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  • . J)

    Programme des Nations Uniespour le dveloppementlment Fonds spcial

    Organisation des Nations Uniespour l'ducation, la scienceet Ja culture

    17

    cole normale suprieureYaound,Cameroun

  • cole normale suprieure, Yaound, Cameroun

    /\

  • cole normale suprieureYaound, Cameroun

    Rapport tabli l'intention du gouvernementdu Cameroun par l'Organisation des NationsUnies pour l'ducation, la science et la cultureagissant en qualit d'agent charg de l'excu-tion du projet pour le compte du Programmedes Nations Unies pour le dveloppementpour la priode 1961-1968.

    17

    Programme des Nations Unies Organisation des Nations Uniespour le dveloppement, pour l'ducation, la sciencelment Fonds spcial et la culture

    J

  • Unesco - PNUD, lment Fonds spcialNumro de srie du rapport : 17cole normale suprieureYaound, Cameroun

    Publi en 1969 par l'Organisationdes Nations Uniespour l'ducation, la scienceet la cultureplace de Fontenoy, 75 Paris-76Firmin-Didot Imprimerie Alenonnaise FR/Unesco/UNDP/SF

    .JUnescQ 1969. BMS.69/H.17/E . _ . . . . - - - - - - - -CMR.2 . . . - - .

  • Prface

    En novembre 1965, l'Assemble gnrale del'Organisation des Nations Unies a dcid defaire fusionner les deux organismes existantsd'aide au dveloppement le Programmelargi d'assistance technique (cr en 1950) etle Fonds spcial (cr en 1959) en une seuleentit connue maintenant sous le nom de Pro-gramme des Nations Unies pour le dvelop-pement. Cette fusion a eu lieu en janvier 1966.

    Le PNUD aide les pays en voie de dvelop-pement dans leurs efforts pour tirer le maximumde leurs ressources humaines et naturelles. Acette fin, le PNUD et les institutions spciali-ses du systme des Nations Unies travaillent,avec les gouvernements intresss l'excutionde projets prioritaires de prinvestissement etd'assistance technique. Dans le secteur duprinvestissement, le PNUD aide les gouver-nements : faire l'inventaire de leurs ressourceset l'tude des possibilits pratiques de leur miseen valeur, afin d'en dterminer le potentielconomique et d'en organiser une exploitationjudicieuse; crer ou renforcer les tablis-sements d'enseignement permanents qui doi-vent fournir ces pays le personnel qualifidont ils ont besoin dans leur effort de dvelop-pement; tablir des centres de recherchepour la mise au point et l'application de nou-velles techniques dans l'industrie, l'agricultureet divers autres domaines.

    Ces projets de prinvestissement sont ex-cuts en rponse la demande prcise des tats

    intresss. L'assistance est fournie des finsbien dtermines et pour une priode de tempslimite. Le gouvernement participant contri-bue largement l'excution du projet en four-nissant du personnel, des locaux, ainsi que lesbiens et les services qu'on peut trouver sur place.Le PNUD, quant lui, assume habituellementtous les frais concernant le personnel interna-tional, les bourses accordes dans le cadre duprojet au personnel homologue de niveausuprieur et le matriel.

    Dans la presque totalit des cas, le PNUDconfie l'excution des projets de prinvestis-sement une organisation charge de l'excu-tion , choisie parmi les institutions du systmedes- Nations Unies. L'organisation charge de

    _,- l'excution surveille et dirige les travaux prvusdans le plan d'oprations. Elle recrute galementdes experts internationaux, forme du personnelnational et assure la fourniture du matrield'importation. Une fois les oprations termi-nes, elle prsente au gouvernement participantun rapport final o elle dcrit les travaux effec-

    ' tus, value les rsultats obtenus et formule desrecommandations quant aux mesures ult-rieures que le gouvernement pourrait entre-prendre.

    Dans le cas prsent, le gouvernement duCameroun, avec l'aide de l'Unesco et du PNUD,a cr une cole normale suprieure Yaound.Le rapport final sur ce projet rend compte desrsultats de ce travail collectif.

  • Vue arienne de l'ensemble des btiments de l'cole normale suprieure.

  • E R R A T AP. 14Sous Le dveloppement des effectifs del'cole , 4e ligne, lire page 15 au lieu de page 16.

    P. 39Sous Annexe IV , rubrique Mathma-tiques II , dernire colonne, lire 9 au lieu de 8.

    P. 41Sous I. Dpenses prvues et ralises , der-nire colonne, rubrique Total , lire 1 207 393au lieu de 207 393.

    P. 43Sous Effectifs et diplms de l'ENS de 1961 1968 , colonne 1967/68 , rubrique An-nexe Bambili , ajouter 15.

  • Table des matires

    Introduction

    I. Origine et caractristiques du projet

    II. La vie du projet

    III. valuation

    IV. Recommandations et conclusions

    La situation du Cameroun et les perspectives moyen terme au moment de la cration del'cole normale suprieure 11La demande d'assistance 12Grandes lignes du plan d'oprations 12

    La mise en route du projetLe dveloppement des effectifs de l'coleLes enseignants, les boursiers et les homologuesLes relations avec l'universit, le programmedes tudesLa place de l'anglais dans l'enseignement del'cole et la cration de l'annexe de Bambili(Cameroun occidental)L'Institut pdagogique nationalBtiments et quipement

    Le succs du projetLes finances du projet

    141415

    16

    181920

    2123

    24

    Appendice A I. Plan d'oprations 28II. Avis d'ajustement n 3 33

    Appendice B I. Dpenses prvues et ralises 41II. Experts de FUnesco 41III. Professeurs nationaux (homologues)

    attribus par le gouvernement camerounais 41IV. Boursiers 42V. quipement 42VI. Effectifs et diplms de l'ENS de 1961

    1968 43

  • Introduction

    L'cole normale suprieure, cre pour faireface aux perspectives d'volution de l'enseigne-ment primaire et secondaire traces par lepremier plan quinquennal de dveloppementdu Cameroun, a ouvert ses portes en novembre1961. Elle a bnfici de l'aide du Fonds spcial,l'Unesco exerant les fonctions d'agence d'ex-cution, ainsi que de l'aide du Fonds europende dveloppement.

    Cette cole rpondait l'imprieux besoinde fournir au Cameroun un corps enseignantqualifi qui permette de dvelopper l'enseigne-ment du second degr, encore embryonnaire cette poque et dpendant peu prs complte-ment de l'aide trangre. Elle tait galementcharge de former des inspecteurs de l'enseigne-ment primaire, des professeurs de pdagogieet des directeurs de centres de formation ducorps enseignant primaire.

    Le plan d'oprations fixant la nature et ledroulement de l'aide prvoyait une assistancede six ans comprenant la fourniture : d'uncorps d'experts internationaux chargs de l'en-seignement et de l'organisation administrativede l'cole; d'une bibliothque et d'un matrielscientifique et audio-visuel correspondant aux

    exigences de l'enseignement suprieur moderne;de 12 bourses de 24 mois chacune, destines la formation l'tranger des professeurs came-rounais chargs de remplacer les experts del'Unesco.

    La dure de l'aide du Fonds spcial se rvlaassez tt insuifisante, tout spcialement en cequi concerne la formation des homologuescamerounais.

    Au cours de la cinquime anne du projet,le Fonds spcial, sur la base d'un rapport duconseiller technique principal et la demandedu gouvernement camerounais, accepta deprolonger son aide d'une anne : six expertstaient maintenus en fonction pendant un an;le crdit d'quipement tait augment de 11,6 %;sept bourses nouvelles de 24 mois chacune taientaccordes, destines la formation l'trangerde sept professeurs camerounais supplmen-taires.

    L'assistance technique du Fonds spcial etde l'Unesco prenait ainsi fin en septembre 1968en ce qui concerne l'quipement de l'cole etl'octroi d'experts, et se prolongeait jusqu'enseptembre 1970 en ce qui concerne les boursesde formation.

  • I. Origine et caractristiques du projet

    La situation du Camerounet les perspectives moyen termeau moment de la crationde l'cole normale suprieureDans sa requte adresse au Fonds spcial de-mandant la cration d'une cole normale sup-rieure, le 13 septembre 1960, le gouvernement duCameroun rsumaitla situation de l'enseignement.

    Selon les derniers recensements, la popula-tion du Cameroun pouvait tre estime 3300000 habitants; le nombre des lves descoles primaires (un tiers tait des colespubliques et deux tiers des coles prives),atteignait 350000. Le second degr comptait7 000 lves dans les cours complmentaires,les lyces et les collges. En admettant que lapopulation scolarisable s'levt approximati-vement 18 % de la population totale, ondduisait des chiffres prcdents un taux descolarisation de 58 %. Quant aux 7 000 lvesdu second degr, ils reprsentaient 2 % deseffectifs de l'enseignement primaire; la faiblessede ce dernier taux justifiait l'effort entreprispar le gouvernement pour former des matrespermettant le dveloppement de l'enseignementdu second degr. Selon la requte, il y avait cette poque au Cameroun six tablissementsd'enseignement secondaire long, dont un lycetechnique et un lyce de jeunes filles, et qua-torze tablissements d'enseignement court, dontquatre destins devenir des collges enseigne-ment long. Les perspectives de l'poque per-mettaient d'estimer ainsi ce que pourrait trel'enseignement secondaire en 1970.

    Perspectives pour 1970 (Cameroun oriental1)Population, 3 700 000 habitants (4 000 000 en

    1967).Effectifs de l'enseignement primaire, 550000

    lves (634000).Progression annuelle, 10 000 (30 000 40 000).Effectifs des CM2 (6e anne), 37500 lves

    (41 000).

    lves s'orientant vers le second degr, 9 000(13 000).Soit : Enseignement secondaire, 8 000 (9 000).

    Enseignement technique, 1 000 (4 000).Besoins en professeurs pour 1970Enseignement secondaire, 1 300 (1 230).

    Soit : Premier cycle, 900.Deuxime cycle, 400.

    Enseignement technique, 200 (446).Soit : Premier cycle, 150.

    Deuxime cycle, 50.(Les chiffres entre parenthses sont ceux del'anne scolaire 1966/67. Ils sont tirs del'Annuaire statistique pour 1966/67).