Éthique à Nicomaque - ?thique... · Aristote Éthique à Nicomaque Traduction (1959) J. Tricot...

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  • Aristotethique NicomaqueTraduction (1959) J. Tricot (1893-1963)

    ditions Les chos du Maquis, v.: 1,0, janvier 2014.

  • Note sur cette dition" 14

    Introduction" 15

    Livre I" 20

    1 (1094a - 1095a) " 23

    4 (1096b - 1097a) " 28

    7 (1098a - 1098b) " 29

    8 (1098b) " 30

    9 (1098b - 1099b) " 31

    2

  • 10 (1099b - 1100a) " 32

    11 (1100a - 1101b) " 34

    12 (1101b - 1102a) " 37

    13 (1102a - 1103a) " 46

    4 (1105b - 1106a) " 47

    5 (1106a - 1106b)

  • 8 (1108b - 1109a) " 55

    9 (1109a - 1109b) " 56

    LIVRE III" 58

    1 (1109b - 1110b) " 58

    2 (1110b - 1111a)

  • 14 (1119a) " 79

    15 (1119a - 1119b) " 98

    13 (1127a - 1127b)

  • 14 (1127b - 1128b) "105

    2 (1129a - 1129b) " 105

    3 (1129b - 1130a) " 106

    4 (1130a - 1130b) " 107

    5 (1130b - 1131a) " 108

    6 (1131a - 1131b) " 110

    7 (1131b - 1132b) " 111

    8 (1132b - 1133b) " 113

    9 (1133b - 1134a) " 115

    10 (1134a - 1136a) " 116

    11 (1136a - 1136b) " 121

    6

  • 12 (1136b - 1137a) " 122

    13 (1137a) " 124

    14 (1137a - 1138a) " 125

    15 (1138a - 1138b) " 129

    3 (1139b) " 131

    4 (1139b - 1140a) " 137

    9 (1141b - 1142a) " 138

    10 (1142a - 1142b) " 139

    7

  • 11 (1142b - 1143a) " 150

    6 (1147b - 1149a) " 157

    8

  • 9 (1150b - 1151a) " 159

    10 (1151a - 1151b) "161

    11 (1151b - 1152a) " 162

    12 (1152a - 1152b) " 163

    13 (1152b - 1153a) " 171

    2 (1155a -1156a) " 174

    5 (1156b - 1157a) " 177

    9

  • 7 (1157b - 1158a) " 178

    8 (1158b) " 182

    12 (1160a - 1161a) " 184

    13 (1161a - 1161b) " 188

    15 (1162a - 1163a) " 190

    16 (1163a - 1163b) " 194

    2 (1164b - 1165a)

  • 3 (1165a - 1165b) " 199

    5 (1166b - 1167a) "201

    6 (1167a - 1167b) " 202

    7 (1167b - 1168a) " 203

    8 (1168a - 1169b) " 214

    Livre X" 215

    1 (1172a - 1172b) " 215

    2 (1172b - 1174a)

  • 5 (1175a - 1176a) " 222

    6 (1176a - 1177a) " 225

    7 (1177a - 1178a) " 227

    8 (1178a - 1178b) " 229

    9 (1178b - 1179a) " 231

    10 (1179a - 1181b) " 232

    12

  • Aristotethique NicomaqueTraduction (1959) J. Tricot (1893-1963)

    ditions Les chos du Maquis, v.: 1,0, janvier 2014.

    13

  • Note sur cette dition

    Il s'agit du texte intgral de la traduction de Tricot (dition de 1959).Nous reproduisons l'Introduction du traducteur, mais non pas la

    Bibliographie, devenue trop incomplte avec le passage des annes.Pages 1112a et Lignes 25 ont t intercales selon les rfrences

    traditionnelles.Nous reproduisons la signaltique employe par Tricot : les crochets [...]

    indiquent un passage douteux ou interpol ; les une addition rendue ncessaire pour le sens.

    Les ne figurent pas dans les manuscrits ; ce sont des ajouts de Tricot.

    Nous avons ajout entre crochets et en italique [] certains termes originaux qui nous ont sembl dignes d'une attention particulire.

    Les termes grecs sont prsents sans accents et esprits afin de maximiser la compatibilit avec les diffrents appareils de lecture.

    Parmi les trs nombreuses notes que contient l'dition de Tricot, nous avons conserv uniquement, en tout ou en partie, celles qui fournissaient des indications essentiellement informatives. Nous n'avons pas reproduit les nombreux renvois l'thique Eudme, ni ceux qui redirigent vers des passages du mme Livre.

    Toutes les notes sont du traducteur, sauf indication contraire; (N.d..) signifie que la note est de nous.

    14

  • IntroductionLes traductions franaises de l'thique Nicomaque ne manquent pas, et le

    prsent travail peut sembler, premire vue, n'tre ni ncessaire, ni urgent. Nous n'avons pas cependant hsit l'entreprendre ; nous croyons que cette nouvelle version n'est pas superflue et qu'elle est susceptible de rendre des services. Les traductions existantes laissent, en effet, beaucoup dsirer. Celle de Thurot remonte plus d'un sicle, et, malgr ses mrites, ne suffit plus aujourd'hui. La dernire en date, due J.Voilquin, est lgante mais peu fidle, et s'adresse un public non spcialis, plus sensible l'agrment littraire qu' la prcision philosophique. Or il suffit de jeter un coup d'oeil sur l'thique Nicomaque pour se rendre compte qu'elle est une oeuvre svre, texture serre, et qu'elle n'a rien de commun avec ce qu'on entend frquemment par ouvrage de morale , c'est--dire un recueil de remarques banales sur la vertu ou le bonheur. On a affaire ici un expos systmatique, souvent obscur, et dont le ton n'est pas diffrent de celui des autres parties du Corpus aristotelicum : mme souci du rattachement des faits aux principes, mme rigueur dans l'enchanement des raisons, mme indiffrence aussi la perfection de la forme. L'thique demande donc a tre tudie et prsente comme une uvre strictement technique et didactique.

    Le devoir du traducteur se trouve ainsi tout trac, et nous avons fait notre possible pour le remplir. Comme dans nos prcdents travaux, nous avons voulu rendre avec fidlit la pense de l'auteur, sans tomber dans la paraphrase, mais aussi sans nous asservir une littralit qui et t l'encontre de notre but.

    Nous avions claircir un grand nombre de passages difficiles ou contests. Persuad qu'Aristote ne se comprend bien que par lui-mme, nous avons utilis en premier lieu les autres traits de morale dont on lui attribue, tort ou raison, la paternit, et notamment l'thique Eudme et (dans une plus faible mesure) les Magna moralia. Mais tant donn les questions d'authenticit qui se posent au sujet de ces ouvrages, nous devons prciser cette place dans quel esprit et avec quelles restrictions nous les avons mis contribution.

    I. L'thique Eudme figure selon toute probabilit au catalogue de Diogne Larce sous le titre ' ' ' ' (et ' selon certains manuscrits), avec le no381. Ses rappports avec l'thique Nicomaque sont manifestes, puisqu'il y a identit pour trois livres (V, VI et VII de l'th. Nic., et IV, V et VI de l'th. Eud.) et de multiples correspondances pour les livres restants. On sait que l'thique Eudme soulve de graves problmes d'authenticit et de chronologie. Sans entrer dans des dtails qui ne nous intressent pas directement ici, rappelons seulement qu' la fin du sicle dernier A. Grant, L. Spengel et F.Susemihl considraient l'thique Eudme comme plus rcente que l'thique Nicomaque, et comme tant l'uvre, non pas d'Aristote, mais de son disciple

    15

  • Eudme. G.Rodier partageait encore cette opinion. Mais depuis les travaux de W. Jaeger et de A.Mansion, on admet couramment aujourd'hui (R.Walzer, K.O.Brink, J.Lonard, F.Nuyens, L.Robin, etc.) que l'thique Eudme s'insre logiquement et chronologiquement entre le Protreptique, qui remonte la jeunesse de l'auteur, et l'thique Nicomaque, qui appartient une phase plus rcente de son activit philosophique, et qui est peu prs contemporaine du de Anima. L'thique Eudme, dont on ne saurait plus ds lors contester l'attribution Aristote, doit tre ainsi rattache la priode dite d'Assos, antrieure la fondation du Lyce, entre les annes 348 355. Nous serions en prsence de la forme la plus ancienne de l'thique Nicomaque, et l'auteur aura lui-mme transport plus tard des morceaux de cette premire version dans la seconde. Cette manire de voir, corrobore par le contenu mme de l'ouvrage, a ralli la presque unanimit des interprtes, et il ne reste gure que E.J.Schaecher pour dfendre la position de Spengel et de Susemihl.

    Dans ces conditions, et le problme de l'authenticit paraissant rsolu dans le sens de l'affirmative, il devenait possible de se reporter en toute scurit aux explications et aux dveloppements parallles de l'thique Eudme, laquelle offre l'avantage d'un expos en gnral plus simple et plus accessible que celui des passages correspondants de l'thique dfinitive. Nous avons abondamment puis cette source qui n'est pas suspecte, et qui, mme en la supposant inauthentique, est de bonne poque et reproduit avec une fidlit entire l'enseignement du plus ancien pripattisme.

    II. L'authenticit de la Grande Morale (Magna moralia, deux livres, le troisime est perdu) demeure beaucoup plus incertaine. L'ouvrage est d'ailleurs de qualit infrieure. C'est une sorte de rsum scolaire, sans originalit, o se dcle l'influence de Thophraste, et qui s'inspire, soit de l'thique Eudme, comme le croit F.Susemihl, soit plutt de l'thique Nicomaque (K.O.Brink). Mais la date du IIIe sicle de notre re qu'on lui assigne d'ordinaire est sans doute trop rcente. Les travaux de K.O.Brink, dont nous avons dj cit le nom, tablissent que l'ouvrage remonte bien au-del et qu'il appartient peut-tre la gnration qui a suivi la mort d'Aristote. H.vonArnim est all plus loin encore dans cette direction. Reprenant une opinion mise autrefois par Schleiermacher, il a dfendu avec talent l'authenticit des Magna moralia et leur attribution Aristote. L'uvre serait mme, selon lui, antrieure aux deux thiques, et aurait suivi de prs le Protreptique. Ses arguments n'ont pas convaincu des critiques aussi avertis que A.Mansion et W.Jaeger : ce dernier, s'appuyant notamment sur certaines particularits linguistiques, a montr que la Grande Morale ne peut tre de la main du Stagirite, et que son contenu et son vocabulaire trahissent une origine post-aristotlicienne. Que la Grande Morale soit, ou plus probablement, ne soit pas d'Aristote lui-mme, il reste que la date de sa composition est trs ancienne et suffisamment recule pour qu'on discerne, sans trop de risques d'erreur, des traces des leons morales du Lyce. Il est donc

    16

  • permis de la consulter moyennant quelque prcaution, et elle nous a parfois t utile pour claircir des