DJAANI-BENMANSOUR

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA Faculté des Sciences et Technologie et Sciences de la Matière Département d'Hydraulique et de Génie Civil Laboratoire Exploitation et Valorisation des Ressources Naturelles en Zones Arides Mémoire de fin d’études En vue de l’obtention du diplôme de Master en Génie Civil OPTION : Constructions Civiles et Industrielles (CCI) THEME THEME THEME THEME Présenté par: DJAANI Mabrouka BENMANSOUR Samah Farah Présenté devant le jury : Présidente : M elle . H. MAOUCHE M.C.B Univ. Ouargla Examinateur : M r . M. KEBAILI M.A.A Univ. Ouargla Examinateur : M r . Med. S. ELABBADI M.A.B Univ. Ouargla Encadreur : M r . A. ZENKHRI Magistèr Univ. Ouargla Co-Encadreur : M r . N. KEBAILI M.A.A Univ. Ouargla Promotion 2010-2011 Stabilisation de Stabilisation de Stabilisation de Stabilisation des sols gonflants de la région s sols gonflants de la région s sols gonflants de la région s sols gonflants de la région d'In d'In d'In d'In-Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants hydrauliques (Chaux et Ciment) hydrauliques (Chaux et Ciment) hydrauliques (Chaux et Ciment) hydrauliques (Chaux et Ciment)

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE KASDI MERBAH

OUARGLA

Faculté des Sciences et Technologie et Sciences de la Matière Département d'Hydraulique et de Génie Civil

Laboratoire Exploitation et Valorisation des Ressources Naturelles en Zones Arides

Mémoire de fin d’études En vue de l’obtention du diplôme de Master en Génie Civil

OPTION : Constructions Civiles et Industrielles (CCI)

THEME THEME THEME THEME

Présenté par:

DJAANI Mabrouka

BENMANSOUR Samah Farah

Présenté devant le jury :

Présidente : Melle. H. MAOUCHE M.C.B Univ. Ouargla

Examinateur : Mr. M. KEBAILI M.A.A Univ. Ouargla

Examinateur : Mr. Med. S. ELABBADI M.A.B Univ. Ouargla

Encadreur : Mr. A. ZENKHRI Magistèr Univ. Ouargla

Co-Encadreur : Mr. N. KEBAILI M.A.A Univ. Ouargla

Promotion 2010-2011

Stabilisation deStabilisation deStabilisation deStabilisation des sols gonflants de la région s sols gonflants de la région s sols gonflants de la région s sols gonflants de la région

d'Ind'Ind'Ind'In----Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants Aménas par ajouts des liants

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Nous exprimons toute notre gratitude et sincère dévouement à Dieu Le Tout

puissant qui grâce à son aide nous avons terminé ce modeste travail.

Nous tenons à remercier chaleureusement notre promoteur Mr. ZANKHRI

pour son aide et son encadrement, ses encouragements et surtout sa

compréhension durant toute la période de préparation de ce mémoire.

Nous remercions également l’honorable jury qui a bien voulu examiner notre

travail.

Nos professeurs qui nous ont enrichis de connaissances et tout le

département de génie civil.

Tous les membres du Laboratoire des Travaux Publics du Sud Ouargla et un

grand merci à Mr. HAFSI Pour son aide, lors de la préparation de ce mémoire

sans oublier les membres du Laboratoire des Travaux publics de Ghardaïa.

Page 3: DJAANI-BENMANSOUR

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Je dédie ce projet de fin d’étude en premier lieu à mes Je dédie ce projet de fin d’étude en premier lieu à mes Je dédie ce projet de fin d’étude en premier lieu à mes Je dédie ce projet de fin d’étude en premier lieu à mes parents qui m’ont parents qui m’ont parents qui m’ont parents qui m’ont

aidé et aidé et aidé et aidé et soutenu durant tosoutenu durant tosoutenu durant tosoutenu durant toutes ces longues années d’étude utes ces longues années d’étude utes ces longues années d’étude utes ces longues années d’étude

A mon époux qui m’a aidé et soutenu durant toutes mes A mon époux qui m’a aidé et soutenu durant toutes mes A mon époux qui m’a aidé et soutenu durant toutes mes A mon époux qui m’a aidé et soutenu durant toutes mes

années d’étudeannées d’étudeannées d’étudeannées d’étude universitaireuniversitaireuniversitaireuniversitaire

A mesA mesA mesA mes frèrefrèrefrèrefrères ets ets ets et mesmesmesmes sœurssœurssœurssœurs

A mon joli bébé Mouhamed LouaiA mon joli bébé Mouhamed LouaiA mon joli bébé Mouhamed LouaiA mon joli bébé Mouhamed Louai

A toute la familleA toute la familleA toute la familleA toute la famille

A toutes la promotion LMD Génie Civil 2010A toutes la promotion LMD Génie Civil 2010A toutes la promotion LMD Génie Civil 2010A toutes la promotion LMD Génie Civil 2010---- 2011, 2011, 2011, 2011,

Surtout mon binôme et je la remercie pour tout ses Surtout mon binôme et je la remercie pour tout ses Surtout mon binôme et je la remercie pour tout ses Surtout mon binôme et je la remercie pour tout ses

efforteffortefforteffort

A tousA tousA tousA tous mes tantes et onclesmes tantes et onclesmes tantes et onclesmes tantes et oncles

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Page 4: DJAANI-BENMANSOUR

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Page 5: DJAANI-BENMANSOUR

Résumé :

Plusieurs études ont été effectuées sur le phénomène de gonflement des sols. Ce

phénomène qui reste non maîtrisable, provoque des grands dégâts à travers le monde, et les

études qui ont été menées ; même à présent ; ont pour but d’atténuer l’intensité de ces dégâts,

et ce en comprenant le comportement des sols expansifs et en maîtrisant les facteurs qui

pourraient influencer ce comportement.

Une étude bibliographique a été menée, pour recueillir le maximum d’informations qui

concerne le phénomène de gonflement des argiles, ainsi qu’une présentation de quelques

résultats bibliographiques sur les facteurs influencent le potentiel de gonflement.

En citant les différentes techniques de la stabilisation des argiles ainsi qu’ une

présentation de quelques résultats bibliographiques sur la stabilisation du gonflement. Ensuite,

une caractérisation des matériaux utilisés était effectuée à la base de l’étude bibliographique,

il s’agit des essais géotechniques mécaniques standards, en plus des chimiques. Cette étude a

été réalisée sur des sols provenant d’In-Aménas.

On conclu notre travail par une étude expérimentale portant sur l’effet de la chaux et

du ciment à différentes concentrations sur le taux et la pression du gonflement afin de déduire

une méthode pratique simple, économique et efficace de minimisé le phénomène de

gonflement.

Mots-clés : Stabilisation, sols gonflants, ciment, chaux, oedomètre.

Page 6: DJAANI-BENMANSOUR

Table des Matières

I

LISTE DES FIGURES

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES PHOTOS

INTRODUCTION……………………………………………………………………1

CHAPITRE I : Synthèse Bibliographique Sur Le Phénomène De Gonflement

I. 1. Introduction…………………………...…………………………………….......3

I.2. Argiles……………………………………………………………………........3

1. argiles plastiques.………………………………………….………..........3

2. argiles raides.…………………………………….………………...…......3

I.3. Structure élémentaire des minéraux argileux……………………………….....4

I.4. Structure moléculaire microscopique des argiles…………..…………………..5

I.4.1. La Kaolinite ……………………………………………………….....6

I.4.2. L'Illite ……………………………………………………………….....6

I.4.3. La Montmorillonite ……………………………………………….......7

I.5. Gonflement interfoliaire et interparticulaire……………………………...........8

I.6. Mécanismes de gonflement ………………………………………………….......8

I.7. Causes et conséquences du gonflement………………………………………....9

I.7.1. Causes du gonflement……………………………………………………….....9

I.7.2. Conséquences du gonflement………………………………………………....10

I.7.2.1. Cas des bâtiments……………………………………………………..10

I.7.2.2. Cas des voiries et réseaux divers……………...………………..........11

I.7.2.3. Cas des chaussées…………………………………………………......12

I.8. Nature et manifestation du phénomène …………………………………….....12

. I.8.1. Phénomène de retrait-gonflement n'affecte que les sols riches en minéraux

argileux gonflants"……………………………………………….………………….13

I.8.2. Elément intervenant au gonflement …………………………………......13

I.8.2.1. Hydrogéologie……………………………………………………....13

I.8.2.3. Topographie……………………………………………………….....13

I.8.2.4. Actions anthropiques……………………………………………......13

I.9. Mécanisme du retrait/gonflement …………………………………………......14

I.9.1. Désordres nombreux et coûteux pour la collectivité…..........................14

I.9.2. Techniques évitement les variations localisées d'humidité....................14

Page 7: DJAANI-BENMANSOUR

Table des Matières

II

I.9.3. Eloigner les plantations d'arbres………………………………….…...15

I.10. Conclusion ……………………………………………………………………..16

Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

II.1. Situation……………………………………………………...………………...17

II.2. Contexte Géo-environnemental.…………………………………………..…..17

II.2.1 Géologie……………………………………………………………..…..17

II.2.2. Stratigraphie………………………………………………………......17

II.2.3. Climat…………………………………………………………….…....18

II.2.3.1. Précipitations……………………………………………………18

II.2.3.2. Températures…………………………………………………...18

II.2.3.3. Vents…………………………………………………………......19

II.2.3.4. Végétation……………………………………………………….19

II.2.3.5. Classification du climat………………………………………..19

II.3. Sol d’In-Aménas ……………………………………………………………...18

II.3.1. Minéralogie…………………………………………………………...18

II.4.Composition chimique des minéraux….…………………………………......20

II.5. Analyse des Eaux……………………………………………...……………....20

II.5.1. Eaux naturelles…………………………………………………...…..20

II.5.2. Eaux de rejet …………………………………………………………21

II.6. Diffueront problèmes dans la région d'In-Aménas ….……..……………..21

II.7. Conclusion…………………………………………………………………..23

Chapitre III : Techniques de constructions sur sol expansif

III.1. Introduction …………………………………….………………………....... 24

III.2. Fondations sur sol gonfle…………….……………………………..……….24

III.2.1. Semelles superficielles sur remblai…………………………….......24

III.2.2. Semelles superficielles sur remblai partiel et vide sanitaire……..25

III.2.3. Fondation profonde ……………………………………………....25

III.3.Techniques de stabilisation utilisées ………………………………………..26

III.4. Chaux………………………………………………………………….……..26

III.4.1. Différents types de chaux………………………………………… .29

1) Echange cationique ………………………………………….……..…..29

2) Floculation ………………………………………………………….....29

Page 8: DJAANI-BENMANSOUR

Table des Matières

III

3) Carbonatation……………………………………………………...........29

4) Réaction pouzzolanique ………………………………………….........29

III.4.2. Action de la chaux sur les argiles…………………………………...……30

III.5. But de la stabilisation ……………………………………………….….......30

III.6. Méthode d'utilisation de la chaux dans le traitement du sol ………….....32

III.6.1. Malaxage sur place ………………………………………….........32

III.6.2. Technique d'injection ……………………………………………...33

III.7. Traitement aux Ciments ……………………………………………………...33

III.7.1. Ciments ………………………………………………………..……34

III.7.2. Production du ciment par mouture /malaxage des constituants. 34

III.8. Conclusion………………………………………………………………...…….35

Chapitre IV : Méthodes Indirectes de Caractérisation

IV.1. Introduction:…………………………………………………………….....36

IV.2. Intervention sur site ……………………………………………………….36

IV.3. Méthodes indirectes de caractérisation…………………………………...37

IV.3.1. Analyse granulométrique ……………………………………….37

IV.3.1.1. Conduite de l'essai……………………………………………..38

IV.3.1.2. But…………………………………………………………..…. 39

IV.3.1.3. Principe d’essai de sédimentation…………………….…...... 39

IV.3.1.4. Calculs et Résultats …………………………...………….….38

IV.4. Limites d' Atterberg: ………………………………………………….… .41

IV.4.1. Activité des argiles ……………………………………………..41

IV.4.2. Indice de plasticité IP………………………………………….. 42

IV.4.3. Indice de consistance IC……………………………………………………….…... 43

IV.4.4. Limites d' Atterberg: NF P 94-051……………………………45

IV.4.4.1. Objectif ……………………………………………………….45

IV.4.4.2. Principe……………………………………………………...…45

IV.4.4.3. Appareil de Casagrande…………………………………..... 46

IV.4.4.4. Calculs et Résultats ………………………………………....47

Page 9: DJAANI-BENMANSOUR

Table des Matières

IV

IV.5. Essai au bleu de méthylène : NF P 94-068………………………………… 48

IV.5.1. Principe de l'essai ……………………….………………………...48

IV.5.2. Préparation de l'échantillon ………………………………… …48

IV.5.3. Classification des sols après essai……………………………… ...49

IV.5.4. Calculs et Résultats ………………………...……………………. .50

IV.6. Essai de cisaillement NF P 94-71 ………………………………………......51

IV.6.1. Matériel utilisé…………………………………………………….51

IV.6.2. Résistance au cisaillement…………………………………...…...52

IV.6.3. Calculs et Résultats ………………………...…………………...52

IV.7. Essai la densité NF P 94-064 …………………………………………….....52

IV.7.1. Objectif ………………………………………………………….53

IV.7.2. Préparation de l’essai…………………………………………...53

IV.8. Analyse chimique ………………………………………………...……..… .53

IV.8.1. Sulfates ………………………………………………...……. ..53

IV.8.2. Carbonates………………………………………………..…...54

IV.8.3. Chlorures…………………………………………………….....54

IV.8.4. Calculs et Résultats ……………………………………….....55

IV.9.Conclusion ……………………………………………………………..56

Chapitre V : Solution et Interprétation

V.1. Méthodes de Mesure du Potentiel de Gonflement…………………… 57

V.1.1. Méthode de MYSLIVEC ……………………………………..57

V.1.2. Méthode Chinoise . ……………………………………….......58

V.1.3. Méthode du C.E.B.T.P …………………………………...…..59

V.1.4. Méthode de FU HUA CHEN ………………………………...59

V.1.5. Méthode de HUDER et AMBERG ……………………...…..60

V.1.6. Méthode de FIRTH …………………………………………..60

V.1.7. Méthode du double oedomètre…………………………..…...61

V.2. Essai de gonflement a l’oedomètre NF P 94 -91 …………….……..….…..62

V.2.1. Définition……………………………………………...…........62

V.2.2. Préparation ..……………………………………....………....62

V.2.3. Calculs et Résultats ……………………………………........63

Page 10: DJAANI-BENMANSOUR

Table des Matières

V

a) Traitement à la chaux………………………......63

b) Traitement au ciment…………..…………….....63

V.4. Essai de gonflement à l’ oedomètre…….………………………………..63

V.4.1 Objectif…………………………………………………………...63

V.4.2. Principe ……………………………………………………….....63

V.4.3. Equipements nécessaires……………………………..…….…....63

V.4.4. Mode opératoire ……………………………………………......64

V.5. Interprétation des résultats :…………………………………......65

a) Traitement à la chaux …………...…….65

b) Traitement au ciment…………….….....65

V.6. Conclusion ………………………………….....................................80

Page 11: DJAANI-BENMANSOUR

IX

Liste des tableaux

Tableau I-1 Caractéristiques des argiles 07

Tableau II-1 Moyenne des précipitations mensuelles relevées à In-Aménas 18

Tableau II -2 Composition chimique des minéraux 20

Tableau II-3 Composition chimique des eaux 21

Tableau III-1 Avantages et inconvénients des techniques de stabilisation couramment

utilisées

31

Tableau IV-1 Activité des argiles 42

Tableau IV-2 Potentiel de gonflement fonction de l’activité 43

Tableau IV-3 Classification de l'argilité d'un sol selon l'indice de plasticité IP 44

Tableau IV-4 Limites d’Atterberg et indice de plasticité de certains minéraux argileux 44

Tableau IV-5 Etat du sol en fonction de l’indice de consistance 45

Tableau IV-6 Surface spécifique et C.E.C. de quelques minéraux argileux d'après MOREL 50

Tableau IV-7 Calculs et résultats de paramètre physique et chimique 55

Tableau IV-8 Calculs et résultats de paramètres mécaniques 55

Tableau V-1 ∆H max pour chaque palier 76

Tableau V-2 ∆H max pour chaque palier 76

Tableau V-3 ∆H max pour chaque palier 77

Tableau V-4 ∆H max pour chaque palier 77

Tableau V-5 ∆H moy pour chaque échantillon 78

Tableau V-6 ∆H moy pour chaque échantillon 78

Tableau V-7

Tableau V-8

∆H moy pour chaque échantillon

∆H moy pour chaque échantillon

78

79

Tableau V-9 Calculs et résultats du potentiel de gonflement et de pression de gonflement

79

Page 12: DJAANI-BENMANSOUR

X

Liste des photos Photo II-1 : Fissure dans les murs…………………………………………………………....21

Photo II-2 : Fissure diagonales………………………………………………………………22

Photo II-3 : Cisaillement à niveau des nœuds……………………………………………….22

Photo II-4 : Fissures dans les murs au niveau de la fenêtre.………………………………...23

Photo à l’ annexe I

Photo A : Fissure dans les murs et retrait –gonflement dans les trottoirs…………………..…1

Photo B : Dégradation des Chaussées………………..………………………………………..2

Photo C : Gonflement –retrait la poutre et murs………………………………………………3

Photo D : Fissures diagonales dans les murs et retrait –gonflement dans le mur et les

trottoirs…………………………………………………………………………………………4

Page 13: DJAANI-BENMANSOUR

VI

Liste des figures

Figure I-1

Structure élémentaire Tétraédrique

04

Figure I- 2 Structure élémentaire octaédrique 05

Figure I-3 Structure particulaire de la Kaolinite 06

Figure I- 4 Structure particulaire de l'Illite 06

Figure I-5 Structure particulaire de la Montmorillonite 07

Figure I-6 Photographies au microscope électronique a balayage des argiles 08

Figure I-7 Formes et directions de fissuration 11

Figure I-8 Formes de dégâts sur des bâtiments reposant sur des terrains gonflants 11

Figure I-9 Dégradation de Chaussée 12

Figure I-10 Risque a pendre en compte lors de la construction 14

Figure I-11 Techniques de préventions de gonflement du sol 15

Figure I-12 Eloigner les plantations d'arbres 16

Figure III-1 Semelle superficielle sur remblai 24

Figure III-2 Semelle superficielle sur remblai partiel + vide sanitaire 25

Figure III-3 Fondation profonde 26

Figure III-4 Traitement par malaxage 32

Figure III-5 Technique par injection 33

Figure IV-1 Plan de situation et prise d’échantillon à In Amenas 37

Figure IV-2 Essai granulométrique 38

Figure IV-3 Diagramme semi logarithmique par granulométrique 39

Figure IV-5 Appareil agitateur et solution 40

Figure IV-6 Essai de sédimentation 40

Figure IV-7 Courbe granulométrique 41

Figure IV-8 Diagramme de classification du potentiel de gonflement 43

Figure IV -9 Limite de liquidité 46

Figure IV-10 Limite de plasticité 46

Figure IV-11 Appareil de Casagrande 47

Figure IV-12 Préparation de l’échantillon 47

Figure IV-13 Abaque de Casagrande 48

Page 14: DJAANI-BENMANSOUR

VII

Figure IV-14 Essai au bleu de méthylène 49

Figure IV-15 Structure minéralogique de l’argile d’In Amenas 51

Figure IV-16 Appareil de cisaillement et préparation de l’échantillon 52

Figure IV-17 Essai d’analyse chimique aux sulfates 54

Figure IV-18 Essai d’analyse chimique aux carbonates 54

Figure IV-19 Appareil à mesure PH 55

Figure V -1 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode de MYSLIVEC. 57

Figure V-2 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode Chinoise 58

Figure V-3 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode C.E.B.T.P. 58

Figure V- 4 Détermination de la pression de gonflement selon CHEN 59

Figure V-5 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode de

HUDER et AMBERG.

59

Figure V-6 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode de FIRTH 61

Figure V-7 Détermination de la pression de gonflement selon la méthode du double

oedomètre

61

Figure V-8 Appareil Oedomètrique 62

Figure V-9 Gonflement en fonction du temps (sol naturel) 65

Figure V-10 Gonflement en fonction du temps (2% Chaux) 66

Figure V-11 Gonflement en fonction du temps (4% Chaux) 66

Figure V-12 Gonflement en fonction du temps (1% Ciment) 67

Figure V-13 Gonflement en fonction du temps (échantillon 1) 67

Figure V-14 Tassement en fonction du temps (échantillon 2) 68

Figure V-15 Tassement en fonction du temps (échantillon 3) 68

Figure V-16 Tassement en fonction du temps (échantillon 4) 69

Figure V-17 Tassement en fonction du temps (échantillon5) 69

Figure V-18 Tassement en fonction du temps (échantillon 6) 70

Figure V-19 Tassement en fonction du temps (échantillon 7) 71

Figure V-20 Tassement en fonction du temps (échantillon 8) 71

Figure V-21 Tassement en fonction du temps (échantillon 9) 72

Figure V-22 Tassement en fonction du temps (échantillon 10) 72

Figure V-23 Tassement en fonction du temps (échantillon 11) 73

Figure V-24 Tassement en fonction du temps (échantillon 12) 73

Page 15: DJAANI-BENMANSOUR

VIII

Figure V-25 Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) sol naturel 70

Figure V-26 Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) 2 %Chaux 70

Figure V-27 Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) 4 % Chaux 71

Figure V-28 Courbe de ∆h (mm) par fonction de σ(kPa) 1%Ciment 71

Page 16: DJAANI-BENMANSOUR

1

Introduction Générale

Le terme "sol" est utilisé en génie civil pour désigner un matériau constitue d'un

agrégat naturel de particules minérales de dimensions comprises dans des limites prédéfinies.

Les sols argileux sont constitués de minéraux varient dont l’affinité à l’eau dépend de

plusieurs paramètres, entre autre la structure minéralogique. Certains sols comportent une

proportion de particules argileuses telles que les Illites et les Smectites, etc. Quand ils sont

humidifiés à partir d'un état sec, ils subissent des gonflements dus d’une part, à l'absorption

des molécules d'eau sur la surface extérieure des particules et d’autre part, à la pénétration des

molécules d'eau entre les feuillets dont, l'empilement constitue les particules d'argile. Ce

gonflement des argiles dépend des conditions de l'état de compacité du sol et des conditions

hydriques. Inversement, si la quantité d'eau diminue dans le sol, il subit une diminution de

volume relativement importante. Ceci provoque en particulier le développement d'un réseau

de fissures dû au retrait/gonflement en surface.

Ces phénomènes de gonflement et de retrait sont à l'origine de nombreux désordres

tant pour les constructions en surface (bâtiments, ouvrages de soutènement, remblais) que

pour les ouvrages enterrés (tunnels, pieux).

Le gonflement est un problème complexe qui touche plusieurs pays tels que l'Afrique

du sud, l'Algérie, l'Arabie Saoudite.

En Algérie, plusieurs cas de désordres très préjudiciables, sont liés au gonflement. On

cite à titre d'exemple, l'hôpital de Batna et la raffinerie d’In-Amenas. Ce dernier est un

exemple frappant puisqu’ il concerne des ouvrages pétroliers déplacés à un autre endroit, et

ceci peut se répercuté sur l'économie. L'expérience vécue à In-Aménas est singulière et est

assez instructive pour mériter d'être portée à l'attention des ingénieurs et spécialistes du

métier.

Plusieurs techniques de construction, de stabilisation et de confortement, ont été

utilisées dans le domaine de génie civil afin de résoudre les problèmes vécus. Les solutions

salines, l'ajout de sable et les traitements par liants hydrauliques (chaux, ciment, cendres

volantes, …) les traitements organiques (huiles, goudrons, bitumes, résines naturelles,

polymères, …) et les techniques préventives sont les techniques les plus utilisées.

La présente étude est une contribution de stabiliser les sols de la région d’In-Aménas

en utilisant un traitement hydraulique par l’ajout de pourcentage de chaux et de ciment.

La chaux et le ciment sont réputés pour leur pouvoir stabilisateur des sols. La muraille

de chine comporte des indices d'utilisation de la chaux. Dans un sol expansif, l'ajout de 2% à

8% de chaux ou de ciment diminue visiblement son potentiel de soflement (Chen, 1988).

Page 17: DJAANI-BENMANSOUR

2

La présente étude consiste à caractériser le sol, d’identifier le potentiel de gonflement

et de stabiliser le sol par ajout des pourcentages de chaux et de ciment afin de bénéficier de

leurs efficacités sur le sol d’In-Aménas.

Cette étude est menée par les chapitres suivants :

• Le premier chapitre est une introduction et recherche bibliographique. Cette dernière

permet une reconnaissance du phénomène de gonflement des sols et le recensement de

solutions existantes. Un examen analytique de chaque technique est présenté.

• Dans le deuxième chapitre, la région d’In-Aménas est identifiée selon les aspects

géographiques, climatiques, géologiques et géotechniques.

• Le troisième chapitre

• Le quatrième chapitre présente les définitions et les modes opératoires des essais

d'identifications réalisés et de caractérisation des argiles de la région d'étude. Les

résultats d’essai réalisés dans le laboratoire et l'estimation et la classification du

potentiel du gonflement.

• La stabilisation de sol gonflant par traitement hydraulique (chaux et ciment) est

expliquée dans le cinquième chapitre.

• Les essais oedométriques de mesure et de stabilisation du gonflement de sol par ajout

de chaux et de ciment sont expliqués. Les résultats des essais sont discutés et

interprétés afin de critiquer la faisabilité et l’adéquation de cette technique de

stabilisation sur les sols d’In-Aménas.

Enfin, une conclusion générale qui résume les intérêts de l’étude et présente les

recommandations essentielles tirées de cette étude.

Page 18: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

17

Caractéristiques De La Région D’In-Amenas

II.1. Situation

La région d'In-Aménas est située à 1600 km au sud-est de la capitale Alger. Elle est

repérée par les latitudes 28-05 Nord et longitudes 09-63 Est. La région se trouve à une altitude

de 561 mètres et se caractérise par une morphologie plutôt aplatie avec absence quasi-totale

de drainages naturels superficiels.

II.2. Contexte Géo-environnementale

II.2.1 Géologie

Les données géologiques locales montrent que la formation principale rencontrée dans

la région appartient à la série des argiles triasiques; région qui renferme les plus importants

gisements pétroliers du Sahara. Des sondages pétroliers ont montré que cette formation

d'argile a une puissance supérieure à 180 m et surmonte la formation carbonifère.

Les multiples études de sols réalisées dans la région ont révélé la présence d'un sol

composé essentiellement d'argile rouge bariolée (mauve, jaune, vert et bleu), très compacte,

couverte en surface par une couche altère. Cette couche d'altération est le produit de l'action

conjuguée du soleil, de la pluie et des vents de sable. Ces phénomènes thermoclastiques sont à

la base des fractures subverticales replies de sable existant dans le sous-sol. Le vent apporte

du sable qui est entraîne par les faibles pluies dans les fissures qu'il colmate.

II.2.2. Stratigraphie

De nombreuses études de sol ont été effectuées sur les sols d'In-Aménas pour le compte

de compagnies nationales implantées dans la région. Ces études ont été réalisées par des

laboratoires nationaux et étrangers dans le cadre de conception d'ouvrages ou dans le cadre

d'expertises. La synthèse de ces études montre que les argiles de la région se présentent

suivant une stratigraphie assez régulière et globalement homogène selon à de 5 couches :

- Une couverture sableuse ou couche d'altération de quelques centimètres à quelques

décimètres par endroits.

- Un horizon supérieur constitué de matériau limono- argileux de couleur rougeâtre

(ARG.2.) Cet horizon épais de 1.5 m en moyenne contient des mud-cracks. Par endroits

ce matériau présente une couleur violette (ARG.3). L'homogénéité de cet horizon en

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Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

18

plan est interrompue seulement par de légères variations latérales. Il se présente par

endroits plus riches en altérations jaunâtres et en argile.

- Un horizon argileux compact presque dépourvu de fractions sableuses. Cet horizon de

couleur rougeâtre est légèrement plus sombre que la couche supérieure. Dans les

tranchées, ce matériau se présente en petits blocs compacts séparés les uns des autres par

de nombreuses fractures dans les faces.

- sont ondulées et polies, ce qui témoigne de la grande sur consolidation de cette argile

(ARG1). On trouve dans cet horizon de la litho types bariolés de vert clair parfois

argileux parfois sableux se présentant sous forme de lentilles éparpillées ou en noyaux

concentrés ou en étages discontinus.

- Un étage argileux verdâtre relativement mince qui apparaît dans les tranchées à une

profondeur de 3 à 4 mètres pas toujours bien délimité aux bords (ARG.4.).

- Un horizon inférieur constitué d'argile limono- sableuse rougeâtre identique à l'horizon

argileux compact mais visiblement moins compact et plus fracturé.

II.2.3. Climat

Le climat de la région d'In-Aménas se caractérise par une longue saison estivale sèche

et chaude, et une saison hivernale douce et plus ou moins pluvieuse. La valeur des

précipitations est très faible et est variable d'année en année au point de vue quantité et

répartition.

II.2. 3.1. Précipitations

La moyenne des précipitations annuelles déterminée par la station d'In-Aménas pour

la période 1975-1984 est de 29 mm/an. Dans cette région la notion de moyenne ne reflète

guère la réalité à cause de la très grande variabilité de la quantité de pluie (Tableau II-1).

Les pluies tombent pendant 14 jours en moyenne pendant la période hivernale.

Tableau II-1 : Moyenne des précipitations mensuelles relevées à In-Aménas (1975-1984).

Dec Nov Oct Sept Aout Juil Juin Mai Avr Mar Fev Jan Mois

4.4 3.1 3.8 1.9 0.0 0.0 3.2 3.4 0.1 4.5 2.6 1.9 Précipitations (mm)

II.2.3.2. Températures

Les températures moyennes sont comprises entre 10 °C et 32 °C. La grande différence

entre les températures moyennes de l'été et celles de l'hiver montre l'importance de la chaleur

estivale.

Page 20: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

19

II.2.3.3. Vents

Dans les régions arides, les vents jouent un rôle primordial dans la formation des

reliefs, dans la dégradation de la végétation des sols (Halitim, 1984). Les vents au sud sont

généralement secs et froids en hiver et deviennent chauds et desséchants en été (Sirocco).

On estime que le Sirocco sévit pendant environ 15 jours/an créant des vents de sable.

Les vents font baisser le degré d’humidité jusqu’à 2%.

II.2.3.4. Végétation

La végétation de région est très éparse et est de nature basse. Elle est constituée de

groupements végétaux, du type steppique, azonaux et de peu d'espèces.

II.2.3.5. Classification du climat

Afin de synthétiser les données météorologiques ci-dessus présentées, on utilise les

indices climatiques suivants :

- L'indice xérothermique : Il représente le nombre de jours biologiquement secs au cours

de la période sèche. Il est calcule en retranchant du nombre de jours de la période sèche,

le nombre de jours pluvieux ou supposés humides.

- L'indice d'aridité de De Martonnet (1923), est donné par la relation :

10T

P I a +

=

Dans laquelle

P : est la pluviométrie annuelle en millimètres.

T : est la température annuelle moyenne en (°C).

- Indice d'aridité (Ia ) = 0,82

- Indice xérothermique (Ix) = 365-14 =351

Les sondages géotechniques, effectués à différents endroits de la région, jusqu'à une

profondeur de 20 m n'ont pas mis en évidence la présence d'une nappe phréatique. Cependant,

la ville d'In-Aménas est alimentée en eau potable à partir d'une source qui se trouve à 50

kilomètres de la ville. Les puits forés dans la région d'In-Aménas, à des profondeurs de 180 à

250 mètres, ont mis en évidence la présence d'une nappe souterraine profonde du type albien.

Page 21: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

20

II.4. Sols d’In-Aménas

II.4.1. Minéralogie

Les analyses par diffraction aux rayons X de 3 échantillons ont révélé que ces argiles

sont à prédominance de kaolinite avec présence, en moindre importance d'interstratifiés

"illite-vermiculite" et de silice cristallisée en minéraux associés. (Derriche Z et al. 2002).

II.5. Composition Chimique des Minéraux

Plusieurs échantillons d'argile font l'objet d'une analyse chimique. Les résultats de ces

analyses (Tableau 2) font ressortir la forte proportion de silice (>50%) comparée à celle de

l'alumine (<20%). Ces proportions donnent aux échantillons de testé des rapports silice-

alumine (Al2O3) et silice-sesquioxydes comparables à ceux des sméctites (Caillère et al,

1988). Ce résultat semble indiquer la présence, en proportion non négligeable, des minérales

argiles d'In-Aménas. On peut grossièrement estimer la proportion 'illite présente dans les sols

d'In-Aménas à 10% à 40 %. Cela en considérant qu'une illite pure pourrait contenir de 9 % à

10 % de potasse.

D'autre part la forte proportion enregistrée pour la silice souligne, comme il a été noté

lors des analyses minéralogiques, la présence de silice en minéraux associés.

Tableau II -2 : Composition chimique des minéraux.

SiO2 Al 2O3 Fe2O CaO Fe2O3 MgO Na2O K2O TiO2 MnO H2O SO3 SiO2/ALO2 ARG1 69 12.69 - 0.57 5.69 - 0.67 1.8 - - 6.81 - 9.21

ARG2 56.3 15.12 - 1.54 8.32 - 0.66 2.8 - - 9.88 - 6.81

ARG3 58.7 19.32 - 1.23 7.0 - 0.65 1.3 - - 9.5 - 5.15

ARG4 56.2 20.44 - 1.53 4.81 - 0.67 2.4 - - 10.8 - 4.66

II.6. Analyse des Eaux

II.6.1. Eaux naturelles

Une analyse de l'eau provenant du puits de la raffinerie a donné les résultats consignés

dans le tableau (II-3). On remarque, d'après ces résultats que les eaux de la nappe sont

fortement minéralisées puisqu'on y trouve plus de 1600 milligrammes de sels par litre d'eau.

On peut conclure par conséquent que les nappes de la région présentent un faciès chimique

généralement chloruré sodique. Ce qui pourrait que les sols de région soit des sols salins à

complexe sodique.

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Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

21

Tableau II-3 : Composition chimique des eaux.

Eléments Fe2+ Ca2+ Mg2+ CO32- HCO3

- SO42- Ba2+ Cl- Na+ P3- K +

Eaux brutes (mg/l)

8.84 180 129.6 0 207.4 Trace 0 519.5 585 - -

Eaux de rejet (mg/l)

- 4.9 5 - - - - - 4800 18 50.5

II.6.2. Eaux de rejet

Parce que les eaux de rejet de l'usine de raffinage représentent la quasi- totalité des

eaux d'infiltration du complexe, la composition chimique de ces eaux est analysée (Tableau

II-3). Il ressort des résultats trouvés que lors des traitements que subit l'eau brute dans les

utilités il se produit dans l'eau une réduction des cations bivalents contre une augmentation

considérable des cations monovalents en l'occurrence le sodium et l'apparition de nouveaux

ions; le potassium et le phosphore (élément dispersant) avec en même temps une

augmentation nette de la quantité de sels dissous (près de 5000 milligrammes/litre).

II.7. Différents problèmes dans la région d'In-Aménas

Le problème principal da la région d'In-Aménas est le gonflement/retrait qui cause des

fissures apparaissant clairement sur les constructions et sur les routes. Ces fissures

occasionnent des ouvertures dans les fenêtrer et les porte et elles se propagent dans la

maçonnerie et la structure de l’ouvrage.

Photo (II-1) : Fissure sur les murs (Zenkhri ,2010).

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Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

22

Photo (II-2) : Fissures diagonales (Derriche Z et al. ).

Photo (II-3) Cisaillement au niveau des nœuds (Derriche Z et al. ).

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Chapitre II : Caractéristiques de la région d’In-Aménas

23

II.8. Conclusion

Les conditions environnementales de la région d’In-Aménas causent l’affinité du sol à

l’eau. Ceci favorise dans un sol argileux en présence d’eau le gonflement de celui-ci.

Plusieurs types d’argiles existe dans les la région d’In-Aménas. Ces sols occasionnent des

désordres dans les ouvrages de génie civil. Les photos présentées ci-dessus montrent les

dégradations que subissent les bâtiments. De ce fait, il est nécessaire de trouver un remède

afin de minimiser et de conforter les structures civiles construites sur ce type de sol à In-

Aménas.

Photo (II –4) : Fissures dans les mures au niveau de la fenêtre (Derriche Z et al.).

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 3

Revue Bibliographique Sur Le Phénomène De Gonflement Du Sol

I. 1. Introduction

Le gonflement de certains sols ou de certaines roches sédimentaires constitue un

phénomène très important en géotechnique car il est à l’origine de nombreux dommages pour

les ouvrages en surface et souterrains. Ce phénomène prépondérant dans les matériaux

argileux, dépend des caractéristiques minéralogiques de l’argile en question. Il s’amorce

lorsque le matériau est mis en contact avec l'humidité.

Le gonflement est généralement accompagné d'un changement des caractéristiques

mécaniques et physico-chimiques du sol, ce qui peut avoir une influence sur la durée de vie de

l'ouvrage. Les conséquences du gonflement sont nombreuses et dépendent principalement du

type d'ouvrage, technique de construction et potentiel de gonflement.

Les ouvrages sont sujets au gonflement principalement dans la structure et la

maçonnerie du bâtiment. Parmi ces derniers, Les maisons individuelles, construites sans

mesures de précaution de construction sur ce type de sol, sont sujettes à des dégradations et

des fissures au niveau des poteaux, des murs de remplissage et des fondations (radier, semelle

superficielle, ou filante et les pieux).

Les dommages touchent aussi les réseaux de drainage qui peuvent, par exemple, subir

des inversions de pente provoquant le débordement des drains alimentant ainsi le phénomène

de gonflement (Mouroux et al., 1988).

Le présent chapitre est une synthèse bibliographique qui tend à explique le

phénomène du gonflement du sol.

I.2. Les argiles

Les argiles sont des sols très sensibles à d'eau. Elles sont à l'origine de nombreux

désordres dans les constructions. Elles peuvent être classées en deux grandes catégories :

1. argiles plastiques : indurés et très déformables.

2. argiles raides : indurées et présentent un comportement plus fragile que de la limite

d'élasticité. Ceci à cause de la présence des carbonates et du quart microscopique.

Les argiles sont formées par l'assemblage de particules de taille inférieure à 2 µm

chargées négativement comme la Smectite, l'Illite et la Kaolinite. La présence de tels

minéraux rend l'argile fortement sensibilité aux molécules polaires d'eau. Cette sensibilité se

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 4

traduit par le gonflement et/ou le retrait du sol. C'est la variation de la teneur en eau qui est le

facteur déclenchant des variations de volume. Une augmentation de la teneur en eau entraîne

le phénomène de gonflement tandis que sa diminution induit le phénomène de retrait. La

variation du volume des argiles est fortement influencée par les facteurs microscopiques et

macroscopiques. A l'échelle microscopique, ces facteurs sont complexes et dépendent

principalement des propriétés minéralogiques des matériaux argileux et des propriétés

chimiques du fluide hydratant. A l'échelle macroscopique, ils dépendent des liaisonnes

électriques entre les particules.

I.3. Structure élémentaire des minéraux argileux

Tous les minéraux argileux sont composés par l’assemblage, en réseau cristallin, d’eau

(H2O), de silice, sous forme de silicates (SiO3) et d’aluminium, sous forme d’alumine

(Al 2O3). Leur structure élémentaire, appelée feuillet, est constituée d’un arrangement de deux

cristaux de base : silicates et alumines. Chaque minéral argileux est composé d’un

empilement de feuillets (Tarek Kormi 2003).

Ce dernier a un nombre variable de couches pouvant être regroupées en deux types :

1- Le tétraèdre de silice SiO4 (Te)��: 4 atomes d’oxygène disposés au sommet d'un tétraèdre

régulier enserrent un atome de silicium. Les tétraèdres se combinent entre eux pour former

des couches planes dites couches tétraédriques (Freeah 2006) (Fig. I-1).

(a) Unité tétraédrique (b) Edifice tétraèdre avec arrangement a cœur de silicium hexagonal disposé

Figure (I-1) : Structure Elémentaire Tétraédrique (Freeah 2006).

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2010/2011 5

2- L’octaèdre d'alumine Al2(OH)6 et éventuellement de magnésium Mg3(OH)6 (Oc):

6 ions hydroxydes enserrent un atome d’aluminium ou de magnésium. Les octaèdres se

combinent également pour former des couches planes dites couches octaédriques

a) Unité octaédrique b) Structure en couche à base d'octaèdre de Brucite Mg (OH) 2 ou de Gibbsite Al (OH) 3 Figure (I- 2) : Structure Elémentaire Octaédrique (Freeah 2006).

I.4. Structure moléculaire microscopique des argiles

Le feuillet élémentaire se compose d'un empilement de 2 ou 3 unités de base. Les liens

covalents et les liaisons ioniques assurent l'assemblage des feuillets élémentaires.

Les forces de liaison entre feuillets sont principalement

-les forces d'attraction moléculaires de qui sont des liaisons faibles

-les liaisons hydrogène qui apparaissent avec des atomes fortement électronégatifs, comme

l'oxygène.

- les substitutions isomorphes qui consistent en le remplacement de certains cations

constitutifs du réseau cristallin par d'autres de moindre valence. Ce dernier phénomène crée

des déficits de charge qui affaiblissent les forces ioniques de liaison entre les feuillets

(remplacement d'un ion Si4+ par in ion Al3+ dans la couche octaédrique d'aluminium.

Les particules sont donc soumises à un ensemble de forces d'attraction et de répulsion

qui varient avec la teneur en eau et dépendent des substitutions isomorphes. Malgré la

simplicité apparente de la structure des argiles, on en coupte un grand nombre d'espèces, qui

se distinguent par les défauts liés aux substitutions isomorphes au moment de la formation.

Trois types d'argile sont couramment rencontrés : la Kaolinite, l'Illite et la Montmorillonite

(Freeah 2006).

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

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I.4.1. La Kaolinite : (Si4O10) Al4 (OH) 8

Le feuillet élémentaire est compose d'une couche de silice et d'une couche d'alumine.

Entre différents feuillets de kaolinite, le contact se fait entre un plan contenant les ions

hydroxyles. OH- de l'octaèdre, et celui contenant les ions d'oxygène O2- du tétraèdre. Dans ce

cas, les liaisons interfolieras résultent de l'effet compose de liaisons hydrogène et de forces de

Van Der Waals, ce qui se traduit par un lien assez fort. Ainsi une particule de kaolinite sera

constituée, par exemple, de quelques centaines de feuillets et pourra avoir une épaisseur de

quelques dizaines de micromètres. Ces particules sont stables et leur structure élémentaire

n'est pas affectée par la présence d'eau (Fig. I-3)

Figure (I-3) : Structure Particulaire de la Kaolinite, (Mouroux et al., 1987) (Freeah 2006).

I.4.2. L'Illite : (K, H2O)2 Si8 (Al,Fe,Mg)4,6 O20 (OH)4 : Le feuillet élémentaire est

composé d'une couche d'alumine comprise entre deux couches de silice. Dans les couches de

silice, un ion Si4+ sur quatre est remplace par un ion Al3+ .La charge qui en résulte est

compensée par les ions potassium K+ qui assurent des liaisons assez fortes entre les feuillets.

La particule d'Illite comportera, par exemple, une dizaine de feuillets et pourra avoir une

épaisseur de quelques centièmes de micromètres. L'espace créé à l'intérieur du feuillet de

silice est occupé par un ion K+ qui, par sa présence, induit un lien fort entre les couches

(Freeah 2006) (Fig. I-4).

Figure (I- 4) : Structure Particulaire de L'Illite, (Mouroux et al., 1987) (Freeah 2006).

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I.4.3. La Montmorillonite : (OH)4 Si8 (Al 3+10/3 ,Mg2/3) O20, n H2O (6)

Le feuillet élémentaire est composé, comme pour l'Illite, d'une couche d'alumine comprise

entre deux couches de silice. Un ion Al3+ est remplacé par un ion Mg2+ dans les couches

d'alumine (Fig. I-5). Le déficit de charge qui en résulte est compensé par des ions Ca2+

(montmorillonite calcique) ou par des ions Na+ (montmorillonite sodique). La valence des

ions sodium étant plus faible que celles des ions calcium. C’est la montmorillonite sodique

qui aura la plus grande surface spécifique et la plus grande C.E.C .Les liaisons entre feuillets

étant très faibles, ces argiles sont très sensibles à la teneur en eau et ont un fort potentiel de

gonflement. L'épaisseur d'une particule de montmorillonite peut- être très faible puisque,

contrairement à autres argiles, on peut isoler un feuillet élémentaire. La montmorillonite fait

partie de la famille plus générale des smectites définies comme argiles gonflantes.

Figure (I-5) : Structure Particulaire de la Montmorillonite, (Mouroux et al., 1987) (Freeah 2006).

Les caractéristiques de ces argiles sont résumées dans le tableau 1-1.

Tableau (I.1) : Caractéristiques des argiles (Bultel, 2001).

Nom Nombre de feuillets par particule

Diamètre d'une articule )( mµ

Epaisseur d'une particule )( mµ

Surface Spécifique en m2/g

C.E.C. en meq/100g

Kaolinite 100-200 0,1-4 1-10 10-20 3-15 Illite 1-10 0,1-1 0,003-0,01 65-100 10-40 Montmorillonite (smectite)

1 0,1 0,001 700-840 80-150

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La figure I-6 : présente des images de ces argiles prises au microscope électronique à

balayage.

Kaolinite Illite Montmorillonite

Figure (I-6) : Photographies au Microscope Electronique à Balayage des Argiles, (Mitchell,

1976).

I.5. Gonflement interfoliaire et interparticulaire

L'analyse minéralogique précédente montre que certaines argiles, pour lesquelles les

liaisons foliaires sont très faibles, ont la propriété de fixer les molécules d'eau entre deux

feuillets voisins. C’est le cas des smectites telles que la montmorillonite, et des chlorites.

L'eau pénètre à l’intérieur des particules et s’organise en couches monomoléculaires. Il s’agit

alors d'un gonflement interfoliaire (Didier, 1972). Il intervient à l'échelle la plus petite de la

structure argileuse mais peut présenter une ampleur très importante.

En dehors de ce cas particulier, qui définit les argiles dites "gonflantes", le gonflement

est interparticulier. C’est-à- dire que l'eau ne pénètre pas à l'intérieur des feuillés d'argiles.

Elle agit sur les particules solides. C’est le gonflement interparticulaire. Celui-ci a une

ampleur assez limitée, mais affecte toutes les types d’argiles.

I.6. Mécanismes de gonflement

Les matériaux susceptibles de gonfler sous l'action de l'eau sont les sols argileux

naturels, les marnes, les roches argileuses et les roches composées d'anhydrite. Le processus

de gonflement du taux d’absorption de l’eau. Il met en jeu séparément ou de façon combinée

des phénomènes physico-chimiques et mécaniques variés. Il dépend aussi de la texture du

matériau. C’est-à-dire de l'organisation des plaquettes entre elles. (Freeah 2006).

Page 31: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 9

I.7. Causes et conséquences du gonflement

Les argiles gonflantes se trouvent dans des régions arides ou semi-arides et dans des

zones tempérées. Ces sols sont toujours dans un état sec ou très peu humide du fait de la

position de la nappe phréatique. Dans certaines régions on assiste à deux saisons bien

distinctes, l’une pluvieuse et l’autre sèche. En période sèche le matériau se fissure et présente

des polyèdres (Freeah 2006).

Dans de nombreux pays du monde, le gonflement est à l’origine de fréquents

désordres des ouvrages légers. Aux Etats-Unis d’Amérique les dommages provoqués par le

gonflement des sols présentent un coût supérieur à celui de toutes les catastrophes naturelles.

En Algérie l’urbanisation de certains quartiers des villes et la construction des routes se

heurtent aux problèmes que pose le phénomène de gonflement.

I.7.1. Causes du gonflement

Pour que le gonflement d’un sol se produise, il faut que des «minéraux expansifs»

puissent entrer en contact avec de l’eau. En effet toutes les observations ayant portées sur les

conséquences présumées du gonflement d’un sol, qu’il s’agisse de la construction de tunnels,

d’habitats ou de voiries, ont abouti à la formation de cette équation

« Minéraux expansifs + eau = gonflement »

Quand un ouvrage est mis en contact avec des terrains expansifs, les désordres qui

peuvent l’affecter ou après sa construction et qui sont attribués au caractère gonflant des

terrains encaissants résultent d’un changement de teneur eu eau de ces terrains et trouvent

généralement leur origine dans l’une ou l’autre des causes suivantes :

• L'ouvrage est construit dans une région à saison constatées (saison sèche- saison

humide, en région tropicale par exemple).

• La méthode d’exécution ou de confortement de l’ouvrage utilisant l’eau (Robert et

Fabre, 1987)

• Lors des travaux de construction d’un tunnel par exemple, la ventilation est supprimée,

ce qui a pour effet d’augmenter la teneur en eau de l’air ambiant (Robert et Fabre,

1987).

• Des canalisations sont rompues ce qui fait que l’eau s’infiltre dans les terrains

gonflants.

• La construction d’un ouvrage proche perturbe l’écoulement des eaux souterraines.

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 10

• Des travaux de drainage contribuent au retrait des sols gonflants.

• Des mesures d’imperméabilisation ne sont pas prises, ce qui contribue à rendre les

terrains sensibles aux variations saisonnières (alternance saison sèche -saison humide).

L’évacuation ou l’évaporation de l’eau contenue dans les sols gonflants est brusquement

empêchée alors que les apports d’eau à ses sols ne sont pas limités, ce qui a pour effet

d’augmenter leur teneur en eau (ex : la construction d’un bâtiment supprime l’évacuation de

l’eau contenue dans un sol de fondation) (Freeah 2006).

I.7.2. Conséquences du gonflement

Les désordres provoques par le gonflement affectent généralement les constructions

apportant de faible contrainte sur le sol support. La pathologie dépend du type d’ouvrage.

Nous ne traiterons ici que le cas des bâtiments légers, des chaussées et des tavaux souterrains.

I.7.2.1. Cas des bâtiments

Les bâtiments, et particulièrement les maisons individuelles construits sans

précautions sur sols gonflants, présentent souvent des figures de dégradation telles que

fissures des murs porteurs, voire des murs de remplissage, bombement de l’éventuel radié…

qui conduisent parfois à l’instabilité générale du bâtiment par rupture ou déboisement de ses

éléments porteurs.

Ces désordres résultent du caractère différentiel que prennent les mouvements du sol

de fondation (terrassement ou gonflement) sollicitant la structure en flexion ou en cisaillement

(Fig. I-7). Ces différences relatives de mouvement proviennent par ailleurs de l’hétérogénéité

des sols de fondation, de celle des forces appliquées par la structure sur le sol, ainsi que des

perturbations hydriques que le bâtiment peut engendrer (Mouroux et al. ,1987). Les dégâts

causés aux structures des bâtiments reposant sur des sols gonflants aux U.S.A (1976) ont été

chiffrés à environ 2.25 milliards de dollars. La figure (I-7) illustre différent type de dégâts

causés à un bâtiment qui repose sur un sol sujet au gonflement ou au retrait. (Freeah 2006).

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

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Figure (I-7) : Formes et Directions de Fissuration, (Mouroux et al, 1988).

Figure (I-8) : Formes de Dégâts Sur des Bâtiments Reposant Sur des Terrains Gonflants,

(Mouroux et al, 1988).

I.7.2.2 Cas des voiries et réseaux divers

Les dommages touchent également les voiries et réseaux divers. Les réseaux de drainage

peuvent par exemple subir des inversions de pente qui provoquent le débordement des drains

alimentant de cette façon le phénomène de gonflement, ( Mouroux et al., 1988).

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 12

Les routes non conçues pour les sols gonflants peuvent facilement être détruites par

enchaînement des phénomènes d’évaporation de l’eau, de retrait des sols, de fissuration

d’infiltration de l’eau a travers les fissures, puis de gonflement plus en profondeur.…

I.7.2.3. Cas des chaussées

Le gonflement peut provoquer des désordres importants à la structure de la chaussée.

Ce phénomène est causé par des variations de teneur en eau du sous sol .d’après Jennings

(1962) il peut être attribue au climat et a la surcharge. D’autres auteurs signalent que sur les

routes d’importance moyenne en Grèce malgré le renouvellement d’asphalte il ya apparition

de divers type de fissures. Les désordres subits par la chaussée se résument (figure I-9)

( Freeah 2006).

Figure (I-9) : Dégradation de Chaussées.

I.8. Nature et manifestation du phénomène

Mouvements de terrain différentiels provoqués par des variations de volume de

certains minéraux de la phase argileuse, soumis à des variations de teneur en eau.

• Concernent uniquement des sols argileux avec une ampleur particulière en présence de

minéraux gonflants.

• En climat tempéré, phénomène consécutif surtout aux périodes de sécheresse (lié à

l'évapotranspiration).

• Se manifestent surtout sur des constructions individuelles légères, peu profondément

ancrées.

C'est un risque naturel qui coûte très cher à la collectivité mais qu'on peut facilement prévenir

sans limiter la constructibilité des secteurs concernés.

Page 35: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 13

I.8.1. phénomène de retrait-gonflement n'affecte que les sols riches en minéraux argileux

"gonflants"

Un sol d'assise de fondation est toujours un mélange de différents constituants. Un sol

argileux contient au moins 30% d'argiles (éléments fins <2µm à structure). (Haute-Garonne

2011).

• Toutes les argiles sont sujettes au retrait- gonflement (gonflement inter-

particulaire, lié à l'adsorption d'eau entre les micro-agrégats de feuillets et

dépendant de l'état de consolidation) mais certaines le sont beaucoup plus que

d'autres (gonflement intra-cristallin, lié à la surface des feuillets élémentaires

concerne surtout les smectites et les interstratifiés).

• Une formation géologique sera d'autant plus sujette au retrait-gonflement qu'elle

est riche en argiles (proportion, épaisseur et continuité des bancs argileux) et que

sa phase argileuse est riche en minéraux gonflants.

I.8.2. Eléments intervenant au gonflement

I.8.2.1. Hydrogéologie

• Une nappe pérenne peu profonde de limite la succion.

• Un rabattement temporaire accentue la dessiccation en surface.

• Rôle des nappes alluviales et des nappes perchées temporaires.

I.8.2.3. Topographie

• Accentuation de la dessiccation sur les versants au midi.

• Ancrage souvent insuffisant coté aval.

• Rôle de barrière hydraulique des fondations coté amont.

I.8.2.4. Actions anthropiques

• Modification des écoulements,

• Imperméabilisation des sols,

• Drainage ou fuite de réseaux,

• Pompages,

• Sources de chaleur enterrées,

• Plantations d'arbres, Défaut de fondation et/ou de structure.

Page 36: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 14

I.9. Mécanisme du retrait/gonflement

Sous une maison, l'évaporation ne peut se produire qu'en périphérie. Il apparaît un gradient

entre le centre du bâtiment (équilibre hydrique) et les façades, et par suit de mouvements

différentiels. Contrairement aux phénomènes de tassement par consolidation, les effets ne

s'atténuent qu’avec le temps mais augmentent quand la structure perd de sa rigidité (Haute-

Garonne).

Figure (I-10) : Risque à Prendre en Compte Lors de la Construction.

I.9.1. Des désordres nombreux et coûteux pour la collectivité

Pourtant, on sait parfaitement construire des maisons sur des sols argileux sensibles au

phénomène de retrait-gonflement, à condition de respecter un certain nombre de régules

préventives simples à mettre en œuvre et qui n'entrainent pas de surcouts notables.

I.9.2. Technique évitement les variations localisées d'humidité

1. Réaliser un trottoir périmétrique anti-évaporation d’une largeur minimale de 1,50 m

(terrasse ou géomembrane).

2. Eviter les eaux pluviales et usées dans le réseau lorsque c'est possible (sinon prévoir

une distance minimale de 15m entre les points de rejet et les bâtiments).

3. Assurer l'étanchéité des canalisations enterrées (joints souples au niveau des

raccords).

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 15

4. Eviter les drains à moins, de 2m d'un bâtiment ainsi que pompages. (à usage

domestique) à moins de 10m.

5. prévoir isolation thermique en cas de chaudière en sous-sol. (BRGM/RP-56583-FR,

2008).

.

Figure (I-11) : Techniques de Prévention de Gonflement du Sol (Haute-Garonne, 2011).

I.9.3. Eloigner les plantations d'arbres

1. Ne pas planter d'arbre à une distance de la maison inférieure à au moins la hauteur de

l'arbre adulte (ou 1.5 fois cette hauteur en cas de haie).

2. A défaut, mettre en place des écrans anti-racine de profondeur minimale 2m.

3. Attendre le retour à l'équilibre hydrique avant de construire sur un terrain récemment

défriche.

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CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE PHENO MENE DE GONFLEMENT DU SOL

2010/2011 16

Figure (I-12) : Eloigner les Plantations d'Arbres (BRGM/RP-56583-FR, 2008).

I.10. Conclusion

Les matériaux argileux, que ce soit les sols ou les roches, sont très fréquents et

couvrent une partie considérable du globe terrestre. La maîtrise du phénomène de gonflement

demande de grandes connaissances afin de minimiser les dégâts occasionnés par ce

phénomène sur les différents ouvrages construits en formations argileuses.

Dans un premier temps, une brève présentation des conséquences du gonflement sur le

comportement des ouvrages géotechniques. Ensuite, il convient d’étudier plus en détail les

caractéristiques et de la texture des matériaux argileux.

Enfin, nous avons défini les divers facteurs affectant le gonflement, l’influence des

facteurs intrinsèques et facteurs externes sur le potentiel et la pression de gonflement.

Page 39: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 24

Techniques De Constructions Sur Sol Expansif

III.1. Introduction

D’après les conséquences des sols expansifs, Plusieurs chercheurs ont étudié la

stabilisation des sols expansifs. Le gonflement des sols argileux est un phénomène très

complexe qui fait intervenir un grand nombre de paramètres intrinsèques et environnants.

Cette complexité est due principalement à la structure minéralogique de l’argile

(mélange d’illites et montmorillonites).

Des stabilisations physico-chimiques sont employées surtout pour des sols contenant

une certaine quantité d’argile. Ils ont pour effet de réagir avec la fraction argileuse et de

modifier leur environnement chimique et sa structure minéralogique.

Parmi les stabilisations les plus couramment utilisées on distingue :

� Stabilisation à la chaux

� Stabilisation au ciment

III.2. Fondation sur sol gonflement

III.2.1. Semelles superficielles sur remblai

1. Décapage partiel des sols gonflants, avec débordement de 2 m par rapport aux murs

extérieurs.

2. Pose d’une membrane imperméable sur la plate-forme.

3. Réalisation d’un remblai compacté de 1.3 à 1.5 m d’épaisseur (peu perméable et inerte à

l’eau, donc peu argileux).

4. Les constructions seront fondées très superficiellement avec une semelle de fondation

armée et chaînage linteau continu courant au sommet des baies.

5. Réalisation d’un trottoir et d’une couverture anti-érosion.

Figure (III-1) : Semelle Superficielle Sur Remblai ( Mouroux 1988).

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 25

III.2.2. Semelles superficielles sur remblai partiel + vide sanitaire

1. Le remblai partiel situé sous la semelle devra être composé d’un sol permettant

d’amortir le plus possible le gonflement.

2. Une bonne imperméabilité du trottoir.

3. Les semelles et la dalle portées sur vide sanitaire devront être particulièrement bien

armées.

4. La structure devra être flexible avec renforcement des angles.

III.2.3. Fondation profonde

1. Eviter l’adhérons entre terrain et fut des colonnes pour empêcher tout soulèvement par

adhérence.

2. Dégager impérativement les poutres longrines liant les têtes de puits ou de pieux par un

vide inférieur d’une vingtaine de centimètres.

3. Le plancher porté avec vide sanitaire.

Figure (III-2) : Semelle Superficielle Sur Remblai Partiel + Vide Sanitaire (Mouroux et al. 1988).

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 26

III.3. Techniques de stabilisation utilisées

Le gonflement du sol peut être stabilisé par plusieurs méthodes. Celles-ci interviennent

sur la minéralogie de l’argile, les charges électriques de l’argile, la caractéristique physico-

chimique de l’argile. Dans ce qui suit, une description bref sur de techniques de stabilisations

des sols expansifs.

Parmi les techniques de stabilisation les plus couramment utilisées, on distingue :

1. la stabilisation mécanique.

2. la stabilisation thermique.

3. la stabilisation chimique. (par ajout de matériaux).

4. la stabilisation par sables.

Les liants se divisent en deux grandes familles qui sont les liants hydrauliques (sels, ciment,

chaux, ciment et chaux…) et les liants organiques (goudrons, bitumes …).

III.4 . Chaux

La chaux est à la fois le liant minéral majeur de l’histoire de la construction et un des produits

minéraux les plus utilises depuis le de but de l’ère industrielle. Avant la chaux, le plâtre, fut la

première cuite pour réaliser trisé des l’Ancien empire de l’époque pharaonique. Puis, les

mélanges avec des matériaux carbonatés apparurent.

Figure (III-3) : Fondation Profonde (Mouroux et al. 1988).

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 27

Dans l'ajout de 2% à 8% de chaux à sol expansif diminue visiblement le potentiel de

gonflement de celui-ci.

De par l’affinité à l’eau de la chaux, une grande part d’eau existante dans le sol peut être

absorbée par celle-ci, ce qui contribue largement à la réduction du potentiel de gonflement.

Par ailleurs, des travaux effectués sur le compactage des sols attestent que le poids

volumique à l’optimum Proctor est souvent augmenté lorsqu’une faible quantité de chaux.

Dans le projet de réalisation de l’aéroport de Dallas (USA) le sol a été stabilisé par ajout de

chaux. La couche traitée est épaisse de 2.5m à 5m. Le potentiel de gonflement du sol, de

l'ordre de 10%, fut diminué pour des valeurs satisfaisantes. Cette même technique a été

utilisée dans la réalisation d’autoroutes aux USA (Chen, 1988). Des études élaborées par

Chen(1988), Nelsonet al,(1992), Sivapullaiah et al,(2000) et Puppala et al,(2004) montrent

que, parfois, l'ajout de chaux au sol expansif contenant des proportions notables (>3%) en

gypse ou en sulfate peut occasionner un soulèvement au lieu d'une stabilisation Puppala et

al,(2001) rapportent que la chaux est l'unique matériau de stabilisation à base de calcium qui

peut occasionner des réactions expansives en contact du sulfate.

Le gonflement est d'autant plus visible que la température est basse Aussi, en présence

d'eau, le sulfate ou le gypse se combine au calcium (Ca) at à l'aumine (Al2O3) de l'argile.

Cette combinaison forme la thaumasite et l'ettringite, et provoque des expansions assez

spectaculaires (Chen, 1988; Nelson et al, 1992).

L'ettringite (3CaO. Al2O3. 3CaSO4. 32H2O) se forme à par des aluminates tricalciques

(Ca4Al 2O6) non hydratés. Trois types d'ettringites sont possibles: primaire, secondaire et

différée. Le caractère expansif de l'ettringite, du type secondaire et différé, est

particulièrement du à sa teneur en chaux. L'ettringite de formation secondaire est susceptible

au gonflement pour une large gamme de température. L'ettrigite de formation différée gonfle

particulièrement à des températures de l'ordre de 60°Cà 70°C. L'effet de l'expansion de

l'ettingite peut être réduit par ajout d'un ciment résistant au sulfate (Carde, 2007).

La thaumasite ((Ca3Si(CO3)(SO4)(OH)6 12(H2O)) se forme par attaque du sulfate à des

températures de 0°C à 5°C. Elle peut, aussi, être produite par combinaison calcium –silicate

hydraté d'une part, et les ions sulfate (SO4) ou carbonates (CO3) d'une autre part. Un des

exemples de gonflement occasionné par ajout de chaux est celui présenté par Hunter et

Dal,(1988) ou un soulèvement de 30.5cm a été rapporté.

De ce fait, le traitement d’un sol expansif à la chaux doit faire objet d’une analyse de

faisabilité et de mise en œuvre soigneusement menée. Compte tenu de la rapidité de prise du

Page 43: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 28

Ciment comparativement à la chaux, un mélange approprié de cette dernière par un ciment

résistant aux sulfates permet d’accélérer la stabilisation du sol (Chen, 1988).

Chen (1988) rapporte que la chaux réduit visiblement l’indice de plasticité du sol et

augmente la limite de retrait de la montmorillonite.

Mateous (1964) atteste que l’ajout de la chaux permet l’augmentation des résultats

CBR des sols gonflants. Holm (1979) constate une augmentation du module de Young du sol

de 0.3 MN/m² à 4.4 MN/m² lorsque celui-ci est traité à la chaux. Bell et Tyrer (1987)

constatent une augmentation rapide et significative du module de Young d’une argile traitée à

la chaux. Le pourcentage de chaux ajouté eau sol traité est de 2% à 4%.

Selon Guney et al, (2007), la technique de traitement à la chaux ne donne pas de résultats

satisfaisants dans les régions où les cycles humidification/séchage peuvent avoir lieu.

Les mêmes auteurs ajoutent que l’ajout d’un faible pourcentage de cendres volantes

peut contribuer dans l’amélioration des résultats, cependant ces résultats doivent faire objet

d’une analyse approfondie. En fait, le traitement superficiel du sol à la chaux réduit le

potentiel de gonflement. Cependant il ne constitue pas une imperméabilisation (Mouroux et

al, 1988), (Zenkhri ,2010).

Les chaux existantes dans le commerce sont de deux types : chaux vive et chaux

éteinte. Dans sa forme naturelle, la chaux est vive (CaO). Celle-ci peut aussi être rencontrée

sous une forme appelée dolomite de chaux (CaO+MgO). La chaux éteinte est obtenue par

hydratation de la chaux vive. L’expression (1) en montre la réaction chimique. Trois types de

chaux sont industriellement productibles : la chaux hydratée (Ca(OH)2), la chaux dolomitique

hydratée (Ca(OH2)+MgO) et la chaux dolomitique hydratée double (Ca(OH)2+Mg (OH) 2).

CaO + H2O Ca (OH)2 + Chaleur Chaux vive + eau Chaux éteinte + Chaleur

D’une autre part, l’utilisation de la chaux vive donne des résultats de stabilisation des

sols gonflants meilleurs que ceux de la chaux éteinte. La différence entre les effets des deux

chaux est attribuée à l’échange des cations Ca2+

plus abondants dans le cas de la chaux vive

(Bekkouche et al. 2002).

Les travaux de Bekkouche et al. (2002) montrent que l’ajout de 1% de chaux vive à

un sol réagit avec 6% à 8% d’eau contenue dans ce dernier.

Lorsque la chaux est introduite à un sol, elle peut réagir non seulement avec l’eau, mais

aussi avec les autres constituants du sol. Le processus de réaction de la chaux (vive ou éteinte)

Page 44: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 29

avec le sol dépend de la composition chimique du sol, du pourcentage de chaux ajoutée, de la

température et de la durée de réaction. Selon Thompson (1968). Ce processus de réaction

influera sur la fermeté du sol, la résistance de celui-ci et stabilité. Bell (1988) remarque que

les montmorillonites réagissent avec la chaux de façon plus rapide que les kaolinites et les

illites.

III.4.1. Différents types de chaux

La chaux est obtenue par calcination d’un calcaire (celui-ci représente 20% de la

couche terrestre), selon la nature du calcaire utilisé, la cuisson permet la fabrication de

plusieurs types de chaux :

* chaux aérienne provenant d’un calcaire pur.

* chaux magnésienne provenant d’un mélange de calcaire et de carbonate de magnésium.

* chaux hydraulique provenant d’un calcaire argileux. (Zenkhri ,2010)

Les chaux utilisées en technique routière sont essentiellement les chaux aériennes

Elles se présentement sous deux formes :

• chaux vive

• chaux éteinte

1) Echange cationique : L'addition de chaux engendre un excès de cations de calcium

divalents qui tendent à remplacer les cations monovalents (Na+ et K+). Les ions de calcium

non échangés seront adsorbés, ce qui conduit à augmenter la densité en ions. C’est t à dire une

baisse dans la capacité d'échange des particules. Tout ceci se traduit par une baisse du

gonflement. (Bekkouche et al.2002).

2) Floculation : L'ajout de chaux à des grains fins d'argiles cause une floculation et une

agglomération des particules. Ce phénomène a comme résultat un changement apparent dans

la texture, les petits grains se regroupent pour former d'autre grains de grande taille. Donc, la

floculation d'argile augmente la grosseur effective des grains et joue un rôle important dans la

stabilisation.

3) Carbonatation : La chaux réagit avec le dioxyde de carbone de l'air (CO2) pour former de

faibles agents de cimentation comme les carbonates de calcium par exemple (CaCO, MgCO)

selon le type de chaux utilisée. Généralement, on essaie de réduire ce phénomène par

compactage du sol traité après une petite durée de malaxage. Des études ont monté que cette

réaction est probablement plus nuisible qu'utile dans la stabilisation du sol.

4) Réaction pouzzolanique : Cette réaction se produit entre la silice (SiO2) et/ou l'alumine

(Al 2O3) du sol et la chaux pour former certains types d'agents de cimentation ou de

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 30

solidification. Le résultat de ces réactions donne la part la plus importante dans l'augmentation

de la résistance du mélange sol- chaux et les propriétés acquises par le sol peuvent durer des

années. Ce phénomène est t la cause principale qui assure la bonne stabilisation du mélange

sol- chaux. (Bekkouche et al.2002).

III.4.2. Action de la chaux sur les argiles

Les argiles sont des minéraux généralement issus de l’altération des roches. On les

trouve dans les sols, sédiments, roches sédimentaires, ainsi que dans les zones d’altération

hydrothermales. Ce sont principalement des phyllosilicates. C’est-a-dire qui présentent sous

forme de feuillets d’aluminium plus ou moins hydrate´ et de petite taille. Les feuillets sont

constitues de couches de tétraèdres SiO4 et de couches d’octaèdres Al(OH)6, reliées par les

atomes O et OH- mis en commun. Cependant, cette organisation peut être perturbée par des

défauts cristallins entrainant un des équilibres de charge plus ou moins prononcé selon le cas ;

certaines argiles, comme les smectites, ont un déficit de charge dix fois plus prononcé que les

kaolinites. Ce déséquilibre est compensé par l’adsorption de cations dans l’espace

interfoliaire, ce qui favorise le regroupement des feuillets sous forme de particules dont la

taille dépend de la qualité des liaisons.

L’aptitude des minéraux argileux à adsorber des molécules d’eau, ainsi que différents

cations, dans l’espace interfoliaire varie donc d’un type d’argile a` l’autre. Elle est à l’origine

de la sensibilité à l’eau des argiles, et des sols qui en contiennent, ou, en d’autres termes, de

leur capacité à changer de consistance en fonction de la teneur en eau.

Lorsqu’on mélange de la chaux vive avec un sol argileux humide, elle s’hydrate

rapidement en fixant une quantité d’eau. Puis, l’hydrate passe en solution dans l’eau.

Les cations divalents Ca++ sont alors en mesure de de´ placer les cations monovalents

adsorbes à la surface des argiles, ainsi que ceux en plus faible concentration ou de plus petite

taille. La hiérarchie est donnée par la se´ rie dite « lyotropique » dans laquelle les cations de

droite remplacent ceux de gauche :

Li Na H K NH4 Mg Ca Al. (Gontran Herrier, Didier Lesueur et Daniel Puiatti C 5 445).

III.5. But de la stabilisation

1. Réduire le volume des vides entre les particules solides (augmenter la compacité);

2. Colmater les vides que l’on peut supprimer;

3. Créer des liens et améliorer les liaisons existantes entre particules (résistance mécanique).

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 31

Ces trois objectifs permettent d’améliorer la résistance mécanique, et de diminuer la

Sensibilité à l’eau. (Monnaers 1947).

Tableau III-1 : avantages et inconvénients des techniques de stabilisation couramment utilisées

(Babouri 2008).

Techniques

Procédés

Avantages

Inconvénients

Stabilisation mécanique

Compactage

-�Le compactage est le plus économique -�Réduire le potentiel expansif

· Il faut une grande quantité d’eau. (compacter au-dessus de l’optimum avec une wn élevée).

Substitution

· L’épaisseur de la couche. · Disponibilité du matériau

Préhumidification

· Le temps de l’opération. · La distribution uniforme de wn

Amélioration par congélation

Circulation d’un fluide froid (azote liquide) dans des tubes

-Lorsque aucune solution n’est possible

· La réalisée le plus rapidement possible. · Il faut tenir compte de la Déstabilisation du massif de sol au dégel.

Stabilisation thermique

Augmenter la température

-Réduire la répulsion électrique entre les particules.

-Très coûteuse.

Stabilisation chimique (Par ajout de matériaux)

Sels

-�Augmenter la concentration ionique de l’eau libre. -�Réduire le phénomène d’échange.

-Le choix d’un type, de dosage et de la méthode d’addition d’un produit. (Valence et rayon du cation).

Ciment

-Augmenter la résistance. -Diminuer la plasticité. -Réduire le potentiel de variation de volume. -Augmenter la limite de retrait

-Utilisation d’un dosage important.

Chaux

-Diminuer la plasticité, la densité sèche et la pression du gonflement. -Augmenter la résistance et wopt. -Utilisation d’un faible dosage.

-�Carbonatation de la chaux.

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 32

III.6. Méthode d'utilisation de la chaux dans le traitement du sol

La plusieurs méthode utilise dans le traitement sol gonflement par la chaux, malaxage

sur place et technique d'injection, colonnes de chaux… . (Monnaers 1947).

III.6.1. malaxage sur place

Pour comprendre l’intérêt du traitement a` la chaux et ses répercussions sur les

propriétés s des matériaux, il est nécessaire de comprendre les interactions entre la chaux et

les minéraux en contact avec l’objet des deux paragraphes qui suivent est donc de donner un

éclairage particulier sur les interactions entre la chaux et les argiles, d’une part, et la chaux et

les matériaux carbonates, d’autre part. Les percussions sur les propriétés géotechniques des

matériaux ainsi traite´ s seront développes ensuite.

Le malaxage a lieu soit dans une installation annexe, soit en couche étalée.

Coût de fourniture de chaux (et éventuellement de ciment) et de la mise en œuvre

(scarification, épandage, nivellement et compactage) des sols en place.

Manière générale, le traitement en installation annexe présente les avantages suivants:

• homogénéité du mélange;

• réduction des émissions de poussière;

Voire figure (III-4) (cas a – cas b) ( (fediex section Kalk sectie).

(Cas a)

(Cas b)

Page 48: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 33

Figure (III-4) : Traitement par Malaxage.

III.6.2. Technique d'injection

Le procédé de traitement par injection (figure III-5) est utilise en surface et en profondeur si le

terrain.

(Cas a) (Cas b)

Figure (III-5) : Technique par injection (cas a, cas b) ( Zenkhri ,2010).

III.7. Traitement aux Ciments

L’utilisation du ciment comme stabilisateur du sol a été développé au cours de la

deuxième guerre mondiale. Les ciments en effet de utilisé pour stabiliser les pistes

d’aérodromes. Depuis les années 80, l’emploi des liants à base de ciment sa connu un

développement important dans les domaines routiers, notamment en présence de sol fin

(Mouroux et al, 1988).

Le traitement au ciment convient plus particulièrement aux sols peu plastiques

présentant une faible adaptation à la chaux. Le ciment rigidifie mieux et plus rapidement les

sols comparativement à la chaux. De même, sa résistance au gel est meilleure. (Mitchell et

Raad (1973)) remarquent qu’appliqués à des argiles très plastiques, les ciments portlands

sont, moins efficaces comparativement à la chaux. En effet, les argiles gonflantes ont une

affinité à l’eau tellement grande que le ciment ne peut pas s’hydrater suffisamment au point

que les réactions pouzzolaniques s’achèvent complètement. Généralement, le ciment est

avantageux d’être utilisé lorsque les sols ne sont pas réactifs à la chaux (Chen, 1988; Nelson

et al, 1992).

Si la quantité d’eau est suffisante pour la réaction de prise de ciment, l’utilisation de ce

dernier réduit la limite de liquidité, l'indice de plasticité et de potentiel de gonflement du sol.

Groft (1967) rapporte que le ciment fait augmenter la limite de retrait et la résistance du sol

au cisaillement de 25% à 5% fois mieux que la chaux. L'hydroxyde la chaux. (Chaux éteinte :

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CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 34

(Ca (OH2)), ce qui permet aux réactions d'échanges cationiques de ce produire (Mouroux et

al.., 1988).

Jones (1958) utilise des pourcentages de 2% à 6% dans le traitement de l'argile porté ville en

Californie. Il sorte une diminution considérable du potentiel de gonflement. (Ola, (1975))

rapporte que le potentiel de gonflement d'une argile du Nigeria est fortement réduit par ajout

de 8% de ciment.

III.7.1. Ciments

Les ciments sont des liants hydrauliques constitués de poudres fines de faire prise et

de durcir progressivement au bout d’un temps plus ou moins long. Les composés obtenus sont

stables au contact des eaux usuelles. Les ciments sont livrés dans le commerce en sacs ou en

vrac.

III.7.2. Production du ciment par mouture /malaxage des constituants

La fabrication proprement dite du ciment consiste à doser et à moudre finement les

différents constituants dans des proportions bien déterminées.

En moulant le clinker portland avec un régulateur de temps de prise et à éventuels

constituants complémentaires en fonction du type de ciment à fabriquer, on obtient un

mélange homogène et intime des finesses finale mouture est constituants.

Page 50: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE III : Techniques de construction sur sol expansif

2010/2011 35

III.8. Conclusion

D’après les conséquences des sols expansifs sur l’ouvrage géotechnique en surface et

souterrain, plusieurs chercheurs ont étudié la stabilisation des sols expansifs. Ces différentes

recherches s’orientent sur les ajouts qui minimisent le potentiel de gonflement et la pression

de gonflement.

La stabilisation des sols argileux a été étudiée par un grand nombre de chercheurs.

Beaucoup de méthodes et d'appareillages ont été mis au point, pour connaître l'influence

d'une solution ou d'un produit sur la stabilisation d'un sol argileux. Quelques exemples sont

cités concernant l'utilisation de produits chimiques servant à la stabilisation des sols argileux.

Autour de cette idée que s’articule ce chapitre, a été consacré à l’étude bibliographique

présentant l’état d’avancement de la recherche dans le domaine de la stabilisation des sols

argileux.

Le choix des techniques de stabilisation les plus utilisées dépend de plusieurs

paramètres tels que ; les considérations économiques, la nature du sol à traiter, durée de

l’opération, la disponibilité des matériaux à utiliser ainsi que les conditions de

l’environnement.

Page 51: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 36

Méthodes Indirectes De Caractérisation

IV.1. Introduction

La quantification du phénomène de gonflement par des paramètres macroscopiques

est essentielle du point de vue du dimensionnement des ouvrages de génie civil. Dans la

suite, on récapitulera l’ensemble des informations obtenues dans la littérature sur la

caractérisation du phénomène de gonflement.

Les méthodes indirectes reliant le gonflement aux paramètres géotechniques

permettent d’identifier les terrains gonflants alors que les essais de gonflement

caractérisent plus précisément le comportement gonflant d’un échantillon.

Accompagnées de précautions expérimentales, les différentes procédures d’essai en

laboratoire permettent de déterminer les paramètres de gonflement à appliquer dans le

dimensionnement des ouvrages et d’analyser certains aspects du gonflement comme

l’anisotropie.

Notre étude a été effectuée sur l'argile d’In-Aménas. Cette argile a fait l'objet de

recherches antérieures au laboratoire de mécanique des sols. Elle a subit une série d’essais

d’identification physico chimiques et des essais mécaniques.

IV.2. Intervention sur site

Nous allons aborder par la suite commençant d’abord par décrire les sites d’où

l’échantillon a été prélevé.

L’échantillon a été prélevé d’un lieu à In-Aménas d’une profondeur comprise entre 1,5m à

5 m. plan de situation suivant la figure (IV-1).

Page 52: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 37

Figure (IV-1) : Plan de Situation et prise d’échantillon à In Aménas.

IV.3. Méthodes indirectes de caractérisation

Les méthodes indirectes consistent à déterminer une corrélation entre le

gonflement libre ou la pression de gonflement et quelques paramètres géotechniques

comme les limites d'Atterberg, la granulométrie, bleu de méthylène, la résistance au

cisaillement et la comprecibilite, analyse chimique, la densité qui semblent être les

facteurs influant sur le gonflement des argiles.

IV.3.1. Analyse granulométrique

Elle se fait par tamisage par voie sèche après lavage pour les sols dont les éléments

supérieurs a 80 µm (NF P94-056) et par sédimentation pour les éléments inférieurs ou

égaux a 80 µm (NF P94-057).

L’analyse granulométrique sol jusqu’au diamètre de 80 µm se fait en utilisant une série de

tamis (NF P94-056).

Page 53: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 38

IV.3.1.1. Conduite de l'essai

Les opérations préalables à effectuer sont les suivantes :

1. détermination de la teneur en eau W sur fraction de l'échantillon. La teneur en eau est

déterminée en pesant l'échantillon dans son état humide naturel (Mh) et après séchage

à 105°C (Ms). Par convention, la teneur en eau est égale au quotient du poids d'eau

contenu dans l'échantillon par le poids du sol sec.

2. lavage de l'échantillon humide sur un ou plusieurs tamis d'ouverture décroissante afin

de protéger le tamis d'ouverture la plus faible (généralement le tamis de 0.08mm).

3. les eaux de lavage sont récupérées dans le cas ou l'on souhaite effectuer des analyses

complémentaires sur les éléments fins. Dans le cas contraire. Ces eaux sont éliminées.

4. les différents refus ainsi isolés sont regroupés et mis à sécher à l'étuve à 105°C

figure (VI – 2) (cas a, cas b).

Cas a Cas b

Figure (Iv -2) : Essai de Granulometrique(Cas A, B).

La granulométrie et exprimé par une courbe granulométrique qui donne la

dimension moyenne des grains exprimé sous forme pourcentage du pois total du matériau

Page 54: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 39

elle est tracée en diagramme semi logarithmique

Figure (Iv-3) : Diagramme semi logarithmique par granulométrique.

L’analyse granulométrique du sol pour les particules inférieure ou égale a 80 µm se

fait par la sédimentation

La sédimentation c'est un essai complète l'analyse granulométrique par tamisage du

sol (norme NFP 94- 056) ce qui peut être nécessaire à la description et la classification.

La méthode utilise le fait que dans le milieu liquide au repos, la vitesse de

décantation des particules fines est fonction de leur dimension.

IV.3.1.2. But : c'est la détermination de la distribution pondérale de la taille des

particules de sols de dimension inférieure à 0.08mm.

IV.3.1.3. Principe de l’essai de sédimentation

-Tamiser l'échantillon de sol par lavage (passant au tamis 0.08mm), et récupérer le tamisât,

sécher l'échantillon dans une étuve jusqu' au poids constant, prendre à 80g + 10g de

tamisât sec. Imbiber la prise d'essai dans une éprouvette cylindrique en verre de 2litre

contenant un mélange d'eau distillée ou déminéralisée et solution à 5% d'hexamé ta

phosphate de sodium (Na6 (PO3)6, 10 H2O); figure (IV – 5).

Page 55: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 40

Figure (Iv-5): Appareil Agitateur et Solution.

- laisser imbiber pendant au moins 15 heures à température ambiante;

-agiter vigoureusement la suspension au moyen d'un agitateur manuel, retirer l'agitateur

manuel et déclencher au même instant le chronomètre (début de l'essai),

Plonger le thermomètre avec précaution dans la suspension immédiatement après le

déclenchement du chronomètre; procéder à la prise des lectures du densimètre et de la

température aux temps suivant(en minutes): 0.5 -1 -2 -5 – 10 -20 – 80 – 240- 1440 )

calculer le pourcentage des tamisas et complète la crourbe granulométrique Figure (IV -6).

Figure (Iv-6): Essai de Sédimentation.

Page 56: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 41

Les résultats de cet essai sont raccordés avec les résultats de l’essai de la

granulométrie dans la courbe granulométrique si dessus.

IV.3.1.4. Calcule résultat

Les résultats des analyses granulométriques, synthétisés dans le tableau à gros

sable (1%) et sable fin (18%), limon (31%) et argile (50%), ont montré sol est constitué

de plus de 74% d'éléments inférieurs à 80 mm et 48% inférieurs à 2mm.

Résultats des 10

60

d

dCu =

6010

230

dd

dCc ×

=

Cu: Coefficient d’uniformité. Cc : Coefficient de courbure

1E-3 0,01 0,1 1

20

30

40

50

60

70

80

90

100

tam

isat

s%

tamis(mm)

B

Figure (Iv-7) : Courbe Granulométrique.

IV.4. Limites d’Atterberg NF P 94-051

L'analyse microscopique a illustré un premier mécanisme physico-chimique

d'interaction eau minérale argileuse qui est celui des molécules d'hydratation des cations

échangeables, attirés électriquement par le déficit de charge des feuillets argileux (lui-

même dû, entre autres, à certaines substitutions isomorphes). Ce mécanisme met en

évidence l'importance des sels dissous dans l'eau interstitielle.

Sur un plan macroscopique, ce phénomène est à rapprocher de la notion des limites

d'Atterberg. Ainsi, l'indice de plasticité IP= wP-wL peut s'interpréter comme la quantité

d'eau nécessaire pour faire passer un sol de l'état “solide” (w n < w P) à l'état “liquide”

(w n > wL ). Plus le sol possède de minéraux actifs dans leur interaction avec l'eau, plus il

Page 57: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 42

sera nécessaire d'ajouter de l'eau au sol pour qu'il devienne liquide ; sachant qu'une grande

partie de cette eau sera adsorbée par les particules, il ne restera donc pas à l'état liquide et

ne conférera pas au matériau un état liquide mais pâteux, correspondant à la phase

plastique. Quand toute la capacité d'adsorption du sol sera saturée, alors l'eau en excès

restera à l'état libre c'est-à-dire liquide.

IV.4.1. Activité des argiles

Les limites d'Atterberg sont fonctions des dimensions des grains et de la

composition minéralogique du sol. Pour une argile contenant des particules solides assez

grosses, Skempton (1957) a montré que l'indice de plasticité dépend de la quantité de

grains solides de dimensions inférieures ou égales à 2 mµ .

Ac : est défini comme étant l'activité colloïdale du sol. A titre indicatif le tableau VI-1

donne l'indice de plasticité, l'indice de liquidité et l'activité pour différents types d'argiles.

Tableau : (IV – 1) : Activité des argiles (Chelghoum (2006)).

Minéraux l'argileux IL IP Activité Kaolinite 40 – 60 10 – 25 0.4 Illite 80 – 120 50 – 70 0.9 Sodium montmorillonite 700 650 7 Autre montmorillonite 300 – 650 200 - 550 1.5 Sol granulaire 20 et < 0 -

Ont proposé une méthode d'estimation du taux de gonflement sur des sols

compactés en se référant à la teneur en argile du sol et à l'activité du matériau AC figure

(IV-8)

Page 58: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 43

Figure (Iv-8): Diagramme de Classification du Potentiel de Gonflement

(Seed et al, 1962).

Le tableau (IV-2) montre des ordres de grandeurs du potentiel de gonflement des sols en

fonction de leur activité.

Tableau IV-2 : Potentiel de gonflement fonction de l’activité (Skempton (1953) ).

Activité AC (%) Degré d'activité Taux de gonflement < 0.75 Inactif Peu expansif 0.75 < AC < 1.25 Moyennement actif Moyennement expansif > 1.25 Très actif Très expansif

IV.4.2. Indice de plasticité IP

Cet indice définit l'étendue du domaine plastique du sol entre les limites de liquidité et de

plasticité :

wwI PLP−=

L'indice de plasticité caractérise la largeur de la zone où le sol étudié a un

comportement plastique. (R.Dupain R.Lanchon J.C.Saint.Arroman).

Page 59: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 44

Tableau (IV-3) : Classification de l'argilié d'un sol selon l'indice de plasticité IP.

Indice de plasticité IP Etat- du sol 0 – 5 Non plastique 5 - 15 Peu plastique 15 – 40 plastique > 40 plastique

Un sol, dont l'indice IP est grand, est très sensible aux conditions atmosphériques,

car plus IP est grand plus le gonflement par humidification de la terre et son retrait par

dessiccation seront importants. IP précise donc aussi les risques de déformation du

matériau.

Tableau (IV-4) : Limites d’Atterberg et indice de plasticité de certains minéraux argileux

(Cornell, 1951.et J.M. TCHOUANINANA (1999)).

Minéraux argileux

Lons métalliques

Wp (%) WL (%) Indice de

plasticité IP

Kaolinite

Na K Ca Mg Fe

32 29 27 31 37

53 49 38 54 59

21 20 11 23 22

Montmorillonite

Na

K Ca Mg Fe

54 98 81 60 75

710 660 510 410 290

656 562 429 350 215

Illite

Na

K Ca Mg Fe

53 60 45 46 49

120 120 100 95 110

67 60 55 49 61

Argile d'Orly (France)

- 32 18 14

Argile de Londre

- 80 30 50

Argile de Mexico

- 500 375 125

Page 60: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 45

IV.4.3. Indice de consistance IC

Cet indice prend en considération la teneur en eau naturelle w d'un sol et les limite

d'Atterberg permet de se faire une idée de l'état d'une argile qu on peut caractériser par son

indice de consistance :

Iw

P

Lw

Ic−

=

Tableau (IV-5) : Etat du sol en fonction de l’indice de consistance (J.M.

TCHOUANINANA (1999)).

Indice de consistance IC Etat- du sol IC > 1 Solide 0 < IC < 1 Plastique IC < 0 Liquide

IV.4.4. Limites d' Atterberg NF P 94-051

IV.4.4.1. Objectif : La limite d'Attreberg détermine l’état de consistance d'un sol et

des constentes physiques conventionnelles qui marquent les seuils entre les états d'un sol.

IV.4.4.2. Principe

1. Procéder à un quartage afin que l'échantillon soit représentatif.

2. Imbiber l'échantillon dans un récipient.

3. Tamiser l'échantillon dans uu tamis 0.04mm et récupérer le tamisât.

4. Sécher le matériau dans une étuve réglée à 105°C pour les sols non gypseux à 55°C

pour les sols gypseux.

5. Placer l'échantillon de sol dans la coupelle et tracer un sillon avec l'outil à rainurer, par

convention, la limite de liquidité est la teneur en eau du matériau qui courrespond à

fermeture d’un cm (1cm) des lèvres de la rainure après 25chocs.

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CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 46

Figure (IV– 9) : Limite de Liquidité.

Prélever à l'aide d'une spatule deux échantillons des lèvres de la rainure dans des godets

qu on pèse puis les porter à l'étuve.

6. Calcul la limite de liquidité.

7. Limite de plasticité Ip

A partir d'une boulette qu on roule, sur marbre, à la main en forme un rouleau mince

jusqu’à 3 mm de diamètre sur un longueur de 10 à15cm.

IV.4.4.3. Appareil de Casagronde : il est constitué d'une coupelle normalisée, montée

sur un support métallique avec manivelle, le tout étant fixé sur un socle en bois bakélisé.

L'ensemble permet de faire tomber la coupelle d'une hauteur de 10mm sur le bloc de bois

dur, chaque choc entraînant la fermeture progressive de la raihure pratiquée dans

l'échantillon de sol, celle-ci ayant été effectuée à l'aide de l'outil à rainurer (figure IV -11).

R.Dupain R.Lanchon J.C.Saint.Arroman.

Figure (IV – 10) : Limite de Plasticité.

Page 62: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 47

Cas a Cas b

Figure (IV-11) : Appareil de Casagrande(cas a, b).

Préparation l'échantillon figure (IV – 12) : pendant évacuation l'échantillon d’étuve,

malaxe les échantillons.

Figure (IV– 12) : Préparation de L'échantillon.

IV.4.4.4 Calcul et Résultats

La limite d'Atterberg, l’indice de plasticité (38.92) la limite de liquidité (62.71) et la limite

de plasticité (23.93) sont des paramètres géotechniques destinés à identifier les sols

caractériser leur consistance et permettre de ce fait de les classer dans la courbe de

Casagrande et estimer à échantillon trés plastique voire la figure (IV-13).

Page 63: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 48

Figure (IV-13) : Abaque de Casagrande.

IV.5. Essai bleu de méthylène NF P 94-068

IV.5.1. Principe de l'essai

Les minéraux argileux présents dans les sols sont principalement issus de

l'altération physico-chimique des roches. La structure cristalline feuilletée des argiles leur

confère un ensemble de propriétés de comportement lie à leur affinité pour l'eau (appelée

activité). Ce qui entraîne les phénomènes de gonflements, de plasticité et de cohésion

constatés sur ces sols.

L'essai au bleu méthylène permet d'apprécier globalement l'activité de la fraction

argileuse d'un sol en mesurant la surface interne et externe des grains argileux.

Pour ce faire, on fixe, sur les grains d'argile, des molécules de bleu de méthylène et par un

test simple, on VBS, qui est un indicateur essentiel dans la classification des sols concernés

par les travaux de terrassements.

IV.5.2. Préparation de l'échantillon

L'essai est effectué sur la fraction granulométrique 0/5mm du matériau, car ce sont

principalement les éléments les plus fins (inférieurs à 2mm) qui contiennent la fraction

argileuse. Celle-ci donne l'essentiel de la réaction au bleu de méthylène et exprime donc

de manière quantifiée la sensibilité du sol à l'eau.

Page 64: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 49

On prépare 30g de fraction 0/5 mm sèche que l'on met à tremper dans 200 ml d'eau

déminéralisée. Le tout est maintenu en agitation permanente au moyen de l'agitateur à

ailettes.

Le dosage consiste à injecter successivement des doses bien déterminées de bleu de

méthylène dans la suspension de sol, jusqu' à atteindre la saturation des particules d'argile.

Le test de la tache permet de repérer l'instant de cette saturation.

On prélève une goutte de liquide dans le bêcher contenant le sol imbibé de bleu, et

on dépose celle-ci sur le papier filtre (diamètre du dépôt compris entre 8 et 12 mm).

Deux cas sont possibles :

• la goutte centrale bleue est entourée d'une zone humide incolore : le test est négatif,

• la goutte centrale bleue est entourée d'une zone humide teintée de bleu; le test est

positif. (Figure IV– 14).

Figure (IV-14) : Essai au Bleu de Méthylène.

IV.5.3. Classification des sols après essai

VBS = 0.1 : sol insensible à l'eau.

VBS= 0.2 : apparition de la sensibilité à l'eau.

VBS = 1.5 : seuil distinguant les sols sablo-limoneux des sols sablo- argileux.

VBS = 2.5 : seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques des sols limoneux de

plasticité moyenne.

VBS = 6: seuil distinguant les sols limoneux des sols argileux.

VBS = 8 : seuil distinguant les sols argileux des sols très argileux.

Surface de bleu de méthylène 21*VBS

VBS = v/m *c (1+w)

Page 65: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 50

Tableau (IV- 6) : Surface spécifique et C.E.C. de quelques minéraux argileux.

Minéral Surface interne (m2/g)

Surface externe (m2/g)

Surface totale (m2/g)

C.E.C. (milliéquivalent/100g)

kaolinite 0 10 - 30 10 – 30 5 – 15 illite 20 – 55 80 – 120 100 – 175 10 – 40

Smectites 600 – 700 80 700 – 800 80 – 150 Vermiculite 700 40 – 70 760 100 – 150

Chlorite - 100 – 175 100 – 175 10 - 40

IV.5.4. Calcul et résultat

La valeur au bleu de méthylène constitue un paramètre d’identification permettant

de mesurer la surface spécifique des particules solides contenues dans les sols fins et de

déterminer l'activité de leur fraction argileuse (NF P 94-068).

VB (5.34m3/g) et les sols fins et de déterminer la surface spécifique

Sst = 21 *VB = (112.14m2/g) cette argile rentre dans le périmètre argile de 150 m2/g de

type de la famille de l'illite. L'activité (0.796) dans le tableau de Skempton (1953)

0.75 < AC < 1.25 le degré d'activité (Moyennement actif) et le taux de gonflement est

Moyennement expansif.

Structure minéralogique Microscope Electronique d'argile d In-Amenas :

Page 66: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 51

Figure (IV-15):Photo Microscopique de l’'argile d’in Aménas.

IV.6. Essai de cisaillement NF P 94-71

Il s'agit de déterminer les caractéristiques mécaniques d'un sol en procédant au

cisaillement rectiligne d'un échantillon sous charge constante.

L'essai de cisaillement permet de tracer la courbe intrinsèque du sol étudié, et de

déterminer son angle de frottement interne Π et sa cohésion C. mérite

Ces valeurs servent entre à déterminer la contrainte admissible par le sol dans le cas de

fondations superficielles et la poussée du sol sur un mur de soutènement.

IV.6.1. Matériel utilisé

L'échantillon de sol à étudier est entre demi-botte qui peut se déplacer

horizontalement l'une par rapport à l'autre.

Un piston permet d'exercer sur le sol une contrainte normale σ détermine.

La demi-botte inférieure est entraînée horizontalement à vitesse constante. La force

totale de cisaillement F est mesurée à l'aide d'un anneau dynamométrique fixé à la demi-

botte supérieure.

Un comparateur mesure la déformation verticale de l'échantillon.

L'échantillon subit donc un cisaillement direct et rectiligne suivant un plan imposé

sur lequel on exerce une contrainte normale déterminée figure (IV-15).

Page 67: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 52

Cas A

Cas B

Figure (Iv-16) :(Cas A) Appareil de cisaillement et(cas B) préparation de l’échantillon.

IV.6.2. Résistance au cisaillement

On détermine la contrainte de cisaillement : ΑΤ=τ

On trace ensuite, pour chaque essai, les courbes de contraintes en fonction des

déplacements et on détermine la valeur de contrainte de cisaillement maximale.

On reporte ensuite chaque point sur un graphique ayant pour abscisse la contrainte

normale σ et pour ordonnée la contrainte de cisaillement�τ .tracer la courbe intrinsèque

du sol étudié.

IV.6.3. Calcul et résultat

Les cohésions de cisaillement dans les sols In Amenas la C = 1.25 bar et longueur

de frottement =ϕ 25.79°

IV.7. Essai la densité NF P 94-064

La masse volumique sèche Pd d'un échantillon de roche est le quotient de sa masse

sèche par volume V qu il occupe y compris le vide, elle est exprimée en t/m3.

Page 68: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 53

IV.7.1. Objecte : l'essai consiste à mesure la masse et le volume d'un échantillon

de roche.

VI.7.2. Prépare essai

• brosser l'échantillon avant de le soumettre à l'essai pour éliminer les particules

facilement détachables.

• Sèche l'échantillon à 105°C jusqu' à masse constante.

• Peser l'échantillon de roche, noter ms;

• Paraffiner l'échantillon sur la totalité de sa surface extérieure;

La densité de la paraffine est égale à 0.9 g/v.

• Peser l'échantillon paraffine à l'aire libre, noter mp.

• Procéder à la pesée hydrostatique la masse volumique sèche est donnée par la formule

suivant : v

mp s

d= (t/m3).

Le volume brut = mp – poids du marteau dans l'eau.

Le volume net = volume brut – volume de la paraffine.

Résultat et calcule :

La densité du sol de In Amenas est : 05.2=γd

IV.8. Analyse chimique

IV.8.1. Sulfates

• Prendre 200g de l'échantillon.

• sécher le matériau dans une étuve à T°= 80°C en cas nécessaire 105 – 110°C.

• Apre 48H placer dans un dissicateur, quartage.

• Pulvériser dans un mortier et tamiser a l'échantillon tamis 0.200mm prendre peser 1g

(p0).

• Mettre dans un érlen à 250ml et ajoute 100ml HCL à 10%, bouillir doucement 4 à

5minutes et refroidissement 15minutes.

• Filtration dans un papier filtre N° 541, prendre le filtrat et ajuster jusqu' à 250ml avec

l'eau distillée, agitation de filtrat.

• Prendre 100ml de filtrat dans un érlen, ajouter 10ml de Ba Cl2 à 5% et b bouillire

doucement 4 à 5 minutes, refroidissement 15 minutes.

Page 69: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 54

• Filtration de la solution papier filtre N° 541 prendre peser un creuset vide P1, mettre le

papier filtre dans le creuset. Calcination des creusets + le papier filtre à 900°C pendant

15 minutes et prendre peser le creuset après la calcination P2.

Figure (IV-17) : Essai d’analyse chimique aux sulfates.

SO3-2 = 34.3 * ( P2 – P1)/ P0

CaSO4 = 184.23 * (P2 – P1)/P0

IV.8.2. Carbonate

• Prendre 0.5g de l'échantillon, ajouter 10ml HCL à 1N

• Ajouter détecteur phinnoftaline 0.1% poser dans étuve période bref.

• Ajouter NaOH (1N) vers fin parution colore mauve et prendre le volume.

Figure (IV-18) : Essai d’analyse chimique aux carbonate.

IV.8.3. Chlorure

• Prendre 50g de l'échantillon, et ajouter 100ml avec l'eau distillée effectuer

opération de vibration à 24h.

• Prendre le PH initial mettre le papier filtre et prendre 25ml de papier filtre.

Page 70: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 55

• Prendre le PH ce moyen uniforme (6.50 – 7.00) et ajouter détecteur K2CrO4 à

10%(N) à AgNO3 vers fin parution colore rouge

Remarque : PH<6 ajouter carbonate de calciume CaCO3.

PH>7 ajouter Acide de Sulfurique H2SO4.

Figure (IV – 19): Appareil à mesure PH.

IV.8.4. Calcul et résultat

Cette analyse à détermination de la nature chimique de l'argile. Cette composition

une prépondérance de sulfates (2.044%) et Carbonate 4% ce qui fait que l’argile à

considérer est en réalité argileuse et pourcentage chlorure sodium (0.223) et les insolubles

87.45%.

Tableaux IV-7 : Résultat et calcule du paramètres physiques et chimique.

Ech

Granulométrique Limite Atterberg Bleu de

méthylène Analyse chimique Densité

S Gr (%)

S Fin (%)

Li (%)

Ar (%)

LP LL IP AC VB Ins (%)

Sulf (%)

So2-3

(%) Cl-

(%) CaCO3

(%) NaCl (%) γ

d

E1 99 81 50 21 23.93 62.17 38.29 0.796 5.34 87.45 2.044 0.380 0.135 4 0.223 2.05

Tableaux IV-8 : Résultat et calcule du paramètres mécaniques.

Ech Cisaillement

C ϕ

E 1 1.25 25.79

SGr : Gros sable en pourcentage %.

S fin : Sable fin en pourcentage %.

Li : Limon%.

Ar : Argile%

Lp : Limite de plasticité.

Page 71: DJAANI-BENMANSOUR

CHAPITRE IV METHODES INDIRECTES DE CARACTERISATION

2010/2011 56

LL : limite de liquidité

IP : Indicé de plasticité

AC : l'activité

VB : Valeur de bleu de méthylène

C : Cohésion en (bar).

ϕ : Frottements en (degrés).

Cc : Coefficient de compressibilité en %.

Cg : Coefficient de gonflement en %.

cσ : Pression de charge en bar.

IV.9. Conclusion

Les paramètres déterminés par les essais d’identification et qui apparaissent

comme étant les plus déterminants dans le comportement gonflant des argiles sont l’indice

de plasticité, le pourcentage des particules argileuses, la valeur de l’essai au bleu de

méthylène qui a montré le caractère gonflant des sols étudie.

Page 72: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 57

Solution Et Interprétation

V.1. Introduction

Outre les essais d’identification, le programme expérimental exécuté comporte des

essais de compressibilité et de consolidation oedométriques, des essais de gonflement à

l’oedomètre et des essais de dessiccation pour l’identification des paramètres de retrait-

gonflement de sol étudié. Les éprouvettes soumises aux essais effectués pour chaque

pourcentage et la répartition des prises d’essais par éprouvette et par numéro d’essai. Ce

programme expérimental évolue au fur et à mesure que des indications supplémentaires sur

telle ou telle propriété mécanique des sols et son influence sur l’interprétation des résultats

d’essais ont été jugé nécessaires non seulement en fonction de la qualité des informations

déjà obtenues, mais en fonction aussi de leur qualité.

V.2. Méthodes de Mesure du Potentiel de Gonflement

Parmi une multitude de méthodes de mesure du potentiel de gonflement des sols expansifs,

ceux-ci- dessous sont arbitrairement choisis et discutées.

V.2.1. Méthode de MYSLIVEC

Dans la méthode d'essai de MYSLIVEC, plusieurs échantillons d'un même sol

gonflant sont chargés distinctement à sec. A la mise à eau, certains échantillons gonflent et

d'autres tassent. On reconnaît que les échantillons ayant gonflé sont soumis à une contrainte

de surcharge inférieure à la pression de gonflement, et que ceux ayant tassé supporte une

contrainte de surcharge supérieure à la pression de gonflement. L'intersection de la droite

reliant les taux de gonflement avec l'axe des déformations nulles définit le point pour lequel

ni gonflement ni tassement ne surgi. C'est par définition, la pression de gonflement

(KEBAILI 2005).

Page 73: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 58

V.2.2. Méthode chinoise

L’indice des vides initial de l'échantillon à tester étant e0, le sol en question est chargé

à sec jusqu'à atteindre une valeur e1 de l'indice des vides (e1< e0). A la stabilisation du

tassement, l'échantillon testé est submergé d'eau, ce qui amorce le gonflement. Une fois le

gonflement stabilisé, l'échantillon de sol est déchargé progressivement jusqu'à élimination de

toute la contrainte de surcharge, le point M (de coordonnées : σ g, e0) est noté. Le point M

définit la pression de gonflement (Wong, 1980).

Figure (V-2) : Détermination de la Pression de Gonflement Selon la Méthode Chinoise.

σD (log10)

Tassement

Gonflement

Figure (V -1) : Détermination De La Pression De Gonflement Selon La Méthode De MYSLIVEC.

Page 74: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 59

V.2.3. Méthode du C.E.B.T.P

La pression de gonflement est déterminée au cours de l'essai de compressibilité à

l'oedomètre.

A la mise à eau de l'échantillon testé, ce dernier est empêché de gonfler par augmentation de

la charge appliquée dessus jusqu'à apparition du premier signe de tassement. L'abscisse du

point de début de tassement est considérée pression de gonflement (KEBAILI 2005)

(Figure V- 3).

Figure (V-3) : Détermination de la Pression de Gonflement Selon la Méthode du C.E.B.T.P.

V.2.4. Méthode de FU HUA CHEN

L'échantillon de sol est chargé selon la contrainte des terres, puis inondé sous cette même

contrainte. Après stabilisation du gonflement, l'échantillon testé est progressivement chargé

jusqu'à retrouver son indice des vides avant inondation. La pression de gonflement est alors

notée : σσσ 01−=

g (figure V- 4).

Figure (V- 4) : Détermination de la Pression de Gonflement Selon Chen (1984).

Page 75: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 60

V.2.5. Méthode de HUDER et AMBERG

L'échantillon de sol est soumis à une alternance de charges et décharges à sec. Ceci pour

éliminer, au mieux, les effets du remaniement (figure V-5).

L'échantillon de sol est ensuite, inondé à l'état chargé, ce qui doit amorcer le gonflement. La

charge appliquée est éliminée par paliers successifs jusqu' à libération totale de l'échantillon

de sol. Le taux de gonflement peut être enregistré et la courbe (11) tracée. L'intersection des

prolongements des courbes (2) et (11) détermine, selon HUDER et AMBERG, la pression de

gonflement.

Figure (V-5) : Détermination de la Pression de Gonflement Selon la Méthode de

HUDER et AMBERG.

V.2.6. Méthode de FIRTH

L'essai consiste à appliquer un cycle charge / décharge à l'échantillon en test, la contrainte

de chargement étant égale à la pression des terres. La mise à eau est effectuée sur

l'échantillon complètement déchargé, ce qui permet le développement du gonflement et

lecture du taux de gonflement. Le spécimen de sol est ensuite, progressivement chargé

jusqu'à retrouver l'indice des vides de la fin du premier cycle chargement (figure V-6).

La pression de gonflement est alors déterminée.

Page 76: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 61

Figure (V-6) : Détermination de la Pression de Gonflement Selon la Méthode de FIRTH.

V.2.7. Méthode du double oedomètre

Cette technique de mesure est mise au point par JENNINGS et KNIGHT (1958).

Dans un premier oedomètre , un échantillon de sol est soumis à une série croissante de

chargements en gardant la teneur en eau naturelle. La variation de l'indice des vides est

représentée selon la courbe (1) de la (figure V-7). Dans un second oedomètre, un autre

échantillon du même sol est soumis, après avoir complètement gonflé sous charge nulle, à la

même série de chargement que le premier échantillon. La courbe (2) est obtenue. La

translation verticale de la courbe (1) vers la courbe (2) permet de repérer un premier point

d'intersection. Une construction graphique particulière permet de déterminer le taux de

gonflement.

Figure (V-7) : Détermination de la Pression de Gonflement

Selon la Méthode du Double Oedomètre.

Page 77: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 62

V.3. Essai de gonflement a l’oedomètre NF P 94-91

VI.3.1. Essai de procédure sur sols gonflants

La manipulation a pour but de déterminer des caractéristiques de compressibilité d'un sol qui

permettent d'estimer le tassement et gonflement d'un massif de sol.

VI.3.1.1. Définition: c'est un essai déformation à charge constante d'une éprouvette

cylindrique avec déformation à latérale nul et drainage sur les deux faces (inf et sup) figure

(V-8).

VI.3.1.2. Préparation

1. extraction de l'échantillon de son étui :

- Repérer le haut et le bas de la carotte (avant extraction).

- Exclure le bas et le haut systématiquement.

- Découper un cylindre ayant 2 fois à 4 fois la hauteur de l'éprouvette et commencer la taille.

2. forme de l'éprouvette.

- Il s'agit d'obtenir une éprouvette non perturbée par le découpage.

- Cylindrique aux dimensions du moule.

- Les deux faces bien planes et parallèles.

3. dimensions de l'éprouvette D = 75mm, D = 50mm (selon le diamètre a la carotte).

- Mise en place de l'éprouvette.

- Saturation de l'éprouvette

- Chargement et déchargement de l'éprouvette.

- Calculs et résultats (graphique, détermination des paramètres).

Figure (V−8): Appareil Oedomètrique.

Page 78: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 63

V.3.1.3. Calcul et Résultat

L'interprétation des résultats d’essais oedométriques dispos classiquement sur

l'exploitation du tableau de compressibilité et de consolidation le coefficient compressibilité

Cc = 5.98% et coefficient de gonflement Cg = 2.33% et de charge cσ = 0.63 bar et pour le

cas de traitement par lions hydrauliques à compressibilité par 4%chaux Cc = 1.99% et

coefficient de gonflement Cg = 0.00% et de charge cσ = 3.75 bar dans les traitements par

chaux en levée le gonflement.

Dans la compressibilité par 4% ciment Cc = 2.99% et coefficient de gonflement

Cg = 0.00% et de charge cσ = 7.47 bar dans l'essai traitement par ciment en levée le

gonflement.

V.4. Essai de gonflement libre à charge variable par oedomètre

VI.4.1 Objectif

Déterminer la pression de gonflement afin d’apprécier le comportement d’ouvrages

pouvant être affectés par la présence de matériaux gonflants.

VI.4.2. Principe

L'essai s'effectue sur plusieurs éprouvettes de sol intact provenant d’un même échantillon

et prélevées sensiblement au même niveau. Chaque éprouvette de sol est placée dans un

œdomètre. On laisse l’échantillon se gonfle librement avec l’ajout de l’eau jusqu’a stabilise.

Ensuite on applique un effort différent mais maintenu constant sur chacune des éprouvettes

et on mesure sa variation de la hauteur.

VI.4.3. Equipement nécessaire

Le même équipement que celui de l’essai œdométrique. Il serait préférable d’utiliser un

œdomètre à chargement par l’arrière

Page 79: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

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VI.4.4. Mode opératoire

• La première étape

Préparer au moins trois éprouvettes pour chaque échantillon. On a préparé quatre

échantillons : sol naturel, 2% de chaux, 4% de chaux et 1% de ciment les peser et noter leurs

hauteurs initiales H0 sachant que le sol opéré est remanié. On ajoute l’eau pour chaque

éprouvette et on commence les lectures dés qu’on a ajouté l’eau après 30s -1mn-2mn-5mn-

10mn-15mn-30mn-1h-2h. Jusqu’ à la stabilité.

• La deuxième étape

On applique un effort différent. On mémorise les lectures pour chaque chargement et chaque

30se -1mn-2mn-5mn-10mn-15mn-30mn-1h-2h …

Aux autres éprouvettes, les contraintes sont choisies afin d’avoir, dans une représentation

graphique ∆h(t).

La contrainte est appliquée à l’éprouvette jusqu’à stabilisation de sa hauteur.

Conventionnellement, la stabilisation de la déformation de l’éprouvette est atteinte si on un

palier.

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Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 65

V.5. Interprétation des résultats

� La première étape (le gonflement)

• Sol naturel

Figure (V− 9): Gonflement en fonction du temps (sol naturel).

On observe que l’allure de la courbe est en S.

Remarque : on n’a pas laissé le temps suffisant pour que le gonflement se stabilise afin

d’avoir un palier.

La courbe montre que le sol gonfle rapidement la présence de l’eau car celui-ci se sature et

gonfle au même temps, il y a deux phénomènes parallèles le gonflement et la saturation.

C’est vrai que le sol est inondé mais pas forcément saturé.

D’après la figure (V-9) la stabilisation du gonflement a commencé après 24h.

On a pris en considération les résultats de l’échantillon 2 et 3 car sont les plus représentatifs

Le tôt de gonflement est environ 2mm le pourcentage de 10,88%.

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Chapitre V : Solution Et Interprétation

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• 2% Chaux

Figure (V− 10): Gonflement en fonction du temps (2% Chaux).

On observe qu’on a eu une stabilisation du gonflement de l’échantillon après une demi-

heure, car la chaux est un liant, cette dernière arrête le sol de gonfler (stabilise le

gonflement). Voire les tableaux V-1. Le temps et le tôt de gonflement ont diminué.

• 4% de chaux

Figure (V− 11): Gonflement en fonction du temps (4% Chaux).

On voit que l’allure de la courbe est en S on a eu un palier de stabilité

Page 82: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 67

La stabilité de gonflement a commencé après 15min pour les échantillons 2.

Le temps du gonflement est écourté.

• 1% de ciment

Figure (V− 12): Gonflement en fonction du temps (1% Ciment).

Le ciment a arrêté le gonflement. La stabilité de gonflement est apparue rapidement par

rapport à la chaux.

� La deuxième étape (le chargement)

• Sol naturel

Figure (V− 13): Gonflement en fonction du temps (échantillon 1).

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Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 68

Figure (V− 14): Tassement en fonction du temps (échantillon 2).

Figure (V− 15): Tassement en fonction du temps (échantillon 3).

On remarque que c’est une courbe de consolidation ∆h total augmente logiquement mais ∆h

pour palier de chargement diminue chaque fois qu’on double la charge.

Lorsque on double la charge la déformation n’est pas doublée c'est-à-dire la variation de la

déformation diminue à chaque fois qu’on double la charge, la compressibilité diminue.

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Chapitre V : Solution Et Interprétation

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• 2% de chaux

Figure (V− 16): Tassement en fonction du temps (échantillon 4).

Figure (V− 17): Tassement en fonction du temps (échantillon5).

Page 85: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 70

Figure (V− 18): Tassement en fonction du temps (échantillon 6).

Puisque l’échantillon de sol qui comporte 2% de chaux a atteint la stabilité rapidement par

rapport au sol naturel, pour le chargement on peut dire la même chose que le précédent bien

que la déformation dans chaque palier diminue visiblement.

Une courbe de consolidation ∆h total augmente logiquement mais a ∆h pour palier de

chargement diminue par rapport au sol naturel et à chaque fois qu’on double la charge.

Lorsque on double la charge la déformation n’est pas doublée c'est-à-dire la variation de la

déformation diminue à chaque fois qu’on double la charge, la compressibilité diminue.

Page 86: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 71

• 4% Chaux

Figure (V− 19): Tassement en fonction du temps (échantillon 7).

Figure (V− 20): Tassement en fonction du temps (échantillon 8).

Page 87: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 72

Figure (V− 21): Tassement en fonction du temps (échantillon 9).

Pour le sol qui contient 4% de chaux plus que le gonflement a diminué le ∆H pour chaque

palier diminue a fur et à mesure qu’il est chargé, le même phénomène se répète pour les

trois éprouvettes c'est-à-dire le sol soit de plus en plus compacté. La compressibilité

diminue.

• 1%Ciment

Figure (V− 22): Tassement en fonction du temps (échantillon 10).

Page 88: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 73

Figure (V− 23): Tassement en fonction du temps (échantillon 11).

Figure (V− 24): Tassement en fonction du temps (échantillon 12).

Le ciment a réduit le gonflement et diminue le ∆H entre palier ce qui est bien sur les trois

figures ci-dessus. La compressibilité diminue.

Page 89: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 74

� Le potentiel des gonflements

• Sol naturel

Figure (V− 25): Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) sol naturel.

Figure (V− 26): Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) 2 %Chaux.

Page 90: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 75

Figure (V− 27): Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) 4 % Chaux.

Figure (V− 28): Courbe de ∆h (mm) fonction de σ(kPa) 1%Ciment

On remarque que la variation de la déformation st rapide au premier chargement et diminue

au fur et à mesure que la contrainte augmente. Voir les tableaux V-9.

Pour calculer les résultats du potentiel de gonflement et la pression de gonflement il y plusieurs

étapes :

Calculer le ∆h max en fonction de la contrainte pour tous les échantillons.

Page 91: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 76

Sol naturel

Tableau :(V-1) : ∆H max pour chaque palier

σ (Κσ (Κσ (Κσ (Κpa) ECH N°1 ECH N°2 ECH N°3

Δh max (mm)

12.4 0.22 0.45 0.46

24.8 0.41 0.5 0.6

49.7 0.7 0.7 0.82

2%Chaux

Tableau :(V-2) : ∆H max pour chaque palier

σσσσ (kPa) ECH N°4 ECH N°5 ECH N°6 ∆h max (mm)

12.4 0.05 0.08 0.05

24.87 0.12 0.2 0.1

49.7 0.25 0.25 0.19

99.5 0.38 0.34 0.27

199.1 7.36 0.93 1.08

Page 92: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 77

4% Chaux

Tableau :(V-3) : ∆H max pour chaque palier

σ (σ (σ (σ (kPa) ECH N°7 ECH N°8 ECH N°9 ∆h max (mm)

12.4 0.9 0.08 0.09

24.87 0.09 0.11 0.08

49.7 0.18 0.34 0.19

99.5 0.25 0.40 0.26

199.1 0.75 0.75 0.65

1% Ciment

Tableau :(V-4) : ∆H max pour chaque palier

σ (σ (σ (σ (kPa) ECH N°10 ECH N°11 ECH N°12

∆h max (mm)

12.4 0.046 0.11

24.87 0.124 0.396 0.174

49.7 0.342 0.78 0.559

99.5 0.644 0.689

Pour calcul le ∆H moy et la masse volumique.

On a calcul la masse volumique de chaque échantillon. Dans le laboratoire par la prise d’une

tare on a calculé son volume par la peser vide et après en l’a pesé pleine d’eau sachant que

la masse volumique de l’eau est 1g/cm3 on obtient le volume de la tare par la division de la

masse volumique d’eau sur le poids de la tare

Apres le calcul du volume de la tare on la pèse pleine de sol on prend le poids de sol et on

fait la division du poids par volume.

Page 93: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 78

Les tableaux suivants montrent les masses volumiques pour chaque échantillon et le

∆H moyen.

• Sol naturel

Tableau (V-5) : ∆Hmoy pour chaque échantillon.

VOLUME DE LA TARE Masse volumique du

sol Hmoy du sol (mm) N° Tare M tare(g) MT+w(g) Vtare(cm3) MT+Sol(g) ρρρρ(g/cm

3) Ech 1 Ech 2 Ech3

258 14.05 81.05 67.000 109.69 1.427 326 13.82 80.829 67.009 108.07 1.407

Moyenne 1.417 17.13 17.42 18.88

• 2% chaux

Tableau (V-6) : ∆Hmoy pour chaque échantillon.

VOLUME DE LA TARE Masse volumique

du sol Hmoy du sol (mm) N° Tare M tare(g) MT+w(g) Vtare(cm3) MT+Sol(g) ρρρρ(g/cm

3) Ech 4 Ech 5

Ech 6

258 14.05 81.05 67.000 109.52 1.425 326 13.82 80.829 67.009 102.82 1.328

Moyenne 1.377 21.71 19.69 19.73

• 4% chaux

Tableau (V-7) : ∆Hmoy pour chaque échantillon.

VOLUME DE LA TARE Masse volumique

du sol Hmoy du sol (mm) N° Tare M tare(g) MT+w(g) Vtare(cm3) MT+Sol(g) ρρρρ(g/cm3) Ech 7 Ech 8 Ech 9

258 14.05 81.05 67.000 105.03 1.358 326 13.82 80.829 67.009 101.71 1.312

Moyenne 1.335 20.33 19.22 18.96

Page 94: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 79

• 1% ciment

Tableau (V-8) : ∆Hmoy pour chaque échantillon.

VOLUME DE LA TARE Masse volumique

du sol Hmoy du sol (mm)

N° Tare M tare(g) MT+w(g) Vtare(cm3) MT+Sol(g) ρρρρ(g/cm3) Ech 10 Ech 11 Ech 12 258 14.05 81.05 67.000 104.16 1.345 326 13.82 80.829 67.009 106.16 1.378

Moyenne 1.361 17.32 17.93 18.07

Calcul % de gonflement et de la pression de gonflement.

Tableau (V-9) : Calcul % de gonflement et de la pression de gonflement.

∆∆∆∆h(mm) ∆∆∆∆h/h

∆∆∆∆h moy

(mm) ∆∆∆∆h/h σσσσ(kPa) σσσσ(bar)

SOL 1.968 0.11

NATUREL 1.76 0.10 0.11 10.67 35 0.35

1.966 0.10

1.406 0.06

2%CHAUX 1.272 0.06 0.07 7.22 120 1.2

1.52 0.08

1.522 0.07

4%CHAUX 1.516 0.07 0.07 7.18 185 1.85

1.336 0.07

0.776 0.04

1%CIMENT 1 0.06 0.06 5.94 70 0.7

1.4 0.08

Page 95: DJAANI-BENMANSOUR

Chapitre V : Solution Et Interprétation

2010/2011 80

V.6. Conclusion

La compressibilité du sol diminue au fur et à mesure qu’il est chargé

C’est une courbe de consolidation primaire. C'est-à-dire l’élimination de l’excès.

Plusieurs chercheurs ont étudié la stabilisation des sols expansifs. Le gonflement des sols

argileux est un phénomène très complexe qui fait intervenir des procédés de stabilisation

disponibles.

La technique de stabilisation par la chaux est très utilisée.

La chaux et le ciment comme liants hydrauliques donnent des résultats très favorables pour

arrêter le gonflement de sol argileux.

Page 96: DJAANI-BENMANSOUR

1. Aide mémoire mécanique des sols

2. Azzouz F. Z., (2006), “Contribution a l'étude de la stabilisation chimique de quelques argiles gonflement de la région de Tlemcen”, Thèse présentée pour obtenir le diplôme de magister en Génie Civil spécialité géotechnique, Université de Abou Bekr Belkaid Tlemcen.

3. Babouri R., (2008), “Stabilisation des sols argileux par la chaux (cas du kaolin du gisement de Djebel Debagh- Guelma”, Thèse présente pour l'obtention du diplôme de magister géotechnique, Université Mohamed Boudiaf de M'Sila.

4. Bekkouche A., Aissa Mamoune S. M. et Djedid A., (2002), “Techniques de stabilisation des sols expansifs”, Journées d’Études sur les Sols Gonflants (JÉSG), Laboratoire Eau et Ouvrage dans Leur Environnement, Département de Génie Civil. Université de Aboubakr Belkaïd, Tlemcen.

5. Bell, F. G., (1988), “Stabilisation and treatment of clay soils with lime”. Ground Engineering, 10-29.

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7. BRGM/RP-56583-FR, (2008), “Retrait-gonflement des sols argileux un risque à prendre en compte lors de la construction”, mercredi 6 avril 2011.

8. Bultel F., (2001), “Prise en compte du gonflement des terrains pour le dimensionnement des revêtements des tunnels”, Thèse docteur, ENPC, 298 pages.

9. Caillère, S., Henin, S. (1988). "La minéralogie des argiles". Edition Masson.

10. Chelghoum N., (2006), “Éléments de base en mécanique des sols”, Office des Publications Universitaire, Professeur à l’université Badji Mokhtar – Annaba.

11. Chen, F.H., (1988), “Foundation on Expansive Soils”, Elsevier Scientific Publishing Company INC., New York, USA.

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31. Norme AFNOR bleu de méthylène NF P 94-068 LTPS.

32. Norme AFNOR de gonflement a œdomètre NF P 94-91

33. Norme AFNOR de la densité NF P 94-064.

34. Norme AFNOR de œdomètre NF P 94-90

35. Norme AFNOR du cisaillement NF P 94-71.

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36. Norme AFNOR granulométrique NF P 94-056 LTPS

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