ENTREVUE Wendy Chavez : Déterminée et...

of 1/1
4 — Mercredi 9 mai 2018 - Wendy Chavez habite à Montréal depuis 15 ans. Péruvienne d’origine, elle prend la décision de venir s’établir au Canada après avoir commencé son Bac en droit. Malheureusement, comme beaucoup d’autres immigrants, la reconnaissance des cours à l’étranger est très difficile : te- nace, elle prend la décision de tout recommencer à Montréal, à l’âge de 22 ans. Mme Chavez apprend le français en neuf mois, commence son Bac en droit à l’Université de Montréal qu’elle termine en trois ans et réussit l’examen du Barreau : « C’était tout un défi parce que quand je suis arrivée ici, je voulais créer mon propre réseau. Comme je fais partie de la première génération d’immigrants, je trouvais dif- ficile de me faire des liens, des contacts au début », souligne-t-elle. Son premier emploi à Montréal où elle commence sa carrière est pour le Groupe d’aide et d’information sur le harcèlement sexuel au travail. Pendant 2 ans, Wendy Cha- vez s’occupe de recevoir les salariés vic- times de harcèlement et les défend. Au fil du temps, Mme Chavez occupe divers postes, notamment en tant qu’avocate- conseil, recherchiste et formatrice auprès des organismes parapublics et de nom- breuses organisations à but non lucratif. L’avocate constate qu’il y a eu beau- coup de développement, d’améliorations depuis quelques années : « Les gens sont beaucoup plus sensibles à ce qu’est le harcèlement. Comme je travaille autant pour les salariés que les employeurs main- tenant, j’aime sensibiliser les gens et don- ner des trucs pour favoriser la collabora- tion entre les parties », mentionne-t-elle. Actuellement faisant partie de deux conseils d’administration dont le Carre- four familial Hochelaga et Services ani- maliers de la Rive-Sud, Mme Chavez est une grande adepte de bénévolat : « Ça me permet de voir autre chose de mon travail », spécifie-t-elle. Une de ses premières expériences est à la Chambre de com- merce latino-américaine du Québec. C’est là où elle rencontre différents organismes qui la pas- sionnent, dont Concerta- tion Montréal qui fournit plusieurs formations pour apprendre comment fonctionnent les conseils d’administration : « De- puis des années, la gou- vernance me passionne. Je me fais un devoir de faire connaitre ce que nous possédons comme services en tant que Montréalais. », relate- t-elle. Mme Chavez a également fait par- tie de nombreux conseils d’administra- tion, notamment SUCO qui participe au développement de la coopération interna- tionale. Et la place de la femme dans tout ça ? « En tant que femme qui travaille dans la constitution, je me sens extrêmement chan- ceuse. Si je me compare à l’Amérique latine, la société québécoise me permet de m’épa- nouir en tant que femme. Une fois, par contre, j’ai eu une expérience désagréable plus difficile avec un patron alors que je ve- nais tout juste de commencer comme avocate : je suis partie à cause de ça. », raconte-t-elle. Composé de 30 ambassadeurs et ambas- sadrices représentant(e)s de diverses com- munautés ethnoculturelles, dont 27 ont moins de 40 ans, le Groupe des Trente voit le jour en septembre 2017. Sous l’ini- tiative Leadership Montréal et avec le soutien du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Concer- tation Montréal, ce regroupement a pour mission de promouvoir des modèles de réussite et inspirer les membres de mino- rités ethnoculturelles à s’intéresser aux enjeux de gouvernance et à siéger au sein de conseils administratifs. En 2015, les minorités visibles composaient 20,3 % de la population de la région métropoli- taine de Montréal. Pourtant, seulement 1,7 % d’entre elles occupaient des postes de haute direction ou siégeaient sur des conseils d’administration du secteur privé. Ayant déjà participé à des cohortes avec Concertation Montréal, Wendy Chavez y a vu là une opportunité unique. Après avoir passé le processus de sélection (obtention d’une lettre de recommanda- tion, remplir un questionnaire et expli- quer leur motivation personnelle), elle est emballée : « Quand j’ai réalisé que le but de tout ça était de montrer à la société que c’est possible de s’investir et de réussir, peu importe nos origines, j’étais encore plus motivée », se souvient-elle. Ce n’est pas un secret que la réalité actuelle comprend une la faible représen- tation de la diversité au sein des Conseils administratifs montréalais : c’est pourquoi le simple fait de participer à des activités de réseautage, des soirées à prédominance francophone en se rendant visible est le moyen de prédilection de Mme Chavez. Le Groupe des Trente est source de grande fierté chez l’avocate : en plus de refléter la réalité montréalaise actuelle, cela permet d’obtenir un point de vue diversifié et de donner une voix à ceux qui ne sont pas visibles : « le groupe est ma meilleure expérience bénévole à vie, l’équipe est formidable les conférences et ateliers adaptés et bien organisés : on a réellement l’impression de faire bou- ger les choses », explique-t-elle. Serait- elle prête à renouveler l’expérience au cours de l’année 2018-2019 ? « N’importe quand », déclare-t-elle le sourire dans la voix. https://concertationmtl.ca/ce-que- nous-faisons/concerter-et-connecter/ groupe-des-trente/ Le Journal de St-Michel s’est entretenu avec Wendy Chavez, Micheloise d’origine péruvienne au parcours personnel et professionnel d’exception. Avocate spécialisée en droit du travail depuis 2009, elle travaille actuellement pour l’Association des cadres municipaux de Montréal, en collaboration avec la Ville de Montréal. Faisant également partie du Groupe des Trente depuis 2017, rencontre avec une femme déterminée et inspirante. Wendy Chavez : Déterminée et inspirante JEANNE BARBEAU [email protected] Nicola Di Iorio Député de Saint-Léonard — Saint-Michel 8370, Boul. Lacordaire, 2 e étage Tél.: 514-256-4548 [email protected] Joyeuse Fete à toutes les Mamans ê TC Transcontinental a annoncé, le 27 avril dernier, la vente de 30 publica- tions, incluant 21 journaux locaux du Grand Montréal, du quotidien Métro ainsi que 8 publications de la région de Québec à la société Métro Média prési- dée par l’homme d’affaires montréalais Michael Raffoul. « Nous cédons aujourd’hui ces publi- cations à Michael Raffoul, un entre- preneur actif dans les services connexes aux médias imprimés. Son équipe et lui pourront déployer leur plan d’affaires, et ils seront secondés au quotidien par les gens de ces publications qui cumulent une expertise remarquable. », a déclaré François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental. M Michael Raffoul est également à la tête de l’entreprise Transmet Logistics & Metropolitan Media, qui assure la distribution de plusieurs journaux, dont Métro Montréal. « Nous allons tenter d’innover en pen- sant “en dehors de la boîte" pour nous assurer que nos lecteurs vont y trouver du contenu qui les intéresse », a expliqué Michael Raffoul au sujet de l’avenir des journaux locaux. Michael Raffoul, poursuit : « Il y a déjà longtemps que l’industrie des mé- dias imprimés est au cœur de nos activi- tés d’affaires. Ce lien privilégié qui nous unit nous permet de bien comprendre toute l’importance des journaux dans les communautés. » Le Groupe Transcontinental (TC) cherchait activement à se départir de ces heb- domadaires depuis l’an dernier pour se concentrer sur l’imprimerie et l’emballage. TC Transcontinental vend ses hebdos montréalais ÉCONOMIE Michael Raffoul et son épouse Laini Bootsma ont rencontré leurs nouveaux employés quelques minutes après l'annonce de la transaction. ENTREVUE Journal de Saint-Michel | 9 mai 2018 | Groupe des Trente * Wendy Chavez
  • date post

    17-Aug-2020
  • Category

    Documents

  • view

    3
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of ENTREVUE Wendy Chavez : Déterminée et...

9 mai 2018_Journal de St-Michel.pdf8 -
Wendy Chavez habite à Montréal depuis 15 ans. Péruvienne d’origine, elle prend la décision de venir s’établir au Canada après avoir commencé son Bac en droit. Malheureusement, comme beaucoup d’autres immigrants, la reconnaissance des cours à l’étranger est très difficile : te- nace, elle prend la décision de tout recommencer à Montréal, à l’âge de 22 ans.
Mme Chavez apprend le français en neuf mois, commence son Bac en droit à l’Université de Montréal qu’elle termine en trois ans et réussit l’examen du Barreau : « C’était tout un défi parce que quand je suis arrivée ici, je voulais créer mon propre réseau. Comme je fais partie de la première génération d’immigrants, je trouvais dif- ficile de me faire des liens, des contacts au début », souligne-t-elle. Son premier emploi à Montréal où elle commence sa carrière est pour le Groupe d’aide et d’information sur le harcèlement sexuel au travail. Pendant 2 ans, Wendy Cha- vez s’occupe de recevoir les salariés vic- times de harcèlement et les défend. Au fil du temps, Mme Chavez occupe divers postes, notamment en tant qu’avocate- conseil, recherchiste et formatrice auprès des organismes parapublics et de nom- breuses organisations à but non lucratif.
L’avocate constate qu’il y a eu beau- coup de développement, d’améliorations depuis quelques années : « Les gens sont
beaucoup plus sensibles à ce qu’est le harcèlement. Comme je travaille autant pour les salariés que les employeurs main- tenant, j’aime sensibiliser les gens et don- ner des trucs pour favoriser la collabora- tion entre les parties », mentionne-t-elle.
Actuellement faisant partie de deux conseils d’administration dont le Carre- four familial Hochelaga et Services ani- maliers de la Rive-Sud, Mme Chavez est une grande adepte de bénévolat : « Ça me permet de voir autre chose de mon travail », spécifie-t-elle.
Une de ses premières expériences est à la Chambre de com- merce latino-américaine du Québec. C’est là où elle rencontre différents organismes qui la pas- sionnent, dont Concerta- tion Montréal qui fournit plusieurs formations pour apprendre comment fonctionnent les conseils d’administration : « De- puis des années, la gou- vernance me passionne. Je me fais un devoir de faire
connaitre ce que nous possédons comme services en tant que Montréalais. », relate- t-elle. Mme Chavez a également fait par- tie de nombreux conseils d’administra- tion, notamment SUCO qui participe au développement de la coopération interna- tionale.
Et la place de la femme dans tout ça ? « En tant que femme qui travaille dans la constitution, je me sens extrêmement chan- ceuse. Si je me compare à l’Amérique latine, la société québécoise me permet de m’épa- nouir en tant que femme. Une fois, par contre, j’ai eu une expérience désagréable plus difficile avec un patron alors que je ve- nais tout juste de commencer comme avocate : je suis partie à cause de ça. », raconte-t-elle.
Composé de 30 ambassadeurs et ambas- sadrices représentant(e)s de diverses com- munautés ethnoculturelles, dont 27 ont moins de 40 ans, le Groupe des Trente voit le jour en septembre 2017. Sous l’ini- tiative Leadership Montréal et avec le soutien du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Concer- tation Montréal, ce regroupement a pour mission de promouvoir des modèles de réussite et inspirer les membres de mino- rités ethnoculturelles à s’intéresser aux enjeux de gouvernance et à siéger au sein de conseils administratifs. En 2015, les minorités visibles composaient 20,3 % de la population de la région métropoli- taine de Montréal. Pourtant, seulement 1,7 % d’entre elles occupaient des postes de haute direction ou siégeaient sur des conseils d’administration du secteur privé.
Ayant déjà participé à des cohortes avec Concertation Montréal, Wendy Chavez y a vu là une opportunité unique. Après avoir passé le processus de sélection (obtention d’une lettre de recommanda- tion, remplir un questionnaire et expli- quer leur motivation personnelle), elle est emballée : « Quand j’ai réalisé que le but de tout ça était de montrer à la société que
c’est possible de s’investir et de réussir, peu importe nos origines, j’étais encore plus motivée », se souvient-elle.
Ce n’est pas un secret que la réalité actuelle comprend une la faible représen- tation de la diversité au sein des Conseils administratifs montréalais : c’est pourquoi le simple fait de participer à des activités de réseautage, des soirées à prédominance francophone en se rendant visible est le moyen de prédilection de Mme Chavez.
Le Groupe des Trente est source de grande fierté chez l’avocate : en plus de refléter la réalité montréalaise actuelle, cela permet d’obtenir un point de vue diversifié et de donner une voix à ceux qui ne sont pas visibles : « le groupe est ma meilleure expérience bénévole à vie, l’équipe est formidable les conférences et ateliers adaptés et bien organisés : on a réellement l’impression de faire bou- ger les choses », explique-t-elle. Serait- elle prête à renouveler l’expérience au cours de l’année 2018-2019 ? « N’importe quand », déclare-t-elle le sourire dans la voix.
https://concertationmtl.ca/ce-que- nous-faisons/concerter-et-connecter/ groupe-des-trente/
Le Journal de St-Michel s’est entretenu avec Wendy Chavez, Micheloise d’origine péruvienne au parcours personnel et professionnel d’exception. Avocate spécialisée en droit du travail depuis 2009, elle travaille actuellement pour l’Association des cadres municipaux de Montréal, en collaboration avec la Ville de Montréal. Faisant également partie du Groupe des Trente depuis 2017, rencontre avec une femme déterminée et inspirante.
Wendy Chavez : Déterminée et inspirante
JEANNE BARBEAU [email protected]
[email protected]
ê
TC Transcontinental a annoncé, le 27 avril dernier, la vente de 30 publica- tions, incluant 21 journaux locaux du Grand Montréal, du quotidien Métro ainsi que 8 publications de la région de Québec à la société Métro Média prési- dée par l’homme d’affaires montréalais Michael Raffoul.
« Nous cédons aujourd’hui ces publi- cations à Michael Raffoul, un entre- preneur actif dans les services connexes aux médias imprimés. Son équipe et lui pourront déployer leur plan d’affaires, et ils seront secondés au quotidien par les gens de ces publications qui cumulent une expertise remarquable. », a déclaré François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental.
M Michael Raffoul est également à la tête de l’entreprise Transmet Logistics & Metropolitan Media, qui assure la distribution de plusieurs journaux, dont Métro Montréal.
« Nous allons tenter d’innover en pen- sant “en dehors de la boîte" pour nous assurer que nos lecteurs vont y trouver du contenu qui les intéresse », a expliqué Michael Raffoul au sujet de l’avenir des journaux locaux.
Michael Raffoul, poursuit : « Il y a déjà longtemps que l’industrie des mé- dias imprimés est au cœur de nos activi- tés d’affaires. Ce lien privilégié qui nous unit nous permet de bien comprendre toute l’importance des journaux dans les communautés. »
Le Groupe Transcontinental (TC) cherchait activement à se départir de ces heb- domadaires depuis l’an dernier pour se concentrer sur l’imprimerie et l’emballage.
TC Transcontinental vend ses hebdos montréalais
ÉCONOMIE
Michael Raffoul et son épouse Laini Bootsma ont rencontré leurs nouveaux employés
quelques minutes après l'annonce de la transaction.
ENTREVUE