Cause presque d’avant-crise

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OUR avoir quasiment chômé pendant près de 20 mois, les entreprises touristiques récla- ment un moratoire fiscal, bancaire et social. En effet, l’écrasante majorité des composantes de l’écosystème tou- risme ont été durement touchées par les effets négatifs de la crise sanitaire. Ce qui a mis à mal les trésoreries. La Confédération nationale propose éga- lement de nouveaux mécanismes de soutien pour éviter le surendettement des opérateurs, à savoir l’injection de quasi-fonds propres.o • 6,2 milliards de DH pour les établissements cotés au 1er semestre • La reprise de l’activité économique favorise une baisse du coût du risque • La croissance des revenus tirée par la bonne tenue de la marge d’intérêt: +3,3% Cause E jugement prononcé hier par le tribunal de l’UE n’est ni une révolution juridique ni une surprise en soi. Rien d’autre qu’un interminable mauvais feuil- leton qui continue d’alimenter les surenchères. Sur le plan pratique, la raison a certes pris le dessus. Le verdict est favorable au Maroc et rien ne change pour l’heure dans la portée et surtout la territorialité des accords agricoles et de pêche. Pour lever toute ambiguïté, cet ef- fort de non-radicalité du jugement a d’ailleurs été salué à juste titre par les représentants des diplomaties marocaine et européenne. Difficile de ne pas noter, malgré tout, que la justice européenne manque tou- jours de prise de hauteur. Le droit européen semble ainsi bafouer l’un de ses principes fonctionnalistes dont il s’est nourri, c’est-à-dire pro- mouvoir avant tout une doctrine al- lant de soi et logique et non un droit de contentieux et d’insécurité juri- dique. L’on ne peut que regretter ce louvoiement qui s’abrite derrière le droit au consentement préalable, et s’intéresser aux expressions démocratiques existantes dans les provinces marocaines du sud de ce même droit. Et pour toile de fond un projet en effet. Celui d’un Poli- sario qui se cherche une audience et tente de se frayer des passages «ju- diciaires» avec l’espoir de pouvoir récupérer des espaces politiques et de reconnaissance dont il a été chassé par de nombreuses commu- nautés au niveau international. Dans le cas d’espèce, il n’est pas tellement demandé à ce droit d’être acquis à une cause, mais tout simplement de s’inscrire dans une orientation plus constructive, d’investir de moins en moins dans une jurisprudence procédurière, au premier degré. Et idéalement analy- ser, comprendre, arbitrer de plus en plus en format out of the box. Mais en est-il seulement capable?o Mohamed BENABID LE PREMIER QUOTIDIEN ECONOMIQUE DU MAROC EDITORIAL L Dossier de presse: 19/91 - L’ ECONOMISTE 70, Bd Massira Khadra - Casablanca - Tél. : 05.22.95.36.00 (LG) - Fax: Rédaction 05.22.39.35.44 - [email protected] Commercial 05.22.36.46.32 - www.leconomiste.com JEUDI 30 SEPTEMBRE 2021 NUMERO 6104 - PRIX MAROC: 7 DH - FRANCE: 1 € - DEPOT LEGAL: 100/1991 - DIRECTEUR DE PUBLICATION: KHALID BELYAZID version 2015 Voir pages 6 & 7 Banques: La forme presque d’avant-crise Voir pages 11 & 12 La charte de la majorité prochaine - ment signée Voir pages 2 & 3 Services marchands non financiers: Lente remontée de l’activité Voir page 10 Le tourisme attend sa bouée de sauvetage P Voir pages 4 & 5 Maroc-UE Le chaud et le froid Communication financière Retrouvez dans nos pages intérieures les résultats semestriels au 30 juin 2021 - AFMA - CIMENTS DU MAROC - CMT - MANAGEM - RCI FINANCE MAROC - RISMA - SMI
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OUR avoir quasiment chômé pendant près de 20 mois, les entreprises touristiques récla-
ment un moratoire fiscal, bancaire et social. En effet, l’écrasante majorité des composantes de l’écosystème tou- risme ont été durement touchées par
les effets négatifs de la crise sanitaire. Ce qui a mis à mal les trésoreries. La Confédération nationale propose éga- lement de nouveaux mécanismes de soutien pour éviter le surendettement des opérateurs, à savoir l’injection de quasi-fonds propres.o
• 6,2 milliards de DH pour les établissements cotés au 1er semestre • La reprise de l’activité économique favorise une baisse du coût du risque • La croissance des revenus tirée par la bonne tenue de la marge d’intérêt: +3,3%
Cause E jugement prononcé hier par le tribunal de l’UE n’est ni une révolution juridique
ni une surprise en soi. Rien d’autre qu’un interminable mauvais feuil- leton qui continue d’alimenter les surenchères. Sur le plan pratique, la raison a certes pris le dessus. Le verdict est favorable au Maroc et rien ne change pour l’heure dans la portée et surtout la territorialité des accords agricoles et de pêche. Pour lever toute ambiguïté, cet ef- fort de non-radicalité du jugement a d’ailleurs été salué à juste titre par les représentants des diplomaties marocaine et européenne. Difficile de ne pas noter, malgré tout, que la justice européenne manque tou- jours de prise de hauteur. Le droit européen semble ainsi bafouer l’un de ses principes fonctionnalistes dont il s’est nourri, c’est-à-dire pro- mouvoir avant tout une doctrine al- lant de soi et logique et non un droit de contentieux et d’insécurité juri- dique. L’on ne peut que regretter ce louvoiement qui s’abrite derrière le droit au consentement préalable, et s’intéresser aux expressions démocratiques existantes dans les provinces marocaines du sud de ce même droit. Et pour toile de fond un projet en effet. Celui d’un Poli- sario qui se cherche une audience et tente de se frayer des passages «ju- diciaires» avec l’espoir de pouvoir récupérer des espaces politiques et de reconnaissance dont il a été chassé par de nombreuses commu- nautés au niveau international.
Dans le cas d’espèce, il n’est pas tellement demandé à ce droit d’être acquis à une cause, mais tout simplement de s’inscrire dans une orientation plus constructive, d’investir de moins en moins dans une jurisprudence procédurière, au premier degré. Et idéalement analy- ser, comprendre, arbitrer de plus en plus en format out of the box. Mais en est-il seulement capable?o
Mohamed BENABID
Editorial
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Dossier de presse: 19/91 - L’ECONOMISTE 70, Bd Massira Khadra - Casablanca - Tél. : 05.22.95.36.00 (LG) - Fax: Rédaction 05.22.39.35.44 - [email protected] Commercial 05.22.36.46.32 - www.leconomiste.com
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NUMERO 6104 - PRIX MAROC: 7 DH - FRANCE: 1 € - DEPOT LEGAL: 100/1991 - DIRECTEUR DE PUBLICATION: KHALID BELYAZID
version 2015
Voir pages 11 & 12
La charte de la majorité prochaine- ment signée Voir pages 2 & 3
Services marchands non financiers: Lente remontée de l’activité Voir page 10
Le tourisme attend sa bouée de sauvetage
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