ont mené des campagnes d’arrestation et d’expédition de centaines de ressortissants algériens avant de parquer 650 autres au Centre d’identification de Vincennes. En date du 23 septembre de la même année, quelque 29 000 émigrés ont été contrôlés, 659 internés et 184 expulsés vers l’Algérie, selon la préfecture de police. Le 5 octobre de la même année, Papon avait signé un arrêté décrétant un couvre-feu pour les Algériens de la capitale et de la banlieue de 20h30 à 5h du matin. Dès l’entrée en vigueur de cette décision, la Fédération de France du FLN a annoncé l’organisation de manifesta- tions pacifiques, parvenant ainsi à transférer la Guerre de libération au cœur même du territoi- re ennemi. Les marches pacifiques avaient pris le départ des quartiers pauvres de la capitale
française, avant que les foules ne se dispersent dans les principales artères de Paris pour rallier la place de «l’Opéra» dont les issues sont été fermées par les forces de police. Face à la situation, les forces françaises de sécurité n’ont pas hésité à tirer à balles réelles sur les mani- festants qui ont respecté les instructions inter- disant l’usage des armes, se contentant de brandir les emblèmes et les banderoles reven- diquant l’annulation du couvre-feu et récla- mant l’indépendance de l’Algérie, selon des témoignages des participants et des témoins qui ont relaté l’atrocité des événements vécus, en dépit du black-out médiatique imposé. Les Français eux-mêmes avait fait preuve de com- passion à l’égard de ces marches pacifiques. D’ailleurs, le 21 octobre, des enseignants et des étudiants de la Sorbonne s’étaient rassemblés pour dénoncer le couvre-feu imposé au Algériens et la répression exercée contre les manifestants. Le lendemain, des manifesta- tions de solidarité avaient été organisées par des étudiants français dans le quartier Latin et Montparnasse. Selon les historiens, les mani- festations du 17 octobre qui ont eu des consé- quences désastreuses ont contraint le gouver- nement français à reprendre les négociations avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) qui a été contacté le 28 du même mois pour l’entame des discussions dans la ville suisse Bâle où la partie algérienne était représentée par les regrettés Rédha Malek et Mohamed Seddik Benyahia.
Ahsene Saaid /Ag.
Manifestations populaires du 17 octobre 1961 en France
Une forte impulsion à la Guerre de libération
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni, a réitéré, ce vendredi, l’attachement de l’Algérie à ses droits pour l’examen et le règlement, «dans leur cadre défini», des dossiers liés à la Mémoire nationale.
D ans un entretien accordée à l’APS à la veille de la commémoration de la Journée nationale de l’immigration
correspondant au 59e anniversaire des mani- festations du 17 octobre 1961, M. Zitouni a réaffirmé que l’Algérie «demeurera attachée à ses droits suivant les mécanismes mis en place, tels que la création de groupes de travail conjoints, pour l’examen et le règlement, dans leur cadre défini, des dossiers liés à la Mémoire nationale». La question mémorielle, a-t-il assuré, dans ce sens, fait l’objet d’un suivi permanent de la part du ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit, notamment en ce qui concerne les dossiers au centre des groupes de travail conjoints, comme celui de la restitution des crânes. Un dossier qui a enre- gistré «une avancée notable après la récupé- ration, la veille de la célébration du 58e anni- versaire de l’indépendance nationale (5 juillet 2020), des crânes de 24 des Chouhada de la Résistance populaire suite à l’interven- tion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune», a souligné M. Zitouni rappelant que le chef de l’Etat avait affirmé que cette action se poursuivra jus- qu’à la récupération de tous les restes mor- tuaires des Chouhada de l’Algérie.
L’Algérie attachée à ses droits pour le règlement des dossiers
de la Mémoire «dans leur cadre défini», selon Zitouni
Le traitement des dossiers de la Mémoire se fait à travers le canal diplomatique avec la contribution de tous les secteurs et instances concernées, a expliqué le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit. Affirmant que son département continuera à travailler «inlassablement» jusqu’au règlement de l’en- semble de ces dossiers, M. Zitouni a tenu à rappeler, à cette occasion, que la préservation et la protection de la dignité des symboles, des héros et des hauts fait de la Résistance popu- laire, du Mouvement national et de la Guerre
de libération nationale et la garantie de leur transmission aux générations montantes étaient la vocation du ministère des Moudjahidine et des Ayants- droit. M. Zitouni a cité, également, entre autres missions de son département, la préservation des droits des vic- times de la colonisation française et leur indemnisation pour les préjudices subis, outre «la mise à nu des crimes coloniaux, qui n’ont épargné ni l’Homme ni la nature, en vue de documenter les faits historiques et afin que nul n’oublie», a-t-il insisté. Par ailleurs, le ministre a estimé que les dossiers relatifs aux explo- sions nucléaires effectuées dans le Sahara algérien et aux disparus et exilés nécessitaient «recherches et étude» sur tous les aspects, fai- sant état de démarches pour mettre sur pied des commissions ad-hoc regroupant des experts et des chercheurs au niveau du Centre national d’études et de recherches sur le Mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954 (CNERMN54). Evoquant des dossiers «objet de suivi et de coordination entre les sec- teurs concernés, qui travaillent dans le cadre des commissions conjointes entre les parties, algérienne et française», le ministre a précisé qu’ils sont relatifs à la récupération des archives en lien avec la Résistance populaire, le Mouvement national et la Guerre de libéra- tion nationale et de leur accès aux spécialistes et chercheurs. Le ministre des Moudjahidine et des Ayants- droit a rappelé, au sujet de la ques- tion mémorielle, que l’Algérie a toujours affi- ché sa position officielle, consciente de la nécessité de composer avec le présent et les exigences de la coopération dans le cadre du respect mutuel et du devoir de préserver les intérêts nationaux suprêmes, sans préjudice aux relations stratégiques avec la France. S’agissant de la commémoration du 59e anni- versaire des manifestation du 17 octobre, le ministre des Moudjahidine et des Ayants- droit a affirmé que cette date constitue une halte cruciales dans le processus de la Glorieuse Guerre de libération nationale, ajoutant que «sa commémoration relève de la fidélité à notre Mémoire et du devoir de glorification
des sacrifices des fils et filles de l’Algérie pour le recouvrement de sa liberté et son indépen- dance». Soulignant le rôle des émigrés algé- riens, M. Zitouni a déclaré qu’ils n’avaient de cesse de «crier à travers leurs positions que l’émigration n’était nullement pour eux un abandon de leur patrie, ni un oubli des souf- frances et des aspirations de leurs conci- toyens». «Ces manifestations historiques au coeur même de la capitale du colonisateur avaient donné une forte impulsion à la Révolution de libération au plan externe et démontré à quel point était solide le lien spon- tané entre les enfants de l’Algérie, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur», a déclaré M. Zitouni. Relevant que ces manifestations étaient le reflet d’une prise de conscience quant au devenir du pays, le ministre a affirmé qu’elles étaient «une expression sincère de la conviction de la diaspora algérienne quant à l’impératif de la Guerre de libération et un défi extraordinaire à la plus forte puissance colo-
niale soutenue par l’OTAN que la volonté des peuples était invincible». A cette occasion, M. Zitouni a tenu à rappeler que l’Algérie avait, encore aujourd’hui, «extrêmement» besoin de toutes les compétences et contributions de ses enfants établis à l’étranger qui, a-t-il ajouté, demeurent attachés, fidèles et dévoués à leur patrie. Dans ce contexte, le ministre a mis en avant l’histoire de l’émigration algérienne «jalonnée de sacrifices pour le recouvrement de la souveraineté nationale et d’abnégation au service de l’édification de l’Algérie indépen- dante et prospère». S’agissant des pratiques «monstrueuses» et auxquelles ont fait face les Algériens le 17 octobre 1961, mais également tout au long de la Résistance populaire et durant le Mouvement national et la Révolution de libération nationale, M. Zitouni a réitéré qu’elles «ont dévoilé le vrai visage du coloni- sateur et battu en brèche les prétentions de res- pect des droits de l’Homme et des principes de justice et d’égalité».
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Le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Rosthom Fadli a pris part jeudi à la 42e réunion plénière du Comité monétaire et financier inter- national (IMFC) où il a tenu une allocution au nom de 8 pays (Afghanistan, Algérie, Ghana, République Islamique d’Iran, Lybie, Maroc, Pakistan et Tunisie) sur la situation économique mondiale rapide, proportionnelle et synchronisée à la crise sanitaire Covid-19, selon un commu- niqué de Banque d’Algérie. Lors de son allo- cution, le gouverneur de la Banque d’Algérie a indiqué qu’«une réponse politique mondia- le rapide, proportionnelle et synchronisée à la crise a permis de limiter son lourd tribut éco- nomique et social. Pourtant chaque pays, y compris tous les pays de notre circonscrip- tion, a payé un lourd tribut en termes de pertes de vies humaines et de moyens de sub- sistance et de bouleversements écono- miques», indique le communiqué. «Nous nous félicitons des signes timides de reprise économique, mais en même temps, nous ne devons pas de perdre de vue le tableau d’en- semble, et l’horizon à plus long terme, avec le virus qui continue de se propager, même dans les zones ou l’on pensait qu’il était sous contrôle. Nous ne pouvons pas prévoir une
reprise économique forte et durable tant que la pandémie n’est pas fermement contenue, ce qui nécessite un effort mondial pour rendre les vaccins et les traitements médicaux large- ment disponibles et à des prix abordables, en particulier pour les pays qui en ont besoin», a-t-il ajouté, précisant que l’’unité d’action pour le bien commun n’a jamais été aussi importante. «Nous félicitons le FMI pour sa réponse visant à répondre aux besoins de financement des membres en agissant rapide- ment, en élargissant et en adaptant sa pano- plie de prêts. 5 des 8 pays de notre groupe de pays ont bénéficié des instruments de finan- cement d’urgences et autres instruments du FMI», a indiqué M. Rosthom Fadli. «L’Iran, qui fait également partie de notre groupe de pays et qui est l’un des pays les plus durement touchés par la pandémie, a été l’un des pre- miers à demander un financement d’urgence en mars, il y a plus de 7 mois. La demande de l’Iran est toujours en cours. La crédibilité du FMI dépend de sa capacité à garantir que le financement du FMI soit disponible pour tous les membres de manière équitable et que le financement d’urgence du FMI soit à la hau- teur de son nom», a-t-il conclut.
42e réunion plénière du Comité monétaire et financier international
Le gouverneur de la Banque d’Algérie plaide pour une réponse politique mondiale
Les cours du pétrole reculaient vendredi sous le poids des doutes sur la demande et dans l’attente de la prochaine réunion des ministres de l’Opep+ lundi alors que la 2e
vague de Covid-19 progresse. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,58 dollars à Londres, en baisse de 1,34% par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril américain de WTI pour novembre abandonnait 1,27% à 40,44 dollars. La veille, les deux cours de
référence ont pu limiter leurs pertes, aidés par une baisse plus importante que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis. Vendredi, c’est le sentiment de morosité à propos de la demande d’or noir qui repre- nait le dessus car «la 2e vague de la pan- démie est là» a justifié un analyste. «Le monde en est à un stade où de nou- veaux couvre-feux sont mis en place, ce qui limite la circulation et par voie de conséquence la consommation de carbu- rant», a-t-elle ajouté. C’est le cas en
France où un couvre-feu nocturne sera appliqué en région parisienne et dans 8 métropoles dès samedi. A l’échelle du continent européen, l’évolution de la pan- démie est jugée «très préoccupante» par la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’autre part, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés sont censés limiter leur production de pétrole brut afin d’adapter le niveau de l’offre au plus près de celui de la demande, avec
plus ou moins de sérieux en fonction des pays. Les ministres de ces 23 pays se réunissent d’ailleurs lundi, comme tous les mois depuis le début de la crise du Covid-19, pour évaluer ces données et la situation du marché. Si les analystes écar- tent pour le moment une évolution de leur stratégie à court terme, ils s’interrogent sur la prochaine marche de diminution des coupes prévue au 1er janvier prochain, la jugeant pour certains précipitée au vu de la reprise au ralenti de la demande.
Pétrole
Le Brent recule à 42,58 dollars vendredi à Londres
De nouvelles propositions sur la déclaration fiscale seront examinées à l’APN
Le numérique passe-partout ! Le projet de loi de finances pour l’année 2021, publié par le ministère des Finances sur son site internet,
propose plusieurs procédures qui généralisent progressivement la déclaration électronique pour les assujettis à l’impôt, selon le système de profit réel, ce qui permet d’accélérer le rythme de numérisation des données fiscales.
D ans ce contexte, ce projet de loi sera soumis a l’examen par la com- mission des finances et du budget,
la semaine en cours, à l’Assemblée popu- laire nationale afin de commencer à l’étu- dier et à en discuter. Ce projet comprend une procédure qui impose aux contri- buables soumis au système de bénéfice réel l’obligation de déclarer électronique- ment, sans effectuer de paiement, une pro- cédure actuellement limitée aux grandes institutions et entreprises. En conséquen- ce, les contribuables qui réalisent des bénéfices professionnels sont soumis à l’impôt selon le système de bénéfice réel, pour souscrire, sous le titre du résultat de l’exercice ou de l’exercice précédent, la déclaration du montant de leur bénéfice net ainsi qu’un état récapitulatif annuel contenant les informations qui doivent être extraites de la déclaration et des bul- letins joints. En outre, les personnes morales, c’est-à-dire les entreprises ainsi que les institutions et organismes publics à caractère industriel et commercial (conformément à l’article 216 de la loi sur les impôts directs et indirects) doivent être-souscrit par voie électronique, rédi- geant un état récapitulatif annuel compre-
nant les informations qui doivent être obtenues à partir de la déclaration annuel- le des résultats et des déclarations jointes. Le défaut de souscription électronique au bilan annuel avant le 20 mai au plus tard entraînera une amende de 1.000.000 DA. Une majoration de 100% est appliquée à cette amende lorsque les contribuables concernés ne souscrivent pas le bilan annuel après l’expiration du délai de 30 jours à compter de la date de réception de la notification officielle. L’avant-projet propose également une imposition obligatoire, à tout salarié ou débiteur de salaire résidant en Algérie et payant les salaires, pensions, indemnités et autres, en soumettant à l’administration fiscale de ses affiliés régionaux, des échelles de salaires et traitements «sur une plateforme électronique et également par déclaration à distance. Cette mesure peut être justifiée par la nécessité pour l’admi- nistration fiscale d’obtenir ces informa- tions sous une forme non matérielle plei- nement compatible avec la numérisation des services fiscaux. Cela vise à faciliter l’accomplissement des formalités de déclaration de ces déclarations et à per- mettre une meilleure utilisation des don-
nées fiscales et à conduire les démarches nécessaires pour assurer la validité des données déclarées tant pour l’adminis-
tration fiscale que pour les services de sécurité sociale.
M. W. Benchabane
Samedi 17 octobre 2020
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Dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine, les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ), en coordination avec la brigade de police judiciaire de la sûreté de daïra de M’Chedallah, ont pu
arrêter un réseau spécialisé dans le faux et l’usage de faux, la contrefa- çon et l’émission de faux billets de banque sur le territoire national. À la suite d’informations reçues par la police judiciaire de la sûreté de daïra, selon lesquelles une jeune fille de 26 ans en possession de faux billets en coupures de 2.000 DA, les faisant circuler dans la région. Un plan de sécurité a été élaboré pour arrêter la personne concernée. Cette dernière circulait avec une voiture de couleur grise de marque Kia Picanto. Elle sera arrêtée par des membres de la même division à l’en- trée Est de la commune de Chorfa. Après la fouille du véhicule, un mon- tant de 222.000 DA a été trouvé enfoui derrière le siège du conducteur et un permis de conduire au nom du suspect. Après avoir examiné les billets en coordination avec les services compétents, il a été défini que la somme d’argent trouvée est falsifiée donc de la fausse monnaie et le permis de conduire également faux. Dans le prolongement de cette enquête, les investigations ont abouti à la découverte d’une arme à feu de sixième classe (fusil de chasse) ne portant pas le numéro de série et issue d’une source inconnue au domicile de l’intéressée, qui a prétendu être la propriété de son partenaire dans ‘émission de faux billets de banques. Son complice sera arrêté à son tour. Un dossier pénal détaillé a été complété sur l’affaire. L’enquête de cette affaire s’est conclue par l’achèvement de 3 dossiers pénaux contre les suspects pour acte de contrefaçon et d’émission de faux billets de banque sur le territoire national, possession d’une arme à feu de classe VI sans permis, contre- façon et utilisation de faux dans un document administratif. Les 2 mis en cause ont été présenté par la suite devant le procureur de la république du tribunal de Bouira.
Taib Hocine
2 faux monnayeurs appréhendés et 222 000 da en faux billets saisis
Comme chaque année à pareille époque, les élé- ments de la protection civile de la wilaya de Bouira ont lancé, ce mercredi, la campagne de sensibilisation contre les risques et les dangers d’asphyxie au monoxyde de carbone. Sous le slogan «un hiver sans risques», cette campagne s’étalera sur l’ensemble du territoire wilayal, tout le long de la période hivernale avec l’organisation des journées portes ouvertes au niveau des unités de la protection civile ainsi que des caravanes qui sillonneront les 45 com- munes que compte la wilaya de Bouira dans le cadre des activités de proximité afin de sensibi- liser les citoyens sur le danger d’asphyxie et les comportements à adopter. Rappelant qu’en l’an- née 2019 un total de 45 interventions ont été
effectuées par les éléments de la protection civi- le pour secourir pas moins de 145 personnes dans différentes régions de la wilaya, alors que 4 personnes sont décédées. La plupart des cas de décès par asphyxie sont causés généralement par la mauvaise évacuation des produits de combustion, conduit de fumée obstrué ou bien mal dimensionné, l’absence de ventilation dans la pièce où est installé l’appareil, le défaut d’en- tretien des appareils de chauffages et des pro- ductions d’eau chaude où la vétusté des appa- reils. Les consignes de sécurités à adopter en cas d’accident au monoxyde de carbone il faut aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres, faire évacuer les locaux et vider les lieux de leurs occupants, alerté et appelé rapide-
ment les secours et ne réintégrer les locaux qu’après le passage d’un professionnel qualifié qui recherchera la cause de l’intoxication et pro- posera les travaux à faire et à effectuer. Pour ce qui est des détecteurs de monoxyde de carbone qui sont vendus sur le marché local, la protec- tion civile a fait savoir que des «procédures d’évaluation sont encours» toutefois relevant que ces détecteurs ne suffisent pas pour éviter les intoxications car la prévention des intoxica- tions passent prioritairement par l’entretien et la vérification de façon régulière des appareils à combustion, la bonne ventilation des locaux et l’utilisation appropriée des chauffages d’ap- point.
Taib Hocine
La protection civile lance la campagne de sensibilisation contre le monoxyde de carbone
Six personnes blessées dans une collision Six personnes ont été blessées, dans un accident de la circulation qui s’est produit sur l’autoroute est-ouest, à la hauteur de la commune de Kadiria qui se situe à près de 40 km au Nord du chef-lieu de wilaya. Un camion est une voiture de tourisme se sont heurtés faisant ainsi 6 blessés parmi les passagers. Les éléments de l’unité secondaire la protection civile de la protection civile de la commune de Kadiria, soutenus par ceux de l’unité du secteur de la commune d’Aomar, sont intervenus pour évacuer les blessés, vers les urgences du centre hospitalier Amar Ouamrane de la daïra de Lakhdaria.
T. H.
1171 personnes déférées devant les instances judiciaires Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, les services de sécurité de la sûreté de wilaya de Bouira ont mené 1951 descentes de police au troisième trimestre de l’année en cours, et qui ont ciblé les quartiers résidentiels, les places publiques, les marchés, les gares routière et ferroviaire. Des moyens humains et matériels nécessaires ont été utilisés. Ces opérations de police ont abouti au contrôle de 15071 personnes, tandis que des dossiers judiciaires ont été dressés contre 1171 personnes qui ont été déférées devant les instances judiciaires, pour leur implication dans plusieurs affaires. 89 personnes ont été compromises dans des affaires de possession de drogue et de psychotropes à des fins de consommation. 101 autres personnes ont été poursuivies pour port d’armes blanches interdites. Aussi, lors de ces descentes de police, 7 personnes ont été arrêtées et se sont avérées recherchées et faisant l’objet d’ordres judiciaires. Ces dernières ont été déférées devant les autorités judiciaires compétentes. Par ailleurs, 15 508 véhicules ont été également contrôlés.
T. H.
Une superficie de plus de 70 000 ha engagée
La campagne Labour-semailles de la campagne 2020-2021 a été lancée, ce jeudi, à Bouira depuis la ferme pilote Hicher Ali d’Aïn Bessam, avec l’objectif d’emblaver une superficie de plus de 70 000 hectares (ha), selon le directeur des services agricoles (DSA) El Bouali M’hamed.
Les autorités locales de la wilaya, à leur tête, le wali Lekhal Ayat Abdeslam, ont donné le coup d’envoi de la campagne lancée à la ferme pilote Hicher Ali d’Aïn
Bessam, en présence notamment de plusieurs céréaliers. Sur place, M. El Bouali s’est dit optimiste quant à la réussite de la campagne avec un objectif de couvrir une superficie totale d