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    20-May-2020
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  • GUIDE PRATIQUE DE LA BLOCKCHAIN

    Comprendre les fondamentaux tech en 10 minutes

  • La Blockchain

    Une technologie qui permet l’échange sécurisé d’actifs numériques (don- nées, fichiers ou monnaies numériques) et la préservation de l’intégrité de ceux-ci tout au long de l’échange sans l’intervention d’une autorité de contrôle centralisée.

    La Blockchain utilise les espaces de stockage et les capacités de traite- ment des ordinateurs membres du réseau pour véhiculer les actifs et en vérifier la conformité.

    Par son système de validation qui implique une pluralité (Blockchain privée) voire une multiplicité (Blockchain publique) d’acteurs/ordi- nateurs responsables de l’échange, la Blockchain propose un système transparent de contre-pouvoirs sus- ceptibles d’éviter la corruption des actifs.

    Une blockchain

    Un registre numérique consignant à intervalles réguliers sous formes de blocs successifs l’ensemble des transactions effectuées sur une technologie Blockchain depuis sa création.

    Une blockchain répertorie de façon immuable tous les événements et opérations liés à chaque transac- tion et garantit ainsi la traçabilité de l’information et donc son caractère infalsifiable.

    Une blockchain formalise ainsi la continuité numérique d’un actif (identification, valeur, datation…) quel que soit le nombre d’intermé- diaires impliqués et l’immatérialité de celui-ci.

    POURQUOI

    UNE ORGANISATION

    EN BLOCS ?

    A des fins d’optimisation !

    Pour éviter d’envoyer chaque

    transaction une par une sur

    la blockchain et solliciter

    ainsi les ordinateurs

    de façon fragmentée…

    La Blockchain prévoit la

    création régulière de « packs »

    de transactions à vérifier,

    datés et consignés sous forme

    de « blocs ».

    Chaque bloc contient les actifs

    correspondant à plusieurs

    transactions, un identifiant

    unique (« hash ») et l’identifiant

    du précédent bloc pour assurer

    la continuité de la chaîne.

    BLOCKCHAIN OU… blockchain ?

  • L’INGRÉDIENT RÉSEAU

    Une infrastructure de partage d’actifs numériques entre ordinateurs (peer-to-peer) dans laquelle chaque ordinateur ou serveur hôte (« nœud ») reçoit l’intégralité du registre distribué sous formes de blocs et met à disposition ses capacités de stockage et de calcul pour la validation des nouvelles entrées.

    CE QUI DIFFÉRENCIE BLOCKCHAIN

    ET PEER-TO-PEER EN MATIÈRE

    DE PROTOCOLE RÉSEAU ?

    Dans la Blockchain, l’intégralité du registre est

    partagée là où le peer-to-peer peut scinder un fichier

    en plusieurs segments distribué sur plusieurs

    ordinateurs du réseau.

    LES 4 INGRÉDIENTS DE LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN

  • LES 4 INGRÉDIENTS DE LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN

    L’INGRÉDIENT ALGORITHMIQUE

    Des algorithmes de vérification des informations contenues dans les blocs et des algorithmes de validation de la création de nouveaux blocs.

    Ceux-ci impliquent le choix d’une méthode de consensus organisant la gouvernance entre acteurs du réseau, des méthodes qui dépendent de la nature de la blockchain utilisée (publique ou privée) – cf plus bas : Proof of Work, Proof of Stake, Proof of Authority… de quoi parle-t-on ?

    BIEN DISTINGUER « UTILISATEUR » ET « VALIDATEUR »

    La technologie Blockchain, qu’elle soit publique ou

    privée, met aux prises une multiplicité d’intervenants.

    Et pourtant, les rôles dévolus à chacun ne sont pas

    identiques…

    • Utilisateur (celui qui utilise la blockchain) : sans

    surprise, un utilisateur est la personne qui se connecte

    à la blockchain pour procéder à un échange d’actifs

    numériques avec un autre utilisateur. Cet acte va

    provoquer une modification du registre : en d’autres

    termes, l’utilisateur possède un accès en lecture et en

    écriture sur la blockchain. Pour devenir utilisateur, il

    suffit de détenir une clé d’accès au réseau (disponible

    uniquement sur autorisation des membres pour une

    blockchain privée).

    • Noeuds (ceux qui valident la blockchain) : ce sont les or-

    dinateurs constitutifs du réseau blockchain qui inspectent

    la fiabilité des informations reçues lors de l’échange,

    effectuent la procédure de validation et génèrent la création

    des blocs. Dans la blockchain Bitcoin, ces validateurs sont

    appelés « mineurs ». Concrètement, il s’agit très souvent

    de fermes de serveurs dédiés à la technologie Blockchain

    dont la forte concentration sur certaines régions géogra-

    phiques (Chine notamment) interpellent les détracteurs de

    la Blockchain…

    Dans une blockchain publique, « utilisateur » et

    « noeud » sont le plus souvent deux entités distinctes.

    Par exemple, si un individu X utilise Ethereum pour

    effectuer une transaction vers un autre utilisateur Y, il

    est peu probable qu’il devienne « nœud » lui-même et

    procède à la vérification des transactions des autres

    utilisateurs (sauf s’il le souhaite bien sûr !).

    Dans une blockchain privée, les frontières entre les

    rôles sont un peu plus floues. Etant donné que le

    nombre de participants est restreint, l’implication de

    chacun est souvent plus transversale ; les membres

    auront ainsi la possibilité d’effectuer des transactions

    (utilisateur) mais aussi d’inspecter et valider les tran-

    sactions des autres (noeud).

  • LES 4 INGRÉDIENTS DE LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN

    L’INGRÉDIENT CRYPTOGRAPHIQUE

    Des techniques de cryptographie avancées qui garantissent l’accès

    sécurisé au réseau des utilisateurs de la blockchain et la préservation de l’identité de l’actif numérique tout au

    long de son échange.

    QUELS SONT LES PRINCIPES CRYPTOGRAPHIQUES DE LA BLOCKCHAIN ?

    • Une pseudonymisation de l’utilisateur : chaque utilisateur dispose d’une clé publique (ou adresse) accessible à tous les membres de la blockchain. Elle permet ainsi les interactions entre les membres sou- haitant effectuer des transactions.

    • Une confidentialité supposée : en plus de la clé publique, l’utilisateur dispose d’une clé privée non accessible aux autres utilisateurs (on ne peut inférer la clé privée à partir de la clé publique). C’est celle-ci qui lui permettra d’interagir avec la blockchain et d’initier les échanges. Toute perte de la clé privée est irréversible (impossible de la récupérer comme un mot de passe oublié).

    • Un « étiquettage » cryptographique unique des actifs : lorsqu’un actif numérique rejoint un bloc, un « hash » cryptographique est assorti à ce bloc, fruit du mélange unique des données entre elles. Si l’une des données, même infime, venait à changer, alors le hash serait totale- ment bouleversé et un nouveau bloc devrait alors être généré…

    L’INGRÉDIENT APPLICATIF

    Des applications qui permettent à un utilisateur d’interagir avec une blockchain et de gérer les actifs qu’il y fait transiter : gestion de crypto- monnaies (portefeuille d’actifs ou « wallet »), interface « smart contracts » ou plateforme d’échange fiduciaire entre cryptomonnaie et devise réelle.

    QU’EST-CE-QU’UN « SMART CONTRACT » ?

    Ce sont des contrats informatisés qui, grâce à la technologie Blockchain, exé- cutent automatiquement leurs clauses (et les transactions induites) lorsque les paramètres contractuels (les considérants) se produisent de manière effective. La technologie Blockchain apporte une garantie d’infaillibilité de la transaction qui permet cette automatisation (et réduit ainsi l’intermédiation).

    Concrètement… On cite souvent l’exemple des démarches d’indemnisation des compagnies aériennes en cas de retard supérieur à 3 heures : avec un « smart contract », pas de nécessité d’effectuer une réclamation, le rem- boursement du voyageur s’effectuerait directement sur son compte en banque à dépassement du délai de 3 heures.

    Les smart contracts ont été introduits par la blockchain Ethereum mais restent encore peu appliqués.

  • BLOCKCHAIN PUBLIQUE

    Une blockchain ouverte et massive- ment distribuée qui peut être accessible à n’importe quel individu ou organisation. Les plus connues sont Bitcoin et Ethereum.

    Les blockchains publiques sont réputées inviolables du fait de la mul- tiplicité de leurs membres mais elles souffrent d’un manque de scalabilité dû à la lourdeur de traitement de chaque échange d’informations (3 à 5 transactions par seconde pour Bitcoin, 15 à 25 pour Ethereum).

    BLOCKCHAIN PRIVÉE

    Une blockchain à accès restreint qui limite ses traitements et ses échanges aux seuls membres du réseau qui l’ont créée. Elle repose sur le libre choix des participants à s’échanger des informations en toute transparence et en toute sécurité, et implique le choix originel d’une méthode de consensus.

    Les blockchains privées ont vu le jour a posteriori des blockchains publiques, principalement dans les milieux éco- nomiques (consortiums d’entreprises, organisations pu