bbf.enssib.frbbf.enssib.fr/consulter/bbf-1971-09-0817-001.pdf · Unter Mitarbeit von Otto Kresten....

Click here to load reader

  • date post

    14-Sep-2018
  • Category

    Documents

  • view

    216
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of bbf.enssib.frbbf.enssib.fr/consulter/bbf-1971-09-0817-001.pdf · Unter Mitarbeit von Otto Kresten....

  • BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    2e PARTIE

    ANALYSES D'OUVRAGES ET D'ARTICLES

    FRANAIS ET TRANGERS

    PRPARES PAR LA DIRECTION CHARGEDES BIBLIOTHQUES ET DE LA LECTURE PUBLIQUE

    I. LES DOCUMENTS

    PRODUCTION ET REPRODUCTION

    2286. - FEBVRE (Lucien) et MARTIN (Henri-Jean). - L'Apparition du livre. Avecle concours de Anne Basanoff, Henri Bernard-Matre, Moch Catane, Marie-Roberte Guignard et Marcel Thomas. - Paris, A. Michel, 1971. - I8 cm,54I p., fig. ("L'volution de l'humanit" au format de poche, 30). [F. 12.]

    L'ouvrage conu par Lucien Febvre et ralis par H.-J. Martin n'a plus besoind'tre prsent 1. Publi en 1958, il jetait une lumire nouvelle sur la mtamorphosedu livre manuscrit en imprim, sur les conditions fort diverses - techniques, com-merciales, intellectuelles - dans lesquelles le livre imprim s'est dvelopp, sur lerle de ferment qu'il a jou dans l'poque de profonde mutation d'o sontns les temps modernes. Ainsi ce livre a exerc une influence non-ngligeable surbien des recherches historiques entreprises au cours de cette dernire dcennie.

    puis, il est remis la disposition du public dans la collection au format de pocheo une trentaine de volumes de l'volution de l'humanit l'ont dj prcd.Cela prsente quelques inconvnients; la densit de la typographie rend la lectureingrate, les illustrations sont moins bonnes, les notes, malencontreusement rejetesen fin d'ouvrage, seront donc peu consultes. Mais cette rimpression a l'immenseavantage de remettre un ouvrage capital entre les mains des chercheurs, et si laprsentation s'est appauvrie, la substance s'est enrichie; certes le texte n'a guresubi de modifications, mais l'importante bibliographie qui le complte s'est accrued'une centaine de rfrences aux publications les plus significatives de ces douzedernires annes.

    Albert LABARRE.

    I. Voir : B. Bibl. France, 3e anne, N 2, fvr. I958, pp. I40-I43, n 276.

    93

  • *8I8 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    2287. - HUNGER (Herbert). - Katalog der griechischen Handschriften der ster-reichischen Nationalbibliothek. Unter Mitarbeit von Otto Kresten. Teil 2 : Codices juridici. Codices medici. - Wien, Georg Prachner, I969. - 27 cm,XIV-I26 p. (Museion. Verffentlichungen der sterreichischen Nationalbibliothek.Neue Folge. 4. Reihe, I. Bd, Teil 2.)

    Aprs avoir donn, en I957, un inventaire sommaire des manuscrits du Supple-mentum Graecum de Vienne, le Pr Hunger a entrepris un catalogue dtaill de l'ensem-ble des fonds grecs de la Nationalbibliothek , dont la premire partie, dcrivant lesCodices historici et les Codices philosophici et philologici, parut ds I96I et reut lemeilleur accueil auprs de tous les connaisseurs. Nous avons eu le plaisir de prsenterici mme 1 ce gros livre de plus de cinq cents pages, d'exposer les normes adoptes

    par l'auteur, et de caractriser le rsultat obtenu. La mthode n'a pas vari pourla deuxime partie, publie en I969, dont nous rendons compte aujourd'hui, et cenouveau volume mrite les mmes loges que le prcdent : acribie, densit, lisi-

    bilit, perfection typographique, on retrouve avec admiration les qualits qu'onavait tant apprcies dans le tome I.

    Pour la deuxime partie, M. Hunger, disposant de moins de temps du fait de nom-breuses charges professorales et acadmiques, a obtenu la collaboration de l'un deses meilleurs disciples, le Dr Kresten, bien connu des spcialistes comme auteurd'excellentes tudes de philologie et de codicologie grecques. Cette aide a permisla sortie du prsent catalogue huit ans seulement aprs celle du premier, rythme de

    publication fort satisfaisant en une matire si ardue. Les deux fonds ici dcrits sontcertes beaucoup moins amples que ceux dont traitait le premier tome : ils totalisentseulement soixante et onze manuscrits, dont dix-huit pour les juridici et cinquante-trois pour les medici. La grande majorit d'entre eux s'chelonnent du XIVe au XVIe si-

    cle, mais parmi la huitaine de codices de date antrieure figure un prcieux monu-ment, l'illustre Dioscoride de Vienne, crit avant l'an 5I2 (c'est le Vindobonensismed. gr. I, dont la notice, modle de prcision et de clart, occupe dans le prsent

    catalogue les pp. 37-41); la collection juridique n'a pas de pices aussi clbres aligner pour rivaliser avec le fonds mdical, mais elle contient pourtant quelquesunits de grande valeur, tel le Vindobonensis jur. gr. I (dcrit aux pp. I-3), tmoin duXIe sicle de la Synopsis major des Basiliques dont un beau travail rcentde N. G. Svoronos a mis en relief toute l'importance.

    Notons que le tome II, en ce qui concerne la bibliographie, renvoie plusieurs

    ouvrages classiques que ne citait pas le premier volume. D'autre part, il faut souli-gner que la description des manuscrits sur parchemin s'enrichit maintenant d'unerubrique nouvelle signalant le type de rglure utilis, avec renvoi aux planches dugrand rpertoire de K. et S. Lake. Vingt colonnes d'index gnral (pp. I09-II8)et une liste de cent quatre-vingt-sept incipit (pp. II9-I26) rendent aise la consul-tation de ce catalogue, digne en tout point de son an. Dans son Avant-propos

    (pp. VII-VIII), M. Hunger annonce que la troisime partie dcrira le fonds imposantdes Codices theologici, ce qui demandera un bon nombre d'annes, et que le quatrime

    I. Voir : B. Bibl. France, 7e anne, N 9-I0, sept.-oct. I962, pp. *603-*604, n 1766.

  • ANALYSES *8I9

    et dernier volume reprendra le Supplementum Graecum, prsent cette fois selonla mthode suivie dans le grand catalogue. Tous les hellnistes font confiance l'minent savant viennois pour mener jusqu' son terme une si belle entreprise,

    dj si heureusement avance.Charles ASTRUC.

    2288. - PICASSO (Giorgio). - Collezioni canoniche Milanesi del secolo XII. -

    Milano, Vita e Pensiero, 1969. - 22 cm, XII-3I0 p., fac-sim. (Pubblicazionidell'Universit cattolica del S. Cuore. Saggi e ricerche. Serie terza. Scienze sto-riche 2).

    Paul Fournier, le grand historien franais du droit canonique, avait qualifi

    d'ge d'or des collections canoniques la priode qui s'tend entre la fin du xie sicleet le milieu du XIIe sicle. Les clercs qui s'efforaient alors de promouvoir la rformede l'glise, connue sous le nom de Rforme grgorienne, ont voulu, en effet, donner leur action un support fond sur la tradition en recherchant dans les oeuvres desPres de l'glise, les lettres des papes et les canons des conciles, les textes suscepti-bles de la justifier. L'une des collections ainsi runies, celle du moine camaldule

    Gratien, devait bientt supplanter toutes les autres. Mais cette circonstance ne doitpas faire oublier que celles-ci furent fort nombreuses; beaucoup d'entre elles sontencore mal connues, car elles eurent peu de diffusion et sont demeures indites.Leur tude demeure nanmoins souhaitable pour dresser un tableau plus completet plus nuanc de la vie religieuse aux XIe et XIIe sicles.

    C'est dans cette perspective que le P. Giorgio Picasso a consacr le prsent ouvrage trois de ces collections. Toutes les trois sont originaires de Milan ou du diocsede Milan, rgion o les ides et tentatives de rforme particulirement vivaces eurent se prserver des dviations du patarisme. Non seulement le P. Picasso a tabliavec soin le texte de ces trois collections, mais encore il s'est efforc d'en identifierles sources multiples. Celles-ci sont numres dans l'importante bibliographieinitiale et reprises dans des tableaux de concordance qui montrent l'interdpendancedes collections canoniques de cette poque. Nanmoins chacune des trois collectionsmilanaises possde des caractres originaux que le P. Picasso souligne et commentedans la seconde partie de son ouvrage.

    Pierre GASNAULT.

    2289. - SANTA CLARA (Abraham a). - Von Papierern, Schreibern, Kupferstecheren,Schriftgiessern, Buchdruckern und Buchbindern... Ausgewhlt, lesbar gemachtund mit einem Nachwort versehen von Helmut Presser. - Frankfurt am Main,

    Polygraph Verlag, I969. - 20 cm, 44 p., fig., portrait.

    Le moine augustin, Abraham a Santa Clara (1644-1709, dans le monde, Ulrich

    Megerle) s'tait acquis une belle rputation de prdicateur et d'crivain. Parmi sesouvrages, le Etwas fr alle, publi en 1699 et en I7II, donne des descriptions demtiers de l'poque, avec des gravures sur cuivre de Christoph Weigel d'aprs desdessins de Caspar Luyken.

  • *820 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    En guise de cadeau de nouvel an pour ses amis et sa clientle, un diteur deFrancfort a eu l'heureuse ide de rassembler en une plaquette les textes de SantaClara sur les mtiers concernant le livre : papetier, crivain, graveur, fondeur, impri-meur et relieur, avec la reproduction des gravures correspondantes. Ce petit livreest la fois un document intressant pour l'histoire du livre, et un objet rendu

    agrable par la qualit du papier, de la typographie et du cartonnage.

    Albert LABARRE.

    2290. - VAUCAIRE (Michel). - Le Livre, valeur de placement, suivi de : PatriceHennessy, l'Autographe, valeur de placement. Conseils aux amateurs et col-lectionneurs. -- Paris, G. Le Prat, 1970. -- 20,5 cm, 176 p., pl., fac-sim. (Collec-tion Valeurs-refuges .)

    Le Livre, valeur de placement est un titre qui peut choquer certaines oreilles, cellesdes intellectuels pour qui le livre est avant tout vhicule de la pense, celles des cher-cheurs pour qui c'est un instrument de travail, celles de nombre de bibliophilesmme qui collectionnent par got et non par esprit de lucre.

    Mais l'auteur veut surtout montrer que le beau livre est susceptible d'acqurirde la valeur au mme titre que n'importe quelle oeuvre d'art et, d'autre part, quecollectionner par got ne signifie pas collectionner au hasard et sans rgle. Aussi,

    malgr son titre un peu provocateur, cet ouvrage n'est pas un manuel de spculationboursire, mais un guide offrant aux amateurs de livres des conseils pratiques et unminimum de connaissances techniques pour collectionner avec intelligence.

    Les six premiers chapitres rassemblent des notions essentielles que le collection-neur doit connatre; l'auteur tente d'y dfinir la bibliophilie, de dgager ce qui faitla valeur bibliophilique d'un livre, de rappeler dfinitions et abrviations usuelles,ncessaires pour le bon usage des catalogues et rpertoires, de donner quelquesnotions sommaires sur les papiers, les formats, les caractres, les imprimeurs clbres,de dfinir ce que sont des ditions originales, des collections, des oeuvres compltes.La seconde partie prend l'aspect d'une nomenclature o l'auteur passe en revueles diffrents types de livres susceptibles de retenir l'attention d'un amateur : livres

    illustrs, livres d'histoire, de voyages, de sciences, de mtiers, livres populaires etlivres d'enfants, recueils de planches, livres reliure remarquable ou de provenanceclbre. Le tout se termine par un chapitre sur les soins donner aux livres, et parun autre sur la faon de se procurer des livres et l'organisation de leur commerce.Cet ouvrage peut donc rendre des services apprciables. L'auteur en a publi enmme temps un bon rsum dans la Collection Que sais-je ? 1. Rappelons qu'ilest trs diffrent d'un ouvrage de mme titre, publi par le mme diteur en I943et 1965.

    En annexe, une trentaine de pages sont consacres aux autographes, eux aussi

    objets de collection. L'auteur y donne quelques indications pratiques sur la nature

    I. Voir : B. Bibl. France, I6e anne, N 3, mars 1971, pp. *2I6-*2I7, n 639.

  • ANALYSES *821

    des autographes, la faon de les acqurir, de les collectionner, de les conserver, deles identifier, de distinguer les faux.

    Albert LABARRE.

    2291. -- VELISLAI BIBLIA PICTA. [Fac-sim. du ms. XXIII. C. 124 de la Bibliothqueuniversitaire de Prague. Commentaire de K. Stejskal]. - Praha, Prago press,

    1970. - 30,5 cm, 376 et 80 p. [Rel. sous emboit. - I vol. de reprod. et I vol.de commentaires en tchque, anglais, franais, allemand et russe.] (Editio Cime-lia Bohemica, vol. XII).

    Depuis une dizaine d'annes, on voit se multiplier dans la plupart des pays lesreproductions en fac-simil de manuscrits peintures. Cette tendance de l'ditions'explique aisment par l'attention croissante que portent aux grands monumentsde l'enluminure mdivale non seulement les spcialistes, mais aussi le grand publiccultiv. Les progrs techniques qui ont rcemment marqu le dveloppement dela photographie en couleurs ont beaucoup contribu cet essor qui, on peut l'esprer,ne fera que s'accentuer dans l'avenir.

    Partout en effet, l'on se rend chaque jour mieux compte du double intrt que

    prsentent de telles entreprises. Aux rudits, aux tudiants, aux chercheurs, ellespargnent bien des dplacements difficiles et coteux; des manuscrits prcieuxet fragiles elles vitent nombre de manipulations souvent superflues et toujours dom-

    mageables.On n'en est que plus surpris de devoir constater la carence quasi totale de notre

    pays sur ce plan. Alors que nos collections publiques de manuscrits peinturessont probablement sans gales, et en tout cas de premire importance, aucun effort

    systmatique de mise en valeur de telles richesses n'a t tent par l'dition fran-aise depuis la dernire guerre.

    Si, avant I9I4, des dizaines de reproductions en noir et blanc ont vu le jour enFrance, il n'en va plus de mme aujourd'hui o la reproduction en couleurs est pour-tant devenue une ncessit scientifique. Les quelques initiatives rcemment prises

    pour rendre plus accessibles quelques-uns des chefs d'oeuvre de notre patrimoineartistique en ce domaine l'ont t par des diteurs trangers - qui ont souventgrand-peine trouver en France les co-producteurs qu'ils souhaiteraient s'associer!

    Ce doit tre pour nous une raison supplmentaire d'admirer le courage qu'il afallu la Prago press pour mener bien la lourde tche que constituait la repro-duction intgrale de la grande Bible de Velislas - l'un des plus clbres manuscrits peintures excuts en Europe centrale, vers le milieu du xive sicle.

    Cet norme volume s'inscrit dans la riche ligne des livres d'images mdivaux,

    qui reprsentent la premire tentative de notre culture pour crer une sorte d'ensei-gnement visuel. C'est partir du XIIIe sicle, poque o l'usage et le got des livresont cess d'tre rservs aux seuls milieux ecclsiastiques, que des clercs ont cherch,avec le concours d'artistes souvent trs dous, mais troitement tenus en lisire, fournir des laques, parfois de trs haut rang, une traduction par l'image du contenude l'criture sainte et du dogme. Comme la grande Bible en images de la Pierpont

  • *822 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    Morgan library 1, comme la Bible moralise dont Oxford, Paris, Vienne et Toldese partagent les lments, comme le cycle de scnes bibliques par lequel s'ouvre le

    psautier de St Louis, et comme la populaire Biblia Pauperum, la Bible de Velislascherche rendre accessible par l'image, un certain nombre de scnes et de per-

    sonnages de l'Ancien Testament. Sans en tirer d'enseignement moral ou reli-gieux, elle les accompagne d'une brve notice descriptive en latin, laquelleont parfois t ultrieurement ajoutes quelques mentions en tchque ou en alle-mand.

    Si l'Ancien Testament fournit l'ouvrage sa principale matire, il n'en occupe

    cependant pas la totalit. On y trouve aussi, aprs l'histoire de Judith, un cycle del'Antechrist, un cycle consacr la vie du Christ, un autre l'Apocalypse, un autreaux Actes des Aptres, et enfin un cycle plus bref voquant la vie des saints patronsde la Bohme : saint Venceslas et sainte Ludmila.

    Comme le souligne fort bien dans son commentaire, le Dr Stejskal, il sembletrs probable qu'un tel ouvrage n'a pu, pour diverses raisons, sortir d'un scriptorium

    monastique. C'est sans doute un atelier laque, probablement situ Prague, quel'on doit ce vaste monument iconographique. La date que l'on a lieu de lui assigner,et la personnalit du chanoine Velislas, qui en fut l'inspirateur d'aprs des indices

    probants, en situe l'excution sous le rgne de l'Empereur Charles IV de Luxem-bourg, oncle maternel du roi de France Charles V. On sait que ce souverain, ami deslettres et des arts, a suscit en Bohme, durant son rgne, ce que l'on a pu appeler l'ge d'or de la culture tchque.

    Certes les modles antrieurs ne manquaient pas en Europe pour raliser un

    pareil ouvrage, mais l'ampleur mme qu'entendait lui donner son inspirateur contrai-gnit souvent les artistes qu'il employait faire oeuvre originale et aussi travaillertrs vite. Certaines des scnes bibliques qu'ils avaient mission d'illustrer ne l'avaientsans doute jamais t auparavant par d'autres enlumineurs, et c'est pourquoi on nesaurait aujourd'hui en trouver toujours les prototypes, ni dans les grands recueils

    que nous avons cits plus haut, ni dans les traditions de l'iconographie byzantine.C'est d'autre part cette volont de rapidit dans l'excution qui explique les simpli-

    fications, les schmatisations, que se sont imposes les artistes, par limination,la plupart du temps, de tout terrain, de tout arrire-plan, de tous personnages etaccessoires annexes .

    Comme l'a not le Dr Stejskal, si, du point de vue artistique, ce parti pris prsen-tait certains inconvnients, il permettait, en revanche, de rattacher de faon plusordonne les diffrents personnages et objets aux inscriptions explicatives et, enmme temps, de pleinement mettre en valeur le moyen principal de l'expression,c'est--dire le dessin . La couleur ne joue en effet ici qu'un rle secondaire d'accom-

    pagnement et se limite en gnral des -plats lgers, de quelques teintes simples,probablement chargs d'une signification symbolique : vert, bleu, ocre jaune, rouge-

    I. C'est ce manuscrit que le commentateur de la Biblia Velislai cite tort comme faisantencore partie de la collection Phillipps, et sans paratre savoir qu'un fac-simil intgral ena t publi voici deux ans aux tats-Unis.

  • ANALYSES *823

    brun, et violet. Il est exceptionnel que la couleur serve suggrer le model, notam-ment dans les draperies.

    Nous ne pouvons ici rsumer, mme sommairement, toutes les donnes stylis-

    tiques et iconographiques qui confrent une originalit exceptionnelle ce recueildont la reproduction, en le rendant plus accessible, permettra sans aucun doute

    d'importants travaux. Signalons tout au plus que le commentaire prcis et sr,quoique trop rapide notre gr, qui l'accompagne, permet commodment de fairele point sur ce que l'on sait dj sur ce manuscrit et d'entrevoir les directions que

    pourraient prendre des recherches nouvelles.Une pareille publication constitue donc un prcieux instrument de travail et

    l'on doit fliciter de cette belle ralisation tous ceux qui ont contribu la fairenatre. Qu'il nous soit cependant permis d'exprimer un regret : bien que le prix derevient de tels ouvrages soit ncessairement lev, il semble qu' l'heure actuelleune tendance, nos yeux assez fcheuse, pousse certains diteurs l'augmenterencore par un luxe matriel quelque peu superflu. Dans le cas prsent, deux ditionsdu mme ouvrage ont t simultanment mises sur le march. L'une est un vritablefac-simil en couleurs (colori la main!), l'autre une simple reproduction photo-

    mcanique en noir et blanc. Le prix de la premire s'lve I200 dollars (6 670 F);celui de la seconde, 600 dollars (3 335 F). Pour cette dernire au moins, il semble

    que des conomies auraient pu tre faites sur la prsentation (papier, reliure etc.).Combien de bibliothques europennes (sans mme parler de particuliers) pourronts'offrir le luxe de possder un pareil livre, dont cependant l'intrt n'est pas discu-table ? Trop souvent il n'existe dans toute la France qu'un seul exemplaire de cesluxueux fac-simils (en gnral au Dpartement des manuscrits de la Bibliothque

    nationale, dont ils grvent lourdement le budget!) alors qu'une dizaine au moinsde bibliothques universitaires se devraient de les possder.

    Ne serait-il pas prfrable, de la part des diteurs, de rechercher une plus largediffusion? L'accroissement du tirage serait alors susceptible d'abaisser le prix devente de l'ouvrage. Le succs de librairie qu'a rcemment connu la reproduction des Trs riches heures de Chantilly, dont, en moins de deux ans plus de trente mille

    exemplaires ont t vendus dans le monde, un prix trs abordable, devrait fairerflchir tous ceux qui, pour le bien commun, ont coeur de promouvoir de telles

    entreprises.Marcel THOMAS.

    TRAITEMENT ET CONSERVATION

    INFORMATIQUE

    2292. -- Banque (La) des mots. Revue semestrielle de terminologie franaise publ.par le Conseil international de la langue franaise. - Paris, Presses universitairesde France. - I9 cm.

    1971, n I. [I9 F.]

    Depuis sa cration, le Conseil international de la langue franaise , composd'acadmiciens et d'universitaires franais, belges, canadiens et suisses, s'est fix

  • *824 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    pour mission le maintien de l'unit de notre langue dans le monde. L'volutionrapide des sciences et techniques provoquant une demande accrue de vocabulairenouveau, il importe que des organismes srieux surveillent l'introduction de bar-barismes et la mise en service de mots trangers quand il existe d'excellents quiva-lents franais, et proposent des solutions acceptables. Les bibliothcaires estimenttous que dfendre le bon usage du franais fait partie de leur mission, ils ne pourront

    que rserver un accueil sympathique la nouvelle revue lance par M. Alain Guiller-mou, professeur en Sorbonne, qui se consacrera essentiellement aux problmes determinologie et qui entend tre trs pratique, elle portera remde la situationgnante cre par la lenteur de rvision des dictionnaires.

    Le numro I, qui nous parvient, est consacr la nologie, pour donner une

    rponse tous ceux qui ont besoin de termes nouveaux. Nous n'avons pas donnerun dpouillement de tous les articles, signalons seulement ceux ressortant davantagedu domaine des bibliothques et de la documentation.

    Aux pp. 55-57 sont dcrits quelques organismes de terminologie , en premierl' Association franaise de normalisation pour ses travaux de terminologie techni-

    que, avec une liste des vocabulaires et nomenclatures techniques, puis le Fichierfranais de Berne si utile aux traducteurs en langue franaise, et le Comit d'tudedes termes techniques franais. Aux pp. 77 I20 sont proposs des mots nouveauxde sciences et techniques nuclaires, d'athltisme et de techniques spatiales, et unchoix de termes pour mettre jour les dictionnaires.

    Cette dernire partie de la revue, intitule Vocabulaires devra tre suivie parti-culirement par nos collgues chargs du catalogue alphabtique de matires et

    par ceux qui s'efforcent de codifier les langages documentaires et qui tablissent desthesauri. C'est par cette rubrique qu'ils sauront s'il faut retenir tel mot plutt

    que tel autre.La Banque des mots semble donc, si son orientation se maintient, devoir tre un

    instrument de travail pour les bibliothcaires. Elle devra galement tre signaleaux lecteurs soucieux du maintien, en mme temps que du rajeunissement, de la

    langue franaise.Marie-Thrse LAUREILHE.

    2293. - BENICE (Daniel D.). - Introduction to computers and data processing...Englewood Cliffs (N. J.), Prentice-Hall, I970. - 25 cm, XII-370 p., ill.

    Cet ouvrage d'initiation l'informatique, agrment de quelques dessins humoris-

    tiques, ne ncessite aucune connaissance pralable des calculateurs ou des math-matiques de la part de ses lecteurs. Aprs un bref historique des machines calculer,du boulier chinois nos jours, l'auteur expose rapidement l'utilisation de la carte

    perfore en mcanographie. Puis il tudie les systmes de numration base 2, 8et 16 avant d'aborder la description succincte des circuits logiques reprsentatifs des

    oprateurs boolens. De trs nombreuses illustrations facilitent la lecture des cha-pitres concernant la mmoire centrale, les mmoires auxiliaires et les matrielsd'entre/sortie. Un bref expos des langages de programmation et des organigrammesprcde la part trs importante faite par l'auteur la programmation en assembleur

  • ANALYSES *825

    360, en Fortran, en Cobol, en PLI et en RPG. Des exercices placs en fin de chapitrepermettent au lecteur de mesurer son degr de comprhension, les rponses tantfournies entre une brve bibliographie et un index alphabtique.

    Yvonne GUNIOT.

    2294. - BRANDT (Siegmund). - Statistical and computational methods in dataanalysis. - Amsterdam, North-Holland, I970. - 22,5 cm, XII-322 p., fig.

    Destin aux chercheurs et aux tudiants, cet ouvrage est consacr aux mthodes

    permettant l'valuation de rsultats exprimentaux.S. Brandt traite successivement des probabilits, des variables alatoires, des dis-

    tributions de plusieurs variables alatoires avant d'aborder les distributions usuelles.L'auteur aborde ensuite l'chantillonnage, la mthode de la vraisemblance maximale,

    le test d'hypothses statistiques, la mthode des moindres carrs, l'analyse de varianceet la rgression linaire.

    Six appendices se trouvent la fin de l'ouvrage : le langage FORTRAN, le calcul

    matriciel, l'analyse combinatoire, la fonction gamma d'Euler, rcapitulation desformules importantes et tables statistiques.

    Une importante bibliographie et un index alphabtique terminent cet ouvrage ol'accent est mis davantage sur les concepts fondamentaux et leur utilisation que surla rigueur mathmatique.

    Jacques HEBENSTREIT.

    2295. - CHAMBRE SYNDICALE DE LA RECHERCHE ET DE LA PRODUCTION DU PTROLEET DU GAZ NATUREL. Documentation (Commission). Paris. - Thesaurus des termes

    gographiques. [Par H. Bolo, L. Bouvet, R. Byramjee, C. Lacot, etc.] - Paris,Ed. Technip, 1971. - 21 X 27 cm, X-60-I2-9 p. (Chambre syndicale de la recher-che et de la production du ptrole et du gaz naturel. Comit des techniciens.Commission documentation.)

    Divers socits et organismes ptroliers ont mis au point un thesaurus de termes

    gographiques . Pour un gographe, cet adjectif signifie servant la descriptionde la terre. C'est le sens avec lequel ce mot est employ dans les nombreux diction-naires gographiques. Si nous ouvrons un des plus rcents, le Dictionnaire de la

    gographie, rdig par dix-sept spcialistes sous la direction de Pierre George etGeorges Viers, nous trouvons des termes comme Causse, caverne karstique, centrevolcanique, centre (de ville), cercle de pierre, chane commerciale, chane de mon-tagnes, chalet, etc. Qu'il soit physicien, humaniste ou conomiste, le gographe ytrouvera le vocabulaire dont il a besoin l'exclusion de tout toponyme. Pour cesderniers il se sert en gnral des index des atlas dont plusieurs dpassent largementle chiffre de I00 000 entres.

    Le thesaurus de la Chambre syndicale du ptrole, au contraire, ne comprend quedes noms de lieux. Les gographes, nombreux frquenter nos bibliothques, trou-

  • *826 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    veront peut-tre que le livre ne donne pas ce que le titre promet. Thesaurus des nomsde lieux et indiqu clairement le contenu du livre.

    Cette indispensable mise au point faite, nous pouvons dire que nous avons uneliste hirarchise de noms de lieux, avec quelques noms de collectivits commeConseil nordique, Euratom, Comecon, C. E., pour Conseil de l'Europe, etc. Letravail a t ralis sur un ordinateur Control Data 6600.

    Les descripteurs sont hirarchiss par ensembles successifs : dpartements, rgions,

    tats, pays, continents. Une liste de la hirarchie permet de voir rapidement l'agen-cement des divers niveaux, une liste de l'index de la hirarchie permet de situer

    chaque descripteur dans son ensemble par l'indication du numro de la colonne decette liste dans laquelle il figure.

    Le thesaurus est un large ensemble de termes dont certains seulement sontutiliss pour indexer des documents, des signes et sigles prcisent les relations : EM,

    employer, renvoie un autre descripteur; EP, employ pour, rappelle, pour undescripteur, les concepts non retenus qu'il reprsente; quand on doit employer deuxdescripteurs on a : EM [nom de descripteur] EN PLUS [2e descripteur] avec relationrciproque, ou bien EP AVEC. Enfin il est prcis TG, terme gnrique, pourdsigner le terme plus large qui englobe le descripteur, ce terme peut tre lui-mmeinclus dans un plus large, etc. TS, terme spcifique, indique les divisions plus finesd'un descripteur selon les mmes principes ; VA, voir aussi, indique une relation non

    hirarchise, sur le mme plan. Le systme est trs tudi, bien au point et parfai-tement clair. C'est ce systme qui fait la valeur du thesaurus, une simple liste denoms de lieux n'aurait offert qu'un intrt trs restreint puisqu'il en existe de trs

    compltes et trs au point sous la forme des index des rcents atlas franais, anglaisetc. qui permettent toutes les identifications.

    Les sources du choix des descripteurs ne sont pas indiques, il est dommage

    qu'on ne connaisse pas les critres du choix entre plusieurs formes utilises, et dequels atlas ou dictionnaires se sont servis les auteurs. Les termes sont en gnralpris la forme franaise, pas toujours d'ailleurs, c'est un peu contraire aux usagesactuels des atlas, mais cette dcision se dfend trs bien. Certains descripteurs sontun peu obscurs : en tte de la lettre B, il y a prs de 15 colonnes de descripteursforms de la lettre B., suivie d'un nom de lieu, B. Setchouan, B. St Vincent, B. Tasma-

    nie, B. U.S.A. [sic], etc., suivis, pour chacun, de la hirarchie des termes. Il fautlonguement chercher pour se rendre compte qu'il s'agit d'une liste de bassins au sens gologique et non hydrographique du terme. Cela aurait pu tre expliqudans une note d'usage. La liste se limite aux rgions dans lesquelles il y a du ptrole,o on a prospect, o l'on pourrait prospecter, o on le traite et o on le vend, celamne assez loin, mais le thesaurus n'est pas descendu au niveau de la simple loca-lit ou du site. Lors d'une indexation il faudra toujours rattacher le nom du site au

    toponyme correspondant tir du thesaurus. L'absence de tout rejet dans les expres-sions composes surprendra un peu ceux qui ont l'habitude de manier dictionnaireset index d'atlas, nous trouvons par exemple : Golfe Aden [sic], Golfe d'Akaba, Golfe

    d'Alaska, etc. Ce procd offre l'avantage de grouper ensemble tous les canaux,tous les ocans, toutes les mers, tous les golfes, toutes les baies, etc. mais on ne

    pourra jamais consulter paralllement le thesaurus et un index d'atlas.

  • ANALYSES *827

    Il est certain que ce thesaurus bien structur, bien hirarchis, rendra des services tous ceux qui ont indexer un document pour la recherche automatique, nonseulement dans le domaine du ptrole, mais dans bien d'autres dont la localisationest assez gnrale, il permettra l'interrogation coup sr, c'est le but de l'ouvrageet il rpond parfaitement aux besoins des usagers pour lesquels il a t conu. Nos

    critiques se limitent au titre qui prte quivoque, au moins pour tous ceux qui ontreu une formation gographique, mais nous insistons sur le soin avec lequel a tdresse la hirarchie des termes. Les auteurs signalent qu'ils ont tabli un codagedes descripteurs retenus et qu'on peut le leur demander.

    Des listes alphabtiques de noms de lieux sont en cours d'tablissement : le Centrede documentation cartographique et gographique du Centre national de la recherche

    cientifique et l'Institut de gographie de l'Universit de Paris prparent un thesau-rus gographique qui en comprendra une. La Bibliothque nationale a galement misen chantier une liste alphabtique des noms de lieux utiliss dans son catalogue

    alphabtique de matires, mais ces travaux avancent lentement... Le thesaurus dela Chambre syndicale du ptrole a le mrite d'exister. Bien fait, exempt, semble-t-il,

    d'erreurs, il facilitera l'indexation et la recherche documentaire dans bien desdomaines.

    Marie-Thrse LAUREILHE.

    2296. - DE REUCK (A.) et KNIGHT (J.). - Communication in science : documen-tation and automation. - London, Churchill, 1967. - 27,5 cm, xi-274 p.

    Ce symposium sur les communications dans le domaine scientifique s'est tenu du22 au 24 novembre 1966, sous les auspices de la fondation CIBA, institution philan-thropique dont le but est de promouvoir la coopration parmi les savants, spciale-ment parmi les mdecins et les chimistes. C'est le problme de l'automatisation quiest ici central. La ncessit d'une organisation automatise de l'information est main-tenant longuement reconnue l'chelon international. Mais le choix des mthodessoulve encore bien des discussions. Ce symposium permet de confronter les pointsde vue en la matire.

    L'un des thmes est celui de la normalisation d'un langage documentaire universel,car l'automatisation n'a pas eu jusqu'ici la vertu de rduire les constitutions d'index,de lexiques etc. non coordonnes, au contraire le problme de la communicationsemble plus aigu que jamais et c'est peut tre au niveau des disciplines marginales(inter-disciplinaires) que la difficult de communiquer se fait le plus sentir. Face la production dmentielle de la littrature scientifique, qui ne reprsente d'ailleursqu'une partie des communications utiles aux chercheurs, le besoin de mesures rai-sonnables, rationnelles , est reconnu par tous et mme souhait. Mais on a l'impres-sion d'tre en prsence de voeux pieux. C'est sans doute qu'on ignore, qu'on feintd'ignorer, ou qu'on est dmuni devant le problme humain et social, qui est en faitfondamental en tout ceci : celui des comportements d'information par les individuset les groupes. C'est pourquoi le lecteur aura intrt se reporter au livre de Brittain;

  • *828 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    Information and its users 1 qui traite de questions voisines, mais dans une perspectivediffrente. Dans l'un et l'autre ouvrage on s'apercevra que les publications tradi-tionnelles ne sont pas forcment les meilleurs canaux de communication; que leschanges oraux, les changes non formels, sont particulirement recherchs surtoutpar les savants prouvs. Ces considrations universelles abordes, le symposiums'est donn pour thme le problme de l'indexation, avec des exemples pris en mde-cine, en physique, en chimie. Il a abord aussi le problme de la documentationautomatique en fonction de la gographie.

    L'ouvrage se termine sur un article futuriste dcrivant le programme de planifica-tion et d'automatisation des communications entre universits amricaines. Cesperspectives laisseront le lecteur franais rveur.

    Jean BOUILLUT.

    2297. - FISCHER (Hellmuth) et GAHSE (Siegfried). - Handbuch der automatischenDatenverarbeitung fr die gesamte betriebliche Praxis. - Mnchen, VerlagModerne Industrie, 1970. - 24 cm, I0I3 p.

    Cette volumineuse encyclopdie est divise en 5 parties.La premire partie est consacre au management dans ses relations avec le

    traitement de l'information (8 contributions - 172 pages) o l'on passe en revuedepuis les diffrents systmes de traitement jusqu'aux problmes de droit, en passantpar l'organisation, les problmes de personnel, etc.

    La deuxime partie traite de la pratique de l'utilisation des ordinateurs (8 contri-butions - I90 pages) et aborde les diffrents types d'utilisation selon les domaines(9 contributions - I50 pages) : industrie lourde, industrie lgre, assurances etbanques, commerce de gros et de dtail, administration, science et technique, etc.

    La troisime partie (6 contributions - 230 pages) est consacre aux ordinateursproprement dits, tant sur le plan hardware que sur le plan software.

    La quatrime partie traite des progrs du traitement de l'information (4 contri-butions - I40 pages) travers les systmes intgrs, la tl-informatique, la recher-che oprationnelle et la cyberntique.

    La cinquime et dernire partie (environ 50 pages) est forme d'un dictionnairedes termes usuels en informatique.

    Jacques HEBENSTREIT.

    2298. - FORGE (Jean-Eric), LAURENT (G.), MUFFAT (Pierre) et SALLOT DES NOYERS(Franois). -- PL/I. Initiation pratique. Prf. de R. Remery. - Paris, Entreprisemoderne d'dition, I970. -- 23 cm, 276 p., fig. (L'Informathque. Srie jaune. N 9.)

    La collection l'Informathque s'est spcialise, depuis dj quelque temps, dansdes ouvrages d'informatique destins aux cadres et aux tudiants . Une prsenta-tion claire et attrayante, illustre par de nombreux exemples, fait de ces ouvrages un

    I. Voir : B. Bibl. France, I6e anne, N 9-I0, sept.-oct. I97I, pp. *880-*88I, n 235I.

  • ANALYSES *829

    instrument la fois agrable et pratique pour ceux qui dsirent ou qui doivent assi-miler des connaissances concrtes en matire de traitement de l'information. Cetouvrage, consacr au PL I, se situe bien dans cette ligne. Rdig par un groupe d'lvesde l'cole des hautes tudes commerciales, il se propose dans une premire partie, partir d'exemples prcis de difficult croissante, d'amener le lecteur prendreprogressivement conscience des possibilits de ce langage de programmation uni-versel. En effet, le PL i, tudi par IBM et utilisable jusqu' prsent uniquement surles ordinateurs de cette firme, est un langage destin aussi bien aux applications scien-tifiques qu'aux applications de gestion.

    La deuxime partie est consacre une tude systmatique du PL i, aux donnes, la structure des programmes et aux entres-sorties. Enfin quelques notions delangage de contrle ( Job control language d'IBM) seront apprcies par tous ceuxqui dsirent faire passer rellement en machine leurs programmes, bien qu'ellessoient sans doute un peu sommaires.

    Nous avons donc un livre bien crit, qui met la porte du dbutant de bonslments de base et lui vite de se plonger ds le dpart dans les brochures gnrale-ment austres et peu pdagogiques du constructeur.

    Roland BEYSSAC.

    2299. -FOSKETT (A. C.). - A Guide to personal indexes using edge-notched, uni-term and peek-a-boo cards. 2nd ed, rev. and enl. - London, Clive Bingley, 1970.-- 22,5 cm, 91 p.

    A l'intention des chercheurs individuels, ce petit ouvrage constitue un guide pra-tique des systmes de slection documentaire les plus simples.

    Aux fiches de perforations marginales et au systme dit peek-a-boo (typeSelecto) qui figuraient dans la premire dition, l'auteur a joint un chapitre relatif l'uniterm, qui s'adapte bien, semble-t-il, la recherche bibliographique indivi-duelle. Un chapitre est consacr aux avantages et inconvnients de chaque systme.

    Paule SALVAN.

    2300. - FRANKE (Herbert W.). - Computergraphik, Computerkunst. - Mnchen,Bruckmann, I97I. -- 24 cm, I34 p., I0I ill, dont 7 en coul., bibliogr. [D.M. 28]

    - MOLES (Abraham). - Art et ordinateur. Avec la collab. de Marie-LuceAndr. - Tournai, Casterman, I97I. - 2I cm, 272 p., ill., bibliogr. (Synthsescontemporaines.)

    - REICHARDT (Jasia). - The Computer in art... - London, Studio Vista;New York, Van Nostrand Reinhold C, 1971. - 16,5 cm, 96 p., 84 ill.

    [s. 18 et $ 2.75]

    Trois livres, franais, anglais et allemand, nous parviennent qui portent un titrepresque identique, Art et ordinateur , l'Ordinateur dans l'art ... A cette seulevue on pourrait penser qu'il s'agit de l'utilisation de l'ordinateur dans les muses,sujet sur lequel il a paru plusieurs tudes. Il n'en est rien et ces 3 ouvrages traitent

  • *830 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    des oeuvres d'art faites au moyen d'un calculateur. Cela nous laisse perplexes :jusqu'ici l'oeuvre d'art tait tenue essentiellement comme l'expression d'un individu,parfois de deux ou trois, ou d'un atelier... Nous voyons maintenant des oeuvresralises par une machine. Cela parat en contradiction avec la notion d'oeuvre d'art,tout au moins pour les esprits lourds, cerveaux pais, censeurs atrabilaires... etc.,pour lesquels M. Moles nous prvient qu'il n'crit pas. Nous sommes en prsenced'un fait tout fait nouveau.

    Si nous feuilletons ces 3 livres, nous voyons reproduits des dessins tracs soiten commandant au moyen d'un programme l'intensit plus ou moins grande depoints et traits ensuite photographis sur l'cran du terminal, soit en traant des imagestrs linaires avec une table traante, ou par le faisceau cathodique sur un cran. Ona galement obtenu des photographies d'objets inexistants, rsultat d'un jeu d'ombreet de lumire rgl par ordinateur. Tout cela n'est pas dpourvu de beaut.Certaines anatomies ainsi obtenues voquent irrsistiblement Leonardo da Vinci,c'est le plus bel loge qu'on puisse en faire, d'autres dessins, dpouills, linai-res et gomtriques, ont une facture trs moderne et ne sont pas moins sduisants.Les 3 livres, trs illustrs, nous donnent de nombreux exemples. Nous n'avons pas entrer dans le'dtail technique de l'excution de ces oeuvres d'art, mais nous nedevons pas nous en dsintresser, loin de l. Ces dessins, ces images, nous allons lesrecevoir dans nos bibliothques. On nous les demandera. Doit-on en exiger le Dptlgal ? Faut-il les acheter systmatiquement ? Il va falloir les intgrer dans nos collec-tions, les cataloguer. Quel en est l'auteur ? I.B.M. 360, Iris 80, Honeywell-BullG. 6000, ou bien M. X. programmeur ? Et comment les dcrire, les rgles appli-cables aux estampes et les normes de catalogage ne conviennent plus ici. Il est tempsde nous proccuper de ce problme.

    Les 3 livres ont probablement paru en mme temps : ils ne se citent pas mutuelle-ment dans les bibliographies qui terminent deux d'entre eux. Celui, le plus amusantdes 3, de Mme Jasia Reichardt, est consacr aux arts plastiques. De nombreux dessinsl'illustrent avec explication de la gense de l'oeuvre. Certains sont des dessins d'archi-tecture, par exemple tude de la meilleure implantation d'un hpital, lments quidoivent, peuvent ou ne doivent pas communiquer... Des tudes sont faites dans latroisime dimension, programme TRAN 2, le praticien n'aura plus qu' en suivreles cotes pour raliser la sculpture. L'ouvrage dcrit galement sommairementl'enseignement de professeurs d'art pour apprendre leurs lves raliser de telsdessins.

    L'ouvrage de M. Herbert W. Franke, physicien et cybernticien, n'offre pas moinsd'intrt. Il utilise assez souvent les mmes exemples, mais il y en a d'autres, et ilfaut bien avouer que ces dessins sont souvent d'une grande beaut. Faut-il lesqualifier d'oeuvre d'art ? L'imagination cratrice de l'homme n'intervient pas dans leurexcution, mais c'est tout de mme un cerveau humain qui a fait le programme.Certains de ces dessins sont partis de recherches techniques, par exemple tude desmeilleures dimensions d'un cockpit d'avion en partant de la position des pilotes. Lessilhouettes de ceux-ci, excutes au trait, l'tude des mouvements, rappellent lestrs beaux dessins des artistes de la Renaissance. L'ouvrage traite galement d'autresformes d'art que nous retrouverons avec plus de dtails dans le 3e ouvrage. Il se

  • ANALYSES *83I

    termine par un rpertoire biographique de 32 artistes ralisant des oeuvres aumoyen d'un calculateur.

    Art et ordinateur d'Abraham A. Moles, professeur l'Universit de Strasbourg,sera plus demand dans nos bibliothques puisqu'il est en franais. Nous trouvonsles mmes tudes que dans les deux autres livres, mais il est plus complet, et sa con-ception est trs diffrente. Il part du principe que l'art doit tre tabli l'chelle dela socit et non plus celle de l'individu, que l'art n'est plus le message d'un indi-vidu, l'artiste, un autre. Il se demande si la machine pourra rpondre cette nou-velle dimension sociale de l'art. Cette discussion n'a aucun rapport avec les pro-blmes particuliers des bibliothques, mais, en raison des exemples cits, rsultatsde recherches esthtiques, il faut la connatre, puisque ces oeuvres d'art entrerontdans nos bibliothques. Nous ne chercherons pas scruter l'avenir et ne demande-rons pas si la vie, illustre de semblables oeuvres d'art satisfera tous ceux quimettent toute leur joie dans la contemplation d'une oeuvre qu'ils estiment belle, leur point de vue, et qu'un artiste avait conue pour le plaisir des yeux. Il semble bienque poser la question, pour M. Moles, est le fait d'un esprit attard dans la dlectationdu pass.

    Il n'y a pas d'ailleurs que des oeuvres plastiques, des textes ont t construits parordinateur et l'ouvrage nous donne des exemples de pomes et de rcits qui ne sontpas plus incomprhensibles que certains raliss par les moyens ordinaires. Quandon les publiera et diffusera, quelle sera pour nous la vedette auteur ? Commentles cataloguerons-nous ? Dans la plupart des cas il n'y aura pas de mots-matire envertu de l'article 0,44 de la norme Z 44-070, mais dans les bibliothques universi-taires il faudra trouver un indice de C.D.U., ou un indice de Dewey dans les biblio-thques municipales... Si on ne nous dit pas que ces textes ont t faits par ordinateurs,saurons-nous les distinguer de certaines oeuvres?... L'auteur parle galement desoeuvres musicales ralises par ordinateur, il y en a de trs intressantes et trs valablesralises par composition mcano-musicale . Les bibliothcaires des sections demusique devront galement s'en proccuper. Le cinma n'est pas non plus l'abride telles transformations. Peu importe ici comment M. Moles nous l'explique. Ledessin anim voit dj sa technique modifie.

    L'auteur termine par des considrations sur les perspectives d'avenir. Il pose surle plan gnral la question que nous devons nous poser sur le plan professionnel : Qu'adviendra-t-il de la mise en socit des produits de machines : musique alatoire,

    langues artificielles, peintures programmes, textes traduits la machine, Biblio-thque nationale rduite une mmoire d'ordinateur..?

    Ces trois livres, on le voit, posent de srieux problmes. Le Bulletin des bibliothquesde France doit limiter sa prsentation aux problmes professionnels, et dans ce casparticulier ils sont importants. Ces trois livres posent une question plus grave quedes bibliothcaires ne peuvent ignorer, celui du rle de l'artiste qui ne crera pas denouvelles oeuvres mais des formes nouvelles par des combinaisons ignores jusqu'iciet qui sera plus programmeur que crateur au sens mtaphysique du terme. C'esttout le problme de la vie affective des gnrations futures qui est pos.

    Marie-Thrse LAUREILHE.

  • *832 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    230I. - HENLEY (John Patrick). - Computer-based library and information systems[2nd ed.]... - London, Macdonald; New York, American Elsevier, I970. -2I,5 cm, [IV-] 84 p., fig., bibliogr. (Computer monographs. I2.) [ I.50; $ 5.75]

    Professeur d'informatique Trinity college de Dublin et programmeur la British shoe corporation , M. J. P. Henley a crit son ouvrage pour, dit-il, fairela soudure entre le bibliothcaire et l'informaticien , c'est--dire apprendre auxpremiers ce que le calculateur leur apportera et sensibiliser les seconds aux problmesdes bibliothques.

    Il commence par les premiers et un chapitre s'intitule Introduction au calculateur .C'est trs bref (7 pages), cela rendra service celui qui n'a aucune connaissance surles ordinateurs, sans plus, le chapitre suivant, crit l'intention des informaticiens,dcrit ce que demandent les bibliothques l'ordinateur : d'abord, en gnral,dcharger en partie le personnel des travaux administratifs fastidieux, dtecter leserreurs lors de l'entre des donnes en machine, que le systme soit constant, fermeet rapide, en particulier il est demand la machine de tenir jour les listes de publi-cations en srie, d'tablir celles des acquisitions, de confectionner les catalogues,index et bibliographies, de grer les acquisitions, les travaux de reliure, les abonne-ments de priodiques, de signaler les lacunes des collections, etc... Les lecteurs ont,de leur ct, quelques autres dsirs : recherche documentaire, en gnral ou sur unpoint particulier.

    M. Henley expose ensuite les possibilits du hardware et du software, du matrielet de la programmation, en particulier pour la recherche de l'information, le catalogageet la classification automatique. Il prcise que les qualits du calculateur, la rapidit,la grande capacit d'emmagasinage, et l'exactitude, peuvent satisfaire les utilisateurs.Il poursuit son tude par quelques exemples de programmes et de dialogues avecl'ordinateur, puis il conclut par des considrations quasi-philosophiques sur lessystmes informatiques et par l'examen de quelques rflexions et objections. L'ou-vrage se termine par une bibliographie de prs de 90 livres et surtout articles. Lestravaux en d'autres langues que l'anglais y sont ignors...

    Le but nonc en tte de l'ouvrage par l'auteur semble atteint. Il ne s'agit pasd'une tude exhaustive sur l'automatisation des bibliothques, mais simplementd'une exposition des besoins des bibliothcaires et des lecteurs et des possibilits del'ordinateur. Il facilitera certainement le dialogue bibliothcaires-informaticienslors des premiers travaux pour automatiser une bibliothque. Un tel ouvrage seracertainement trs utile en France, nous n'avons pas, ou tout au moins trs peu, decollections d'ouvrages professionnels et nous devons nous contenter de livres enanglais, en allemand et en espagnol pour rsoudre nos problmes particuliers, lestrs nombreux ouvrages sur l'informatique dits en franais les ignorant dlib-rment. Celui de J. P. Henley nous aidera mieux comprendre les possibilits quenous apportera l'automatisation des bibliothques.

    Marie-Thrse LAUREILHE.

  • ANALYSES *833

    2302. - JOUMARD (Raymond). - Informatique en temps rel. Ordinateurs et pri-phriques... - Paris, Dunod, I970. - 18 cm, IV-I23 p., ill. (La Vie del'entreprise. 91.) [9,30 F.]

    Destin renseigner tous ceux qui s'interrogent sur l'informatique en temps rel,ses applications, ses moyens et ses contraintes, l'auteur vite d'entrer dans les dtailstechniques et expose les grands principes de ce mode d'utilisation des ordinateurs.

    La notion de temps rel est claire par des exemples simples qui font comprendrela dgradation de certaines informations avec le temps et la ncessit de les traitertrs rapidement afin de rendre rentable leur exploitation; la notion de temps derponse est fondamentale pour bien des utilisations de l'ordinateur. Les diversdomaines d'application en temps rel sont essentiellement le contrle industriel parordinateur et la gestion en temps rel. Aprs avoir dcrit les diverses utilisationspossibles des calculateurs lectroniques, l'auteur tudie les matriels spcifiques(units de calcul orientes, organes d'changes performants, priphriques spcia-liss), l'importance de la fiabilit et les diffrentes mthodes d'organisation desprogrammes.

    Sous une forme condense, cet ouvrage de lecture relativement facile grce auxfigures qui l'agrmentent, permet tous ceux qui dsirent tre au courant des progrsde l'informatique, de se documenter sur une technique pleine d'avenir sans mses-timer les difficults que les spcialistes ont surmonter.

    Yvonne GUNIOT.

    2303. - LEVENQ (Jean-Franois). - LE FORTRAN, un langage scientifique des ordi-nateurs. Prf. de A. Kaufman,... - Paris, Dunod, I97I. -- 17 cm, XIII-II3 p.,graph. (Science-Poche).

    - MEISSNER (Loren P.). - Rudiments of FORTRAN. - Reading (Mass.),

    Addison-Wesley, 1971. - 23 cm, X-I09 p., graph.

    Deux ouvrages viennent d'tre publis, l'un en France, l'autre aux tats-Unis,qui ont pour but d'initier au langage FORTRAN tous ceux qui, tudiants, ingnieursou techniciens sont amens par leurs activits utiliser l'ordinateur.

    L'ouvrage de M. Levenq, trs complet, s'adresse un public large, spcialis ounon en informatique scientifique. On y trouve toutes les instructions du langageFORTRAN ( l'exclusion des particularits introduites dans le FORTRAN IV) depuisles instructions d'entre/sortie jusqu'au programme de mise au point. Aprs un brefchapitre de gnralits sur les langages de programmation, l'auteur dfinit les varia-bles et expressions mathmatiques utilisables en langage FORTRAN. Puis il tudiesuccessivement chaque instruction de programme. Pour chacune, il explique sonrle, ses rgles strictes d'emploi avec des exemples d'organigrammes et de programmes.Ce petit ouvrage dense mais clair permet un apprentissage thorique du FORTRANassez rapide, complter par des applications pratiques dont l'auteur donne quelquesexemples la fin de son expos.

    L'ouvrage de M. Meissner est un manuel d'initiation qui s'adresse tout parti-culirement aux tudiants en informatique, avancs ou non dans l'tude du FORTRAN.

    94

  • *834 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    Il n'exige pas des connaissances mathmatiques d'un niveau lev. Prsent de maniredidactique, il donne des explication nombreuses et claires pour chaque mot, expres-sion ou instruction tudis; des exercices d'application, des instant replays (phrases complter) permettent une assimilation facile du langage FORTRAN. Lenombre d'instructions tudies est moindre que dans l'ouvrage de M. Levenq. Il nepermet la rdaction que de programmes simples utilisant au plus les boucles de pro-gramme et les ruptures de squence. L'ouvrage est complt par un glossaire succinctet une brve bibliographie.

    Il faut noter que ces deux livres n'tudient le FORTRAN que du point de vue dessciences fondamentales et ne font pas allusion ses applications possibles dans lessciences humaines.

    Christin e THIRION.

    2304. - MAINGUY (Claude). - Comment choisir un ordinateur? Les tudes pra-lables... - Paris, Dunod, 1971. - 18 cm, IV-I24 p., fig. (La Vie de l'entreprise.I06.) [9,30 F.]

    Cet ouvrage est consacr convaincre les cadres d'une entreprise que l'implan-tation d'un ordinateur doit faire l'objet, au pralable, d'une tude approfondie;celle-ci permettra de vrifier s'il est opportun de s'automatiser et dans quelles condi-tions on peut envisager de le faire. Le domaine envisag est celui de l'informatiquede gestion.

    L'auteur partage son tude en 5 parties; tout d'abord il trace les grandes lignesd'un schma directeur pour mener une tude d'automatisation : tapes d'une tudepralable, tapes d'une tude d'application, tapes de la mise en service et de l'exploi-tation. Puis il expose la faon d'tablir le diagnostic de l'entreprise aprs que ladirection a dfini les objectifs et les contraintes : prise de contact avec des interlo-cuteurs dsigns par la direction, dtermination du programme et du planning detravail, cration du groupe de travail, information du personnel de l'entreprise, tudede l'organisation actuelle des services et du traitement de l'information, tude de ladynamique de l'entreprise. Les diffrents travaux analyss pendant l'tude fontl'objet d'un dossier de diagnostic, trs important du fait qu'il reprsente l'image del'entreprise et une critique sur son tat actuel et futur. Si ce dossier justifie une tuded'automatisation, le problme consiste alors en tablir un projet. L'auteuraprs avoir tudi la cration d'un groupe de travail sous la direction, si possible,du mme responsable que celui de l'tablissement du diagnostic, expose quellessont les diffrentes tapes de l'tude d'automatisation; plusieurs projets possiblespeuvent tre raliss simultanment aprs en avoir fix les limites, tout en menantune enqute technique auprs des constructeurs d'ordinateurs et financire auprsd'organismes utilisateurs du matriel envisag. L'auteur estime aussi ncessairede prparer le personnel en place dans l'entreprise tant psychologiquement quetechniquement afin de permettre sa reconversion future.

    Le dossier de l'tude ainsi conduite permettra l'tablissement du cahier des chargescomprenant les impratifs de dlais, les impratifs de hardware et de software , lesimpratifs de traitement.

  • ANALYSES *835

    L'auteur termine son ouvrage par une sorte d'inventaire du personnel informatiqueen prcisant pour chaque catgorie le rle et les qualifications requises.

    Volontairement accessible tous, ce livre trs facile lire, permet de raliser lesdifficults vaincre pour russir l'automatisation de services pralablement existantset fonctionnant de faon traditionnelle.

    Yvonne GUNIOT.

    2305. - MALLET (Robert A.). - La Mthode informatique. Conception et ralisa-tion de l'informatique de gestion. -- Paris, Hermann, I97I. - 24 cm, 522 p., fig.

    L'ouvrage de M. Robert Mallet, consacr la mthode informatique, constitue uninstrument dont l'importance ne doit chapper ni aux initis en matire de gestionautomatise et aux habitus des techniques de l'ordinateur, ni aux profanes quirecherchent soit des connaissances dans une matire vers laquelle ils se tournent, soitdes complments d'information. Mais, alors que foisonnent les livres d'initiationplus ou moins gnraux et plus ou moins utilisables, M. Mallet a conu son ouvrageen s'appuyant visiblement sur une exprience pratique et dans le but de fournirune mthode d'tude, d'analyse et de formalisation des problmes.

    Aprs avoir dfini la place de l'informatique dans l'entreprise et aprs avoir dli-mit son champ d'application, l'auteur s'efforce de construire, l'aide des principesdgags, une srie de systmes adapts aux diffrentes entreprises pouvant utiliserles ressources des matriels modernes.

    Ce livre ne s'appesantit pas sur l'aspect technique de l'ordinateur, ce qui est fortheureux car l'analyste n'a aucun besoin d'avoir des notions approfondies de hard-ware . Il propose aussi, ce qui est encore plus rare et mritoire, une mthode d'cri-ture du dossier de programme , qui permettra d'aider les informaticiens dans la documentation des traitements mis au point. Dans le mme esprit, l'auteur essaiede dgager une typologie des programmes de gestion , en les regroupant en grandesclasses et en dgageant leurs caractres communs, ce qui devrait fournir une basede travail intressante aux informaticiens qui courent souvent le risque de retrouver grand-peine des solutions prouves depuis dj longtemps.

    D'une prsentation agrable, abondamment illustr, cet ouvrage, fort bient fait,nous offre, en outre, un petit lexique des termes courants et une bibliographie.

    Roland BEYSSAC.

    2306. - MEETHAM (Roger). - Information retrieval, the essential technology... -London, Aldus books, I969. - 21, 5cm, 192 p., ill. en n. et en coul. (Aldusscience and technology series.) [27 s. 6 d.]

    L'ouvrage de M. Meetham sur la recherche de l'information dbute par une magni-fique photographie en couleur reprsentant l'intrieur d'une ruche. La reine est aucentre et autour d'elle sont groupes les abeilles en cercles concentriques. Ce quepense la reine est retransmis toute la ruche. Comment? Nous ne le savons. Une

  • *836 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    citation de W. Wiener qui publia en I948 un livre Cyberntique, tude du contrleet de la communication chez l'animal et dans la machine , pose la question sans larsoudre. En partant de cette constatation et d'exemples simples, R. Meethamessaye d'abord de nous expliquer ce qu'est la mmoire chez l'animal et chez l'hommeet comment l'information a t conserve bien avant l'criture, par exemple les pomesd'Homre gards dans la mmoire des ades bien avant l'usage de l'alphabet parles Grecs.

    De l l'auteur analyse la mise en mmoire de l'information par une machine,il en fait remonter l'invention I80I, avec la carte perfore dirigeant le mtierJacquard et I822-I832 avec la machine calculer de Babbage anctre direct (avecla machine de Pascal non cite) du calculateur. Il dcrit sommairement diverssystmes du mme genre, bande perfore de la Monotype , cylindre du piano mca-nique, pour en arriver aux machines calculer, aux bandes et disques magntiques,aux mmoires tores de ferrite, aux bandes perfores et aux lecteurs et imprimantescommandes par celles-ci.

    Mais avant ces machines l'homme a su stocker l'information, le chapitre 3 rappelleen quelques pages les grandes lignes de l'histoire de l'criture, ce qu'est une biblio-thque, avec description des circuits de quelques-unes, ce que sont les centres dedocumentation, les services qu'ils peuvent rendre et ceux qu'ils rendront. Le chapitresuivant dcrit sommairement les principales classifications en usage, la Classificationdcimale universelle, qualifie d' embrouille , celle de Dewey sur laquelle il insistepeu, celle de la Library of Congress , et les systmes hirarchiss et facettesdcrits avec plus de dtails et sur lesquels on sent que va la prfrence de l'auteur.Le chapitre avait commenc par dcrire les difficults du monsieur qui cherchaitpourquoi dans un film on avait projet sur un mur le mot Balthazar, une premirerecherche dans des dictionnaires lui apprit que c'tait un roi de Babylone, une autrerecherche l'amena lire le Livre de Daniel o il trouva le rcit du festin de Balthazaret l'explication qu'il recherchait. M. Meetham analyse toutes les oprations nces-saires dans une bibliothque, recherche de dictionnaires, de cotes, de concordanceset de Bibles... Il termine le chapitre en dcrivant comment le calculateur pourra aiderle lecteur rechercher une information, ce que devra faire le bibliothcaire pourmettre en mmoire l'information contenue dans le document, il dcrit le principe del'indexation par mots-cls, et les systmes pour les retrouver.

    La suite du livre dcrit comment on a diffus l'information, les premiers journauxau XVIIe sicle, et enfin les possibilits donnes par les calculateurs pour cette diffu-sion. Seule l'automatisation permettra d'aider les bibliothques et centres de docu-mentation remplir leur mission et renseigner le chercheur sans tre noy par lamare montante des donnes de l'information.

    Le livre de M. Meetham, trs dense, ne se prte gure tre rsum. Il doit trelu en entier, il n'est pas ennuyeux, certains dveloppements historiques sont trsintressants et si certains paragraphes sont un peu arides, il sait nous gayer detemps en temps par une rflexion humoristique ou paradoxale (il y en a sur les biblio-thques), ou par une histoire drle. Son plan n'est peut-tre pas absolument net, bienque la division en chapitres soit rigoureuse, ce que peut faire un calculateur est rpartientre plusieurs chapitres. De toute faon un bon index facilite les recherches. Les

  • ANALYSES *837

    lectures suggres ne peuvent pas tre qualifies de bibliographies car elles nesont que douze et, d'une manire gnrale, l'ouvrage manque un peu de rfrences,mais il nous apprendra beaucoup et sa lecture sera facilite par d'excellentes illus-trations en couleurs, schmas et reproduction de machines qui gayent un textemalgr tout ardu.

    Marie-Thrse LAUREILHE.

    2307. - PARKHILL (Douglas F.). - Demain l'ordinateur service public (Thechallenge of the computer utility), trad. par Franois Ott,... - Paris, Dunod,1970. - 22 cm, XVI-224 p., pl., ill. (Initiation aux nouveauts de la science. 20.)

    [36 F.]

    Publi en 1966 aux tats-Unis, traduit en France en 1970, cet ouvrage est fortintressant vu la place croissante de l'informatique dans la vie moderne. Il s'adresse tous, techniciens et utilisateurs, mais ces derniers peuvent parfaitement sautercertains passages un peu ardus.

    L'auteur a volontairement prsent son sujet, savoir un systme informatiquenon spcialis et accessible au public, comme une volution de la technique du hardware et du software . C'est pourquoi une partie assez importante de ce livreest consacre l'historique de la technologie des calculateurs depuis les premiresmachines calculer jusqu'aux ordinateurs de troisime gnration, la naissance, l'volution et la description des premiers systmes spcialiss limits simultan-ment plusieurs usagers qu'ils soient militaires ou civils. Aprs l'tude de la techno-logie du partage de temps, l'auteur aborde les considrations conomiques aussibien du point de vue du fournisseur de service ordinateur que du point de vue del'usager, sans mconnatre les problmes d'amortissement dans un domaine quivolue avec une extrme rapidit.

    La possibilit de l'organisation d'un service ordinateur public ayant t plusieursfois voque, il est normal que soient prsents au lecteur les facteurs lgaux d'unetelle organisation.

    Un glossaire franais-anglais plac en fin de volume complte de faon fort int-ressante un ouvrage qui ne peut laisser indiffrents les bibliothcaires concernspar les problmes d'utilisation d'ordinateurs puissants destins des tches multipleset diverses.

    Yvonne GUNIOT.

    2308. - STAATSINSTITUT DER MEDIZINISCHEN DOKUMENTATION et MEDIZINISCHEBIBLIOTHEK. Prague. - Universale dezimale Klassifikation. Revisionsvorschlag. -Praha, 1967-1970. - 29 cm.

    - 616. Klinische Medizin, klinische Pathologie. Besondere Anhngezahlen

    6I6.0I/.09. - 1967. - 8I ff.- 6I2.7/.9. Physiologie des Bewegungs- u. Nervensystems u. der Sinnesor-

    gane. Physiologische Psychologie u. topographische Physiologie.616.7/.9. Klinische Medizin (Pathologie) des Bewegungs- u.

  • *838 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    Nervensystems u. der Sinnesorgane. Psychiatrie u. topographi-sche Pathologie. - I970. - II-23I ff.

    Il tait ncessaire de rviser certaines sous-sections de la Classification dcimaleuniverselle afin de pouvoir y incorporer les progrs raliss dans le domaine mdical.Avec l'autorisation de la F.I.D., l'Institut public de la documentation mdicale et laBibliothque mdicale nationale de Prague ont publi, depuis 1966, dix volumes dervision de la classe 6 et de la sous-classe 57. Nous en avons reu deux dont les tablessont rdiges en allemand. Des index trilingues (allemand, tchque, latin) ont ttablis pour la psychiatrie et les maladies infectieuses.

    Yvonne GUNIOT.

    2309. - STERN (Jacques), LEPETIT (Pierre) et CHABANAS (Jean-Marc). - Initiationpratique l'informatique. Parlez-vous binaire? -- Paris, Dunod, I97I. -- 25 cm,XII-226 p., ill., pl. [39 F.]

    Cet ouvrage dont la prsentation est rendue attrayante grce de petits dessinshumoristiques n'en est pas moins fort srieux. Rdig par des professeurs l'E.N.S.A.,tous spcialistes d'informatique, il vise faire comprendre le fonctionnement desordinateurs ainsi que leurs divers modes d'exploitation. Un premier chapitre trsaccessible tous permet de comprendre les services que peuvent rendre les calcula-teurs lectroniques, et les moyens techniques mis en oeuvre pour obtenir le rsultatsouhait. Les auteurs exposent ensuite comment toute information doit et peut tretransforme en langage binaire pour tre traite. Le lecteur est alors confront avecles principes de base de l'algbre de Boole avant d'aborder la technologie des ordi-nateurs : unit centrale comportant l'organe de commande, l'organe de calcul et lammoire centrale. La lecture devient plus aride lorsque sont abordes les descriptionstechniques de fonctionnement du matriel lectronique : bascules, circuits logiques,etc... Les diffrents langages de programmation et leur comprhension par la machinesont fort clairement exposs; de mme les lments priphriques sont dcrits defaon succincte mais trs claire grce aux nombreuses illustrations.

    Les diffrents systmes d'exploitation sont tudis : traitement en temps rel ou entemps partag, traitement distance.

    Pour terminer, les auteurs dcrivent quelques ensembles lectroniques de calculet de gestion en fournissant les prix de location correspondants. Ces exemples debudget d'installation et de fonctionnement prsentent beaucoup d'intrt.

    Cet ouvrage a le mrite d'aborder tous les problmes essentiels; de ce fait la lecturede certains chapitres ncessite peut-tre un plus grand effort d'attention mais celapermet aux auteurs de ne pas sacrifier, comme cela arrive parfois, la facilit poursatisfaire le lecteur en le laissant dans l'ignorance de faits fort importants en infor-matique.

    Yvonne GUNIOT.

  • ANALYSES *839

    23I0. - SURACE (Cecily J.). -- The Displays of a thesaurus... - Santa Monica (Cal.),The Rand corporation, I970. - 28 cm, 37ff., 14 fac-sim., bibliogr.

    Il existe un bon nombre d'ouvrages et d'articles sur la construction d'une listed'autorit de vedettes de matires, ou d'un thesaurus 1, mais il y en a trs peu sur lameilleure faon de disposer cette liste pour que son usage par l'indexeur et le cher-cheur soit efficace et logique, et, jusqu'ici, on n'a gure tudi s'il valait mieux unedisposition alphabtique des termes, avec renvois, ou une disposition entirementhirarchise. Cette question a son importance si on considre qu'un programme demise jour d'un thesaurus par ordinateur vaut de 275 000 400 ooo francs. Mme C. J.Surace s'efforce de dcrire plusieurs dispositions de thesauri, y compris les problmesposs par la hirarchisation, la permutation, les relations smantiques et syntaxiqueset le classement par catgories.

    L'auteur commence par relever les plus rcentes dfinitions d'un thesaurus, elleen propose une qui en rsume 3 ou 4 autres : un thesaurus est une liste de termesautoriss, ou descripteurs, servant normaliser et dlimiter les concepts tirs despublications analyser, et qui, structure et dispose, met en vidence les relationssmantiques, syntaxiques ou hirarchiques. Elle cite ensuite les quatre principesde base d'un thesaurus, l'usage du langage naturel, une disposition permettantl'addition de nouveaux termes, des renvois donnant les points de vue smantiqueset hirarchiques et ce qu'un auteur a appel form and format , et que Mme Suraceprfre dfinir facilit d'utilisation . Elle tudie ensuite la disposition alphabtique,la plus simple, mais de peu d'utilit s'il n'y a pas de renvois, de rappels de renvois,sous des formes diverses, Voir, voir aussi, ou signes X et XX, etc... Des exemplessont donns, avantages et inconvnients sont tudis, ces derniers l'emportent pourMme Surace qui expose ensuite la disposition hirarchise, puis dcrit les index per-muts, ceux par catgories, etc...

    Les dernires pages sont consacres au rle du calculateur dans la constructionet la mise jour du thesaurus. Celui-ci peut tre entr en machine pour permettre desortir les relations rciproques, le contrle des renvois et celui de l'ordre hirarchique.Cela est fort onreux, dit l'auteur, un tel programme ne cote pas moinsde 50 ooo dollars, soit quelque 275 000 francs. Ce thesaurus s'intgre dans lesystme de recherche automatique de l'information qui est le systme de l'avenir.

    Une bibliographie de 48 rfrences termine l'ouvrage. Elle comprend quelquesarticles et ouvrages de mthodologie et quelques thesauri amricains. Les notices ensont trs brves. 14 fac-simils de pages de thesauri illustrent ce travail. Elles peu-vent tre trs utiles pour les tudes thoriques et l'enseignement car certains de cesthesauri ne sont pas encore trs rpandus en France.

    L'intressant travail de Mme Surace sera utile tous ceux qui envisagent d'tablirun thesaurus, s'il y a de nombreux articles dcrivant tel ou tel thesaurus, il n'y a pasnormment d'ouvrages thoriques. Celui-ci tudie une question assez peu discutejusqu'ici.jusqu'ici. Marie-Thrse LAUREILHE.

    I. Nous en avons dnombr environ 500, mais nous avons conscience que notre fichierest loin d'tre exhaustif.

  • *840 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    DIFFUSION

    23II. - REID (James M.). - An Adventure in textbooks, I924-I960. - New York,R. R. Bowker, I969. -- 23 cm, VIII-I98 p.

    L'esprit d'aventure, c'est bien connu, est ventuellement, en chacun de nous, sinous voulons bien y prter attention et le reconnatre. James M. Reid a trouvl'aventure de 1924 I960, dans l'dition et a voulu nous en faire connatre les pri-pties.

    Aprs ses tudes universitaires, il a dbut au service commercial de la maisonHarcourt et Brace dont il nous dcrit, de faon amusante, les principaux personnagesau moment de son arrive. Il a termin en profitant de l'avnement des ordinateurspour programmer certains de ses manuels l'usage d'tudiants, comme il nous endonne un exemple, la fin de son livre avec un pome de Robert Frost.

    Entre-temps, il a fait la connaissance de gens importants ou clbres dont il devaitpublier des textes ou sur lesquels il projetait de prparer des livres.

    Il n'a pas pu s'empcher de dsigner la plupart des personnes dont il parle parleurs initiales; c'est videmment une habitude d'homme press, mais c'est parfaite-ment agaant.

    Dans l'ensemble, Reid a certainement eu une carrire intressante qu'on pourraitvolontiers lui envier pour la varit en particulier.

    Sylvie THIBEAULD.

    CONSTRUCTION ET QUIPEMENT

    2312. - BRADEN (Irene A.). - The Undergraduate library. - Chicago, Americanlibrary association, 1970. - 28 cm, X-I58 p., plan, ill. (ACRL monograph., n 3I).

    Les bibliothques pour undergraduate ont t cres sur les campus amricainsces vingt dernires annes dans le but de rpondre aux besoins propres cette cat-gorie d'tudiants.

    L'ouvrage de Irene A. Braden, le premier consacr ce type d'tablissements tudiesix bibliothques disposant d'une installation indpendante de la bibliothquecentrale : la bibliothque Lamont l'Universit de Harvard, la bibliothque URIS l'Universit Cornell et les bibliothques pour undergraduate des Universitsdu Michigan, de Caroline du Sud, du Texas et de l'Indiana.

    Pour la rdaction de cet ouvrage qui est d'ailleurs sa thse de doctorat, l'auteur aeu de nombreux contacts avec le personnel de ces tablissements; il a pu avoir accsaux dossiers de construction, d'quipement, tudier aussi bien les circonstances quiont dtermin les autorits universitaires dcider la cration de la bibliothque quele fonctionnement de celle-ci.

    Le cot de la construction, du matriel, du mobilier sont successivement examins.Des plans, plus ou moins dtaills, des croquis, des photos accompagnent la descrip-tion du btiment, de leurs amnagements; clairage, chauffage, ventilation, rev-tements de sol, mobilier, etc...

  • ANALYSES *841

    La capacit en places assises est indique pour chaque bibliothque. Elle varie- en fonction de la taille de l'tablissement - de 600 1 885 places. La proportiondes places assises par rapport l'effectif des tudiants n'est pas toujours indique,mais elle semble s'tablir entre I0 30 %.

    Une partie importante est ensuite consacre l'tude des collections (prvues gn-ralement pour ne pas dpasser 175 000 volumes), de leur constitution, de leur rythmed'accroissement.

    L'organisation des services de la bibliothque, les relations avec les lecteurs sontgalement tudies.

    Cet ouvrage contient un certain nombre d'informations qui peuvent fournirdes points de comparaison intressants pour les bibliothques universitaires oud'tude, dans des domaines aussi divers que la construction, l'quipement, l'accrois-sement des collections, la rpartition des tches du personnel et les statistiques deprt.

    Jacqueline LEROY.

    2313. - Planning the academic library. Metcalf and Ellsworth at York. Ed. byHarry Faulkner Brown. - Newcastle-upon-Tyne, Oriel press, I97I. - 21 cm,97 p.

    Prfac et dit par M. Faulkner Brown, architecte anglais devenu lui-mmeexpert en construction de bibliothques, cet ouvrage donne avec un certain retardle compte rendu des confrences faites en 1966 l' Institute of advanced architec-tural studies de York dans le cadre du Sub-committee of the Standing conferenceof national and university libraries (SCONUL) par deux bibliothcaires amri-cains, de renomme internationale, spcialistes des problmes de construction desbibliothques universitaires : Keyes D. Metcalf et Ralph E. Ellsworth.

    Tous deux consultants depuis de nombreuses annes, ils exposrent, d'unemanire trs concrte et prcise, leur auditoire compos de bibliothcaires etd'architectes la dmarche normalement suivie pour concevoir un plan de biblio-thque et le raliser.R. E. Ellsworth considre que le point de dpart est, sans conteste, la mise aupoint du programme. Dfinir les objectifs de la bibliothque universitaire courtet long terme est une opration qui doit tre minutieusement conduite en raisonde l'invitable volution des institutions et des mthodes d'enseignement. Le nombred'tudiants et de chercheurs, le pourcentage prvu d'augmentation des effectifs,l'indice de frquentation de la bibliothque, la localisation de celle-ci par rapportaux btiments d'enseignement et aux rsidences universitaires, l'importance du fondsexistant et les prvisions d'accroissement des collections, l'adoption d'un plan divi-sionnel avec une structure modulaire sont autant d'lments qui entrent dans ladtermination du programme.

    Une analyse des besoins des diffrents services et des usagers, comparable auxtudes de march des entreprises, doit tre effectue par le bibliothcaire avec leconcours du consultant . Un schma des liaisons, traduit par un organigramme,

  • *842 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    prcisera, si besoin en tait encore, que la bibliothque doit la fois collecter desinformations et les mettre la disposition des lecteurs.

    Un tel programme se prsente sous la forme d'un document crit qui est discutet approuv par les autorits universitaires. Il est un guide pour l'architecte qui doiten exprimer le contenu par un plan. La conception du programme et son laborations'inscrivent dans une priode de temps donne au cours de laquelle est tabli le pro-gramme des travaux et leur cot estim.

    K. D. Metcalf insiste, pour sa part, sur le fait que les problmes techniques doiventaussi tre traits ds le stade initial du programme. Il dfinit l'architecture modu-laire et se livre une tude des dimensions idales de la trame, des rpercussionsd'un plan modul et de l'introduction de l'automatisation sur le cot du btiment(installations lectriques, chauffage, ventilation, clairage), des qualits ncessairesdu mobilier (confort, robustesse, esthtique). Des normes de surface pour les servicespublics et intrieurs sont donnes comme base de calcul de la superficie totale. Tousles types de liaisons verticales tant pour les lecteurs que pour les documents (ascen-seur, escalator, monte-charge, tube pneumatique, convoyeur...) sont analyss ainsi quele matriel de reprographie en usage courant dans les bibliothques universitaires.

    C'est dire que l'ensemble des problmes touchant la construction et l'quipementdes bibliothques universitaires a t trait avec un souci de prcision et de clart.

    Au cours de leurs confrences, les deux consultants , et en particulier R. E. Ells-worth, n'ont pas manqu d'insister sur le fait que les rles du bibliothcaire et del'architecte ne sont pas concurrentiels, mais complmentaires The Librarian isnot an architect, his job is to state the problem in words... It is for the architectnot the librarian to solve the problems architecturally ...

    Marie-Thrse POUILLIAS.

    II. BIBLIOTHQUES ET CENTRES DE DOCUMENTATION

    23I4. - CHAUMIER (Jacques). - Les Techniques documentaires. -- Paris, Pressesuniversitaires de France, 1971. - I7,5 cm, 128 p. (Que sais-je? n 1419).

    - VAN DIJK (Marcel) et VAN SLYPE (Georges). - Le Service de documenta-tion face l'explosion de l'information. - Paris, Les ditions d'organisation;Bruxelles, Les Presses universitaires de Bruxelles, 1969. - 27 cm, 266 p., 76 fig.,56 rf.

    - VICKERY (B. C.). - Techniques of information retrieval. - London,

    Butterworths, 1970. - 21,5 cm, VIII-264 p., fig., 242 rf.- MIKHAILOV (A. I.), &jadnr;ERNYJ (A. I.) et GILJAREVSKIJ (R. S.). - Osnowy

    Informatiki. Grundlagen der wissenschaftlichen Dokumentation und Information.I, 2. - Opladen, Westdeutscher Verlag, I970. - 2 vol., 21 cm, XXIII-632 p.,32 tableaux, II6 fig., nombr. rf.

    Ces quatre manuels - d'ampleur fort ingale - sont probablement assez repr-sentatifs des tendances de leurs pays respectifs pour tre l'objet d'une comparaisonintressante.

  • ANALYSES *843

    Le premier pose au critique un srieux problme de choix, car il faudrait chaquepage relever des erreurs de fait, des affirmations aventures, des formules hautementcontestables. Il ne peut en tre question ici, et nous devrons nous contenter deprsenter quelques spcimens (parmi des centaines d'autres) de passages que l'auteurdevrait rviser dans une prochaine dition. Le chapitre I veut donner une histoirede la documentation en 7 pages, mais peu prs une date sur dix est exacte, et l'onnous apprend par exemple que les premires tudes de classification bibliogra-phique datent de I929, que la confrence de Dorking de 1957 s'est tenue Londres...Suit un chapitre sur les systmes documentaires o il nous est dit que le Clearing-house des tats-Unis - c'est--dire le National technical information service -regroupe et diffuse non seulement les rapports de recherche, mais encore les thses, preprints et communications de congrs et sminaires, et que cette littratureinsaisissable est le principal support de transfert des connaissances . Le troisimechapitre, traitant des moyens documentaires nous confie, pour commencer, quele matriel de stockage de l'information conserve sous sa forme originelle com-prend les fichiers et les rayonnages. Mais (p. 39) le volume des fichiers conven-tionnels les a fait remplacer par des outils plus adapts la masse documentaire .Les fiches superposition visuelle reposent sur le principe de la mmoire documen-taire organisation par ide . Il est dit grand bien (p. 50) du Miracode et l'Eccetronest prsent assez longuement comme prsentant des caractristiques originales .Le chapitre IV est consacr aux langages documentaires. Quelques-unes de sesaffirmations paratront sans doute pour le moins surprenantes aux linguistes : parexemple celle qui concerne le problme du sens, c'est--dire de la raison pourlaquelle un mot dsigne tel concept... , la dmarche de la recherche documentaire...prsente un caractre vertical dominant et vise rduire le discours linaire (p. 57).La premire classification encyclopdique utilise est celle de Melville [sicl]Dewey (p. 61), et la dernire en date est la Classification internationale des brevets(p. 65). Facettes et catgories de la Colon classification sont confondues (pp. 66-69).D'ailleurs, l'imprcision du vocabulaire utilis est constante : en voici un bon exemple(p. 71) : Dans les langages structure combinatoire l'indexation s'effectue auniveau de chaque concept lmentaire, chacun de ces concepts tant exprim parun terme appel ' mot-clef ' et dans un langage classificateur, une notion estexprime par un indice reprsentant l'ensemble des inclusions . On apprend que,dans les thesaurus explicits , tous les termes apparaissant comme relations [ ?]se retrouvent dans la liste leur place alphabtique avec les relations inverses (pp. 79-80). J.-C. Gardin sera probablement tonn d'apprendre que la grammaireSyntol comprend des indicateurs de rles (p. 89 : il s'agit en fait des opra-teurs ). Le chapitre v traite de l'automatisation documentaire. Il n'est pas sansprsenter des obscurits : voir par exemple ce qui est dit (p. I09) des coefficientsde pondration, ou des affirmations tranges, telle celle-ci, concernant les systmesde recherche en full text dont la logique de recherche est beaucoup plus dveloppe,car elle fait intervenir un nombre plus important d'oprateurs logiques qui permet-tent d'accrotre les possibilits de combinaisons sur le texte (pp. I09-II0), ou encorele passage o nous apprenons que, dans les systmes mots-clefs, il est galementpossible d'adjoindre un thesaurus parallle ou des codes smantiques prcisant le

  • *844 BULLETIN DE DOCUMENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    point de vue ou l'aspect sous lequel est considr un terme (p. II5). Le dernierchapitre envisage l'avenir de la documentation . L'auteur confond sans doutel'avenir et le prsent quand il y affirme que L'utilisation des donnes diffusessous forme de bandes magntiques est... un fait qui a reu un dbut d'application .Les mthodes statistiques d'indexation automatique y sont prsentes sans autrecritique que celle portant sur le fait que la technique de Luhn de 1958 (la seule dontil soit question) est moins satisfaisante applique au franais, dont une des rglesessentielles de style est d'viter les rptitions . Quant aux mthodes linguistiques(ou grammaticales) , elles cherchent transformer les lments du texte en denouveaux lments (pp. I2I-I22).

    Il est vraiment regrettable que la direction des P.U.F. n'ait pas soumis le textede M. Chaumier l'apprciation critique de quelques spcialistes comptents avantde le publier : cela aurait pargn bien des tudiants en documentation les mauvaisesnotes qu'ils ont d certainement recevoir de leur jury, pour avoir pris leur compte l'examen les conceptions, disons peu orthodoxes, qu'ils auront tires de la lecturede cet ouvrage.

    Le livre de MM. Van Dijk et Van Slype fait partie de ce genre de littrature, quia fleuri dans les annes 50 aux tats-Unis, destine promouvoir les activits commer-ciales d'un Bureau de Conseils en organisation (les publications de Taube et de sonquipe de Documentation Inc. en taient trs reprsentatives). Il est bien prsent,crit dans un style agrable et assez journalistique , orn de reproductions - engnral bien choisies - de pages de classifications ou de thesaurus, ou encore dejournaux de rsums ou de leurs index, et de trs nombreux abaques permettant(selon les auteurs) de calculer les cots des oprations documentaires. Il plat doncbeaucoup aux documentalistes dbutants.

    Les auteurs ont divis leur texte en six parties : le boom de la documentation;les oprations prliminaires au lancement d'un service de documentation; l'enregis-trement documentaire; la distribution documentaire; l'valuation de la documen-tation ; perspectives pour les annes 1970. Comme le titre mme de l'ouvrage l'indiqueet comme le confirme celui de la premire partie, MM. Van Dijk et Van Slypecroient la ralit du phnomne dit de l'explosion documentaire et son carac-tre rcent. Nous lisons (pp. 17-18) que la nature mme du ' document ' s'estconsidrablement modifie depuis le dbut du sicle , qu'il se publie annuellementquelque I0 millions de documents dans le monde et que, tant donn qu'un homme ne peut lire entirement que de 200 I ooo documents par an , la tche de laDocumentation est de lui choisir, parmi les I0 millions de documents qui paraissentannuellement, les quelques documents qui sont les plus utiles pour lui (p. 19).Page 25, il est affirm que la documentation mondiale reprsente... une massetotale de 250 milliards de caractres , ce calcul tant fond sur une moyenne deI0 pages de 50 lignes de 50 caractres et espaces par document. Page I03, cependant,traitant de la condensation des documents (i. e. de la fabrication de leurs rsumsanalytiques) les documents de dimension moyenne sont indiqus comme ayant+ 5 pages. En l'absence de toute dfinition de ce que l'on entend ici par document ,et de toute prcision sur les donnes statistiques utilises et le mode de calcul de ces moyennes , il est vident que de tels chiffres sont sans valeur. Malheureusement,

  • ANALYSES *845

    on retrouve de telles approximations tout au long de l'ouvrage. A la mme page 25,on remarque une bien curieuse figure 2, qui voudrait correspondre la loi deCleverdon : une comparaison avec les figures 8 et 9 de l'article de Cleverdon lui-mme dans les Aslib proceedings de juin 1967 (par exemple) montrera le degr desimplification abusive auquel sont conduits MM. Van Dijk et Van Slype par leursouci didactique. Page 27, ils mentionnent, sans le critiquer ( la suite d'un tableauindiquant cinq gnrations successives de mthodes documentaires, caractriseschacune par un outil d'enregistrement et de recherche dtermin : rayons dela bibliothque pour la Ire gnration, avant I900; fichier bibliothque pourla 2e, depuis I900; index publi pour la 3e, depuis 1940 ; fichier mcanis depuis 1965 pour la 4e...) un tagement... dans l'automatisation de la recherchedocumentaire propos par M. Rolling : rayons d'une bibliothque traditionnelle pour quelques centaines d'ouvrages , index pour accder quelques milliersde documents , l'ordinateur devenant gnralement indispensable pour descollections de plus de 20 ooo articles .

    La deuxime partie commence (pp. 39-40) par un chapitre de 65 lignes de chacuneenviron 40 caractres ou blancs sur la dfinition des besoins des usagers , sansune rfrence. Le chapitre III traite de l'acquisition des documents - primaires etsecondaires - en 3 pages environ, y compris l'utilisation des rpertoires de prio-diques (sans mentionner ni les rpertoires nationaux, ni les rpertoires internatio-naux spcialiss), des catalogues d'diteurs (mais non celle des bibliographiesnationales)... Les chapitres IV et v concernent respectivement le choix du langaged'indexation et l' laboration du thesaurus de mots-cls . La base de classifi-cation des langages documentaires est une hirarchie que l'on peut distinguerdans le langage : mot-concept-sujet, le mot pouvant tre assimil l' atome , le concept la molcule et le sujet au mlange chimique . Il en ressort que L'in-dexation peut se faire sur les mots, sur les concepts ou sur les sujets, ce qui donne troistypes de langages documentaires distincts (p. 51). Les langages bass sur lessujets, dont les termes d'indexation sont les vedettes-matire sont apparus unepoque o le souci de classer convenablement les documents l'emportait sur celuid'organiser efficacement la recherche en faveur des usagers; partir du moment ola recherche devient prdominante ils ne sont plus adapts et tendent dispa-ratre (p. 53). Mais il faut fournir aux documentalistes et aux usagers un moyenadquat pour leur permettre de trouver les termes dont ils ont besoin pour indexerun document ou formuler une question , e