Contact n°112

download Contact n°112

of 28

  • date post

    07-Mar-2016
  • Category

    Documents

  • view

    222
  • download

    0

Embed Size (px)

description

Magazine d'information du CHRU de Lille

Transcript of Contact n°112

  • 3SatiSfaction du patient : de bonS rSultatS

    Placer lusager au centre de ses proccupations : cest lobjectif majeur du CHRU de Lille. Pour mieux lcouter et

    prendre en compte son avis, il utilise un outil : lenqute de satisfaction. Les patients qui le souhaitent peuvent ainsi

    sexprimer sur plusieurs thmes : laccessibilit, laccueil, les soins, les services hteliers, et la sortie. Voici les rsultats

    2012 de cette grande enqute.

    Cest vous qui le diteS

    contact - Juillet 2013

    Plus de 11 000 patients (7000 en hospitalisation, 3600 en consultation et 500 travers des enqutes plus spcifiques) se sont exprims en compltant le questionnaire de satisfaction qui leur a t remis. Globalement, la satisfaction des usagers hospitaliss en 2012 est leve :

    en hospitalisation :> 98% ont le sentiment davoir t bien soigns> 97% estiment que linstallation dans la chambre sest bien passe> 97% soulignent la clart des informations

    en consultation : Prise de rendez-vous : 93% de patients globalement satisfaits> Accueil : 98% de patients globa-lement satisfaits

    Zoom sur les nouveauts de 2013

    - Un questionnaire dhospitalisation accessible sur les terminaux multimdia au lit du malade, et sur le site web du CHRU ;- Des enqutes qualitatives sur le terrain pour mieux identifier les attentes des usagers ;- Lorganisation de groupes dexpression thmatiques ;- La mesure de la satisfaction inscrite dans les contrats internes de ple - Des visites rgulires au sein des services pour les aider sur le plan logistique et amliorer les taux de retour des questionnaires de satisfaction.

    > Attente : 81% de patients glo-balement satisfaits> Prise en charge mdicale : 98% de patients globalement satisfaits> Prise en charge paramdicale : 97% de patients globalement sa-tisfaits.

    a. rendu

  • Les premires images du concept room-opus 2 ont t dvoiles par les reprsentants du Clubster Sant et du CHRU, avant que le projet ne soit expos au public en mai prochain aux Salons de Sant et de lAutonomie Paris.

    une innovation rgionaleLe premier Opus du Concept-Room avait mis laccent sur les soins de suite et la revalidation du patient. Pas moins de 30 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ont particip ce pro-jet, qui entame les phases de fabrication et de commercia-lisation. Pour ce second volet, 20 nouvelles entreprises rgio-nales ont rpondu prsentes, accompagnes de 10 autres ayant dj particip la pre-mire version de la chambre. Conue avec la participation

    dEurasant, la deuxime mou-ture du Concept-Room est focalise sur la prise en charge des patients en ambulatoire. Un secteur qui va connaitre une progression fulgurante dans les prochaines annes.

    lambulatoire reprsentera bientt 80% deS hoSpita-liSationSLorganisation ambulatoire est un mode de prise en charge qui permet au patient de quitter lhpital le jour mme de son opration (Contact n111). Sil ne concerne lheure actuelle que 30.000 patients en France, soit 35% des prises en charge hospitalires, lambulatoire tend simposer comme le mode dorganisation standard dans les annes venir et reprsentera bientt prs de 80% des hospi-

    Il y a quelques mois, Contact vous prsentait le Concept-Room, cette chambre dhpital futuriste ne de la col-

    laboration entre le Clubster Sant et le CHRU de Lille. Un premier projet russit qui entre aujourdhui dans une

    nouvelle phase : prsent le 6 mars dernier, lOpus 2 du Concept-Room a t pens pour amliorer le bien-tre

    des patients en ambulatoire et faciliter le travail du personnel soignant. Contact revient en dtail pour vous sur ce

    dispositif innovant

    contact - Juillet 2013

    la Science avanCe4 la Science avanCe

    talisations. Principal objectif pour les tablissements de sant : ce-lui de mettre en place autour du patient une organisation plus fluide limitant les brancardages et lattente entre chaque bloc opratoire.

    une Chambre pour faCiliter le bien-tre deS patientSDans le domaine de linnovation mdicale comme ailleurs, lavenir est au sans fil. Ainsi, les diffrents cbles et raccordements reliant le patient des appareils de sur-veillance encombrants et difficile-ment maniables disparaitront au profit dun fauteuil-lit dot dune technologie invisible qui permet-tra de surveiller le pouls, la satu-ration, o loxygne du patient. Elment central de cet Opus 2, ce fauteuil-lit tout en un permet-tra ainsi un meilleur transport du

    malade aux diffrents stades de son hospitalisation en vitant les retours en zone contamine, se-lon le principe de la marche en avant , et soulagera le travail du personnel soignant.

    a. camus

    lancement de lopuS 2 du concept-room :

    lambulatoire en ligne de mire

    Des visites guides du premier Opus du Concept-Room Opus 1 seront organises pour le personnel du CHRU.

    EN SAVOIR pluS

    Le 2me opus de la Concept room est focalis sur la prise en charge en ambulatoire

  • 5la Science avanCe 5

    La pose dimplants cochlaires est sans doute laspect le plus spectaculaire du centre dau-diophonologie, mais nest pas sa seule mission.

    du dpiStagenonatalLes activits du centre daudio-phonologie sont multiples : explo-rations auditives et vestibulaires (appareil de lquilibre), consulta-tions mdicales o se ralisent la prise en charge de la surdit chez ladulte et lenfant, rducations orthophoniques spcialises Le Dr Ruzza souligne que Ce service hberge galement le Centre dimplant cochlaire rgional et le Centre de Diagnostic dOrientation et de suivi suite au dpistage no-

    natal, unique dans la rgion . Ce intgre galement un Centre r-gional des Surdits Gntiques. Le dpistage auditif se fait trs tt la naissance. Un dpistage prcoce permettra le dveloppement du langage oral. Un bb sur mille n sourd et ar-rive ici confie le Dr Ruzza.

    la pose dimplantS cochlaireSLa prise en charge des patients sourds comprend le diagnostic, la recherche des causes, le traite-ment chirurgical ou lappareillage selon la surdit, et ncessite un suivi long terme avec les enfants. Certains patients ont besoin dun implant cochlaire. On peut as-

    similer cette technique lim-plantation dune oreille lectro-nique, permettant aux patients sourds profonds et svres de retrouver une audition de qualit. Pour les jeunes enfants, cette technique leur permettra de dvelopper le langage oral et de pouvoir ainsi communiquer avec leur famille, tre scolaris dans des milieux entendant Limplant cochlaire comprend 2 parties : une partie interne n-cessitant une opration chirurgi-cale et partie une externe, amo-vible. Cela demande un temps de rglage et dadaptation variable selon les individus pour ren-tendre. Cest une coute artifi-cielle, les patients devront se rha-bituer : Cest comme apprendre

    une langue trangre prcise le Dr Ruzza. Cette radaptation sera effectue avec des Ortho-phonistes sur le site ou en ville. Une prise en charge multidisci-plinaire en constante augmenta-tion en raison de ces nombreux dpistages auditifs prcoces, et de plus en plus connu par les patients.

    a. deconynck

    contact - Juillet 2013

    un centre daudiophonologiepour dpiSter et Soigner la Surdit

    Les implants cochlaires, que lon peut assimiler des oreilles lectroniques, peuvent tre implants chez les

    adultes ou enfants sourds. Cette technique fut mise au point ds les annes 70, et les premires implantations

    ont t ralises au CHRU de Lille ds 1989. Depuis plus de 800 patients, 50 % adultes et 50% denfants, ont

    bnfici dun implant avec environ 120 patients quips chaque anne. Contact a rencontr le Dr Isabelle Ruzza

    responsable du Centre dAudiophonologie dans le Service dOtologie et Otoneurologie.

    Les implants cochlaires sont implants chez des adultes ou enfants sourds

  • immdiate et massive de plasma doit tre effectue ; opration impossible lheure actuelle car le plasma frais congel (PFC) ncessite une tape de dcon-glation spcifique et le dlai de disponibilit du produit pour le patient peut tre long.

    du plaSmadiSponible en 6 minutesDvelopp depuis 2010 par le Centre de Transfusion Sanguine des Armes (CTSA), le plasma cryodssch est obtenu en mlangeant le plasma de plu-sieurs donneurs, slectionns pour que les facteurs de coagu-lation soient en concentration suffisante dans le produit. Le PCSD se conserve tempra-ture ambiante sous forme de poudre et ne ncessite ainsi

    aucun appareil de conglation et de dconglation. Sa recons-titution se fait laide de 200ml deau pour prparation injec-table et ne prend que 6 minutes, ce qui le rend donc particulire-ment adapt aux interventions en urgence.

    une tude unique en franCeUne tude clinique mene ac-tuellement au CHRU pour une dure de 18 mois devrait d-montrer les bnfices du PCSD pour un usage mdical civil. Ltude porte sur un panel de 42 patients, certains transfuss avec du plasma congel, dautres avec le plasma cryodssch , explique le Professeur Sophie Susen, chef du service de transfusion linstitut dhmatologie-Trans-fusion et inspecteur principal de

    Le plasma cryodessch est fr-quemment utilis par larme franaise dans le cadre dopra-tions ltranger. Son usage civil permettrait une prise en charge plus rapide des hmorragies graves chez les traumatiss s-vres.

    deS dlaiS de tranSfuSion trop longsLhmorragie est la premire cause de mortalit des patients traumatiss svres arrivant lhpital. Dans les cas les plus graves, notamment pour les accidents de la route, lhmor-ragie est complique par une coagulopathie (une absence de coagulation) qui multiplie les risques de dcs par quatre. Afin damliorer le pronostic vital de ces victimes, une transfusion

    quand la technologie militaire vient en aide la mdecine civile

    Plasma Cryodessch Scuris Dleucocyt (PCSD) ; sous cette appellation complexe se cache en ralit une

    vritable prouesse technique et mdicale : du plasma en poud