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  • n 7 9 t r i m e s t r i e l

    d c e m b r e 2 0 0 9

    L A CANCROLO GIEEN MARCHEL A CANCROLO GIEEN MARCHE

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    2009

    du

  • En 21 ans de travail, 21 ans de recherche, mens avec nos collgues du Grand-

    Duch de Luxembourg et tous nos collgues du monde entier, nous avons fait

    grandir la connaissance et ses applications, nous avons cr linnovation. Merci

    RTL TVI, Bel RTL, et tous les bnvoles, actifs et gnreux. Ensemble, nous

    avons forg ces progrs. Certaines innovations sont dtailles et illustres dans

    cette Lettre par des spcialistes des diffrents domaines. Je citerai les technologies

    de plus en plus labores quutilisent la chirurgie et la radiothrapie ainsi que les

    dcouvertes de nouvelles cibles, largement spcifiques un type de tumeur,

    voire certaines catgories de personnes. Les rgulations dexpression des gnes

    (par des voies gntiques ou pigntiques) et les comportements et fonctions des

    cellules souches (cancreuses ou normales) font lobjet dune attention particulire.

    Dautres domaines, tout aussi importants, ne sont pas abords ici, faute de place.

    Il sagit, entre autres, de gnes drgls dans les tumeurs ganglionnaires, dans les

    cancers du poumon, dans les mtastases des cancers du sein et du poumon vers

    les os et le cerveau.

    On constate, de plus en plus, que le drglement dun lment gntique peut se

    faire par plusieurs voies diffrentes, ce qui va guider le cancrologue dans le choix

    de ses mdicaments en prsence dune tumeur bien caractrise quant ses d-

    fauts et points faibles attaquer.

    Que tous ceux qui nous aident sachent quils sont les acteurs dune des plus belles

    entreprises qui soient. Quils soient fiers et se comportent comme Erasme, qui, la

    fin du XVIesicle disait:Maintenant que je suis vieux (il avait 50ans !), je vais mourir

    mais je voudrais encore vivre pour connatre les normes progrs qui sannoncent.

    Tlvie 2010

    entretien Entre clinique et laboratoire

    rADiOtHrApie D'un rayonnement "magique" sa matrise technologique

    Tmoignage

    CHiMiOtHrApie Des thrapies trs cibles

    L' pigntique, un nouveau regard sur les cancers

    La double nature des cellules souches

    tuMeurs CrbrAlesUn dfi lanc la recherche

    renCOntre Chercher et innover

    Rpertoire des recherches

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    L A CANCROLO GIEEN MARCHE

    s o m m a i r e

    l a l e t t r e d u f n r s 1

    par Arsne burny Prsident de la commission Tlvie du Fonds de la Recherche Scientifique - FNRS

    16

    24

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  • Gnrosit, transparence, continuit

    Par Jean-Pierre de LaunoitPrsident du Tlvie

    ans quelques semaines, tous ensemble, nous vi-vrons nouveau l'pilo-

    gue de ce 22eTlvie!

    C' est peine croyable, mais tout au long de l'anne, de trs nom-breuses oprations spontanes plus de 1000 l'an pass! sont organises en Belgique et au Luxembourg au profit de cette grande campagne populaire de solidarit. Rappelons les trois caractristiques essentielles de ce qui est devenu au fil du temps une vritable institution:

    Gnrosit : grce la multi-tude de ces petits dons, c'est vraiment "l'affaire de tous".

    transparence : tout euro r-colt est toujours vers directe-ment au F.R.S.-FNRS pour y tre affect au financement de nou-velles bourses de recherche.

    Continuit : 21 ans dj ! Nul n'aurait os l'imaginer au dpart.

    Cette campagne hyper-mdia-tise grce la mobilisation enthousiaste des quipes de RTL TVI et de Bel RTL permet assurment de mieux faire connatre auprs d'un large public les rsultats des efforts consentis par les chercheurs vers qui se portent notre vive grati-tude et nos espoirs pour l'avenir.

    Dans notre environnement quotidien qui, hlas, n'est pas exempt de beaucoup de mat-rialisme, d'gosme et de vio-lence sous toutes ses formes, nous serons une nouvelle fois si heureux de participer cette

    action commune au profit de la sant de ceux et de celles qui nous sont les plus chers et dont il nous faut assurer le meilleur avenir possible.

    Il ne s'agit pas bien sr d'avoir pour seul objectif de toujours battre les records prcdents, mais tout de mme, n'est-il pas fabuleux que, l'an pass, le montant extraordinaire de 100millions d'euros ait t glo-balement rcolt depuis l'ori-gine grce cette multitude de petits dons ? L' enthousiasme est contagieux pour une telle cause!

    l'occasion de ce 22e Tlvie, retrouvons-nous ds lors nou-veau autour des plus faibles de notre socit !

    t l v i e 2 0 1 0

    l a l e t t r e d u f n r s 2

    Tout au long de l'anne, de trs nombreuses oprations spontanes plus de 1000 l'an pass! sont organises en Bel- gique et au Luxembourg.

    D

  • Professeur mrite de l'Universit de Lige, Georges Fillet a conjugu enseignement, recherche et activits cliniques tout au long de sa carrire. Pionnier des greffes de moelle au CHU de Lige, il est l'origine des services d'hmatologie clinique et d'oncologie mdicale et cofondateur du laboratoire de thrapie cellulaire et gnique de cette institution. Avec le soutien du Tlvie, il a veill promouvoir une synergie entre la recherche et la clinique. Il est actuellement chef de projet pour un centre intgr de cancrologie.

    Votre parcours vous a amen uvrer tant comme chercheur que comme praticien. Comment percevez-vous les liens entre le laboratoire et la clinique?

    Au-del des cancers du sang, cette technique a-t-elle bnfici d'autres champs thrapeutiques?

    Ces deux univers sont unis par des liens extrmement forts, notamment travers ce qu'on appelle la recherche translation-nelle dont le but, prcisment, est d'acclrer les transferts de connaissances du laboratoire au lit d'hpital. Il faut en tout cas savoir que la grande majorit des progrs thrapeutiques ob-servs au cours des dix dernires annes sont la transposition vers le malade de rsultats obtenus

    en biologie molculaire. Mais, ces deux univers ont bien sr leurs exigences propres. Quand un tudiant me dit qu'il souhaite se spcialiser en hmatologie, j'essaie souvent de le conscien-tiser la ralit laquelle il sera confront ds qu'il sortira de la dimension thorique de son cours. L' hmatologie est effec-tivement une discipline trs sti-mulante, o se croisent lments biologiques, analyses de labora-

    toire, diagnostic, traitement et suivi de patients Mais il faut la sant, tant physique que men-tale, pour la pratiquer devant les malades! Il s'agit de prestations lourdes qui confrontent rguli-rement la mort. Heureusement, nous voyons aussi des gens gu-rir, ce qui entretient notre moral. Revoir un patient leucmique trait il y a 20 ans mener une vie normale est quelque chose d'ex-trmement gratifiant!

    Les greffes de cellules souches se sont rvles efficaces pour traiter certaines tumeurs solides chez l'enfant. Par contre, leur ap-plication s'est rvle un chec lorsquon a voulu tendre ces rsultats l'adulte, par exemple dans le cancer du sein. Actuel-lement, les cancers hmato-

    logiques restent le principal champ d'application des greffes de cellules souches. Mais au-del de la cancrologie, des greffes de cellules souches d'un autre type, msenchymateuses cette fois, ont t pratiques dans le cadre d'une mdecine dite "rgn-rative", afin dessayer de recrer

    des tissus osseux, cardiaques ou neurologiques. Il s'agit certes d'une technique diffrente, mais qui ne serait pas aussi dvelop-pe s'il n'y avait pas eu toutes ces recherches sur la transplan-tation des cellules souches h-matopotiques.

    Entre clinique et laboratoire

    Les greffes de cellules souches reprsentent un des progrs les plus spectaculaires obtenus sur le front de la lutte contre les cancers. Essentiellement destines soigner les cancers du sang, elles ont inspir d'autres pratiques thrapeutiques et restent l'emblme de la cancrologie qui gagne. Praticien autant que chercheur, Georges Fillet a assist aux premiers pas de cette technique rvolutionnaire l'origine de multiples vies sauves.

    e n t r e t i e n e n t r e t i e n

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    1ENTRETIEN

    Au dbut de votre carrire, vous avez assist l'apparition des premires greffes de cellules souches. Quel fut l'impact de cette technique?

    Le succs de ces greffes a-t-il t immdiat ou y a-t-il eu des imprvus?

    Les rsultats actuels vous semblent-ils satisfaisants?

    Quand j'ai termin mes tudes de mdecine, le traitement par chimiothrapie en tait toujours ses balbutiements et le sort des patients adultes soigns pour une leucmie aigu n'tait gure diffrent de celui des pa-tients non traits. De ce point de vue, les greffes de cellules souches ont provoqu une vri-table rvolution ! Les greffes de cellules souches, ou "greffes de moelle" comme on les appelait

    alors, ont d'abord t pratiques pour soigner l'anmie aplasique avec l'objectif de pallier la dispa-rition de la moelle osseuse qui caractrise cette maladie rare. Rapidement, on s'est aperu que des greffes allogniques, c'est--dire ralises partir d'un greffon provenant d'un donneur autre que le malade, pouvaient galement tre proposes des patients leucmiques. Elles apportaient une augmentation

    impressionnante du taux de survie et une baisse drastique du nombre de rechutes. Ce n'est qu' partir de la fin des annes septante que les greffes de cel-lules souches ont pris un essor vritablement mondial, lorsque furent publis les travaux du groupe de Seattle, raliss sous la houlette d'Edward Donnall Thomas qui, d'ailleurs, allait se voir attribuer pour ceux-ci un prix Nobel de mdecine