La pression touristique dans le massif des Alpilles - .La pression touristique dans le massif des

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    2.- L'intervention de Jean-Paul Saquet sur la pression touristique dans le massif des Alpilles illustre les problmes lis l 'utilisation anarchique des espaces pri-urbains. Le massif des Alpilles,

    vue sa proximit de grands centres urbains, est reprsentatif du dvel oppement d 'usages non organiss et les consquences qu'ils induisent sur l 'quilibre naturel .

    Le massif des Alpil les, du fait de sa s i tuat ion gograph ique , est soumis une pression touristique i mportante qu i est cratrice de r isque pou r la flore et , dans la mesure o la dforestation peut en dcou ler, pour l 'hydrologie de la zone.

    Les mun icipal its concernes ont des attitudes voisines avec, toutefois, quelques nuances lies au comportement des populations plus ou moins attaches des racines locales.

    Sont norm;llement accepts : - les promeneurs et randon

    neurs, sous rserve du respect de la proprit prive et d'un comportement responsable l'gard des risques d' incendie . On croit la ncessit d'une surveil lance permanente ou non ou d'un amnagement du terrain : sentiers baliss, circuits botaniques, etc.

    Photo 5 : Moto-cross de Mouris

    332

    La pression tou rist ique dans le massif des

    Al pi l les

    - les cava l i e rs , q u e l qu efo is associs la surveillance et la prvent ion des incendies ( l ia isons radio avec les C.C.F.F. ) .

    - les chasseurs qu i , dans certaines communes, participent aux oprat ions de dbroussai l lage , dans la mesure o i ls conservent un certain respect de la proprit.

    Sont tolrs ou rejets : - les grimpeurs, souvent assimi

    ls des marginaux qui s' imposent sans chercher se faire admettre et dont l 'activit peut crer des responsabilits pour les communes.

    Malgr l ' individualisme frquent des grimpeurs, i l a t cependant possible certaines communes (ou groupements de propritaires fonciers) de signer des conventions avec la Fdration Franaise de la Montagne et de l'Escalade, qui les exonrent de leur responsabi l it ventuelle ; en contre partie, les

    Photo Jean-Paul Saquet

    par Jean-Paul SAQUET

    parties contractantes ont accept de prendre en charge certa ins amnagements : aires de stationnement de vhicules, signalisation et balisages.

    Sont rejets : - les utilisateurs de motos vertes

    et de vhicules 4x4, en raison des dprdations qu' i ls peuvent commettre et des risques qu ' i ls font cou r i r aux aut res u sagers d u massif. Les priodes sches apportent un lourd facteur d'aggravation , l 'appl ication des arrts prfectoraux instituant des priodes rouges est difficile, aussi une solution partielle est peut tre donne par la cration de pistes tout terrain, dans des secteurs d' intrt m ineur ; on peut cependant penser que les pistes de ski balises n'ont jamais empch de "hors piste".

    Certaines communes ont, nanmoins, accept de rpondre aux vux d 'associations locales en acceptant et en participant mme la cration de pistes de motocross sans pour autant s 'exonrer de leurs responsabil its bien connues, ce qui , dans certains cas, a conduit les mmes communes interdire ce q u 'e l les to l ra ient dans la mesure o, un certain moment, elles ont estim que les garanties de scu rit n 'ta ient pas suff i santes.

    A dfaut de pouvoir exercer un contrle sur la circulation des vhicules Tout Terrain , i l reste la solution de la mise en place de barrires, efficaces l'gard des seuls 4X4, facilement mobil ises en cas d'action de lutte contre le feu . Mais contre la moto verte, i l n'existe pas de moyen valable en dehors de la rpression bien difficile exercer.

    En matire de vhicules 4X4, i l

    QUATRIEMES RENCONTRES

  • a t signal que des associations prenaient la peine de solliciter une ou deux fois par an au maximum l 'autorisation de circuler sur des pistes de fort communale dans le cadre d'un ral lye run issant un nombre rest re i nt de p i l otes ; l 'accord de l 'O.N . F. tant ncessa i re et g n ra l emen t d o n n lorsqu' i l s'agit d e parcel les forestires soumises sa gestion . Le rsultat de ce type d'action sportive ne parait pas prsenter de trop grands risques pour la nature mais requiert une grande vigilance.

    Les trangers, peut tre attirs par notre laxisme, sont nombreux parmi les uti l isateurs de 4X4 et de motos vertes ; les problmes poss par ces engins ne concernant pas qu'un seul massif il serait opportun de distribuer aux frontires et aux postes de page des autoroutes une fiche d' information rappelant les l im ites d'usages des eng ins T.T. . . sous rserve de les dfin ir.

    Comme on l'a signal plus haut la responsabi l it des communes peut tre mise en cause en cas

    ZONES PERIURBAINES, LITTORALES ET/OU TOURISTIQUES.

    Photo 6 : Moto-cross de Mouris.

    d'accident li la pratique d 'un sport mcan ique d'o l ' i ntrt de rgulariser certaines situations de fait par la signature d'une convention avec les Fdrations sportives comptentes, mais celles-ci parais-

    Photo J.-P.S.

    sent assez rticentes s'engager dans une voie qui a pourtant t suivie avec profit dans le cas de l'escalade.

    J.-P.S.

    3.- L'tude de la dgradation de la vgtation littorale traduit l 'ensemble des problmes lis la pression humaine proximit d 'un grand centre

    urbain. La rflexion qui a suivi / 'intervention de Georges J. Aillaud a mis en vidence la problmatique de la gestion de ces zones surfrquentes.

    La vgtation l ittorale du sud du Golfe de Marse i l le prsente une grande orig inal it. Les condit ions trs particu l ires dans lesque l l es l es p lantes doivent se dvelopper, et l'adaptation un m i l ieu d iff ici le , ont entran des modi f icat ions morpho log i ques , anatomiques et physiologiques.

    Le mil ieu est diffici le , le msoclimat favorise les xrophytes, le m icroc l imat accentuant e ncore l ' i nf l uence de certa ins facteurs comme le vent ; mais ce sont les caractres du sol , avec l'omniprsence du sel, qui imposent leurs conditions la vgtation.

    U n exem ple de dg radat ion

    de la vgtat ion par Georges J. A ILLA UD et Alain CROUZET

    Les plantes se sont adaptes, plaques au sol , e l les rsistent ainsi mieux au vent, la dessication. Leur systme racinaire, s ' insinuant dans la moindre fissure, leur permet d'exploiter non seulement les n iveaux superf ic iels du sol , mais aussi les couches profondes.

    La morphologie et l'anatomie du systme foliaire sont orientes vers la conservation de l'eau (systme fo l ia i re rd u it dans l 'espace et parfois dans le temps, cuticule plus pa isse , nombre de stomates rduits, poils abondants . . . ) .

    Des systmes physiolog iques rgulateurs interviennent pour que

    la plante soit toujours en mesure d'acqurir cette eau si prcieuse, qui est normalement ind isponible parce que sale .

    La press ion osmot ique trs leve permet d 'entreten i r u n e force de succion suffisante ; la rsistance plasmatique l ' i ntoxication par le C INa trs leve , coup le avec l ' ex is tence d ' u n barrage slectif l im itant l a pntration du sel, permet de faire face des lvations passagres la concentration en sel du mi l ieu .

    La faon dont ces p l an tes s'adaptent ce mi l ieu particul ier est d 'autant plus intressante, que

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    ZONES PERIURBAINES, LITTORALES ET/OU TOURISTIQUES.