Exemplaire Vol XXI

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, , VOLUME XXI NUMéRO 10 LE MERCREDI 5 DéCEMBRE 2012 Cette semaine UNIVERSITÉ VIH-sida Conférence et sensibilisation Page 3 CULTURE Théâtre Le catholicisme questionné Page 7 SPORTS Québec Arts martiaux mixtes en vogue Page 8 Patinage de vitesse Piste intérieure réclamée Page 8 Retrouvez-nous sur Facebook (Journal l’Exemplaire) et Twitter (@lexemplaire) L’hebdomadaire des étudiants en journalisme de l’Université Laval L’hebdomadaire des étudiants en journalisme de l’Université Laval Dossier minier Donneurs de sang nombreux au PEPS Karim Ouellet Mélange des styles p.5 Photo Claudette Bilodeau Photo Chloé Patry-Robitaille Photo Camille Bélanger-Vincent Le Canada critiqué à l’étranger Redevances hybrides pour Québec Secteur des services en pénurie p.3 p.7

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En une cette semaine: Dossier minier, le Canada critiqué à l'étranger

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    Volume XXI Numro 10 le mercredI 5 dcembre 2012

    Cette semaine

    UNIVERSIT

    VIH-sida

    Confrence et sensibilisation

    Page 3

    CULTURE

    Thtre

    Le catholicisme questionn

    Page 7

    SPORTS

    Qubec

    Arts martiaux mixtes en

    voguePage 8

    Patinage de vitesse

    Piste intrieurerclame

    Page 8

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    Lhebdomadaire des tudiants en journalisme de lUniversit LavalLhebdomadaire des tudiants en journalisme de lUniversit Laval

    Dossier minier

    Donneurs de sang nombreux au PEPS

    Karim Ouellet Mlange des styles

    p.5Photo Claudette Bilodeau

    Photo Chlo Patry-RobitaillePhoto Camille Blanger-Vincent

    --Le Canada critiqu ltranger

    Redevances hybrides pour

    Qubec

    Secteur des services en

    pnurie

    p.3p.7

  • UnIVersIT2 leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012eN b r e fGuignole tudiante

    Baisse de dons

    Prs de 4 200 $ ont t rcolts sur le campus au profit de la Table du pain, organisme de cha-rit prsent sur le campus. Il sagit dune baisse par rapport aux 6 200 $ de lanne dernire. Par contre, la mobilisation tudiante reste toujours prsente puisque environ 77 bnvoles ont particip la Guignole tudiante de lUniver-sit Laval cette anne, en plus de lquipe organisatrice. (E.B.)

    sommet sur lducationAmorce des discussions

    Cest la fin de semaine dernire sur le campus de lUniversit Laval que samoraient les pre-mires rencontres en prparation au Sommet sur lducation sup-rieure, prvu en fvrier 2013. Le premier thme abord lors de ces discussions concernait la qualit de lenseignement suprieur. Les rencontres se poursuivront les 13 et 14 dcembre prochain Trois-Rivires sous les thmatiques dac-cessibilit et de participation aux tudes suprieures. (C.F.)

    Confrences lUL

    Violence conjugale

    La Journe Francine-Ouellet au sujet de la recherche sur la violence conjugale aura lieu sur le campus de lUniversit Laval le 11 dcembre prochain. Au menu pour cette journe : des confrences et des ateliers prsents par des sp-cialistes du sujet. Francine Ouellet, professeure de service social dc-de en 1998, a cofond et codirig le Centre de recherche interdisci-plinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes de lUL. (C.F.)

    BAnQDbrayage des

    employs

    Aprs un an de ngociations infructueuses avec le gouver-nement pour leur contrat de travail chu depuis juin 2011, les employs de Bibliothque et Archives natio-nales du Qubec (BAnQ) ont dcid de sortir dans la rue la fin de se-maine dernire. Ils ont en effet ma-nifest devant le centre darchives du pavillon Casault de lUniversit Laval et galement devant la Grande Bibliothque de Montral afin dex-primer leur mcontentement. Le principal objet de litige se retrouve au niveau salarial. (C.F.)

    Projet darchitecture Saint-Tite-des-Caps

    Des tudiants en architecture luvre

    Aprs avoir convaincu lHtel de ville de la municipalit situ sur la Cte-de-Beaupr de simpliquer dans ce projet, Huguette Fillion, responsable de la bibliothque du village, sest tourne vers lcole darchitecture de lUniversit La-val pour obtenir de laide.

    Lide de dmnager la bi-bliothque Emma-Duclos vient de la volont des responsables de rapprocher cette dernire du centre de la municipalit et de ses services. Lglise sest donc impos comme un choix logique puisquelle est situe prs de lcole primaire, du parc, du mar-ch dalimentation et des habita-tions loyer modique (HLM).

    ProcessusFranois Dufaux, professeur

    darchitecture lUniversit La-val, a expliqu que tous les tu-

    diants de deuxime anne doivent raliser un projet dans lequel ils sont amens travailler avec le patrimoine existant.

    Ds le dbut du processus, il dit avoir relev le mauvais amna-gement de ces tablissements, en-tranant ainsi une mauvaise utilisa-tion des lieux. Le choix de lglise des fins de transfert de connais-sances permettrait, selon lui, de prserver lhritage religieux en y ajoutant des fonctions civiques et communautaires. La plupart des villages qubcois se dfinissent dans leur cur symbolique. Le dfi est de faire cohabiter ce cur sym-bolique avec le cur civique, a soutenu le professeur.

    Rassembler les institutionsPierre Dion, maire de Saint-

    Tite-des-Caps, a soutenu que les plans pour dmnager lHtel de ville, la caserne de pompiers et

    la bibliothque sont sur la table depuis 2009. On a fait des d-marches, mais on ne peut raliser le projet sans subventions gouver-nementales, a-t-il expliqu.

    Quand Mme Fillion la appro-ch avec lide de mettre contribu-tion des tudiants en architecture, il y a vu une occasion de revitaliser le processus. Une autre de ses motiva-tions a t dencourager les tudiants vivre cette exprience formatrice.

    Faisabilit du projetPierre Dion a avou trouver

    intressante lide de retrouver dans un mme endroit la plupart des services municipaux. Jai parl avec M. Dufaux, et je nai aucun problme avec le fait quon regroupe tous ces btiments, a in-diqu le maire.

    Toutefois, lide dattrou-per tous les btiments autour de lglise nest pas ralisable selon lui, cause de la caserne dincen-die. a pourrait reprsenter des problmes potentiels pour les vhi-cules [de pompiers] qui tentent de sortir, pendant une clbration par exemple, a expliqu M. Dion.

    Malgr le retrait de la caserne du projet, le professeur ne sattend

    pas voir seffectuer la construction des plans imagins par les tudiants. Il a expliqu que, de toute faon, ce nest pas lobjectif dun tel exercice. Il parle de notions plus prcises que les tudiants en architecture pour-ront exprimenter comme la super-ficie, les relations entre les pices et linterprtation dun programme.

    Sbastien Desrosiers [email protected]

    Cit universitaire Treize tudiants en architecture de lUniversit Laval devront planifier la construction dun complexe municipal et le dmnagement de la bibliothque lintrieur de lglise paroissiale de Saint-Tite-des-Caps. Cest dans le cadre dun cours que les tudiants sont appe-ls repenser le centre de la municipalit.

    Le parrainage des Ftes

    Offrir sa culture en cadeau

    Le parrainage des Ftes en est sa cinquime anne dexistence et vise ac-crotre sa popularit. Tout a t mis en place pour augmenter le nombre dinscriptions. Contrairement aux annes antrieures, des publicits ont invit les tudiants trangers dcouvrir les murs qubcoises et briser leur solitude. Jusqu prsent, le BVE a reu une qua-rantaine de formulaires dinscrip-tion et le nombre dinscrits va sans doute tre plus lev que lan der-nier, alors quune cinquantaine de jumelages avaient eut lieu.

    Afin de rpondre la de-mande, Mme Cummings dsire trouver des personnes susceptibles

    dtre ouvertes lide de partici-per au parrainage. [Il faut] contac-ter personnellement les secteurs de lUniversit Laval qui sintressent linternational, comme le Bureau international, a-t-elle stipul.

    Par question de scurit et pour un souci de rendre les tu-diants trangers plus laise au sein des familles qui les ac-cueillent, le nombre minimal dtudiants trangers par famille est de deux. Toutefois, les familles htes peuvent accueillir autant dtudiants trangers quelles le souhaitent. En dernier recours, si loffre est moins grande que la de-mande, Mme Cummings va solli-citer laide des familles htesses

    qui nen sont pas leur premire exprience de parrainage.

    Malgr le fait quelle dsire un match parfait, la coordonnatrice de lactivit demeure raliste. On sest lanc un dfi, mais a se peut quon narrive pas latteindre, a-t-elle avou, en ajoutant quelle allait faire tout son possible pour tenir sa promesse.

    Sortir du noyau familialLe parrainage des ftes est une

    bonne occasion de nouer des liens entre tudiants qubcois et tran-gers du campus. La Cullen-Robi-taille, tudiante en troisime anne au baccalaurat en administration des affaires, partage une passion avec sa famille : celle du voyage. Voil pourquoi elle na pas eu de difficults les convaincre de par-ticiper au parrainage des Ftes. Certains membres de ma famille, tout comme moi, avons dj voyag et nous savons quil est intressant daller dans lunivers des habitants du pays afin de dcouvrir la culture, a-t-elle expliqu.

    Mme Cullen-Robitaille et sa famille renouvlent lexprience de-puis 2010. Cette anne, ils recevront trois ou quatre tudiants trangers pour le jour de lAn. Ils ont dj ou-vert leurs portes un Canadien de Toronto, deux Chinois, deux Fran-aises et une Vietnamienne.

    Une immersion festivetudiante franaise, Cassandre

    Arnould en est sa premire ins-cription au parrainage des Ftes. Dcouvrir comment [les Cana-diens], en particulier nos cousins les Qubcois, passent les ftes de fin danne est une exprience trs enrichissante, a-t-elle reconnu.

    Avouant tre influence par les films amricains, elle imagine une maison remplie de dcora-tions. Au niveau culinaire, elle espre goter aux mets tradition-nels qubcois, quelle imagine tre composs en grande partie de sirop drable, aliment quelle af-fectionne particulirement et qui reprsente selon elle un fort sym-bole du Qubec.

    Marie-Michle [email protected]

    Cit universitaire Le Bureau de la vie tudiante (BVE) ju-melle les tudiants trangers qui le souhaitent des fa-milles qubcoises pour le rveillon de Nol et le passage au Nouvel An. La nouvelle coordonnatrice, Julie Cummings, sest donne comme mission de fournir une famille tous les tudiants trangers inscrits cette anne.

    Courtoisie Conseil du patrimoine

    religieux du Qubec

    Lglise de Saint-Tite-des-Caps sera au cur du ramnagement propos par les tudiants en architecture de lUL.

  • UnIVersIT 3leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012Collecte de sang du PEPS

    Un succs anne aprs anne

    Jocelyn Gagnon, professeur ti-tulaire au Dpartement ddu-cation physique, a avanc que la collecte a t cre dans le but damener les tudiants organiser un vnement pour soccuper de la sant dautrui. Certains dentre eux ont aussi tenu donner du sang. Jrme Bell, tudiant de deu-xime anne, en est un exemple. On ntait pas oblig de donner, mais ils nous incitaient le faire, a-t-il mentionn. Sa motivation premire tait de donner du sang pour aider les gens, la deuxime ctait [daider promouvoir] la collecte ici tant donn que jtudie au PEPS, a-t-il expliqu.

    La collecte de sang est inscrite dans le cadre dun cours prcis de troisime anne du baccalaurat en enseignement de lducation physique et la sant et du bac-

    calaurat en intervention sportive pour sassurer que chaque anne, on rorganise cette collecte de sang et que a fasse partie du bagage de nos tudiants, a soutenu M. Bell. La centaine dtudiants de troisime anne devaient donc recruter au moins quatre donneurs et faire du bnvolat tout au long de la journe.

    Un objectif de tailleJocelyn Gagnon a dclar

    quil sagit de la plus grosse col-lecte en milieu scolaire au Qu-bec, puisquelle se droule pen-dant huit heures.

    Laurent-Paul Mnard, directeur des communications chez Hma-Qubec, a expliqu que cette col-lecte a un objectif considrable, car il est trs rare que ce dernier soit fix 600 dons et plus. Cette seule col-lecte-l reprsente 60 % des besoins

    entrants pour une seule journe au Qubec, a nonc M. Mnard. Il rapporte dailleurs que lobjectif de cette collecte est comparable celle quorganise le Canadien de Mon-tral chaque anne.

    Le directeur des communica-tions chez Hma-Qubec a soulign que les collectes que lon tient en milieu collgial et universitaire sont des collectes qui obtiennent, en g-nral, dexcellents rsultats. Il sp-cifie que le nombre de dons obtenus en milieu scolaire est souvent en haut de la moyenne des autres col-lectes, voquant quentre le pre-mier avril 2011 et 31 mars 2012, au niveau scolaire, on parlait de collectes qui avaient un taux dat-teinte [de leur objectif] de prs de 93 %. M. Mnard explique ce succs par le contact privilgi quont les lieux denseignement avec la jeune clientle.

    Premier don de sangM. Mnard mentionne que

    ces collectes permettent aux jeunes davoir leur premier contact avec le don de sang et a exprim limpor-tance dapprocher cette clientle. [Les collectes scolaires] ont une

    mobilisation extrmement impor-tante pour Hma-Qubec, parce quelles nous permettent de re-joindre rellement la relve chez les donneurs de sang, a-t-il expliqu. Lentreprise souhaite que ces jeunes prennent lhabitude de faire des dons de sang.

    La contribution du PEPSLuc Lamontagne, coordonna-

    teur des communications au PEPS, a soulign quil y a neuf ans, le programme dexcellence sportive du Rouge et Or a mis en uvre le projet avec le Dpartement ddu-

    cation physique. Maintenant, notre prsence est moins active, mais on supporte toujours la collecte par le prt de locaux du pavillon sportif, a mentionn M. Lamontagne.

    La promotion de lvnement sur le campus est aussi assure par lquipe des communications du PEPS, mais il prcise que la col-lecte de sang a une trs bonne re-nomme depuis toutes ces annes, et je vous dirais que la promotion de cette collecte-l se fait tout naturelle-ment, et la rponse est trs favorable danne en anne, a-t-il conclu.

    Chlo [email protected]

    Cit universitaire Un total de 585 donneurs se sont d-placs pour la neuvime dition de la Collecte de sang du PEPS, qui a eu lieu le 29 novembre dernier. Ce rsultat consi-drable est le fruit du recrutement fait par les tudiants du Dpartement dducation physique de lUniversit Laval.

    Photo Chlo Patry-Robitaille

    Jrme Bell et Josianne Svigny, tudiants en ducation physique, ont particip la neuvime collecte de sang au PEPS.

    Semaine de sensibilisation au VIH-sida

    Prvenir avant de gurir

    Il sagissait dune premire sur le campus alors quune semaine entire tait consacre la sensi-bilisation au VIH-sida. La prsidente du GGUL, Anne-Sophie Ruest-Pa-quette, a expliqu que cette anne, pour nous, ctait important de di-versifier les activits. Par le pass, on avait un kiosque dune journe et quelques activits, mais pas une semaine complte. La sensibilisa-tion ne devrait pas se limiter une journe seulement.

    Plusieurs activits taient or-ganises au cours de la semaine: des confrences, des projections de films et des kiosques taient au rendez-vous. Puisque lorganisation dune semaine comme celle-l sest chelonn sur environ deux mois,

    plusieurs partenaires taient convis y participer, dont le MIELS-Qu-bec (Mouvement dinformation et dentraide dans la lutte contre le VIH-sida Qubec), Sexperts, PharmaSII ainsi que EUMC Laval (Entraide universitaire mondiale du Canada). Chaque association tait responsable dune activit.

    Pour le GGUL, la mission de la semaine est assez simple. Le fait den parler, cest dj beaucoup [...] On fait la distribution de condoms et du ruban rouge, a fait parler les gens, a ouvre la voie des conver-sations qui nauraient pas eu lieu. On veut crer une plateforme de partage de linformation sur le VIH-sida. Une chose est sre, plus on en parle, plus les gens vont y penser deux fois

    avant de porter un jugement par rap-port une personne sropositive, a soulign Mme Ruest-Paquette.

    Prvention faireQuant savoir quels sont les

    meilleurs moyens de sensibilisa-tion, Dr Rjean Thomas, fondateur et Prsident-directeur gnral de la clinique mdicale lActuel, a expli-qu quil en existe plusieurs, dont les campagnes de prvention grand public. Il a aussi prcis que ldu-cation en milieu scolaire est trs im-portante. Dans beaucoup de pays, a commence la fin du primaire. Il faut faire une vraie ducation, pas quelque chose qui fait peur au monde, a soutenu Dr Thomas.

    Avec plusieurs traitements maintenant disponibles, il y a une certaine banalisation de cette mala-die. Dr Thomas a mentionn quil a t prouv que 70 % des adolescents croient quil existe dornavant un vaccin contre le VIH. Toujours se-lon le docteur, le fait que la maladie est maintenant davantage une mala-die chronique que mortelle rend la prvention plus difficile. Les gens se sentent moins concerns. Mal-

    gr toute la prvention, il y a encore entre 300 450 nouvelles infections au VIH chaque anne au Qubec. Bien que stable travers le monde, la maladie reste trs rpandue.

    Selon Yvan Fortin, du MIELS-Qubec, le fait den parler et de d-mystifier comment on peut tre in-fect, est dj un pas dans la bonne direction. Le MIELS-Qubec, qui vient de lancer sa campagne pro-vinciale Cest le SIDA quil faut ex-clure pas les sropositifs, montre un ct plus humain de la maladie.

    Tmoignages poignantsUne des activits phares de la

    semaine a t un panel de discus-sion avec quatre personnes vivant avec le VIH-sida et anime par un intervenant du MIELS-Qubec, Yvan Fortin. Plus dune centaine de personnes y taient prsentes, dont une majorit dtudiants en mdecine et en pharmacie. M. Fortin a rappel que selon des donnes rcentes de lAgence de sant publique du Canada, il y a aujourdhui 71 300 personnes qui vivent avec le VIH. Globalement, les taux dinfections demeurent

    stables. Un des messages le plus importants est dintgrer la prven-tion par le dpistage du VIH et des ITSS dans nos soins de sant en se faisant tester une fois par anne.

    Pour les quatre panlistes qui ont livr des tmoignages lors de la confrence, le plus dur dans le fait davoir le VIH-sida cest liso-lement, lincomprhension de la famille, de certains amis, et de la socit en gnral. Cest ce qua ex-pliqu un homme atteint du VIH de-puis plus de 20 ans. Pour une femme atteinte depuis plusieurs annes, le plus dur pour elle est le rejet. Le rejet social est difficile, rintgrer le march du travail est extrmement difficile. On a beaucoup donner, cette maladie nous fait grandir pas de gant, mais cest le rejet, lincom-prhension des gens qui peut bles-ser, a dplor cette panelliste.

    Dr Thomas a toutefois men-tionn quil existe cependant des pour et des contre. Un t-moignage reste toujours quelque chose qui peut toucher les gens. Mais parfois, on ne sy identifie pas, a-t-il soutenu.

    Rachel [email protected] [email protected]

    Cit universitaire Axe principalement sur la prvention, la semaine de sensibilisation au VIH-sida avait lieu lUniversi-t Laval la semaine dernire. Organise, entre autres, par le Groupe gai de lUniversit Laval (GGUL), cette semaine visait rappeler aux tudiants limportance de parler de cet enjeu.

  • OPInIOn4 leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012Commentaire

    Lquipe de LExEmplairE

    Journal cole des tudiants en journalisme. Son contenu nengage en rien la responsabilit du Dpartement dinformation et de communication. Fondateur: Jacques Guay; diteur: Jean-Claude Picard (656-2131 poste 4683); Directeur de la production: Mathieu Mass (8942); Adjointe lditeur: Raba Kabbaj (8942); Rdactrice en chef: Chlo Nol (4513); Secrtaire de rdaction: Sbastien Labelle (4513); ditorialiste en chef: Laurence Roy-Ttreault (8954); Maquettiste: Mlissa Ct (8959); Directrice de la photographie: Laurence Roy-Ttreault (8954); Universit: Claudia Fortier et Gabrielle Simard (5224); Municipal, rgional et gouvernemental: Julia Stewart-Page (8956); Culture: Genevive Messier, Karyan Fortin-Therrien et Cyril Schreiber (8957); Sports: Stphanie Drolet (8957).

    Conception de la maquette typographique: Marco Dub et Franois Baron du Studio Graphiskor; Julie Verville et Mario Fraser; Dpt lgal: Bibliothque Nationale du Qubec, 1994; Imprimeur: Les Presses du Fleuve, 100, avenue de la Cour, Montmagny (Qubec) G5V 2V9; Tirage: 1000 copies. Adresse: Dpartement dinformation et de communication, C.P. 4120, pavillon Louis-Jacques-Casault, local 3832, Cit universitaire (Qubec) G1V 0A6; Tlcopieur: (418) 656-3865; Courriel: [email protected]; Site Web: http://www.exemplaire.com.ulaval.ca; Facebook: Journal lExemplaire; Fil Twitter:@lexemplaire

    Points de distribution du journal: Cit universitaire: pavillon Bonenfant, pavillon Casault, pavillon De Koninck, pavillon Desjardins, pavillon des Sciences de lducation, pavillon Pouliot, pavillon Vachon, pavillon Lemieux, pavillon Vandry, pavillon Palasis-Prince, Peps; Ville de Qubec: Bibliothque Gabrielle-Roy, Tribune de presse du parlement.

    La Palestine et la victoire nbuleuseFaim de lHomme

    Au cri dAllah Akbar, des milliers de personnes se sont rassembles Ramallah pour clbrer la victoire historique palestinienne la suite de lobtention du statut dtat observateur non membre lONU. On peut les comprendre, cest le premier succs significatif de lAutorit palestinienne depuis longtemps, Mahmoud Abbas y voyant un acte de naissance. Ce dernier avait besoin dune russite pour renforcer son au-torit devant le Hamas, toujours plus influent, opposant sa voie diplomatique, plus efficace, celle des roquettes du Hamas, plus dommageables.

    Malheureusement, cette nouvelle phase ne sera pas celle espre pour sortir de limpasse qui caractrise le conflit isralo-palestinien depuis les Accords dOslo de 1993. Lefficacit de la voie onusienne peut tre remise en question avec vhmence. Ltat de Palestine est toujours inexistant de jure et son principal interlocuteur, Isral, ne veut rien savoir dune solution passant par la communaut internationale.

    Le calcul dAbbas est pourtant logique. Face un cul-de-sac de 20 ans et une intransigeance de la droite isralienne mene par les faucons Ntanyahou et Lieberman, les Palestiniens ont choisi le multilatralisme. Le bilatralisme ayant dmontr son inefficacit, cest dornavant au droit international et la communaut mon-diale que la Palestine sen remet. Comme le nouveau statut saccompagne du droit de siger diverses instances et de pouvoir porter plainte, thoriquement, la Cour pnale internationale, les instances onusiennes pourraient forcer la main un Isral rcalcitrant aux compromis, et ce, plus que tout round de ngociations.

    Cest l, pourtant, que laffaire achoppe. Quand bien mme des accusations tomberaient contre Isral, qui le forcera se plier au jugement? Lintransigeance du gouvernement isralien de ces dernires annes tmoigne du peu de cas quil fait de lopinion internationale. Le statu quo est un moindre mal dont se satisfait amplement ltat hbreu, prfrant ce statut prcaire un retour forc aux frontires antrieures. Le vote sur la Palestine a dmontr que seul lui suffit lappui de son puissant alli amricain et de son implacable droit de veto au Conseil de scurit.

    LAssemble gnrale de lONU na quun rle restreint et le Conseil de scurit est boucl. LONU ne peut se permettre de montrer la porte de son organisation Isral quau prix dune norme perte de crdibilit (dj fragile) et surtout de linestimable appui financier des tats-Unis, plus de 500 M$ en 2011, soit 22 % de son budget total. On le comprend, moins dun changement de cap peu probable en Isral ou dnormes pressions diplomatiques amricaines, on ne peut imaginer de dblocage moyen terme. Seule la frustration risque dac-compagner la dmarche palestinienne, et ce, mme si elle recueille appuis, argent et soutien.

    Pis encore, ce manque de rsultat risque tout simplement de discrditer loption pacifique aux yeux de gens exasprs par le manque de dblocage. Plus de 60 % des Palestiniens ont moins de 30 ans et la moyenne dge est de 17 ans. Cette jeunesse, peu touche par le printemps arabe, cherche nanmoins smanciper, vivre normalement. Le Hamas fait le calcul que cette relve bouillonnante, exaspre et en qute de libert, trouvera refuge dans ses bras, nayant qu lattendre et la recueillir, lui rappelant quel point seul le combat arm pourra librer le peuple.

    Optant pour la voie pacifique dans un systme lui tant davance dfavorable, lAutorit palestinienne ouvre malheureusement la porte une remise en question de cette mme voie. Ce constat, sil parat peu optimiste, nest pourtant pas celui du cynisme. Il pose le troublant constat que pour faire la paix, il faut tre deux, il faut le vouloir et tre appuy. Des facteurs qui manquent cruellement en ce moment dans ce conflit.

    Sbastien [email protected]

    Il reste peine 15 jours avant la fin du Monde. Le 21/12/12 concor-derait selon certains avec la fin du calendrier maya, et verrait aussi la Terre entrer en collision avec la plante Nibiru, sans compter laligne-ment galactique qui drglera les ples magntiques.

    trangement, alors quon approche de la date fatidique, les apoca-lyptiques semblent avoir abandonn le reste de lHumanit, en se ter-rant sans doute dans leurs bunkers. National Geographic Channel pr-sente dailleurs une srie appele Doomsday Preppers, o lon peut tout apprendre sur la marche suivre afin daffronter le 21/12, une attaque terroriste ou des zombies.

    Mais revenons au Mayas: cette civilisation msoamricaine a laiss derrire elle des vestiges remarquables. Les cits-tats de Copan et Tikal dcouvertes il y a 200 ans ont dvoil la richesse et la prcision de leurs connaissances en astronomie, do la crdibilit de leur calendrier. Ce que les Preppers du monde occultent cependant, cest que le 21 dcembre sera la fin dun baktun, dun long cycle, et non la fin du Monde. Dans le Popol Vuh, lquivalent de la bible, lhumanit aurait dbut il y a de a 5 125 annes, lquivalent de 13 baktuns. Un nouveau cycle dbutera ainsi le 22 dcembre, comme le 1er janvier dans le calendrier grgorien.

    Malgr ces explications rationnelles, je repense mon amie guat-maltque Maya (de prnom et de descendance). Du haut de ses 20 ans, avec une me dune lucide sagesse, elle ma expliqu que selon ses an-ctres, quelque chose se passera dans deux semaines. Quelque chose non pas de catastrophique, ni de sensationnaliste. La Terre, la Pachamama, re-prendra simplement ses acquis. Ceux qui ne sauraient vivre en harmonie avec elle ne seraient donc pas limins, mais devraient rapprendre leur place dans lUnivers, au pril de leur vie, sils narrivaient pas com-prendre cet aspect fondamental de lHomme.

    Limportant, au fond, serait de savoir si nous agissons afin daccom-plir nos rves, et si nos actions nous apportent un bonheur rel. En ce temps des Ftes qui nous fait souvent dborder du consumrisme socital de tous les jours pour devenir de vritables zombies, peut-tre que les Preppers ne sont pas si fous au fond. Peut-tre devrions-nous considrer que les supermarchs ne seront pas toujours remplis pour combler notre faim, et que nos robinets ne cracheront pas de leau pure encore bien des annes. Et si tout ce qui nous entoure seffaait, le march boursier, les t-lphones, les tweets, et quil fallait aller dans la rue demander quelquun ce qui se passe, et ce quil en pense, serait-ce vraiment la fin du monde?

    Julia [email protected]

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  • leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012 5DOssIer mInIer

    Alors que le salaire moyen sur la Cte-Nord sle-vait 36 825 $ en 2010, un travailleur minier peut gagner jusqu 90 000 $, selon Andr Lepage, conomiste pour Em-ploi-Qubec Cte-Nord. Les entreprises de services ne peu-vent tout simplement pas rivali-ser avec le moteur de lconomie quest le secteur minier, a expli-qu M. Lepage. Cyrille Djoman, conomiste pour Emploi-Qubec Nord-du-Qubec, met le mme constat. Lorsque quelquun a loccasion doccuper un de ces postes lmentaires, il sera trs

    enclin quitter le secteur des ser-vices, a-t-il soutenu.

    Cette migration de travailleurs provoquerait un ralentissement co-nomique dans le secteur des ser-vices, particulirement dans le mi-lieu de la restauration o le manque de main-duvre tait dj probl-matique bien avant le Plan Nord. Un restaurant et des dpanneurs ont t forcs de fermer leurs portes dernirement Port-Cartier en rai-son du manque de main-duvre, a mentionn Nadine Roussy, direc-trice de Popco, un organisme but non lucratif situ Port-Cartier qui

    contribue au dveloppement des ressources humaines du milieu.

    Par contre, pour Ann Brunet-Beaudry, analyste du march du tra-vail pour Emploi-Qubec Abitibi-Tmiscamingue, la situation nest pas si catastrophique. Au contraire, il y a beaucoup douvertures dans le secteur des services, beaucoup de projets dinvestissement, a mme insist Mme Brunet-Beaudry.

    Loger les travailleursLes rgions du nord doi-

    vent nanmoins recruter des tra-vailleurs de faon active, autant localement qu ltranger, afin de contrer ce manque de main-duvre. Pour Soraya Zarate, directrice gnrale de la Socit daide au dveloppement de la collectivit (SADC) Cte-Nord, plusieurs problmes dcoulent de ce recrutement, notamment le

    manque de logement en rgion pour les individus de lextrieur.

    Les autorits municipales sac-tivent nanmoins et promettent la concrtisation de plusieurs projets prometteurs dans diffrentes r-gions du Nord du Qubec. Mme Zarate a donn lexemple du d-veloppement dune cooprative dhabitation Sept-les, une pre-mire pour la ville. Les Septiliens se prennent eux-mmes en main!, sest-elle exclame.

    Recrutement ltranger Certaines grandes chanes de

    restaurants se sont tournes vers le recrutement linternational, faute davoir pu combler leurs postes vacants avec des travailleurs qu-bcois. Cest le cas des McDonalds dAmos et de Val-dOr, qui ont em-bauch 21 Marocains, ainsi que ce-lui de Sept-les, qui a fait venir des

    travailleurs des Philippines. Pour Denis Clments, adjoint la direc-tion gnrale de la Ville de Sept-les, limmigration est la solution. ses yeux, les autres solutions pro-poses par le gouvernement ne sont que des diachylons.

    Jocelyn Lvesque, directeur gnral de la SADC Rouyn-Noran-da, nest pas du mme avis. Lim-migration est une solution extrme. Elle peut tre efficace, mais nous privilgions dautres solutions, a-t-il expliqu. Il fait entre autres du recrutement parmi des retraits et des gens qui souhaitent changer de domaine demploi.

    Les autochtones devraient aussi faire partie de la solution, a mentionn Andr Lepage dEmploi-Qubec Cte-Nord. Le recrutement dautochtones pour occuper des postes dans le secteur des services permettrait de diminuer les taux de chmage de ces communauts. Le problme du manque de logement pour les nouveaux arrivants serait galement frein, les autochtones, puisquil vivait dj dans les r-gions touches par le manque de main-duvre.

    Investissements miniers au Qubec

    Redevances hybridesMarie-Pier [email protected]

    Qubec La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a confirm que le gouvernement qubcois aug-mentera les redevances minires qui devront tre four-nies ltat. Seuls les taux restent tre fixs.

    Prsente au congrs Qu-bec-Mines qui runissait, la semaine dernire, len-semble des acteurs de lindustrie minire Qubec, la ministre na pas garanti la mise en place dune approche prcise, ni la fixation du plan daugmentation des rede-vances minires. Elle a toutefois voulu tablir de faon catgorique que les entreprises minires de-vront sattendre payer plus.

    Le modle hybride, qui consiste combiner un taux de re-devances sur le revenu brut dex-ploitation de lentreprise une taxe sur les sur-profits, est largement envisag pour linstant. Cette ap-proche assurerait ainsi ltat des redevances de lordre de 5 % sur la valeur brute de production, en plus dun taux de 30 % sur les profits considrs hors-normes.

    Le modle libral remodelLe principe de redevances

    actuellement en vigueur ne touche que les profits encaisss par les entreprises. Lors de leur dernier mandat, le Parti libral du Qubec avait augment le taux des redevances minires sur les profits de 4 %, pour atteindre

    16 % entre 2010 et 2012.

    Le Vrificateur gnral avait dailleurs svrement critiqu lindulgence du gouvernement libral dans son rapport annuel de 2008-2009. Il avait tabli quentre 2002 et 2008, sur les 22 compagnies qui exploitaient le minerai qubcois, prs de 14 nont pas enregistr de profits et donc, nont pas pay de rede-vances au gouvernement.

    Selon Raymond Beullac de lInstitut de la statistique du Qubec, cette diminution de la part des entreprises qui ont pay des redevances est princi-palement due au ralentissement conomique, une augmenta-tion du prix de la main duvre et une diminution du prix des mtaux autres que lor. Selon M. Beullac, linvestissement des en-treprises prives a atteint un re-cord en 2011 avec une augmen-tation de 34,5 %, ce qui prouve quelles veulent dvelopper des projets miniers au Qubec. Les entreprises ne se sauvent pas avec leurs profits, elles les rin-vestissent, a affirm Raymond Beaullac.

    Minire canadienne ltranger

    Le Canada critiqu

    Cest la conclusion du rapport prliminaire dune mission internationale mene par des observateurs du CDC. Lorganisme sest rendu San Jos del Progreso la fin novembre pour enquter sur des actes violents commis contre des militants locaux.

    Selon Meera Karunananthan, porte-parole du CDC, les activistes autochtones subissent une rpres-sion dmesure par la scurit locale embauche par la mine For-tuna Silver Mines, base Vancou-ver. Des manifestants pacifiques se font menacer et se font mme tirer dessus, a-t-elle prcis. titre dexemple, Bernardo Vsquez Snchez, qui critiquait limpact des

    activits de la mine sur lenviron-nement et le mode de vie des gens de San Jos del Progreso, a t abattu au mois de mars 2012.

    La situation San Jos del Progreso nest pas unique. Il y a dautres cas semblables avec des en-treprises canadiennes en Bolivie, en Argentine et au Chili, entre autres, a dplor Mme Karunananthan.

    Selon elle, cest en refusant dadopter le projet de loi C-300, qui visait responsabiliser les compagnies minires, ptrolires et gazires dans les pays en dve-loppement que le problme sest aggrav. Le Canada a laiss For-tuna Silver Mines grer limplan-

    tation et lexploitation de la mine, sans cadre lgislatif pour assurer les responsabilits thiques et en-vironnementales de lentreprise. Elle a affirm que devant la force des lobbys, [le gouvernement ca-nadien] drglemente et laisse faire les entreprises canadiennes ltranger.

    Mesures coercitives du NPDPeter Julian, dput no-d-

    mocrate de Burnaby-New West-minster, a dpos en novembre 2011 le projet de loi C-323, qui vise responsabiliser les industries canadiennes ltranger dans les pays en voie de dveloppement. Le C-323 a les mmes vises que le projet de loi C-300 dpos en 2010 par le dput libral John McKay, qui avait t battu par six voix.

    Peter Julian a ritr dans ce sens, car il trouve inacceptable que les populations des pays en dve-loppement naient aucun recours contre les entreprises qui profitent des largesses de gouvernements corrompus. Les communauts des pays en voie de dveloppe-ment doivent tre protges par des mesures coercitives, a tran-ch Peter Julian. Les entreprises canadiennes ltranger doivent respecter un code dthique, mais ils nont aucune obligation lgale de se conformer. Il a prcis quil est ncessaire dimposer des sanc-tions, sinon la tentation est trop forte de violer les rgles de bases dictes par le code dthique.

    Jean-Michel [email protected]

    Canada Lorganisation humanitaire Le Conseil des Cana-diens (CDC) dplore le laxisme de la lgislation canadienne quant aux responsabilits des entreprises ltranger. La dgradation de la situation la mine Cuzcatln, dans la r-gion mexicaine dOaxaca, en serait un exemple flagrant.

    Camille [email protected]

    Qubec Avec limplantation de nombreux projets miniers dans le Nord du Qubec, une pnurie de personnel du sec-teur tertiaire est observe dans les rgions cibles par le Plan Nord. Les salaires levs offerts sur les chantiers pro-voquent une migration des travailleurs, qui dlaissent de plus en plus les entreprises de services.

    Emplois dans le Nord du Qubec

    Pnurie dans les commerces

    Photo Julia Stewart-Page

    Selon Peter Julian, le gouvernement de Stephen Harper a la rputation de faire passer les intrts industriels avant les intrts des communauts et de

    lenvironnement.

  • CULTUre6 leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012eN b r e f

    Prix du Centre KennedyArtistes lhonneur

    Plusieurs personnalits ont t honores dimanche la Maison-Blanche. Outre lacteur Dustin Hoff-man et lanimateur David Letter-man, le prsident amricain Barack Obama a remis un prix du Centre Kennedy au groupe britannique Led Zeppelin. Le chanteur Robert Plant, le guitariste Jimmy Page et le bas-siste John Paul Jones ont ainsi reu cette prestigieuse rcompense am-ricaine. (C.S.)

    Prix du cinma europen

    Michael Haneke rcompens

    Le ralisateur autrichien dorigine allemande Michael Haneke a de nouveau rcolt des prix pour son dernier film en date, Amour, savoir celui du meilleur film europen et du meilleur metteur en scne. Amour, qui met en scne Jean-Louis Trin-tignant et Emmanuelle Riva, avait dj reu la Palme dor plus tt au Festival de Cannes. (C.S.)

    Cirque du soleil HollywoodFin prmature

    pour Iris

    Prvue pour tre laffiche de manire permanente pendant 10 ans, la mgaproduction du Cirque du Soleil Iris se terminera le 19 janvier prochain. Le fleuron qubcois avait investi environ 45 millions de dol-lars dans le spectacle mis en scne par le chorgraphe franais Philippe Decoufl, mais les ventes de billets nont pas suivi, et le dficit sestime autour de 65 millions. Le climat co-nomique instable, une trop grande concurrence des autres spectacles et la proximit de Las Vegas sont parmi les arguments avancs pour expliquer ce retrait. (C.S.)

    effets spciaux aux Oscars

    Life of Pi en lice

    LAcadmie amricaine des arts et sciences a dvoil la liste des dix films prslectionns pour lOscar des meilleurs effets visuels. Parmi ceux-ci, on re-trouve les grands succs du box-office, dont The Avengers et The Dark Knight Rises, mais aussi le dernier James Bond, Skyfall, et Life of Pi, le film dAng Lee tir du roman de Yann Martel. Cest le 10 janvier quon conna-tra les cinq finalistes qui auront la chance de succder Hugo de Martin Scorsese. (C.S.)

    Concours dcriture Les Zurbains

    15 ans dinitiation au thtre

    Benoit Vermeulen, lun des trois codirecteurs artis-tiques du Thtre Le Clou (Montral) qui dirige le projet, indique que les proccupations ont volu depuis les dbuts du concours. Cest sr quil y a des couleurs quon navait pas il y a 15 ans, comme les considrations cologiques ou de surconsomma-tion, a-t-il avanc.

    Cest tout de mme l que rside toute la richesse de lexp-rience selon lui, car aucun spec-tacle ne se ressemble dune anne lautre. Il y a eu des annes o ctait beaucoup plus lger, plus ludique [] cela dpend de nos coups de cur, a-t-il expliqu. Le concours laisse donc entrevoir des proccupations varies pouvant toucher toutes les gnrations.

    Dans leur processus de slec-tion, Benoit Vermeulen et ses deux

    coquipiers, Monique Gosselin et Sylvain Scott (galement metteurs en scne de la pice), avouent se fier la qualit de chaque pice, mais aussi ce que rendra len-semble des textes. Pour crer un spectacle, on aime a varier les couleurs!, a-t-il exprim.

    Dveloppement cratifGuillaume Blanger, profes-

    seur lcole secondaire Veilleux, a inscrit ses lves au concours parce que lcriture et le thtre permettent aux jeunes dvo-quer des problmatiques qui les touchent. Les textes pour la pro-chaine dition ont t envoys il y a peu de temps et la classe rece-vra la liste des lves slectionns dici la fin dcembre.

    M. Blanger a galement as-sist la premire reprsentation des Zurbains au thtre Les Gros Becs. Il a rapport que certaines

    pices ont touch ses lves plus que dautres, leur prfrence al-lant sans doute vers la pice crite par Marion Chass, 16 ans, du Collge de Montral. Cest lhis-toire dun garon qui se voit offrir une carte de crdit le jour de ses 16 ans, et sengouffre peu peu dans la folie de la surconsomma-tion et de lendettement.

    Dans le prsent spectacle, il regrette cependant quil y ait eu un peu trop de rfrences ur-baines, mis part dans la pice Mon printemps rable, o un jeune montralais revient dans le village de son pre locca-sion des funrailles de son oncle. L, on nest pas loin de nos ra-cines!, a confi M. Blanger.

    Bilan positif lheure du quinzime an-

    niversaire de laventure, Louise Allaire, directrice artistique et gnrale du thtre Les Gros Becs et ancienne membre du jury, dresse un bilan trs positif pour les jeunes qui y participent. On les embarque dans un pro-cessus de cration, comme nous on le fait quand on travaille un spectacle. Si en rptition, on d-tecte des problmes de mise en

    scne ou dcriture, le metteur en scne communique avec le jeune. Ils sont coachs jusqu la fin!, a-t-elle fait valoir.

    Les pices de thtre slec-tionnes seront joues par des professionnels sur les scnes de Qubec, Montral et Ot-tawa. Dailleurs, Mme Allaire a tmoign de limportance que cette exprience a pu avoir dans la vie des jeunes slectionns pour la pice finale. Il en a plu-sieurs que a a orients dans le domaine des communications, en journalisme, en thtre [] Cest une exprience marquante parce quon amne le jeune se dpasser []. Il y a des talents qui sont vraiment dtects grce a!, a-t-elle soulign.

    savoir si le concours gardera sa place dans le futur, Louise Allaire reste assez va-sive, mais demeure enthousiaste. Moi, je continue parce que jus-tement, je trouve que a permet aux jeunes dici davoir ce trem-plin-l, puis en mme temps, on ne sait jamais, cest un projet qui nous permet de rencontrer des jeunes, cest un bel change avec les adolescents, a-t-elle conclu.

    Lucile [email protected]

    Qubec La 15e dition du concours dcriture de contes Les Zurbains a permis de mettre en scne des crations de jeunes crivains adolescents. Les pices des quatre gagnants de cette anne portaient notamment sur la sur-consommation et sur la grve tudiante.

    Le groupe de cinq jeunes humoristes, Les Appendices, tait de passage au bar Le Cercle vendredi dernier, pour prsenter leur premier album, Les Ap-pendices chantent (Les chansons des Appendices). Forts de leur succs tl-vis Tl-Qubec, ils ont dcid de se lancer dans la chanson et produire

    leur premier album qui regroupe leurs plus grands succs. Depuis toujours, on a intgr la chanson dans les sketchs que nous faisions. La chanson nest pas une nouveaut pour nous autres, mais a toujours fait partie de notre pro-cessus de cration, a expliqu Dominic Monplaisir, membre du groupe. La tourne des Appendices va sillonner la belle province jusquen 2013.(H.D)

    Le Festival du film tudiant de Qubec (FFEQ) a fait lannonce, ce lundi, de sa porte-parole pour la 11e dition, la documentariste Karina Marceau, quon a pu voir comme juge dans La course vasion autour du monde. Le festival, une initiative dtudiants de lUniversit Laval, se droulera du 22 au 24 fvrier 2013 sous la thmatique post-fin du monde On est toujours vivant. Lvnement est en pleine priode de recrutement jusquau 16 janvier 2013 pour accomplir sa mission :

    donner une vitrine de jeunes cinastes. Des bourses allant jusqu 2000 $ seront remises aux laurats en plus de leur offrir une vitrine au

    prochain Festival de cinma de la Ville de Qubec. (K.F-T.)

    FFEQ

    On est toujours vivantGroupe humoristique Les Appendices

    Premier album

    Photo Hassan Daher

    Photo Karyan Therrien-Fortin

  • CULTUre 7leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012

    Fox de Karim Ouellet

    Un deuxime album pour ltoile montante

    On est scrap!, a-t-il lanc en dbut de spectacle, faisant allusion son lancement dalbum ayant eu lieu la veille sur la scne de la Sala Rossa de Montral. Malgr sa courte nuit, lartiste a su satisfaire son public de Qubec avec son air enjou et dcontrac-t. De faire ces chansons-l sur scne pour presque les premires fois, cest trs excitant!, a-t-il dailleurs soulign.

    Malgr les multiples ajuste-ments prvoir durant un lance-ment dalbum, Karim Ouellet ne sen est pas proccup outre me-sure. videmment, il ny a rien de facile, mais cest a le deal dans un lancement dalbum. On lassume! Cette attitude lui a permis de se concentrer uniquement sur sa mu-sique, afin de livrer une prestation la hauteur de ses textes aux gens de Qubec.

    Une suite logiqueSon premier album Plume

    tait trs clectique musicalement, parce quil stait inspir dlectro-pop, de hip-hop, de reggae, de rock et de soul. Karim Ouellet consi-dre lui-mme son album Fox plus pop. Il prcise, par contre, que la

    musique est vraiment faite avec la mme technique que durant la composition du premier album, cest--dire le mlange des styles, le fait de se faire plaisir avant tout, sans suivre de rgles prtablies. En ce sens, il sagit dune suite lo-gique de ce quil avait prsent sur son premier album.

    Sans pressionKarim Ouellet ne ressentait

    pas de pression face la sortie dun deuxime disque. Mme si Plume a reu un bon accueil et de belles critiques, ce nest pas un album qui a vendu des dizaines de milliers de copies, a-t-il fait remarquer pour appuyer ses propos. Il na pas fait mention de cette situation pour se plaindre. Au contraire, elle lui a apparemment permis de composer son deuxime album sans se proc-cuper de ce que les autres allaient en penser.

    Le but de Karim Ouellet et de ses musiciens tait dabord et avant tout de crer un disque qui les sa-tisferaient eux-mmes. Pour moi, ctait certain quon allait russir, avec le travail quon y mettrait, faire quelque chose dgal ou de suprieur au premier album notre got nous, a-t-il expliqu.

    Dbut de carrire prometteurLa musique de Karim Ouel-

    let est, jusqu maintenant, appr-ci presque unanimement par les critiques musicales. Selon leur analyse, cet auteur-compositeur-interprte serait surveiller sur la scne musicale qubcoise dans les prochaines annes. En parlant de son deuxime album, il sest rjouit des belles critiques reues jusqu maintenant. Je suis trs content. Jai un bel accueil de ce ct-l. Pour ce qui est du succs populaire, il ne sen soucie pas trop. Il a toutefois confiance que son passage lmis-sion Tout le monde en parle de di-manche dernier lui permettra de se faire dcouvrir par plusieurs.

    Karim Ouellet est dorigine sngalaise et a grandi entre le Ca-nada, le Sngal, le Rwanda et la Tu-nisie. Il a dbut sa carrire musicale Qubec en 2007, en participant plusieurs festivals et concours, tel le Festival international de la chanson de Granby. En 2009, il sest joint au collectif dartistes CEA, ce qui lui a permis de se produire sur plusieurs scnes ltranger, notamment en Europe. Aprs le lancement de son album Plume en 2011, Karim Ouellet a reu le prix de lalbum pop de lanne au Gala alternatif de la musique indpendante du Qubec (GAMIQ).

    Depuis quelque jours, Fox trne la premire position du pal-mars des albums francophones sur iTunes, dclassant ainsi le nouveau disque de Cline Dion et celui de Star Acadmie.

    Bigger than Jesus au Thtre Priscope

    Une messe catholique revisiteMarie-Catherine [email protected]

    Qubec Avec Bigger than Jesus, le Canadien Rick Miller prsente une adaptation de la liturgie catholique sous la forme dun monologue humoristique. La pice, ne du questionnement intrieur de lacteur sur sa propre vie spi-rituelle et culturelle, est laffiche au Thtre Priscope jusquau 8 dcembre.

    Dans le temps, jappro-chais lge mythique de Jsus, lge de 33 ans, [et] je me suis rendu compte que je ntais plus croyant, je suis athe, mais que javais encore de la liturgie. Javais encore la messe catholique de mon enfance dans la tte, a rvl Miller, aujourdhui g de 42 ans.

    Rick Miller a voulu revi-siter, de faon humoristique et ironique, la liturgie catholique et lhistoire de Jsus en cherchant comprendre pourquoi, dune part, il avait ces ides en tte et, dautre part, pourquoi la religion existe encore de nos jours. Il a aussi cherch explorer la figure emblmatique de Jsus et de la grande place quil occupe dans la vie de nombreuses personnes. Le but est de dire que le chris-tianisme, que le phnomne du juif crucifi, est devenu quelque chose de plus grand que Jsus, plus grand que la personne morte il y a 2000 ans, a-t-il indiqu, ajoutant au passage que toute la religion qui a t btie par-dessus, cest tellement Bigger than Jesus, et cest un peu a le but.

    crite il y a maintenant neuf ans, cette pice de thtre a connu un fort succs partout o elle a t prsente, aussi bien au Canada et aux tats-Unis quen Europe. La version franaise de la pice, qui lorigine a t cocrite en anglais avec Daniel Brooks, a t prsente pour la premire fois en 2007 au Carrefour international de thtre de Qubec.

    Thtre dmocratiqueDe nombreux comdiens en

    devenir ont assist la reprsen-tation de Bigger than Jesus. Andr Jean, directeur au Conservatoire dart dramatique de Qubec, a affirm que son tablissement a des ententes avec tous les thtres de Qubec, donc les lves sont invits gratuitement presque toutes les reprsentations.

    En parlant de Rick Miller, qui en plus dtre lun des auteurs de la pice, en est aussi lunique vedette, M. Jean a mentionn que si lon regarde dans lhistoire, mise part quelques auteurs plus littraires, en gnral le thtre a t crit par des comdiens, pour des comdiens, lexemple de Molire ou de Shakespeare.

    Photo Camille Blanger-Vincent

    Depuis lt 2011, je remarque que mon public est Montral, a dclar Karim Ouellet. Malgr tout, il dsire pour linstant rester Qubec, car ses musiciens et sa compagnie de disques sy trouvent.

    Camille [email protected]

    Qubec - Le multi-instrumentiste et Qubcois dadoption Karim Ouellet a livr une solide performance lors du lance-ment de son deuxime album Fox, mercredi soir dernier, au bar Le Cercle. Ce second disque, plus pop, garde les mmes sonorits hip-hop, folk et reggae que sur le premier album.

    Courtoisie Michael Cooper

    Rick Miller a incarn lancien Premier Ministre canadien Brian Mulroney dans le film satirique Mulroney : the Opera, en plus de travailler rgulirement avec

    Robert Lepage dans ses productions thtrales.

  • sPOrTs8 leXemplaIre, le mercredI 5 dcembre 2012eN b r e fBiathlon

    Victoire historique

    Le qubcois Jean-Philippe Le Guellec a sign sa premire vic-toire en Coupe du Monde de biath-lon estersund en Sude samedi lors du 10 km sprint. Il a obtenu un sans-faute au champ de tir en ter-minant avec 18 secondes davance sur le deuxime. Le Guellec est ainsi devenu le premier Canadien remporter une preuve en Coupe du Monde de biathlon. Le lendemain de sa victoire historique, il a conclu au 16e rang de la poursuite avec deux fautes en position debout son der-nier passage au champ de tir. (S.D.)

    Patin de vitesseChristine Nesbitt

    se couvre dor

    Christine Nesbitt a ajout deux mdailles dor sa rcolte en enlevant le 1500 m et la poursuite en quipe avec Ivanie Blondin et Brit-tany Schussler, lors de la Coupe du Monde de longue piste dAstana au Kazakhstan. En courte piste, Charles Hamelin a mis la main sur la mdaille dargent au 500 m dimanche aprs avoir termin troisime au 1500 m vendredi Nagoya, au Japon. Il est mont sur le podium chacune des six tapes jusquici. (S.D.)

    JudoCotton en bronze

    Amy Cotton de Nouvelle-cosse a t mdaille de bronze au Grand Prix de Tokyo au Japon chez les moins de 78 kg. Elle sest incline en demi-finale contre Ruika Sato, lventuelle championne, avant de remporter son combat pour le bronze. Le Qubcois Antoine Valois-Fortier sest, de son ct, inclin son premier combat depuis sa m-daille de bronze aux Jeux olym-piques de Londres. (S.D.)

    rempartsUne victoire qui

    vient point

    Les Remparts ont mis fin une squence de trois dfaites en ayant le meilleur sur le Drakkar Baie-Comeau avec un score de 3-1. Logan Shaw, Frdric Bergeron et Mikhail Grigorenko ont marqu du ct des Remparts. Le gardien Franois Brassard a t solide de-vant le filet des Diables rouges, alors que Raphal Bussires a t le seul sinscrire au pointage pour le Drakkar qui voit sa srie de revers se prolonger quatre. (S.D.)

    Les arts martiaux mixtes au Qubec

    Un sport en plein essor

    Les arts martiaux mixtes sont un combin de lutte, de boxe, darts martiaux et de combat libre.

    Qubec, les propritaires et les entraneurs des diffrents clubs offrant des cours dAMM sont tous du mme avis : les combats de Georges St-Pierre et les grands vnements de lUFC constituent une vitrine inestimable pour la vi-sibilit de leur sport. Selon Yohan Brub, directeur gnral du Nor-dik Fight Club, la couverture faite par les mdias de ces vnements favorisent la hausse des inscrip-tions dans les cours de AMM.

    Cest sr quavec tous les mdias et la publicit qui entourent les [combats de Georges St-Pierre], les taux dinscriptions augmen-tent, a-t-il affirm. Il a ajout que [depuis] que TVA sports a achet les droits du UFC, quand ils en parlent cest pour duquer les gens, ils en parlent de faon vanter le sport, ce qui contri-bue augmenter la popularit de la discipline qui possde un ct particulirement spectaculaire.

    Origines brsiliennesLe combat libre, qui a long-

    temps t mis de ct au profit des disciplines traditionnelles darts

    martiaux, a connu une closion dans les annes 1920, au Brsil, avec les frres Gracie. Cette fa-mille de combattants, qui a dfi les matres traditionnels, a su ra-viver un sport de combat japonais appel jiu-jitsu, qui leur avait t enseign par Mitsuyo Maeda, matre de judo.

    Les Gracie ont ensuite d-velopp un sport de combat ap-pel jiu-jitsu brsilien, sport qui englobe une grande partie de la technique utilise en AMM. Ils ont vraiment battu tout le monde et a a branl le monde des arts martiaux, a indiqu Frdric Mtivier, propritaire de lAcad-mie darts martiaux du Qubec et adepte de longue date des sports de combat. Le jiu-jitsu, cest a qui a mis les AMM sur la carte et [pour nous] lintrt daller voir ces combats-l, cest de voir quest-ce qui fonctionne [comme technique], a-t-il ajout.

    galement pour femmesLes arts martiaux mixtes

    connaissent aussi une croissance en termes de popularit chez les femmes qui commencent y prendre got. Je dois avoir une dizaine de filles qui combattent en circuit, a prcis Stphane La-touche, entraneur et propritaire de lcole Team Xtreme Fight Club de Beauport. Si la plupart des filles qui sentranent en combat libre le font pour des raisons de mise en forme, dautres osent entrer dans la cage octogonale pour tenter la comptition. Il y a beaucoup de filles qui sentranent notre club, on en a quelques-unes qui sentra-nent vraiment dans le but de [com-battre], a lanc Yohan Brub du Nordik Fight Club.

    Avec les mdias, cest la po-pulation au complet qui devient au courant de tout ce qui se passe [ propos des MMA], a conclu M. Brub.

    Marie-Catherine [email protected]

    Qubec Les arts martiaux mixtes (AMM) gagnent en popu-larit au Qubec et plusieurs sentendent pour dire que le succs de Georges St-Pierre dans cette discipline, actuel champion du monde de lUltimate Fighting Championship (UFC), ny est pas tranger.

    Patinage de vitesse longue piste

    quand un anneau moderne?

    Avec ses 400 mtres de lon-gueur, lanneau de glace Gatan-Boucher Ste-Foy donne loccasion daller patiner ciel ouvert de la mi-novembre la mi-mars, aussi bien aux citoyens quaux athltes amateurs.

    Par contre, son intrt pour le sport de haut niveau est remis en question. Robert Dubreuil, directeur de la Fdration de patinage de vi-tesse du Qubec, qui organisait la Coupe Canada Qubec, croit que cest d au fait que les courses se font lextrieur. Les conditions mtorologiques sont variables et a ajoute de la difficult aux pati-neurs, a-t-il expliqu.

    Calgary, qui a un anneau cou-vert, a reu cette anne deux com-ptitions internationales de patinage de vitesse. La ville albertaine value dailleurs les bnfices conomiques dun seul vnement environ deux millions de dollars.

    Difficile pour les athltes Les patineurs qubcois qui

    sentranent Qubec pensent eux aussi que la glace extrieure nest pas idale. Dabord, elle nest ou-verte quen novembre alors que la premire comptition se tient en octobre.

    On est constamment obligs de faire des camps dentranement Calgary, a dplor Laurent Du-breuil, athlte de 20 ans qui se classe 11e au Canada. Au dbut de lan-ne, on part avec deux prises par rapport ceux qui sentranent Calgary directement, a-t-il affirm.

    Dautre part, la temprature hivernale complique le travail des athltes lorsquils ont accs la glace. Cest soit trs difficile, soit impossible de patiner parce que la glace nest pas belle, a ajout le patineur.

    a nuit vraiment au dvelop-pement du longue piste, ce nest pas un sport attrayant prsentement. Personne ne veut le pratiquer, cest tellement dplaisant par moments, a conclu Laurent Dubreuil.

    Les dernires semaines de no-vembre, cest plus plaisant, mais il reste que ce nest vraiment pas opti-mal en gnral, a renchri Muncef Ouardi, patineur sur lquipe natio-nale avec Laurent Dubreuil.

    Un toit qui se fait attendreDepuis plus de dix ans, la

    Fdration de patinage de vitesse travaille faire construire un toit sur lanneau de glace de Qubec. Cest un projet qui toucherait tout le monde, tant les patineurs rcra-tifs que les patineurs de pointe, a insist Robert Dubreuil.

    Rgis Labeaume a donn son appui au projet de M. Dubreuil. Il a

    propos de construire un tout nouvel arna pour les patineurs de vitesse sur le campus de lUniversit Laval. Il na toutefois pas exclu dajouter un toit lanneau Gatan-Boucher si son premier plan ne fonctionne pas.

    Louis Ct, directeur de cabi-net du maire Labeaume, assure que le dossier est toujours dactualit. On a fait des prsentations divers ministres, mais tant donn le chan-gement de gouvernement, cest un peu plus long, a-t-il expliqu. La Ville de Qubec nest toujours pas convaincue sur le lieu du nouvel ar-na. Pour nous, cest secondaire. On veut dabord boucler les finances, a-t-il prcis.

    Vicky [email protected]

    Qubec - Malgr les performances quont offert les patineurs Dubreuil, Ouardi et Blais-Dufour la fin de semaine dernire lanneau Gatan-Boucher lors de la Coupe Canada de pati-nage de vitesse longue piste, cest le dbat sur la pertinence dun anneau intrieur qui a soulev les passions.

    Photo Vicky Fragasso-Marquis

    Les patineurs Muncef Ouardi et Laurent Dubreuil esprent que lanneau de glace Gatan-Boucher aura bientt un toit pour faciliter leur entranement.