L'Acropole en danger

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    Une fentre ouverte sur le monde

    lili INFvrier 1977 (XXX1 anne) 2,80 francs franais

    Dcouverte en Syried'une prestigieuse mtropoled'il y a 4000 ans

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  • TRSORS

    DE L'ART

    MONDIAL

    Zare

    L'iil du masqueLes masques africains sont souvent en troit rapport avec des rites d'initiation o est rvle la

    signification des masques ports par les danseurs ou d'autres officiants. Ici, masque Bembe (ouWabembe), peuple du nord-est du Zare, prs du lac Tanganyika. Au fond des orbites l'trangegomtrie, deux petites fentes sont prvues pour les yeux.

  • Le CourrierFEVRIER 1977 30e ANNEE

    PUBLI EN 15 LANGUES

    Franais Arabe Persan

    Anglais Japonais HbreuEspagnol Italien NerlandaisRusse Hindi Portugais

    Allemand Tamoul Turc

    Mensuel publi par l'UNESCOOrganisation des Nations Uniespour l'ducation,la Science et la Culture

    Ventes et distributions :

    Unesco, place de Fontenoy, 75700 Paris

    Belgique : Jean de Lannoy,112, rue du Trne, Bruxelles 5

    ABONNEMENT: 1 an : 28 francs franais;deux ans : 52 francs franais. Payement parchque bancaire, mandat postal, CCP Paris12598-48, l'ordre de : Librairie de l'Unesco,

    Place de Fontenoy - 75700 Paris.

    Reliure pour une anne : 24 francs

    Les articles et photos non copyright peuvent tre repro-duits condition d'tre accompagns du nom de l'auteuret de la mention Reproduits du Courrier de l'Unesco ,en prcisant la date du numro. Trois justificatifs devronttre envoys la direction du Courrier. Les photos noncopyright seront fournies aux publications qui en ferontla demande. Les manuscrits non sollicits par la Rdaction ne sont renvoys que s'ils sont accompagns d'uncoupon-rponse international. Les articles paraissantdans le Courrier de l'Unesco expriment l'opinion deleurs auteurs et non pas ncessairement celle de l'Unescoou de la Rdaction. Les titres des articles et les lgendesdes photos sont de la rdaction.

    Bureau de la Rdaction :

    Unesco, place de Fontenoy, 75700 Paris, France

    Rdacteur en chef :

    Ren Caloz

    Rdacteur en chef adjoint :

    Olga Rodel

    Secrtaires gnraux de la- rdaction :

    dition franaise : Jane Albert Hesse (Paris)dition anglaise : Ronald Fenton (Paris)dition espagnole : Francisco Fernandez-Santos (Paris)dition russe : Victor Goliachkov (Paris)dition allemande : Werner Merkli (Berne)dition arabe : Abdel Moneim El Sawi (Le Caire)dition japonaise : Kazuo Akao (Tokyo)dition italienne : Maria Remiddi (Rome)dition hindie : H. L. Sharma (Delhi)dition tamoule : M. Mohammed Mustafa (Madras)

    dition hbraque : Alexander Brodo (Tel-Aviv)dition persane : Fereydoun Ardalan (Thran)dition nerlandaise : Paul Morren (Anvers)dition portugaise : Benedicto Silva (Rio de Janeiro)dition turque : Mefra Arkin (Istanbul)

    Rdacteurs :

    dition franaise : Philippe Ouannsdition anglaise : Roy Malkindition espagnole : Jorge Enrique Adoum

    Documentation : Christiane Boucher

    Maquettes : Robert Jacquerhin

    Toute la correspondance concernant la Rdactiondoit tre adresse au Rdacteur en Chef.

    Page

    L'ACROPOLE EN DANGER

    Appel du Directeur gnral de l'Unesco

    Amadou-Mahtar M'Bow

    6 EBLA

    Dcouverte en Syrie d'une prestigieuse mtropoled'il y a 4 000 ans

    par Paolo Matthiae

    13 LES GLISES PEINTES DU LAC TANA

    Dernire tape de la route historique en Ethiopie

    par Berhanou Abbeb

    18 LE HENN DU BONHEUR

    En Inde le dessin des saisons et des ftes

    par Jogendra Saksena

    I IV Encart : tudes l'tranger

    23 DE L'ORAL L'CRIT

    En Tanzanie, contes traditionnelset livres de lecture pour adultes

    par Simoni Malya

    26 POURQUOI L'HIPPOPOTAMEEST DEVENU CHAUVE ET LAID

    27 COMMENT L'AUTRUCHE S'EST MONT LE COU

    28 BOLIVAR ET LE CONGRES DE PANAMA

    par Arturo Uslar-Pietri

    33 NOS LECTEURS NOUS CRIVENT

    34 LATITUDES ET LONGITUDES

    2 TRSORS DE L'ART MONDIAL

    ZAIRE : L' du masque

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    Photo Paolo Matthiae. Italie

    Notre couverture

    Non loin d'Alep, en Syrie, une Missionarchologique italienne, en collaborationavec la Direction gnrale des Antiquitset des Muses de la Rpublique arabede Syrie, a mis au jour le site d'Ebla,ville dont seul le nom tait jusque-lconnu. Dcouverte riche de

    connaissances pour l'histoire de la Syried'il y a 4 000 ans, puisque toutesles archives de la cit ont t retrouveset sont en cours de dchiffrement.

    Le professeur Matthiae, qui a dirigles campagnes de fouilles qui ontconduit cette extraordinaire dcouverte,a crit spcialement pour le Courrierde 'Unesco un article que nous publionsen page 6. Ici, dtail d'un bassin lustral deux vasques : double frisede guerriers et de lions (voir page 7).

  • Au cours d'une crmonie qui s'estdroule le 10 janvier 1977 sur l'Acropoled'Athnes, M. Amadou-Mahtar M'Bow,

    Directeur gnral de l'Unesco (photoci-dessous aux cts de M. Trypanis,ministre grec de la cultureet des sciences) a lanc pour lasauvegarde des monuments de cehaut-lieu, victimes depuis plusieursannes de graves dtriorations, un appelsolennel que nous reproduisons ici.

    Le gouvernement grec a dj prisd'importantes mesures pour prserverles difices et les statues menacs.

    Les Caryatides, par exemple, ont faitl'objet de moulages en vue de leurdplacement au Muse nationald'Athnes, en attendant une solution

    au problme de la maladie de la pierre.Aux dgts provoqus par les infiltrationsd'eau et par le gel, aux mfaits causspar la rouille des armatures mtalliquesdes constructions, au phnomned'rosion, aux consquences d'untourisme intensif, s'ajoutent lesrpercussions redoutables de la pollutionatmosphrique sur la pierre.

    C'est pourquoi, la demande desautorits hellniques et en collaborationavec elles, un plan d'action a t misen uuvre dans le cadre d'une Campagneinternationale dcide par la Confrencegnrale de l'Unesco lors de sa derniresession Nairobi, Kenya(octobre-novembre 1976). Il s'agit,en effet, de sauver un patrimoine culturelqui, s'il est essentiellement grec, n'enconcerne pas moins l'humanittout entire.

    Selon les estimations tablies

    conjointement par l'Unesco et par legouvernement grec, l'oprationreviendrait 15 millions de dollars

    au total et demanderait de cinq dixans pour tre mene bien.

    Le Courrier de /'Unesco consacrera,pour sa part, l'un de ses prochainsnumros l'histoire de l'Acropoleet aux problmes que pose sa sauvegarde.

    /Vos lecteurs peuvent rpondre cet appelpar une contribution personnelle (voir indications dans l'encadr, page 34).

    L'ACROPOLE EN DANGER

    L'appel du Directeur gnral de l'UnescoAmadou-Mahtar M'Bow

    V

    --

    L'Acropole est en danger...

    Aprs avoir rsist pendant 2 400 ans aux assautsdu temps et des hommes, voici que le prestigieuxensemble monumental auquel Ictinos et Phidias ontimprim la marque de leur gnie est menac de destruction par les dgradations que, depuis plusieursannes, lui fait subir un rythme acclr la civilisation industrielle.

    Jusqu' prsent, grce aux travaux de restauration conduits depuis le 1 9e sicle par le Servicegrec d'archologie et complts plus rcemmentpar des mesures particulires de conservation, lesquelque trois millions de visiteurs qui se pressentmaintenant chaque anne sur l'Acropole ont encorepu admirer, dans l'blouissement de l'incomparablelumire attique, les glorieux tmoins de l'excellencequi marqua l'Age d'or de Pricls et qui est demeure au fil des sicles, pour tant de pays dumonde, une source privilgie d'inspiration dansle domaine de l'art et de la pense.

    Mais aujourd'hui, les dommages sont tels que laconservation des temples, des sculptures et dessoubassements ne peut plus tre assure que parla mise en 0uvre bref dlai d'un vaste et complexeprogramme de sauvegarde, qui requiert sur le plantechnique et scientifique des tudes minutieuses etdont le Gouvernement grec, malgr l'ampleur desefforts qu'il dploie, ne pourrait que difficilementassumer l'entire charge. Aux dgts causs par

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    les infiltrations d'eau dans les fissures et par le gel, l'clatement du marbre provoqu par la rouille desbarres et crampons de fer utiliss dans le passpour assurer la scurit des pices en place, l'rosion des marches, des dallages et du roc sous lespas innombrables des visiteurs est venu s'ajouterun facteur de dgradation beaucoup plus graveencore : la pollution atmosphrique, ranon du progrs industriel, qui prcipite la dcomposition dela pierre sous l'effet des gaz d'usine et des fumesdes foyers domestiques.

    En attendant que l'atmosphre puisse tre purifie dans un primtre appropri autour de l'Acropole, il faut tout la fois protger sur place lessculptures qui peuvent l'tre; dposer les autres etles transfrer au Muse de l'Acropole en leur substituant temporairement des moulages; remplacer parun alliage inoxydable les armatures dfaillantes; amnager des alles et ronds-points renforcs pour canaliser le flot des visiteurs; consolider la roche l ose produisent glissements et boulements; restaurertout ce qui peut et doit l'tre.

    - Par son envergure mme, la tche entreprendrelance un dfi la communaut internationale quine saurait se rsigner aux dsastres dont sont menacs le Parthenon, l'Erechthion et ses Caryatides,les Propyles et le temple d'Athna Nik. C'est pourquoi la Confrence gnrale de l'Unesco sa dix-neuvime session qu'elle vient de tenir Nairobis'est prononce par acclamation, en rponse l'appel

    Photo Dominique Roger - Unesco

    que lui avait adress le Gouvernement grec, pourune campagne mondiale conduite sous les auspicesde l'Organisation et destine mobiliser l'aide publique et prive en vue de sauvegarder l'Acropole.

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