Biarritz Magazine 201

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Le magazine de la VIlle de BIarritz du mois de novembre 2010

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  • BIARRITZmagazineN201 NOVEMBRE 2010

    LA VILLELE SERVICE DAIDE A DOMICILE LE PEINTRE MAURICE BASKO

    LACTUALITBIARRITz FTE LA SAINT-MARTIN LE FORO DE BIARRITz

    BIARRITz OCAN VISITE DES CHANTIERS

  • sommaire

    Novembre 2010 | n 201Directeur de la publication Michel VeunacDirectrice de la communication Claire RipertRdactrice en chef Anne-Marie Gal Participation rdactionnelle : A. Rode, S. Viv, D. YustdeRalisation API : Maquette Vincent Ahetz-Etcheber, Nicolas SarradeImpression SAI BP 90 041 64201 Biarritz CEDEX 05 59 43 80 30Publicit Yann Murzeau 05 59 52 84 00ISSN : 0998-0687

    Couverture : Isabelle Pal

    COURRIERMerci de nous contacter :

    service CommunicationHtel de Ville 64200 Biarritz

    Tl. 05 59 41 54 34 Fax. 05 59 41 59 61

    [email protected]

    www.biarritz.fr

    2 LA TRIBUNELimpossible rforme

    5 LE ZAPPING DOCTOBRE

    LACTUALIT6 Biarritz Fte la Saint-MartinLes 5 ans de lAtabal9 Le Foro de Biarritz

    LE DOSSIER10 Biarritz Ocan, visite des chantiers16 Gaitasunen bateratzea

    LA VILLE18 VIE qUOTIDIENNELe service daide domicile19 Rnovation du collge Jean Rostand20 Comit des maisons fleuries21 RENCONTRES Frdric Pelle et Nicolas Abraham22 MMOIRE Le peintre Basko

    LAGENDA24 Au Royal en novembre,les sorties du mois

    LA VIE ASSOCIATIVE28 Le vide-poussette de lIkastola, lagenda des 3A, la brocante de Mintzaia

    29 LEXPRESSION DES GROUPES POLITIqUES

    32 LE CARNET

    24 10

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    BIARRITZmagazi neN201 NOVEMBRE 2010

    LA VILLELE SERVICE DAIDE A DOMICILELE PEINTRE MAURICE BASKO

    LACTUALITBIARRITZ FTE LA SAINT-MARTINLE FORO DE BIARRITZ

    BIARRITZ OCANVISITE DES CHANTIERS

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    NOVEMBRE 2010 N201 | BIARRITZ magazine 1

  • 2 BIARRITZ magazine | NOVEMBRE 2010 N201

    Le dsquilibre financier du rgime

    actuel est considrable (prs

    de 30 milliards deuros par an) et ira

    croissant cause de laugmentation de lesprance de vie.

    la tribune

    La recherche du consensus nest pas, elle seule, une mthode de gouver-nement. Elle est seulement un tat desprit. Face des objectifs ou des approches divergents, il faut bien, un moment donn, trancher. Et le pouvoir de dcider ap-partient celui qui en a la lgitimit institution-nelle.

    Il nempche que certai-nes rformes, pour russir, doivent sappuyer sur une majorit large. Cest le cas du dossier des retraites. dfaut, le risque est vident dun blocage social par grve reconductible, dun sen-timent de dgradation de la cohsion sociale, dune remise en cause aux prochai-nes lections prsidentielle et lgislatives.Le dbat sur les retraites est vif dans le pays et au Parle-ment, il suscite de trs fortes oppositions, mme si quel-ques points daccord forts peuvent tre relevs.Dabord, tout le monde sait quil faut changer le rgime actuel. Son dsquilibre fi-nancier est considrable (prs de 30 milliards deuros par an) et il ira croissant cause de laugmentation de lesp-rance de vie.De la mme manire, tout le monde reconnat que lhar-monisation des situations, no-tamment entre secteurs public et priv, est ncessaire et que le niveau des pensions doit per-

    mettre une vieillesse digne.Enfin, on peut observer un attachement trs profond, dans lensemble de la socit et des partis politiques, au principe de la rpartition, cest--dire de la solidarit intergnrationnel-le, du paiement de la retraite des plus gs par lactivit des plus jeunes.

    Il sagit globalement dun socle daccord impor-tant, qui pourrait laisser esprer, avec le temps et la concertation, lmergence dun consensus raisonnable.

    Et pourtant, nous nallons pas dans cette direc-tion, principalement parce que le dbat se cris-tallise sur des symboles, ns de luttes sociales historiques, le dpart 60 ans et la retraite sans dcote 65 ans.

    ***

    On comprend bien que la monte du chmage et donc lexistence dans une vie professionnelle de longues priodes sans travail, pose des probl-mes difficiles, car le montant de la retraite prive est calcul sur la base des 25 meilleures annes. Cela touche particulirement les femmes, qui sont plus que dautres touches par le temps partiel et auront donc des pensions trs faibles, rendant impossible une relle libert de choix, quant au moment de leur dpart.

    Les revendications exprimes par les opposants au projet de loi auraient un cot trs lourd et ceux-ci, conscients de la difficult, proposent de financer le nouveau rgime des retraites quils souhaitent par une rforme fiscale faisant payer plus les plus riches .

    La suppression du bouclier fiscal, le nettoyage des niches favorisant la spculation, la taxa-tion des produits financiers, laugmentation de limpt sur le revenu pour les hautes tranches, la cration dune T.V.A. sociale constituent les bases dune rforme fiscale prsente comme un remde quitable et adapt.

    Les partisans de la rforme gouvernementale rtorquent quon ne peut rien contre la ralit dmographique et laugmentation du nombre des personnes ges dans notre pays. Ils tablent avec un optimisme un peu excessif, sur une dimi-nution sensible du taux de chmage dici 2018 (4,5 %) et un basculement dune partie des recettes de lassurance chmage vers les retraites. Ils raffirment la ncessit imprative de raliser simultanment lquilibre du rgime des retraites et la diminution des dficits publics budgtaires.

    Lexemple des autres pays dEurope tmoigne, leurs yeux, de la faisabilit dune telle dmarche

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  • NOVEMBRE 2010 N201 | BIARRITZ magazine 3

    qui ne peut tre retarde, vu les niveaux actuels dendettement et de dficit de la France, vu les contraintes dun euro fort.

    ***

    Un rendez-vous avait t fix en 2010 loc-casion de la prcdente rforme Fillon (2003). Un nouveau rendez-vous est fix en 2018. Le projet gouvernemental se veut progressif. Il prvoit des avances pas pas, mais tout piti-nement ou tout recul pourrait mettre en cause rapidement la solidit de ldifice.

    Lorsquon analyse avec objectivit les argu-ments des uns et des autres, il est clair que les points de vue sont totalement incompatibles. Non pas quil y ait refus de concertation, car la sagesse du Premier ministre, la prudence des syndicats, le rle tampon du Parlement ont permis, au-del des manifestations de rue, de maintenir le contact.

    Mais le problme est dsormais le fait des citoyens eux-mmes et lagitation sociale daujourdhui traduit la fois le refus dun projet, un malaise social gnral, limpopula-rit du gouvernement, le manque de confian-ce lgard des politiques en gnral et pour tout dire, une grande dsesprance vis--vis de lavenir.

    Cela se comprend dailleurs, car les marges de manuvre nexistent plus et la rforme des re-traites, si elle est prioritaire, se tlescope avec dautres dfis tout aussi douloureux, suscepti-bles de donner le vertige :

    lemploi, qui suppose un effort supplmen-taire de comptitivit et dinvestissement donc dpargne,

    la modernisation et la productivit de ladmi-nistration, la diminution de lemploi public et son complment trs discut de la rorganisa-tion territoriale,

    la matrise de la dpense budgtaire et la dimi-nution des dficits impose par les critres de Maastricht,

    lharmonisation des fiscalits, ncessaire au rapprochement des conomies europennes les plus fortes,

    le financement du cinquime risque, qui re-groupe le R.S.A., la dpendance et le traite-ment de la maladie dAlzheimer.

    Toutes ces problmatiques et beaucoup dautres sont interdpendantes, il faut avancer simultanment sur lensemble de ces fronts. Do lexigence dun minimum de consensus. Et la contradiction vient justement de linspira-tion divergente des projets globaux de la droite et de la gauche et de leur incapacit dpasser,

    pour un temps, leur affrontement. La difficult vient aussi du retard, accumul depuis 15 ans, sur des rformes que nos voisins et concurrents ont ralises, il y a longtemps.

    ***

    Pourquoi cette volution sest-elle plutt mieux faite ailleurs ? Cest peut-tre, chez nous, question de culture, dinadaptation des pratiques de concertation, dattache-ment aux avantages acquis, de got pour le dbat ido-logique. Cest peut-tre aussi la consquence dinstitutions dmocratiques complexes, de la place particulire des syndi-cats, de la force de lopinion citoyenne, cest srement le fruit dun scepticis-me ambiant par rapport notre modle social, jug dfaillant.

    Mais mon sens, la raison principale des progrs de nos voisins reste quils ont su prendre en compte le temps . Lopinion a besoin de ma-turation face aux grandes mutations sociales. Les solutions ne peuvent tre dcides en quelques semaines, en quelques mois. Il faut que le dbat permette lopinion dvoluer, car la ralit est de plus en plus difficile connatre, assimiler, accepter.

    Que faire aujourdhui devant limpasse du dbat public ? On peut mesurer, en posant cette ques-tion, le lourd poids des responsabilits qui pse sur les paules des responsables politiques. Face ce dilemme, selon moi, il ny a pas dautre rponse que lhonntet des hommes, la force de leur sincrit, de leur courage, de leurs convic-tions, leur capacit agir dans lhostilit.

    La recherche du compromis est lgitime mais elle a ses limites qui sont les faits. Ce dossier des re-traites secoue en profondeur lopinion franaise. Les parlementaires se trouvent devant la pression actuelle dune opinion qui refuse les seuils de 62 et 67 ans, alors que beaucoup de citoyens, pris individuellement, les savent inluctables.

    Jai, comme snateur, avec mes amis centris-tes, essay de faire voluer le texte vers plus de justice, vers la prise en compte de situations spcifiques, notamment celles des femmes, vers loctroi dune plus grande libert de choix. Et, larrive, malgr