Jean-Paul Sartre - L'Enfance Huis Clos, Suivi de Les Mouches

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@ ditionsGa//imard, 1947. Huisclos PIC N UN ACTEAc0ll0 dame. Huisclosa t prsent pour la premire foisau Thtre duVieu-Colombier enmai1V44.

INS ESTELLE GAReIN LEGARON DISTRIBUTION MmeTaniaBalachova MmeGabySylvia M.Vitold M.R.-J.Chauffard Dcor de M.Douy 8CE^E PRE11EREGAReIN,LEGAROND'TAGE Un salon stle Second Empire.Unbronze sur la chemine. GAReIN,il entre et regardautour dlui. Alorsvoil.LEGARON Vil.GAReIN C'est commea . . ..- LEGARON C'est commea. GAReIN Je..Je pensequ'la longue ondoi t s'habi tuer auxmeubles. LEGARON anemejettepasdansle couloir ! GARUN Lche-la. ESTELl E Tues . fou,ellete hait.bb Huis clos GAReIN LSl CuS O Quj SuS tSl.EstellelcheInetregardeGareinavec stupeur. INS CuS O UO : (Untemps.)Ou, h Ou,tm2 QOtl. lOXOSQluSChuOOQuSqu Sl OuVtl. (Gareinvaversla porte et la fere.) CuS O UO :GAReIN u . 1u SS C Qu CSl quuu Ch, lOl .INS u , j S S. GAReIN 1u SS C Qu CSl Qu ml , l hOul, 0Qut. l y u OS jOutS O lu lS Vu juSQuuCut l l CSSl OIS l jmOS. l luOUu,lu u SVS QuS Qu uSt, l0uttVS QluS OChUt tVlOu O l0Vl. u , luCOuuSQIX OuU . lS lu OSQu j SuS uu lCh,CSl u COuuSSuC OCuS, hu :INS u .GAReIN LSl lO Qu j OOS COuVuCt lu S O m0tC. 1 mguSlu Qu j S Qtl t : J uQOuVS QS l lSSI lC , ltOUhul, V0Scne Vtoutescespensesdanslatte ;toutescespensesquimeconcerent. INS Tu veux vraiment me convaincre ?GARCIN Jenepeuxplusriend'autr. Je ne lesentends plus,tusais. C'estsansdoutequ'ilsenontfni avecmoi .Fini :l 'affaireestclasse,jenesuis plusriensurtere,mmeplusunlche.Ins, nousvoilseuls:iln'yaplusquevousdeux pout penser moi .Elle ne compte pas. Maistoi, toi quimehais, situmecrois, tumesauves. INS Ce nesera pas facile. Regarde-moi : j 'aila tte dure. GARCIN' .J'y mettrailetemps qu'il faudra. INS b | tuastoutletemps, Tout letemps. GARCIN,la prenant au aules. coute,chacuna' son but, n'est-ce pas ? Moi , je mefoutaisdel 'argent,del 'amour.Jevoulais 0In unhomme.Undur.J'aitoutmissurle ;mme cheval . Est-ce que c'est possible qu'on soit lchequandonachoisiles chemins lesplus r'dangereux ?Peut-onjugeruneviesurunseul racte ? 90Huisclos INS Pourquoi pas ? Tu as rvc trcntc ans quc tuavais du cur, ct tu tc passais millc pctitcstai blcsscs parcc quc tout cst pcrmis aux hcros.Commc c`ctait commodc l Et pui s,l `hcurc dudangcr,ont `a misaupicddumurct. . . tuasprislctrainpourMcxico.GAReIN !cn'aipasrvcccthcroIsmc.!cI 'aichoisi .Oncstccqu`onvcut. INS Prouvc-Ic. Prouvc quc cc n'ctait pas un rvc.5cuIs Ics actcs dccidcntdcccqu`on a voulu.GAReIN Jc suis mort trop tt. Onnc m'a pas Iaissc Ictcmpsdctaircmes actcs.INS Onmcurt toujourstroptt~outroptard.EtccpcndantIaviccstIa,tcrmincc . lctraitcsttir,iI |aut|airclasommc.Tun`csricnd`autrcquctavic. GAReIN Vipcrc l Tuasrcponsca tout INS Allons l allons l Nc pcrds pas couragc. lI dci|t'trc taciIc dc mcpcrsuadcr. Chcrchc dcs argu-mcnts,Iai sun c|Iort. (Gareinhausseles paules.) Eh bicn,ch bicn ? !c t'avais dit quc tu ctaitvulncrabIc.Ah l commc tu vas paycr prcscnt.Scne V Tucs un Ichc, Garcin, unIchc parcc guc] cIc\cux. !c Ic vcux,tu cntcnds, ]c Ic vcux | Ltant, vois commc ]c suis Iaiblc, un soumc ,cncsuis ricn guIcrcgard gui tcvoit, gucccttccnscincoIorc gui tc pcnsc.Jmarche sur elle, mainsouvertes.)Ha | cIIcs s'ouvrcnt, ccspsscsmainsd'hommc.Maisgu`cspcrcs-tu ?Unnattrapcpas Icspcnsccsavcc Ics mains. AIIons,Iu naspasIcchoix . iIIautmcconvaincrc.!ctcticns.ESTELLE 0arcin |GAReIN Quoi ?ESTELLE Vcngc-toi .GARCIN Commcnt ?ESTELLE Embrassc-moi, tu I'cntcndras chantcr.GARCIN C'cst pourtant vrai, lncs. Tu mc ticns, mais]cIcticnsaussi .Il se penchesur Estelle. Ins pousse un C.INS :Ha | Ichc | Ichc | V | V tcIaircconsoIcrQttcmmcs.VZ Huis clos ESTELLE Chantc, lncs, chantc lINS lc bcau couplc | 5i tu voyais sa grossc pattcposcc a plat sur ton dos, |roissant la chair ctl 'ctoUc. ll a lcs mains moi tcs , i ltranspirc. llIaisscra unc marqucblcucsurtarobc. ESTELLE Chantc l Chantc | 5crrc-moi plus Iort contrctoi , Carci n , cllc cncrcvcra.INS Maisoui , scrrc-labicnIort,scrrc-la lMlczvoschalcurs. C'cst bon l 'amour, hcin Carcin ? C'cstticdc ct pro|ond commc Ic sommcil ,mais ]ct' cmpchcrai dcdormir.Geste de Garein. ESTELLE Nc l 'ccoutc pas. Prcnds ma bouchc , jc suis toi tout cnticrc. INS Eh bicn,qu' attcnds-tu ? Fais cc qu'on tc dit, Carcin lc lchc ticnt dans scs bras Estcllc l' in-Ianticidc. lcsparissontouvcrts. Carcinlclchcl 'cmbrasscra-t-i l ? Jc vous vois,jc vous vois , moi sculc jc suis unc |oulc,la |oulc.Carcin,la|oulc, | 'cntcnds-tu ? (Murmurant.) lchc | lchc llchc | lchc | En vain tu mc |ui s,jc nc tclchcrai pas. Quc vas-tuchcrchcrsur scs lcvrcs ?l'oubli ? Mais jc nc t'oublicrai pas, moi . C'cstScne 93 noi qu' il |aut ccnvaincrc. Mci . Vicns, vicns | Jct' attcnds . Tu vci s,Estcl l c,i ldcsscrrc sontrcintc, i lcst dccilc ccmmc un chicn . . .Tu nc|'auras pas |GAReIN ll nc |cra dcncjamais nui t ?INS Iamais. GAReIN Tumc vcrras toujours ?INS TcujcursGareinabandonne Estelleetfaitquelques pasdanslapice.Ils'approchedubronze. GAReIN Lc bronzc. . .(Illecaresse.)Eh bicn, vcici Icmomcnt .Lc bronzc cst la, jc lc ccntcmplc ctecomprcnds qucjc suis cn cn|cr.Jc vous dis quc|out ctait prcvu.Ils avaicnt prcvu quc jc mc|icndrais dcvant ccttc chcmi ncc,prcssant mamain sur cc bronzc, avcc tcus ccs rcgards surmoi . Tcus ccs rcgards qui mc mangcnt. . .(Ilse retournebrusquement. )Ha | vcus n' tcs qucdcux ? Jc vcus crcyais bcauccup plus ncm-orcuscs. Jrit.) Alcrs, c'cstal 'cn|cr.Jc n'aurais]amai s cru... Vcus vcus rappclcz . lc scu|rc, lcochcr, lc gri l . . .Ah | qucllc plaisantcric. Pasocscin dc gril . l' cn|cr, c'cst lcsAutrcs. J+Huisclos ESTELLE Mon amour lGAReI N. larepoussant. laisse-moi . Ellecstcntrc nous.Jcnepeuxpast`aimcrquandcllcmc voi t. ESTELLE Ha l Eh bi en, ellcncnous vcrra plus.Elleprendlecoupe-papiersur latable,se prcipite sur Ins et lui porte plusieurs coups. I NS,se dbattant et riant. Qu`cst-ccquctuIais, qu'cst-ccquctuIai s, tues tollc ? Tu saisbicn qucjc suis mortc. ESTELLE Mortc ?Elelaissetomberlecouteau.Untemps. Insramasselecouteauets'enfrappeavec rage. INS Morte l Mcrtc l Mortc l Ni lc coutcau, ni lcpoison, ni la cordc. C`cst djIai t,comprcnds-tu ? Et nous sommcs cnscmblc pourtoujours.Ellerit. ESTELLE,clatant derire. Pour toujcurs, mon Dicu que c'est drlc l Pourtoujours |ScneVbGARCIN,rit enlesregardant toutes deu. Out lOuOutS! Iltombentassis,chacunsursoncanap. Unlongsilence.Ilscessentderireetse regardent.Garein se lve. GARCIN Eh Ou, COuluuOuS.RI DEAU Lesmouches DRAMEENTROISACTES Charles Dulin en tmoignage de reconnaissance et d'amiti. CettepiceatcreauThctrc dc Ia Citc(dircctionCharlcs Dullin)par : MM.CharIcs DulIi n,!o||rc, PauI tIy, !canlannicr,Norbcrt,luci cn Arnaud,Marccld' Orval,Bcndcr.MmcsPcrrct, OlgaDominiquc,Cassan. JUPITER. ORESTE. GISTHE.PERSONNAGES LE PDAGOGUE. PREMIERGARDE. DEUXIMEGARDE. LEGRANDPRTRE. LECRE. CLYTEMNESTRE. UNERINNYE. UNE JEUNEFEMME. UNE VIEILLEFEMME. HOMMESETFEMMESDUPEUPLE. RINNYES.SERVITEURS. GARDESDUPALAlS. L1L bLN LbUne place d'Argos.Unestatue de Jupiter,dieu desmouchesetdelamort.Yeublancs,face barbouilledesang. SCNEPREMIRE Devieillesfemmesvtuesdenoirentrenten prcessionetfontdeslibationsdeantlastatue. J idiot,assis par tereau fond. Entrent Oreste et kPdagogue, puis Jupiter. ORESTE Hc, bonncs tcmmcs lElles se retourent toutes en poussant un C.LEPDAGOGUE Pouvcz-vousnousdirc. . . Ellescrachent par tere en reculant d'un pas. LEPDAGOGUE coutcz, vous autrcs, nous sommcs dcs voya-curs cgarcs. Jc nc vous dcmandc qu'un rcnsci-ncmcnt..Lesvieillesfemmess'enfuienten,laissant tomber leursures. LEPDAGOGUE ViciIlcs camcs | Dirait-on pas quc j 'cn vcux a|curs charmcs ? Ah | mon matrc, Ic pIaisantl U Lesmouches voyagc | Et guc vous mtcs bicn inspirc dc vcniriciguandiIy a pIusdccingccntscapitaIcs,tantcn Crccc gu`cn ltaIic, avcc du bon vin, dcsaubcrgcs accuciIIantcs ct dcs rucs popuIcuscs.Ccs gcns dc montagnc scmbIcnt n`avoir ]amaisvu dc touristcs , j 'ai dcmandc ccnt |ois notrcchcmin dans ccttc mauditc bourgadc gui rissoIcau soIciI . Partoutccsont Ics mmcsOisd`cpou-vantc ct Ics mmcs dcbandadcs, Ics Iourdcscourscs noircs dans IcsrucsavcugIantcsPouah lCcs rucs dcscrtcs,I `airgui trcmbIc, ctccsoIciI. . . Qu` ya-t-iI dcpIussinistrcguc IcsoIciI?ORESTE Jc suis nc ici .LEPDAGOGUE Ilparat.Mai s,a votrc pIacc, jc nc m'cnvantcraispas.ORES1 E Jc suisncicictjc doisdcmandcrmonchcmincommcun passant. Frappcaccttcportc |LEPDAGOGUE Qu'cst-ccqucvouscspcrcz ?Qu'onvousrcpondra ? Rcgardcz-Ics un pcu, ccs maisons, ctparIcz-moi dc I `air gu`cIlcs ont. Osont Icurstcntrcs ? EIIcs Ics ouvrcnt sur dcs cours bicncIoscs ct bicn sombrcs,j ` imaginc, ct tourncntvcrsIarucIcurscuIs. . .(Geste d'Oreste.) C`cstbon.Jctrappc, maisc`cstsanscspoir.Il frappe.Silence. Il frappe encore ; la porte s'entrouvre. Acte Qremier UNEVOIX QuSl-C Qu VOuS VOuZ :LEPDAGOGUE l1Uu Sl m IuSlguuul.bVZVOuS Ou0mut. . . La porte se reerbrsquement. LPDAGOGUE Z VOuS lI uOI |_lS-VOuS COulul, 80guut t8lC, l l XQtuC VOuS SulI-ll :10uS, Sl VOuS VOuZ,COgut lOulS S QOIl$- ORESTE NOu, llSS.l.PDAGO(;UH uS | MS l y aQuQuuu C . Js'aroche0 l'idiot.) Monseigneur ! .L1DIOT Hu |LEPDAGOGUE,nouveau salut. MonSguut |L'IDIOT Hu |LEPDAGOGUE 0 gutZ-VOuS uOuS l uOl Qut l mlSOu0_gSlh :. L1DIOT Hu |l Ub Les mouches LEPDAGOGUE [email protected]!h, l tO OAtgOS.VIDIOT Mu | Mu |Jupiter passe au fond. LEPDAGOGUE S O ChuC | L tmt Qu u Sum! S,l S! OO!. (Jupiter reasse.) tXml| luOuSaSuVS_uSQu Cl .ORESTE Qu :LEPDAGOGUE L OtOu. ORESTE Ju tcVS.LEPDAGOGUE J VuS O VOlt SSt.ORESTE Ju l StS !tOm. LEPDAGOGUE mOSSO. U mV_uVu8tOtO,S _ u XC! uu, C OtOu2, Qul Otu VlSg0O Ju!t huOOtOuS, O.Ju2, l0VOl Qu tSS.QuS!C Qu luOuSVu! :ORESTE l VOyg, COmm uOuS.Acte premier LEPDAGOGUE 1 09 0uais l Nous l 'avonsrcncontrc sur la routc dc0clphcs. Et quand

nous nous sommcs cmbar-ucsaltca, il ctalaitdcjasabarbcsurlcbatcau.A Nauplic nous nc pouvions |airc un pas sansl `avoirdansnosjambcs,ct prcscnt, lcvoila ici. Ccla vous parat sans doutc dc simplcs conci-dcnccs?(Il chasse lesmouches de la main.) Aha,lcs mouchcs d'Argos m'ont l 'air bcaucoup plusccucillantcs quc lcspcrsonncs.Rcgardczccllcs-ci , mais rcgardcz-lcs l J dsignel'ildel' idiot.) Ellcs sont douzc sur son il commc sur unctartinc,ctlui ,ccpcndant, ilsouri tauxangcs, il al'air d`aimcr qu`on lui tctc lcs ycux. Et,par lc|aitilvoussortdcccsmircttcs-launsuintblancqui rcsscmblc adu lait caillc. J chasseles mouches.)C' cst bon,vous autrcs,c' cst bon lTcncz, lcs voilasur vous. Jles chasse.)Ehbicn, ccla vous mct a l 'aisc . vous qui vous plaignicztantd' trc un ctrangcr dans votrc proprc pays,ccs bcstiolcs vous lont la |tc, cllcs ont l 'air dcvous rcconnatrc. J leschasse.)Allons, paix lpaix | pas d`c|msions l D'ovicnncnt-cllcs ? Ellcs|ont plus dc bruit quc dcs crcccllcs ctsont plusrcsscs qucdcs libcllulcs.JUPITER,qui s'tait approch. Cc nc sont quc dcs mouchcs a viandc un pcugrasscs. llyaquinzcansqu'uncpuissantcodcurdc charognc lcs attira sur la villc.Dcpuis lorscllcs cngraisscnt .Dans quinzc ans cllcs aurontattcintlataillcdcpctitcsgrcnouillcs.Un silence. l U Lemouches LEPDAGOGUE Aquiavons-nous' honneur ? JUPITER MonnomestDmtrios .Jeviensd'Athnes ORESTE l Jecroi svousavoirvusurlebateau,laquin-i zaine dernire. 'JUPITER Je vousaivu aussi . i Cris horiblesdansle palais \ LEPDAGOGUE .Hl !Hl !Toutcelanemeditrienqu vailleetjesuisd'avi s, monmatr,quenoU$ ferionsmieuxdenousenaller. : ORESTE Tais-toi . JUPITER Vousn'avezriencraindre.C'estlaftedesmortsauj ourd' hui . Cescri smarquent 0commencement dela crmonie.ORESTE Voussemblez fortrenseign sur Argos. JUPITER J'yvienssouvent .J 'taisl,savez-vous,au retour du roiAgamemnon,quand lafottevictorieusedesGrecsmouilladanslaradedeNau-Acte premier1 1 1p||e. Onpouvaitapercevoirlesvoilesblanches 0u hautdesremparts.0chasse les mouches.) Il :'yavaitpasencoredemouches,alors.Argos n'taitqu'unepetitevi lledeprovince,quis'ennuyait indolemment sous le soleil .Je suismont turle chemin de rondeaveclesautres, lesjours gui suivirent,etnousavonslonguement regard ecortge royalquicheminait danslaplaine.Au irdudeuximejourlareineClyternestre partsurlesremparts,accompagned' Egisthe, 0 roiactuel .Lesgensd'Argosvi rentleurs ;visagesrougisparlesoleilcouchant ;ilsles virentsepencherau-dessusdescrneauxet fgarderlongtempsverslamer ;etilspensfnt : IlV yavoirduvilain.PMaisilsne rerien.Egisthe,vousdevezlesavoir, c'tait 'amant de la reine Clytemnestre.Un rffian qui , l 'poque,avaitdjdelaprpensiona la mlancolie.Vous semblez fatigu ? ORESTE ' C'estlalonguemarchequej'aifaiteetcette maudite chaleur. Mais vousm' intressez. JUPITER Agamemnontaitbonhomme,maisileutun grandtort,voyez-vous.Iln'avait pas permis que lesexcutions "apitaleseussentli euenpublic.C'estdommage.Unebonnependaison,celadistit,enprovince,etcelablaseunpeulesgens sur lamort.Lesgensd'icin'ontriendi t, parce qu'ilss'ennuyaientetqu' ilsvoulaientvoirune mortviolente.Ilsn'ont riendit quand ils ont vu leur roi paratreaux portes de la ville.Et quand ils ont vu Clytemnestrelui tendre ses beaux bras 1 1 2Lesmouches par|umcs,ils n`ont ricn dit.A cc momcnt-la i|auraitsum d'un mot, d'un sculmot, maisilsscsont tus, ct chacun d'cux avait,dans sa ttc,I 'imagcd'ungrandcadavrca la|acccclatcc.ORESTE Et vous, vous n'avcz ricn dit?JUPITER Cela vous |chc, jcunc hommc ? !`cn suis |ortaisc, voila qui prouvc vos bons scntimcnts. Ehbicnnon,jcn`aipasparlc . jc ncsuispasd` ici, ctcc n'ctaicnt pas mcs aUaircs. Quant aux gcnsd`Argos, lc Icndcmain,quand iIs ont cntcndulcurroihurlcrdcdoulcurdanslcpalais,ilsn`ontricn dit cncorc, ils ontbaissc lcurspaupicrcssurIcurs ycux rctourncs dc voluptc ct la villc toutcnticrcctaitcommc unc |cmmc cnrut. ORESTE Et l 'assassin regnc. ll a connu quinzc ans dcbonhcur. !c croyais lcs Dicuxjustcs.JUPITER Hcla l N' incriminczpaslcsDieuxsivitc. Faut-il donc toujours punir ? Valai t-il pas micuxtourncr cc tumultc au pro|it dc l 'ordrc moral ?ORESTE C'cstcc qu' ilsont |ait ?JUPITER lls ont cnvoyc lcsmouchcs.Acte premier \ J_LEPDAGOGUE QucS!C Qu S mOuOhS Oul t l-00d0uS :.... .JUPITER .Oh !CcSl uu SymOOc.mS Cc QuS Oul l, ju02u Sut CC VOuS VOy2 Cll V CO-0i!0, 8OS, Qu !tOl!uc Oc ScS Qcl!S Ql!cS0!icS, u tSul S mutS , CcSl uuOu SQC- 0u O Cc!l 0uu uOt cl Ql! Qu gtOuS S 2tOcS. J OOuOS Sut l uSOl, j l8! j VOuS ctmuc. |saute sur la vieile et |0 ramnesurledevant delascne.)VO m00h. KcgtOc2-mO hOttut | MOu | JuCguS008 ycuX, ! QOutlul VOuS lS hO!uS, VOuSuIicS, uX gVS tOugS OuC Ou SOl.Y0y02 CS SOuOtcSu!S Oc QOSSOu u OOul OuuH0. US-mO , Vc, 0ul Qu !u cS QtOug08 dOu2ucS O DS lucS uOt O !! uX!00S. AOuS,t lj!8Chct Qcul-lt. Uqu Ot!S-!u Ocu :LVIEILLE LcS! c COS!um OAtgOS.JUPITER Lc COSIumc OAtgOS : Ah | j COmQtcUOS. LcS!c O0ul Oc lOD IO Qu lu QOtlS,Oc lOu tO880SSU.LVIEILLE 0S-!O | Out 0mOut O U0u, !S-!O |JUPITER L0t lu S SSc2 V Out S VOt ulu-0uS, lO , CcS uOtmS CIIS Qu Oul lOuO utOuOl l+ Lesmouches toutun matindans Ics mcs dc Ia viIIc. Qu'as-tutait ?LVIEILLE Monhommcctaitauxchamps,qucpouvais-jcIairc ?J`aivcrrouillc ma portc.JUPITER Dui, cttu ascntrouvcrt taIcntmpourmicuzcntcndrc, ct tu t`cs misc aux agucts dcrricrc tctridcaux,Ic soumc coupc,avcc unc drIc d0chatouiIIcau crcux dcs rcins.LA VIEILLE Tais-toi |JUPITER Tu as rdcmcnt bicn d Iairc I 'amour ccttcnuit-la.C`ctaitunc|tc, hcin ?LVIEILLE Ah l 5cigncur,c'ctait. . . unchorriblcItc.JUPITER Unc|tcrougcdontvousn' avczpucntcncrIcsouvcnir.LVIEILLE 5cigncur | tcs-vousunmort?JUPITER Unmort | Va, va, Iollc l Nc tcsoucicpas dcce quc jc suis , tu Icras micux dc t'ocupcr dc tcimmc ct dc agncr Ic pardon du CicI par tcnrcpcntir.

Acte prmier LVEL Ah !jemerepens,Seigneur,sivoussaviez comme je me rpens,et ma flleaussise repent, et mon gendre sacrifie une vachetous les ans, et monpetit-fls,quivasursesseptans,nous l'avonslevdanslarepentance :ilestsage cmmeuneimage,toutblondetd0ja Q0n0lt0par le sentiment de safaute originelle. 10PITERC'estbon,va-t'en,vieilleordure,ettchede crverdanslerepentir.C'esttaseulechancede salut.|La vieiles'enfuit.)Oujemetrompefort, mesmaitres,ouvoildelabonneQll0, 8l'ancienne, solidement assise sur laterur. ORBSTE Quelhommetes-vous ? JUPITBR Quisesouciedemoi ?Nousparlionsdes 0uX. Ehbien,fallait-il foudroyer Egisthe ? ORBSTB Il fallait . . .Ah !jenesaispas cequ'ilfallait, et je ,I'enmoque ;jenesuispasd'ici .Est-ce quEgisthe se repent ? !0PI1Bgisthe ?J'enseraisbien 0lOuu0. MaisQum-porte.1Oulc unevilleserpentpourlui .ase compte au poids, le repentir. (Crs horble dans 0ptais.)coutez !Afnqu'ilsn'oublient jamais l08 crisd'agoniedeleurri,uu bouvierchoisi 1 1 6Lesmouches pour savoixfortehurleainsi, chaqueanniversaire,danslagrandesalledupalai s. (Oreste fait un geste de dgot.) Bah !ce n'est rien ;que direz-,voustoutl 'heure,quandon lchera lesmorts. Il y aquinzeans, jour pour jour, qu'Agamemnon futassassin.Ah !qu' ilachangdepuis, le peuple lger d'Argos, et qu' il est proche prsent demoncur ! ORESTE De votre cur ? JUPITER Lai ssez,laissez, jeunehomme.Je parlaispour moi-mme. J'aurais d dire :proche du cur des Dieux. ORESTE Vraiment ?Desmursbarbouillsdesang,des millionsdemouches,uneodeurdeboucherie, unechaleurdecloporte,desresdsertes,un Dieu face d'assassin, des larves terrorises qui sefrappentlapoitrineaufondde leursmaisons -et ces cris,ces cris insupportables :est-ce l ce quiplat Jupiter ? JUPITER Ah !nejugezpaslesDieux, jeunehomme,ils ontdessecretsdouloureux. Un silence. ORESTE Agamemnonavaitunefille, jecrois ?Une 0dunom d'lectre ? : Acte premier.l l1JUPITER 0ui. Ellc vit ici . Dans Ic paIais d'isthc -gucvoiIa.ORESTE Ah | c'cst Icpalais d'isthc ?-Et quc pcnscE|cctrcdctoutccci ?JUPITER Bah | C'cst unc cntant. lI y avait un hIs aussi, un ccrtain Orcstc. OnIcditmort.ORESTE Mort | ParbIcu. . . LEPDAGOGUE Maisoui ,monmatrc,voussavczbicnqu'iIctmort. Lcs cns dc Nauplic nous ont contc qu'E-gisthc avait donnc I `ordrc dc I' assassincr, pcuaprcsIamortd`Aamcmnon.JUPITER Ccrtains ont prctcndu qu`iI ctait vivant.5csmcurtricrs, pris dc pitic, I 'auraicnt abandonncdansIatort. lIauraitctcrccuciIIictcIcvcparde nchcs bourcois d`Athcncs. Pour moi, ]c sou-baitcqu` iI soit mort.ORESTE Pourquoi,s' iIvouspIat ?JUPITER lmaincz qu'iI sc prcscntc un]our aux portcs0 ccttc viIIc. . .

bLesmouche ORESTE Ehbicn ?JUPITER Bah | Tcncz, si jc lc rcncontrais alors, jc luidiraise e jc lui diraisccci . Jcunc hommce PJcI 'appcllcrais . jcunchommc, car iI a votrc gc,pcu pres, s' il vi t. A propos, Scigncur, mc dircz-vousvotrc nom?ORESTE !cmcnommcFhilebcctjcsuisdcCorinthc. !cvoyagcpourm` instruirc, avccuncscIavcqui mImonprcccptcur.JUPITER ParIait. !cdiraisdonc . !cunchommc,aIIcz-vous-cn | Quc chcrchcz-vous ici ? Vous voulczIairc vaIoir vos droits ? Eh | vous tcs ardcnt ctIort, vous Icricz un bravc capitaInc dans unearmcc bicn bataillcusc, vous avcz micux a Iaimqu`a rcgncr sur unc villc a dcmi mortc, unccharpcntc dc villc tourmcntcc par Ics mouchcs.Lcs gcns d` ici sont dc grands pcchcurs, maisvoici qu` iIs sc sont cngagcs dans Ia voic durachat.Laisscz-lcsjcunchommc,Iaisscz-Ics, rcs-pcctcz Icur douIourcusc cntrcprisc, cIoigncz-vous sur la pointc dcs picds. Vous nc sauriczpartagcrlcurrcpcntir,carvousn`avczpascudcpart a Icur crimc, ct votrc impcrtincntc innc-ccncc vous scparc d`cux, commc un |ossc prc-Iond.Allcz-vous-cn, si vous Ics aimcz un pcu.AIlcz-vous-cn, car vous aIlcz Ics pcrdrc . pourpcuqucvousIcsarrticzcnchcmin,qucvousIcsActe premier Vdtourniez,ft-ceuni nstant,deleursremords, toutesleursfautesvontsefigersureuxcomme delagrai sserefroi di e .Il sontmauvai se conscience- i l sontpeur- etlapeur,l a mauvaiseconscienceontunfmetdlectable pourlesnarinesdesDieux.Oui,ellesplaisent auxDieux,cesmespitoyables.Voudriez-vous leur ter la faveur divine ?Et que leur donnerezvousenchange ?Desdigestionstranquilles,la paix morose des provinces et l 'ennui , ah !l 'ennui siquotidiendubonheur.Bonvoyage,jeune homme, bon voyage ;l 'ordre d'une cit et l'ordre desmessontinstables :sivousytouchez, vous prvoquerez unecatastrophe. |Lregardnt dans /?yeu.) Une terrible catastrophe qui retomber sur vous. ORESTE ,Vraiment ?C'estlcequevousdirez ?L,bien,sij 'tais, moi ,cejeunehomme,jevous rpondrais . . . J semesurent duregard;lePdagoguetousse.)Bah !Jene sais pas cequejevous rpondrais. Peut-treavez-vousraison,etpuis cla neme rgarde pas. . JUPITER Ala bonneheUre. Je souhaiteris qu'Orste ft aussi raisonnable.Allons, la paix soit sur vous ; il fut que j 'aille mes affaires. ORESTE L paix soit sur vous.JUPITER A prpos,sicesmouchesvousennuient,voici lemoyendevousendbarrasser ;regardezcet U Lesmouches essai mquivrombi tautourdevous :jefaisun' mouvementdupoignet,ungestedubras,etje dis :Abraxas,gal l a,galla, ts,ts.PEt voyez : lesvoilquidgringolentetquisemettent8 ramper par terrecomme des chenilles.( ORESTE Par Jupiter lJUPITER Ce n'est rien.Unpetit talentde socit. Je suis; charmeur de mouches, mes heures. Bonjour. Je vous reverrai .8CENE 1ORESTE,LE peDAGOGUE LEPDAGOGUE Il sort. Mfez-vous.Cethomme-lsaitquivoustes. ORESTE Est-ceun homme ? LEPDAGOGUE Ah | monmatre,quevousmepeinez l Que fai tes-vousdoncdemesleonsetdecescepticismesouriantquejevousenseignai ?Est-ce un homme ?PParbleu, il n'yaque des hommes, Acte premier Z ctc'cstd]bicnsscz.Ccbarbucstunhommc,gclquc cspiond Egisthc.ORESTE Laissc ta philosophic.Ec m'a tait trop dcmaI.LEPDAGOGUE Du maI | Est-cc donc nuirc aux gcns guc dc!curdonncrIaIibcrtcd'csprit ?Ah | commc vousavezchangc | Jc Iisais cn vous autrctois. . .Mc|mz-vous cntin ccguc vous mcditcz ? Pourguoim'avoircntrancici ? Etguy voucz-vous Iain?ORESTE T'ai-jcdit guc] 'avaisgucIgucchoscay tairc ?A|lcns | Tais-toi . J s'apprchedupalais.)VoiIamon paais. C'cstlagucmonpcrccstnc. C'cstlaqu'uncputainctsonmagucrcau l`ont assassinc.J'y suis nc aussi , moi . J'avais prcs dc trois ansuand Ics soudards d'gisthc m'cmportcrcnt.houssommcssrcmcnt passcsparccttc portc ,|'un d'cux mc tcnait dans scs bras, ] 'avais Icsycux grands ouvcrts ct ]c pcurais sans doutc . . . Ah | pasIcmoindrc souvcnir.!cvoisuncgrandcbtissc mucttc, guindcc dans sa solcnnitc pro-\|nciaIc. Jc Iavois pourIa prcmicrcIois.LEPDAGOGUE Pas dc souvcnirs, matrc ingrat, guand ] 'aiconsacrcdixansdcmavicavouscndonncr ?Ettous ccs voyagcs guc nous hmcs ? Et ccs viIcsuc nous visitmcs ? Et cc cours d' archcoIogicuc jc protcssai pour vous scuI ? Pas dc souvc-oirs ? II y avai t nagucrc tant dc paIai s,dc ZZ Les mouches sanctuaircs ct dc tcmpIcs pour pcupIcr votrcmcmoirc, guc vous cussicz pu, commc Ic gco-graphcPausanias,ccrirc un guidcdcCrccc.ORESTE Dcs paI ai s | C' cstvrai . Dcs paI ai s ,dcscoIonncs, dcs statucs | Pourguoi nc suis-jc paspIus Iourd, moi gui ai tant dc picrrcs dans Iattc ? EtIcstroisccnt guatrc-vingt-scptmarchcsdu tcmpIc d`[phcsc, tu nc m'cn parIcs pas ? J0Ics ai gravics unc a unc, ct jc mc Ics rappcIIctoutcs.Ladix-scpticmc,jccrois, ctaitbriscc.Ah lun chicn, un vicux chicn gui sc chau||c, couchprcs du|oycr,ctgui scsoulcvc unpcu, aI `cntrccdc son matrc, cn gcmissant douccmcnt,pourIcsaIucr, un chicn a plus dc mcmoirc guc moi .c`cst sonmatrc gu' iI rcconnat . Sonmatrc. Etqu`cst-ccquicsta moi ?LEPDAGOGUE Quc Iaitcs-vous dc Ia cuIturc, monsicur ? EIIccst avous,votrcculturc,ctjcvousI 'aiomposccavcc amour,commcunbouguct, cnassortissantIcs |ruits dc ma sagcssc ct Ics trcsors dc moncxpcricncc. Nc vous ai-jc pas |ait,dc bonnchcurc, Iirc tous Ics Iivrcs pour vous |amiliariscravcc Ia divc;sitc dcs opinions humaincs ct parcourirccntEtats,cn vous rcmontrantcnchaguccirconstancc commcc`cst chosc variabIc gucIcsmurs dcshommcs ?A prcscntvousvoiIajcunc,richc ct bcau, avisc commc un viciIIard, a||ran-chi dc toutcs Ics scrvitudcs ct dc toutcs Icscroyanccs, sans |amiIIc, sans patric, sans rcIi-gion, sans mcticr, Iibrc pour tous Ics cngagc-mcnts ct sachant gu` iInc|autjamais s`cngagcr,Acte premier Jun hommc supcricurcn|in, capabc pat surcrotdcnscigncrIaphi|osophicou `architccturc dansunc grandc vic univcrsi tairc,ct vous vousp|aigncz |ORESTE Maisnon . jcnc mcpIains pasJcncpcuxpasmcpandrc . tu m`as aisscaibcrtc dcccstisquc c vcnt arrachc aux toics d`araigncc ct quiUottcnt a dix picds du so , jc nc pcsc pas pIusqu`un H ct jc viscn `air.Jc sais guc c`cst unccbancc ct ]c I `apprccic commc iI convicnt.|0ntemps.)ly a dcs hommcs gui naisscntcngagcs :lIs n`ont pas Ic choix,on Ics a]ctcs sur unchcmin,au bout duchcminiI y aunactc qui lcsattcnd,leuracte ;is vont, ct Icurs picds nusprcsscnt tortcmcnt a tcrrc ct s`ccorchcnt auxcai|loux. a tc parat vugairc, toi , Ia ]o|cda|cr quelquepar ?Et i y cn a d` autms, dcssi|cncicux, gui scntcnt au |ond dc Icur cur Icpoids d` imagcs troub|csct tcrrcstrcs , curvica etechangccparccguc,unjourdcIcurcntancc, cinq ans, a scpt ans. . . C`cst bon . cc nc sont pasdcs hommcs supcricurs. Jc savais dcja, moi , scpt ans, qucj `ctais cxi|c , cs odcurs ct cs sons,|cbmitdcap|uicsurcstoits,cstrcmbcmcntsdc |a umicrc,jc cs aissais g|isscr c ong dcmon corps ct tombcr autour dc moi , jc savaisqu`i|s appartcnaicnt aux autrcs, ct guc jc ncourrais jamais cn tairc mes souvcnirs. Car Icssouvcnirs sont dcgrasscs nourriturcs pourccuxquiposscdcntcsmaisons,Icsbtcs,Icsdomcsti-qucsctcschamps.Maismoi . . . Moi ,]csuisIibrc, 0icu mcrci .Ah | commcjc suis ibrc. EtgucIcsupcrbc abscncc guc mon mc. Js'apprche duZ+ Lesmouches palais.) !'aurais vccu Ia. !cn'aurais Iu aucun dctcs Iivrcs, ct pcut-trc jc n'aurais pas su Iirc . iIcst rarc qu' un princc sachc Iirc.Mais, par ccttcportc, jc scrais cntrc ct sorti dix miIIc tois. Entant, j 'aurais jouc avcc scs battants, jc mcscrais arc-boutc contrc cux, iIs auraicnt grinccsans ccdcr, ct mcs bras auraicnt appris Icurrcsistancc.PIus tard, jc Ics aurais pousscs, Ianuit, cn cachcttc, pouraIIcrrctrouvcr dcs tiIIcs.Et, pIustardcncorc, aujourdcmamajoritc,IcscscIavcsauraicntouvcrtIaportctoutcgrandcct] 'cn aurais hanchi Ic scuiI a chcvaI . Ma viciIIcportcdcboi s. !csauraistrouvcr,Icsycuxtcrmcs,tascrmrc. Et ccttccrahurc, Ia,cnbas, c'cstmoipcut-trc qui tc I 'aurais taitc,parmaIadrcssc, Icprcmicrjourqu' onm'aurait contic unc Iancc. s'carte.)5tyIcpctit-doricn, pas vrai ?Etqucdis-tu dcs incrustations d'or ? !ai vu Ics parciIIcs aDodonc . c'cst du bcau travaiI . AIIons,jc vais tctairc pIaisir . cc n'cst pas monpaIais,ni ma portc. Et nous n'avonsricna tairc ici .LEPDAGOGUE Vous voiIa raisonnabIc.Qu' auricz-vous gagnca y vivrc ? Votrc mc, a I 'hcurc qu' iI cst, scraittcrrorisccparunabjcctrcpcntir.ORESTE,avec lat. Au moins scrait-iI a moi . Et ccttc chaIcur quiroussit mcs chcvcux, cIIc scrait a moi . A moi Icbcurdonncmcnt dc ccs mouchcs. A ccttc hcurc-ci ,nu dans unc chambrc sombrc du paIais,] 'obscrvcrais par Ia tcntc d'un voIct Ia couIcurrougc dc Ia Iumicrc, j 'attcndrais quc Ic soIciIdccIinc ct quc mcntc du soI, commc unc odcur,Acte premierl bl'ombrefached'unsoird'Argos, parei lcent mille autres et toujours neuf, l 'ombred'un soir moi . Allons-nous-en,Pdagogue ;est-ce que tu ne comprendspasquenoussommesentrainde crupir danslachaleurdesautres ? LEPDAGOGUE ;Ah !Seigneur,quevousmerassurez. Cesderniersmois -pour tre exact,depuis que je vous ai rvlvotrenaissance -jevousvoyais changerdejourenjour,etjenedormaisplus.Je crignais . . .ORESTE Quoi ? LEPDAGOGUE Mais vous allez vous fcher. ORESTE Non.Parle.LEPDAGOGUE .Jecraignais- onabeaus'treentrande bonneheurel' i roniesceptique,ilvousvient parfoisdesottesi des -bref, je mdemandais si vousnemditiezpasdechasserEgistheet de prndresa place. ORESTE,lentement. Chasser gisthe ?(Un temps.) Tu peux te rassurer,bonhomme,ilesttroptard.Cen'estpas J.'envie quimemanque,desaisir par la barbe ce rfandesacristieetdel 'arracherdutrnede monpre.Maisquoi ?qu' ai-jefaireavecces Z Les mouches gcns ? Jc n'ai pas vu natrc un scul dc lcurs'cn|ants, ni assistc auxnoccs dc lcurs|illcs,jc nc.partagcpaslcursrcmordsctjcncconnaispasun.scul dc lcurs noms. C'cst lc barbu qui a raison:j un roi doit avoir lcs mmcs souvcnirs quc scssujcts.Laissons-lcs, bonhommc.Allons-nous-cn. 5ur la pointc dcs picds. Ah| s' i l ctait un actc,vois-tu, un actc qui mc donnt droit dc citcparmi cux , si jc pouvais m'cmparcr, |t-cc parun crimc,dc lcurs mcmoircs, dc lcur tcrrcur ctdclcurscspcranccspourcomblcrlc vidcdcmocur, dussc-jctucr ma proprc mcrc. . . LEPDAGOGUE 5cigncur|ORESTE Oui . Cc sont dcs songcs. Partons. Vois si l 'onpourranousprocurcrdcschcvaux, ct nouspous-scronsjusqu' aSpartc, oj 'aidcs amis.Entre lectre. 8C7t LESMMES,LECTRE LECTRE,portant une caisse, s'approche sans les voir delastatue de Jupiter. DrJurc| Tu pcux mc rcgardcr, va | avcc tcsycux ronds dans ta |acc barbouillcc dc jus dcActe premier1 27 bambcisc,tu nc mctai spas pcur.Dis, cIIcssontvenucs, cc mati n, Ics saintcs tcmmcs, IcsviciIIcstoupicscnrobcnoirc. ElIcsonttaitcraqucrIcurs[ms sculicrs autcur dc tci . Tu ctais ccntcnt, bci n,crcqucmitainc, tu Ics aimcs, Ics viciIIcs ,pluscllcsrcsscmblcnta dcs mcrtcsctplustulcsaimcs. Ellcs ont rcpandu a tcs picds Icurs vinsIcs plus prccicux parcc quc c'cst ta |tc, ct dcsrc|cnts mcisis mcntaicnt dc Icurs jupcs a tonrcz , tcs narincs scnt cnccrc chatcuilIccs dc ccarmm dc|cctabIc. (Sefottantlui.)Eh bicn,scns-mci . a prcscnt, scns mcn cdcur dc chairmchc.!csuisjcunc,mci ,jcsuisvivantc, adoitttairc hcrrcur. Mci aussi , jcvicns tc tairc mcsc||randcspcndantquctcutcIaviIIccstcnpricrc.Ticns . voiIadcscpluchurcscttcutcIaccndrcdukycr, ctdc vicuxbouts dcviandcgrouiIIantsO\en, ct unmcrccau dc pain souiIIc, dont nosporcs n`ont pas vouIu,cIIcs aimcront a, tcsmouchcs. Bcnnc ttc,va, bcnnc ttc, ct souhai-1ons quc cc soit Ia dcrnicrc. !c nc suis pas bicn!ortc ctjc nc pcuxpas tc tIanqucr par tcnc. Jcpeux tccrachcrdcssus,c`csttoutcc qucjcpcuxirc.Mais i Ivicndra,ccIuiqucj `attcnds,avccsarandc cpcc. lI tcrcgardcracn rigolant, commca, Ics mains sur Ics hanchcs ct rcnvcrsc cnarrcrc. Etpuisi I tircrascnsabrc ct i I tc tcndradchautcnbas, ccmmca|A|crsIcs dcuxmoiticsdcIupitcrdcgringc|crcnt, I 'uncagauchc,I` autrc drcitc, ct tcut Ic mcndc vcrra qu' iI cst cnboisb|anc.lIcstcnbcistcutbIanc,Icdicudcsmorts.Lhorrcur ct Ic sang sur Ic visagc ct Ic vcrtrombrcdcsycux,an'cstqu'unvcrnis, pasvrai ?Ioi tu sais quc tu cs tout b| anc a I ' intcricur, b|anc ccmmc un corps dc ncurrisscn , tu sais1 28Lesmouches qu' un coup dc sabrc tc tcndra nct ct quc tu ncpourras mmc pas saigncr. Du bois blanc l Dubon bois blanc . a brlc bicn. (Elleaperoit Oreste.)AhlORESTE N'aicpas peur.LECTRE Jc n'ai pas pcur. Pas pcur du tout. Qui cs-tu ?ORESTE Unctranger.LECTRE 5ois lc bicnvcnu. Tout cc qui cst ctrangcr ccttovillcm'cstchcr. Qucl cst tonnom?ORESTE Jc m' appellePhilcbcctjcsuis dcCorinthc.LECTRE Ah ? Dc Corinthc ? Moi , on m'appclIc

[lcctrc.ORESTE [lcctrc. |AuPdagogue.)Laissc-nous.Le Pdagogue sort. Acte premier 8C7t VORESTE,LECTRE LECTRE Pcurquoi mc rcgardcs-tu ainsi ?ORESTE ZVTu cs bcllc. Tu nc rcsscmblcs pas aux gcnsdici .LECTRE Bcllc ? Tu cssrqucjc suis bcllc ? Aussi bclIcque lcs|illcsdcCorinthc ?ORESTE 0ui .LECTRE lIs nc mc lc discnt pas, ici . lls nc vculcnt pasqucjclcsachc. D'aillcursquoi amcscrt-iI, jc00suisqu' uncscrvantc.ORESTE Scrvantc ? Toi ?LECTRE Ia dernicrc dcs scrvantcs. !c lavc lc lingc du!0ctdclarcinc. C'cstunlingc |ort salcctplcind ordurcs. Tous lcurs dcssous, lcs chcmiscs quiontcnvclopplcurscorpspourris, ccllcqucrcvtClytcmncstrc quandlcroi partagc sacouchc . iI1 30Les mouche Iaut qucjc Iavc tout a. Jc Icrmc Ics ycux ctjcIrottc dc toutcs mcs Iorccs. Jc Iais Ia vaisscllaussi . Tuncmccroispas ?Rcgardcmcsmains.y cna, hcin, dcs gcrurcsctdcscrcvasscs ?Qucltdrlcs d'ycux tu Iais.Est-cc gu`clcs auraicntI 'air, parhasarddcmainsdcprinccssc ?

ORESTE Pauvrcs mains. Non. Elcs n'ont pas l' air dcmains dc princcssc.Mais poursuis.Qu'cst-ccgu' ilstcIont Iairc cncorc ?LECTRE Ehbicn, touscsmatins,jc dois vidcrIacaiss:d'ordurcs.!c la tranchorsdupalaisctpuis. . . tuasvuccgucj 'cnIai s, dcsordurcs. Cc bonhommcdebois,cc !upitcr, dicu dc Ia mort 0I dcsmouchcs. L'autrc jour, lc Crand Prtrc, guivcnaitlui tairc scs courbcttcs,a marchc sur dcstrognons dc choux ct dc navcts, sur dcs cogucsdc moulcs. ll a pcnsc pcrdrc I 'csprit. Dis, vas-tumcdcnonccr ?ORESTE Non.LECTRE Dcnoncc-moi si tu vcux, jc m' cn moquc Qu'cst-cc qu'ils pcuvcnt mc Iairc dc plus ? Mcbattrc ? lls m`ont dcja battuc.M'cntcrmcr dansunc grandc tour, tout cn haut ? a nc scraitpasunc mauvaisc idcc,jc nc vcrrais plus Icursvisagcs. Lc soir, imaginc, quand j 'ai Iini mcotravai l ,ils mc rccompcnscnt . il Iaut guc jem'approchc d`unc grossc ct grandc Icmmc aurActe premier J heveuxteints.Elleadeslvrsgrassesetdes mainstrsblanches,desmainsdereinequi $ententlemiel.Elleposesesmainssurmes paules,ellecoVeseslvrssurmonfont,elle dit:Bonsoir Electr.PTouslessoirs. Tous les 0u jesensvivrecontrmapeaucetteviande chaudeetgoulue.Maisjemetiens,jenesuis jamais tombe. C'est ma mre, tu comprnds.Si j'taisdans la tou,ellenem'embrasserait lu8ORESTE Tu n'as jamaissongt'enfir ? LECTRE Jen'aipasce courage-l :j'auraispeur,seule sur lesrutes. . ORESTE N'as-tupasuneamiequipuisset'accompager ? LECTRE Non,jen'aiquemoi .Jesuisunegale,une peste :lesgensd'icitelediront. Jen'aipas d'amies. ORESTE Quoi,pasmmeunenourrice,unevieille femme quit'ait vue natre et qui t'aime un peu ? LECTRE Pasmme.Demandemamre :jedcourgeraislescurslesplustendres. ORESTE Ettudemeurerasicitouteta vie ? 1 32Lesmouches LECTRE,dans un cr. Ah | pas tcutc mavic | Ncn , cccutc , j 'attcndsquclqucchcsc.ORESTE Quclqucchcsccuquclqu'un ?LECTRE !c nc tc c dirai pas. Parlc plutt. Tu csbcau,tci aussi . Vas-turcstcrcngtcmps ?ORESTE !c dcvais partir aujcurdhui mmc. Et puis aprscnt. . . LECTRE A prscnt ?ORESTE !cnc sais plus.LECTRE C` cstuncbcllcvillc, Ccrinthc ?ORESTE Trcs bcllc.LECTRE Tu I aimcs bicn ? Tu cncs|icr ?ORESTE Oui .LECTRE a mc scmblcrait drIc, a mci, d`trc |icrc dcma villcnatalc. Expliquc-mci. . . Acte premier ORESTE 1 33 Ehbien . . . Jenesaispas.Jenepeuxpas t'expliquer. LECTRE Tu ne peu pas ?(Untemps.) C'est vrai qu' il ydesplacesombrages Corinthe ?Des places o l'on se promnele soir ? ORESTE C'est vrai . LECTRE Et tout le monde estdehors ? Tout le mondese promne ? ORESTE Tout le monde. ELECTRE Lesgaronsaveclesfilles ? ORESTE Lesgaronsaveclesfilles. ELECTRE Etilsonttoujoursquelquechose se dire ?Et ils seplaisent bienles uns avec les autres ?Et on [email protected] tarddans la nuit, rire ensemble ? ORESTE Oui . LECTRE Je te parais niaise ?C'est que j 'aitant de peine imaginerdespromenades,deschants,des 1 34Le!mouches soui ircs Lcs gcns d'ici scnt rcngcs par a pcur.Et mci. - rORESTE Tc ?LECTRE at a hainc. Etqu'cst-ccqu'cllcstonttcutca| curncc, csjcuncs|illcsdcCcrinthc ?ORESTE Ellcs sc parcnt,ctpuiscllcschantcntcuclcstcuchcnt du uth, ct puis cllcs rcndcnt visitc 8curs amicsct, cscir,clcsvcntau baLECTRE Lt cllcs n'cnt aucun scuci/ORESTE Ellcscn cntdc tcut pctits.LECTRE Ah ? ccutc-moi . Ics gcns dc Ccrinthc, cst-ccqu` ilsontdcsrcmot ds ?ORESTE Qucquctois. Passcuvcnt. LECTRE Alors i8 tcntccqu' ilsvcucntctpuisapns iIsn`y pcnscntplus ?ORESTE C'cstcca.Acte premier l ECTRE JDC'cstdt Ic. (Untemps.)Etdis-moicncorcccci,carj 'aibcsoindcIcsavoiracauscdcgucIgu'un. . . dcgucIgu'un gucj 'attcnds . supposc gu'[email protected], un dc ccs garsguiricntIcsoirgvccIcstiIIcs,trouvc,aurctourd'unvoyagc,sonpgassassinc,sa mcrc dans Ic Iitdu mcurtricrct sasur cn cscIavagc, cst-cc gu` iI tiIcrait doux, Ican dc Corinthc, cst-cc gu' il s'cn irait rccu-|ons, cn taisant dcs rcvcrcnccs, chcnhcr dcsconsoIationsauprcsdcscs amics ?oubicncst-ccu iI sortirait son cpcc ct cst-cc qu' iI cogncraitsurI 'assassinjusgua Iui taircccIatcrIattc ? 1uncrcpondspas ?ORESTE !cnc sais pas. LECTRE Commcnt ? Tunc sais pas ?VOIXDECLYTEMNESTRE lcctrc|LECTRE Chut lORESTE Qu'y a 1 iI LECTRE C'cstma mcrc, Iarcinc CIytcmncstm.1 36 Lesmouches 5CENE VORESTE, LECTRE,CLYTEMNESTRE LECTRE Ehbicn, Phi lcbc? Elletc|ai tdcncpcur ?ORESTE Ccttc ttc, j 'ai tcntc ccnt |cis dc l ' imagincrct] 'avais|ini par la voir,lassc ctmcllcscus I 'ccIatdcs |ards. Mais ]c nc m` attcndaispasa ccsycuxmcrts.CLYTEMNESTRE lcctrc, lc rci t'crdcnnc dc t' apprtcrpourIaccrcmcni c.Tu mcttras ta rcbc ncirc ct tcsbijcux. Eh bicn ? Quc signihcnt ccs ycux bais-scs ? Tu scrrcs lcs ccudcs ccntrc tcs hanchcsmaigrcs, tcn ccrps t'cmbarrassc. .. Tucsscuvcntainsi cn ma prscncc , mais jc nc mc laisscraiplusprcndrc a ccs singcrics . )cut a I 'hcurc, parla |cntrc, j 'aivu unc autrc Elcctrc, aux gcstcsIargcs,auxycuxplcinsdc|cu.. .Mcrcgardcras-tucn|acc ? Mcrcpcndras-tu,a labn ?LECTRE Avcz-vcus bcscin d'unc scuillcn pcur rehaus-scr I 'ccIatdcvotrc |tc ?CLYTEMNESTRE Pas dc comcdic. Tu cs princcssc,lcctrc, ctlcpcuplct `attcnd, ccmmc chaqucanncc.Acte premier LECTRE JJesuisprincesse, envri t ?Etvousvousen souvenezunefoi s l 'an,quandle" peuple rclame un tableaudenotreviedefami llepourson difcation ?Belle princese, qui lave la vaisselle etgardelescochons !Egisthem'entourera-t-il lespaulesdesonbras,commel 'andernier,et sourira-t-il contrema joueen murmurant a mon oreille desparolesdemenace ? CLYTEMNESTRE dpend detoiqu' il en soit autrement. LECTRE Oui ,si jemelaisseinfecter par vos remordset sij 'implorelepardondesDieuxpouruncrime que je n'ai pas commis.Oui, si je baise les mains d'gisthe en l 'appelantmon pre. Pouah !Il a dusang schsobslesongles. CLYTEMNESTRE .Faiscequetuveux. Ily alongtempsquej 'ai rnonctedonner desordresen monnom.Jt'aitransmisceuxdu roi .LECTRE Qu'ai-jea fairedesordresd'gisthe ?C'est votre mari,ma mre, votre trs cher mari, non le mien. CLYTEMNESTRE Jen' airientdire, lectre.Jevoisquetu travailles a ta perte et ala ntre.Mais comment te conseillerais-je,mOl quiai rin ma vie en un seul matin ? Tu me hais, mon enfant, mais ce qui J Les mouches m` inquictc davantagc, c`cst quc tu mc rcsscm-bIcs . j `ai cu cc visagc pointu, cc sang inquict,ccs ycux sournois~ ct iI n`cn cst ricn sorti dcbon.LECTRE Jc nc vcux pas vous rcsscmbIcr l Dis, Phi lcbc,toi gui nous vois toutcs dcux, I` unc prcs d0l `autrc,an`cstpasvrai , jcncIuircsscmbIcpas ORESTE Qucdirc ?5onvisagcscmbIcunchampravagpar Ia toudrc ct Ia grIc. Mais iI y a sur Ic ticncommc unc promcssc d`oragc . un jour la pas-sionva Ic bmIcrjusqu` aI `os.LECTRE Unc promcssc d`oragc ? 5oit. Ccttc rcsscm-bIancc-Ia,jc I `acccptc. Puisscs-tudircvrai .CLYTEMNESTRE Et toi ? Toi gui dcvisagcs ainsi Ics gcns, guidonc cs-tu ? Laissc-moi tc rcgardcr a mon tour.Et quc tais-tuici ?LECTRE,vivement. C`cst un Corinthicn du nom dc PhiIcbc.Il voyagc.CLYTEMNESTRE PhiIcbc ? Ah |LECTRE Vous scmbl iczcraindrcunautrcnom?Actepremierl 39 CLYTEMNESTRE Craindre ?Sij 'aigagnquelquechoseme perdre,c'estquejenepeuxplusriencraindre, prsent . Approche,tranger,etsoislebienvenu.Commetuesjeune.Quelgeas-tu donc ? ORESTE Dix-hui tans. CLYTEMNESTRE Tesparentsviventencore ? ORESTE Monpreest mort. CLYTEMNESTRE Ettam#e ?Elledoitavoirmongepeu prs ?Tunedisrien ?C'estqu'elleteparatplus jeune que moi sansdoute,elle peut encore rire et chanterentacompagnie.L'aimes-tu ?Mais rponds ?Pourquoil'as-tuquitte ? ORESTE Jevaism'engagerSparte,danslestroupes mercenaires. CLYTEMNESTRE Lesvoyageursfontl' ordinaireundtourde vingtlieuespourviternotreville.Onnet'a doncpasprvenu ?Lesgensdelaplainenous ontmisenquarantaine :ilsregardentnotre repentircommeunepeste,etilsontpeurd'tre contamins. 4U Lemouche ORESTE !cIcsai s. CLYTEMNESTRE lIs t'ont dit qu'un crimc incxpiabIc, commisvoici quinzc ans, nousccrasait ? ORESTE lIsmcl ' ont di t. CLYTEMNESTRE Quc larcineClytcmncstrc ctait Iaplus coupa-bIc ? Qucson nom ctaitmauditcntrctous ?ORESTE lIsmcl ` ontdit. CLYTEMNESTRE Et tu cs vcnu pourtant ? trangcr, ]c 8Ui8 |arcinc Clytcmncstrc.LECTRE Nc t' attcndrispas, Philcbc,Iarcincsc divcrtitnotrc jcu national . Ic jcu dcs contcssionspubliqucs.lci , chacuncricscspcchcs lataccdetous , cti In` cstpasrarc, auxjourstcrics, dcvoirquclquc commcrant,aprcs avoir baissc Ieridcau dc |cr dc sa boutiquc, sc trancr sur Icsgcnoux dans lcs rucs,trottant scs chcvcux dcpoussicrc ct hurlant qu' iI cst un assassin,unaduIterc ou un prcvaricatcur. Mais Ics gcnsdArgos commcnccnt sc bl ascr . chacunconnatparcurIcscrimcsdcs autrcs , ccux dcIarcinccn particulicrn' amuscntpIus pcrsonnc,cc sont dcs crimcs omcicls,dcs crimcs dctonda-,Actcprcm|cr l +l I0n, pOUt atn8t dttO. JO I Oaj88O pOn8Ot8 a|OtO|0r8gUOO ! a VU, IOUI|OUnO,!OU!nOU,tgnOtan!]ugU 8On nOm . qUOO OOOa8tOn OXOOpIiOn-00O l Ut 8OmbO qUOO 8O OOnO88O pOUt ar0mttO Ot 8. CLYTEMNESTRE 1at8-!Ot .N t mpOtIO gUt pOU! mO OtaOhOt uVtagO, On m appOanI OttmtnOO c! ptO8!t!Uc.Mat8pOt8OnnOn O dtOt!dO|Ug0tmO8tcmOtd8.LECTRE TuVOt 8, htOO CO8!t0gO dU|Ou.Lc8gOn8V0HI ! mpOtOt pOUt gUO !u O8OOndmnO8. Nt8r0Hd8 OtOn gatdO dO nc O8 |ugOt quO 8ut c8!u!O8 gu t8 I aVOUOn! O8 auItO8 nO tOgatOOn!0r8OnnO,O! t8 IO 8aUtatOnI maUVat8 gt OO O8dcOUVrtt. CLYTEMNESTRE y a qUtnZO an8, | Iat8apU8 bOO OmmO dOr0OO. VOt8 mOn Vt8agO, O! |UgO dO OO qUO | at0uOtI. JO IO O dt8 8an8 atd l OO nO8I pa8 a00tIdUVtOUXbOuCgUO|OtOgtOIIO l QUand|O atu8atgnOt dan8 8a batgnOttO, |at OhanI dO |OtO, jt Oan8. LI U|OUtd hUt OnOOtO, apt8 qUtnZO08 pa888, |O ny 8OngO pa8 8an8 Un !tO88at O-)0HI OO pat8t t.Nat8 |0Vat8 Un i8 - t aUtatIH gO. QUand Lgt8IhO a tVt aUX mOtOO-

ttO8, |O. . . . '``LECTRE VOU8 aVtOZ UnO tO aU88t ,ma mtO, t mO

0mUO. VOU8 On aVOZ at ! Unc aVOU8O dO Vat8 4 Lesmouches scI| c.Mais ccttc lautc-|a nc vous tourmcntc pasbcaucoup.CLYTEMNESTRE Tu csjcunc, lcctrc. !Ia bcaujcudccondam-ncrcc|ui qui cstjcuncct qui n' apas cu Ictcmpsdc lairc |c maI.Mais paticncc . un jour, tutrancras aprcs toi un crimc irrcparabIc. A cha-guc pas tu croiras t'cn c|oigncr, ct pourtant iIscra toujours aussi Iourda tranor.Tu tcrctour-ncras ct tu |c vcrras dcrricrc toi , hors d'attcintc,sombrc ctpurcommcuncristalnoir.EttuncIccomprcndras mmc p|us,tu diras . Cc n'cstpasmoi ,ccn'cstpasmoi quiI 'ailai t.PPourtant,iIscra Ia,ccntloisrcnic, toujours Ia,atctircrcnanicrc.Ettusaurascnli nquctuascngagctavicsurun scuI coup dc dcs, unc lois pourtoutcs, ctquctun'asp usricna laircqu'aha|crtoncrimc]usqu'a ta mort . TcIlc cst Ia Ioi , justcctinjustc,durcpcntir.Nousvcrronsalorsccqucdcvicndraton]cuncorguc . LECTRE Monjeuneorguci ? AIIcz, c'cst votrc jcuncsscgucvousrcgrcttcz,pIuscncorcqucvotrccrimc ,c'cst ma jcuncssc quc vous hasscz, pus cncorcgucmon innoccncc.CLYTEMNESTRE Ccqucjchais cn toi , Icctrc, c'cst moi-mmc.Cc n'cst pas ta jcuncssc - oh non | - c'cst Iamicnnc.LECTRE Et moi , c'cst vous,c'cst bicn vousgucjc hais.Acte premier1+JCLYTBMNE8TRBHontc l Nous nous in]urions commc dcuxtcmmcs dcmmcgcgu'uncrivaIitcamourcusca drcssccs I 'unc contrc I 'autrc. Et pourtant ]csu|sta mcrc. Jc nc sa|sguitucs,]cunc hommc,n| cc guc tu v|cns tirc parmi nous, mais taprcscncc cst nctastc. Elcctrc mcdctcstc, ct jc ncl|gnorc pas. Ma|s nous avons durant guinzcannccsgardcIcsiIcncc,ctscuIs nosrcgardsnoustrah|ssaicnt. Tucsvcnu,tunousasparIc, ctnousvo| Ia,montrantIcs dcnts ctgrondantcommc dcsch|cnncs.Lcs Iois dc Iacitc nous Iont undcvoirdc t'ohrir I 'hosp|taIitc, mais, ]c nc tc Ic cachcpas, ]c souha| tc guc tu t`cn aiIIcs. Quant toi ,mon cntant, ma trop t| dcIc imagc, ]c nc t`aimcpas, c'cst vrai . Mais jc mc coupcrais pIutt Iama|n dro| tc quc dc tc nu|rc.Tu nc Ic sais guctrop , tu abuscs dc ma taibIcss. Mais jc nc tcconsc|IIc pas dc drcsscrcontrc Egisthc ta pctitcttc vcn|mcusc . iI sait, d'un coup dc bton,briscr Ics rcins dcs vipcrcs.Cmis-moi, tais ccgu`iIt`ordonnc,sinoniIt`cncuira. 8lECTRVous pouvcz rcpondrc au roi guc]c nc para-|rai pasIattc. 5ais-tuccgu'iIstont,PhiIcbc ?lly a, au-dcssusdcIa viIIc,unccavcmcdont nosjcuncs gcns n`ont jamais trouvc Ic tond , on ditqu'cIIc communiguc avcc Ics cnIcm, Ic CrandFrtrc I'a tait bouchcr paruncgrossc picrrc. Ehb|cn, Ic croiras-tu ? Achaguc annivcrsairc, IcpcupIc sc rcunit dcvant ccttc cavcmc, dcs soI-dats rcpousscnt dc ctc Ia picnc gui cn bouchc'cntrcc, ct nos morts,cc gu'on dit,rcmontantdcs cntcrs, sc rcpandcnt dans Ia viIIc. On mct1 44Lesmouches Out8 OOuVOt!8 8ut O8 !abO8, OD Cut OtO dOOhat8O8 O! dO8 t!8, OD 8O pOu88O uD pOu pOut OurattO paOO a VOt O, t8OOutOD! pat!Ou!. DyOD a pu8 guO pOut OuX. 1u OOVtDO8 O8 amOD!a!tOD8 dO8 VtVaD!8 . NOD pO!t! mOt!, mOD pO!t!mOt!, jO D atpa8 VOuu ! OOD8Ot, patdODDOmO . UOmaD ma!t D,au OhaD! du OOg, tOD!tOtOD!8Ou8!OttO, OD tOuOta aptOttO OOD!t0OD!tO dO a gtO!!O,O! OO 8Ota tDt ju8gu 8aDDO ptOOhatDO. JO DOVOuXpa8 ptODdtO pat! OO8 mmOttO8. LO 8OD! Out8 mOt!8, DOD O8 mtOn8. CLYTEMNESTRE o !u nObt8 pa8 dO !OD pOtD gt, O tO OODD OtdtO gu OD !amDO dO OtOO. LECTRE UO OtOO r. . .Ha | ha | UO OtOO r LO8! OOD.NOODnO mtO, 8 VOu8 pa!, a88utOZ OtOOO mODOOt88aDOc. JO pata!ta a a !O O!, put8guc 0pOupO VOu! m y VOt, DO 8Ot p8 du. Out!Ot , htbO, jO ! OD ptO, OttO !Ou dpt!,s8t8!O a DO!tO !O. Ou!-!tO y !tOuVOt8-!ul OOOa8tOD dc rirc. A OtOD!t, jO Vat8 mappt!Or. Elle sort. CLYTEMNESTRE,Oreste . .Va! OD.JO 8ut8 8tO guO !u Va8 DOu8 pOt!OtmahOut. 1u DO pOuX pa8 DOu8 OD VOuOtt, DOu8DO!aVOD8 ttOD at !. Va-! OD. JO!OD8upptOpat!mtO, Va-!OD.Elle sor. ORESTE at ma mtO. . eEntre Jupiter. Acte premier4D8CE^E V1ORESTE.JUPITER JUPITER Votre valetm' apprend que vousallez partir.Il chercheenvaindeschevauxpartoutelaville. Maisjepourraivousprocurerdeuxjuments harnachesdans les prix doux. ORESTE Jene pars plus. JUPITER,lentement. Vousnepartezplus ?(Untemps.Vivement.) Alors je ne vous quitte pas,yous tesmon hte. Il } a,aubasdelaville, uneassezbonneauberge onouslogeronsensemble. Vousneregretterez pasdem'avoir choisipour compagnon.D' abord - abraxas, gall a, galla, ts,ts- jevous dbarrassedevosmouches.Etpuisunhomme demongeestquelquefoisdebonconseil:je pourraistrevotrepre, vousmeraconterez votre histoire.Venez, jeune homme,laissez-vous faire:desrencontrescommecelle-cisontquelquefoi spl usprofi tabl esqu' onnelecroi td'abord.Voyezl 'exempledeTlmaque,vous savez,lefilsduroiUlysse.Unbeaujourilarncontr un vieux monsieur dunomde Mentor, quis'estattachsesdestinesetquil'asuivi l + Lesmouches Qat!Ou! . Lh bi cn,savcz-vous qui ctai t ce Mcntor ?Ill'entraneenparlant et lerideautombe. RI DEAU L1L PREMIERTABLEA U Une plate-foredanslamontagne.Adroite,la cavere.L'entreestfereparunegrandepiere noire.Agauche,desmarchesconduisentun temple. SCNEPREMIRE LAFOULE, puis JUPITER,ORESTE etLEPDAGOGUE UNEFEMME,s'agenouilledeant son petit garon.Tacravate.Voiltroisfoisquejetefaisle nud. (llebrosseaveclamain. )L.Tues propre.Soisbiensageetpleureaveclesautres quandonteledira. L' ENFANT C'estparlqu' ilsdoiventvenir ? LFEMME Oui . bU mouches L'ENFANT !'aipcur.LFEMME lI Iaut avoir pcur, mon chcri . Crand-pcur.C'cst commc ccla qu' on dcvicnt un honntchommc.UNHOMME lIsaurontbcautcmpsaujourd`hui .UNAUTRE Hcurcuscmcnt l lI taut croirc qu' i I s sontcncorcscnsiblcsalachalcurdusolciI .llpIcuvaitI 'an dcrnicr,ct ils ontctc. . . tcrriblcs.I.EPREMIER TcrribIcs.LEDEUXIME HcIas lUNTROISIME Quand iIs scront rcntrcs dans Icur trou et qu' iIs nous auront Iaisscs scuIs, cntrc nous, jcgrimpcrai ici, jcrcgardcraiccttcpicrrc, ctjcmcdirai :AprcscntcnvoiIapourun an. P UNQUATRIME Oui ? Eh bicn, a nc mc consoIcrapas, moi .partir dc dcmain jc commcnccrai a mc dirc Commcnt scront- i l s I ` anncc prochai nc ? D'anncccnanncciIsscIontpIusmcchants.Acte Z 0 LDEUXME Tais-toi , malheureux.Sil 'und'entreeux s'taitin|iItrcpar quelque fente du roc et rdait dejparmi nous... lI y adesmortsquisonten avanceau rendez-vous. Ils se regardent avec inquitud. UNEJEUNEFMME Siaumoins apouvait commcnccr tout dcsuitc.Qu'cst-ccqu' iIs|ont,ccuxdupaIais ?lIsne sepressentpas.Moi ,jetrouvequec'estIc plus Jur, ccttc attcntc . on cst Ia, onpictinc sous un ce| de|cu, sans quittcr dcs ycux cettepierre noirc. . Ha l iIs sont Ia-bas, dcnicrc , ilsattendcnt commc nous,tout rc]ouis a Iapensedu m Qu iIsvontnous|airc. UNEVEILLE a va, mauvaisc garcc l On saitcc quilui|aitpcur, a ceIela.Sonhommeestmort,leprinlemps passc, etvoiIa dix ansqu'eIIeluifaisait porterdescornes. LJEUNEFMME Ehbien oui ,jeI' avouc,jel 'aitromptantque j'ai pu ;mais jel 'aimaisbien et jeluirendaisla vicagrcabIc , ilne s'est jamais doutc de rien, et i lcst morten me jetantundoux rcgard dechien reconnaissant.lI saittouta prsent,onluia chc sonplaisir,il me hait,ilsouffe.Ettoutlhcure,ilseracontremoi,soncorpsde fme pouseramoncorps,plustroitementqu'aucun vivant ne l 'a jamais fait. Ah ! je l 'emmnerai chez moi,roulautourdemoncou,commemc1 52Les mouches OuttutO. JO ut at ptpat dO bOD8 pO!t!8 pal8,OO8 g!OauX dO attDO, uDOOOa!tOD OOmmO tOatmat !.Nat8 ttOD D adOuOtta 8a taDOut , O!OO!!O Dut!. . . OO!!O Dut !, t 8Ota daD8 mOD t !. UNHOMME LO a tat8OD, patbOu. QuO at !_gt8!hO guOtpOD8O-!-t JO DO put 8 8uppOt!Ot OO!!0a!!OD!O.UNAUTRE atD8-!Ot dODO l LtOt8-!u gu_gt8!hO a mOtHpOut quO DOu8 VOudtat8-!u !tO 8a paOO, dt,O! pa88OtVtDg!-gua!tO hOutO8 OD !!O !!O aVO0AgamOmDOD ?LAJEUNEFEMME HOtttbO,hOtttbO a!!OD!O. mO 8OmbO,VOU!Ou8, guO VOu8 VOu8 OtgDOZ OD!OmOD! dO mOt.La ptOttO nO8! pa8 ODOOtO !O, O! d| OhaOuDO8! OD ptOtO 8O8 mOt!8, 8Ou OOmmO uDO gOu!!0OO putO. Entrent Jupiter,Oreste,le Pagogue. JUPITER VtOD8 pat tOt , DOu8 8OtOD8 mtOuX.ORESTE LO8 VOt dODO, O8 Ot!OyOD8 dtgO8,O8 !ttdO8 8u|O!8 du tOt AgamOmDOD LEPDAGOGUE Qut8 8On! !atd8 | VOyOZ, mOn ma!tO, !OU!OtD! dO OttO,Out8 yOuX OaVO8. LO8 gOD8- 8On!Acte Z l bJcntrain dcmourirdcpcur.VoiIapourtantI `chctdcasupcrsti tion. Rcgardcz-cs, rcgardcz-cs. Et s'i vous |aut cncorc unc prcuvc dc I 'cxccllcnccdcmaphilosophic, considcrczcnsuitcmon tcintUcuri .JUPITER La bcc ahairc qu`un tcint hcuri . Quclqucscoquclicotssurtcsjoucs, mon bonhommc, anctcmpchcra pas d` trc du mmicr, commc tousceux-ci , aux ycux dc Jupitcr.Va, tucmpcstcs, cttunclcsaispas. Eux,ccpcndant, ontlcsnarincsrcmplics dc lcursproprcsodcurs, ils sc connais-scnt micuxquc toi .La foule gronde. UNHOMME,montant sur lesmarchesdutemple, s'adresse la foule. Vcut-on neus rcndrc Ious ? Unissons nos voix,camaradcs, ct appcons gisthc . nous nc pou-vons pas tocrcr qu' iI di||crc plusIongtcmps la ccrcmonic. LAFOULE gisthc| gisthc l Pitic lUNEFEMME b oui !Pitic lPitic| Personnen'auradonc tic dc moi l Ilvaveniravecsagorgeouvcrte,Imc quej 'aitantha,ilm'enfermeradans scsbrasinvisibles etgluants,il seramon amant |outc anuit,toutelanuit.Ha |Elle s'anouit. ORESTE Quellesfolies !Il faut dire cesgens . . . b4 Lesmouches JUPITER Hc, quoi , jcunchommc, tantdcbruitpouruncIcmmc qui tournc dc I 'i l ? Vous cn vcrrczd'autrcs.UNHOMME,se jetant J genou. ! cpuc | !c puc l !c sui s unc charognci mmondc. Voycz, I cs mouchcs sont sur mcicommc dcs corbcaux | Piqucz, crcuscz,|orcz, mouchcs vcngcrcsscs,|ouiIIcz ma chairjusqu'moncurorduricr. J` aipcchc, j 'aiccntmiIlc|oispcchc,jcsuis uncgout, unc|osscd' aisanccs. . . JUPITER Lcbravchommc lDESHOMMES,lerelevant. ava, ava.TuracontcrasapIustard,quandiIs scrontl.L'homme reste hbt ; il soufe en roulant des yeu. LFOULE gisthc l gisthc. Par pitic,ordonnc guc I 'oncommcncc. Nous n' ytcnons pIus.gistheparaU surlesmarchesdutemple. DerireluiClytemnestreetleGrandPrtre. Desgardes. Acte Z JJ8CE^E LESMMES. GISTHE. CLYTEMNESTRE. LEGRANDPRTRE.LESGARDES GISTHE Chiens !Osez-vousbienvousplaindre ?Avezvousperdulammoiredevotreabjection ?Par Jupi ter, je rafachirai vos souvenirs. Jse toure vrsClytemnestre.)Il . fautbiennousrsoudre commencer sans elle. Mais qu'elle prenne garde. Ma punitionseraexemplaire. CLYTEMNESTRE Ellem'avaitpromisd'obir.Elles'apprte ; j `ensuis sre;elle doit s'tre attarde devant son miroir. GISTHE,aux gardes. Qu'onaillequrir lectreaupalaisetqu'on l'amne ici , de gr ou de fore. |Lgardes sortent. la foule.)A vos places. Les hommes ma droite. magauchelesfemmesetlesenfants.C'est b|en.Unsilence.gis(he attend. LCRND PRTRE Cesgens-l n'en peuvent plus. GISTHE Jesais.Si cesgardes . . .Lgardesrentrent. lJb Lesmouches UNGARDE 5cigncur, nous avonschcrchcpartoutIaprin-ccssc.Mais Icpalais cst dcscrt.GISTHE C'cst bicn. Nous rcglcrons dcmain cc comptc-l. (Au Grand Prtre.)Commcncc.LEGRANDPRTRE tczlapicrrc.LAFOULE Ha lLesgardestentlapierre.LeGrandPrtre s'avance jusqu'l'entre delacavere. LEGRANDPRTRE Vous,lcs oublics, lcs abandonncs, lcs dcscn-chantcs, vous qui tranczau ras dc tcrrc, dans lcnoir, commc dcs |umcrollcs, ct qui n'avcz plusri envous quc votrc granddcpit, vous!csmorts,dcbout,c'cst votrc |tc | Vcncz, montcz du solcommcunccnormcvapcurdcsou|rc chassccparlevcnt , montczdcscntraillcsdumondc,mortsccnt |oi s morts,vous quc chaquc battcmcnt dcnos curs |ait mourir ncu|, c`cstparIacoIcrcct l ` amcrtumc ct l 'cspri t dc vcngcancc quc jcvous invoquc, vcncz assouvirvotrchaincsurlcsvivants | Vcncz,rcpandcz-vouscnbmmccpaissca travcrs nos rucs, glisscz vos cohortcs scnccscntrc la mcrc ct l 'cn|ant,cntrc l ' amant ct sonamantc, |ai tcs-nous rcgrcttcr dc n' trc pasmorts. Dcbout,vampircs,larvcs, spcctrcs, har-pics, tcrrcurdcnosnuits.Dcbout, lcssoldatsquiActe 1 57 m0UtUtOD!OD ba8phmaD!, dObOu! O8 maOhaD-00uX, O8hum8, dObOu!O8mOt!8dO a mdOD!0 Ot d agODO u! uDO m0dO!OD.VOyOZ, O8VtVaD!8 8OD! ,O8 gta88O8 ptOO8 VVaD!O8|0bOu!,ODdOZ 8ut OuX On !OutbOD O! tODgOZ-0jU8guauX O8l UObOu!l UObOu!l UObOu! l. . . Tam-tam. Ildansedevantl'entredela cavere,d'abordlentement,puisdeplusen plus vite,et tombe etnu. GISTHE !8 8On! |LAFOULE HOttOut|ORESTE LOn O8! !tO)O!jO Vat8. . . JUPITER KOgatdO-mOt ,|OuDO hOmmO, tOgatdO-mOt OnO0, l | 1u a8 OOmpt 8.btODOO pt8OD!. ORESTE Qu !O8-VOU8 rJUPITER 1u O 8auta8 pu8 !atd.gisthedescendlentementlesmarchesdu palais. GISTHE !8 8OD! . (Un silence.) O8!, tOO, pOuXgUO !u a8 baOu. O8! , OOD!tO !O , !Om1 58Lemouches bmssc. Commc il tc scrrc, commc iI t 'aimc,commciItchait | Ellccstla,Nicias,cllccstla,tamcrc,mortc tautc dc soins. Et toi , 5cgcstc,usuricr intmc, ils sont la, tous tcs dcbitcursinIortuncs, ccux qui sont morts dans lamiscrcctccux qui scsontpcndusparccquctu lcs minais.l!s sont la ct cc sont cux, aujourdhui , qui sonttcs crcancicrs. Et vous, lcs parcnts,Ics tcndrcsparcnts, basscz un pcu lcs ycux, rcgardcz pu bas, vcrslcso . ils sont la, lcscn|ants morts, ilstcndcnt lcurs pctitcs mains , ct toutcs lcs |oicsquc vous lcur avcz rclusccs,tous lcs tourmcntsquc vous Icur avcz indigcs pcscnt commc duplomb sur lcurs pctitcs mcs rancuncuscs ctdcsoIccs.LFOULE Pitic|GISTHE Ah, oui l pitic l Ncsavcz-vouspasquclcsmortsn'ontjamaisdcpitic ? Lcursgricts sont inchaa-blcs, parcc quc Icur comptc s'cst arrtc pcurtoujours. Est-cc par dcs bicn|aits, Nicias, quctucomptcschaccrlc malquctuhs ata mcrc?i qucl bi cntait pourra jamais I 'attcindrc ? 5 mccstunmidi torridc,sansun soumcdcvcntricn n'y bougc, ricn n' ychangc, ricn n'y vit, u

grand so|ci dccharnc,un soIciI i mmobilc l consumc ctcrncllcmcnt.Lcs morts nc sont plu. comprcncz-vouscc mot implacablc ?~ilssontplus, ctc'cstpourcclaqu' ilssc sonttaitslgardicnsincormptiblcsdcvoscrimcs./ J LFOULE Pitic !Acte Z bJGISTHE Pitic ? Ah | pictrcs comcdicns, vous avcz dupublic aujourd'hui . 5cntcz-vous pcscr sur vos\isagcs ct sur vos mains Ics rcgards dc ccsmillons d'ycux hxcs ct sans cspoir ? lIs nous\oicnt,iIs nous voicnt, nous sommcs nusdcvant|`asscmbIcc dcs morts. Ha l ha l Vous voiIa bicnrmpruntcs prcscnt, iI vous bmIc, cc rcgardinvisibIo ct pur, pIus inaItcrablc qu'unsouvcnir00rcgard.LAFOULE Pitic |l.ESHOMMES Fardonncz-nous dc vivrc aIors guc vous tcsmorts. LESFEMMES Pitic. Noussommcscntourccsdcvosvisagcsctcsobjcts qui vous ont appartcnu, nousportonsc dcui I ctcrncllcmcnt ct nous pIcurons dcI ubcalanuitctdclanuita'aubc.Nousavonscau |airc, votrc souvcnir s'c|hlochc ct gIisscrrtrcnosdoigts , chaqucjouriIplitunpcupIust nous sommcs un pcu plus coupabIcs. Voususquittcz, vousnousqui ttcz,vousvousccou-rtdcnous commc unchcmorragic. Pourtant,sicIapouvai t apaiscr vos mcs irritccs,sachcz, oschcrs disparus, quc vous nous avcz gchc Ia`e.LESHOMMES jPardonncz-nous dc vivrc aIors guc vous tcsl U Lesmouches LESENFANTS Pitic l Nous n`avons pas |ait cxprcs dc natrc,ct nous sommcs tous hontcux dc grandir. Commcntaurions-nouspuvouso||cnscr ?Voycz,nousvivonsapcinc,noussommcs maigrcs,plcsct toutpctits , nousnc|aisons pasdcbmi t, nousglissons sans mmc cbranlcr 'air autour dcnous. Et nous avons pcur dc vous, oh l si grand-pcur lLESHOMMES Pardonncz-nous dc vivrc alors quc vous tcsmorts.GISTHE Paix l Paix l 5i vous vous lamcntcz ainsi , qucdi rai-jc moi , votrc roi ? Car mon supplicc acommcncc . lc sol trcmblcct l 'airs'cstobscurci ,Icplusgranddcsmortsvaparatrc,ccluiqucj 'aituc dc mcs mains, Agamcmnon.ORESTE,tirant son pe. , Ru||ian l !c nc tc pcrmcttrai pas dc mcr cnom dc mon pcrc a tcs singcrics|JUPITER,lesaisissant bras-le-cors. Arrtcz,jcunchommc,arrtcz-vous |GISTHE,se retourant. Qui osc ? (lectreestapparueenrobeblanche surlesmarchesdutemple.gisthel'aperoit.) Elcctrc! LFOULE lcctrc lActe Z l l 8C7E LESMMES,LECTRE GISTHE lcctrc, rcponds, quc signihccccostumc ?LECTRE I'ai mis ma pIus bcIIc robc.N'cst-cc pas un]curdc|tc ?LEGRAND' PRTRE Vicns-tu nargucr Ics morts ? C'cstIcurftc, tu|csais|ortbicn,cttudcvaisparatrccnhabitsdcdcuiI .LECTRE DcdcuiI ? Pourquoi dcdcuiI ? Jcn' aipas pcurdcmcsmorts, ctjcn'ai gucIairc dcsvtrcs |, GISTHE ' Tuasditvrai , tcs mortsncsontpasnosmorts.cardca, sous sa robc dc putain, Ia pctitc d'Atrcc, d'Atrcc qui cgorgca Ichcmcnt scscx Qu'cs-tu donc, sinon Ic dcmicr rcjctonucraccmauditc lJct' aitoIcrccparpiticdans 0H paIais, mais jc rcconnais ma Iautc aujour-dui, carc'csttoujours1cvicuxsangpourri dcstrics qui couIc dans tcs vcincs, ct tu nousctcrais tous si jc n' y mcttais bon ordrc. icntc un pcu, chicnnc, ct tu vcrras si jc sais1 62 Les mouches punir. Tu n` auras pas asscz dc tcs ycux pompIcurcr. LAFOULE 5acriIcgc |GISTHE Entcnds-tu, malhcurcusc, Ics grondcmcnts 0tcc pcupIc quc tu as o||cnsc, cntcnds-tu Ic nomqu' iI tc donnc ? 5i jc n'ctais pas Ia pour mcttr:un hcin a sa coIcrc, I tc dcchircrait sur pIacc.LFOULE 5acriIcgc |LECTRE Est-cc un sacriIcgc quc d'trc gaic ? Pourquo|nesont-iIs pas gais, cux ? Qui Ics cn empche GISTHE :

EIIc rit ct son pcrc mort cst l8, avcc du sanjcaiIIc sur Ia Iacc. . . r.. LECTRE Commcnt oscz-vous parIcr d'Agamcmnon5avcz-vous s' i I nc vicnt pas Ia nuit mc parIcr I 'orciIIc ? 5avcz-vous qucIs mots d'amour ct dircgrct sa voixrauquc ct briscc mc chuchotc ?ris,c'cstvrai , pourIa prcmicrc|ois dcma vic,jtris, jc suis hcurcusc. Prctcndcz-vous quc mon bonhcur ncrcjouitpasIccurdcmonpcrc ?Ab |s' iIcstIa, s' iIvoitsa|ilIccn robcbIanchc, saIiIItquc vous avcz rcduitc au rang abjcct d'csclavc,s' iI voit qu'cIIc portc Ic |ront haut ct quc I:maIhcurn' apasabattusa licrtc, iI nc soncpa:,Acte Z Jj'eu suissore,memaudire ;sesyeuxbrillent 0aus son visage supplici et ses lvres sanglantes essaient de sourire. L1HUNH MMHEtsielledisait vrai ? OH5 VOtXMaisnon,ellement,elleestfolle. lectre,va-t'cu, degrce,sinontonimpitretomberasmnous.LHCTREDequoidoncavez-vouspeur ?Jeregarde autour de vous et je ne vois que vos ombres. Mais coutez ceci que je viens d'apprendre et que vous ncsavezpeut-trepas:ily a en Grce des villes beureuses.Desvillesblanchesetcalmesquise chauffentausoleilcommedeslzards. cette bcummme, sous ce mme ciel,il ya des enfants quijouentsurlesplaces deCorinthe.Etleur mrsnedemandentpintpardondelesavoir misaumonde.Elleslesrgardentensouriant, elles sont fires d'eux.Dmres d'Argos, comprnez-vous ?Pouvez-vousencorecomprendrl'or, gcil d'unefemme quiregardesonenfantet qui [cuse Cestmoiquil'aiportdansmon te|n? Ct51RE,Tuvastetair,8 la fin,oujeferairentrerles ;motsdans tagorge. OH5 VOtX, dans la foul Oui,oui !Qu'elle se taise.Assez, assez 1 64Lesmouches D'AUTRESVOIX Non, laisscz-la[arlcr | Laisscz-Ia parIcr. C'cstAgamcmnonqui l inspirc.LECTRE ll lai tbcau. Partout,dans la plainc, dcshommcslcvcntla ttc ctdiscnt . WlItai tbcau Pgcti l ssontcontcnts.bourrcauxdcvous-mmcs,avcz-vous oublic cct humblc contcntcmcnt duasan qui marchc sur sa tcrrc ct qui dit . Waitbcau ? Vous voilalcsbras ballants,Iattcbassc, rcspirant a pcinc. Vos morts sc coIlcntcontrcvous,ctvousdcmcurczimmobilcsdansIacraintc dc ls bousculcr au moindrc gcstc. Ccscraitahrcux, n`cst-cc pas ? si vos mains travcr-saicntsoudainunc pctitcvapcurmoitc,I `mcdcvotrc pcrc ou dc votrc acuI ? - Mais rcgardcz-moi . j `ctcnds lcs bras, jc m'cIargis, ctjc m' ctirccommc un hommc qui s`cvcillc,j 'occupc maplaccau solcil,toutc maplacc. Est-cc qucIcciclmc tombc surlattc ? Jcdansc, voycz,jcdansc,ctjc ncscns ricn quclcsouhlcdu vcntdansmcschcvcux. O sont lcs morts ? Croycz-vous qu`ilsdanscntavcc moi , cnmcsurc ?LEGRANDPRTRE HabitantsdArgos,jcvousdisqucccttclcmmccst sacri lcgc. Malhcur a cllc ct a ccux d`cntrcvous qui lccoutent. LECTRE mcs chcrs morts, Iphigcnic, ma sur ancc,Agamcmnon, mon pcrc ct mon scul roi , ccoutczma pricrc. Si jc suis sacri lcgc, si j `ohcnsc vosActe bmnesdouloureux,faitesunsigne,faites-moi viteunsigne,afinquejelesache.Maissivous m' approuvez,meschris, alorstaisez-vous,je vous en pri e,que pas une feuille ne bouge, pas un brin d'herbe, que pas un bruit ne vienne troubler madansesacre :carjedansepourlajoie,je danse pour la paix des hpmmes, je danse pour le bonheur et pour la vie. mesmorts,je rclame votresilence,afi n queles hommesquim' entourntsachentque votre cur est avecmoi . Ele danse. VOIX,dans la foule. Elledanse !Voyez- l a, lgrecommeune famme,elledanseausoleil , commel 'tofe claquanted' undrapeau- etlesmortsse taisent ! LJEUNEFEMME Voyezsonaird'extase - nopcen'espasle visaged'unei mpie.Ehbien, Egisthe,Egisthe ! Tunedisrien- pourquoinerponds-tupas ? GISTHE Est-cequ'ondiscuteaveclesbtespuantes ? Onlesdtruit !J'ai eutortdel'pargnerautrefoi s ;mai sc ' estuntortrparable :n' ayez crainte, jevaisl 'crasercontreterre,etsarace s'anantiraavec elle.LAFOULE Menacern'estpasrpondre, gisthe !N' as-tu rien d' autrenousdire ? 1 66Lmouches LJEUNEFEMME Elledause,elle sourit ,elle estheureuse,et les Iortssemblentlaprotger.Ah !tropenviable Electre !vois , moiaussi ,j 'cartelesbraset j' ofremagorgeausolei l ! VOIX,dans la foule. Lesmortssetaisent : gisthe,tunousas menti ! ORESTE Chre lectre ! JUPITER Parbleu, jevaisrabattrelecaquetdecette gamine. | tendlebras.)Posi doncariboucaribon lullaby. L grosse pierequi obstrait l'entre de la cavererou?eavec fracascontrelesmarch dutemple.Electrecesse de danser. LAFOULE Horreur ! Un long silence. LEGRANDPRITRE D peuplelcheettroplger :lesmortsse vengent !Voyezlesmouchesfondre surnousen paistourbillons !Vousavezcoutunevoix sacrilgeet noussommesmaudits ! LFOULE Nous n'avons rien fai t,a n'est pas notre faute, elle est venue,elle nous asduits par ses paroles ActeZ l 1cmpoisonnccs | A Ia rivicrc, Ia sorcicrc, lanvicrc | Aubchct |UNEVIEILLEFEMME,dsignant lajeune femme. Et ccIIc-ci , Ia, qui buvait scs discours commc0u micI, arrachcz-Iui scs vtcmcnts, mcttcz-Iatcutcnucct|oucttcz-Iajusqu`ausang.Ons'emparedelajeunefmme,des hommes gravissent desmarches de l'escalier et se prcipitent vers lectr. GISTHE,qui s'est redress. 5iIcncc, chicns. Rcgagncz vos pIaccs cn bonot drc ct Iaisscz-moi Ic soin du chtimcnt. |0nsilence.)Ehbicn ?Vous avczvuccqu'iIcncotcde ncpasm'obcir ? Doutcrcz-vous dcvotrcchct, prcscnt ? Rcntrcz chcz vous, Ics morts vousaccompagncnt,iIsscrontvoshtcstoutIcjourcttoutc Ia nuit. Faitcs-Icur pIacc votrc tabIc, vctrc |oycr, dansvotrc couchc,ct tchcz qucvctrcconduitccxcmpIaircIcurIasscoubIicrtout00O. Quantamoi ,bicnqucvossouponsm'aicntO88,jcvouspardonnc.Maistoi , EIcctrc. . . LECTRE Eh bicn quoi ? !`ai ratc mon coup. La pro-chainc|oisjc |crai micux.GISTHE !c nc t'cn donncrai pas I `occasion. Lcs Iois dc|a citcm` intcrdiscnt dc punircn cc jour dc Itc.1uIcsavaiscttucnasabusc. MaistuncIaispIusartic dc Ia citc,jc tc chassc. Tu partiras picds0u8ctsansbagagc,avccccttcrobcinImcsmIc b Lesmouches corps.Situesencoredansnosmursdemain J 'aube,jedonnel 'ordre quiconqueterencontreradet'abattrecommeunebrebis galeuse.Ilsor!,suividesgardes.Lafouledle devant Electreenluimontrant le poing. JUPITER,Oreste. Ehbien,monmatre ?tes-vousdif ?Voil unehistoiremorale,oujemetrompefort :les mchantsont t punisetlesbons rcompenss. (Dsignant lectre.)Cette femme . . .ORESTE Cettefemmeestmasur,bonhomme 1Vat'en,jeveuxluiparler. JUPITER,leregardeuninstant, puishausse lesaules. Comme tu voudras. Il sort,suivi du Pdagogue. 8CE^E V.LECTREsur lesmarchesdutemple,ORESTE ORESTE lectre ! LECTRE,lvelatteetleregarde. Ah !tevoil, Phi lbe ? Acte Z l JORESTE . Tunepeuxplusdemeurerencetteville, lectre.Tu es en danger. LECTRE Endanger ?Ah| c'estvrai !Tuasvucomme j'ai rat mon coup.C'est un peu ta faute,tu sais, mais je net'en veux pas. . ORESTE Qu'ai-je donc fait ? LECTRE Tu m'as trompe. (Elle dscend vers lui.) Laissemoivoirtonvisage.Oui, jemesuisprisetes yeux.ORESTE Letempspresse, lectre. coute :nousallons fuirensemble.Quelqu'undoitmeprocurerdes chevaux, je teprendrai en croupe. LECTRE Non. ORESTE Tu ne veux pas fir avec moi ? LECTRE Jeneveuxpasfuir.ORESTE Jet'emmneraiCorinthe. lU Lesmouches 8LECTRE, riant. Ha| Corinthc. . .Tu vois, tu nc lc Iais pascxprcs, mais tumctrompcscncorc.Quc|crais-jcCorinthc, moi ? Il|autqucjc sois raisonnablc. Hicr cncorc j ' avais dcs dcsirs simodcstcs .quand jc scrvais a tablc,lcs paupicrcs baissccs,jc rcgardais cntrc mcs cils lc couplc royaI ,lavicillc bcllc au visagc mort, ct lui , gras ct plc,avccsabouchcvculcctccttcbarbcnoirc quiluicourt d'uncorcillca l' autrc commc unrcgimcntd' araignccs, ct jc rvais dc voir un jour uD0mmcc, unc pctitc mmcc droitc, parcillc unchalcinc par un hoi d matin, montcr dc lcursvcntrcs ouvcrts. C'cst tout cc qucjc dcmandais,Philcbc,jc tc lc jurc. !c nc sais pas cc quc tuvcux, toi , mais i l nc laut pas quc jc tc croic . tun' as pas dcs ycux modcstcs. Tu sais cc quc jcpcnsais, avant dc tcconnatrc ? C'cstquclc sagcnc pcut ricn souhaitcr sur la tcrrc, sinon dcrcndrc unjourlc mal qu' on lui a |ait. CRE8TElcctrc, si tu mc suis,tu vcrras qu`on pcutsouhaitcr cncorc bcaucoup d` autrcs choscs sansccsscr d' trc sagc. 8LBCTREJc nc vcux plus t'ccoutcr , tu m`as Iai t bcau-coup dc mal . Tu cs vcnu avcc tcs ycux allamcsdans ton doux visagc dc lillc,ct tu m'as Iaitoublicr ma hainc , j ' ai ouvcrt mcs mains ctj 'ailaissc glisscr a mcs picds mon scul trcsor. J'aivoulucroirc quc jc pourraisgucrir lcs gcns d' icipar dcs parolcs. Tu as Vu cc qui cst arrivc . ilsActe Z 11 aimcnt Icur maI , iIs ont bcsoin d'unc pIaic|amiIicrc qu`iIs cntrcticnncnt soigncuscmcnt cnIa grattant dc Icurs ongIcs saIcs. C`cst par lviclcncc qu` iI Iaut Ics gucrir, car on nc pcutvaincrc Ic maI quc par un autrc maI . Adicu,Fhi Icbc,va-t ' cn,Iai ssc-moi mcs mauvaisscngcs.ORESTE lIs vont tc tucr.LECTRE lI y a un sanctuairc ici,Ic tcmpIc d`ApoIIon ,0s criminclss'y rc|ugicntparIois,ct,tantqu`iIsy dcmcurcnt,pcrsonnc nc pcut touchcr unchcvcu dcIcurttc.Jcm'y cachcrai. ORESTE Pcurquoircmscs-tumonaidc ?LECTRE Cc n`cst pas toi dc m`aidcr. QucIqu'und'autrc vicndra pour mc dcIivrcr. (Untemps.) Ncn |rcrc n' cst pas mort,jc Ic sais. Et j c'attcnds.ORESTE S' iIncvcnaitpas ?LECTRE lIvicndra, iIncpcut pas ncpasvcnir. IIcstdcnctrc racc, comprcnds-tu , il a Ic crimc ct IcmalhcurdansIcsang, commcmoi .C`cstqucIqucrandsoldat, avcc Ics gros ycuxrougcs dc notrcpcrc, toujours a cuvcr unc coIcrc, iI souIhc, ll Lesmouches s`cst cmbrouillc dans sa dcstincc commc Icschcvaux cvcntrcs s'cmbrouillcnt Ics pattcs dansIcurs intcstins , ct maintcnant, quclquc mouvc-mcnt qu' il|assc,iI|autqu' iIs'arrachcIcscntraiI-Ics. ll vicndra, ccttc villc I 'attirc, j 'cn suis src,parcc quc c'cst ici qu' ilpcutIaircIcpIus grandmaI , qu' iI pcut sc Iairc Ic pIus dc maI . lI vicn-dra, Ic hont bas, sou|hant ct piahant.lI mc|aitpcur . toutcs lcs nuitsjclcvoiscnsongc ctjcm' cvcillc cn hurIant.Mais jc I 'attcnds ct jcI 'aimc. lI|autqucjc dcmcurc ici pourguidcrsoncourroux - car j 'ai dc la ttc, moi - pour Iu|montrcrdu doigtIcscoupabIcsctpourIui dirc .WFrappc, Orcstc,|rappc . Ics voiIa | P ORESTE Ets' iIn'ctaitpascommctul' imagincs ?LECTRE Commcntvcux-tu qu' iIsoit,Ic |iIs d'Agamcm-nonct dc CIytcmncstrc ?ORESTE 5' iIctaitIasdctoutccsang,ayantgrandidansuncviIlchcurcusc ?LECTRE Alors jc Iui crachcrais au visagc ct jc Iuidirais . Va-t'cn, chicn,vachcz Ics|cmmcs,cartu n'cs ricn d' autrc qu'unc |cmmc. Mais tu Iaisun mauvais calcul . tu cs lc pcti t-|ils d'Atrcc, tun'cchappcras pas au dcstin dcs Atridcs. Tu asprc|crc la hontc au crimc, Iibrc a toi . Mais Icdcstinvicndra tc chcrchcrdanston Iit . tuaurasActe Jla honted' abord,etpuistucommettraslecrime, endpi t detoi-mme ! ORESTE lectre,jesuisOreste. LECTRE,dansuncri. Tumens ! ORESTE ParlesmnesdemonpreAgamemnon,jete lejure :jesu. isOreste.(Unsilence.)Ehbien ? Qu'attends-tupourmecracherauvisage ? LECTRE Commentlepourrais-je ?(Ellelercgardc. ) Ce beaufrontestle frontdemonfrre.Ces yeuxqui bri l lentsontlesyeuxdemonfrre,Oreste . . .Ah ! j ' auraisprfrqueturestesPhi lbeetquemon frreftmort .(Timidement.)C'estvraiquetuas vcu Corinthe ? ORESTE Non.Cesontdesbourgtoi sd'Athnesqui . m'ontlev.LECTRE Quetuasl 'air jeune. Est-cequetut' esjamais battu ?Cette pe quetu portesauct,t' a-t-el l e jamaisservi? ORESTE Jamai s. 1+Lesmouches LECTRE !c mc scntais moins sculc quand jc nc tcconnaissaispascncorc .jattcndaisl 'autrc.Jcncpcnsais qu asa torcc ctjamaisa mataiblcssc.prcscnt tc voila , Orcstc, c ctaittoi .Jc tcrcgardcct jc vois quc nous sommcs dcux orphclins. |Jatemps.)Maisjc t aimc, tusais. Plusqucjcl 'cusscaimc, lui .ORESTE Vicns, si tu m`aimcs , tuyons cnscmblc.LECTRE Fuir ? Avcc toi ? Non. C`cst ici quc sc jouc lcsort dcs Atridcs, ct jc suis unc Atridc. Jc nc tcdcmandc ricn. Jc nc vcux plus ricn dcmandcrPhilcbc. Maisjc rcstc ici .Jupiterparataufonddelascneetse cache pour lescouter. ORESTE lcctrc,jcsuisOrcstc. . ., tontrcrc.Moiaussijcsuis unAtridc, cttaplacc csta mcsctcs.LECTRE Non, tu n`cs pas mon trcrc ctjc nc tc connaispas. Orcstc cst mort, c cst micux pour lui ,dcsormais `honorcrai scs mncs avcc ccux dcmon pcrc ct dc masur. Mais toi,toi qui vicnsrcclamcr lc nom d'Atri dc, qui cs-tu pour tc dircdcs ntrcs ? As-tu passc ta vic a l ombrc duomcurtrc ? Tu dcvais trc un cntant tranquillcavcc un doux air rchcchi , l 'orgucil dc ton pcnadoptit, un cn|ant bicn lavc, aux ycux brillantsActeZ 1bdc contiancc. Tu avais conIiancc dans Ics gcns,parcc qu` iIstc Iaisaicntdcgrandssourircs, danslcstabIcs,dansIcs Iits, dans Ics marchcs d'csca-licr, parcc quc cc sont dc |idcIcs scrvitcurs dcHOmmO , dansIavic,parccguctuctaisnchcctuc tu avais bcaucoup dc joucts , tu dcvaispcnscr qucIquc|ois quc Ic mondc n`ctait pas simaI |ait ct quc c`ctait un pIaisir dc s'y Iaisscrallcr commc dans un bon bain ticdc, cn soupi-mnt d`aisc. Moi , a six ans, j `ctais scrvantc ctjcmc mchais dc tout.(Untemps.)Va-t'cn, bcIIcmc. Jc n`ai quc |airc dcs bcIIcs mcs . c'cstuncompIiccqucjcvouIais.ORESTE Pcnscs-tugucjctc Iaisscrai scuIc ? Quc|crais-tuici , ayant pcrdu jusgu'a ton dcrnicr cspoir ?eLECTRE C'cst mon a||airc. Adicu, Philcbc.ORESTE Tumcchasscs ? (Il fait quelques pas et s'arte.) Cc rc|trc irritc quc tu attcndais, cst-cc ma |autcjcnc Iui rcsscmbIcpas ?TuI `auraisprispar Iamain ct tu Iui aurais dit :Frappc | PA moi tu n`as ri cn dcmandc. Qui sus-jc donc,bon Dicu,pour quc ma proprc sur mc rcpoussc, sansmmc m'avoircprouvc ?LECTRE Ah | PhiIcbc,jc ncpourraijamaischargcrd'untcIpoids toncursanshainc.1 76Lesmouches 0Rb81b, accabl. Tu dis bien:sans haine.Sans amour nonplus. Toi , j 'aurais pu t' aimer. J'aurais pu . . .Mais quoi ? Pourai mer,pourhar,ilfautsedonner.Ilest: beau,l 'hommeausangriche,solidementplant; au milieu de sesbiens,qui se donne un beau jour a l 'amour,lahaine,etquidonneavecluisa' terre,samaisonetsessouvenirs. Quisuis-jeet qu' ai-je donner,moi ? J'existe peine :de tous lesfantmesquirdent aujourd'huiparlaville,aucun n'est plus fantme que moi . J'aiconnu des amoursdefantme, hsi tantsetclairsems commedesvapeurs ;maisj 'ignorelesdenses passionsdesvivants.(Untemps.)Honte l Jesuis revenudansma vi lle natale,et ma sur arefus demereconnatre.Ovais-jealler,prsent ? Quelle ci tfaut-ilquejehante ? BLbC1RbN'en est-i l pas une o t 'attend quelque fille au beauvisage ? O8L81bPersonnene m'attend.Jevaisdeville en ville,trangerauxautresetmoi-mme,etles villes serefermentderriremoicommeuneeautranquille. Sijequi tte Argos,que restera-t-il de mon passage,sinonl 'amerdsenchantementdeton cur ? BLbC1RbTum'as parlde villes heureuses . . .O8b81bJemesouciebiendubonheur.Jeveuxmes souvenirs, monsol ,maplaceaumi lieudes ActeZ 1 77 hommcsd'Argos.(Un silence.) lcctrc,jcncm'cr|rai pas d' ici .LECTRE Fhilcbc,va-t'cn, jc t'cn supplic . j ` ai pitic dctoi , va-t'cn si jc tc suis chcrc , ricn nc pcutt'arrivcr quc du mal , ct ton mnoccncc |crai tcchoucrmcscntrcpriscs.ORESTE Ic nem' cn iraipas.LECTRE Et tu crois quc jc vais tc Iaisscr Ia, dans tapurctc importunc, jugc intimidant ct muct dcncs actcs ? Pourquoi t'cnttcs-tu ? Pcrsonnc icincvcut dctoi .ORESTE C'cst masculcchancc. lcctrc, tuncpcuxpasnc la rcmscr. Comprcnds-mo . jc vcux trc unhommc dc queIque part, un hommc parmi lcshommcs. Ticns, uncsclavc, lorsqu' ilpasse,lasctrcchignc, portant un lourd |ardcau, tranant la]ambc ct rcgardant a scs picds, toutjustc a scsplcds, pour vitcr dc choir, iI cst danssa villc, commc unc tcui llc dans un tcui llagc, commcl'arbrc dans la tort,Argos cst autour dc Iui ,toutc pcsantc ct toutc chaudc, touc pIcincd'cllc-mmc , jcvcuxtrc cctcsclavc, Elcctrc,jcvcux tircrIavillcautourdcmoictm'ycnrouIcrcommcdansunccouvcrturc.Jcncm' cniraipas.LECTRE Dcmcurcrais-tu ccnt ans parmi nous,tu ncscras jamais qu'un ctrangcr, pIus scul guc sur bLes mouches unegranderoute. Lesgensteregarderontde coin,entreleurspaupiresmi-closes,eti lsbaisserontla voix quand tu passeras prsd'eux. ORESTE Est-cedoncsi difciledevousservir ?Mon braspeutdfendrelaville, etj 'aidel 'orpour soulager vosmisreux.LECTRE Nousne manquons n de capitaines, ni d'mes pieuses pourfairelebien. ORESTE Alors . . .Ilfaitquelquespas,lattebasse.Jupiter paratetleregardeensefrttant lesmainsORESTE,relevant latte. Sidumoinsj 'yvoyaisclair | Ah l Zeus,Zeus, roidu ciel,je me suis rarement tourn vers toi , et tunem' asguretfavorable,mistum'es tmoinquejen' aijamaisvouluqueleBien.prsent jesuis las, jene distingue plus le Bien du Malet j 'aibesoin qu'on me trace ma route. Zeus, faut-ilvraimentqu'unflsderoi , chassdesa ville natale, se rsigne saintement l 'exil et vide lesli euxlattebasse,commeunchiencouchant ?Est-cel tavolont ?Je ne puis lecroire. Etcependant . . . cependanttu asdfendude verserlesang . . .Ah !quiparledeverserlesang, jene sais plus cequejedis . . .Zeus, je t'implore : si larsignation etl 'abjecte humilit sont leslois quetu m' imposes,manifeste-moita volont par quelquesigne,car jenevoisplusclairdutout. ActeZ 179 JUPITER, pour lui-mme. Mais commcnt donc . a ton scricc | Abraxas,abraxas, tsc-tsc |La lumire fuse autour d lapiere. LECTRE,semet rire .

Ha l ha l !I plcut dcs miracIcs aujourd`hui |Vois, picuxPhilcbc,voisccqu`ongagncaconsuI-tcrIcsDicux l (lle est prise d'un fou rire.)Lcbon]cunc hommc. . .Ic picux PhiIcbc . - Fais-moisignc, Zcus, |ais-moisignc l LtvoiIaIaIumicrcgui msc autour dc Ia picrrc sacrcc. Va-t`cn | A Corinthc l A Corinthc l Va-t'cn |ORESTE,regardant la piere. AIors. . . c'cst aIc Bicn ? (Untemps,ilregarde toujourslapierre.)FiIcr doux. Tout doux. Dirctoujours Pardon ctMcrci . . . c'csta ?(Untemps,il regarde toujours la piere.) LcBicn.Lur Bicn. . . (Untemps.)Icctrc |LECTRE Va vitc, va vitc. Nc doispasccttc sage nourricc qui sc pcnchc sur toiduhautdc|'UIympc. (Elle s'arte,interdite.)Qu'as-tu ? ORESTE,d'une voi change. l y a unautrc chcmin.LECTRE,ef ay. Ncfaispas Icmcchant,PhiIcbcTuasdcmandcIcs ordres desDieux. chbicn | tu Icsconnais. bULesmouches ORESTE UO8 OtdtO8 . . .h Ou . . .1u VOuX d tO Iaum tO ,auIOut dO OO gtO8 OaOu LO DO8!pas pOutmO , OOI!O umtO , O! pOt8ODDODOpOu!pu8 mO dODDOt dOtdtO pt8OD!. LECTRE 1u patO8 pat DgmO8.ORESTE LOmmO Iu Os OD dO mO , IOuI OOup. . .,LOmmO IOuI OsIOhaDg l y aVa I auIOutdO mOquOquO OhOsO dO VVaDI OI dO Ohaud. QuOquOOhOsOquVODIdOmOut t. LOmmOIOuIO8lVtdO. . . h ' quO V dO mmODsO, pOtIO dO VuO. . .Jfait quelques pas. )La DuI tombc. . 1u DO ItOuVO8 pa8qu |a ItOd . . Na8 quO8I-OO dODO. . . guO8!-OOdODO qu VODI dO mOuttt :LECTRE bbO. . . ORESTE JO IO d8 gu t y a uD auItO OhOmtD. . ., monOhOm D.1u DO O VO8 pa8 pat! d tOt ct iIdO8OODd VOt8 a V O . |autdO8OODdtO, OOmptODd8-!u, dO8OODdtO ju8gu VOu8, VOu8 tcsau ODd duD!tOu, !Ou!au ODO. . . Js'avance vers lectre. ) 1u O8 mJ 8ut,[Icctrc, ct ccttcviIIccstma VO. Ma8ut |11 1ui prend lebras. LECTRE as8O-mOt | 1umc|aismaI,tumc|aispcur ~ct jc nc t'apparticnspa8. Acte b ORESTE Jesai s. Pasencore :jesuistroplger.Ilfaut quejemelested'unforfaitbienlourdquime fassecouler pic,jusqu'au fondd' Argos. LECTRE Quevas-tu entreprendre ? ORESTE Attends.Laisse-moidireadieu cette lgret sanstachequiftlamienne.Laisse-moidire adieu ma jeunesse. Il y ades soirs,des soirsde Corintheoud'Athnes,pl ei nsdechantset d'odeursquinem' appartiendrntplusjamais. Desmatins,pleins d'espoir aussi . ..Allons, adieu ! adieu !(IlvientversElectre.)Viens,Electre regardenotreville.Elleestl, rougesousle soleil, bourdonnanted'hommesetdemouches ,dansl 'engourdissementttud'unaprs-midi d't ;elle me repousse de tous ses murs, de tous sestoits,detoutesses portes closes.Et pourtant elleestprndre, je lesensdepuis ce matin.Et toiaussi ,Electre,tuesa prendre.Jevous prendrai .Jedeviendraihacheetjefendraien deux cesmurailles obstines, j 'ouvrirai le ventre de ces maisons bigotes,elles exhaleront par leur plaiesbantesuneodeurdemangeailleet d'encens ;jedeviendraicogne . etjem'enfoncerai dans le cur de cette ville comme la cogne dans le cur d'un chne.LECTRE Commetuaschang :tesyeuxnebrillent plus,ilssontterneset sombres.Hlas !Tutais l oZ Lesmouche si doux,Philcbc. Et voila quc tu mc parIcscommc l autrc mc parIaitcnsongc.ORESTE coutc . tous ccs gcns qui trcmblcnt dans dcschambrcs sombrcs,cntourcs dc lcurs chcrsdc|unts,supposc qucj `assumc tous Icurs crimcs.5upposc quc j c vcui l l c mcritcr Ic nom dcvoIcur dc rcmords Pct quc j ` installc cn moitous Icurs rcpcntirs . ccux dc Ia Icmmc quitrompa son mari , ccux du marchand qui Iaissamourir sa mcrc, ccux dc I `usuricr gui tondit|usqu' aIamortscs dcbi tcurs ?Di s,cc jour-la,quand jc scrai hantc par dcsrcmords plus nombrcux quc lcs mouchcs d`Ar-gos, partous lcs rcmords dclaviIlc,cst-ccqucjcn' auraipasacquisdroi tdccitcparmivous ?Est-cc quc jc nc scrai pas chcz moi,cntrc vosmuraillcs sanglantcs,commc lc bouchcr cntablicrrougccstchczluidanssaboutiquc,cntmIcsbuls saignantsqu` iIvicntd'ccorchcr ?LECTRE 1u vcuxcxpicrpour nous ?ORESTE Expict ? J`ai dit quc j ` installcrai cn moi vosrcpcntirs,mais jc n ai pas dit cc qucjcIcrai dcccsvoIaillcscriardcs . pcut-trc Icurtordrai-jclccou.LECTRE Et commcnt pourrais-tu tc chargcr dc nosmaux ?Acte Z 1 83 ORESTE Vous nedemandez qu' vous en dfaire.Le roi et la reine seuls . les maintiennent deforce en vos curs. LECTRE Leroiet la reine . . .Philbe ! ORESTE LesDleuxmesonttmoinsqueJenevoulais pas verser leur sang. LECTRE Tuestrop jeune,tropfaible .. ORESTE Un long silnce. Vas-tureculer,prsent ?Cache-moidanslpalais,conduis:moicesoirjusqu'laCOuChryale,ettu verrassi jesuisUQ faible. LECTRE Oreste ! ORESTE lectre !Tum'asappelOrestepourlapremire fois.LECTRE Oui .C'est bientoi .TuesOreste.Jenete reconnaispas,carcen'estpasainsiqueje t'attendais . .Mais ce gotamer dansma bouche,ce got de fvre, mille fois je l 'ai senti dans mes songesetjelereconnais. Tuesdoncvenu, lo+ Lesmouches Orcstc,ct ta dccision cst prisc ct mc voil,commc dans mcs songcs, au scuil d'un actcirrcparablc, ct j 'ai pcur ~ commc cn songc. momcnttantattcnduct tantrcdoutc | Aprcscnt,Ics instants vont s'cnchancrcommc lcs rouagcsd'uncmccani quc, ctnous n' aurons plusdcrcpitjusqu'accqu' ilssoicntcouchcstouslcsdcuxsurIc dos, avcc dcs visagcs parcils aux mrcs ccra-sccs. Tout ccsang l Etc'csttoi qui vas lcvcrscr,toi qui avais dcs ycux si doux.Hclas l jamaisjcnc rcvcrrai ccttc douccur, jamais plus jc ncrcvcrrai Philcbc.Orcstc, tu cs monhcrcancctIc chc| dc notrc |amillc,prcnds-moi dans tcsbras,protcgc-moi , car nous allons au-dcvant dctrcs grandcssou|hanccs.Orestelaprenddanssesbras. Jupiter sort de sacachette et s'en va pasdeloup. RI DEAU DE LXl EME 1ABLEA LDanslepalais ;lasalledutrne.Unestatue de Jupiter,terible et sanglante.Le jour tombe. SCNEPREMI RE lectreentrelapremireetfaitsigneOreste d'entrer. ORESTE Onvicnt lIl metl'pe lamain. LECTRE Cc sont dcs soIdats qui tont Icur rondc. 5uis-moi . nous aIIonsnouscachcrparici .Ils se cachent derrireletrne. o L mouches 5CENE 11LESMMES(cachs),DEUXSOI.DATS PREMIERSOIDAT JenesaISpascequ'ontlesmouchesauj our d'hui:elles sont folles. DEUXIMESOlDAI Ellessentent les morts et a les met en joieJe n'oseplusbiller de peur qu'el les ne s'enfoncent dansmagueuleouverteetn'aillentfairele carrouselaufonddemongosier.(lectrese montreuninstantetsecac.he.) Tiens,ily quelquechosequiacraqu. PREMIERSOIDAT C'estAgamemnonquis'assiedsur' sontlOne. DEUXIMESOIDAT Etdontlesl argesfessesODt cr aquerles planchesdusi ge ?Impossi ble, collgue,les mortsne psentpas. PREMIERSOI DAT Cesontlesroturiersquinepsentpas. Mais lui ,avantqued'treunmortroyal,c'taitun royalbonvivant,quifaisait,bonanmalan,ses cent vingt-cinq kilos. C'est bien rare s'i lne lui en reste pasquelqueslivres. Acte 2 DEUXIMESOLDAT Alors . . . tucroisqu' ilestl ? PREMIERSOLDAT 1 87 Oveux-tuqu' ilsoit ?Sij 'taisunroimort, moi ,etque j 'eusse tous les ans une permission de vingt-quatreheures,srque je reviendraism' asseoirsurmon'trneetquej 'ypasseraisla journe,merappelerlesbonssouvenirsd'autrefois,sansfairedemalpersonne.DEUXIMESOLDAT Tudisaparcequetuesvivant. Maissitune l'taisplus,tuauraisbienautantde vicequeles autres. (Lpremiersoldatluidonneunegife.) Hol !Hol ! PREMIERSOLDAT C'estpourtonbien ;regarde,j 'enaitusept d'uncoup,toutunessaim.DEUXIMESOLDAI Demorts ? PREMIERSOLDAT Non.Demouches.J'aidusang plein les mains. (l s'essuiesur saculotte.)Vachesdemouches. DEUXIMESOLDAT Pltaux Dieuxqu'elles fussent mort-nes. Vois tousceshommesmortsquisontici :ilsne pipentmot, ilss'arangentpournepasgner. Lesmouchescreves,aserait pareil. bb Lesmouches PREMIERSOLDAT Jat 8-!Ot ,8t |O pOD8at8 gu t y O! tO OO8mOuOhO8 aD!mO8, pat-OO88u8 O matOh. . . DEUXIMESOLDAT OutguOt pa8 rPREMIERSOLDAT 1u IO tODO8 OOmpIO r a OtVO pat mtOD8OhaquOj OUt,OO8OO8IOO8. bt OD aVat!Oh paa VtO !Ou!O8 OOO8 gut 8OD! mOt!O8 OOput8 !OOtDtOt,t y OD aUtat! !tOt8 OOn! 8OtXan!OOtDqmOt!O8 pOUtuDO VVaD!O !OutDtguOt au!OutOOnOu8.Ouah l att 8OtatI 8uOt OO mOuOhO8,OUmaDgOtat! mOuOO,OD tO8pttOtat! mOuOhO,OO8OO8OODOtatOn! pat OOuO8 Vt8guOu8O8 OaD8 nO8OtODOhO8 O! OaD8 DO8 !ttpO8. . .Ut8 OOnO, OO8!pOu!-!tO pOut OOa gu t O!!O OaD8 OO!!O ChamOtO OO8 OOOut8 8t 8tDguttO8. DEUXIMESOLDAT Uah | LnO 8aO OO mtO ptOO8 O0tt8 OOmmOOOOOt , t 8u l Oc gUOgUO8mOt!8 humatD8pOut OmpO8!Ot. D Ot! guO DO8 mOt!8 OD! mauVa8OhaOtDO.PREMIERSOLDAT _OOu!O OOnO l 8 8O mangOD! O8 8aDg8, OO8hOmmO8. . . DEUXIMESOLDAT JO !O Ot8 gu t y a guOguO OhO8O O paDOhOOtaguO.Ilsvont voir derrireletr6ne parladroite ; Oresteetlectresortent parlagauche,pasActe bJsent devant lesmarches du tr6ne et regagnent leur cachette par la drite,au moment o les soldatssorent d gauche. PREMIERSOLDAT 1u VOt8 OtOn gu t ny a pOt8OnnO. LO8! Aga-m0mnOn,guO jO !O Ot8,8aOt AgamOmnOn | 00t! !tO a88t8 8utOO8 OOu88tn8 . OtOt!OOmmO uDlO! t DOu8 tOgatOO . t na ttOn attO OO 8ODI0mp8 gu nOu8 tOgatOOt. DEUXIMESOLDAT NOu8 OttOn8 mtOuX OO tOO!ttOt a pO8t !tOD,I8U! pt8 8t O8 mOuOhO8 nOu8 Oha!Out0D! O DOZ.PREMIERSOLDAT JatmOrat8 mtOuX !tO au OOtp8 OO gatO0,OnIr8tn OO attO unO OOnnO par!tO. Lba8, O8 mOt!8gUt tOVt OnnON! 8On! OO8 OOpatns, OO 8tmpO8rtVO!On8,OOmmOnOu8. Nat8guanOjOpcn8OguOc 0u tOt O8! , O! gu t OOmp!O O8 bOu!On8 gutm8nguOD! ma VO8!O, jO mO 8On8 OtO, OOmm0t8guO O gDra nOu8 pa88O ODtOVuO.Entrentgisthe,Clytemnestre,desseriteurs portant deslampes. GISHE QuOn nOus at88O 8Ou8. >U Les mouchcs5CENE GISTHE, CLYTEMNESTRE,ORESTE ctLECTRE(cachs)CLYTEMNESTRE Qu`avez-vous ?GI STHE Vous avcz vu ? 5ijc nc lcs avais |rapps dctcrrcur, ils sc dbarrassaicnt cn un tourncmaindclcurs rcmords.CLYTEMNESTRE N`est-cc quc ccla qui vous inquictc ? Voussaurcz toujours gl accr lcur couragc cn tcmpsvoulu.GISTHE Ilsc pcut.Jc nc suis quc trop habilc a ccscomdics. (Untcms.) Jc rcgrcttc d'avoir dpunirlcctrc. CLYTEMNESTRE Est-cc parcc qu' cllccst nc dc moi ? vous a p|u dc lc |ai rc, ctj ctrouvc bon tout cc quc vous|ai tcs.GISTHE Fcmmc, ccn`cstpaspourtoiqucjclcrcgrcttc.Acte21 91CLYTEMNESTRE Alorspourquoi ?Vousn'aimiez paslectre. GISTHE Jesuislas.Voiciquinzeansquejetiensen l'air,boutdebras,leremordsdetoutun peupl e.Voiciquinze ans que je m'habille comme unpouvantail:touscesvtementsnoirsont fni par dtei ndresurmonme. CLYTEMNESTRE Mais,seigneur,moi-mme . . .GISTHE Jesais,femme,je sais :tu vasme parler detes remords.Ehbien,jetelesenvie, ilstemeublent lavie.Moi , je n'en aipas,mais personne d'Argos n'estaussitristequemoi . CLYTEMNESTRE Moncher seigneur. . .Eles'aprochedelui. GISTHE Laisse-moi ,catin !N'as-tupashonte,sousses yeux ? CLYTEMNESTRE Soussesyeux ?Quidoncnousvoit ? GISTHE Ehbien,leroi .Onal chlesmorts,cematin. CLYTEMNESTRE Seigneur,jevousensupplie . . . Lesmortssont sous terre et ne nous gneront pas de sitt. Est-ce > Lesmouches quc vous avczoublicqucvous-mmcvousinvcn-ttcsccs|ablcspourlcpcuplc ?GISTHE Tu as raison, |cmmc. Eh bicn,tu vois commcjc suis las ? Laissc-moi, jcvcuxmcrccucillir. Clytemnestre sort. 8CNt VGISTHE.ORESTEct LECTRE(cachcs)GISTHE Est-cc la, !upitcr, lc roi dont tu avais bcsoinpourArgos ? !c vai s, jc vicns, jcsais cricr d'uncvoix |ortc, jc promcnc partout magrandc appa-rcncc tcrriblc, ct ccux qui m' apcroivcnt scscntcnt coupablcs jusqu'aux mocllcs. Mais jcsuis unc coquc vi dc . unc btc m' a mangc lcdcdans sans quc jc m'cn apcroivc. A prcscntjcrcgardc cn moi-mmc, ctjcvois qucjcsus plusmortquAgamcmnon.Ai-jcdit qucj ctaistristc ?!' ai mcnti .!l ncst ni tristc ni gai , lc dcscrt,l ' innombrablc nant dcs sablcs sous lc ncantlucidc du cicl . i l cst sinistrc. Ah | jc donncraismonroyaumc pourvcrscrunc larmc |Entre Jupiter. Acte VJ8CENE VLESMtMES.JUPITER JUPITER atn8-tOt :tu8 un tOt 8OmOaOO tOu8 8t8.GISTHE Quies-tu ?Que viens-tu faire ici ? JUPITER 1u n mOtOOOnnat8 pas ? GISTHE bOt8 O Ot , Ou |O t at8 tO88Otpat mO8 gatOO8.JUPITER 1unOmO tOCOnnat8pa8 r 1u ma8VupOutIanI . !at! On8OngO. O8! Vtat gUO |aVat8 attpu8l0rrtOO. (Tonnerre,clairs,Jupiterprendl'air terible.)LIOOmmO a GISTHE Jupt!OtlJUPITER NOu8 y VOt.J redevientsouriant,s' approche de la statue.)LO8I mOt , a r LO8I atn8t qu i8 mv0cnI quanO t8 pttOn!,O8 haOtIanI8 OAtgO8 r8rbOu, t O8! tatO guunUtOuput88OOOnImpt1 94Lesmouches sonimagefaceface. (Untemps.)Quejesuis laid!Ilsnedoiventpasm'aimer beaucoup GISTHE Ilsvouscraignent .JUPITER Parfai t ! Jen'aiquefai red'treaim. Tu m' aimes,toi ? GISTHE Quemevoulez-vous ?N'ai-jepasassezpay ? JUPITER Jamaisassez ! GISTHE Jecrvelatche.JUPITER N'exagrepas !Tuteportesassezbien et tues gras.Jenetelereprochepas,d' ailleurs.C'est de labonnegraisseroyale, j aunecommelesuif d' une chandelle,il en faut.Tu estaillpour vivre encorevingtans. GISTHE Encore vingtans ! JUPITER Souhaites-tumourir ? GISTHE Oui . Acte Z1 95 JUPITER Siquelqu'unentraiticiavecunepenue, tendrais-tu ta poitrine a cette pe ? GISTHE Je nesaispas. JUPITER coute-moibien ;situtelaissesgorger commeunveau,tuseraspunidefaonexemplaire ;turesterasroidansleTartarepour l'terit.Voil ce que je suis venutedire. GISTHE Quelqu'uncherche a me tuer ? JUPITER Il parat . .GISTHE lectre ? JUPITER Un autreaussi.GISTHE Qui ?" JUPITER Oreste. GISTHE Ah !(Untemps.)Lh bien,c'estdanS l'ordr, qUy puis-je ? J Lesmouches JUPITER Quy pu8jO ^(Changeantdeton. )tOOnn08ut OutO guOn 8O 8a888O Oun jOunO !tangOtQut 8O a! appOOt tOO.Qu On O jO!!O aVO0LOO!tO Oan8 guOguO Oa88OO88O - O! |O !OpOtmO!8 OO O8 y OubtOt.L OOn | gua!!OnO8!u AppOO !O8 atdO8 .GISTHE POn.JUPITER NO Ota8Iu u IaVOut OO mO dtO O8 ta8On8 O0!On tOm8 rGISTHE JO 8u8 a8.JUPITER OutguO tOgatOO8-!u !O8 pOO8 JOutnO VOt8mO !O8 gtO8 yOuX 8!tt8 OO 8ang.L, | Ju O8nOOO O! O!O COmmO un COVa [email protected] !a t8t8!anOO n O8! pa8 OO OOO8 gu m tt!On! . OO8! 0p mOn!gutOnOta, !Ou! OutO,pu8OtOtOu8OOnOOtO !a 8Oumt88tOn. Lat |O 8a8 guO !u Dtta8pu8COOt.GISTHE JO VOu8 O8 guO |O nO VOuX pa8 On!tOtOan8 VO8OO88On8. J OD at !tOp a !. JUPITER LOutagO | K8t8!O | K88!O | A | guO |O 8u8DanO OmO8COmmO a!OnnO. JO8yOuXanCOHIActe l J1008 Oat8, tu 8OttO8 O8 pOng8 Ot tu |OttO8 !Onnm8 a a aOO OO JuptOt.Na8OOpOnOant, pOttOI0IO, pO!! OhOVa,mauVa8}Ott ChOVa , y 008u !Omp8 guO tOn Out m a OtOu . AOn8, !u0D0ta8.LtO8-!u guO |O guI!O ympO 8an8m0! Ja VOuu taVOttt OO OO CtmO,patOOqu mO pa! OO OmpOhOt.GISTHE MaVOt!tt l . . . LO8t OtOn !tangO.JUPITER QUO OO pu8 na!utO au OOn!tatO jO VOuXU0IOutDOtOO OaDgOt OO !a t!O.GISTHE Qu VOu8 O OOmanOa ! Lt AgamOmnOn, 8VO2-VOu8 aVOtt,u r Out!0nt VOuat VVtO.eJUPITER ona!utO ngtat0, mahOutOuX CataCttO . tuH08pu8OhOtguAg0mOmnOn, jOtO OptOuVOOttu!O patU8. GISTHE u8 OhOt guAgamOmnOn r NO : LO8t tO8tOqut VOu8 O8t OhOt. VOu8 VO2 tOt guO |O mO0rOO, VOu8 mVOZ a88 OOutt tOut OtOt VOtS8OagnOttO OutO , haOhO m0nOtSanSU0utO VOu8 OhOZVOu8 O8 VtOS, haut, On0U8ant guO mO Ou pOhOut O8t dOOt0OO. M88 au|OutOhu VOu8 ptOtgO2 tO8tO COnttOu-mmOOtmO , guOVOu8 0VO2pOu88 tuOt 0 ptO, VOu8 maVOZ ChO8 pOut tOtOnt O OtaS0u 8. Jta8 tOutju8tO OOn [email protected] un a88a88n. >d Lesmouches Mais lui, pardon,ona d`autrcsvucssurlui ,sansdoutc.JUPITER Qucllc ctrangc jalousic l Rassurc-toi . jc ncI' aimcpasplus quc toi . Jcn`aimcpcrsonnc.GISTHE Alors, voyczccqucvousavcztai tdcmoi , Dicuinjustc. Et rcpondcz . si vous cmpchcz aujour-d huilccrimc quc mcditcOrcstc, pourquoidoncavoirpcrmislcmicn ?JUPITER Tous lcs crimcs nc mc dcplaiscnt pas cgaIc-mcnt.Egisthc,nous sommcs cntrc rois,ct jc tcparlcrai |ranchcmcnt . Ic prcmicr crimc,c'cstmoi qui I' aicommis cn crcant Ics hommcsmortcls. Aprcs ccla, quc pouvicz-voustairc, vousautrcs,lcs assassins ? Donncr Ia mcrt 3 vosvictimcs ?Allonsdonc , cllcsIaportaicntdcjacncIlcs , tout au plus hticz-vous un pcu son cpa-nouisscmcnt. 5ais-tucc qui scrait advcnu d`Aga-mcmnon, si tu nc I' avais pas ocis ? Trois moisplustardi lmouraitd' apoplcxicsurIcscind`uncbclIccsclavc. Mais toncrimcmcscrait.GISTHE lIvousscrvait ?!cI `cxpicdcpuisquinzcansctiI vous scrvait ? Malhcur |JUPITER Eh bicn quoi ? C`cstparccquctuI'cxpicsqu'iImcscrt ,j `aimcIcscrimcsqui paicnt.!'aiaimccticn parcc quc c'ctait un mcurtrc avcugIc ctActe Zl JJsourd, ignurant dc ui-mmc, antiquc,plusscm-b|ablc a un cataclysmc qu`a unc cntrcprischumainc. Pasuninstanttuncm`asbravc . tuas|rappc dans cs transports dc a ragc ct dc apcur , ct puis,la hcvrc tombcc, tu as considcrcton actc avcc horrcur ct tu n`as pas voulu Icrcconnatrc. Qucl proht j 'cn ai tirc ccpcndant |Fourunhommcmort ,vingtmicautrcsplongcsdans a rcpcntancc,voiacbiIan.!cn`aipas Iai tunmauvaismarchc. GISTHE !c vois cc quc cachcnt tous ccs discours .0rcstcn'aura pas dcrcmords.JUPITER PasI `ombrcd`un.AccttchcurciItircscspIansavcc mcthodc,a ttc Iroidc,modcstcmcnt.Qu`ai-jca Iaircd`unmcurtrcsansrcmords,d`unmcurtrc insoIcnt,d`un mcurtrc paisibIc, ccrccmmc unc vapcur dans I `mc d`un mcurtricr ?I' cmpchcrai ccIa | Ah | jc hais cs crimcs dc agncration nouvcc . iIs sont inrats ct stcricsccmmc ` ivraic.