Arthur Schopenhauer - Psychaanalyse SCHOPENHAUER - BIOGRAPHIE... · Arthur Schopenhauer 2 Dantzig,...

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Arthur Schopenhauer 1 Arthur Schopenhauer Arthur Schopenhauer Philosophe allemand Époque moderne Données clés Naissance 22 février 1788 à Dantzig  Royaume de Prusse Décès 21 septembre 1860 (à 72 ans) à Francfort-sur-le-Main  Royaume de Prusse École/tradition Kantisme, Idéalisme Principaux intérêts Métaphysique, cognition, esthétique, morale, religion Idées remarquables Vouloir-vivre, Monde comme volonté, Monde comme représentation Œuvres principales Le monde comme volonté et comme représentation, Parerga et Paralipomena Influencé par Kant, Platon, Hindouisme, Goethe, Lucrèce, Spinoza, Bouddhisme, Maître Eckhart A influencé Nietzsche, Freud, Jung, Wittgenstein, Cioran, Bergson, Proust, Horkheimer. Arthur Schopenhauer écouter [ˈartʊr ʃoːpʰœnhoːʁ] est un philosophe allemand, né le 22 février 1788 à Dantzig en Prusse, mort le 21 septembre 1860 à Francfort-sur-le-Main. Biographie Né le 22 février 1788 à Dantzig, Arthur est le fruit du mariage célébré en 1785 entre Johanna Henriette Trosiener, âgée alors de 19 ans, et de Henri Floris Schopenhauer qui en a 38. Avant même sa naissance, ce dernier veut en faire un commerçant, tout comme lui, du fait de laisance et de la liberté que la carrière commerciale procure, ainsi que lexercice qu'elle donne à toutes les facultés intellectuelles. Souhaitant aussi, fort intelligemment, en faire un citoyen du monde, il le prénomme Arthur, ce prénom étant, à quelques nuances près, le même dans toutes les grandes langues européennes.
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Arthur Schopenhauer 1

Arthur SchopenhauerArthur SchopenhauerPhilosophe allemand

poque moderne

Donnes cls

Naissance 22fvrier1788 Dantzig

Royaume de Prusse

Dcs 21septembre1860 ( 72ans) Francfort-sur-le-Main

Royaume de Prusse

cole/tradition Kantisme, Idalisme

Principaux intrts Mtaphysique, cognition, esthtique, morale, religion

Ides remarquables Vouloir-vivre, Monde comme volont, Monde comme reprsentation

uvres principales Le monde comme volont et comme reprsentation, Parerga et Paralipomena

Influenc par Kant, Platon, Hindouisme, Goethe, Lucrce, Spinoza, Bouddhisme, Matre Eckhart

A influenc Nietzsche, Freud, Jung, Wittgenstein, Cioran, Bergson, Proust, Horkheimer.

Arthur Schopenhauer couter [artr opnhow] est un philosophe allemand, n le 22fvrier1788 Dantzigen Prusse, mort le 21septembre1860 Francfort-sur-le-Main.

BiographieN le 22fvrier1788 Dantzig, Arthur est le fruit du mariage clbr en 1785 entre Johanna Henriette Trosiener,ge alors de 19 ans, et de Henri Floris Schopenhauer qui en a 38. Avant mme sa naissance, ce dernier veut en faireun commerant, tout comme lui, du fait de laisance et de la libert que la carrire commerciale procure, ainsi quelexercice qu'elle donne toutes les facults intellectuelles. Souhaitant aussi, fort intelligemment, en faire un citoyendu monde, il le prnomme Arthur, ce prnom tant, quelques nuances prs, le mme dans toutes les grandeslangues europennes.

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Arthur Schopenhauer 2

Dantzig, ul. w. Ducha (anciennementHeiligegeistgasse) Maison natale d'Arthur

Schopenhauer

Portrait de jeunesse de Schopenhauer.

En 1793, la famille Schopenhauer fuit devant l'occupation prussiennepour s'tablir dans la ville libre de Hambourg. Son unique sur, Adle,nat neuf ans aprs lui, en 1797. La mme anne, Henri FlorisSchopenhauer commence soccuper de lducation de son fils afinqu'il embrasse une carrire commerciale. Selon lui, deux moyens sontrequis pour y parvenir : ltude des langues et les voyages. Ainsi, en1797, Arthur (9 ans) passe deux ans au Havre chez un correspondantde son pre o il tudie la langue franaise. De retour Hambourg, ilpoursuit ses tudes commerciales, mais ne manque pas une occasion desuivre son pre lors de ses dplacements (Hanovre, Cassel, Weimar,Prague, Dresde, Leipzig, Berlin). la promesse faite par son pre dunvoyage en Europe sil achve sa formation commerciale, Arthur sedtourne de sa passion naissante pour les tudes littraires. En effet, ilaime lire les potes et sapplique au latin. Le voyage dbute en mai1803 (Arthur a donc 15 ans) et sachve au mois de septembre 1804. Ilsjourne ensuite Londres (suffisamment longtemps pour apprendre parler langlais couramment), Paris, dans le Midi de la France, Lyon, en Savoie, en Suisse, puis finalement en Bavire et en Autriche.

De retour de voyage il devient employ commercial. Son travail luirpugne et l'engagement qu'il a pris vis--vis de son pre le ronge.Mais son pre meurt quelque temps aprs, le 20avril1806, en tombantou en se jetant (suicide ?) dun grenier dans le canal situ derrire lamaison. la suite de ce funeste vnement, Johanna Schopenhauer, samre, vend le fonds de commerce et s'installe Weimar pour se livrer ses activits littraires. Elle tient chez elle un salon auquel Goetheassiste rgulirement. Elle devient une romancire succs. Quant Arthur, il entreprend enfin des tudes classiques au Gymnasium(Lyce) de Gotha, puis Weimar chez sa mre, o il rencontre Goethepour la toute premire fois. Ainsi, Schopenhauer devient un tudiantoriginal mais dtermin, nourri des potes grecs et latins.

Aprs ses tudes classiques qui lont familiaris avec lAntiquit, ilsinscrit en 1809 luniversit de Goettingue (Gttingen) o ilrencontre Heinrich Reiss. Il a alors 21 ans. Parmi ses professeurs, ilcompte le philosophe Schulze, antidogmatique (contest par JonathanAmronson), qui craint de voir dgnrer lidalisme transcendantal enidalisme absolu. Ce premier directeur philosophique lui conseilladtudier dabord Kant, et Platon et dy joindre ensuite Aristote etSpinoza, ce qui constituait, pour lui, les rfrences du travailphilosophique.

Il achve sa carrire d'tudiant Berlin, universit dans laquelle ilpasse trois semestres (de 1811 1813). Ce qui le pousse rester dans cette ville est son dsir dentendre Fichte pourqui il conoit une admiration a priori, laquelle ne rsiste pas lpreuve. Ce qui l'a loign de Fichte et de saphilosophie, c'est le dogmatisme du fond et le caractre trop oratoire de la forme. Le cours de Schleiermacher sur

lhistoire de la philosophie au Moyen ge le laisse relativement indiffrent. Mais il se passionne pour les leons de Boeckh sur Platon, et plus encore pour celles de Wolf ( ne pas confondre avec Christian von Wolff le clbre

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Arthur Schopenhauer 3

Leibnizien) sur Aristophane, et sur Horace, grand pote latin qui devient un de ses auteurs favoris, avec Ptrarque.Sa formation initiale sachve en 1813. Arthur Schopenhauer a vingt-cinq ans. Il quitte Berlin pour commencer soccuper de sa thse de doctorat, son premier ouvrage important.En 1813, il soutient donc sa grande thse dont le titre exact est De la Quadruple Racine du principe de raisonsuffisante l'universit d'Ina. La mme anne, il retrouve Goethe, Weimar, avec qui il discute des crits sur lamanifestation des couleurs, dont il tirera une thorie. Il rdige, en 1815, son propre essai sur ce thme, Sur la vue etles couleurs, dit en 1816. Il dcouvre ces annes-l la philosophie hindoue, grce l'orientaliste Friedrich Majer etla lecture des Upanishads. En 1814, il se brouille avec sa mre et emmnage seul Dresde.De 1814 1818, il rdige sa grande uvre Le Monde comme Volont et comme Reprsentation qu'il confie la findu mois de septembre son diteur Brockhaus et quitte Dresde pour un long voyage en Italie. Au dbut de 1819,parat Le Monde comme Volont et comme reprsentation (puis 2e dition en 1844, et 3e en 1859) o il dpassel'impossibilit kantienne d'accder une connaissance de la chose en soi, de voir au-del du monde phnomnal. Lesdeux premires ditions sont, hlas, des checs ditoriaux. En aot, quand il apprend la faillite de la socit danslaquelle il a plac son hritage, il rentre prcipitamment en Allemagne, et en octobre, pour soulager sa gnefinancire, il devient charg de cours l'Universit de Berlin o enseigne le philosophe Hegel, qu'il critiqueravigoureusement dans ses ouvrages, philosophe qui occupe alors toute l'attention philosophique dans l'Allemagne duXIXesicle (il choisit d'ailleurs de faire cours la mme heure que Hegel). Il dmissionne au bout de six mois, fauted'tudiants. Il en profite pour voyager et part de nouveau pour l'Italie.

Tombe de Schopenhauer au cimetire principalde Francfort.

Il fait une dpression en 1823. En 1825, il arrive vivre de ses rentes,retourne Berlin et tente de relancer sa carrire universitaire. Il quittecette ville en 1831 pour Francfort, puis Mannheim. Il retourne Francfort en 1833. Il est rcompens en 1839 par la Socit royale dessciences de Norvge pour son mmoire Sur la libert de la volonthumaine, qu'il joint son essai Sur le Fondement de la morale pour lespublier sous le nom de Les Deux Problmes fondamentaux de l'thiqueen 1841. Il publie Parerga et Paralipomena en 1851. C'est seulementvers la fin de sa vie que l'importance considrable de son uvre estenfin reconnue, et que l'attention des philosophes se dtourne presqueentirement de la philosophie hglienne.

Arthur Schopenhauer, de constitution robuste, voit sa sant commencer se dtriorer en 1860. Il dcde d'une crisecardiaque, la suite d'une pneumonie, en septembre 1860 l'ge de soixante-douze ans, Francfort-sur-le-Main, oil est enterr (voir photo). Son chien, un caniche du nom d'Atma, est son seul hritier.

Situation de sa philosophie

SourcesSelon ses propres dires, la philosophie de Schopenhauer est principalement inspire de celles de Platon, d'EmmanuelKant et des textes sacrs indiens (dont le vdanta) que l'Europe venait de dcouvrir grce aux traductionsd'Anquetil-Duperron. Les crits de Kant, tout autant que les livres sacrs des Hindous et de Platon, ont t, aprs le spectacle vivant de lanature, mes plus prcieux inspirateurs. [1]

Sa philosophie a galement une trs forte convergence de points de vue avec la philosophie bouddhiste si bien qu'on l'a considr, parfois, au dix-neuvime sicle comme un philosophe bouddhiste , bien que le bouddhisme ne ft pas encore vritablement connu en Europe avant les ouvrages et les traductions dEugne Burnouf en 1844 et donc seulement bien aprs l'apparition de l'uvre matresse de Schopenhauer, Le Monde comme volont et comme

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aristophanehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Horacehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=P%C3%A9trarquehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1813http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=I%C3%A9nahttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Johann_Wolfgang_von_Goethehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Weimarhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1815http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1816http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Majerhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Upanishadhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1814http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Dresdehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Monde_comme_Volont%C3%A9_et_comme_Repr%C3%A9sentationhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Arnold_Brockhaushttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1819http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1844http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1859http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Berlinhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Georg_Wilhelm_Friedrich_Hegelhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Allemagnehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XIXe_si%C3%A8clehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cimeti%C3%A8re_principal_de_Francforthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cimeti%C3%A8re_principal_de_Francforthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fichier%3AGrabstein_Schopenhauer.JPGhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1823http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1825http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1831http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Francfort-sur-le-Mainhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1833http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1839http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1841http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1851http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Georg_Wilhelm_Friedrich_Hegelhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Platonhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Emmanuel_Kanthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Emmanuel_Kanthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=V%C3%A9dantahttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Abraham_Hyacinthe_Anquetil-Duperronhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Philosophie_bouddhistehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Eug%C3%A8ne_Burnouf

Arthur Schopenhauer 4

reprsentation.

PositionArthur Schopenhauer se rfre Platon, se place en unique hritier lgitime de Kant, et il se dmarque surtoutouvertement des post-kantiens de son poque : en effet, ds que l'occasion se prsente, il critique frocement nonseulement les personnalits de faon souvent comique par l'outrance de ses imprcations et de ses insultes mais aussi et surtout les ides de Fichte, Hegel et Schelling, philosophes quil exclut non seulement de la filiation dela philosophie kantienne en arguant de leur incomprhension de celle-ci mais aussi, parfois, purement et simplement,de la philosophie. Ainsi, par exemple, le ressort essentiel de sa critique de Hegel rside notamment dans undsaccord total sur la nature de la raison et aussi sur le refus argument de faire de la Raison le substitut d'un Dieu,toute conception de Dieu tant dfinitivement exclue de toute conception mtaphysique de ce qui fait "l'essenceintime de l'tre et du Monde".Il est noter aussi qu'il prfre la premire version de la Critique de la raison pure[2] car il rprouve, entre autres, le thisme dont Kant aurait fait preuve lors de ses corrections postrieures la premire dition, sans doute suite des pressions professorales inconscientes, reflets d'un tat soucieux de ne pas remettre en cause l'ordrehistorique[rf.ncessaire]. Mais que personne ne se figure connatre la Critique de la raison pure, ni avoir une ide claire de la doctrine deKant, s'il n'a lu la Critique que dans la seconde dition ou dans les suivantes ; cela est absolument impossible, car ilna lu quun texte tronqu, corrompu, dans une certaine mesure apocryphe. [3]

InfluencesLa philosophie de Schopenhauer a eu une influence importante sur de trs nombreux crivains, philosophes ouartistes majeurs du XIXesicle et du XXesicle : Gustave Flaubert, Octave Mirbeau, Guy de Maupassant, FriedrichNietzsche, Richard Wagner, Lon Tolsto, Sigmund Freud, Joaquim Maria Machado de Assis, mile Zola, PioBaroja, Joris-Karl Huysmans, de manire gnrale le dcadentisme, Marcel Proust, Thomas Mann, Hermann Hesse,Fiodor Dostoevski, Jean-Marie Guyau, Henri Bergson, Ludwig Wittgenstein, Andr Gide, Emil Cioran, SamuelBeckett ainsi que de nos jours Michel Houellebecq[4] et Clment Rosset ou plus rcemment les frres Wachowskiqui avouent s'tre directement inspirs du philosophe pour leur trilogie Matrix. Sa vision d'un monde absurde (dnude sens) prfigure galement partiellement l'existentialisme.La notion d'inconscient est prsente dans son uvre et sa thorie de la folie engendre par le trouble de la mmoireest globalement conforme la thorie freudienne. La lecture du Monde comme Volont et comme Reprsentation asuscit l'intrt de Nietzsche pour la philosophie. Bien qu'il mprist particulirement les ides de Schopenhauer surla compassion - en qui il vit de plus en plus une incarnation majeure de ce qu'il appelle le "nihilisme passif" -Nietzsche affirmait que Schopenhauer tait l'un des rares penseurs qu'il respectait, et il lui consacra son essai"Schopenhauer als Erzieher" (Schopenhauer ducateur, 1874), une de ses quatre Considrations inactuelles.Les rflexions de Schopenhauer sur le langage mais aussi sur l'thique ont t une influence majeure pour LudwigWittgenstein.On peut considrer le concept de Volont comme ressemblant assez troitement des exemples classiques dumonisme, tels que ceux proposs par les Upanishads et la philosophie Vedanta. Schopenhauer a galementdvelopp des rflexions partiellement en accord profond avec la thorie de l'volution, avant mme que Darwin nepublie ses travaux. Par exemple, l'ide que toute vie cherche essentiellement se prserver et engendrer unenouvelle vie, et aussi celle que les facults mentales ne sont que des outils subordonns cette "fin". Cependant,contrairement Darwin, Schopenhauer considrait les espces comme tant fixes. Son intrt pour la philosophieorientale a apport de nouvelles ides en Occident. Son respect pour les droits des animaux - y compris sonopposition vhmente la vivisection - a conduit de nombreux militants modernes des droits des animaux leredcouvrir.

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Platonhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Emmanuel_Kanthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Johann_Gottlieb_Fichtehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Georg_Wilhelm_Friedrich_Hegelhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Wilhelm_Joseph_von_Schellinghttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Critique_de_la_raison_purehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Apocryphe_%28litt%C3%A9rature%29http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=XXe_si%C3%A8clehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gustave_Flauberthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Octave_Mirbeauhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guy_de_Maupassanthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Nietzschehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Nietzschehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Richard_Wagnerhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=L%C3%A9on_Tolsto%C3%AFhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sigmund_Freudhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Joaquim_Maria_Machado_de_Assishttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89mile_Zolahttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pio_Barojahttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pio_Barojahttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Joris-Karl_Huysmanshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=D%C3%A9cadentismehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Marcel_Prousthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Thomas_Mannhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Hermann_Hessehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fiodor_Dosto%C3%AFevskihttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Marie_Guyauhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Henri_Bergsonhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ludwig_Wittgensteinhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Andr%C3%A9_Gidehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Emil_Cioranhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Samuel_Becketthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Samuel_Becketthttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Michel_Houellebecqhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cl%C3%A9ment_Rossethttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wachowskihttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Matrixhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Absurdehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Existentialismehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Consid%C3%A9rations_inactuelleshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ludwig_Wittgensteinhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ludwig_Wittgenstein

Arthur Schopenhauer 5

Prsentation de sa philosophie

Portrait (1815)

Critique de la philosophie universitaire

Dans sa clbre prface de la "Philosophie du droit" de 1820,Schopenhauer prcise que "La philosophie n'est plus comme chez lesGrecs exerce comme un art priv, elle a une existence officielle quiconcerne donc le public, elle est principalement ou exclusivement auservice de ltat". Dans son petit livre "Contre la philosophieuniversitaire" ou "Parerga et Paralipomena", paru en 1851,Schopenhauer s'insurge une nouvelle fois contre l'enseignement de laphilosophie tel qu'il est alors pratiqu et surtout contre sa rcuprationpar ltat. On peut citer ce passage loquent qui met en garde lajeunesse intellectuelle face au danger de croire scientifique et fondeune discipline qui ne l'est pas du tout " L'innocente jeunesse se rend l'Universit pleine d'une confiance nave, et considre avec respect lesprtendus possesseurs de tout savoir, et surtout le scrutateur prsomptifde notre existence, l'homme dont elle entend proclamer avecenthousiasme la gloire par mille bouches et aux leons duquel elle voitassister des hommes dtat chargs d'annes. Elle se rend donc l, prte apprendre, croire et adorer. Simaintenant on lui prsente, sous le nom de philosophie, un amas d'ides rebours, une doctrine de l'identit de l'treet du non-tre, un assemblage de mots qui empche tout cerveau sain de penser, un galimatias qui rappelle un asiled'alins, le tout chamarr par surcrot de traits d'une paisse ignorance et d'une colossale inintelligence, alorsl'innocente jeunesse dpourvue de jugement sera pleine de respect aussi pour un pareil fatras, s'imaginera que laphilosophie consiste en un abracadabra de ce genre, et elle s'en ira avec un cerveau paralys o les mots dsormaispasseront pour des ides, elle se trouvera donc jamais dans l'impossibilit d'mettre des ides vritables, et sonesprit sera chtr."

Le monde en tant que reprsentation et d'aprs le principe de raisonPour Arthur Schopenhauer, le monde, - ou encore, l'Univers -, est envisager, d'abord, comme tant une reprsentation (Vorstellung, la traduction la plus exacte serait prsentation , ce qui se prsente devant) du sujet connaissant, et, toute reprsentation suppose une division originaire et donc une distinction entre un sujet et un objet : le sujet est ce qui connat (c'est--dire, ce pour qui et par qui, il y a reprsentation de quelque chose et donc aussi, du connu ) et qui, par ce fait ou pour cette raison mme, ne peut lui-mme tre connu. Le "sujet connaissant" ne se connait donc pas rflexivement comme tel; il ne se connait que comme volont qui, elle, parce qu'elle est aussi fondamentalement trangre toute auto-rflexion ne peut se connatre qu' travers ce qu'elle produit comme son autre, savoir le "sujet connaissant". "Sujet connaissant" et Volont constituent donc une sorte de "dyade" qui n'existe vritablement que dans leur diffrence et dans leur altrit conflictuelle mais nanmoins complmentaire. Les termes de "sujet" et d'"objet" ne sont donc en rien des "absolus" qui pourraient exister et tre conus en dehors de leur corrlation. C'est pourquoi il est utile de parler de "division originaire"; cependant, au sein de cette dyade volont et intellect (ou "sujet connaissant") ne jouent pas un rle quivalent et "symtrique". Pour Schopenhauer en effet, c'est la Volont qui, pour une cause ou une raison contingente et totalement impntrable au "sujet connaissant", se fait elle-mme "sujet connaissant" et c'est pourquoi la Volont, mme si tout ce qui est connu en manifeste la nature ou l'essence, ne peut jamais tre intgralement connue. Le "sujet connaissant" ne se connait donc pas intgralement comme connaissant parce qu'il est une expression de la Volont qui se rvle, tout en restant obscure elle-mme, dans ce qui la manifeste savoir le "sujet connaissant" ou, pour tre simple, la lumire de

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Arthur Schopenhauer 6

l'intellect humain. Il est noter que ce sujet connaissant ne peut pas tre pens sous la notion de nant d'tre qui,chez des philosophes postrieurs comme Martin Heidegger ou Jean-Paul Sartre sera un concept utilis pourdterminer davantage l'identit ontologique de ce sujet car, pour Heidegger, le da-sein ("tre-ici", ce que parsimple commodit , on appelle ici, le sujet ) se tient toujours dj dans une ouverture pralable l'tre, et non la Volont qu'il est (selon Schopenhauer) ; (au contraire donc de ce qu'il sera pour Heidegger ou encore pour Sartre)le nant , chez Schopenhauer, n'est pas envisag comme la condition de possibilit d'un rapport un treabsolument diffrent ( diffrant ) de soi et par excellence la Volont qui est, selon Arthur Schopenhauerproprement: le Soi en soi autre que soi de tout sujet connaissant :

Ce qui connat tout le reste, sans tre soi-mme connu, c'est le sujet. Le sujet est, par suite, le substratum dumonde, la condition invariable, toujours sous-entendue, de tout phnomne, de tout objet ; car tout ce quiexiste, existe seulement pour le sujet. Ce sujet, chacun le trouve en soi, en tant du moins qu'il connat, non entant qu'il est objet de connaissance.

Le Monde comme volont et comme reprsentation, 2.C'est par une telle division originaire du sujet et de l'objet que l'intuition ou la perception d'un objet quelconqueest rendue possible comme une intuition dans le temps et dans l'espace (conus comme des formes de la sensibilit) conformment au principe de raison qui est, pour Schopenhauer, le seul vritable principe fondamental a prioriqui rend ainsi possible toute science et toute connaissance objective ; la philosophie tant, quant elle, larflexion par l'Intellect de cette apparition la conscience intuitive et rflexive de ce principe, source de toute lavrit qu'une reprsentation quelconque peut avoir, par et pour un sujet. Il est noter ici que, selon Schopenhauer, larflexion explicite sur le principe de raison suffisante de toute vrit n'est pas indispensable la science. Celle-ci, engnral, ignore, la diffrence de la philosophie, la rflexion sur ce principe mais, par une ncessit invitable, ellel'utilise et le tient quasi-aveuglment pour une vidence :

Le monde est ma reprsentation. Cette proposition est une vrit pour tout tre vivant et pensant, bienque, chez l'homme seul, elle arrive se transformer en connaissance abstraite et rflchie. Ds qu'il est capablede l'amener cet tat, on peut dire que l'esprit philosophique est n en lui.

Le Monde comme volont et comme reprsentation 1.Schopenhauer divise l'analyse de la reprsentation en deux parties, dont il prcise galement les liens, dans unethorie de la connaissance assez nettement empiriste , mais cet empirisme est cependant fortement nuanc parl'a-priorit de certaines conditions de la connaissance . Il tudie d'abord les reprsentations intuitives ;celles-ci sont donnes mais cependant construites dans l'espace et le temps, en tant que l'espace et le tempssont des formes a priori de la sensibilit ; ces reprsentations intuitives (les sensations ou mme les affections (par exemple: le plaisir et la douleur, la joie et la tristesse) sont inscrites par l'intellect dans des rapports rgls de causalit (causalit qui n'est qu'une des quatre formes du principe de raison), et, dans un deuxime temps,Schopenhauer tudie les reprsentations abstraites , (les concepts) qui eux, sont les produits de l'activit de lapense, l'intellect (la raison ) mais il est prfrable d'utiliser le terme d'Intellect pour parler bien plus proprementle lexique de Schopenhauer (car, pour lui, l'intellect et la raison doivent absolument tre bien distingus) et cesconcepts dpendent toujours, dans leur contenu, de l'exprience.Il est trs important pour bien comprendre Schopenhauer de ne pas se laisser compltement aveugler par sa revendication ritre d'tre l'unique et l'authentique hritier de la philosophie de Kant. En ralit, sa pense propre est tout aussi profondment marque par l'influence des trois grands philosophes empiristes britanniques (de J. Locke, Berkeley et de Hume), mais, assez trangement, il ne semble pas en avoir toujours eu pleine conscience. La preuve semble en tre donne par les quelques indices suivants : Pour lui a priori signifie bien plus souvent inn que "transcendantal" au sens proprement kantien et il est galement trs significatif qu'il n'utilise que trs rarement la notion de catgorie qui, pour Kant, renvoie aux concepts purs de l'entendement c'est--dire, aux concepts qui sont les produits de l'activit spontanment synthtique de la pense sans qu'ils puissent aucunement tre ramen (ou rduit) des ides abstraites des sensations. Donc, pour Schopenhauer, la distinction des reprsentations

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Arthur Schopenhauer 7

intuitives et des reprsentations abstraites est trs proche de la distinction opre par Hume entre les impressions et les impressions de rflexion ou ides et, comme la plupart des grands philosophes empiristesanglo-saxons du dix-huitime sicle, Schopenhauer manifeste une dfiance vidente pour l'abstraction qui, trssouvent, est, selon lui, la porte ouverte au psittacisme et la pense vide et creuse.

L'intuition

Pour le sujet qui a une reprsentation, temps et espace sont indissolublement lis (il n'y a pas de temps sans espace,et rciproquement), et ces deux formes de l'intuition sensible permettent de comprendre l'existence de la matire,matire pense non en tant que substance, mais surtout, en tant qu'activit : la ralit empirique ou matrielle estdonc cette activit dont nous avons l'intuition des effets (Wirklichkeit, ralit, de wirken, agir, avoir de l'effet) et cettematire agissante puise toute la ralit empirique ou "phnomnale" : autrement dit, pour Schopenhauer, dire cela,implique qu'il n'y a pas chercher de vrit de la reprsentation en dehors de la reprsentation: en laconsidrant en tant que telle et d'aprs la forme a priori fondamentale de l'entendement (principe de raison oucausalit) la ralit empirique est telle qu'elle se donne, et nous la connaissons entirement et uniquement d'aprscette forme : l'objet est la forme de la reprsentation. La reprsentation n'est donc pas qu'une apparence, elles'inscrit dans le cadre de la ralit. Mais, bien qu'elle ne soit pas qu'une apparence, la ralit de la reprsentation nese distingue du rve que par sa dure et par les interruptions que nous remarquons de ce rve lors de notre rveil(cependant, la naissance et la mort peuvent tre rapproches de ces interruptions brutales). Selon l'image deSchopenhauer, la vie veille est un livre que l'on lit page par page, le rve est ce mme livre dont on ne feuilletteque quelques pages.[rf.ncessaire]

La connaissance de la reprsentation passe, dans cette thorie, exclusivement par la sensibilit, dans le temps etl'espace, et cette connaissance est construite par l'entendement qui apprend rapporter chaque effet une cause(lorsque cette construction est prise en dfaut et quand, par exemple, nous rapportons une cause habituelle un effetqui peut, parfois, avoir une autre cause, alors se produit l'illusion ou bien lerreur). La causalit (qui est la formeprincipale mais qui n'est nanmoins qu'une forme particulire du principe de raison) est ainsi applique parSchopenhauer la reprsentation d'un sujet, et non (ce qui est trs important) la relation du sujet et de l'objet,puisque cette dernire relation est toujours dj suppose par cette forme a priori qu'est le principe de raison. Celaexclut donc que le sujet soit lui-mme un effet de l'objet ou bien aussi, l'inverse, que l'objet soit un effet d'unsujet (cette dernire phrase explique pourquoi, il est assez peu pertinent car trop simpliste en fin de compte, devouloir faire rentrer toute force la philosophie de Schopenhauer sous l'une de ces deux tiquettes opposes que sontl' idalisme ou le matrialisme ).Pour Schopenhauer, nous apprenons donc bien voir, toucher, et nous apprenons aussi, par exemple, connatrenotre corps : notre reprsentation commence par se dvelopper en suivant le principe de causalit, ce qui n'est pas,pour Schopenhauer, un privilge de l'tre humain, mais cela caractrise, au contraire, toute l'animalit . C'estuniquement en s'levant aux concepts de la raison, c'est--dire aux savoirs qui organisent les reprsentations parl'intermdiaire de la raison, que l'homme se distingue des autres animaux et leur est intellectuellement ou cognitivement suprieur. Cependant, seule l'intuition (et une intuition particulire, trs difficile dfinir, une viepropre de la ralit, en quelque sorte "une vue exacte des phnomnes") est capable de supprimer toute notionde temps et d'espace et aussi, toutes les oppositions conceptuelles factices . C'est d'ailleurs la possibilit de la miseen uvre de cette intuition qui caractrise toutes les uvres du gnie proprement humain.

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Arthur Schopenhauer 8

La raison

Portrait (1852)

Par l'usage de la raison, l'homme parvient donc constituer unescience, c'est--dire un systme organis de concepts qu'il est possiblede communiquer par le langage. La raison humaine est ainsi cettefacult qui nous permet de produire des concepts. Mais, elle n'a paspour autant la supriorit absolue sur l'intuition sensible. En effet :

- d'une part, la science est impossible sans l'exprience (pour ce quiconcerne les sciences a posteriori qui procdent toujours par inductionet qui doivent donc procder des expriences qui, elles-mmes,supposent des hypothses) ; en ce sens l, la raison n'apporte rien de dcisif l'intuition, elle est seulement le pouvoir de produire unereprsentation de reprsentation ( dfinition de ce qu'est un concept) ;mais, de ce fait, il est faux, pour Schopenhauer, de dire que la raisonnous amne, contrairement l'intuition, une plus grande certitude grce aux raisonnements sur des concepts : tout conceptn'est en effet certain que dans la mesure o il rejoint, d'une manireou d'une autre, l'exprience intuitive ;

- d'autre part, l'intuition est, en elle-mme, une forme de connaissance (bien que trs limite en extension si on lacompare la raison, car la raison nous permet, elle, de prvoir, de construire des machines complexes, d'organiser leschoses et d'agir en commun, etc.) qui se trouve tre plus prcise que la science dans certains cas, comme l'art,l'action, et mme les mathmatiques dont la vrit peut-tre saisie de manire vidente grce aux formes a priori del'espace et du temps (cette intuition gomtrique tant alors bien suprieure aux laborieuses dmonstrations quicertes prouvent et montrent le comment, mais n'expliquent pas le pourquoi). Ainsi, pour Schopenhauer,l'application de la raison l'art ne revient, le plus souvent, qu' plaquer des gnralits sur un domaine fait denuances innombrables.Il est aussi noter que cette distinction de l'intuition et de la raison est ce qui permet Schopenhauer d'esquisser unethorie originale du rire et de quelques caractristiques, spcifiques aux tres humains, telles que le sont la sottise, laniaiserie, etc. En considrant les dysfonctionnements qui peuvent se rencontrer dans les relations de l'entendementintuitif et de la raison (ainsi, l'application de la raison l'art fait-elle partie de la pdanterie comique , catgoriedans laquelle Schopenhauer fait aussi entrer la morale kantienne qui fonctionne par prceptes gnraux sans tenircompte du "caractre" des individus) : le rire est provoqu soit par la confusion volontaire de plusieurs objets sous un mme concept (ce qui relve de

l'esprit) ou soit par la confusion involontaire de deux concepts pour une mme chose (bouffonnerie) ; la niaiserie est la difficult pour la raison de distinguer les diffrences ou les ressemblances dans l'intuition.Enfin, cette conception de la raison implique la possibilit de l'erreur dont l'tendue est considrable (l'erreur peutainsi rgner pendant des sicles sur des peuples entiers), contrairement l'intuition qui nous offre, elle, mis partquelques cas d'illusions, l'vidence de la reprsentation de l'objet : l'erreur, comme dans le cas de l'illusion, est unegnralisation htive de l'effet la cause, l o il faudrait procder par une induction plus prudente.Cette analyse de la reprsentation au point de vue de la connaissance (de la causalit) tant faite, Schopenhauer va proposer une autre analyse; celle non plus de la reprsentation mais de la Volont. La face interne et le plus souvent imperceptible de la reprsentation est, en effet, selon lui, la Volont, grce l'intuition de laquelle nous avons une connaissance aussi immdiate que possible de la ralit : certes le monde est ma reprsentation , mais il est aussi surtout, et bien plus fondamentalement, un "subit" par ma volont de La Volont . Cette ide d'une face interne sera ensuite reprise littralement par Nietzsche, mais elle sera appuye sur d'autres bases, puisque Nietzsche refusera de supposer une unicit de la Volont au-del de la multiplicit inhrente de la

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Arthur Schopenhauer 9

reprsentation et il refusera aussi de placer l'activit essentielle de l'homme en tant que Volont au-del del'exprience phnomnale.

La Volont, principe fondamentalLa chose en soi n'est pas, pour Schopenhauer une chose inconnaissable : certes l'ide mme d'une telle connaissancedemeure logiquement contradictoire, car cette ide d'une connaissance de la chose en soi signifierait uneconnaissance indpendante des conditions mmes de toute connaissance, autrement dit du principe de raison. Maismalgr cette contradiction inhrente l'ide d'une connaissance objective de la chose en soi, ArthurSchopenhauer voit dans l'intuition de la Volont l'expression la plus immdiate de la chose en soi, car le sujet qui connat est lui aussi, partiellement au moins, un objet de connaissance (quoiqu'il ne puisse jamais, strictementparler, se connatre lui-mme comme connaissant, d'un point de vue objectif ).Par l'intuition de la Volont, nous avons donc l'intuition d'un phnomne ternel et inconditionn qui pourtants'inscrit dans le temps, et c'est cette incorporation phnomnale qui nous permet d'entrevoir la forme la plus pureque nous puissions concevoir de la chose en soi : La Volont, c'est--dire la volont de vivre dans le sujet et dontchaque "chose" de ce monde est aussi une expression selon le principe de raison.Schopenhauer rejette la fois la philosophie de l'objet (en particulier le matrialisme qu'il analyse longuement,pour en montrer les contradictions) et la philosophie du sujet (c'est--dire une conception de l'idalisme),c'est--dire aussi toutes les philosophies qui reposent sur l'ide que le sujet serait la condition inconditionne del'existence de la Ralit ou de la Chose. (Par cette phrase, il faut comprendre que sujet et objet sont certes des corrlats indissociables mais que, concevoir la Ralit, ou la chose en soi comme n'tant qu'un objet c'est--dire encore un phnomne ou une reprsentation c'est n'en avoir qu'une perception trs superficielle)

Du corps la volont

La Volont vient, de cette manire, se loger l o les explications scientifiques ne peuvent et ne pourront jamaisparvenir, car confrontes la chose en soi, ces explications sont invitablement dficientes : L'existence du mondechappe, en effet, fondamentalement, la causalit, et la science ne peut plus alors que dceler des qualits a prioriet occultes (la gravit de Newton par exemple).Or, pour atteindre le secret de cette conception (il serait plus pertinent de dire de l' intuition de l'tre intime dumonde ), Arthur Schopenhauer rhabilite l'exprience radicalement singulire du corps propre ( corps propre distinguer de ce qui peut en tre connu objectivement), cette exprience que nous ne pouvons en aucun cas nier, etdont il avait d'abord fait abstraction pour pouvoir exposer plus pdagogiquement sa thorie de la reprsentationdans les premires pages du Monde comme Volont et comme Reprsentation .Le corps en ce qu'il a d'irrductiblement intraduisible par les concepts et le langage est ainsi, selon lui,l'exprience la plus immdiate que nous pouvons avoir, et cette exprience est en liaison directe avec l'expression dela Volont.[rf.ncessaire]

La volont et les ides

La Volont est Une, mais d'une unit sans relation au multiple et surtout, au nombre. Elle est immuable et ternelle (Elle ne fait pas partie intgrante de l'espace-temps). N'tant pas en soi dtermine par le principe de raison, elle est sans raison (grundlos), c'est--dire inconditionne et aveugle : Elle ne peut donc faire l'objet d'aucune science ; le savoir relatif cette Volont c'est proprement, la philosophie, (voir plus haut), et cette Volont est connaissable uniquement par une intuition introspective du sujet par laquelle ce sujet , dans le moment mme de la saisie de son essence, rentre et sort de soi, car son intimit la plus radicale et singulire est absolument irrductible ce que l'on a coutume d'appeler l'individualit ou la personnalit subjective : le fait que la reprsentation de Soi devienne rflchie, qu'elle adopte une position de rflexion mditante sur

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Arthur Schopenhauer 10

elle-mme, peut conduire entrevoir "une intuition du fait d'tre" de la Volont, de la ralit, et cette intuition est une intuition sans concept laquelle les plus grands artistes, quel que soit leur domaine d'expression, ont, presquetoujours, essayer de donner forme et figure .[rf.ncessaire]

L'individuation

Schopenhauer explique l'individuation phnomnale (l'existence spatio-temporelle) de deux points de vuecomplmentaires. D'une part, l'individuation se produit par la subordination d'tres de degr infrieur de l'existence des tres au degr suprieur de complexit, autrement dit encore, des lments "physico-chimiques" sont intgrs des degrs d'organisation plus complexes ; d'autre part, l'individuation suppose la ralisation d'une Ide, autrementdit d'un principe "tlologique" qui, de notre point de vue fini et phnomnal, se rpte inlassablement (le mmeeffet suit la mme cause aujourd'hui comme il y a deux mille ans) et l'individu, s'il russit ne pas prendreconscience de lui-mme comme "phnomne", alors, demeure ternel et n'est en rien affect par les manifestationsphnomnales de la Volont, aussi nombreuses et diverses soient-elles. L'intuition chappe La relation de cause effet et l'intuition, elle, saisit l'instant dans son ternit.Cette thorie est assez inspire des thories de Platon (Ides-lois du devenir) et d'Aristote (engagement de la formedans la matire).L'individuation est une expression de la Volont,une expression toujours dtermine et "localise en un point et enun temps particuliers; l'individu, de ce fait, et contrairement la Volont, n'est pas ncessairement, dans laconscience ou reprsentation qu'il a de lui-mme, qu' une expression aveugle de la Volont : en l'homme, parexemple, la Volont se prsentant d'une manire dtermine comme une volont, peut se manifester apparemmentd'une manire rationnelle (autrement dit, en suivant une causalit qui peut toujours sembler intelligible) et c'est celaqui peut expliquer l'illusion du libre-arbitre car les individus croient pouvoir se dterminer eux-mmes tre cequ'ils veulent, alors que le fait d'tre telle volont dtermine demeure un "fait brut" ou, plus prcisment, unprocessus sur lequel ils n'ont un pouvoir d'agir que trs rduit. Les individus croient pouvoir disposer d'un librearbitre, mais, en ralit ils agissent toujours selon un processus qui est dtermin par la Volont qui est au plusprofond d'eux-mmes et, ce processus, n'est que reprsent par le principe de raison qui est la loi de leur intellect;ainsi chacun des choix que les individus pourront faire sera donc toujours guid par une forme particulire qu'adoptela Volont et cette forme particulire ne rsulte, elle, que rarement du choix que les individus se reprsentent pours'expliquer intellectuellement leur conduite. Autrement dit, le choix dans un ordre phnomnal toujours prtabli nepeut exister qu'en apparence.Le renoncement ou l'motion esthtique peuvent, toutefois, nous permettre de nous dtacher de la Volont en nousdonnant l'occasion de ne plus adhrer cette apparence de l'intellect (point qui sera examin dans une prochainesection).[rf.ncessaire]

La lutte pour la domination

L'individuation, notamment parce qu'elle comprend "un processus de subordination", fonde une comprhension duMonde dans lequel la volont s'assume elle-mme. La Volont se trouve, en effet, confronte elle-mme parl'intermdiaire des units individuelles, tout en tant toujours une. Cette confrontation permanente est le monde danslequel nous vivons. Nous autres humains sommes, en effet, en perptuelle lutte les uns contre les autres, et noussommes aussi en perptuelle lutte contre ce qui exprime la Volont par une espce vivante autre que la ntre. C'estcette "lutte pour la vie" qui engendre la souffrance qui ne cesse que momentanment, pour laisser, parfois, la place l'ennui.Il est important pour aborder la philosophie de Schopenhauer de bien distinguer le terme Volont, qui dsigne le concept central de la philosophie, de la volont dont nous pouvons parler tous les jours pour les actions

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Arthur Schopenhauer 11

entreprendre. Le champ de la Volont schopenhauerienne ne se limite pas au vivant, mais englobe tous les tants quipeuvent avoir lieu dans l'univers.

La Volont et le temps

Il a souvent t attribu Schopenhauer l'adoption d'un concept cyclique du temps, mais ce n'est pas tout fait exact.Il souscrit totalement la palingnsie, et il rejette la mtempsycose cense tre une explication des rincarnations(l' tant individuel ne se rincarne pas, et l'instant ne se rpte ou ritre pas au sens propre). Il est probable que cerelatif flou conceptuel soit surtout d au principe de lternel retour qui sera dvelopp bien davantage par sondisciple infidle Friedrich Nietzsche, et aussi la sympathie de Schopenhauer pour le bouddhisme, et aussi une mtaphore du 54 du 'Monde comme Volont et comme Reprsentation (MVR). Celle-ci prsente l'instantcomme "le point de contact d'une tangente et d'un cercle qui tourne", mais Schopenhauer dit alors cela dans l'objectifde montrer que le prsent n'est qu'un "point immobile", comme l'est un couteau que l'on aiguise sur une meule depierre. L'infinit du temps selon Schopenhauer est mieux exprime par la mtaphore suivante[5] : Le tempsressemble [] un instant irrsistible, et le prsent un cueil, contre lequel le flot se brise, mais sans l'emporter.De plus, l'ide - trs frquente chez Schopenhauer - que les choses se renouvellent et se rptent toujours identiques elles-mmes, comme les vnements de l'histoire, contribue entretenir cette ide de temps cyclique. En ralit,cette rptition dans la continuit ne provient pas tant de l'adoption d'un concept cyclique du temps par lephilosophe, mais bien plutt de l'aspect itratif de la manifestation de la Volont, qui se trouve toujours etternellement confronte la dure de ses "objectivations" en perptuel conflit. Pour Schopenhauer, seul le prsentexiste : Avant tout, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la forme propre de la manifestation du vouloir [],c'est l'instant, le prsent seul (sans rfrence au pass et l'avenir - la notion d'instant est plus approprie que cellede prsent), non l'avenir, ni le pass ; ceux-ci ne doivent pas tre apprhends comme existence mais seulementcomme expression de la Volont , relativement une connaissance qui obit au principe de raison suffisante .

La Vie

La vie existe par une objectivation de la Volont, qui par l'individuation, donne les formes vivantes que nous connaissons. Les tres vivants - productions aveugles de ce processus de spciation et d'individuation, vivent en permanente lutte les uns contre les autres et ils ptissent continuellement de la souffrance qu'engendre la vie. La position de Schopenhauer vis--vis des thories de l'volution est assez curieuse, dans la mesure o on y dcle certaines contradictions. Schopenhauer est en effet partisan de la description des phnomnes biologiques que fait Lamarck[rf.ncessaire], mais il n'adhre pas son hypothse "transformiste", essentiellement pour des raisons mtaphysiques. Comme son habitude, acerbe et ironique, il met cette erreur de Lamarck au compte de l' tat attard de la mtaphysique en France [rf.ncessaire], ce qui sauvegarde, par ailleurs, toute son admiration pour Lamarck. Le problme vient essentiellement, selon lui, du fait de voir individuellement les tres vivants comme s'ils taient des choses en soi, alors que la chose en soi est la Volont de l'existence sans aucune vue sur l'existence individuelle, elle seule et dans son ensemble. Nanmoins, ses textes sont parsems de remarques en relation troite avec la thorie de la vie ( les choses se sont passes exactement comme si une connaissance du genre de vie et de ses conditions extrieures avait prcde la mise en place de cette structure [rf.ncessaire] ; la rsidence de la proie a dtermin la figure du poursuivant [rf.ncessaire]). Ceci nous permet de dire, avec Jean Lefranc[rf.ncessaire], que certain de ses textes annoncent le struggle for life du darwinisme. Lors de la publication en 1859, peu avant sa mort, de L'Origine des espces, Schopenhauer n'y voit qu'une variation sur la thorie de Lamarck [rf.ncessaire]. Son ide est alors faite depuis longtemps sur le Lamarckisme et il lui est en effet impossible, compte tenu des connaissances de son temps, de s'accorder avec cette nouvelle thorie de l'volution. la lumire des hypothses actuelles, notamment celles de Richard Dawkins et de Cairns-Smith[rf.ncessaire], certaines contradictions apparentes entre le darwinisme et la Volont schopenhauerienne pourraient paratre tre devenues caduques. Schopenhauer n'aurait eu aucune rserve envers des hypothses comme l'hypothse affirmant l'unit du vivant et aussi celle dfendant la non-distinction essentielle entre la vie et la matire inerte, ce qui les rendrait alors fortement

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Friedrich_Nietzschehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bouddhismehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89volution_%28biologie%29http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean-Baptiste_de_Lamarckhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Jean_Lefranchttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89volution_%28biologie%29http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=L%27Origine_des_esp%C3%A8ceshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Richard_Dawkinshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Origine_de_la_vie%23Polym%C3%A9risation_:_condensation_sur_surfaces_min%C3%A9raleshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire

Arthur Schopenhauer 12

compatibles.

La Souffrance

Buste de Schopenhauer dans le FrankfurterWallanlagen

Le comportement des animaux et des hommes, qui sont lesobjectivations suprieures de la Volont dans les strates de l'existence,est entirement rgi par la fuite de la souffrance, qui, commeidiosyncrasie, est perue, in fine, positivement. Les plaisirs ne sont quedes illusions fugaces, des apaisements possibles au creux des dsirs etdes tracas ininterrompus. Ils napparaissent jamais quen contraste avecun tat de souffrance, et ne constituent pas une donne rellementpositive pour les tres "en mouvement" et dsirant. Le plaisir, toujoursfugace, peut constituer tout au plus un repos de lesprit mais il reste unrepos phmre, puisqu'il est sans cesse troubl par l'apparition denouveaux dsirs, lesquels apparaissent en dehors de toute volontconsciente et rflchie. Parce que tous les tres subissent la volont d'un ordre phnomnal suprieur, l'inconscience est la vrit communede l'exprience de tous les tres qui constituent le monde, et c'est unevrit psychologique et archtypique de la condition humaine.

LamourDans Le Monde comme volont et comme reprsentation, on peut lire, au dbut du chapitre consacr lamtaphysique de lamour : Aucun thme ne peut galer celui-l en intrt, parce quil concerne le bonheur et lemalheur de lespce, et par suite se rapporte tous les autres [] [6].

Au lieu de stonner, crit Schopenhauer, quun philosophe aussi fasse sien pour une fois ce thme constant de tousles potes, on devrait plutt se montrer surpris de ce quun objet qui joue gnralement un rle si remarquable dansla vie humaine nait pour ainsi dire jamais t jusquici pris en considration par les philosophes. Limportance de ce thme se comprend si lon part de ceci que, pour Schopenhauer, la Volont constitue le fond deschoses. Si le monde est lobjectivation de la Volont, si par lui, elle parvient la connaissance de ce quelle veut, savoir ce monde lui-mme ou, aussi bien, la vie telle quelle sy ralise, on admettra que volont et vouloir-vivre sontune seule et mme chose.Or, lamour est ce par quoi la vie apparat ici-bas. De la vie, lexprience nous enseigne quelle est essentiellementsouffrance, violence, dsespoir. Cette misre des tres vivants, misre que la lucidit nous contraint reconnatre, nerpond aucun but : originellement, la Volont est aveugle, sans repos, sans satisfaction possible.Certes, la nature poursuit bien, en chaque espce, un but, qui nest autre que la conservation de celle-ci. Mais cetteconservation, cette perptuation, ne rpond elle-mme aucune fin : chaque gnration refera ce qua fait laprcdente : elle aura faim, se nourrira, se reproduira. Ainsi va le monde, rsume Martial Guroult, par la faim etpar lamour .[rf.ncessaire] La seule chose qui rgne, cest le dsir inextinguible de vivre tout prix, lamour aveuglede lexistence, sans reprsentation dune quelconque finalit.Ainsi, chez Schopenhauer, lamour se prsente dabord comme cet lan aveugle qui conduit perptuer indfiniment la souffrance en perptuant indfiniment lespce. Lacte gnrateur est le foyer du mal. Dans un entretien avec Challemel-Lacour, en 1859, Schopenhauer dit : L'amour, cest lennemi. Faites-en, si cela vous convient, un luxe et un passe-temps, traitez-le en artiste ; le Gnie de lespce est un industriel qui ne veut que produire. Il na quune pense, pense positive et sans posie, cest la dure du genre humain. .[rf.ncessaire] Cder lamour, cest dvelopper le malheur, vouer une infinit dautres tres la misre. Ceci explique directement le sentiment de honte et de tristesse qui suit, chez lespce humaine, lacte sexuel. Le thme de lamour chez Schopenhauer est donc

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wallanlagen_%28Frankfurt%29http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wallanlagen_%28Frankfurt%29http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fichier%3AFFM_Wallanlagen_Schopenhauer-Denkmal.jpghttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Plaisirhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=D%C3%A9sirhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Plaisirhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessairehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1859http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire

Arthur Schopenhauer 13

mettre en rapport avec lhorreur devant la vie : il apparat dabord comme un objet deffroi.

La passion amoureuse et l'inclination sexuelle

La passion amoureuse et linstinct sexuel, pour Schopenhauer, sont fondamentalement une seule et mme chose. ceux qui sont domins par cette passion, crit-il, Ma conception de lamour [] apparatra trop physique, tropmatrielle, si mtaphysique et transcendante quelle soit au fond[7] . lopposition classique entre lesprit et le corps, Schopenhauer substitue une opposition entre lintellect et lavolont. Or, il faut reconnatre, dans la sexualit, une expression du primat du vouloir-vivre sur lintellect, primat quiimplique que les penses nettement conscientes ne sont que la surface , et que nos penses les plus profondes nousrestent en partie obscures, quoiquelles soient, en ralit, plus dterminantes, plus fondamentales. Ces pensesprofondes sont constitues par la Volont, et la Volont, comme vouloir-vivre, donc vouloir-se-reproduire, implique,en son essence, la sexualit.

En affirmant ainsi le caractre obscur pour la conscience des penses lies la sexualit, Schopenhauer esquisse unethorie dun moi non-conscient mme s'il ne sagit pas encore dune thorie de linconscient, au sens o lentendraFreud. Cest partir de ce fond non-conscient, cest--dire partir de la sexualit, quil faut comprendre lexistence,chez ltre humain, de lintellect : du point de vue externe et physiologique, les parties gnitales sont la racine, latte le sommet [rf.ncessaire].Linstinct sexuel est linstinct fondamental, lapptit des apptits : par lui, cest lespce qui saffirme parlintermdiaire de lindividu, il est le dsir qui constitue ltre mme de lhomme . Linstinct sexuel, crit-ilencore, est cause de la guerre et but de la paix : il est le fondement daction srieuse, objet de plaisanterie, sourceinpuisable de mot desprit, cl de toutes les allusions, explication de tout signe muet, de toute proposition nonformule, de tout regard furtif [] ; cest que laffaire principale de tous les hommes se traite en secret etsenveloppe ostensiblement de la plus grande ignorance possible . Lhomme est un instinct sexuel qui a pris corps.[rf.ncessaire] Cest donc partir de lui quil faut comprendre toute passion amoureuse. Tout amour cache, sous sesmanifestations, des plus vulgaires aux plus sublimes, le mme vouloir vivre, le mme gnie de lespce.Pourtant, dira-t-on, ny a-t-il pas, entre linstinct sexuel et le sentiment amoureux, une diffrence essentielle, puisquele premier est susceptible dtre assouvi avec nimporte quel individu, tandis que le second se porte vers un individuen particulier ?Schopenhauer ne nie aucunement une telle distinction. Il fait mme de lindividualisation du choix amoureuxl'nigme centrale de la psychologie amoureuse. Le choix des amants est apparemment la caractristique essentiellede lamour humain. Cela ne signifie pas, pour autant, qu'on ne peut pas expliquer ce choix par le gnie de lespce.La prfrence individuelle, et mme la force de la passion, doivent se comprendre partir de lintrt de lespcepour la composition de la gnration future. Toute inclination amoureuse [] nest [] quun instinct sexuel plusnettement dtermin [], plus individualis . Que tel enfant dtermin soit procr, voil le but vritable,quoique ignor des intresss, de tout roman damour .[rf.ncessaire] Cest dans lacte gnrateur que se manifeste leplus directement, cest--dire sans intervention de la connaissance, le vouloir-vivre.Or, lamour, la reproduction, ne sont que ce par quoi le mal, la misre, sont perptus dans le monde. La passionamoureuse est ainsi, au centre de la tragdie sans cesse ritre que constitue lhistoire du monde. La tragdie estdautant plus grande quen procrant, lindividu prend obscurment conscience de sa propre mort : il nest rien, seulecompte lespce, et lespce nest faite que dautres individus qui, comme lui, connaissent la souffrance et langoisse.Les aspirations des amants, crit Schopenhauer, tendent perptuer cette dtresse et ces misres qui trouveraientbientt leur terme, sils ny faisaient pas chec comme leurs semblables lont fait dj avant eux .[rf.ncessaire]

La lucidit, et le sentiment de piti dont lhomme est susceptible lgard des autres tres vivants, imposent demettre un terme ces souffrances, en renonant la procration.

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Arthur Schopenhauer 14

La compassion ( amour pur )

Arthur Schopenhauer et son caniche par WilhelmBusch.

Prcisment, le terme damour peut sentendre, non plus seulement ausens dinstinct sexuel ou de passion amoureuse, mais galement au sensde compassion universelle devant luniverselle souffrance dont noussommes tous tmoins, soit en tant qu'agents et aussi en tant quepatients. La "piti", en effet, est la seule vertu morale qui aitvritablement un sens profond au regard de la condition humaine.Cest, davantage encore que dans la piti, dans la charit qui est, aussi,bien que pas seulement, "amour de lhumanit", que le phnomnemoral se manifeste avec le plus de force et de clart. La "piti" est alorsdfinie comme un sentiment intrieur entirement spontan ; bien quespontan soit ici quasiment synonyme d'inn, Schopenhauer neconsidre en aucune faon que l'tre humain soit "par nature" bon oubienveillant puisque pour lui la "piti" est une forme d'amour du soi detout tre vivant dont l'gosme est l'autre face, contraire, mais tout aussioriginelle.

Mais cette affirmation d'une compassion universelle ne va pas sansposer problme : un tel sentiment est-il seulement possible ? Comment, demande Schopenhauer, une souffrance qui nest pasmienne, qui ne me touche pas moi , peut-elle devenir linstar de la mienne propre, un motif pour moi et minciter agir ? [rf.ncessaire]

En ralit, le sentiment de piti sexplique par lunit de la Volont, unit qui est au-del de la multiplicitphnomnale des individus : la Volont du "moi", en tant justement que Volont, se reconnait identique celledautrui dans un seul et mme tre. (Ainsi Schopenhauer n'hsite pas parfois affirmer ce propos "scandaleux"tellement il semble contre intuitif et mme "immoral" de l'identit totale du bourreau et de sa victime)Mais quelles sont les consquences pratiques et thiques de ce sentiment de piti donc "damour pour lhumanit"(mais, tout aussi bien, pour les animaux) ? Autrement dit, que puis-je faire, au juste, face la souffrance dautrui ?Au fond, un individu peut difficilement soulager les souffrances dun autre. Pour Schopenhauer, la participation lasouffrance dautrui ne trouve son achvement que dans laffranchissement de la souffrance du monde parlabngation du vouloir-vivre, par la ngation concrte de celui-ci dans lasctisme, ngation qui peut mme aboutir un tat de batitude, c'est--dire de "suspension de la souffrance". Pour comprendre vraiment sans contresensce quedit Schopenhauer de l'thique il est essentiel de bien saisir que selon lui l'individualit n'est en aucun cas la vritablecondition ontologique de l'tre humain et que, par suite, cette individualit n'est peut tre bien que la plus subtile"illusion" par laquelle "le voile de Maya" de la Volont nous recouvre en nous laissant accroire que nous sommesdes "tres rationnels".Do lexhortation, chez Schopenhauer, la restriction des dsirs, mais aussi son loge non contradictoire des plaisirsesthtiques et intellectuels. L'abngation totale du vouloir-vivre implique certes la ngation du corps et donc de lasexualit, qui est "lexpression la plus directe" de la Volont mais ds lors que ces plaisirs sont affranchis de leursubordination aux services du vouloir-vivre, ils n'ont, en eux-mmes, plus rien de moralement condamnables. Lerefus de perptuer la souffrance de lhumanit implique ainsi avant tout un refus de la procration : la "mortification"de la Volont passe, ds lors, par le clibat, la "chastet" volontaire. En dautres termes, la compassion - c'est--direlamour pour l'humanit -, trouve sa plus haute forme d'accomplissement dans le renoncement la sexualitreproductrice et au "sentiment amoureux" ds lors que celui-ci n'en est que le masque.La philosophie de Schopenhauer de l'amour conduit donc, dune part, l'identification "non rductrice" de linstinct sexuel et de la passion amoureuse (celle-ci ntant quun instinct sexuel individualis), et dautre part, une

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Arthur Schopenhauer 15

opposition radicale entre lamour-charit et lamour-passion. La "charit" est pour Schopenhauer en ce sensdistincte de ce qu'elle est pour les chrtiens puisqu'elle peut trs bien ne pas concider avec ce qu'on appelletrivialement "l'amour de la vie".

Lillusion amoureuseSchopenhauer est, pourrions-nous dire, le philosophe qui "dtruit" en nous toute forme despoir, en qualifiantnotamment d illusions ce que le sens commun considre lui comme une vidence et un bien. Au nombre de cesillusions, le philosophe range lamour, dans lequel il voit une ruse du gnie de lespce . La conception de lamourcomme dun instinct servant exclusivement les intrts de lespce, et, a fortiori ceux du Vouloir, contribue faire deSchopenhauer, certes un philosophe pessimiste , mais aussi et surtout un philosophe original. Toute inclination amoureuse, en effet, pour thres que soient ses allures, prend racine uniquement dans linstinctsexuel, et nest mme quun instinct sexuel plus nettement dtermin, plus spcialis et, rigoureusement parlant, plusindividualis.[8]. Il nous faut effectivement comprendre que lhomme, en tant quobjectivation la plus individualisedu Vouloir, naura bien en vue que "ses" propres intrts, ou, du moins, ce quil juge tre "ses" intrts, l o lanimalobit, lui, aveuglment et dune manire immdiate, aux intrts de lespce. Mais, loin dchapper la dictature delespce , l'tre humain, sans sen apercevoir, reste pourtant totalement soumis au Vouloir et sa perptuation. Et, cequi permet de concilier la fois les intrts particuliers de lindividu et ceux de lespce, ce nest pas autre chose que"le sentiment amoureux". En ce sens, lamour, la passion, dsignent les instruments du Vouloir soumettantlindividu la perptuation de lespce. Lorsquun "sentiment amoureux" se fait jour en moi, ce nest ni plus ni moinsque le vouloir-vivre qui sveille et qui tmoigne, dune manire dguise, de son aspiration se prolonger sous laforme dune existence individuelle nouvelle. Cette ide ne peut tre mieux formule que par Schopenhauer lui-mme: quand lindividu doit se dpenser et mme faire des sacrifices en faveur de la persistance et de la constitution delespce, limportance de lobjectif ne peut tre rendue perceptible son intellect adapt aux seules fins individuelles,de telle sorte quil agisse en conformit avec lui. Cest pourquoi la nature ne peut en loccurrence atteindre son butquen inculquant lindividu une illusion, grce laquelle il regardera comme un bien pour lui-mme ce qui nest telen fait que pour lespce [9] ; La passion amoureuse est donc une sorte de voile cachant lindividu que ce quilpense tre ses intrts personnels sont, en ralit, ceux de lespce.

Billet leffigie de Schopenhauer mis par la ville de Dantzig(1923). La valeur nominale du billet est de 500 millions de

Marks, consquence de l'hyperinflation.

Il pourrait peut-tre, en ce sens, tre intressant de mettre enlumire les origines d'une ruse de la Volont chezSchopenhauer. La ruse, cest celle dun Vouloir, vritableessence de lunivers, qui, en vue de seulement perdurerindfiniment dans lexistence, soumet lensemble de sesmanifestations la perptuation de lespce par le biais delinstinct sexuel. Et cest parce quen lhomme, les intrts"gostes" priment spontanment sur ceux de lespce, quele Vouloir usera dun stratagme afin quintrtsparticuliers et gnraux soient illusoirement confondus.Ainsi, nous pouvons tudier "la passion amoureuse" selondeux points de vue : selon la perspective individuelle, leshommes recherchent leur propre plaisir dans la compagnie de ltre aim ainsi que dans la jouissance sexuelle ; dupoint de vue plus gnral de lespce, lamour entre deux tres dsigne le moyen expdient pour le Vouloir desatisfaire sa tendance inconsciente premire et essentielle, savoir la volont de vivre. Cest ce qui permet Schopenhauer de parler du "sentiment amoureux" comme dune vritable illusion , dun instinct , ou encoredun masque [10]. La passion amoureuse nest donc jamais que "leffet de surface" dun vouloir-vivre inconscientqui nous gouverne de part en part et vis--vis duquel, nous ne reprsentons que des "moyens" et en aucun cas "desfins".

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Arthur Schopenhauer 16

Schopenhauer se livre par ailleurs, dans la Mtaphysique de lamour, une vritable psychologie des dsirs ; enessayant de montrer dans quelle mesure "les choix" (dordre indissociablement physique et psychique) qui nouspoussent vers tel tre et pas tel autre tmoignent de ce vouloir-vivre qui cherche dans autrui, non pas "le meilleuramant", mais "le meilleur reproducteur", Schopenhauer tend nous rvler que ce qui parle en nous dans pareil cas,ce nest pas tant "lesprit" mais "linstinct". Le Vouloir, comprenons-le bien, ne cherche pas se re-produirepurement et simplement, mais il tend, au fil des gnrations, le faire avec "la meilleure constitution possible", bienque cette "meilleure constitution" il n'en ait pas la moindre "reprsentation". Nous ne sommes pas trs loin, ici, dunethorie "(no)Darwiniste". Pour comprendre "une inclination particulire pour tel tre", Schopenhauer parle de considrations inconscientes qui seraient lorigine du "choix" [11]. Ce que recherche la nature (ou le Vouloir) parlintermdiaire de nos choix inconscients et pourtant rigoureusement dtermins, ce nest en fait rien dautre que sonpropre "quilibre". Comme le philosophe le dit lui-mme, tandis que les amoureux parlent pathtiquement delharmonie de leurs mes, le fond de laffaire [] concerne ltre procrer et sa perfection [12]. Telle est donc laruse du gnie de lespce laquelle nous sommes tous soumis, nous qui aspirons pourtant consciemment, plus quetout, lindterminisme et la libert.Cest sans aucun doute la suite de la lecture de la Mtaphysique de lamour[13] que Freud a pu crire : dminentsphilosophes peuvent tre cits pour (mes) devanciers, avant tout autre le grand penseur Schopenhauer, dont la volont inconsciente quivaut aux instincts psychiques de la psychanalyse. Cest ce mme penseur, dailleurs, qui,en des paroles dune inoubliable vigueur, a rappel aux hommes limportance toujours sous-estime de leursaspirations sexuelles [14]. Le "sentiment amoureux" nest pas fondamentalement autre chose que "linstinct sexuel"en puissance ; et linstinct sexuel traduit la tendance concrte du Vouloir se perptuer dans lexistence. Cest direque la passion amoureuse dsigne cette ruse que le Vouloir exerce sur des tres dont les intrts conscients sont"apparemment" uniquement gostes. Cest ainsi que je vais me croire libre de rechercher la fois la compagnie deltre aim et la satisfaction engendre par la jouissance sexuelle, alors quen ralit, par une telle attitude, je meconstitue en esclave du Vouloir et de son intrt primordial : sa manifestation phnomnale. Avoir lillusion de servir"ses intrts privs", cest donc, trs souvent sinon presque toujours, chercher assurer la subsistance du Vouloirauquel je suis soumis.

uvres

Portrait (1845)

Journal de voyage, 1803-1804, chez Mercure de France, collectionLe temps retrouv.

De la quadruple racine du principe de raison suffisante (ber dievierfache Wurzel des Satzes vom zureichenden Grunde), 1813,seconde dition, chez Vrin, collection Bibliothque des TextesPhilosophiques - poche.

Sur la vue et les couleurs (ber das Sehn und die Farben), 1816,chez Vrin, collection Bibliothque des Textes Philosophiques

Le monde comme volont et comme reprsentation (Die Welt alsWille und Vorstellung), 1818/1819, vol.2 1844, trad. AugusteBurdeau, revue par R. Roos, PUF, 1966. (contient la Critique de laphilosophie kantienne et les supplments)

Le monde comme volont et reprsentation, (nouvelle traductionde Ch. Sommer et coll. en 2 volumes): Ed: Folio-Gallimard,2009, vol. I: (ISBN2-07-042905-9); vol II: (ISBN2-07-039691-6)(Wikisource)

L'Art d'avoir toujours raison (1830-1831), dition Circ De la volont dans la nature (ber den Willen in der Natur), 1836, ditions PUF, collection Quadrige

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sigmund_Freudhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fichier%3AFrankfurt_Am_Main-Portraits-Arthur_Schopenhauer-1845.jpghttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1803http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1804http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=De_la_quadruple_racine_du_principe_de_raison_suffisantehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1813http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sur_la_vue_et_les_couleurshttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1816http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_monde_comme_volont%C3%A9_et_comme_repr%C3%A9sentationhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1818http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1819http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1844http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Auguste_Burdeauhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Auguste_Burdeauhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Ouvrages_de_r%C3%A9f%C3%A9rence/2-07-042905-9http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Ouvrages_de_r%C3%A9f%C3%A9rence/2-07-039691-6http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Monde_comme_volont_et_comme_reprsentationhttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=La_Dialectique_%C3%A9ristiquehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1830http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1831http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=De_la_volont%C3%A9_dans_la_naturehttp://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=1836

Arthur Schopenhauer 17

Les Deux Problmes fondamentaux de l'thique : La libert de la volont ; Le fondement de la morale(1840/1861), nouvelle traduction: Christian Sommer, Ed.: Folio-Gallimard, 2009, (ISBN2-07-039422-0) Cette ditioncomprend, avec ajouts, suppressions, et prfaces de Schopenhauer, les deux mmoires suivants : Sur la libert de la volont humaine (ber die Freiheit des menschlichen Willens) (mmoire couronn par la

Socit Royale des Sciences de Norvge en 1839) Fondement de la morale (ber die Grundlage der Moral) (mmoire prsent la Socit Royale des Sciences

du Danemark en 1840, mais non couronn) Parerga et Paralipomena (Parerga und Paralipomena), (1851). Premire dition franaise intgrale, CODA,

2005, (ISBN2-84967-020-0) ; cette uvre a d'abord t traduite seulement par parties, par exemple : Aphorismes sur la sagesse dans la vie (Aphorismen zur Lebensweisheit), 1886 - Apologie de l'eudmonologie. En franais : Philosophie du Droit et autres essais, Paris, 2006

Correspondance complte, ditions Alive, collection Textes philosophiquesPour familiariser le lecteur novice avec luvre de Schopenhauer, certains chapitres du Monde ou des Parerga fontparfois l'objet d'une dition isole l'initiative des diteurs contemporains: Sur le besoin mtaphysique de l'humanit,Du nant de la vie, Mtaphysique de l'amour sexuel, Du gnie, L'art de l'insulte, L'Art d'tre heureux, Essai sur lesfemmes, etc.

Bibliographie critique A. Baillot, Influence de la philosophie de Schopenhauer en France (1860-1900), tude suivie d'un essai sur les

sources franaises de Schopenhauer, Bibliothque d'histoire de la philosophie, Paris, Librairie philosophique J.Vrin, 1927, reed. 2009.

Sandro Barbera, Schopenhauer, une philosophie du conflit , perspectives germaniques, PUF, Paris, 2004-Ouvrage rcent contenant des tudes la fois stimulantes et prcises sur l'auteur.

Albert Bazaillas, Musique et inconscience, introduction la psychologie de l'inconscience : De la significationmtaphysique de la musique d'aprs Schopenhauer, Paris, F. Alcan 1908[15].

Ren-Pierre Colin, Schopenhauer en France, Un mythe naturaliste, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1979(ISBN2-7297-0035-8).

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(ISBN2-13-042130-X). Clment Rosset, LEsthtique de Schopenhauer, Paris, Presses universitaires de France, 1969 (ISBN2-13-042129-6). Thodore Ruyssen, Schopenhauer , Ouverture Philosophique, Harmattan, Paris, 2004 - Rdition d'un ouvrage

ancien qui permet d'avoir une bonne premire approche. Rdiger Safranski, Schopenhauer et les annes folles de la philosophie ,Paris, Presses universitaires de France,

1990, (ISBN978-2130428619) Christophe Salan, Apprendre philosopher avec Schopenhauer, Ellipses, Paris, 2010. Ernest Seillire, Schopenhauer, Bloud et Cie, 1911

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Arthur Schopenhauer 18

Notes et rfrences

Notes[1] Le Monde comme Volont et comme Reprsentation, Appendice : Critique de la philosophie kantienne , 521[2] Le Monde comme Volont et comme Reprsentation, dition, dition traduite en franais par A. Burdeau (revue et corrige par Richard Roos),

Appendice : Critique de la philosophie kantienne , 544 546[3] Le Monde comme Volont et comme Reprsentation, dition, dition traduite en franais par A. Burdeau (revue et corrige par Richard Roos),

Appendice : Critique de la philosophie kantienne , 545[4][4] Michel Houellebecq a reu le prix Schopenhauer en Espagne en mars 2004.

Voire biographie de Michel Houellebecq : http:/ / www. houellebecq. info/ bio. php[5] Le Monde comme Volont et comme Reprsentation, 54[6][6] Rdition Stalker diteur, 2008, L'amour sexuel, sa mtaphysique [7] L'amour sexuel, sa mtaphysique, rdition, Stalker diteur, 2008, suivi d'une tude sur L'amour et les Philosophes par G. Danville[8] Mtaphysique de lamour / Mtaphysique de la mort, Schopenhauer, dition 10/18, 1964, p.41[9] Idem, p.50[10] Idem,[11] Idem,[12] Idem,[13] Idem, surtout partir de la[14] Essais de psychanalyse applique, Paris, Gallimard, 1973,[15] (Da la signification mtaphysique de la musique d'aprs Schopenhauer) Musique et inconscience, introduction la psychologie de

l'inconscient, Bazaillas Albert, Paris : F. Alcan 1908. (http:/ / gallica. bnf. fr/ ark:/ 12148/ bpt6k5684508x)

Rfrences

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