«BILAN DES PARASITOSES INTESTINALES ET URINAIRES CHEZ …

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UNIVERSITE NATIONALE DE COTE D'IVOIRE FACULTE DE MEDECINE Anne e 1981 -1982 N°385 «BILAN DES PARASITOSES INTESTINALES ET URINAIRES CHEZ LES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE DE LA REGION D'ANYAMA» THESE POUR LE DOCTORAT D'ETAT EN MEDECINE (Diplome d'Etat) presentee et soutenue publiquement le 30 J uin 1982 par ASSOU MOU Aka ne en 1950 a Eli nzue SI P d e Bongouanou ( RC I ) Pre sident de T hese : Monsieur /e Pro fesseur DOUCET J ean ~l fembres du Jur y : Monsieur le Pro f es seur Agre ge ASSALE N' Dri Monsieur le Pro f e sseur Agr e ge AHOLI Paul Monsieur le Pro f es seur Agre ge P. COW PPLI K. Bony
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NUM6_UNIVERSITE_COCODY__090418_120417_1 FACULTE DE MEDECINE
«BILAN DES PARASITOSES INTESTINALES
SCOLAIRE DE LA REGION D'ANYAMA»
THESE POUR LE DOCTORAT D'ETAT EN MEDECINE
(Diplome d'Etat)
presentee et soutenue publiquement le 30 Juin 1982 par
ASSOUMOU Aka ne en 1950 a Elinzue SIP de Bongouanou (RCI)
President de These : Monsieur /e Professeur DOUCET Jean
~lfembres du Jury : Monsieur le Professeur Agrege ASSALE N'Dri Monsieur le Professeur Agrege AHOLI Paul Monsieur le Professeur Agrege P. COWPPLI K. Bony
L I S T E DU P E R S O N N E L E N S E I G N A N T
LISTE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE U, F.~,CULTE DE MEDEC11,1E
1S'81 -1982
ASSI ADOU Jerome Pediatrie
ATTIA Yao Roger Hepoto-Gastro-Enterologie
BEDA Yao Bernard N\ede:cine Interne
BERTRAND Edmond Clinique Cardiologique
CORNET Lucien Ch.riurgie Generale
COULIBALY Nagbele Pi,eumo-Phtisiolog le
DIARRA Samba Gynecologie-Ob~t.Hriqu~
DOUCET Jean Parasitologie
GUE5SENN0 Kouadio Georges Medecine Sociale
KEBE Memel J.B. Anatomie-Chirurgie Vlscercle et Urologique
LE GUYADER Armand Anatomie-Chirurgie Urologie
SANGARE Souleymane Ophtalmologie
PROFESSEURS ASSOCIES
BROFESSEUR EN SERVICE EXTRAORDINAIRE
MAITRES DE CONFERENCES AGREGES
CHEFS DE TRAVAUX
TEA
!1me
Jean-Philippe Gynecologie-Obstetrique Andre Chirurgie-Thoracique ·et Car-d i.o+
Vasculaire Kwassy Philippe Anatomie-Chirurgie Generale
Andre-Theodore Radiologie Auguste Maladies Infectieuses
Sie Ferdinand Bi~chimie Ouattara Chirurgie-Thoracique et Cardio-
Vasculaire
Vasculaire
Genevieve
THERYZOL-FERLY Madeleine
Pharmacologie Physiologie Exploration Fonctionnelle
Medecine Legale Histologie-Embryologie Cytogenetique
M.M. ABY ADJOBI AKA KROO
ANDOH
ANOMA
Mmö. CISSE M. COFFI Mme TOURE l1me DANEL M.M. DELAFOSSE
DIALLO
Mme HOUENOU M.M. HOUPHOUET
Blaguet Elloh
Yao Mady
Radio-Diagnostic
Gynecologie
Pediatrie
Cardioloßie Medecine Interne
O.R.L. Anesthesie-Reanimation Gynec0logie-Obstetrique
Chirurgie Generale
Cardiologie Pneumo-Phtisiolcgie
Dermatologie Pediatrie Anatomie Chirurgie ... / ...
M.11. KEITA Cheicl< Ophtalmologie
KONE Nohou Gynecologie-Obstetrique
LAMBIN Yves Chirurgie Generale et Traumatologique
LOKROU Lohourignon Medecine Interne
MANLAN Kassi Medecine Interne
TICOLAT Roger Medecine Interne
Mmc TIMITE Adjoua Pediatrie
TRAORE-TURQUIN Henri Chirurgie Generale
VARANGO Guy Chirurgie Generale
t1.M. ABISSEY Agba
N'GUESSAN Isaie
ROLAND Georges
SANGARE Amadou
SOMBO Mambo
YAO Toutcukpo
MAITRES-ASSISTANTS MONO-APPARTENANTS
/
Tu m'inscrivis des man jeune äge a l'E.P.P.
d' Elinzue et tu promis faire de moi un "grand hcmme "
Si tu avais pu vivre ces jours heureux qui
voient l'aboutissement de tant de sacrifices consentis.
Repose en paix, je te garde bien au Fond de
man coeur, eclaire ma raute.
A MA MERE, ADO N' DRI SUZANNE
Mere cherie, je pense a toi.
Accepte cet humble travail que je t'offre,
gage de man profond attach~ment.
A TOUS MES FRERES ET SOEURS
vous m'avez porte au fand de votre coeur et place
taute confiance en moi.
Je crois fort bien que je n'ai pas de~u.
A MES ONCLES, ADO N'ZEBO et TAND AMELAMAN
Vous avez pris la releve de Feu man pere.
Vous n'avez menage aucun effort pour ma
Formation,
ses premiers fruits.
,//'---..J
En temoignage de man amour.
A MON FILS BIEN AIME, ASSOUMOU Jean Rufin
Tu as vecu de nombreux mois separe de
moi. C'est pour que homme demain, tu comprennes.
Fais tien ce travail.
desormais, sache que mon coeur ne te quittera
A MINY FRANCOIS,
materielle que tu as apportee pour la realisation
de ce travail.
A TOUS MES BIENFAITEURS

Monsieur le Professeur DDUCET Jean,
Officier de l'Ordre de la Sante Publique
de Cöte d'Ivoire.
de Cöte d'Ivoire.
Officier des Palmes Academiques
Croix de Guerre 39-45
de Cocody
Vous nous faites le grand honneur de presider notre
jury de these quelques jours avant votre depart de la Cöte
d'Ivoire.
Vous etes un modele pour la facult~ de Medecine d'ABIDJAN
et pour les jeunes ivoiriens qui ont pu benefier de votre savoir.
Vous etes pour nous plus qu'un Maitre mais un pere.
Votre disponibilite dont parlent beaucoup d'etudiants s'est
manifestee une fois de plus a notre egard.
Soyez sincerement assure eher Maitre, de notre profond
respect et de notre gratitude.
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE
Monsieur le Professeur ASSALE N'dri Georges
- Maitre de Conferences Agrege
C'est avec un reel plaisir que vous avezaccepte de nous
donner le sujet de notre these.
Vous avez en outre mis a notre disposition tous les
elements necessaires a l'elaboration de ce travail.
Votre disponibilite, votre rigueur dans le travail
bien fait ont ete pour nous des sources enrichissantes dans
notre future carriere.
Monsieur le Professeur COWPPLI-BONY Philippe K.
- Maitre de Conferences Agrege
notre arrivee a la Faculte de Medecine d'Abidjan,
C'est de plus un reel plaisir que vous nous faites
en acceptant d'Atre juge de notre these.
Soyez assure eher Maitre de notre profonde estime et
de notre sincere gratitude.
- Ma!tre de Conferences Agrege
Vous. etes l'un de ceux qui, grace a un enseignement
clair et lucide, ont suscite de nombreuses vocations pour la
Pediatrie.
decouvrir vos enormes qualites humaines qu'apprecient nombreux
parents d'enfants.
faites de sieger a notre Jury de these.
Nous vous dev0ns respect et gratitude.
AUX DOCTEURS KONE et FERLY-THERIZOL
Vous avez ete pour moi un soutien et un guide
precieux dans l'initiation a la coprologie parasitaire.
Vous m'avez donne ainsi un tresor inepuisable dans
ma carriere de Medecin.
Acceptez ce travail que je vous dedie, gage de ma
gratitude.
PARASITOLOGIE DU C.H.U. DE COCODY
Pour le soutien et l'aide qu'il m'a apportes.
Qu'il en soit remercie.
II -LES PARASITES 17 - 38
Ascaris lumbrico~es
Methodologie
helminthiases, occupent une place de choix dans la pathologie
tropicale, surtout en Afrique noire ou l'hygiene fecale est des
plus rudimentaires.
dans l'ensemble d'une population n'entraine que rarement une prise
de conscience du röle joue par ces parasites dans la diminution
de vitalite des individus (VIENS P. et coll. 1972)".
11 est donc indispensable pour chacun de· nos pays de reveil­
ler la conscience endormie de nos populations en leur faisant savoir·
le röle reel que jouent les parasites sur leur sante, en etablis­
sant des bilans parasitologiques precis, en etudiant les differents
facteurs de risque afin de mettre en place avec leur collaboration
des dispositifs de lutte adaptes.
En Cöte d'lvoire, cette etude a ete amorcee, soit par
des responsables de Sante Publique, soit pa~ le corps medical
en place, soit enfin par les equipes plus specialisees de 1'0.C.C.G.E.
dans notre sous-region.
La presente etude est axee sur la Sous-prefecture d'Anyama,
situee a une vingtaine de kilometres d'Abidjan sur la route d'Adzope.
Cinq„villages de cette Sous-prefecture ont ete pris pour
servir de base a cette enquete parasitologique.
.3
Afin de mieux cerner le probleme que posent les helmin­
thiases pour notre sante; afin de degager des attitudes pratiques
et concretes plus sensibilisatrices, il a ete exquisse dans la
premiere partie de ce travail, une etude du milieu servant de
base a cette enquete, seule fa~on qui permettra de connaitre
l'homme Atie et ses pratiques sociales car c'est de lui qu'il
s'agit dans cette region.
rencontres, un autre concernera l'enquete parasitologique, ses
resultats et ses commentaires.
Un chapitre tentera de degager des precedents une attitude
a adopter vis a vis des helminthes et de leur possibilite de conta­
mination.
Enfin la conclusion fera l'objet du dernier chapitre.
1 - E T U D E DU M I L I E U
- 5 -
La region etudiee fait partie de la Sous-prefecture
d'Anyama, situee en zone forestiere. Notre enqu~te a porte sur cinq
des vingt cinq villages que comporte cette Sous-prefecture (Ahoue,
Akeikoi, . Atiekoi, Brofodoume, Djibi).
Ce sont des villages des plus meridionau~ du pays Atie
qui correspond administrativement aux Sous-prefectures d'Alepe,
d'Adzope et en partie de la sous-prefecture d'Anyama.
Ces villages forment la frontiere entre les ethnies Atie
et les ethnies lagunaires Mbato (Alepe) et Ebrie (Bingerville).
Ce terroir est limite au sud par Abobo, a l'ouest par
Anyama, au nord par la for~t du Teke et a l'est par la Me et arrose
par les rivieres Bete et Djibi.
La sous-prefecture est situee en zone forestiere et bene­
ficie d'un climat chaud et humide.
· Elle appartient donc au climat attieen. Les pluies sont
presque regulierement reparties sur taute l'annee avec un maximum
de precipitation aux mois de Mai et Juin. (voir tableau page suivante)
En 1979, la sous-prefecture a enregistre 125 jours de
pluie avec une hauteur d'eau de 1210,3mm. En 1981 le nombre de
jours de pluie est passe de 125 a 123 avec une hauteur de 1719,3mm
d'eau.
i·-· - \ . \ .Djl MI H1
1
- 7 -
et singulflrement des helminthes.
jours de· en jours · de en
pluie m/m d' ;,;au pluie m/m d'eau
Janvier l 4,2 2 18,l
Fevrier 6 49,l 8 200,3
Mars 16 123,9 5 49,8
Avril 3 44 7 159,8
Mai 15 160,9 16 355
Juin 19 272,l 15 289,7
Juillet 8 88,2 17 165,3
AoOt 8 24,8 ' 11 30
Septembre 12 70,5 12 130,6
Octobre 17 109,9 15 218,6
Novembre 16 166,4 11 97,9
Oecembre 4 87, 4 3,8
Total 125 1210,3 123 1719,3
PLUVIOtvÜ. TR\t: DE LA Sious t' Rf: l=c(..TUR~
D'ANYA MA
Jt\/m. ••• , •• \l.
- 10 -
On accede a ces villages soit par Anyama soit par Abobo:
- Au depart d'Abobo deux trajets sont possibles
1) - Abobo (km 0), Djibi (km 8), Ahoue (km 14)
Brofodoume (km 16), Atiekoi (km 24).
2) - Abobo (km 0), Akeikoi (km 8).
- Au d~art d'Anyama.
Brofodoume (km 24).
Selon la tradition orale, les Atie sont venus du Ghana
actuel pour s'etablir en Cöte d'lvoire.
Ils sont linguistiquement rattaches au groupe Akan.
Comme les Baoule, les Ashanti, les Agni, l'ethnie Atie
aurait migre du pays Ashanti vers l'Ouest. Fa~sant raute ~vec les
Baoule, les Atie se seraient separes de ceux-ci en traversant le
fleuve Comoe, les Atie s'enfon~antdans la foret, les Baoule remon­
tant plus au nord.
Selon Doual~ .Bel (1970), une foiS stabilisee dans la zone
dloccupation actuelle, l'ethnie Atie a la suite de querelles s'est
s c i rid e e en deux groupes, le groupe "Keten" au n o r d (Adz o p e) et le
groupe "Neden" ,au sud (Alepe),
- 11 -
Les cinq villages etudies ont le meme parler que leurs
freres d'Adzope et appartiennent donc au groupe "keten".
Monsieur N'yobo Pierre Celestin (1977) ex-sous-prefet
d'Anyama rapporte ce qui suit : "si j'ai banne memoire je vous
apprendrais que dans !es temps quelque peu recules, des milliers
de personnes aux origines communes cohabitaient dans la plus
grande serenite dans un gros village appele "BEDJIGON'' au-dela de
la riviere Bete. Cette communaute aux structures homogenes etait
si intimement liee qu'elle s'occup~it de la rnerne besogne dans le
merne ternps, poursuivait !es rnemes problernes dans !es rnernes
instants ... ".
C'est dire que l'unite de Bedjigon etait l'une des plus
cirnentees.
Malheureusernent, l'homrne s'il est capable du meilleur
peut verser dans le pire. La dissension n'allait pas tarder a
rornpre l'harmonie, l'unite de ce village.
Le doyen un jour avait dernande le service de taut le
rnonde dans ses champs. Tres content, il invita tous !es habitants
a un festin.
Les mets faits "d'Atieke" huile (huile de palrne) furent
distribues aux differents quartiers. Mais au rnornent de s'atabler
tous !es quartiers s'accordaient a dire que le partage a ete fait
en faveur du quartier au vivait le chasseur Atchie. C'est a la
suite de la colere qui a gagne de nornbreux coeurs que le village
"Bedjigon" a ete disloque.
d'Ahoue, Brofodoume, Adjame-Bingerville, Yakasse-Me, Akouedo.
Le chasseur Atchie et les siens ne supportant plus la
solitude et surtout craignant une malediction des insatisfaits
creerent le village d'Atchiekoi qui signifie le village de Monsieur
Atchie. Pour Akeikoi, c'etsit a la suite de deces repetes de ses
26 enfants sur 30 que comportait sa suite que Monsieur AKei ses
trois femmes et ses quatre enfants qui lui restaient decidaient
de s'installer definitivement sur leur plantation qui deviendra
le village de Akeikoi. Quanta Djibi, ce n'etait qu'un petit cam­
pement aux agriculteurs Abeys implantes dans cette region. Petit
a petit il acquiert les structures d'un village.
3) - POPULATIONS ET DONNEES DEMOGRAPHIQUES
Depuis le dernier recensement general de 1975:
At i e k o i 2193 h.
Ahoue 1722 h.
Brofodoume 1852 h.
Akeikoi 635 h.
rieure a 1975)
Wobe, Bete, Baoule, Agni, tous agriculteurs (proprie taires ou
contractuels).
- 13 -
Certains villages comme Atiekoi comportent trois quartiers.
Cette division repond traditionnellement a une realite sociologi­
que. En effet, la Societe traditionnelle Atie est divisee en trois
classes d'age ou "generations" qui coexistent et se repetent in­
definiment. Il y a la classe des peres, la classe intermediaire
et la classe des fils.
Les cours s' e t e nd e n t de p a r t et d' autre de la r u e , les mai­
sons sont construites en semi-dur dans les anciens quartiers .. Les
cuisines et les annexes sont en "banco" ou en bois recouverts de
"papo". A cöte surgissent des maisons en dur d'un style nouveau.
Il est rare de trouver un sanitairs dans la cour. Quand il en exis­
te un il est tres en retrait a la lisiere de la brousse. En general
les gens vont defequer dans la brousse ce qui donne une odeur carac­
teristique a l'entree et a la sortie du village.
5) - LA SANTE
Selon N'yobo (1977), tous ces villages ont connu de nom­
breuses epidemies de variole, rougeole, decimant les enfants comme
le cas qui certainement etait a la base de la creation du village
d'Akeikoi que nous avons mentionne plus haut.
Lorsque ces calamites arrivaient, on avait toujours recours
au sorcier-guerisseur qui etait le seul capable non seulement de
- 14 -
devoiler le coupable (toujours une vieille femme ou le genie
du cours d'eau ou celui de la foret ou on a installe son champ),
mais aussi d'apporter le remede necessaire. Actuellement bien que
cette mentalite n'ait pas disparu, l'Atie va spontanement vers
la medecine europeenne.
Atiekoi dispose d'un höpital : un dispensaire tenu par
un infirmier diplöme d'Etat ~tune maternite qui est saus la res­
ponsabilite d'une sage-femme, aidee dans sa t~che par trois ma­
trones.
Brofodoume dispose d'un dispensaire ; a Ahoue le dispen­
saire est acheve mais ne fonctionne pas par manque de personnel.
6) - LES ACTIVITES ECONOMIQUES
' Une economie basee sur l'essor des plantations et des cultures
industrielles se developpe et cree des echanges entre les villages
et la capitale Abidjan. A cöte de cela, quelques boutiques commer~
ciales donnent une certaine joie de vivre dans ces villages.
L'economie de plantation repose sur trois cultures indus­
trielles, celles du cacao, du cafe et du palmier a huile.
Les cultures vivrieres sont cultivees dans les plantations
de cacao et du cafe. La banane plantin et le taro sont plus cul­
tives que l'igname qui joue un second röle dans l'alimentation de
- 15 -
l'Atie.
Le manioc est plante et recolte par les femmes au fur
et a mesure de leurs besoins. 11 est consomme saus forme"d'Atieke"
bien connu des Ivoiriens au saus forme de foutou.
La riziculture est pratiquee seulement par les malinke
saus forme de culture d'autosubsistance.
La peche est inexistante.
soit protestante soit hariste. L'lslam n'est pratique que par une
minorite d'etrangers. Les chretiens n'ont en general pas d'interdit
alimentaire, nous pouvons dir~ que tous les gens ont la meme alimen-
tation.
i- 16 _
taire. Ces puits possedent tous une margelle mais souvent sans
couvercle. On se contente de les fermer avec une moitie de töle
ou par des planches. quelquefois le puits est laisse a l'air libre.
La lessive se fait a quelques metres du puits mais jamais
dans les marigots, d'ailleurs les seuls cours d'eau qui traversent
la region passent toujours loin des villages.
Les seuls contacts avec ces cours d'eau ne se font que
lorsque les villageois se rendent dans leur champ.
C'est donc au cours des travaux champetres que les vil­
lageois peuvent boire l'eau des rivieres et c'est aussi la seule
occasion pour les enfants de se baigner dans ces cours d'eau.
B) - ECOLE
La scolarisation est tres poussee dans les villages.
Il existe une ecole de 12 classes a Atiekoi, a Brofodoume et a Ahoue, qui possede de plus un jardin d'enfants. L'ecole d'Akeikoi
campte 8 classes, celle de Djibi, 3. Les eleves ne portent p§~ tous
des chaussures surtout dans les petites classes. ~
II - L E S PARA~ITES
- 18 -
PARASITISME
C'est un mode de vie tres repandu tant chez les animaux
que chez les vegetaux. On peut le ,on~iderer comme une association
permanente ou temporaire de deux ~tres dont un seul, le parasite
tire benefice.
PARA SI TE
C'est un ~tre vivant, animal ou vegetal qui a un moment
de son existence, de fa9on permanente ou temporaire doit obliga­
toirement se nourrir au depens d'un autre organisme appele höte.
HOTE INTERMEDIAIRE
C'est un organisme vivant chez lequ~l l'agent pathogene
doit s~journer un certain temps soit pour se multiplier, soit
pour subir une maturation qui l'amenera a sa forme infestante, la
seule possedant le pouvoir contaminateur.
HDTE DEFINITIF
- 19 -
INFESTATION
le mode de contamination en reservant le terme d'infection pour
les bacteries et les virus.
CYCLE EVOLUTIF
C'est une suite ineluctable de transformations se deroulant
dans un ordre precis soit chez le m~me höte, soit chez plusieurs
hötes successifs en passant ou non par le milieu exterieur et qui
partant de l'adulte,l'amene a engendrer l'adulte de la generation
suivante
CYCLE INDIRECT
2) - SITUATION DES HELMINTHES ETUDIES
Les parasites de l'homme appartienn~nt aux trois embran~
chements suivants :
chements suivants :
comprend trois classes :
- Classe des Acanthocephales
- Classe des Gordiens
- Classe des Nematodes
des Nematodes ce sont :
comprend deux classes :
- classe des Cestodes
- classe des Trematodes
Hymenolepis diminuta
ont ete trouvees
A) - ASCARIS LUMBRICOIOES
a) - Repartition geographigue
l'enFant, particulierement dans les regions chaudes et humides ou
l'hygiene est elementaire.
b) - Morphologie
L'adulte est un grand nematode de 20 a 30 cm de longueur,
cylindrique avec des extremites en pointe mousse de couleur blanc
ivoire ou parfois blanc-rose a l'etat frais.
L'extremite cephalique presente une bouche a trois levres
portant des papilles sensorielles pourvues de dentellures micros­
copiques.
La Fernelle est rectiligne, la vulve qst situee au tiers
anterieur du corps dans une ceinture lisse. Le mäle est plus petit,
l'extremite caudale est incurvee en crosse.
La Fernelle pond des oeuFs de 50 a 75 microns de longueur
sur 40 a 60 microns de largeur non embryonnes.
c) - Cycle
Les oeuFs pondus par la femelle sont elimines dans le
milieu exterieur avec les selles. Ces oeuFs nGn embryonnes a la
ponte doivent sejourner dans le milieu exterieur pour qu'ils
-----
. '
s'embryonnent et deviennent infestants en moyenne 30 a 40 jours
sur une terre humide ombragee a une temperature de 28 a 30°c. Cet
oeuf embryonne peut rester pendant 5 ans dans le milieu exterieur.
La contamination se fait par voie digestive a partir
d'ingestion d'aliments souilles par des matieres fecales
legumes, fruits, crudites ou par de l'eau contaminee.
Dans l'estomac, la larve va etre liberee et gagne le foie
soit par les veinules du systeme mesenterique superieur, soit de
proche en proche. Du foie elle gagne le coeur, l'artere pulmonaire
les capillaires alveolaires. Elle penetre ensuite par effraction
dans l'arbre aerien qu'elle remonte jusqu'au niveau du larynx. Elle
est alors deglutie, retombe dans l'oesophage, l'estomac, puis l'in­
testin grele ou elle va devenir adulte. Le periple de la larve dans
l'organisme dure de 7 a 12 jours. Il faut compter deux mois et 12
jours environ entre le moment ou l'homme a avale des oeufs em­
bryonnes et celui ou apparaitront les adultes capables de pondre.
Ces vers adultes vivent dans le grelr et se nourrissent
de chyme et de secretions organiques de l'höte.
Chaque ver vit de 12 a 18 mois. Le nombre de vers est va­
riable d'un sujet a un autre et peut aller d'un ou deux a plusieurs
centaines.
en a denombre un millier.
De meme Fanconneau Dufresne (Imbert, 1970) rapporte le cas
d'un jeune gar9on qui en rendit par la bauche et l'anus plus de
5000 en trois ans dont 600 en un seul jour.
- 24 -
ordres.
En cas d'infestation massive an peut observer des phenomenes
toxi-infectieux et surtout pulmonaires, le syndrome de Loeffler.
L'eosinophilie peut atteindre 60 % mais elle est e~sentiellement
fugace.
des symptömes apparents. Pour Blumenthal (1976) ces troubles sont
dus a une perturbation profonde du metabolisme, liee a une malab­
sorption des proteines, des hydrates de carbone, des lipides, des
vitamines A et C.
tinale par un paquet d'ascaris entrainant un volvulus du grele
(Callot et coll., 1958 ; Blumenthal et coll., 1975).
Les migrations entrainent de frequents accidents au car­
refour hepato-pancretico-biliaire au dans la region appendiculaire
(Nagaty et coll., 1975).
d'Afrique, d'Amerique, d'Asie et d'Oceanie.
En zone temperee, il est remplace par une espece voisine,
Ancylostoma duodenale dans des foyers limites, la ou les condi­
tions favorables se trouvent realisees (mines, tunnels).
b) - Morphologie
C'est un petit nematode d'environ 1,5 cm de lang pour la
femelle et l cm pour le mäle.
Il possede une capsule buccale armee de lames et des dents
pharyngiennes qui servent a trancher la muqueuse intestinale pour
la faire saigner. Les oeufs ont une taille de 70 microns sur 40
' microns et possedent 8 blastomeres. Ces oeufs sont segmentes mais
non embryonnes a la ponte.
c) - Cycle
Les oeufs rejetes dans le milieu exterieur avec les selles
evoluent lorsqu'ils rencontrent des conditions favorables :
temperature assez elevee 25 a 30° (ces oeufs n'evoluent plus au­
dessous de 14° et au-dessus de 37°), obscurite, humidite, oxyge­
nation suffisante. Dans les conditions optima, l'oeuf eclpt en
- 26 -
24 h et libere une larve rhabitoide a double renflement oesophagien. Elle se
transforme ensuite en une larve strongyloide a renflement oeso-
phagien simple. Cette derniere subit une mue pour devenir une larve
strongyloide enkystee infestante. Ces larves peuvent vivre jusqu'a
6 mois dans le sol humide au dans l'eau plus au moins boueuse. Elles
ont tendance a remonter dans les parties superficielles du sol et
grimper le lang des supports au des murs dans les galeries. par
contre en surface elles ne s'eloignent presque pas de leur lieu de
naissance.
La larve infestante va traverser la peau puis elle gagne
par voie sanguine les poumons puis deglutie, elle parvient dans
l'intestin au elle se transforme en ver adulte.
Les adultes vivent dans le grele et surtout dans le
duodenum , 40 jours apres la penetration de la larve infestante, an
trouve des oeufs dans les selles du sujet contamine.
' L'infestation par ingestion d'eau pollueeest possible
experimenialement pour Ancylostoma duodenale mais non pas pour
N~cator americanus (Ho thi sang et coll., 1970).
b) Symptomatologie
L'ankylostomiase est inoculable experimentalement a
l'homme en vue du traitement de la polycythemie mettant ici a
profit son röle essentiellement anemiant.
- 27 -
1) - Symptömes cutanes
La gravite des lesions augmente avec la sensibilite des
sujets.
catarrhe des gourmes.
La periode d'etat au d'infestation intestinale est marquee
par des signes digestifs et l'anemie qui varient suivant l'intensite
de l'infestation. Ces signes apparaissent au moins 15 jours apres
l'infestation et donnent un tableau de duodenite douleurs epigas-
triques parfois tres violentes, irregulieres non dependantes de
l'horaire des repas mais calmees par la repl1tion gastrique. La
diarrhee apparait plus tardivement que la douleur.
L'anemie survient dans les mois qui suivent accompagnee
d'une hyperleucocytose (15 000) et d'une hypereosinophilie (50 %) qui
diminue ensuite vers le 3e mois mais restera toujours superieure a 10 %.
C) - TRLCHUR'l,S. TRICHIURA.
a) Repartition geographigue
La repartition de la trichocephalose est calquee sur celle
de l'ascaridiose, liee a la possibilite d'evolution des oeufs sur un
- 28 -
b) Morphologie
Lever adulte mesure 5 a 6 cm de longueur, de couleur
blanchätre. Le corps se divise en deux parties distinctes : une
region anterieure et moyenne Fine comme un cheveux occupee par
l'oesophage ; une region posterieure renflee. Chez la Fernelle la
region posterieure est legerement incurvee avec la vulve situee a l'union de la partie renflee et de la partie effilee.
Chez le male, l'extremite posterieure est enroulee en
spirale vers la Face dorsale.
L'oeuf est caracteristique en forme de citron, brunäte,
de 50 microns sur 25 microns avec aux deux pöles un bouchon muqueux,
saillant plus clair que la coque.
Cet oeuf n'est pas segmente a la ponte (Autoinfestation
impossible).
' milieu exterieur.
L'homme s'infeste en ingerant les oeufs embryonnes.
Mais dans l'organisme, le cycle est plus simple que celui
de l'ascaris. En effet il n'y a pas de migration larvaire.
La larve liberee de l'oeuf reste sur place dans l'in­
testin au elle se transforme en ver adulte. Les vers adultes se
localisent dans la partie terminale de l'ileon et dans le coecum.
- 29 -
La partie eFFilee est Fixee dans la sous-muqueuse. Il
se nourrit de sang. La Fixation est permanente et la Fe~ondation
se Fait sur place.
L'oeuF pondu est tres resistant au Froid, a la gelee,
survit 5 ans a la surFace du sol.
d) Symptomatologie
La trichocephalose passe inaper9ue dans !'immense majorite
des cas meme si l'inFestation est massive. San röle dans l'appen­
dicite semble negligeable malgre la proximite de son habitat.
On a decrit des cas d'anemie pernicieuse a trichocephale
avec eosinophilie pouvant atteindre 25 % et des diarrhees chroniques
(PAYET et coll., 1970, KAMATH, 1973).
D) - STRONGYLOIDES STERCORALIS
a) Repartition geographigue
L'anguillulose est une maladie des regions chaudes. En
Europe il existe des Foyers en Italie du Sud et surtout dans diF- 1
Ferents bassins miniers (Belgique et Europe Centrale).
C'est une maladie dont la repartition coincide souvent
avec celle de l'ankylostomiase dont l'epidemiologie est voisine.
b) Morphologie
Il s'agit d'un ver de 2,5 mm de longueur sur 0,034 mm
d'epaisseur. Le corps eFFile en avant se termine par une queue
conique a l'extremite arrondie.
c) Cycle
Les anguillules ont un cycle en partie superposable a celui de l'ankylostome mais ce sont leurs larves et non leurs oeufs
qui sont rejetees avec les selles.
On admet ainsi l'existence de deux cycles evolutifs :
un cycle .mexue se passant entierement dans l'intestin et per­
mettant un enrichissement parasitaire permanent, un cycle sexue
se passant dans la nature apres evacuation de larves rhabitoides.
Ces larves rhabitoides vont donner de nouvelles larves
infestantes dont les habitats preferentiels sont l'humus, la boue
et les eaux stagnantes. L'homme s'infeste en se baignant dans les
marigots ou en marchant dans les flaques d'eau.
Les larves traversent les teguments, passent dans la
circulation generale et gagnent les poumons, les bronches, la
trachee. Elles sont degluties, tombent dans l'oesophage puis l'es­
tomac et le duodenum ou elles vont parfaire leur developpement. La
duree totale de la migration larvaire et du developpement est de 15
jours environ.
Les adultes vivent enfonces dans la muqueuse du duodenum
et y deposent leurs oeufs qui y eclosent pour donner des larves
rhabitoides. Ces vers ont une grande longevite.
d) - Symptomatologie
La symptomatologie est tres variable et mal schematisable.
On peut cependant dire que la forme diarrheique est la forme commune.
C'est une diarrhee capricieuse s'accompagnant d'un vague endolo­
rissement abdominal. Elle est recidivante.
- 31 -
et de constipation. La longevite considerable des anguillules et
la possibilite d'autres reinfestations assurent la perennite
d'une affection qui finit par retentir desagreablement sur .le psy­
chisme et l'activite des malades qui etaient souvent jusqu'alors
decourages par la positivite interminable de leurs examens de
selles et qui finissent par attribuer a leurs "anguillules" toutes
sortes de malaises et d'inconvenients (Payet et coll., 1970).
L'hypereosinophilie est un signe important. Elle peut aller
jusqu' a 75 : •.
E) - HYMENOLEPIS DIMINUTA
aux autres cestodes.
b)- Morphologie
11 mesure de 20 a 60 cm de lang sur 3,5 cm de large.
La tete est petite inerme. Les anneaux sont plus !arges
que longs.
Les oeufs sont trouves dans les selles par lyse partielle
des anneaux par le transit intestinal. Ces oeufs caracteristiques
mesurent 60 a 80 microns et comportent une enveloppe externe en
citron. Ils contiennent un embryon hexacanthe.
c) - Cycle
Le cycle evolutif est apparemment direct en ce sens que
- 32 -
Les oeufs absorbes par un sujet, generalement dans de
mauvaises conditions d'hygiene, l'embryon est libere dans l'in­
testin et penetre dans une villosite. La, il se transforme en
cysticercoide. En 4 au 5 jours, il est mOr, regagne la lumiere
intestinale et se developpe. Les oeufs apparaissent dans les selles
au trentierne jour de l'infestation.
Mais dans d'autres cas il peut y avoir un höte interme­
diaire, un insecte.
C'est le plus souvent l~s larves de coleoptere qui doivent
jouer ce röle.
Pour Golvan (1978) ce sont les insectes "mangeurs de
farine" egares dans le pain qui sont la source la plus evidente
de la contamination humaine. L'homme s'infeste donc dans de rares
cas accidentels par ingestion de pain mal cuit et "mite".
d) - Symptomatologie
dominales, diarrhees, convulsions, anemie avec eosinophilie im­
portante.
- 33 -
dans la vallee du Nil en Egypte.
L'Afrique du nordest egalement atteinte (Maroc, Algerie,
Lybie). Cette affection a gagne l'Afrique tropicale jusqu'au
Natal, Madagascar, Maurice. En Asie,il existe des foyers en syrie
orientale, en Arabie et en Irak. En Europe, an la trouve au Por­
tugal meridional et a Chypre. 11 n'existe pas sur le continent
americain.
b) - Morphologie
Le mäle mesure 7 a 12 mm, possede 4 a 6 testicules, de
couleur rosee. La cuticule est parsemee de tres fins tubercules.
La femelle cylindrique mesure 18 a 20 mm de long sur 0,2mm
de large. Les oeufs sont caracteristiques, ~esurent 125 a 150 ~icrons
de long sur 50 a 70 microns de large, ovoides allonges avec un eperon terminal.
c) Cycle
höte intermediaire. C'est un mollusque de la famille des Bullins.
Si les oeufs elimines avec les urines] dans le milieu exterieur ren­
contrent un milieu favorable (eau douce a temperature et a eclairement
adequat) ils eclosent et donnent naissance a une larve ciliee le mira-
---------1
1
- 35 -
cidium. Ce miracidium nage a la recherche de son mollusque speci­
fique qu'il penetre et chez qui il va evoluer pour donner de nom­
breux furcocercaires. Ces furcocercaires sortent du mollusque et
nagent a la recherche de l'höte definitif qui est l'homme. Elles le
penetrent par voie cutanee. Elles subissent de nouvelles transfor­
mations chez celui-ci avant de parvenir au stade adulte 5 a 6 semaines
apres la contamination. C'est donc en se baignant au en marchant
dans des eaux (mares, marigots) hebergeant des mollusques infestes
que l'homme s'infeste a son tour. Les bilharzies adultes siegent
dans !es plexus-veineux peri~esicaux, dans !es veines de la region
urogenitale , et dans les arteres pulmonaires. Les oeufs pondus sont
evacues par les urines.
locaux siegeant la au les cercaires ont penetre (rougeur, prurit,
papules ortiees).
de quelques semaines et persistent un mois en cas d'infestation
massive. Le sujet presente des malaises, de la cephalee, anorexie,
toux, fievre irreguliere oscillante atteignant parfois 40°c.
L'eosinophilie apres la baignade suspecte peut faire
penser a cette affection alors que la recherche des oeufs est encore
negative.
- 36 -
Les hematuries apparaissent a la periade d'etat sait 4 a 8 mais apres le debut reel de l'infestatian. Ce sant des hematuries
legeres, terminales indalares.
e) - Les camplicatians
La plus frequente est la cystite due a l'intensite des
lesians au a une infectian surajautee.
On peut abserver des abces peri-ureteraux avec fistules
multiples, prastatites, vesiculites.
L'appendicite bilharzienne peut ~tre vue avec S. haematabium
Dans les cas extremes ce sant les neaplasmes vesicaux
sur lesian bilharzienne.
La gravite de l'affectian varie suivpnt les pays et les
races du fait de la reinfestatian au de la nan-reinfestatian.
L'evalutian peut atteindre 15 a 28 ans. Cependant dans les
pays au seuls les enfants s'infestent, la maladie semble disparaitre
spantanement avec l'äge dans la majarite des cas.
- 37 -
La bilharziose intestinale se rencontre en Afrique dans
le Delta du Nil, au Soudan anglo-Egyptien, dans le bassin du Conga,
taute l'Afrique orientale, Madagascar et d'autre part du Senegal
au Nigeria et du Tchad au Golf de Guinee.
En Asie on connait le foyer du Yemen. En Amerique des
foyers etendus existent au Venezuela et surtout au Bresil ou ils
sont en pleine extension. Les Antilles sont atteintes.
b) - Morphologie
S. mansoni ressemble aux autres sch.i at oaome s. . mais la
cuticule du mäle est recouverte de papilles. Il mesure 6 a 10 mm de
lang. La femelle mesure 8 a 14 mm.
Les oeufs munis d'un eperon lateral mesurent de 110 a 175 microns sur 45 a 70 microns. Ils sont embryonnes a l'emission.
c) - Cycle
Le cycle est identique a celui de S. haematobium mais ici
le mollusque vecteur appartient a la famille des planorbes.
- 38 -
Les oeufs pondus sont jlimin•s par les selles.
d) - Symptomatologie
Les signes cutan•s et toxjmiques de la pjriode de djbut
sont les memes que pour S. haematobium.
La pjriode d'jtat djbute 2 a 3 mois apres l'infestation
marquje par des troubles intestinaux de type dysentjrique.
Plus tard se forment des papillomes perceptibles au
toucher rectal.
Le foie augmente de volume ainsi que la rate qui dans
certains cas continuent a augmenter alors qu'une atrophie hjpatique
s'installe avec un certain degrj d'ascite.
La cirrhose du foie est une complication frjquente
d'abord hypertrophique puis atrophique avec spljnor•galie qui peut etre
dominante. On a djcrit des pjritonites bilharziennes.
L'appendicite bilharzienne est par contre plus frjquente.
III - L_'___lil Q U _I: T E PARASITOLOGIQUE
- 40 -
A) - CHOIX DES VILLAGES
Le choix des villages a ete guide par une etude simi­
laire faite a Atiekoi par DOUCET et coll. (1970).
Le travail a ete etendu a cinq villages.
Au lieu de s'adresser a taute la population comme ce fut
le cas en 1970, la presente etude n'a concerne que des enfants d'äge
scolaire.
Des contacts preliminaires ont ete pris dans les differents
villages. Ils ont eu pour but d'obtenir l'agrement des responsables cou­
tumiers (chefs et notables), des parents d'eleves, des maitres d'ecole
et des responsables de sante villageoise. D'autres contacts ont ete pris
aupres des services administratifs de la Sous-prefecture pour collecter
les renseignements mentionnes au chapitre I.
Des boites en matiere plastique ont ete distribuees aux
enfants a la veille du prelevement. Le lendemain, ceux-ci retournaient
a l'ecole avec les boites remplies de selles. Les boites sont ensuite
acheminees au laboratoire de parasitologie de la Faculte de Medecine
ou l'examen des selles est commence le jour m~me de leur arrivee.
- 41 -
Pour !es urines, tous les examens ont ete pratiques sur
place dans lis ecoles gräce a un materiel portatif (microscope,
centrifugeuse a main).
UTILISEES
C'est la methode courante en coprologie parasitaire. Une
petite quantite de selles est portee sur une lame a l'aide d'une
spatule, additionnee de serum physiologique, recouverte d'une
lamelle. La p r e p a r a t i o n est ainsi p r ä t.e i p o u r L' e x.am e n au micrascope.
Methode de Ritchie
oeufs d'helminthes parasites et une des plus polyvalentes (KEBE
et coll., 1976).
formal commercial
selles est prelevee et delayee directement dans une solution aqueuse
de formal a 10 %.
avec l'Ether puis centrifugee.
et examine au microscope.
son extreme sensibilite, est la meilleure methode coprologique
qu'il convient d'utiliser dans les enqu~tes de masse (Callot et
coll., 1969 ; Kebe et coll., 1976 ; Kremer et coll., 1975 ;
Moreau et coll. 1980 ; Nozais et coll., 1976 et 1980 ; Rougemont
et coll., 1974, Sehgal et coll., 1977).
Materiel
l ml·
pendant au moins 24 h.
Technigue
- Prendre un echantillon de selles a l'aide d'une spatule et la placer sur du papier absorbant.
-Deposer sur les selles la toile en
nylon, en la comprimant a l'aide de la spatule, ce qui fera tra­
verser lesm~illesune partie des selles.
- Utiliser l'autre baut de la spatule pour recuperer les
selles qui ont traverse les mailles et les deverser dans l'orifice
de la plaque trouee placee prealablement sur une lame de verre de
microscopie.
la plaque trouee jusqu'au baut.
- Faire passer le cöte de la spatule sur
la plaque trouee pour faire sortir l'excedent 1 de selles.
- Lever la plaque trouee en l'inclinant
d'abord sur une des extremites de telle sorte qu'il ne reste sur
la lame de verre qu'un fragment de selles de forme cylind~ique.
- Placer sur le fragment la membrane de
cellophane prealablement plongee dans la solution Diafix.
- Transferer la preparation sur une
surface lisse et exercer une pression a l'aide du pouce sur la
region au se trouve le morceau de selles de fa9on a repandre la
matiere, uniformement entrela lame etla membrane de cellophane.
- 44 -
perature ambiante pendant environ 1 h avant de l'examiner.
C) - PROCEDURE UTILISEE
et au Kato.
sont soumises a la methode de Ritchie.
Le diagnostic des differents parasites est porte sur
leurs oeufs ou leurs larves.
Une coproculture a ete faite sur toutes les selles con­
tenant des oeufs d'ankylostome d'une des cinq villages prospectes
(Atiekoi). Mallet et coll., (1975) recommendent une technique de
coproculture sur gelose qui serait tres efficace en rendement de
larves d'ankylostomes et d'anguillules. Cette methode n'a pas ete
utilisee par necessite technique.
ete utilisee : trois lames porte-objets assemblees puis entourees
de papier filtre sont deposees dans une boite de petri. Les selles
sont etalaes sur la face superieure des lames. On ajoute de l'eau
distillee dans un compartiment, qui diffuse
dans l'autre jusqu'a effleurer le bord superieur des lames.
La boite de petri:est alors placee a l'etuve a 27 ° pendant
3 jours.
lautes les cultures ont ete positives et toutes les larves
identifiees etaient celles de Necator americanus.
2) - RESULTATS ET COMMENTAIRES
Les principaux taux globaux de parasitisme par village
sont reunis dans le tableau ci-dessous (tableau l)
Village Examines Posi ti fs ,, ,,
AHOUE ............ 60 56 93, 3 9,
AKEIKOI .......... 57 55 1 96, 4 1,
ATIEKOI .......... 48 47 9 7, 9 9,
BROFODOUME ....... 55 52 94, 5 9,
DJIBI ............ 59 57 96,6 %
Les taux varient tr~s peu de 93 ~ 98 %
Dans les tableaux suivants, les frequences sont grou­
pees par sexe, par tranches d'äge et par village. Tableaux II :
II a, IIb, IIc, IId, IIe, IIf.
- 46 -
par tranches d'äge.
examine Total + ,, examine
,, ,, "' _g_arcon aarcon fille Fille
5 - 7 16 15 93,7 6 6 100 10 9 90
8 - 10 13 11 84,6 5 5 100 8 6 75
11- 12 15 14 93,3 5 .4 80 10 10 100
13 -15 16 16 100 12 12 100 4 4 100
Totaux 60 56 93,3 28 27 96,4 32 29 90,~
AKEIKOI Tableau IIb
Tranche Total Total+ ,, Total Total+ Total Total+ ,, examine examine ,, ,, ,, d'äge examine qarcon " fille fille gar9on
5 - 7 2 l 50 0 0 0 2 l 50
8 - 10 9 9 100 3 3 100 6 6 100
11 - 12 38 37 97,3 18 18 100 20 19 95
13 - 15 8 8 100 4 4 100 4 4 100
Totaux 57 55 96,5 25 25 100 32 30 93,7
ATIEKOI Tableau Ilc
Tranche Total Total + Total Total + Total Total+ examine ,, examine ,, " ,, d'äge examine " fille fille
,, gar9on qarcon
5 - 7 28 27 96,4 12 12 100 16 15 93, 7 8 - 10 20 20 100 10 10 100 10 10 100
11 - 12 0 0 0 0 0 0 0 0 0
13 - 15 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Totaux 48 47 97,9 22 22 100 26 25 96,l
- 47 -
,, d'äge examine examine
oarcon
5 - 7 11 10 90,9 3 3 100 B 7 87,5
8 - 10 25 23 92 11 10 90,' 14 13 92,8
11 6 12 13 13 100 4 4 100 9 9 lloo
13 - 15 6 6 100 l 1 100 5 5 100
Totaux 55 52 94,5 19 18 94, 1 36 34 94,l
DJIBI Tableau Ile
,, examine ,,
examine ,,
oarcon
5 - 7 14 13 92,8 8 8 100 6 5 83,3
8 - 10 40 39 97,5 23 23 100 17 16 94,1
11 - 12 5 5 100 4 4 100 1 1 100
13 - 15 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0
Totaux 59 57 96,6 35 35 100 24 22 9.J.6
Total pour les 5 villages
Total examine : 279
Total parasite : 267
,, · exarni ne -· ,,
examine ,0
d'äge gar9on gar9on fille fille
5 - 7 71 t 66 92,9 29 29 100 42 37 98,0
8 - 10 107 102 95,3 52 51 98,0 55 51 92,7
11 - 12 71 69 97,1 31 30 96,7 40 39 _97 ,5
13 - 15 30 30 100 17 17 100 13 13 100
95,6 I29 ··- ~~ ...• -- ~ --- -· Totaux 279 267 127 98,-4' 150- 140 93,3
- 48 -
(93,3 % chez les filles et 98,4 % chez les gar9ans).
- Paur taus les villages, les enfants des dernieres
tranches d'äge (13 - 15) sant taus parasites.
- Larsqu'an cansidere les deux sexes reunis (tableau IIf)
an nate une craissance du taux de parasitisme entre
5 et 15 ans.
- 11 semble que la tatalite des enfants sait parasitee
car seuls sant negatifs les enfants qui avaient pris un anthelmin­
thique (Vermax au Cambantrin) dans l'intervalle d'une semaine a un
mais avant l'enqu~te.
(YANG, 1969), a un an en Palynesie fran9aise (SAUGRIN, 1971
JONES, 1976) et a taut äge au Cap-Ban en inisie (THIERS et call.,
1976).
Quanta l'infestatian ankylastamienne qui n'est pas
liee a l'alimentatian, elle a pu s'abserver a ,partir d'un mais
(ALONSO et call., 1974).
differents parasites ant ete graupees par village, par tranches
d'äge et par sexe (Tableau III : IIIa, IIIb, IIIc, IIId, IIIe).
--------- ·-------- Tranche GARCONS FILLES
d'age Freqoence par rap~ort ~.V total des pcrcs ites Frefülence Fräquence por rapport au total des poras ites Frequence par tranc e d age des p ras I tes por tranche d'age des poras ites
por rappart par rappart Ase. Nec. Trico. Ang. S.mon. Ioenio au total Ase. Nec. Trico. Ang. S. man. Toenia au total
exomine exornine
5-7 27,2 27,2 36,3 9 0 0 10,0 25 40 35 0 0 0 15
8- 10 25 '41,6 25 8,3 0 0 8,3 22,2 33,3 44,4 0 0 0 10
11 - 12 16,6 16,6 0 16,6 O' 0 6,6 30 20 45 5 0 0 16,6
13 - 15 21 ,7 1 47,8 26 4,3 ö 0 20 16,6 33,3 50 0 0 0 l 6,6
Fre~uence par -
rap ort au Iota 1 20 33,3 26,6 5 1,6 0 % 23,3 28,3 38,3 1,6 ö exornine 0 %
Fre~uence par 28,5 l 5,3
- rap ort au total 21,4 35,7 1,7 0 % 25 30,3 41 1,7 0 pcrcslte 0 %
Tranche GARCONS ET FILLES ...
d'age r re quence por rapport au total des porcsites por frequence AHOUE : Tableau lila tranche d'oge des parasites Repartition des differents parasites
Ase. Nec. Tri eo. Ang. S:man. Taenia por rapport par tranches d'age et par sexe , au total exemt.
5 - 7 -
25,8 35,4 35,4 3,2 .-- 0 0 25 Abreviat.ions : ·;8 -10 22,7 36,3 31,8 4,5 4,5 0 18,3 Ase : Ascaris
11 - 12 28 20 48 4 .o 0 23,2 Nec : Necator americanus
Trico. : Tr lcccäphc!e 13 - 15 20,6 44,8 31 3,4 0 0 26,2
Fre~uence r.ar Ang. : Anguillule
rap ort av ota 1 43,3 61,6 63,2 6,6 1,6 0 % S.man. : Schistosama mansoni excrnine ,__
! Fre~uerce f.3'{. 46,4 66 67,7 7 1,7 0 % i rop or au oal ' poras ite
--- --- _j_ __ --
F 1 L L E S
d'Bge Frequenee par rapport au tatal des porcs ites ij,equene~ Frequenee par ropport au total oes pcros rres F requenee des
par tranehe d'oge es paras I te, par tranehe d 'Bge poros l+es por
par rapport au total
rapport au
Ase. Nee. rieo .. Ang. S.mon. Taenia excrnlne Ase. Nee. Trieo. Ang. S .man. Toenia total exomine
5 - 7 0 0 0 0 0 0 0 0 0 100 0 0 0 1,7
8 - 10 37 ,5 „ 37, 5 25 0 0 0 5,2 25 41,6 33,'3 0 0 0 10;5--
11 - 12 21 39,4 34,2 5,2 0 0 31,5 25 -35 35 5 \ 0 0 33,3
13 - 15 22,2 44,4 33,3 0 0 0 7 12'/5 50 37,5 0 0 0 7
Freguenee &ar
~
- ropp rt au t tal 22,8 38,5 31,5 3,5 0 0 26,3 40,3 38,5 3,5 0 0 %
excrnine Frequence par
\ ra pp~tr~s~ ttoto 1 23(6 40 32,7 3,6 0 0 ·\
% 27,2 41,8 40 3,6 0 0 %
Tran eh es l GARCONS et F I L L E S . .Frequenee AKEIKOI : Tableau 11 lb
d'Bge des poras i tes Repartition des 'differents por ropport
Ase. Nee. Trieo. Ang. s .. man. Toenia m~J.8tn~ne
porasites por tranehes d'Bge por sexe ,
5 - 7 0 0 100 Q ___ 0 0 1,7
8 - 10 30 40 30 0 0 0 15,7
11 - 12 23 37, l 34,6 5, l .0 0 64,8
13 - 15 17,6 47 35,2 0 0 0 14
~i"""'" !:' p ort au otol 49,l 78,9 70 0 0 0 % exernine
re3\s'~nee Ffclf 50 f 8 1 81 / 8 72 I 7 pp r au· o a 7± 0 %
~ porasite i ---- ----------
u, 0
T ronches GARCONS F 1 L L E S
d'dge Fröquence per ropport au total des pcrosltex Frequence Frequence per :ropport au total poros ites Fräquence
ocr tronche d 'dqe des poros ites per tronche des poros i tes
P6c. Nec. Trico. Ang. S.mon. Toenio ~~ {gfJjort Ase. Nec. Trico. Ang. S.mon. Toenic per ropport
exomine au Iota~~ ~~ 5 - 7 29, 1 33,3 33,3 4,1 25 18,7 34,3 43,7 3, 1 0 0 31 ,2
1 36 1
8 - 10 28 36 0 0 1 0 20,8 25,9 - 29,6 33,3 11,1 0 0 20,8
~-~o 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Frem11oce des -
- per s1 es per 29, 1 35,4 0 2 0 0 % 27 39,5 47,9 8,3 0 0 % ropg~~m ~~Jota 1 Fräquence per ropport, O}J tote 1 29.,7 36, 1 36, l ' -::p 2;1 0 % 27,6 40,4 48,9 8,5 0 0 % poroslles '
G A R C O N S et F I L L E S c
Tranche - 1
1 Frequence per ropport au total pcrosites per -~equence ATJEKOI : Tableau lllc
d'dge tronclie d'dge es poros ites Repartition des differents porosites per per roprort
Ase. Nec. Trico. Ang. S -mcn . Toenio au tote tronches d 'age per sexe . excrnine
5 - 7 23,2 33;9 39,2 1 ,7 ___ 1,7 0 56,2
8 - 10 26,9 32,6 34,6 5,7 0 0 41,6
11 - 12 0 0 0 0 .o 0 0
13 - 15 0 0 0 0 0 0 0
tit""" r ropport au 56, 1 74,9 83,3 8,3 2, 1 0 % al exomine equence per
1 rJiport 04 ~otol 57, 1 76,5 85 8,5 2, 1 % s porosltes 1 ---- ~ ~----- 1 ------ ----- ·---·
·----,-..,---------------- Tranches
d'oge
GARCONS
F I L L E S
Fre quence par rappart au total des pcrcs ites Fräquence per tranehe d'o~e per rapport
1 1 1 au total
Ase. _ Nee. Trieo. Anq . S.man. Taenia exornlne
20 1 40 40 0 0 0 5,4
8 - 10 25 1 37,5 29, 1 4, 1 4, 1 18, 1 11 - 12 1 22,2 1 44,4 33,3 0 a 0 7,2
13 -15 0 50 50 I 0 0 0 1,8 F requenee per rapport au total
excrnlne 16,3 29 23,6! 1 ,8 0 1,8 %
-F requence per rapport au total des pcros ites 17.,3 30,7 25 l--1..,9 0 1,9 %
Tranehes
d'age
GA R C 0. N S et F I L L E S
1 I 30 1 51 1 48 1 5,7 1 1,9 j O 1
FreqUenee per rapport au total des porcs i+es !· Frequenee l por tranehe d'age lpar rapport
1 ' ' au total
Ase. Nee. [Tr lco . 1 Ang. IS:man.lTaenia exornine
5 - 7 26,6 1 30 33,3 1 6,6 , 3,3 0 21,9
8 - 10 28,5 1 36,2 24, 1 1 8,7 I 1 0 66 11 - 12 30,71 23 23 I 23 I . 0 0 8,3
13 - 15 0 0 I 0 0 0 0 0 F röquence per
rapport a_u total excmine 66 76,2 1 59,2 21,9 3,3 0 %
1 . Frequenee per rapport au total
----- -- ··-·-~---
Fre quence per rapport au total des poros itees Frequerice per tranehe d'oge des poros i+es
---·--t----...----r----+----+----1 per rapport au Iota I des .
1 exorn lnes Ase. Nee. 1 Trieo. 1 Ang. IS.man. [Toenic
15,3 30JI 46,1 .L6 .• 0 12,7
26,6 40 I 30 3,3 I 0 0 23,6 30 35 25 10 I 0 0 16,3
44,4 55,5 ~ 1 0
0 9
et per sexe.
Frequence par rapport au total des Frequenee
d'äge parasites par tranehe d'age par rapport au total
Ase. Nec. Trieo. Ang. S.man. Taenia examine
5 - 7 31,5 26,3 31,5 5,2 5,2 0 13,5 8 - 10 28,8 · 36,5
5,7 1,9 0 38,9 26,9
11 - 12 40 20 20 20 0 0 6,7
13 - 15 0 0 0 0 0 0 0
Frequenee par apport au tota 42,3 44 37,2 10,1 3,3 0
., ,o
ov.-.m· •..• o
requenee par rapport au tota 43., 8 45,6 38,5 10, 5 3,5 ., ,, eisamio~·
Tranehes GARCO_NS et FILLES
Frequence par rapport au total des ,Frequenee nar as i t e s ar tranehe d'ä e bar rapport
d'äge Ase. Nee Trico. Ang. S,man. Taenia au total
examine 5 - 7 26,6 30 33,3 6,/i __ 3,3 0 21,9
8 - 10 28,5 36,2 24,1 8, 7 1 0 66
11 - 12 30, 7 23 23 23 . 0 0 8,3
13 - 15 0 0 0 0 0 0 0 Frequence par au total 66 76;2 59,2 21,9 3,3 0 ,, ,, ~- examine Frequenee par 1
lrapport _autota11 68 3 78 9 61,4 22,7 3,5 0 ., ,,
. parasites \ __ ·~ --
F I L L E s
Frequence par rapport au total des Frequence parasites par tranehes d'äge par rapport
Ase. Nec. Trieo. Ang. S.man. Taeni: au total examine
18,1 36,3 36,3 9 0 0 8,4
30, 7 35,8 20,5 12,8 0 0 27,1
0 33,3 33,3 33,3 0 0 1,6
0 0 0 1 0 0 0 0 -·
23,7 32,2 22 11,8 0 0 ,, ,,
24,5 33,3 22,8 12,2 0 0 1
~~ --
' 7. u ,, ·1
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LES 'ij:,~PIERS c,<!itrJtN _ FRA-m:tl5 5-,- l 1
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1 f i rtttt1tit1tttttrtffiintttt
m1t1,1111 11!1!1 [1111 111111 1 u .tl:lit! ll:lW :illill Wl.UJJ I II I J1ill 1 t!! 1 :l[W !1lill! w.rmT. illili ].1.1.l l
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\ .. tl, · 11 Hi II ; ~-· 1 · · ·. 1 · ·'! . · 1 ' · , j f, lt - i 1 ·iff~ .UD 1. , 1 1 , ; · · 1 t 1 ,, .. "FIH-[ . . .. : f . . . . . . . . . . . • 1 • 1 li 1 >: IJt 11111.d . I , ••. J ~- .. 11 , r1 f_,_ 11,. iff1 iTi~M, . f . . , .. :,-., l,d : . ·. ., ·· · 1 -1' ·. 11. uH ,-r . . . . 1, . .,.·. ,, ' .. · • 1111_11 . ,.! ... ' ... , . l <, •.• r . ',_1m1 T_f1~!_1 ·· .. · · 1 ,.· " 1 . ,. •; j]i · . ••. , . ··: + . · j .. · .. " f,I
II !IT. 1. . · ·. 1 1 , • 1 ·· 1 .. [~ ITT . '· . 1 . . . II 1 . ' 1 + 1 \, JT~ :il~tft . n t 11 . l · 1 1 , jJ 1 if m m ,1, l!i! TITfül 11 . ·1 1 · 1 IWJ 11h11 · · ·· · · • · tl . . ;1 ·· · ,. · .. 1, . t r. , -i ·. rl1I ~~. . . ·1 . . • 1 . . .· •. ,· . ·1 ,ll· li!HI r · · · · · 1
~
,.,~ ,. ' 1 f · 1 1 '· ltl ··III !/ . . . . ... · n · · 1 · , III r1 {!.i ,1 -~ • 1 11 1 1 , 1 _ 1 . 1 . . t , ,
1 r 1 1 ~1 ~, w 1J!
11 1 ,. . • . . 1 . 1 1 ,: · r . j I f lTf ,T i-l! 11: ! ' . . T 1 . . . • . ilJ ~t' }~ ~T ) o r11, lj I! , · . , . · . . . · rr 11 · , . H , 11 11::- ~ . 1 m ITT! n·rr, •, l il ·.· l, · ···. t·. ·,t. ·· II u ·. , , 'l# llrl11'M!1: n rr n 1 . · · "' 1 , • 1 · 1
~
1n!füt ,_, . , f i. ! 1 , i .. ·. , · 1ft !• . 1. riTI_, ni _in_, II, 1111 !, • ' . I . . . 1 ' 11! j'. l 1~·1
• · · · · ·· 11 -1 ,. ·· n frti Ji_Ü 1 1 1 · · · j J , : . 1 ,H ·, , S
lrim··.j r ·· 1·_.·. 1 .. •. · ..• ' '. 1 ''. 1 tm'1 : . . · ·. ~r · · J · .· H 1
, n! · 1
, · 1 II 1 1 : .1 T . . . . . · : . .. . . . r . •• .. • . [. 1 , 1 . . f lfüJ
,,nl . . l ·· j , · ... · rll, , .k11_ J'! 11, ,, 1,m l.''111.lt' 1_1·· . 1 .1 1 11 . 'I · .. m111.·D·1 .. _
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1 n· -~(J.,ij!i111.,
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fü. t~ 1 II • . ,; ; 1 . r . 1 L, ,!,Tl 1[ r 1 1, }! ,tt i JJJw,,,r)Jl H ..Jfül
- 56 -
Il ressort des courbes obtenues les remarques suivantes
La courbe de la necatorose subit une ascension de 5 ans a
10 ans ; elle flechit jusqu'a 12 ans avant d'amorcer une nouvelle
ascension.
tres variables et ne suivent aucune allure particuliere.
Il ne semble pas, d'apres l'examen des courbes, avoir une
correlation entre le taux du parasitisme et l'äge.
b) J~;~·ultats et commentaires par parasite :, Le tableau IV resume les prevalences des
differents parasites par village.
1 F R E Q U E N C E en .,
,o
AHOUE 43, 3 61,6 63,2 6,6 1, 6 0
AKEIKOI 49, l 78,9 70 7 1 0 0
ATIEKOI 56, 1 74,9 83,3 8, 3 2,1 0
BROFODOUME 45,3 78 69, 1 7, 2 1, 8 1,8
DJIBI 66 76, 2 59,2 21,9 1,7 0
1 TOTAL 52 74 .69 10 1,7 0,36
Tableau IV: Prevalences des differents
helminthes.
- 57 -
Ascaris lumbricoides
Le taux d'ascaris varie de 43 a 66 % pour les cinq
villages.
A Atidkoi, la prdvalence de ce parasite est de 56 %
alors que DOUCET et coll., (1970) trouvaient 18 % soit 3 fois moins.
Cette grande diffdrence est due d'une part aux tech­
niques coprologiques utilisdes et d'autre part a l'äge. Ici l'äge
variant de 5 a 15 ans alors que la prdcddente dtude s'adressait a
l'ensemble de la population.
Mais ces taux sont proches de celui trouvd a Anyama
ville, 63 % (NDZAIS et coll., 1979) avec la technique de Kato.
La prdvalence de l'ascaridiose est tres variable d'une
rdgion a une autre, Abou Sdka, 61 :., Duagalilid, 57 1o ( NDZAIS et
coll., 1979).
Ailleurs au Sdndgal ou a Dakar, 1LARIVIERE et coll.,
(1965) tr.ouvei:it 49,l % tandis qu'en basse Casamance la prd-
v a Le n c e est de l %. S/J;NKAlE et coll., (1969) trouvent aussi l i.
en zone rurale.
Dans les zones de for~t humique et les grandes agglo­
mdrations ou le cycle de ce ndmatode est privildgid, les taux sont f
dlevds (61 %) alors que dans les zones de savane seche, la prdva-
lence chute jusqu'a l %.
ANYAMA
C'est de lo{n l'helminthe le plus couramment rencontre
dans la sous-prefecture d'Anyama.
Dans !es villages au la repartition de l'äge a ete regu­
liere, les tranches 13-15 ans, enregistrent !es prevalences les plus
elevees pour ce parasite comme le temoignent les courbes.
Ceci semble confirmer le resultat de RIPERT et coll.,
(1969) et JONES, (1976), selon lequel la necatorose croit jusqu'a
25 a 29 ans avant de chuter.
Ce parasite tient la premiere place partout au des etudes
de prevalence ont ete faites. Niangon Lokoa avec 95,5 % (RIVES et
coll., 1973) vient lui-meme en tete des villages.
Anokoua Kaute non loin d'Anyama enregistre 87 %, Anyama
ville, 83 %, Abou Seka 84 %, o~agalilie, 73 % (NOZAIS et coll.,1979). ~
Les prevalences moyennes se voient a Bouafle 46 %, ! •
Zaiuietta, 40 % (DOUCET et coll., 1966), a Bouake 37 % (DUPEYROU
et coll., 1966).
l'ascaris, THIERS et coll., (1976), concluent que ces deux nematodes
representent au capT Bon, un reel probleme de Sante Publique.
Notre etude situe les cinq villages prospectes parmi les
zones de haute prevalence. Ceci montre une fois de plus l'incidence
de l' humidit':~ de la f o r ä t et de la s e c h e r e s s e de la savane sur le
developpement des helminthes.
la necatorose avec une prevalence moyenne de 69 %.
Le taux le plus eleve pour ce parasite se retrouve a
Atiekoi avec 83,3 %.
Ce parasite n'a pas ete signale dans cette localite par
DOUCET et coll., ( 1970). De mäme NOZAIS et coll., ( 1979) ne le men­
tionnent pas a Anyama ville, Anokoua -Koute, Port-Bouet et Abou-Seka.
11 n'est pas signale a Bouake (DUPEYROU et coll. (1966).
Des prevalences nulles ou faibles ont ete mentionnees a
Za~uietta, 0 % , Bouafle 7 % et Gbegbessou 9 % (DOUCET et coll.,
1972).
d'äge scolaire (RIVES et coll., 1973).
L'infestation par T. trichiura est rarement massive
et passe souvent inaper~ue la ou les enquetes coprologiques utilisent
l'examen direct car la quantite de selles examinees est trop faible
pour pouvoir reveler les oeufs de ce parasite par un seul examen
(BOUVRY, 1979).
presente pas les memes prevalences que A. lumbricoides dans les
zones ou les deux parasites coexistent (Pourtant ils ont le ml!me
mode de contamination).
voisines. En Algerie, 5 % pour T. trichiura contre 3 % pour
A. lumbricoides et respectivement 10 % et 11 % au Maroc. (GUY et coll.,
1968).
A Harare en Rhodesie la trichocephalose est presente a O,l % contre 1 % pour l'ascaridiose (GOLDSMID, 1968).
Seule la methode quantitative de Kato permettra une con­
naissance reelle de la distribution de T. trichiura dans une region
donnee.
11 est reguli~rement reparti a Ahoue (6,6 %) Akeikoi (7 %)
Atiekoi (8,3) et Brofodoume (7,2). A Djibi il atteint 21,9 %.
La moyenne est de 10 % pour tous les villages.
Ce taux moyen est identique a ceux trouves a Bouake
(DUPEYROU et coll., 1966) et a Miadzin (NDZAIS et coll., 1975).
\ A Atiekoi, DOUCET et coll., (1970) trouvaient 19 %.
La raison de cette importante baisse de la prevalence de
ce nematode n'est pas evidente. Elle n'est pas liee a une amelio­
ration du niveau de vie car Necator americanus qui a les m~mes
modalites de contamination que l'anguillule a vu sa prevalence
augmenter depuis 1970 dans cette m~me localite.
VERS ADZOPE
VERS ALE)?E
- 65 -
Le taux de 21,9 % pour Djibi se retrouve a Adzope J
(22 %) DOUCET et coll. ( 197 2).
La larve d'anguillule est tres sensible a la dessication;
c'est peut etre pour cette raison que ce parasite n'atteint pas
les prevalences de l'ankylostome. Nous aurions pu obtenir des taux
plus eleves si la methode de Baermann avait ete utilisee pour la
recherche des larves d'anguillule.
Ce parasite n'a ~te rencontre qu'une seule fois chez un
gar9on de 9 ans.
En Cöte d'lvoire deux cas ont ete signales a Moape (sous­
prefecture d'Adzope) et a Lapo (Sous-prefecture d'Agboville) par
HALLER et coll.,( 1976) qui rappellent trois autres cas non publies
de DOUCET, en provenance de cette region.
Si ce Cestode est rare en Cöte d'lvoire, il n'est pas de
meme pour son voisin, Hymenolepis nana qui est plus frequemment
rencontre.
DOUCET et coll. (1975) notent 2,2 % a Moape. Au Senegal
JUMINER et coll. (1971) mentionnent 8,9 % comme prevalence dans
le Sine.
H. diminuta represente 0,7 % des examens parasitologiques
en Nouvelle Guinee (M~ Millan et coll., 1971). En Gatooma en
Rhodesie Goldsmid et coll. (1974) rapportent l cas du Celebes en
Indonesie.
- 66 -
La raretd de cet helminthe est lide a son·· mode de con-
tamination qui lui-meme est accidentel.
Schistosoma mansoni
l fois a Ahoud
l fois a Brofodoumd
2 fois a Djibi
La prdvalence moyenne est de 1, 1 ~o Le tableau ci-dessous rdsume les diffdrentes
prdvalences de S. mansoni par village.
Auteurs Village ~o
Andd 6, 5
Akoudzin 3, 7 Nkoupd 7
(JNOZAIS et coll .1981) Miadzin 22 Abou seka 41 Moape 60 Ouagalilid 1 15 Azaguid 8 Pacouobo 13 Sokoro 36 Gbenzo l Anankouo 3: Port-Bauet 12
(MOREAU et coll.,1980) Danand 24 1 San-Pddro 0 18
Notre travail Ahoud 1,6 Akdikoi D Atidkoi 2, l Brofodoumd 1,8 D.iibi 3 3
Tableau V Rdpartition de S.mansoni
par village.
annees (NOZAIS et coll., 1980).
REGIONS s. mansoni s. haemat
LAGUNE : Sassandra D,05
FORET : Tiassale 0,1 1, 1 Lakota 0,01 1,8 Adzope 9, 8 32,7 Gagnoa 0, 1 2,3 Abengourou 1,2 1,9 Dimbokro 0,1 o, 8 Bouafle 0,07 2,5 Daloa 0, 7 4,5 Danane
MONTAGNE 15,2 18,3
SAVANE : Bouake 0, 1 o, 3 Bondoukou o, 2 2, 7 Seguela 5, 2 5,5 Korhogo 3,6 1, 7 Odiene 66 17,4
Total pour la Cöte 0,7 2
d'Ivoire
par region.
Des·resultats de cette enqu~te, an ne peut parler
que de cas isoles de S.mansoni, le plus souvent importe. En
effet le seul enfant parasite a Brofodoume est originaire
d'Adzope.
- 69 -
Dans une region donnee il y a des villages indemnes
et des villages de haute prevalence. Ainsi dans la Sous­
Pref~cture d'Adzope, Moape enregistre 60 % contre 3,7 % pour
Akoudzin (Voir tableau V).
Il en est de meme en Haute Volta au Banfora et Bobo­
Dioulasso enregistrent respectivement 51 et 68 % alors que
S.mansoni est absent du site meme du barrage de Noumbiel
(MOREAU et coll., 1980).
S. mansoni parasite,30 % des enfants d'äge scolaire
et 18 % des villageois dans la pröMince de Nyansa, au Kenya
(PAMBA, 1970).
gereuses pour l'infestation des bilharzioses (SELLIN, 1980)
mais quelque fois les grands lacs offrent le meme danger.
Ainsi e n Ethiopie~ la prevalence de ce parasite atteint 80 %
chez les enfants de 7 a 15 ans habitant la zone du lac Tana
(FOLDERMANN, 1974).
La bilharziose intestinale a Schistosoma intercalatum
n'a ete rencontree nulle part en Cöte d'lvoire pourtant c'est
une schistosomiase frequente en Afrique centrale surtout au
Cameroun.
prevalences dans le sud et le nord Cameroun (DESCHIENS et
coll., 1968).
- 7 0 -
ne pouvons pas conclure que la sous-prefecture d'Anyama est
un Foyer de bilharziose a S. mansoni. II faut pouvoir etendre
cette etude a tous les villages de cette sous-prefecture pour
savoir la ~revalence reelle de cet helminthe.
Surtout, il faut associer aux examens coprologiques
les examens serologiques (IFI), test efficace pour la surveil­
lance epidemiologique (COUDERT et coll., 1968 ; AMBROISE­
THONAS et coll., 1972).
RIPERT et coll. ,1970). Mais actuellement elle ne semble pas
applicable car l'appreciation de la positivite est trop sub­
jective.
B) - U R O LOG I E
132 urines ont ete prelevees dans le lot des 279 enfants
qui ont ete soumis a l'examen coprologi~ue.
Les urines ont ete centrifugees et examinees sur place
dans les differents villages a la recherche des oeufs de
Schistosoma haematobium.
Villages Examines Positifs ,, ,o
Akeikoi 26 0 0
Djibi 30 0 0
Brofodoume 29 l 3,4
Ahoue 29 8 27,5
Total 132 9 6,8
dans les 5 villages de la 5/P d'Anyama.
La bilharziose urinaire est mieux connue en Afrique,
dans nos villages a cause de ses signes cliniques evidents. L'he­
maturie survenant chez un enfant avant l'äge de la puberte etait
consideree comme normale. "Tout enfant d~vait passer par ce
stade".
du poulet".
Les prevalences nulles dans trois des cinq villages
prospectes ne signifient pas absence de bilharziose urinaire.
On aurait pu avoir des taux plus eleves si on avait demande des
- 72 -
Ahoue o~ 27,5 % des enfants hebergent ce parasite doit
~tre considere comme un Foyer de bilharziose a 5. haematobium.
En effet, a proximite de ce village, se trouve un lac cree par
une societe d'exploitation de carriere, Ce lac constitue un Pöle
d'attraction et de loisir pour les enfants et m~me les adultes.
On y pratique la p~che et la baignade.
Nous n'avons pas effectue de recherche malacologique
autour de ce lac. Il serait souhaitable qu'une etude epidemio­
logique plusapproron~ie se fasse dans cette localie pour pouvoir
determiner la prevalence reelle de 5. haematobium.
VERS ALEPE
ATIEKOI (0 %)
IV - M E S U R E S PROPHYLACT\QUES
- 75 -
- Chimioprophylaxie
- Education sanitaire.
1) - Chimioprophylaxie
festation helminthique car ils sont inactifs sur les oeufs ingeres
ou sur les larves au cours de la penetration.
Des experiences ont ete tentees ailleurs par SARGENT et
coll., (1972), ARFAA et coll., (1977) au cours d'etudes de pre­
valence. Les auteurs, apres l'etablissement de la prevalence, ont
distribue les medicaments a taute la population. Les contröles
coprologiques ont ete faits a 2 mois, 4,6 et 12 mois. Le con­
tröle effectue a 12 mois a donne dans tous les cas la m~me pre­
valence qu'avant le traitement.
particulier doit viser deux cibles : d'une part l'höte defini­
tif qui est l'homme et parfois le rat. (POINTIER et coll., 1979)
et l'höte intermediaire, les mollusques. Chez ces derniers
plusieurs etudes ont ete entreprises, soit la lutte biologique
comme celle que preconise NASSI et coll. (1979), utilisant un
- 76 -
avec des produits divers. (CHU, 1976 ; BARNISH- et coll. 1980
SELLIN, 1980).
cliniques imputables aux parasites doivent ~tre traites.
2) - Assainissement et hygiene du milieu
f- A) - ISOLEMENT DES EXCRE"(l.
L'isolement des excreta constitue l'un des maillons les
plus importants de la lutte contre les parasitoses intestinales.
Quand il existe des parasites intestinaux dans une localite il
en existera toujours si les individus continuent d'exonerer dans
la nature comme c'est le cas dans les villages prospectes.
Chaque Famille doit disposer d'uny latrine.
La latrine a Fond perdu est la plus Facile a realiser,
moins onereuse etadaptee aux zones rurales.
Il Faut qu'eFFectivement ces latrines soient utilisees
surtout par les enFants. En eFFet, ceux-ci Font tres peu usage
des latrines alors qu'ils sont les vrais disseminateurs des
parasites. (RIPERT et coll., 1970).
- 77 -
L'utilisation effective des latrines depend de leur
entretien. Parfois certains individus vont defequer autour
des trous des latrines. Ceci offre une image rebutante et une
odeur nauseabonde. Les gens preferent alors dans ces cas, aller
deposer leurs selles en plein air.
7' B) - POTABILISATION DE LI EAU
Un effort important a ete fait dans ce domaine en Cöte
d'Ivoire. En ce moment chaque village dispose d'au moins un puits
avec pompe aspirante et foulante. Cet effort doit se poursuivre
non seulement dans la dotation des villages enpuits mais aussi en
personnel pour l'entretien des puits existants.
C) - CONTROLE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE
A l'exception des ankylostomes, des anguillules et des
schistosomes dont l'infestation se fait par voie cutanee (marche
pieds nus, baignade), tous les autres par~sites sont transmis par
voie orale.
Ceci montre le röle important joue par les mains sales.
C'est ce qui explique la predominance des parasitoses chez les
enfants (Ghadirian et coll., 1968).
Une autre source de contamination est la consommation
des fruits et legumes. C'est le probleme de l'hygiene des
cultures.
humain est utilise directement dans l'agriculture (GHADIRIAN
et call., 1968; THIERS et call., 1976), an recammande la neutra­
lisatian des selles avant leur emplai.
D) - HYGIENE DE L'HABITAT
Il faut veiller a la praprete generale du village et
en particulier celle des marches. Si les aliments ne sant pas
sauilles sur leur lieu de praductian, ils le deviennent sur les
marches au les fruits et legumes sant etales a m~me le sal. L'ins­
tallatian autaur des marches de latrines bien entretenues cans­
titue une actian cancrete cantre l'insalubrite de nas marches au
chacun va puiser sa subsistance.
Chaque case dait dispaser d'un garde-manger paur eviter
les contacts des alimentas avec les insectes detricoles, sources
d'autres infestatians parasitaires.
jaurs un röle favarisant parfois m~me predominant vaire exclusif
sur l'extension des bilharzioses (BRUMPT et coll., 1972).
Taute mise en valeur, creation de barrage a visee hydroe­
lectrique et agricole avec pour corallaire la migration et la
cancentratian ae papulations, irrigation, deforestation, con­
tribue a l'extension de la bilharziose (DESFDNTAINE et call.,
1980; FOLDERMANN, 1976; GOLVAN et call., 1977; STANLEY et coll.,
1975).
ingenieurs, veterinaires, epidemiologi;tes, malacologistes,
medecins et financiers de fa9on a etudier le retentissement
possible de cette mise en valeur et adopter des solutions per­
mettant d'eviter cette extension.
I En cas de creation de canaux d'irrigation on recommande
l'irrigation par aspersion avec apport d'eau par conduite fotcee.
Ce systeme permet d'humidifier le sol sans creer de mares ou de
cours d'eau favorable a la proliferation des mollusques.
(DESFONTAINE et coll., 1980 ; SELLIN et coll., 1978).
Lorsque ces premiers procedes sont impossibles en raison
de moyens financiers au de necessite technique, il est necessaire
de prevoir des actions periodiques de lutte (DESFONTAINE et coll.,
198 0):
milieu constituent un modele de lutte contre les parasites.
ARFAA et coll. (1977) ont tente l'experience suivante : ils ont
choisi trois villages pilotes. Dans le premier village taute la
population a re9u un traitement massif d'anthelminthique. Dans
le deuxieme village, chaque famille a ete dotee d'une latrine
et dans le troisieme village, l'association des deux premieres
- 80 -
methodes. Mais un contröle effectue a 12 mois apres. l'etablisse­
ment de ces differentes methodes de lutte a montre une reinfes­
tation massive des populations des trois villages pilotes, C'est
pourquoi a tous ces moyens de lutte il faut associer l'education
sanitaire,
L'education sanitaire constitue le maillon fondamental
de la lutte ; sans elle toutes les autres actions sont vouees a l'echec.
L'education sanitaire ne doit pas ~tre "un recital de
discours creux debites sans conviction pour combler une carence
de solutions c o n c r e t e !' • LARIVIERE (1979).
Une education du public doit tendre a lui faire prendre
conscience du röle pathogene des parasites, Elle doit convaincre
la population de la necessite de respecter les regles suivantes:
- ne boire que de l'eau potable
- n'utiliser que de l'eau saine pour la vaiselle,
la cuisine et la toilett&.
- ne defequer et n'uriner que dans les latrines
- ne passe baigner dans les marigots et les
rivieres.
lavage de celles-ci,
creusee a cet effet et les brOler perio­
diquement.
la vente.
11 faut aussi organiser des seances de demonstrations
pratiques. Expliquer comment an s'infeste par les parasites.
On peut par exemple montrer au public des oeufs d'ascaris dans
les selles, des larves d'anguillules mobiles saus le microscope
car comme dit LARIVIERE (1979), "la condition d'analphabete
n'est pas une preuve de stupidite ni d'absence de curiosite".
Le paysan ne demande qu'a @tre informe et bien informe. Rien
n'est plus difficile que de convaincre une population auparavant
abusee par des declarationsd'intention sans lendemain.
En fait an sait comment lutter contre les parasites mais
c'est l'application des differentes mesur~s preconisees qui cons­
titue la pierre d'achoppement. On espere taut de [email protected] que ces
parasitoses seront un jour vaincues avec l'elevation globale du
niveau de vie.
V - C O N C L U S _L__Q_ __ N

Cette enquete parasitalagique aparte sur 279 selles
et 132 urines d'enfants de 5 a 15 ans pravenant de cinq villages
de faret de la saus-prefecture d'Anyama situee a une vingtaine
de kilametres sur la raute d'Adzape.
L'etude a eu paur but d'etablir la prevalence des dif­
ferents nematades intestinaux, de Schistasama mansani et de
Schistasama haematabium dans les urines.
Ascaris lumbricaides est present chez 43 a 66 % des enfants
selan les localites. Ces chiffres cancardent bien avec ceux trauves
en zane de faret (Ouagalilie 57 %, Abau Seka 61 %) contre 1,6 %
a Tiebissau, l % a Kaubi en zane de savane.
Necatar americanus est bien de lain le parasite le plus
frequemment rencontre dans la regian. Sa prevalence varie de
61 a 78,0 %. La encare an nate le röle de la faret sur le develap­
pement des parasites. En savane (Bauake) le taux moyen est de 37 %.
Trichuris trichiura vienten deuxieme positian avec un
taux de 59 a 83,3 %. Mais ici les chiffres cannus ne permettent
pas de faire une camparaisan entre la zone de faret et la zane
de savane.
Strongylaides stercaralis est irregulierement reparti
avec une frequence de 6 a 22 % selan les localites. Les chiffres
- <N -
trouves en zone de foret et ceux de la zone de savane ne
different pas.
Hymenolepis diminuta a ete rencontre une fois a Brofodoume chez un gar~on de 9 ans. Cette donnee est insuffi­
sante pour etablir une comparaison avec la savane.
Schistosoma mansoni est faiblement represente dans la
region. La bilharziose a 5.mansoni affecte 1,7 % des enfants.
Les prevalences de ce parasite sont tres variables d'une loca­
lite a une autre. Ce qui rend pratiquement impossible de comparer
les chiffres obtenus en zone de foret et en zone de savane.
Schistosoma haematobium est present a un taux de 618 %.
Huit des neuf sujets parasites par cet helminthe proviennent
d'une seule localite, Ahoue o~ un lac artificiel situe.·a proxi­
mite du village represente la source probable de l'infestation
bilharzienne.
Les parasitoses intestinales, campte tenu de leur fre­
quence et du röle joue dans la diminution de vitalite des indi­
vidus, constituent de veritables problemes de Sante Publique.
De ce fait elles doivent etre connues de tous avec les ,, .. di f f e r e n t s facteurs de leur deveiöpii'e'mernt.
- 0.., ..,
du milieu, appuyes par l'education sanitaire constituent la
base de la prophylaxie des parasitoses intestinales et urinaires.
Mais cet effort est d'emblee voue I l'echec sans la participa­
tion active de la population.
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