Charte pour l'Union Africaine par Babacar Méthiour NDiaye

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Mon projet de Charte confédérale des nations pour l'Afrique

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  • 1. 3 Prambule Appel pour l'intrt suprieur du Continent Nous, citoyens panafricains, constituant le Peuple uni de l'Union Africaine, Considrant,depuis la constitution de l'OUA regroupant les Etats africains indpendants, la situation politique actuelle de division tatique et de conflits internes des pays du continent, de mme que leur situation conomique de dpendance vis vis des Institutions financires internationales, des multinationales et des grandes puissances, ainsi que leur situation sociale d'extrme pauvret subie par la grande partie de leurs populations, dans la gnralit des Etats africains ; Considrant le fait de la mondialisation actuelle, de par la connexion et l'interdpendance des pays du monde entier, mais aussi, dans un contexte nouveau de constitution des grands ensembles, l'hgmonie de grandes puissances plantaires dans le drainage des capitaux et des matires premires, mais encore des ressources humaines,au dtriment de l'Afrique, ainsi quel'mergence de nouvelles puissances,attires par les ressources minires de l'Afriquepour pouvoir combler leurs besoins nergtique et industriel croissants, et dont les poids dmographiques ou conomiques de leurs pays, pris en particulier, sont plus importants que ceux de l'Afrique toute entire runie ; Considrant la part trs faible des pays africains, pris globalement dans le systme des changes mondiaux, ainsi que la faiblesse de leurs diffrentes monnaies, pour certaines encore sous tutelle des monnaies europennes, qui dtermine ainsi la dtrioration progressive et croissante des termes de leurs changes et la balance trs dficitaire dans leur part au march mondial, o la concurrence des pays dvelopps sur les matires d'exportation africaine, trouve, dans les subventions nationaux des produits exports du Nord, un moyen de pouvoir importer en masseet faibleprix dans les pays africains du Sud, eux mme fragiliss parce quconomiquement diviss ; Considrantque la dette publiquedes Etats africains,vis vis des Institutions et des puissances trangres, est en fait largement recouvre par l'exploitation conomique des pays pauvres et trs endetts, que l'aide internationaleaccorde l'Afrique,par les puissances bilatrales, est par ailleurs largement conditionne par les intrts des pays riches sur ceux des pays demandeurs, et que les conflits intra et interafricains sont le terrain d'interventions des grandes puissances,souslecouvert des Nations Unies ou le prtexte d'une politique d'alliance, pour affermir l'installation de bases militaires nocolonialistes en Afrique, aux fins de pouvoir maintenir leurs positions stratgiques en matire politique, conomique, comme militaire ; Convaincus que le renforcement de l'Union africaine sur une base politique plus s olide est seul garant de la scurit et de la prosprit gnrales du Continent africain, mais que l'dification de son union politique, en dpit des rticences de certains de ses dirigeants ou de ses particuliers, motivs par la crainte de voir se dissoudre leurs Etats et leurs nations ou de constater la perte de leurs souverainet particulire en faveur d'une union hypothtique et d'un futur incertain, quant la gestion de tous les problmes africains l'chelle de l'Union, ncessite un compromis politique entre les tendances partisanes les plus engages en faveur des "Etats-Unis d'Afrique" et celles plus modres d'un statu quo en faveur du maintien de la parfaite dcentralisation politique de l'Afrique, dans le contexte de lUnion actuelle ; Dclarons que ce compromis politique ne pourra se faire que dans le cadre d'un systme politique qui pourra prserver l'intrt de chaque nation et la souverainet de chaque Etat, du fait de leurs vcus et de leurs expriences politiques particulires depuis les indpendances, ainsi que du poids de leurs reprsentations sur le plan international ; et que ce compromis, tenant aussi compte du fait des impratifs politiques et des enjeux socio-conomiques ci dessus numrs, ncessitant par consquent une forme d'organisation politique africaine plus solide, ne peut tre trouv que dans la fondation politique d'une Confdration des nations africaines qui puisse sauvegarder les institutions, les croyances, les valeurs et les intrts de chaque pays ;

2. Forts en cela que limmensitgographique du Continent africain,qui,eu gard sa superficie totale, se trouve cependant tre relativement peupl, en comparaison des entits politiques de moindre dimension, et dont la gestion administrative directe par un Excutif lourd et trop centralis pourrait occasionner des problmes de disparits conomiques, pouvant entraner les migrations de franges importantes de populations, conomiquement et gographiquement dfavorises, vers les principaux centres de dcision et de distri bution des richesses et des ressources africaines ; mais quune dcentralisation politique dans la gestion pleine et entire des affaires internes de ses peuples par les Etats qui la composent, serait plus mme de prserver leur stabilit dmographique et maintenir les populations africaines dans les limites de leurs Etats respectifs, proposons cet effet, en attendant lacceptation des peuples africains et l'approbation des Chefs d'Etat du continent, la Charte confdrale suivante : Dclaration des Dix principes fondamentaux de l'Union Principe premier Conscients que la souverainet collective du Continent africain ne repose en dfinitive que sur les souverainets respectives de ses Etats membres, libres et indpendants au moment de leur projet d'union, la Charte proclame en guise de principe premier que les Etats africains, quelque soient leurs poids dmographique, gographique ou conomique, seront considrs comme galement souverains au sein de l'Union. A cet effet, ils demeureront chacun librement associs dans leur dtermination politique, conformment leurs statuts respectifs au sein des Nations Unies, tant que les fondements constitutionnels de base de cette Union proclame ne seront pas rviss. Principe 2e L'Union africaine,expression plurielleet multiculturelledela volont gnrale de ses peuples, garantira ainsi la libre intgration de ses peuples, en vertu de leur composition plurielle et de leurs dterminations particulires.Le fondement politique de cette union sera cet effet d'abord rig sur une base confdrale, runissant de commun accord ses Etats souverains, en attendant l'exprimentation pratique et progressive d'une intgration plus forte, du jour o les rouages des institutions politiques communes auront permis aux peuples africains d'tablir, dans le temps, une confiance mutuelle progressive dans le transfert de leurs souverainets particulires une fdration politique. Principe 3e L'Union respectera ainsi les Constitutions particulires des Etats africains qui la composent, les souverainets de ses peuples indpendants, ainsi queles limites actuelles de leurs frontires historiquement tablies, et dont la libre circulation au sein de l'espace commun de l'Union sera garantie, exclusivement pour le commerce des biens et les changes de services, sous le contrle administratif de ses polices d'Etat. Le principe de l'intangibilit des frontires sera ce titre maintenu, tant que les Etats membres n'auront pas dcid, entre eux, de ramnager leurs frontires politiques, en fonction d'adjonctions territoriales, d'unions fdratives ou de scissions internes. Dans le sens de favoriser les changes interafricains, l'Union veillera dvelopper la connexion des rseaux de tlcommunication intra continentale, ainsi que l'i ntgration de leurs rseaux ferroviaire, naval et arien. Principe 4e Les richesses et les ressources naturelles du Continent africain, qui constituent le tiers des rserves mondiales, seront mises en commun, travers leur politique de gestion, afin de protger leur exploitation, leur dtriment, par des puissances politiques trangres ou financires multinationales, soucieuses, dans leur dessein de pillage des biens du Contient, de vouloir lui imposer leur hgmonie conomique. La gestion commune des richesses et ressources de l'Afrique doit permettre, dans cette politique commune, leur commune jouissance par les peuples de l'Union, travers le partage de leurs produits excdentaires avec les 3. Etats membres dmunis, cela dans la mesure de l'autosuffisance pralable des Etats qui en disposent suffisance dans les limites intrieures de leurs frontires politiques. Principe 5e L'Union scelle par le Contient africain garantira la scurit et la prosprit communes, dans le respect des particularits culturelles fondamentales des peuples qui la composent, travers leurs diffrenciations ethniques, religieuses, coutumires et linguistiques. La richesse vritable de l'Afrique ternelle, par del ses ressources naturelles nergtiques et minires, devra toujours reposer sur celles humaines de son pluralisme culturel, puis dans son lointain pass et exprim dans le temps par ses croyances, ses valeurs et ses institutions particulires, dont elle demeure la dpositaire, de par le legs ancestral des vestiges de sa haute Civilisation dclareberceau de l'Humanit. Les nations africaines qui ontpu se former par la suite, partir des couches de peuplements successifs, pour se diffrencier de leur tronc commun remontant aux pasteurs bovidiens du nolithique, et voir ensuite de ces mlanges merger des peuples divers partant des berbres aux bantous, et dont la parent gntique et linguistique reste tablie, malgr leur diffrenciation morphologique apparente, tmoignent ainsi deleur fonds commun, mais aussi de la particularit de leurs cultures, exprimes par la diversit de leurs langues, de leurs us et coutumes, mais encore de leurs patrimoines matriels et immatriels, et qui sont aux fondements de leurs identits respectives africaines. Principe 6e L'anglais,lefranais et l'arabe, du fait de leur totale diffusion en Afrique, de leur rayonnement international et de leur facilit d'intgration universelle dans le systme mondial des changes, seront choisies, par besoin utilitaire, comme les langues officielles de l'Union confdrale, qui devront, toutes trois, t