E.caustier - Botanique (1908)

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    BOTAI\IOT]rA L'USAGE DES TvBs

    DE LACLASSE DE CII\QUIME A

    PARE. OAUS'fIERProfesseur aux lvces Saint-Louis et Henri IV.

    oNzrue orrtoN

    PARISVUIBERT ET I\ONY NITEURS63, BoulnvARD Sanr-GERMATN, 63t gOs

    (Tous droits rservs.)

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    OUVRAGES DU MME AUTEURPOUR DTSTRIBUTIONS DE PRIX

    L'IIomme et les Animaux. Un trs beau volume lg/{3"-, illustr,titrerougeetnoir r. .. Zfr.25Reli toile, fers spciaux, tranches dores. 3 fr. ,,Les Pierres et les Plant,es.- Vol .lgll3'', illrrstr, titre rouge et, noin,broch. . . 2 fr. tiOReli toile, fers spciaux, tranches dores. g fr. 50ta Vie et la Sant Un trs beau vol ume {g / l 3"-, illustr, titrerouge et noir, broeh. 3 fr. U0Reli cuir rouge souple, coins, tte dore. . . . . b fr. Dtes Entrailles de la Terre (couronn par I'Acacl mie franaise).vol. 3llzt"- cle 4gt pages, avec 40g grav.,3" clit. Broche. r0 fr. ,,Reli toile, fers spciaux, tranches dores. . . 1,4 fr. DReli dos et coins maroquin, tte clore. . . {g fr. D

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    PROGRAMME OFFICIELtud. extr.ieure des diffrents organes d'une plante fleur.Flacine : ramifications, radicelles, poils absorbants, coiffe. -Bouturage; marcottage. 'Tige : tiges rampantes, tiges grimpantes; rhizomes . - Troncs

    d'arbres I ,on d.'accroissement, ur et aubiet', - Quel-ques notions sur les usages du bois.Feuitle Mot{i{ications principales des feuilles . - Bour-g"eons Rgions de la racine, de la tige ou des feuillesemployes comme aliment.Fleur Constitution gnrale de la fleur Formation gra-duelle des parties de la fleur par les feuilles.-

    Diversessortes de fleurs Inflorescences. Transformation dela fle ur en {'t'rt i t .Fruit. - Constitution des principaux fruits alimentaires.Graines. - Graines alimentaires. - Germination.Grandes divisions du rgne vgtal.Pltanrog&mes Dicotyldones: aptales, dialyptales,gamoptales N[onocotyldoneso - Gymnospermes.Etud. de quelques farnilles au moyen de plantes choisies parmiles plus comrnunes ou les plus importantes dans la rgionde chaque tablissement.Cryptog'e.rnes. - Fougres, prles, lycopodes. - Mousses.Algues. - Champignons, espces vnneuses et cortes-tibles.

    Plantes caractristiques des diverses rgions du globe.Il a t employ dans I'impression de cet ouvrag'e deux genres decaractres : en g'ros texte est expose la partie e ssentielle du cours ; enpetits caractres sont les renseignements complmentaires dont lalecture intressera l'1ve et lui sera toujours d'une relle utilit.Dans cette seconde partie, disions-nous dj en publiant la premire

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    VI6dition, . l'aut,eur, l'issant de ct les dtails anatouriques l"op arides'a vouru faire connat'e aussi simprement que possible certaines planteset certains produits vgtaux utiriss .o,i"o*ment soit dans I'alimen-talion, soiI dans I'inlustrie, et qu'un enseignement soucieux des."ig*rr"", de la vie moderne ne doif pas ngliger' " C'est pour cetteraison gu,on avait fait une ftu"" go:.r l^" lio"" a ertains dtails relatifs,pat ex.rnple, Ia prot*rror,. d.u Caf, du Th, clu Cacao, du Caoutchouc'ou bien ra curture de certaines crales ou de certains fruits. commcces notions viennent cl,tre introduites dans les nouveaux programmestles lves y prteront encore plus d'attention'Drautre po"t, fu descliptiot ae quelques car.ctres conYcnablementchoisis permetira l'rve de reconnatre facilement la plupart desplantes v.neuses communes. Enfi.n rusage d'un tableau plac la finde cet ouvrage et rsumant les caractres des principaux arbres, rendrirprus attrayani., ul plus instructives encore les promenades travers leslh"-pt et les bois.

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    cotlns nn[lnnnlilan Da $cr$Ncns NATUn[[tt$

    BOTAI\IQUEIES PTANTES

    lLa Botan,que est la partie des sciences naturelles qui a pourobjet l'tude des plantes.Caractres Ennaux des plantes. - Nous avons vu dans leCours de Zoologie gue les vgtaux comme les animaur. sont biendes tres vivants.Mais il existe une diffrence essentielle entre les vgtaux etles animaux : les vgtaux trouvent leur nourriture sur place,dans le sol par leurs racines et dans I'air par leurs feuilles, aussiils sont immobiles et insensib/es; les animaux, au contraire, vont la recherche de leur nourriture, aussi ils sont dous de mou-vement et de sensibilit.Cette diffrence, bien que gnrale, n'est pas absolue. Certainesplantes, etr effet, peuvent se mouvoir et paraissent sensibles,irritables. Tels sont la Sensitive, le Drosera, la Dione attrape-mouches et quelques autres.La Sensitive a les feuilles qui se reploient au moindre choc, au

    c )ung ltrr, DE sctENC. NAT. I

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    2 BOTANIQUEmoincire souffle (frg . I) , comme si elles taient sensibles ; onpeut mme supprimer cette irritabilit, endormir la plante en{uelque ,sOrte cornme on endort un homme , ou un animalr 11ptnt dans son voisinage une ponge imhibe de chloroforlne(frg,2). La plante, comme le bless que le chirurgien va oprer,

    Fig. l. - Rarneau de Sensitiye. Fig. 2. - Sensitive anesthsidepar le chloroforme.est prive de tout mouvement, de toute sensibilit : elle estendormie ou, comrne on dit plus exactement, anesthsie.Le rnouvement de la Sensitive peut mme se transmettre d'uneplante une autre par le moindre contact. C'est ainsi que dans l'Am-.iique du Sud, o les Sensitives croissent en abondance, le p&ssaged'un cavalier est visible de loin par une sorte de sillage que laissentdemire lui les ondulations des Sensitives.

    Certanes plantes, comme le Drosera et la Dione attrape-mouches, peuvent saisir et digrer des Insectes : d'o leur nomil. plantes carnivores. C'est ainsi que la Dione (fr,g" 3) porte I'extrmit de ses feuilles deux panneaux runis par une sortede charnire et garnis Ce poils raides; la surface de ces pan-neaux se trouve un liquide visqueux qui attire les lnsectes et lesenglue. Ds qu'une Mouche, Pf exemple, vient se poser Surcet appareil, les deux panneaux se redressent, se rappl'ochent,entrecroisent leurs poils et font ainsi prisonnire la Mouche,dont la chair va tre digre par la feuille avec la mme facilit 'que I'estomac des animaux digre un morceau de viande.

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    tBS PTANTESIlivision de ta Botanique. Nous partagerons l'tudeBotanique en deux parties :

    I'ig. 3. - Une plante carnivore : la Dtone attrape-nzotuches.{o l.,'tude sommaire d'une plante fleurs;lo L'tude des diffrents grlupes d,e plantes qui composentrgne vgtal.

    3de la

    1e

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    PREMIERE PARTIEruon D'uNE PtaNTE A rl.EURs

    Les dlffrenls organes de la plante 'Pour bien cont-predre quels sont les divers organes tl'une plante et commentilr r* dveloppent, il suffit de prendre une graine de Ilaricoto Ptrexemple, et di ta placer dans un verre contenant de la mousseou clu sable humicles. On abandonne le tout la tempratureorclinaire d'une chambre, et au boutcle quelques jours on voi[ germer la

    Fig. 4. - Germination du tlaricot.

    graine, c'est-.dire que la petite plante clui ttrit contenue dansiu graine se dveloppe et grandit rapidement en donnant lestrois parties essentielles de la plante (fr'g' 4) :{o iu rcrcine, qui s'enfonce dans le sol pour y puiser les ali-ments ncessaires la nutrition de la plante ;zo L tige, qui se dresse dans I'air et se ranrifie en nombreusesbranches qui porteront les feuilles ;

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    t.A RACITE$o Les feuilles, Qui sont, de petites larues prlatics et coloresen vert.Ces trois organes, racine, tige et feuilles, servent surtout lanutrition de la plante et constituent ce qu'on appelle l'appareilag e tatif .Lorsque la plante aura atteint sa taille dfinitive, on verraapparatre de nouveaux organes qui serviront reproduire laplante : c'est la fleur oa appareil reprod,ucteur. Puis ies fleurs sefaneront bientt, formeront les fruits qui mriront et I'int-rieur desquels se dvelopperont les graines. L'une de ces graines,place dans des conclitions favorables, pourr& alors gui*u, etdonner une nouvelle plante semblable la prcdent, et ainside suite.Nous allons tudier successivement chacun de ces organes :racine, ti,ge, feuille et fleur; et pour chacun d'eux nous examine-rons : Lo ses coractres eterieurs 12o sa structure interne; Bo sonrlc dans la vie de la plante.

    CHAPITRE PREMIERLA RACINE

    S l. - Caractres extrieurs.Quand on fait germer une graine dans de bonnes conditions,ta racine est le premier organe qui apparat. Examinons cettejeune racine avec attention. Elle prsente son extrmit unepartie rsistante et de coloration fonce : c'est la coiffe; au-dessusse trouve un fin duvet form de nombreux poils appels poilsabsorbants; enfin une rgion dpourvue de poils et dbspectlau-ntre se trouve au-dessus des poils absorbants. Tel urf I'orpectextr'ieur d'une racine.coiffe. La coiffe (frg. b) est une sorte de capuchon qui pro

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    6 BOTANIQUEtge I'extrmit de la racine ; de sorte que celle-ci peut s'allongeret s'enfoncer dans le sol sans tre dchire par les fragments de

    pierres qu'elle rencontre. Cette protection estutile, c&r, nous le verrons plus loin, c'est par sonsommet que la racine s'accrot en longueur.Les plantes aquatiques, comme la Lentille dleaupar exemple, ont une coiffe ordinairement biendveloppe et qui protge I'extrmit de la racinecontre les nombreux tres vivants qui pullulentdans l'eau.Fis b uno Ji':,Ti'ffi;l;,T;: 1i"'i':'::inllo 'j]eune racine' *-iiur* nutritives du sor. petits et fins, ils don-nent un aspect velout la rgion de la racine qui les porte.Ils sont d'autant plus longs qu'ils sont plus loigns de la coifle ;puis ils cessent brusquement. La partie suprieure de la racinene porte pas de poils; mais elle en a port, ainsi que le mon-trent les cicatrices qu'ils ont laisses en tombant.A mesure que la racine s'allonge, les poils se fltrissent dansle haut, tandis qu'il en apparat de nouveaux dans la rgion inf-rieure. Il en rsulte que les diffrents niveaux du sol sont suc-cessivement explors et puiss per les poils absorbants.Direetion et eroissanee de la raoine La racine se dirige

    .Iigetouj ours aerticalement et de haut en bas,mme lorsqu'elle s'enfonce dans un milieudfavorable.

    On peut le montrer par I'exprience suivante dite dui i pot renuers (fi9. 6) : onf; sme une graine dans unFig. 6. Exprionco Fig. ?. - une racino pot qu'on renverse en ayantdu pot renvers. place horizontale- soin, I'aide d'un grillage'ment se recourbe. d'empcher la terre de tom-ber; la racine descend alorsverticalement vers le bas et dans I'air, tandis que la tige se dirige versle haut ct dans la terre.D'autre part, si I'on place une racine horizontalement sur le sol, onvoit la pointe de la racine s'inflchir pour soenfoncer vert,icalement et dehaut en bas dans le sol (frg . l).Pour savoir o se fait I'accroissement en longueur de la racirie,

    ""-.Racine

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    7on .prencl une racine jeune, celle L'uno llve qui germe, p&rexemple ; puis on trace avec un vernis noir des traits quidis- B tants de '/-, centimtre partir du sommetryH 1.-trv (fr9- 8, A). Au bout de 24 heures, otr constate_ | I I I que le premier centiintre seul s'est allongotn fJtu ffig. g, B). c'est donc clans le premier centi-,, l-_l L.|,, rntre que se produit I'accroissement.I I | i.' si I'on fait la mme exprience en partageantt Hf rolr le premier centimtre en dix intervalles gauxEls trl r millimtre, on constate, u bout d,e 2h heu-^ IJ a fJ res, cJue ce sont les divisions z, 3 et h qui onts f{ subi la croissance la plus considrable.| | La croissance de la racine est donc presquetf,lJ terminale; aussi, o coupant le premier centi-I I mtre d'une racine, or empche cet organe dell s'allonger.1u

    Fig 8 - Accrois- ".Jf, J',i3;fl ii,33"JJili::i,ir"l-jf:tffi,[;emett de la raen longueur. crne dans ,rn "eitoin sens, par exemple dans un sol qui neserait pas suffisamment nutritif dans la profondeur,Ramifieatlon de la raeine : radieelles. Au bout d'un cer-tain temps, la racine ne reste pas simple, elle se ramifie. Les

    ..Racines'advenlives--.Racine prinapale

    F'ig. 9. -- Les radicelles. Fig. 10. - L,cs racines adventives du Lierro.

    )Radicelles

    racines qui naissent ainsi sur(fr9 . 9) sont appele s rctdicelles.Comme la racine principale,

    les. cts de la racine principaleces radicelles portent une coiffe

    v

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    8 BOTANIQUEet.cles poils absorbants; nrais au lieu de se diriger verticalement,elles ont une direction un peu oblique.Raeines ndventives. Certaines racines, u lieu cle natreSur la racine principale, se dveloppent sur la tige; ce sont desiacines ad,uentil)es. Telles sont les nombreuses racines qui se dve-

    Frg. ll. - Ractnes advcntivcs rltt l"iguier dcs Ban;'atrs'

    loppent sur la tige du Liepe (frg. l0) et qui serYent de cram-po"r pour fi*er iette plante le long des arbres ou des rocSers'Telles sont encore les racines qui se produisent sur la tige ram-pante du Fraisier \fr7. 32).Le fame tx Figu,ier cl,es Banyans (frg. tl fgurnit aussi de nombreusesracines adventiies qui descedent "des branches et viennent s'enfoncerdans le sol, s'y nourrir et prendre un dveloppement tel qu'e1les ontl,aspect de trLsmultiples : d'ou le nom d,e Mrii.pliant ou d'-4rbre'fort

    donn re figuier. Ct arbre, en effet, est comme une petite fort qui

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    t,T RACINB 9.parfois peut couvrir une surface circulaire de plus fle ti00 mtres de tlia-mtre. Il est particulirement, vrlnr des lndiens, qui le c:onsacrent ouculte d u dieu Vichnou ; aussi le transforment-ils iouvent en pagodes,d'ou fe norn de Fiqu.ier des pagodes sous lequet on le dsigne prfois._ La'Vanille,, dcint nous parlerons plus tard ef qu'il est facil tl'o-bserverdans :les serres des jardins botaniques, au Nlusum par exemple, met,aussi le long de sa tige des racines adventives qui pendent dans I'aire[ y puisent leur nourriture.Diffrentes formes de raeines. L'ensemble d'une racineet de ses radicelles peut pr-senter diyers aspects.Si la racine principale sedveloppe beaucoup plus' qrr. les raclicelles (fr,g. 2,A), on dit que la racine estpi'uotanle. Exemples : la Ca.rotte, le Pois, la Luzerne,etc.Si, au contraire, les r.adi-celles sont aussi dveloppesB), on dit que la racine estTandis que la racine pivol,ante de la Luzerne ou cle la Betterave s'en-fonce prol'ondment et va puiser le sol rJnns la prolbldeur, la racine

    I'ig. I?. - Racines pivotanto et fascicule.que la racine principale (fug. 12,fasciculee. Exernple : le Bl.

    fascicule du Blti, au contraire,oppauvrir le sol en surfaee. LeFig. la. - Disctte blanche de Silsie:

    s'tale une faible profonderr "t vcultivateur doit donc, dans un mmeIrig. 13. * Disette corno do buf.

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    {0 BoTANTQUEcharnp, alterner les cultures et faire succder le Bl la Betterave, aflnd'obtenir de bons rsultats, tout en conomisant les eng.rais : c'est cegu'on appelle, en agriculture, faire des asso lemerrtso r

    Enlin, certaines racines se renflent beaucoup, parce qu'ellescontiennent une provision norme de nourriture qui serviraplus tard la plante pour former ses fleurs et ses graines. Cesracines sont dites tuberculeuses. Telles sont celles de la Betterave,du Radis, du Navet.La nourriture accumule dans le renflement, varie mme ehez desplantes voisines. C'est ainsi que Ia Betterave appele D,isett.e corne clebuf d cause de sa forme (frg.13) est trs riche en nrat,ire nutritiveazote : aussi I'utilise-t-on pour I'alimentation du btail ; tandis que la,Betterave dite Disette blanche de Sil{Le (/tg. 14) est gorge ae matiressucre$ : d'ou son emploi dans la fabrication du sucre. La premire estlongue et nterge moiti de terre ; la peau est rouge et la chair blanche.La seconde est plutt petite, la peau est blanche et le feuillage tal;'est d'elle que drivent la plupart tles varits cultives en France et enAllemagne et dont quelques-unes peuvent contenir jusqu' t5 l "/ode sucre.S 2. - Structure interneSi I on observe une racine coupe

    -.--Ioils absorbants

    de la racine.transversale ment (fr,9 . { 5) ,on clistingue nettementtrois rgions : 4,o une r-gion externe qui porte lespoils absorbants, et quipour cette raison est ap-pele assise piltfre; 2o unergion plus interne et pluspaisse appele corce;30 une partie centrale,appele cyl'inclre central,clans laquelle on peut

    .Jlssise piliferc

    Fig. rb. - coupe,#ffJ"sare d'une jeune iffi::".itn.riT ,#j:t:;vaisseaux clestins trans-porter vers la tige et les feuilles la sve absorbe par la racine,

    gcoFce6,,^Y

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    tA RACINE

    S 3. Rle de la racine.{o La raeine fixe la plante. - Il est vident que la racine, ens'enfonant dans le sol, fixe solidement la plante, et cela d'au-tant mieux qu'elle pntre plus profondment. C'est ainsi quele Chne, par exemple, cause de ses racines profondes, rtisistemieux la tempte que le Peuplier ou le Htre, dont les racinesfascicules s'talent une faible profondeur.I-,,es racines adventives du Lierre servent aussi, cornme nousI'avons vu, fixer la plante en se transformant en cralnpons.2o La raeine absonbe les matires nntritives drr sol C'estle rle le plus irnportant de la racine. Tout le monde sait, eneffet, que si I'on coupe la racine d'une plante, celle-ci meurt;de mme si l'on veut qu'une plante puisse supporter une sche-resse prolonge, il faut arroser la racine, sinon la plante ne taf-

    derait pas mourir. Donc, la racine sert nourrir la plante enabsorbant les rnatires nutritives contenues dans le sol.Cette absorption se fait par les poils absorbants.Pour le dmontrer, on fait I'exprience suivante : on prend trois plantesidentiques qu'on place dans des vases diffrents et de faon diffrente. Lapremire (ft9. 16, A) asa racine qui plongeentirement dans I'eau I

    I a seconde (frg. 16, B)a seulement la coiffeplonge dans I'eau Ienfin la troisime (frg.16, 0) & la rgion despoils absorbants seuleplonge dans I'eau. Onprend soin de recouvrirI'eau d'une couched'huile destine em-pcher I'eau de s'va-porer et par suite depntrer dans la plante l'tat de vapeur. Au bout de quelques heures la premire plante et latroisime ne se fanent pso tandis gue la deuxime, qul a ses poi.sabsorbants en dehors de I'eau, se fltrit et meurt. Donc, les poils allsor-bants, seuls, absorbent les liquides et mritent bien le nom qu'on leur adonn.

    r{

    ABCFig. 16. Exprience montrant que I'absorptionse fait par les poils de la racine.

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    ,,2 BoTANIQUELes poils peuvent mme absorber cles corps solitles, commeles calcairesf les phosphates, en les dissolvaut, en les digrant cn

    quelque sorte.L'exprience suivante le montre : on sme Sur une pla;ue de marbre'recouverte de sable humide, cles graines qui vont gernl-r et dont lesracines en se dveloppant vont corioder le marbre e[ s'y incruster. C'es[que les poils absorbants lburnissent un suc digestif spcial ayant desproprits qui rappellcnt celles des sucs digestifs de I'llomlne ou desanim&ux.Enfin, la racine respire comme les autres par[ies de la planl'e;elte absorbe clonc I'oxygne de I'air qui existe dans le sol.C,est pour cette raison que la culturc tloil s't'fiorcer de faciliter I'accsde I'air dans le sol. O" j' arrive par lc laltour et par le drainage'.quifavorisen[ la circulation de l'air. 'est enL:0re pour ce nr.lif quc l'onplace des grilles ilu pietl des arbres) sur les boulevartls, afin d'enrt'clrerle pitinement du =1, ,,e qui le tasserait et le rendrait irnpermable.Toutes les matires Pui-0 La raeine transPorte la sr'eses par la racine clans le solsont designees sous le nom rlesue brut. Cette sve, une loisabsorbe par les PoiIs (/irt. 11),traverse l'corce et arrive dans

    Vaisseapdu boii

    Fig. I7. .- Exprience montrantI'ascension de la sve. Frg. 18. -- I-,o cours de la st'ebrute dans la racine.

    ?ied de v'igne couP

    les vaisseaux clu bois, cl'o elle est transport,e ensuite vers latige et les feuilles.pour moutrer avec quellc forcc la sirve est poussrie dc bas en haut, oncgupe un pied de Vi['ne u printemps juste au bas de la tige, et I'on,u*plo"* .Uu-.i paru"n tube ,iu'on flxe solidemenI sur la racine (fig. 18).On oit alors la sve s'coulr par petites gouttelettes et, s'lever dunsle tube une ssez grande hauieur. Dans une exprience faite sur un

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    LA RACINE T 3Bouleau haut de 27 mtres, la sve s'tait leve jusqu' une hauteurde 35 mtres dans un tube de mtal.Iro Les raeines tnbereuleuses mettent la nourriture enrserve. - Certaines racines et en particulier les racines tuber-culeuses servent emmagasiner une provision de nourriture quine sera utilise que plus tarcl par la plante.Un exemple bien net est celui de la Betterave. Pendant la pre'mire anne, cette plante accumule dans sa racine des matiressucres, mAis elle ne tleurit pas. Si, au lieu d'arrAcher le tuber-cule pour en extraire le sucre, otr I e laisse en place, otr verraalors au printemps suivant apparatre une nouvelle tige, desfeuilles, cles {leurs, puis enfin des graines. Pendant cettedeuxirne anne la racine se vitle et se fltrit : c'est que la nour-riture qu'elle contenait a servi produire de nouveaux organes,tige, feuilles, {leurs et graines.Applicsrtions On utilise en agriculture le elveloppementcles racines adventives, soil; pour reprotluire les plantes par bou-ture ou par nturcotte, soit encore dans le roula1e e:t le ltuttage.Les procds (bouturage et marcottu1e,\ employs par la natureet par les horticulteurs pour obtenir de nombreuses plantes enutilisant tles fragments cle plante permettent de tirer d'un seulvgtal un grand nombre de plants nouveaux iclentiques ceuxd'o ils proviennent.BoutunaEe. Le bouturage consiste dtacher un ralneaud'une plante ct le placer dans des conclitions favorables pour

    ..Rae ines

    qu'il produise cles racinesadventives : il peub trett uture l ot artifi"eie l .IJne Pomme de terre (lig.l9), par exernple, est unfragment de tige souterrainerlui possde des bourgeons;si on la place dans la terre,les bourgeons donnent destiges nouvelles sur lesquelles

    Iiig. 19. _. llt-ruturagc naturel : Tu-rerculode Pomme de terro.apparaissent des racines adventives. On pourrait donc avoira,utant de plantes compltes qu'il y avait de bourgeons. On ditque la Pomme de terre est, une bouture natut"elle,

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    ,14 BOTANIQUESi l'on cotlpe une branche de Peuplier ou de Graniumr oumrne une feuille de Bgonia, et qu'on I'enfonce dans le sol(fr9. 20), on voit apparatre des racines adven-tives gui vont la nourrir et qui en feront ^unvgtal nouvL.au : c'est une bouture artificielle.Si les branches mises en terre meuren Iavant d'avoir formti des racines adventives,le bouturage n'est pas applicable. On pra-tique alors le marcottage.ilIareotaEeo - Le marcottage consiste enfoncer dans la terre les branches gui cloi-vent produire de nouvelles plantes, mais sansles sparer de la plante rnre : comnoe le bou-l,urage, il peut tre naturel ou artiliciel"Un pied de Fraisier (fig. 2l) peut donner,comrne nous I'avons vu, des tiges rampantesfig. 20. .- I3outuragoartificiel: Granium.

    ou stolons qui s'enra-cinent chaque nudet donnent autant de.ieunes Fraisiers. puisces stolons se dess-chent et meurent; on aalors des pieds de Frai-siers indpendants etissus d'un mme pied :c'est ce qu'on appelleun rnarcottage naturel.Dans la culture de la

    Fig.21. - N{arcottage 'aturel : F'raisier et ses stolons.

    Fig. 22. - Marcottage artificiel : Vigne.

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    tA R.'\Clt'{B t 5vigne on emploie un procd semblable : on enfonce les bran-ches de la Viene dans la terre (frg. 22), puis les racines adven-tives se dvelppent clans cette partie enterre et c'est alors quel,on coupe les rameaux et que I'on obtient autant de pieds deVigne qo;il y avait de branches enterres : on afait un ma'rcottageartift,ciel.Routrage et buttage. - Le roulage dtt Bl, par .exemple, se fait enpassant un rouleau sur un champ de ntO jerlttg i lqt tiges sont alors cou-ches sur re sol, et des racines aventiv.* .u dveloppent sur les pointsde la tige qui touchent au sol hunride. ces racines aident le Bl absorber prus de nourriture, et par suite forrner plus de {leurs et plusde graines.Le buttaqe consiste accurnurer ra terre ra base de la lige de faon provoquer le dveloppement des racines ad ventives' coest ainsi queI'on butt tes tiges d.e Pomme de terre et de Garance'

    Usages des raeines. Un certain nombre de t'acines Sontutilises dans I'alimentation, dans I'induStrieet en mclecine.lo Dans I',alimentutiott de I'Homme et des ani-maux, on emploie la plupart des racines tubercu-'leuses, "o-*^* la carotte, le Radis, le Navet, leSalsifis, la Bet[erave, etc'2' Dans 'I',i,nclustrie on doit placer en premlerclig.ne la Betterave, dont la culture a une impor-l ance norme dans la vie conomique de laFrance. L'industrie sucrire occupe dllt notrepays environ 65 000 ou-vriers d'usine, I l0 000

    537

    ouvriers de culture ett00 000 bufs, qui Pro-d,uisent 30 mrllions dekilogrammes de viande.

    H.st'il goo(tsiiit*\ ^f

    .SHHAqH.sE:J\JrH-+.>F.f

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    t6 BOTANTQUEOn peut encore citer la racine de la Garance, d'otr I'on extrait unematire colorante rouge , l'alizarine.3o En mdecine on-emploie aussi d.e nombreuses racines. Citons : latacine de Guimauve, qui est adoucissante; la racine de Gentiane, quiest amre; la racine d'Aconit, etc.

    nsuurLa Botanique est l'tude des plantes.Les plantes, comme les anima,u) sont d.es tres vivants; mais ellessont prives de mouvement et de sensibilit.

    tudo d,uno plante eurs.. Ugu plante r fleurs comprend oomme orgenes principaux t La racine,lu tige, Ia feuille et, la fleur.I"a Baclno. - C'est le premier organe qui apporatt quand la grainegerme.Caractres ertrieurs. La racine prsente : lo une coiffe quiprotge I'extrmit de la racine i 2o des podl s absorbants,La racine se dirige toujoFrs uerticalement et de haut en bas, et c'est lepremier centimtre seul qui s'allonge.ro racine principale peut se ramifler et donner los radicelles, qui sedirigent obliquement.Les racines aduentiues sont des racines qui naissent, non ps sur laracine principale, mais sur la tige.Il existe plusieurs forrnes de racines :. lo Elles sontpiuotantes lorsque la racine principale est plus dveloppeque les radicellcs, comme dans la Betterave par exemple;2o Elles sont fascicules, quand les radicelles sont trs dveloppes,comme dans le Bl;3" Elles sont tuberculeuses quand elles sont trs renfles.Structure. ._ Une coupe de la racine montre trois rgions : lo I'assepilifre, qui porte les poits absorbants I 2o l'corcel 3" le cylindre cen-tral, qui contient les tubes ou vaisseaux.Rle. - lo La raciine fiae Ia plante, et d.'autant mieux qu'elle s'en-fonce plus profondment;

    2o La racine absorbe les matires nutritiues du sol, les liquides, lessolides et I'air I3" La racine transporte la sue vers la tige et les feuilles;&o Les'racines tubereuleuses mettent la nourriture en rs,erae.. Ul"ges. -- On peut faire dvelopper des racines adventives par I ebouturage, le mareottagr,le roulaqe eI le buttaae,ta autvrage consiste dl,acher un rameu d'une plante et to

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    LA TIGE I7pracer dons de bonnes conditions poirr qu'ir produise- cres rrcl'cs odven'tives. lt peut ttu turrt (Pomme de tcire) ou arliftciel (Granium)'Le marcottageconsiste ;;i;;;, ,rno brnche dans la tcrre' puis ladtaclrer du tronc lorsqu,eue a pris r&crne. Il peut tre naturel (Frais'ier)ou artifitiel (Yigne).certaines racines servent dans I'alimentrtion (carotte, Radis, Navet)'d,autres d.ans l'industrie (Betterave), et enfin qoeiques-unes en rndeciuo(Guirnau ve, Genl.iane).

    CHAPITRE IILA TIGE

    La tige est la partie de ra plante qui porte res feulles et qui sedirige rdinairement de bas en haut'ses climensions sont trs variables' La tige est presque nullechez re pissenlit, mais elle peut atteindre t00 mtres de haut et30 mtres de circonfrence la base chez les gigantesques Bttcs'Iyptus, Squoius et Baobabs (frg'}tr)'$ '1.. Garactres extrieurs'oaraetros gnranx. - La limite entre la racine et la tiges,appelle le collet. cette limite est nettement indique sur laieune racine par la prsence de poils absorbants. Mais lorsquela plante cst itu* ge, la disbinction est plus diffic,ile; cepen-dant, en gnral, l; racine vieille est rugueuse' tanclis que latige est lisse.Le cara,ctre extrieur le plus frappant, c'est que la tige ported,es f euilles.L'endroit oir s,attache une feuille, parfois plusieurs' s'appellenud, (fig.25), et la partie de la tige comprise entre deux nuds,entre-nud" f ioo n voie. cle croisse it que les nudssur une tige en voie de croissancer on vol

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    t8 BOTANIQUEso nt de plus en plus rapprochs mesure qu'on aruive prsdu sommet. Vers le sommet, les feuilles sont recourbes et serecouvrenI en s'imbriquant de faon protger I'extrmit de

    I,'ig. 24, - Baobab.la tige (fr,g.25) et former une sorte rJe coiffe ph,ysiologicy.tc.L,'ensemble.form par le sommet cle la tige et les feuilles protec-trioes a reu le nom de bourgeln terminal.

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    LA TIGEDlreetion et aeeroissement de ta tige. - [.4 tige se dirigeuerticalement et, de bas en hauf . De sorte que si I'on renverse un,9

    Fig. 25. - Sommet de Ia tige.pot (f,g. 26) contenant des tiges

    Fig.

    Fig. 26. - La tige sodirige de bas en haut.dveloppes normalement, onvoit ces tiges serecourber vers lehaut.La lumire agitaussi sur la di-rection de la tige.

    Si I'on place, oreffet, des plantesdans un apparte-ment, en faced'une fentre, orvoit toutes lesjeunes tiges seoourber et sediriger vers lalurnire (fr.9.27).L'accroissement en longueur de la tige se fait par le bourgeonterminal. Si I'on trace, comrne pour la racine, des traits qui-distants, on constate que mme le premier millimtre s'allonge :donc I'accroissement est tout fait terminal.

    {,{F

    21. - La tige sovers la lumire. dlrlge

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    20 BOANTQUEIl existe une autre croissance qui ne se lnanifeste pas 4ans la,racine : c'est I'allongement cles clivers entre-nucls i usqu'aumoment oir ils atteignent leur longueur cllinitive. Cetie crois-sance est dite t"tercttl,a.;t).e,Rarnilieation de ta tige" - Chez la plupart des plantes, la tigese ramifie et donne les bruncltes.ces branches ne se proctuisent pas en un point quelconquede la t ige ; clles apparaissent touj orlrs l'a'isselle cl'une feuille(frl . 2J), c'est--dire dans I'angle forrn par la feuille avec latige. f)ans cet espace se trouve le bourgeon arillttire, qui a lamme structure que le bourgeon terminal et qui, en se dvelop-pant, tlonnera une branche... Les boitrgeons sont recouvclts cle petites ecailles destines les pro-ger cotttre le froid ott l'ltutttitlitri. l)arfois, rronllue tlans le Peuplier, lePin, r:es ircailltlssonteudtti[t's rl'une rnatire cireuse tlui aitle la protec:-tion des jcunes pousses. l)'ituLrt's I'ois rnme, colnme,lans le Marrnnier,le_bourgeon est cntour rl'trn tlrrvet so),eux.- Les bourgeons son[ liirttrt'rs r.ls I'a,u[ornne, mais ce n'est r[u'1u .prin-temps que les tit;nilles s't:itrtcnI et laisscnt passcr lcs j.,uoej brancles.Il peut arrit'er que tlcs branches se dveloppent en cles ltointsquelconques de la tige: on a alors des tfges clcluentitjss. C'est ainsi

    I'ig. 28. -_ Tiges adventivesautour d'une blessure. I,'ig. 29. - Tiges atlveutivos se dveloppantsur des racines.que iorsqu'on coupe une branche sur un arbre il se forme autourde la blessure des tiges adventives qui poussent sans ordre(frt. 28). Des tiges adventives peuvent galement se dveloppersur les racines qui courent dans les chernins creux et quf on,lt blesses (fr,g, Zg),

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    LA TIGB 2lDtffrentes sontes de tiges. [.,es trges, survant le rnilieudans lecluel elles vivent, peuvent tre classes en deux catgories :

    les flgcs auiennes et les tigessouteruaines.Les tiges sont aussi cliff-rentes suivant leur tlure,ainsi que nous [e verrons Plusloin : si elles ne clurent tltt'uneanne, comme le Harir:ot Parexempl e, on cliI cltt'c l l es son t'

    =r*-*:30. - Un tronc : Chtic, Fig. 31. - IJn sttPe : Palmier.

    lrct bcrces; si, comme le Chne, elles vivent un grancl nombrerl'annes, on dit qu'elles sont ligneuses.{o TiEes orlenues : dressese rampantes ou gnimpanteso *f.es tiges ariennes peuvent tre dresses, rarnpa,ntes ou grm-pantes,

    .HG

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    22 BoTAN{QuEA' - Les tiges dresses se soutiennent verticalemen t gr'ce la prsence, leur intrieur, de lilaments clurs et laitiquesappels fibres. Lorsqu'on casse une tige ou une brapche, ces{ibres se prsentent sous forme cle petits lils rsistants qui ru-nissent les deux morceaux.Ces tiges prsentent cliffrentes formes :Le tronc, comme le chne (fr,g . 30) et le Sapin, dont lesbranches nombreuses e{, plus longues la base q,r,uu sommel,donnent I'arbre dans son ensemble la forme d'un cne;Le clr,aume, comme le Bl ({tg. rj}), dont la tige est creuse;Le stipe, comme le Palmier (frg. 3t), dont toutes les feuillessont au sommet et dont la tige ne se ramilie pas.B' - Les tiges ra,nxpunles sont des tiges trop faibles pour sedresser dans I'air; elles rampent alors sur le soi, et portent sou-vent, de nombreuses racines adventives. Telles sont les tiges ou

    Fig. 32. - Tiges rampant es (stolons) du Fraisier.stalons du Fraisier (ftg. JZ), qui denaissance de nouveaux piedsI'envahissement des plates-bandesC. Les tiges grimpantes nes'aidant d'un support.

    Elles peuvent grimper de plusieurs faons.Les unes grimpent en s'enroulant autour d'un arbre ou d'untuteur; on dit qu'elles sont uolubiles. Dans ce cas une tige volu-bile donne s'enroule toujours dans le mme sens : c'est ainsique le Houblon (g.33, A) s'enroule toujours de droite gauche,tandis que le Liseron (frg, J3, B) va de gauche droite.Les autres tiges s'lvent en s'accrochant aux murs ou aux

    distance en distance donnentde Fraisier. Ainsi s'expliquedes jardins par cette plante.s'lvent verticalement Qu'en

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    tA TIGE 23urilles, c'est--tlire tl'organes enrouls en(frg . 3/n)-t ds branches. moclifies comme dans la

    Fig. 34. - Une vrille de BrYone'

    Vigne, tantt cles feuilles colnme clans la Bryone et le Pois'Enfin certaines tiges s'lvent l'aicle cle crampo??s, omme leLierre (fr,g.10), ou d'aiguillorts coillme la Ronce.2o Tiges so*temaines : rhizomes) tubereules, bulbes' - LeS

    ge arienne'-""

    fhiznei . ftacines

    :tie

    -:==---ex.-l

    branches au rnoyen deforme de tire-bouchonsCes vrilles sont tantilrkKt )I,''4 .l'+'lHr't", 1"t",.fNWABHoublon. friseron'Fig. 33. - Tiges volubiles'

    ar'ig. 3i. - Rhizome

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    2& , BorANreuEtiges souterca,ines tan[ compltement errfouies dans le sol, peu-vent tre confondues avec les racines, {ui ont avec elles unegrande ressemblance : d'o leur nom de rhizomes.

    On peut ependant les distinguer par les caractres suivants :'f o elles portent des feuilles rduites des ecuilles; 2, e llesproduisent des bourgeons qui' doivent donner les branchesariennes.C'est ainsi que le rhizotne du Carer ou taiche des sables (fif1, 3b)porte de nombreuses petites cailles qui reprsentent les I'euilles souter.raines, et des bourgeons axillaires qui donnent des tig.es ariepnes,

    tandis que le bourgeon terminal continue rester souterrain. Dans lesterrains sablonneux, les rhizomes de Carex peuvent atteindre plusieursmtres de longueur et porter jusqu'r 50 tiges ariennes. Ainsi s'expli-l"anne .l'anae

    que la facilit &vec laquellele Chiendent envahit lesterres.Dans le cas du rhizome duSceau de Salomon (fig. B), latige arienne se fltri[ chaqueanne e[ laisse sur le rhizomeune cicatrice qu'on a compe-r'c r I'ernpreinte d'un cachetsur la circ; lc rt n{lement,Fig. 36. - Rhizoms du Sceau de Salomon.

    situ la base de la tige de l'antte dorrnera I'an prochailr une nou-velle tige arienne. Ou peu[ donc compt,er I'riile du rhiznrue en nu-mrant le norrrbro des cicatrices ou des r.enllenrcnts.Les rhizomes peuvent se renfler et donner des tubercules ou

    des albes.Les tztbercules sont des renllemeu [s produits sur le rtrizomepar I'accurnulation de ma-tires nutritives. La Pommede terre (lzg. 37), par exeln-ple, est un tubercule bourude grains d'arnidon ou I-cule. Et ce tubercule est bienun fi'ugrnent de tige, car ilprsente de petites dpres-terre. sions ov , le,Ltr contenant desbourgeons qui donn eron tet de petites cailles qui sont des

    \BouroeonIatiral

    .Rae ines

    Fig 37. - Tubercule dc Pomrne deplus tarcl les tiges ariennes,Ieuilles rudimentaires.

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    Itig.38.I-ln bulbe (Lis).

    --Ecailles

    ( Plateau (Ihizone)

    Fig. 3C. - Coupe d'un llull-rcd'Oignon.

    Li\ TIGB 25[,es bulbes ou oignons, comme ceux du Lis(fr,g. 38), de la Tulipe, sont des renflernents

    composs d'un rhizome court et aplati appelytlateau (frg. 39) envclopp par de nombreusescatlles qrti sont desfeuilles souterrai-nes gorges cle ma-tires nutritives etclui peuven t trelibres comlne dansle Lis, ou cornpl-tement ernbotesles unes dans lesautres comnle clansle bulbe de I'Oignonorclinaire. La partieinfrieure du pla-teau porte de nom-breuses racines ad-Yen l,ives.

    S 2, Structure interne de la tige.TiEe herbaee. _.- [Jne tige est clite herbace lorsque, commecelle du Haricot, cle la Pomme de terre, elle ne vit qu'une anne.IJne coupe transversale cle cette tige montre trois rgions quisont, de dehors en dedans : {.o l'epiderme, souvent recouvertcl'une matire cireuse qui donne la tige un ton glauque carac-tristique ; 2o l'corce; 3o le cylinclre ceniral, contenant des vais-seaux clui communiquent d'un r:t avec ceux de la racine, et deI'autre avec ceux des feuilles ; souvent au centre de cette partie

    se trouve un tissu mou appel moelle.Tige llgneuse. - [Jne tige ligneuse est une tige qui peut vivreun grancf nombre d'annes et qui se soutient l'aide de {ibresclures et rsistantesLa coupe transversale d'une tige comme celle d'un j euneChne (frg.&0) montre : l,o l'corce, q:ui est mince; 2o le ors, quiconstitue lui seul presque toute la tige ; 3o la moblle, qui

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    28 BoTANTQUEoccupe Ie centre de la tige ; elle est tendre et a, dans ce cas, uneforme, toile; 40 les rayons metlullai?,es, mous comme la moelle,et qui s'tendent du centre vers la circonfrence ; aussi I'on corrr-prend que le bois.se fende facilement suivant ces rayons.Sur une ti.ge ge, le bois prsente deux parties distinctes :lo une part,ie externe, peu colore et tendre : c'est l'aubi,er ;2o une partie interne, plus colore, plus dure: c'est le cur..L'aubier est Ia partie la plus jeune du bois : il contient des vaisseauxdans lesquels circule la sve e[ reprsente donc la partie essentiellementvivante. I-, cc)ur' au contraire, ne sert plus qu' soutenir la plante; ilest form de tissus morts qui ne s'altrent pas grce aux substances dontils s'imprgnent (tanin pour le Chne, relsine pour le Pin). Certainsarhres cependant, colnme le Saule et le Peuplier, ont parfois le cceurcompltenrent dtruit; ce qui ne les empche pas de continuer vivrepuisque c'est par I'aubier que la sve circule.La tige ne s'accrot pas seulernent en longueur, elle s'accrotaussi en paisseur et peut atteindre des dimensions consid-rables.Il existe, en effet, la limite de l'corce et du bois, une zoneclui forme sans cesse du bois I'intrieur et de l'corce I'ext-rieur : c'est la zone gnrutrice. Au printemps elle est particuli-rement active et paisse; aussi comme elle est molle, elle peutse dchirer facilement et I'on peut dcoller l'corce du bois :c'est ce que font les enfantsqui fabriquent des sifflets avec

    les branches de certainsarbres.La couche gnratrice nefonctionne pas rgulirementpendant toute I'anne. Au prin-temps, la sve circule abon-damment; aussi le bois cleprintemps est form de largesvaisseaux, et il est tendre etde couleur claire. A I'automne,la sve se ralentit; aussi lebois d'automne ne possde que des vaisseaux peu nombreux ettroits, et il est form surtout de fibres : ce qui explique pourquoiil est plus dur et de couleur plus fonce.Il s forme donc chaque anne deux ccluches rle bois, de sorte

    ftayonsnedullair

    Fig. 40. - Coupe tfansversalo d'unetige de Chno de l0 ans.

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    LA 'I'IGE 2:que le nontbre de ces couches concentriques et nettement visi-bles sur la section d'une tige (lg. 40) permet cle compter I'gede cette tige.' Les veines du bois, si recherches dans la menuiserie et l'bnisterie,sont dues I'aspect diffrent du bois de printemps et du bois d'automne.S 3. - Rle de la tigeLa tige est or o**ane de soutien. - La tige sert en effet supporter les feuilles et les fleurs. Elle russit se soutenir,cornme nous I'avons vu plus haut, grce au dveloppement clefibres dures et rsistantes.Elle a encore d'autres fonctions importantes.sve. Le rle le plus important de lala sve. Bite sert rf internrdiaire entre laracine et les feuilles. Elle transporte,

    en effet, la sue brute qui a t absorbepar la racine et la conduit jusqu'auxfeuilles. Dans les feuilles, la sve, enri-chie de matires nutritives, devient cequ'on appelle la sae labore; et c'estcette sve nutritive que la tige va porter( dans toutes les parties cte la plante pourles noumir.On peut montrer que coest por les vais-seaux que la sve est transporte, en cou-pant transversalement une jeune tige, uneAsperge par exemple. On voit aussitt, surla section, des gotrttelettes dc sve s'chapperpar de nombreux petits trous qui sont lessections des vaiss('aux. Ce sont les goutte-lettes de sve qui produisent ce qu'on

    apgrclle les pletrs de la Vigne lorsqu'ontaille cet[e plante au printettrps.Les tiges tnbereuleuses mettent lanourriture en rserve. Un grandnombre de tiges peuvent, comme cer-taines racinesr se renfler et emmagasiner des rserves de nour-riture qui seront utilises plus tard par la plante.

    La tige eonduiS latige est de conduire

    lig. 41. - Tige rcnflo d'uneplante grasso (Cactus).

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    28 IlorANIeuEC'est ainsi que le tubercule de la Pomme de terre est uneportion de tige souterraine ou s'est accumule la fcule. Cetubercule peut passer l'hiver sous le sol, et, au printemps sui-vant, s'il est plac elans de bonnes conditions, les bourgeons qu'ilporte vont se clvelopper et donner autant de tiges ariennes.Dans la Canne sucre, c'est la tige arienne qui se gorge desucre au moment o la plante va fleurir, afin de servir au dve-loppernent des fleurs et des graines.EnfIn les tiges ariennes des plantes grasses, comme celle cluCactus par exemple (fr9. 4L), sont renfles et gorges d'eau. De

    sorte que ces plantes peuvent, mrne dans les pays chauds,rsister une longue scheresse.S & Applications et usages des tiges.Ainsi qu'on I'a vu plus haut, latige crot en hauteur par le

    bourgeon term'tnal, et c'est parles bourgeons aillaires que lesbranches se dveloppent etdonnent I'arbre un aspectou port qui lui est particulier.Dans le Peuplier (frg , In2), lesrameilux, presque verticaux, sontpresss contre le tronc I dans leSapin eL le Cdre (frg. tn), ilss'[endent horizon[alernent; cltezles arbres 'pletn"eurs, cornrne leSaule (frf1. LL), ils se dirigent detraut en bas par suite de leur

    Fig. 42. - Peupliers.d'Aiie Nlineure dans son chapeeu, se

    flexibili t.Si le bourgeon terminald'une plante est d trui t,, laplante cesse de grandir enhauteur.C'est ce qui est arriv au 0dredu Liban plant au Jardin desPlantes Paris. Cet arltre, que ller-nard de Jussieu avait rapportdvcloppait parfaitement lorsqu'il

    Port et taille des arbnes

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    tA TIGE 29eut le sommet de la tige bris par un projectile. Il cessa alors de s'ac-croitre en hauteuro mais ses branches horizontales ont continu s'ten-dre cle faon couvrir une grande partie du labyrinthe du Jardin rlcsPlantes (fr7. &3).

    'ig. ,13.-

    Ctirc tlu l,il-ran. au Jartlin des Plautcs tlc I'aris.On preut, en taillant les arbres, c'est--dire en coupant les brau-ches, rnoctitier leur portC'es[ ainsi quo clans le Parc de Vt'rsailles, les ciseaux des jardiniersonttlottn aux Cltartttilles et sur[otrI artx lfs, les lbrrnes les plus bizarres.lJe rrrnre dans les jarclins rnodenrcs, dis ctn1lais, ou Ia place est ce quintnnquc lo plus, on taille les brancltes infrieures du Sopin pour I'em-

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    30 IlofA-tQUEpcher de s'tendre horizontalement et pour Ie pousser en hauteur;tandi que dans les grands parcs, le Sapin a ses branches horizontalesqui tratnent tene et prend alors I'aspect imposant des Sapins des Vosgeset de la Fort-Noire.On taflle aussi les arbres fruitiers de faon les empcher deproduire trop de bois et forcer la sve produire de plusbeaux fruits. Pour cela on supprime les rrreaux qui ne donne-

    Fis. 44. - saure preureur. r-'*.#lr;*i"f"i,i", i";il:r. avecront pas de fruits, de faon mnager la sve et I'utiliser sur-tout pour la production cles fruits. On bourgelnne alors les bour-geons bois qui doivent donner les branches et on respecte lesbourgeons a fruit. On clistingue facilement les premiers qui sontpetits et pointus, des seconrls qui sont plus gros et ovodes(frg. 45). Ce qui n'empche que la taille est une opration fortdlicate.En jardinage, le bourgeon bois est appel il, et le bourgeon fruit se nomme bouton"Greffe. - Le bouturage et le marcottage, tudis plus haut,sont cliflicilement applicables aux arbres fruitiers, et cependant

    Fig. 'M. - Saule pleureur.

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    I'on comprend c1u'il LA TIGE 3{soif avantageux de conserver certainesvarits d'arbres qui don-nent de bons et beaux fruits :on emploie alors un autreprocd appel, greffe.Voici comment on pratiquecette opration : on coupesul' I'arbre que I'on veutmultiplier, sur un Poirierpar exemplc, un fragmentcl'corce portant un bour-geon (frg . 46, B) ; puis onfixe ce fragrnent dans uneentaille faite sur la tige d'unjeune Poirier sauYage (fr7.46, A). Cette fente doit trepratique jusque dans la

    T,one gnratrice, c'est--dire jusclue dans la rgion qui sparel'corce du bois. On lie solidement le rameaudans la fente (ftg. 46, C), et rapitlement lesdeux tiges se soudent et le rameau greff sedveloppe comme s'il {,ait rest sur I'arbreprimitif ; il donnera bientt de beaux fruitssemblables ceux de I'arbr,e d'o il provient.En somffie, la greffe est une sorte de bou-turage dans lequel on plante sur un Vgtalappel sujet un fragmcnt d'un autre Vgtalque I'on veut reproduire, et ce rarneauappel greffon sera nourri par les racinesdu sujet, qui est gnralement un arbresauvage.On pratique plusieurs sortes de greffes.La plus employe est la greff e en cusson,que nous venons de dcrire (fr,1. 46) et dansiaquelle le greffon est un simple bourgeon.i"":Y::{' ;:,{#x'

    #: f I H: f;: Ti ;JjI'on taille en biseau pour le planter ensuite sur un autre arbrequi est le sujet. Dans ce procd colnme dans le prcdent, il

    ffiM:;"i;,-\Wilffiffi/TWU'ZN/rffiirill\lit,rilfl

    B. Ramcau grefferou eirelIbn.A. Tige sur C. Itan^rsa.ulacluelle on grell'e. iircfl.'is. 46. - GrefIe en cusson.

    trig. 47. - Grelfeen fente.

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    82 BOTANIQUEfaut faire une ligature pour maintenir les surfaces en contact, defaon faciliter la soudure des cleux tiges

    La greffe es[ trs employe clans la culture des arbres fruitiers et desplantei d"oornement, car elle perrnet cl'obtenir rapidement des plantes don-nant beaucoup de fruits ou de fleurs.C'est aussi I'aide de la greffe quoon a pu reconstituer les vignoblesdtruits par le Phylloxera : pour cela on a greff(r les uiqnes franaisessur des piecls d,e uilynes u,mricaines dont les racines rsistent aux atta'ques de cet Insecte nuisible.Il faut remarquer que la greffe ne russit qu'entre plantes trsvoisines, comme Rosiers cultivs et glantiers, Pommiers cul-tivs et Pommiers sauvages ; cepenclant, dans certains cas, ellepeut tre pratique sur des plantes plus loignes, par exempleentre Prunier e,t Amandier, ou bien entre Poirier et l\flier.

    Usages des tiges. Les Jiges sont utilises dans L'alimenta-ti,onde I'Homme et clesanimaux, dans l'indus-trie et en m,,decine.Dans I'ulimentationon emploie surtout lestiges tuberculeuses,Citons parmi les pluscommunes : la Pommede terre, {ui, malgr sarticente introduction enFrance, est devenue unalirnent indispensable ; leTopinambour; les Crosnesdu Japon (fi17. I*81, accli-mats d epuis quelquesannes et qui ont un gotassez dlicat; les jeunestiges d'Asperges; la Canneir sucre, d'ou I'on extraitle sucre, etc.la tige qui est utilis,bois de construction,

    Les meilleurs bois de chauffage sont le Charme, le lItre et le Chne.Au point de vue industriel les bois sont groups en trois catgories :lo les bois hlancs, comme le Peuplier, I'Aulne. le Bouleau, le Saule, le

    Fig 48. - Crosnes du JaPon.Da,ns I'industrie, c'est sut'tout le bois desoit comme bois de chauffage, soit commesoit comme bois de menuiserie.

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    TA TIGE 3:i$n3 aigni-er,- qui sont lgers et tendres; 2o les ofs drns,comme le Chne,le Htre, le l.{oyer, I'orme, le Frne, re charme, le Buis, qui sont lourdset rsistants; 3o les bois rsineur, comme le Pin, le Sapin, riui sont impr-gn_qs de rsine' ce qui les empche cle pourrir rapiclement.To.u: indiquerons plus loin, propos ctc chacun de ces arbres, I'usagesp_cial que I'on peut, faire de sori nis selon ses qualits et ses tlfauts.ll est possible, sur des sections transversales faites sur les arbres, dereconnilitre ces trois sortes de bois: dans lers bois blancs et les bois dursles rayons mdullaires sont trs visibles, tandis qu'ils ne le sont pas chezles bois rsineux; d'autre part, le cur n'est pas apporent dans les bois

    Peuplier (bois blanc). Chne (bois dur). Pin (bois rsineux).f ig. 49. - Sections transversalcs de tliffrents bois.blancs, tandis qu'il est trs marqu dans les bois, durs et rsin eax (fr,g. 4g).Certains bois durs sont, employs pour le p&vage en bois des grndesvilles. La classification des essetrces de bois par 6rdre dc rsistnce ouchoc et I'usure par frottement adppte par les ingnieurs de Ia ville deParis es[ la suivante :l" Bois de fer de I'Indo-Chine. I U" Teck.2o l(arri (australie et Nouvelle-l 60 pin des Landes.Zlande). I T" pin du Nord .3o Jarrah. | 8. Sapin des Vosges.I*o Pitchpin. ' I g" Sapin de I'Orne.Certaines tiges donnent du lig e et du tanin, matires trsemployes dans I'industrie.Enfin les fibres de certaines plantes clites tertiles, comme leLin, le Chanvre, la Ramie, le .lute, sont employes pour fairedes toffes ou des cordages. Ces fibres sont isoles en laissant lestiges dans I'eau ; on les spare ensuite avec cles sortes de pei-gnes, puis on les lile et on les tisse.En mdecine, l'corce de certaines tiges donne une rnatiretrs prcieuse, la quinine; Ie rhizome de la Rhubarbc contientaussi des substances purgatives.Culte des anbres. - La beaut des arbres, leur aspect imposant, etaussi les services qu'ils rendent I'Homme, expliquent suffisamrnent quo

    couRs rrrilt. DE gcrENc, NaT.

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    34 BOTANIQUEcelui-ci leur oit vou, u moins pendent l'poque primitive, un vritnbleculte. Tout le monde sait combien le Chne et le Guj qu'il nourrit taionten vnration chez les Gaulois. Nous avons vu le rle important jou parle Figuier d.es pagodes dans les vieilles religions de I'Asie.Enn, le culie es arbres se retrouve actuellement chez les peuples sau-veges d'frique, d'Amrique et d'Ocanie'n tgBB, lrsque le natraliste anglais Darwin explorait I'Amrique duStrd, iI vit un aibre particulirement vnr des Indiens. a Ds que ceux-,iiup.toivent, dit darwin, ils expriment leur admiration par de grandscris. bo*rrre nous sommes en hiver, I'arbre n'o pas de feuilles I mais, irleur place, pendent des fils innombrables auxquels .sont suspendues desoflraides, -consistant en cigares, en pain, en viande, en morce0uxd'tofTe, etc. r Chez les Achantis, dans Ia rgion {u f18er, on faisait, ily u qorlques annes, des sacrifices aux arbres, des Mimos&s sacrs. Deinome da-ns le Bornou, I'ouest du lac Tchad. Au Dahomey, au sicle4ernier, on dposait des malades sous des arbres auxquels on attribuaiti; t;"";ir de gurir. prs du Caire il existe encore un arbre auprs duquelies' indignes viennent en plerinage pogr se gurir de la Ilvre; lesbranche de cet arbre sont couvertes d'objets varis, et sa saintet est,i grande que scs fldles considrent comme une profanation de ledessiner.

    nsumLa tige porte les feuilles et se dirige ordinairemen[ d'e bus en huut'Caraotres extrieurs. - La limite entre la tige et la racine s'appellecollet.L'endroit ou s'attachent les feuilles est appel nu:L?extrmit de ta tige ou bourgeon terminal est protge par dcs feuillesqui forment une sorte de coiffe'La tige se ramifie, etce sont Les bourgeons aillAires qui, en se dve'loppant, donnent les branches' -^--^,Les ttges aduentiaes sont des branches qui poussent en rles pointsquelconques de la tige.- Il y a plusieurs sortes de tiges :/ dresses : tronc, ehaume, stiPe't, riges ariennes. . l '"t:l]::' i':ln;,,:,tli::"'J;.( Srtmn&ntes I ariltes : Pois.(rhizomes(caillesetbourgeons):Carex.,o I'iges souter"r&ines , . \ tubercules: Pomme dC terre'( butbes: Lis.

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    tA TIOEOn peut comparer les caractres extrieursra,cine :Ilaeine.do Pas de feuilles.'20 Poils absorbants.3o Coiffe.4o Accroissemen I subterminal.$o Se dirige de haut en bas.

    36de la tige ceux de laTige.lo Porte des fcuilles.20 Pas de poils absorbants.3o Pas de coiffe.4o Accroissement tcrminal.$o Se dirige de bas en haut.Structure de la.tigeo - Sur une coupe on distingue trois rgions :Ttiderme, corce, cy lindre central.u.1e ti8 g9, le bois est trs pais et prsente deux parties : l,au-bier, I'extrieur1' le cu?., au centre.

    (bois de printemps) et fonces (oes d;autonne),Rle de la t ge. - lo La tige est un organe de soutien ;?l * tige conduit la sve de racine verJles feuilles, et inversement I- 3" Les tiges tuberculeuses sont des organes de rserve : pomme deterre.Applications -et usages. - On tailte les arbres fruitiers pour lesempcher de produire trop de branches et forcer Ia sve a prouire deplus beaux fruits.La greffe consiste transporter un fragment (greffon) d'une plante surun autre vgetal (suiet). Il existe plusieuls procds ae'greffe i greffe encusson, greffe en fente.Les tigcs sont utilises tlans I'alimentation, I'inclustrie, ct en mdccine.

    CHAPITRE IIILA FEUILLE

    La feuille est une lame verte, aplatie, et gui apparat 4e dis.tnnce en distance sur la tige.Si on la regarde de face, elle prsente une droite et une gu-,che, une face suprieure et uDe face infri.eure. I n'en tait panainsi de la tige et de la racine.

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    tl ti BOTANIETUE

    S t. Caractres extrieurs,Les diffreltes patsties de la feuille : limbe, ptlole, galne'- La feuille (frg.50) prsente gnralement trois parties :i.o I-,e limbe, qui est la partie aplatie;

    linbe

    Fig:50. - Les diffrentesparties de la feuille'

    FiE.52. Fcuilloegainantc du Bl.qo Le petiole, qui est aiiong et qui

    limbe cle la tige de faon le repousser

    Stipules la base du Pt'iok't(Rosier)..-^d]\N'Z

    Fig. 53. -- F-euillo engainantcdc I'Anglique.a pour but d'carter ledans Llair et la lumire;

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    I,A FBUILLE 373o La gaine, situe la base du ptiole, et qui rattache la feuille la tige en entourant celle-ci.Souvent la base clu ptiole (fr,g. 5l) se trouvent cleux petiteslames vertes appeles stipules. Nous verrons plus loin qu; clanscertains cAS, comme dans le Pois (ftg.bg) et ln Gesse (/ig.60), lesstipules prennent un grancl dveloppement et mme rernplacentcompleitemcnt la feuille dont le limbe a disparu.Les cliffrent,es parties de la feuille peuvent manquer. C'est lelimbe qui manque le rnoins souvent. Le ptiole peut faire dfaut

    et la gaine prendre ult grand dveloppement, comrne clans le Bl(fr9 52), dans I'Anglique (frg.53) : on clit alors que la feuille estengainante. Si la feuille est sans ptiole et sans gaine comme lafeuille de Girofle, or clit qu'elle est scssf/c.. Dttrrentes forrrles cle feuilles, - Les feuilles ont cles formestrs varies, dues surtout la forme et aux dcoupures du limbe.Ces variations servant, distinguer les cliffrentes plantes, il estutile clc les signAler.Les feuilles sont ranges en deux catgories : lo les feuillesstmplcs, clont le limbe n'est pas divis (frg. 5D; 2o les feuillescomposes, dont le limbe est divis et le ptiole ramifi(frs. 55).

    i.o senilles simples, [,e limbe de la feuille peut avoir clesformes diverses.La feuille est entire si le limbe n'est ni dcoup, ni denl,(f,g. 54, A) Exemple : Ie Lilas.

    A. - Entirs B. - Dento C. - [,,obe D. _ I,obe(L,ilas) (Ormc). (Chne). (Erabte).Fig. 5-1. - Feuilles simples.La feuillc est dcntae si le bord clr.r. lirnbe porte cle pel,ites dents(lig, 5&, B). Iixemple : I'Orme.

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    38 BoI.\NTQUELa feuille est lobe si les dcoupures sont profondes et parta-gent le limbe en lobes (fr9. 54, C et D). Exemples : le Chne,I'Erable.Il y a mme des feuilles si profond-ment dcoupes que le limbe est rduiten fines lanires. Exemple : la Carotte.

    2, Feuilles eornposes. - Si les dcou-pures partagent I e limbe en parties dis-tinctes, o a une feuille colnpose, et cha-cune de ces parbies est unc pc[i te feuilleappele foliole.Il y a deux sortes de feuillcs compo-ses.Si les folioles sont places droite etri gauche du ptiole, comme tlans la Sen-sitive (frCt. {) ou le Robirtier (ftg. {),la feuille esL dite pcnne.Si les folioles sont toutes atta-ches I'extrrnit du ptiole etdisposes en ven-tail, comme dans leMarronnier (lig.55),la feuille est dite

    palme.On peut facilementdistinguer une folioled'avcc une feuille. carla lbliole noa pas debourgeon la base deson ptiole, tandis queIa l'euille porte au-des-sus de la base de sonptiole un bourgeon ouune branche.

    LeS Hervlre5. _Lorsqu'on regardeune feuille partransparence, onramilient et forment

    Palmie (Mamonnier).Fig. 55. - I'euiIIecomposc.

    F'ig. 56. - Feuille de Peuplicr- rd.uite ses nervures.voit de nombreux filets otJ, neruures qui se

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    LA F'EUILLEun rseau trs serr. souvent les grosses

    .r euillessubmerges

    ,ffililllliiltlttltjj

    39nervures sont sail-lantes la face inf-rieure cle la feuille.Bn hiver, on trouveparfois sur le solhumide les feuillesmortes, rduites lafine dentelle que lbrmele rseau des nervures(fr9.56), le tissu quiremplissait les maillesde ce rseau ayant tcompltement dtruitpar la pourriture.

    A. - l{cr- R. -- I{or- C. -pen- D.-pal-vuro vures pa- nes. mes., unique. rallles.Fig. 57. - Nervation des feuilles.

    La disposition et la rami fi cation des

    feuille lTollanle

    nervures sont caract-ristiques de certai-nes feuilles : tantt,comme dans le Pin(frg. 57, A), il n'y aqu'une seule ner-vure; tantt, colnmedans le Bl (frg. b7,B), les nervures sontparallles; enfin, si

    J es neryures sontrami{ies, elles sontpennes (/i1l. 57, C),comme clans le Ch-taignier, ou patmes(fr,9. 57, D), commedans le Lierre ou lal\flauve.Modifieatlons desfenilles. - Sur uneFig. 58. - La Sagittaire et ses trois sortes de feuilles. mme plante, On netrouve gnralem en tqu'une seule sorte de feuilles. Mais si les feuilles poussent clansdes milieux diffrents, dans I'air, dans la terre ou dans I'eau,leur forme varie . ,

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    Fig. 59. - Yrilles du Pois.merges, qui n'ont Pas de

    4a BoTANIQUBC'est ainsi que les feuilles ariennes sont vertes, tanclis que lesfeuilles souterrain es, comme

    celles du bulbe du l-is, Par exem-ple (lrg. 38), sont rduites descailles brunes ou incolores.Un exemple encore Plus fraP-pant de cel,te inlluence ctu milieus'observe chez la Sagi t,[aire (frg .58), qui croit sur le bord dcsrivires ou dans les tangs. Surla mme Plante on trouve eneffet trois formes de feuilles:i.o les feuilles ctricttrt,cs, qui ontIa forme d'un fer cle lance;20 lesfeuilles flottcues, qui sont lasurface de I'eau et clont le limbeest arrondi; 30 les feuilles sub'ptiole' et qui sont allonges en lon-gues lanires.De rnme la Re-noncule d'eau pr-sente deux sortesde feuilles.Certaines feuilles,

    comme celles duPois Vig . 59), pcu-vent se transformeren urilles qui s'en-roulent autour d'unsupport et soutien-nent la plante. DansA. -_ Gcsse.Itjg. 60. -

    B. ._ Gessc aPhaca' ce oas ce sont lesFeuilles, stipules et vrillcs. fOliOles de I'extr-mit cle la feuillequi se sont transformes en vrilles. D'autres fois, tlans laGesse par exemple, la transformation est pltrs complte, caril ne reste plus que cleux folioles (ftg . 60, A), et mme clausla Gesse aphaca (frg . 60, B ) et la Bryone (frg. 3e) la transfor-mation est complLe. Dans la Gesse aphaca le lirnbe en cntier es[

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    LA FEUILLE 4Trcluit ulle vrille, t ce sont les stipules trs clveloppes quiremplacent les feuillcs disparues.Les fcuilles peuvent aussi se transform er en pincs (pine-vinette) ; parfois mme, comme clans le Robini ri (/tg. 'otj, csont les stipules qui donnent des pines.Enlin, des rnodifications plus profoncles encore peuvent seproduire. Telles sont les feuilles de Npenths (frg. 62), 1ui setransformeut en vril.ables urnes appeles asciclies. Ces *rrr,

    F'ig. 61. - Ircuillede Robinier. Itig. 62. -- treuillc dc Npenths avcc son ascidieet son opercule.qui por[ent souvent un couvercle ou opercule, contiennent unliquide acide scrt par la plante. Si un Insecte tombe clans celiquicle, I'opercule se ferme et I'Insecte est emprisonl commeclans un trbuchet, puis il es digr cle la mrne faon qu'ontt digrs les Insectes capturs par les Plantes carnivor.r clontnous avons parl plus haut.

    Positlon des feuilles srue Ia tige. E Les feuilles ne sont pasattaches sur la tige cl'une faon quelconque.Les principales dispositio'ns cles feuilles que I'on observe sontles suivantes :Deux feuilles sonI attaches au mme niveau 'sur la tige, rface I'une de I'autre : on dit qu'elles sont opposes. Exempfe : leHoublon (frs. i3\"

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    Ia2

    ILT BOTANIQUESi plus cle deux feuilles, trois par exemple, comme dans le

    F'ig. 63. - Ircuilles oPPoses(IIoublon). trig. 64. -- Iteuillcs verticilles(I.,,aurier-rose).1,aurier-rose, sont attaches au mme nivean, elles sont uer-ticillees (fr9 . 6L).Enfin si les feuilles sont insres isolment, on dit c1u'ellessont alternes (fr1. 65). Exemple : l'Orme'Quel que soit l'arrangement des feuilles sur latige, le but cle leur clisposition est dc les emp-cher cle se recouvrir et cle s'ombrager. Nous ver-rons plus loin, 0h ef'et, que la lumire est indis-p.nruble au bon fonctionnement de la feuille.I)ireetflon des feuilles. - Dans les bourgeonstles feuilles se recouvrent les un es les autres etsont parallles la tige. Mais' en s'panouissant,elles s'talent horizontalement de faon rece-ig.65.- Feuillesalternes. voir le Plus de lumire Possible'

    Les I'euilles, en efTet, recherchent la lumire, car si une planteest place clans un appartement, devant. une fentre, on voitles feuilles tourner leur face suprieure vers Ia fentre d'otrarrive la lurnire (Pg' 2i)'ruouvements des feuilles; sommeil des feuilres. Lesfeuilles de certaines plantes, comme la sensitive et les Plantescarnivores (Drosera, Dione), sont, ainsi que nous I'avons Yt,

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    L,\ FIUILLE 43doues de mouvements qui se procluisent all moinclre choc.D'autres feuilles sont doues cle mouvements qui peuvent trepriodiques : telles sont celles du Ilobinier et clu Trfle.Le Robinier, appel vulgairement Acacia, a ses feuilles tales hori-zontalement pendarrt le jour: mais le soir, aussitt le coucher du soleil,les folioles s'abaissent et'appliquent I'une contre l'autre. C,est cette posi-tion qrrc le hotaniste Linn a drite sous le nonr tle sommeil cles feuilles.[-,e lendemain ntatirt, au lever du soleil, les folioles reprennent leur posi-tion de ueille en s'talant cle nouveau.Les feuilles cle Trfle (li{].66) accomplissent des mouvements sembla-bles, mais elles se redressnt pour s'acoler par leur lace suprieure et .non pr leur face infrieure comme celles du Robinier.

    A. Vcille. B. - Sommeil.Fig. 66. - Mouvements des feuilles cle Trfle. Fig. 67. - Mcanisme dumouvement des feuilles,Le rnouvement de ces feuilles a son sige dans le renflementnx\leur (frg. 67) gnraJement situ au-dessous clu ptiole . Lesoirr par exempl e, le renflement se gorge cl'eau et soulve lcptiole; dans la journe, au contraire, la transpiratiol cle lirfeuille tant consiclrable, ainsi que nous le verrons plus loin,le renflernent devient flasque e I le p[iole s'abaisse. pa r. sui tcon peut clire que les mouvements de veille ou de solnrneil sontdus la transpiration, Qui varie Ia lumire et ei I'oJrscurit.I)ure et ehute des feuilles. Les feuilles ne rJur.ent IlaSaussi longtemps que la plante. Le plus souyent elles naisse'I auprintemps' pour se desscher et tornber I'automne: on dit alorsqu'elles son t cudurlucs.D'autres arbres, au contraire, comme le pin, le Sapin, con_

    "'-..RenlIcncntmoteur

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    4& BOTANIQUIseryent leurs .feuilles pendant trois ou quatre alls. CeF feuillessont dites perststantes. Ces arbres paraissent alors toujours vertspuisqu'ils ne pcrclent, chaque anne, qu'une partie de leursfeuilles.La chute des feuilles est due ce qu' la base du ptiole lestissus se dtruisent sur une certaine paisseur, de telle faonque la feuille ne reoit plus de sve et n'a plus qu'une faibleadhrence avec la tige ; elle se dessche et se dtache alors aumoindre coup de vent ou par son propre poids.La plupart des feuilles tombent I'automne, ds qu'elles sonldesshes; mais, chez le Chne, les feuilles dessches restentI'hiver sur I'arbre et ne tombent qu'au printemps.

    $ 2. - $truoture intorno de la feuillo.ftructnro do la feultle. - La feuille est constitue per desneruures qui forment un rseau dont les mailles sont rempliesptr un tissu spcial appel parenchVme,Les neruueJ sont formes par les prolongements des vaisseauxde la tige ; elles servent donc transporter la sve absorbe parla racine et amene par la tige, mme temps qu' conduireclans la tige les aliments fabriqus par les feuilles. Elles donnentaussi plus de solidit Ia feuilleLe parenchyme qui remplit les intervalles entre les nervures_-qntient une matire verte spciale appele chlorophylle,La chtorophylte. C'est Ia chlorophylle que la feuille doitsa couleur verte. Cette matire se prsente sous forme de petitsgrains visibles seulement au microscope ; et pour qu'elle se dve-foppu dans les feuilles, la lumire est ncessaire, sauf cependantpo"t les Fougres et quelques rares plantes qui verdissent ['obscurit.Lorsqu'on place une plante verte dans I'obscurit, lo cltloro-phylle se dtruit, les feuilles jaunissent d'abord, puis blan-hirsunt;on clit que la plante s'tiole. Cette remarque es[ utilisepar les jardiniers pour faire blanchir Ia salade : en liant celle-cli.r feuilles extrieures restent vertesr tandis que le cur sedco lore "

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    LA FEUILLB 45Les stornatcs. - Les stomates sont de petil,s orifices qui existentsurtout la face infrieure des feuilles, et tlui permettent deschanges de gaz et, de vapeur d'cau entre I'air extrieur et l'int-

    rieur de la feuillc.Ces orifices sont visibles seulement au microscope; mais ilssont trs nombreux : une feuille cle Tilleul en porte environ unmillion.S 3. Rle de la feuille.

    La feuille a pour rle essentiel de transformer la sue bruteamene par la racine et la tige en sue nutritiue qui sera ensuitedistribue aux diffrentes parties de la plante, Cette transforrn&-tion se fait sous I'action de la lumire solaire et par I'accomplis-sement cle trois fonctions principales qui s'effectuent surtout parla feuille et gui sont : la transpira,tiln, l'asstmilation et la respirq-tion,lo Trnnsptration. - La transpiration est le rejet par la feuillede I'excs de vapeur d'eau cort-tenue dans"la sve brute.Ce dgagement de Yapeur d'eaupeut tre mis en yidence parles expriences suivantes :{o On place une plante sous unecloche de verre (fr1. 68) et I'onvoit bientt des gouttelettes d'eauruisseler le long des parois de lacloche. Il est vident que cette eau,provient de la vapeur doeau trans-pire par la plante et qui s'estcondense sur les parois.2o 0n place une plante sur I'un des plateaux d'une balance,

    et sur I'autre on met des poids pour tablir l'quilibre (lt1t . 69).Bientt l'quilibre est rompu; le plateau qui porte la plante sqsoulve ; c'est que la plante a perdu de son.poids. ,La plan te a donc transpir une certaine quantit de vapeurd'eau c1u'on peut mcsurer en rtablissant l'quilibre par des poidqmarqus placs ct de la planl,e.

    Fig. 68. - lre lxprience surla transpiration.

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    46 BorANIeuE30 On peut encore placer une branctre galnie de feuilles dansun tube en U rempli d'eau et prolong par un tube horizonl,alde diamtre trs troit (ltg.70).On note le niveau de I'eau a dans

    le tube horizontal, at, au bout de quelques instants, on voit ceniyeau se dplacer de a vers b. C'est que la guantit d'eau ab at absorbe par la plante pour remplacer I'eau qui a t trans-pire pendant le mme temps.Pour s'assurer que la quantit d'eau absorbe est bien gale la quan-tit d'eau transpire, il sul'lit de peser la branche avant et, aprs I'exp-

    Fig. 69. - oe Expriencesur la transpiration. Fig. 70. - 3e Expriencesul la transpiration.rience. On voit alors que son poids n'a pas chang: ce qui montre queI'eau absorbe reprsente exactement I'eau transpire.

    Cette exprience explique pourquoi un bouquet plac dans unvase rempli d'eau consomme si rapidement cette eau.Les quantits d'eau rejetes par les plantes sont considrubles : un

    champ de Mas d'un hectare de surface transpire en un jour 36 000 kilo-grammes d"'eau ; un Chne de taille moyenne portant environ 7p0 000 feuillestranspire pendant les cinq mois de la belle saison (juin octobre) plusde 100 000 kilogrammes doeilu,[.,,a transpiration est abondante pendant le.iour et presquenulle pendant la nuit : ce qui explique pourquoi les plant,es sefanent pendant la .iourne, et pourquoi elles reprennent leur tatnormal pendant la nuit.Plus I'air est chaud et sec, plus la transpiration est active :c'est pourquoi les plantes prissent facilement en t, au momentde la scheresse.20 Assimilatlon L'assim,ilation consiste dans la dcomposi-tion elu gaz carlronique de I'air en curblne) que la plante absorbepour se nourrir, et en oygne, qu'elle reiette.

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    47LA FEUITLEon peut mettre ce phnomne en vidence par I'expriencesuivante : on place une plante verte clans une prouvelte rempliecl'eau aclelitionne d'un Peu degaz cat'bonique (frg. 71). Onexpose le tout au soleil et I'onvoit cles bulles de gaz se clta-cher des feuilles eI se rassem-bler au somntet de l'Prou-vette. Ce gaz est tle I'oxYgn e,car il rallume une allumette ne

    prsentant Plus qu'un Pointrouge. En outre I'eau cle I'Prou-vette ne contient Plus de gazcarbonique. Donc la lumireles plantes vertes ubsorbent legu"z carboniqr'te et degagent de

    Eau---de cltauxFig. "i2. ExPriencemontrant le dgarge-

    ment d'e gaz carbonique.

    Fig. ?1. - E*Prience monffantIo dgagement d'oxYgne'l' orY g ne .

    Pour que cette assimilation clu carbone se produise ' il fautque la plante soit verte et qu'elle soit expose la lumire' Desorte qu,une plante qui ne contient pas rJe matire verte ou quiest place clans I'obscurit ne peut pas ss nourrir du gaz carbo-niqrte de I'air.3o Resplnationo - Les plantes respirent comme les animaux :elei absorbent cle l' oy g ne et rei cttent du

    ga,z ca,rboniqueon le clmontre en plaan[ clans I'obscu-rit et sous une cloche une plante et unverre contenant de I'eau de chaux (frT. 72).L'eau cle chaux se trouble, comme si I'onavait souffl dans cette eau I'air des pou-mons(voirlecourscleZootogie\:c'estque la plante en respirant a produit du gazcarbonique.D,autre part, en analysant I'air de la cloche, or constate qu'unecertaine quantit d.'oxygne a t absorbe.on peut constater que la respiration s'effectue I'obscurit.o** la lumire. Et cependant on a cru longtemps que pen-dant la nuit les plantes ne respiraient pas de la mme faon que

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    4g BOTANTQUEpendant Ie jour. 0n croyait qu'il y avait une respiratton nyctu,rnediffrente de la rcspiration clinrne.Cela tenait videmment ce que le phnomne cle l'assimila-tion, qui est inverse cle celui de la respiration, put masquer cedernier. Pendant la nuit, en effet, la respiration continue, tan-dis que I'assimilation est presque nulle; il y a alors absorptiond'oxygne et dgagement cle gaz carbonique : c'tait 11 res pirationnoct'Urne. Pendant la journe, au contraire, si la lumire esti3t91se1 ln respiration a toujours la mme valeur, talclis queI'assimilation est considrable; on constate alors une absorptionde gaz carbonique et un dgagement c|oxyg'e : c,est ce qu,onappelait ri tort la respiration d;iru"ne.En ralit, les plantes respirent jour et nuit, comme les ani-maux; mais pelldant l" iour il peut arriver que cette respira-tion soit masgue par I'assimilatin

    r,a fe'ille peut mettre Ia nourrit're en rser'e. Il existedes plantes dont les feuilles trs paisses peuvent jouer le mmerle que les tiges ou les racines tuberculeuses"C'es[ ainsi que les cailles du bulbe de I'Oignon (frg. Bg) sont deseuilles paissies pr une. provision de nourritutJ qui servira lorsque latige se dveloppera au printemps suivant. vvr rrra r,r-VUsages et apptieations des feuilles. - Les feuilles sont uii-

    Fig 73. Galles produitessur des feuilles do Chnopar Ia piqro d'un fnsecte(Cynips).

    lises dans I'alimentation, dans I'indus_trie et en mdecine.Dans l'alimentati,on, elles peuvent l.remanges crues (Salades) ou cuites (Chou,Epinard, Oseille). Certaines feuilles sontutilises en infusion (Th), d'autrescomme condiments (persil, Cerfeuil).Enfin ce sont les feuilles du Tabac queI'on fume.Dans l'industrie, on extrait des mati_res colorantes des feuilles de I'Incli go _tier, du Pastel et des galles clu Chne ouCeci,dies (fr,g. 7J) gui ont t procluitespar des p iqtrres d'Insectes. Ceux-ci leslnt faites pour y dposer leurs c,'"\fs, Iesquels se transforment en

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    l,A FETNILE 4siarves, ainsi qu'il est facile de s'en assurer en ouvrant une de ce,oformations.En{in de nombreuscs plantes contiennent dans leurs feuillesdes substances employes en md,eeine.

    nsuurCaractres ertrieurs de la feuille. :- La feuille est une lameverte prsentant une droite et une gauche, une face suprieure et uneface infrieure.La feuille comprend trois parties : lo le limbe, Iame aplatie ; Zo leptiole, plus troitl 3o Ia gaine, qui rattacbe la feuille la iige, 'Le ptiole e-t. la- gaine peuvent mrnguer (feuilles sessiles)"; la gainepeut tre trs dveloppe (feuilles engainantes:).Les feuilles sont simples oa compses zlo Feuilles simples(limbe non divis).2o Feuilles composes(limbe divis en folioles).

    F. entire (Lilas). .lF. dente (Charme).F. lobe (Chne).F. penne (Sainfoin, Sensitive).F. palme (Ilamonnier).

    Lesnert)ures sont des {ilets qui formcnt un rseau mailles serres:elles peuvent trc parallles, penncs ou palmes. . 'Les feuilles peuvent se modifier suivan[ le milieu oir elles se dvelop-ltlt : la Sagittaire, par exemple, a lrois sortes de feuilles (ariennes,llottantes, submerges). D'autres feuillcs se transforment en'arilles, enpines, etc.

    Les feuilles sont disposes (sur la tige dc plusieurs {faons : I(l. opposes : deux feuilles nu mmeniveau.2, uerticilles : plusieurs feuillcs aumme niveau.3. alternes : attaches isolm'er t.

    Les feuilles sont tloues d,e mouuements priodiques (veille el sommeil)ou de mout)ements prouoquds (Sensitive).La plupart des feuilles naissent au printemps et meurent I'automne(feuilles caduques) I d'autres puvent vivre pluiieurs annes (feuill es per-sistantes).Structuro intertle. - La feuille est constitue par les nruures quisont les prolongemgnts des vaisseaux de la tige, et-par le [tarncllJffie tqui rernplit les mailles des nervures.Dans le_ pare-n_chyme -se trouve, sous forme de grains, u ne matireverte appele chl,orophylla qui ne se dveloppe qu' la lumire.

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    50 BorANrQuERle. - La feuille o pour rle essentiel de transformer la sue bruteen sue nutritiue.Cette transformotion se fait par les fonctions suivantes :lo La transpirAtion, qui est le rejet par lo feuille de I'excs de vapeurd'eau contenue dans la sve brute;2o L'assimilation, qui consiste dans la dcomposition du gaz carbonirlued.e I'air en can'bone qve la plante absorbe et en oxygne qu'elle rejette;$o La respiration, qui consiste, comme celle des animaux, tlans L'ab-rcrption de l'oygne etle rejet du gaz carbonique.La feuille peut aussi servir d'organe de rserve.Les feuilles sont utilises dans l'alimentation, l'industrie et en medecine.

    CHAPITRE IVNUTRITION DES PLANTES

    Atlments des planter. - Les Ygtaux, comme les Animaux,ont besoin de prendre des aliments.Pour savoir quels sont les aliments ncessaires une plante,on a cherch connatre sa composition chimique, c'est--dire dterminer les corps simples qui entrent dans la formation de samatire vivante vgtale.Les aliments essentiels, c'est--dire ceux dont la suppressionentrane le dprissement de la plante, sont z le carbone, l'hyd,ro-gne, I'oygne, L'azoe, le soufre, le phosphore, le potassiurn, lecalcium, le magnsium et le fer. D'autres lments comme lesi,liciumrle chlore,le zinc et le manganse sont simplement utiles certaines plarites.

    C'est dans l'ai,r par les feuilles, et dans le sol par les raclnes,que les plantes puisent les aliments que nous venons d'numrcr.L'air, qui fournit I'oxygne et le carbone du gaz carbonique,contient toujours ces matires en quantit suffisante pournourrir la plante; la culture n'a donc pas besoin de fournir cesaliments.Dans le sol, au contraire, les nombreux aliments qui s'y trou-

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    NUTRITION DES PTANTES 5{vent, tels que les nilrates qui fournissent I'azote, les plnsplmteslui donnent le phosphore, les se /s calcatres qui procuren t, .lebalcium, peuvent clisparatre peu peu par l'effet tles culturessuccessives. La figure 74 montre bien Jes effets procluits parI'absence ou I'insuffisance d'un lment. Il est clonc ncessaire

    de lutter contre I'appauvt'issement cle la terre par rles procdsde culture comme les amentlemenls,'les asso lernents et les eng"eis.Amendements. - Le sol a une composition trs variable sui-vant les diffrents points considrs : aussi sii fertilit varie beau-coup. [Jn sol, pour tre fert'ile, devra tre form par un mlangede calcaire, de sable, d'argile et cle matires organiques. Desorte que les sols exclusivement calcaires, ou argileux, 011 sablon-neux, seront striles.. Nous PouvoIIS citer comme exemple I'ariclit de la rgion connue sousle nom de C hctmpagne pouilleuse, dont le sol est coistitu par O e icraie; de rnme nous pourrions citer certaines rgions d'Auu.rg,r, oude Br_etane, le sol, forrn seulement de sable silicux, ne lais., 1iou...,"que des F ougres ou des Brul'res.Pour modifier la composition du sol, on pratique ce [u,o.r1,appelle des amendenzents, c'est--dire qu'on aj oul,e ce terrairt,Ies matires qui tui manquent et qui sont ncessaires I'alimen-tation de la plante : ainsi on ajoute souvent clu calcaire aux sol$tfop argileux,'ou de I'argile aux sols trop calcaires.

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    b? BOTANIQUEAssolcmen(s et engnais. - f,a terre, mm: la plUS fert'iletfinit toujours prr s'puiscr la suite cl'une culture continue- 0ncombat cet puisement par les &ssolentents ou les engrais, 0u

    mieux encore cn combinant ces deux procds.lo L'assolcment, Colnme nous I'avons Ylt plus haut (page 9)tconsis[e clans I'alternance cle culture des plantes racines pro-fondes, comme la Betterave, avec celle des plantes racinessuper{icielles, comme le Bt ou I'Avoine. Tandis que les pre-*ir., puisent le sol en profoncleur, les secondes l'puisenI ensurface; utlus permettent ainsi aux matires nutlitives du sol dese reformer dns la rgion gu'elles pargnent et gui se reposepar ccnsquent.Les assolements ne sont pes suffisants Pour obtenr de bonsfsultats, il est encore ncessaire de clonner au sol des engra'[s'20 Les engrais sont des matires minrales et organigues quirestituent au sol les rnatires nutritives qu'il a perclues.Pendant longtemps oll ne connaissait cgmme cngrais que 1of6mier, form6 lrar les clbris de paille mlangs , I'urine et uN

    A. - Saus aucullengrais. B'ig. 75.B. -- Avcc clgrais ruiliraux c. - Elglais colnplr:t.seuls.-- Clulture comparative tlo la Pomnro dc torro'

    excrrnents tles animaux, oil bien encore le guano form par lesdjections d'Oiseaux. Mnis ces engrais, bien qu'utiles, sont incom'ptts, car ils ne fournissent ta plante qu'un petit nombre d'l'ments,0n fabrique aujourd'hui, dans I'industrie, des engrT'i'i complets,

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    NUTATTION DES PLANTES 53c'est--clire cles engrais qui contiennent tous les lments indis-pensables au clveppemcnt rJe la plante. ces lme'ts doiventvarier suivant la composition clu sol et surtout suivant la plantecultive : ici, c'est I'azote qui domine; l, c'est I'acide phospho-rique; plus ioin, c'est Ia potasse ou la chaux. Chaque plante ases prefrences, sa d,orninante comme on dit. Ai'si vous obtien-ctrei cte grancls re'dements si vous forcez la dose d'azol,e dansla culture clu Bl et de I'Avoine (ftg. 74), dc po.tasse dans la cul-turc de la pomme cle terre et clei arbres fruitiers, d'acide phos-phorique clans la culture clu MaTs ou cle Ia Canne sucre, etc'

    on peut, par des expriences cornpsratives faites vec la Pomrne deterre per exemplc (g. 7-5), se faire une ide d'e la c'ulture stns engrais'et avec *ngrai. inompl.i. ou cornptets. Dans ce derttier cas la rcoltoest cinq I'ois PIus obondnte.plantes perflsltes. - Les plantes que nous a'olls tudies

    Fig. ?ti. -- I.,,, Cuscute vivant 'ig-en parasite sur la Luzerne. 77. - Pictl d'Orobanchesur le ScrPolet.jusqtr'ici peuvent se nourrir elles-mmes en puisant leurs ali--.tttr dans le sol ou clans I'air. Mais il existe des vgtauxclpour\rus cle chlorophylle ou- qui n'ont pas de racines, ils,ont alors obligs d'empiunter leur nourriture d'autres tresvivants, animax olr vgtaux, qui leur servent en quelque sorte,de nourrice. ces plantes qui se tlveloppent aux dpens des tresvivants on a donn le nom de Ttlantes parasites' '

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    s4Parmi les BOTANIQUBplantes parasites qui n'ont pas de chlorophyllenous pouvons citer : lrrCuseute (fr,g . 76), qui sedveloppe sur la Luzerneen y appliquant des su_oirs qui ont la foimede ventouses ; l'Orobanclte(fr,g. i7), qui vit sur laracine du Serpole t ; enfinde nombreux ChampignonsQui, comme nous Ie yer-rons plus loin, envoientleurs filaments I'int-rieur cle la plante nourri-cir'e.Cerl,aines plantes ont cle'ig. 78. -,ui en parasite sur le Pommier. lu chlorophylle et viventquand rnme en parasitessur cl'autres plantes gu'elres affaibrissent : tel est le Gr,ri (ftg. ?g),qui enfonce dans le Pommier ou le chne ses racines transfor-rnes en suoirs.

    nsuvrNutrition dtune plante. - Les vgtaux, cornrne res Animaux, ont. besoin de prendre des aliments,Les plaptes prennent leurs aliments dan.s Ie .sol (nitrates, phospSates,sulfates, etc.) et dans Iair, (oxygnu-ut ,urbone). \ -on peut obtenir une plus g'rnae fertilit du sol par les amenclenzents,les assol_enrents gt les trgrair. uLt \)u' Pr-Lr Lvr L(tttat,uuilo Par lt,s amendemenJt, on ajoute au tenain Ies matircs qui Iui rna'-uent, du ralcaire par exempre crans un sol argircu.r.-- 2o Les assolemenls consistcnI dans I'alternane de culture des plantes racines" profonaes lneiierave; vec celle oc, pior* o racines spper{i-cielles (Bl, Avoine).3o Les engrnis sonf des matir'es minrales et org,niques tiesl.incs aendre au sol les matires nutriti.ves qu'it a perdu =. Lr: ftttttrer. et lesenorais chimiques (nitrates, -phosphates, etc.) iont les plus ernplo.r.s.certaines plantes' comlne la Cuscute,'l'orobanch .t to. c5a'rpig.nons,n'ont pas de r:trlorophylle; elles sont oioru obliges de vrvre e,,e?"esi/essur d'autres trcs vivants,. animaux ou tegtau

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    '--LA FTDUN

    CHAPITRE VLA FLEUR

    ti6

    Lorsqu'une plante est place dans des conditions favorables son dveloppement, et que la racine, la tige et les feuilles ontgrandi, oil voit apparatre en certains points des appareils des-tins reproduire la plante : ce sont les fleurs.

    Aw Porhnt''les fleuis tani'",1les lleunpistil

    trig. 80. - Les ditrentesparties de la flcur. I'ig. 81. - La fleur de I'Arum.men[ portc par un rameau appel pdoncule (fiT. i9);ce rapeaus'largit son extrmit pour porter les diverses parties de la

    S t. - Caractres extrieurs.Les diffrentes parties de la fleur. La fleur est gnrale*

    {-.--itractie--.igea {lcur sur la tige

    ///_,r1\\\\itIJ

    LJ1,-iS. -La

    .Plstil

    -----Sdpale

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    56 Bor,tNretrltfleur en formant ce qu'on appelle Ie riccptaclc, et, i[ est, sil,u I'aisselle d'une pctitc feuille appele bructie, gntiralcmgn t difl-rente par son aspect des feuilles ordinaircs.Dans cer[ains cas, comlne clans l'Arum ffig.st) et, le Dattier\ftT. 1,02), cette bracte prentl un grancl dveloppement, et enve-loppe les fleurs : elle prencr alorc i. nom cre sptlre .La fleur, lorsqu'ellc est complte, esI forme cle quatre sor.[esd'organes disposs concentriquement et dans l'orclre suivant enallant de I'extrieur vers I'intri eur (ftg. B0) :Lo Les scpalcs don t I'ensemblc forme le calice ;2o [-,es ptalcs30 Les tumines la corolle;l'androce e ;4.o Les carpellrs le pisti/ ou gyrtccte.Le calice c t la corolle form en t les enueloppes floralcs oulterianthe; ils ne jouent qu'un rle accessoire et peuvent rnan-quer. Tandis que les tarnines et le pistil sont les organes essen-tiels qui servent la formation tle la graine et par suite lareproduction de la plante : ce sont les org ctnes reprod,ucteut"s.'lo caliee Le culice est |enveloppe la plus externe de la

    Fig. 82. - Fleur-.dialyspllo, . dialyptato Fig. E3. _ Fleur gamospate, gamo_et rgulirc (Fraisior). ptale et rCg-uliOro f f"bai.fleur, C'est lui qui, dans le jeune bouton, recouvre les autres par-ties cle la fleur.

    (" qrJlrh;^ \\\\

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    Si les spales qui le rA rLEUR 57eomposent sont spars, indpendants,comme dans le Bouton d'or ou dansle -raisi er (lig. 82), le calice est dialy-sepalc ; iI est g amosepale si, commedans la Primevre ou dans le Tabac,les spales sont soucls entre eux aumoins sur une ccrtaine tendue(frs . 83).Le calice peut tre regulier ou irce-gulier suivant que les spales sontgaux ou ingaux.Les spales sont gnralement colo-rs en vert; parfois cependant, commedans le Lis (fr,g. S4) ou I'lris, ils sontcolors colnme les ptales auxcluelsils ressembl cnt : on di t alors qu'i lsson[ 7 taloicles. On les reconnat simplcment ce qu'ils sout.

    situs en dehors des ptales.' 20 Conolle. - La corolle est la seconde enveloppe de la fleur.Elle est forme de ptales qui sont gnralement colors et

    - - - Stignato-Spales soudsStyle-.0vain

    Fig.85. - Fleur de Primevre. Fig.86. - Fleur irrguliro(I-.,amier blanc).qui rlo