Archives Municipales de la ville d'Issoire - LA CAGNOTTE...en faveur de la grande œuvre d'Alexandre...

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OLtxItièrne A n n é e . JParaix troixs les Mercredis IV 0 3 O. 37 Septembre 1882. Un an, pour Tssoire, . . . 5 fr. id. pour le Département, . €> fr. id. hors du Département, . 7 fr. Un Numéro 1O c. On s'aTboxine h Issoire, à, l'Imprimerie BOTJIVOTJÎ^E «Se. OLLIER, HUE DE CIIATEAUMJN ET BOULEVARD DE LA MANLÏÈRE. Les annonces sont reçues à PARIS, à. l'Agence EWIG-, 9, rue d'Amboise-Riclielieu. igné Annonces Judiciaires, 2 O c. la Réclames et Avis divers, S 5 c. la ligne Les Articles d'Agriculture et de Littérature sont insérés gratuitement. CAISSE La Caisse d'Epargne d'Issoire, a reçu samedi dernier de 49 déposants dont 15 nouveaux, la somme de 25,362 fr. Le lendemain dimanche elle a remboursé 18,980 francs 00 cent. : ISSOIRE, LE 27 SEPTEMBRE '18821. ÉLECTION D'UN CONSEILLER GÉNÉRAL CANTON D'ISSOIRE. ' 24 Septembre Electeurs inscrits. . . . 4,69't MM. Voici le Communes Issoire: Aulh.it: St-Babel: Bergonne: Le Broc : Coudes : Fiat : Meilhaud: O.beil: Pardines: l'errier: Sauvagnat: Solignat: Vodable St-Yvoine: Totaux. . Audibert, Bourrier, résultat Inscrits 1670 128 488 111 310 434 165 161 203 93 189 221 203 '150 108 . 4.694 républicain républicain . . 1 . . 1 par communes : Nombre d'électeurs Votants M 1147 72 343 81 232 341 109 12b 128 76 149 174 164 100 125 3.367 . Auiiibert. 726 19 111 36 159 U2 25 39 76 •48" 86 92 84 48 77 1.768 J68 élu. ,504 M. nourrie 373 52 227 45 60 196 83 81 51 28 61 " G8 80 51 48 1.504 COLLÈGE; D'ISSOIRK. Par décision, de M. le Ministre de rfnstruction publique, la rentrée des élèves est fixée an 2 oc- tobre pour les internes et au 3 octobre, à huit heures du matin pour les externes. Le Principal, " ' '•• " " • •••'• ; GUÏTTAHD. . Par arrêté de M. le Préfet, Mlle Servier, pourvue du brevet supérieur a été nommée institutrice à Jumeaux, en remplacement de Mlle Martin. Le bureau télégraphique de Brassac-les-Mines est ouvert à la correspondance depuis le 25 sep- tembre. Le Retour de la Fête. Dimanche, après quinze jours de pluie, nous .. avions le double plaisir de célébrer le retour de ,"• la Fête, et celui d'j soleil. Si l'on se rappelle les journées de lundi, 41 et mardi, 12 septembre, : on comprendra que la jeunesse issoirienne avait à coeur de se dédommager, et c'est, lace qui nous a valu un brillant tour de ville suivi d'un bal plus brillant encore, dans la salle du café Robert. Mais le grand succès a élé pour le théâtre, et le public a paru oublier ses préjugés contre le drame en faveur de la grande oeuvre d'Alexandre Dumas, les Mousquetaires. Le talent des sympathiques in- r lerprêtes, joint à l'attrait de la pièce, a laissé à tous un excellent souvenir de celle soirée dont nous désirons bon nombre de semblables, autant pour nous quo pour M. le Directeur. •;. Donnons, en terminant, un petit souvenir à la représentation de jeudi, 21 septembre, Menons ,:•:• avait promis de bons rires, et la réalité a surpassé promesses et espérances. A jeudi, chers habitués, nous vous donnons ; rendez-vous à la spirituelle comédie de Labiche : ' •" la Cagnotte. ; ; •„. , •; •/•'•• : AVIS La Recette Municipale est transférée, sur la Place de la République, ohez M. ESPECEL, au second. THÉÂTRE D'ISSOIRE. ' . . Jeudi 28 Septembre 1882. Pour la clôture des Représentations d'été LA CAGNOTTE Comédie en 4 actes, un des pins grands succès du théâtre du Palais-Royal par MM. Eugène LABICHE et DELACOUR.. LA. S A I S I E Scène inédite jouée par M. PASSON. LES FORFAITS DE PIPERMANS Vaudeville en 1 acte par L. TUIBOUST. Bureaux à 7 heures 4/2. Rideau à 8 heures. PRIX DES PLACES : Premières et Orchestre 2 f. Secondes 1 f. 25. Parterre i f. AVIS.— Comme il est impossible à la Direction de pou- voir garantir des places louées à l'avance, aux Secondes et au Parterre, il nesera l'ait de location que pour les Premières. Seulement l'ouverture des. bureaux aura toujours lieu 1/4 d'heure à l'avance pour les personnes des Secondes et du Parterre qui auront prix leurs billets avant la Représentation. Nous recevons de M. Renard, vétérinaire à Issoire, 1a lettre suivante : Issoire, le 2i septembre -1882. Monsieur le Directeur, En répondant à la lettre de M. Gritsonnanehe, pré- sident de la Société vétérinaire du l'ny-de-Dôme, je ne pensais pas avoir louché aussi juste. Décidément, d'après la manière d'agir de quelques-uns de ses mem- bres, Celle Société me parait être devenue une petite église, une arche sainte portant pour devise: Noli me tanner e. Encore, si l'un de ces Messieurs avait en la charitable idée de m'en prévenir, jo me serais bien gardé d'y toucher, et dès lors je n'aurais pas provoqué*" toute une levée de boucliers. Quelle avalanche ! trois lettres et pas mal de noms sur la ligne! Si c'était sérieux, il y aurait de quoi décourager un plus vaillant que moi. D'abord, c'est M. Henriet qui sa trouve blessé de ce que j'ai rappelé la sentence que je croyais lui avoir entendu prononcer « le cheval marche parfaitement d'aplomb.» Il nie le fait, le déclare entièrement faux. Cependant, il m'avait semblé être éveillé lorsque j'ai entendu ces paroles, et, pour donner une idée de l'im- pression qu'elles m'avaient produite, j'ajouterai qu'elles ont élé prononcées d'un ton un peu doctoral el en sou- lignant le parfaitement. Comme je pouvais avoir mal entendu et mal compris, j'étais l'ouï disposé à dresser eu règle un acte de rectification, quand il m'est venu à la pensée d'interroger les personnes présentes à la visite.- Elles persistent toutes à dire que j'ai répété ta- luellement les paroles de M. lienriel. En conséquence, le démenti est renvoyé à son auteur, avec prière de le passer aux témoins. Yerba volant. Ensuite, c'est une deuxième lettre de M. Grissonnanche, qui vient à la rescousse. Malgré mon désir de le trouver réellement courlois, j'ai le regret de constater qu'il n'a rien modifié à sa méthode. Pour lui, je suis de mau- vaise foi, de mauvais aloi et de bien d'autres choses en oi, tout simplement parce quo je ne professe pas la môme opinion que M. le Président, nommé à l'unani- mité, délégué par les frères et amis, l'anfiée dernière à Toulouse, cette année à Caen, ele, etc. Vos litres, M. le Président, je les respecie, et pour vous le prouver, il me. suffira de vous dire que j'ai élé sincèrement affecté en vous voyant les produire dans celte lettre. Passez-moi le mot, le moment était mal choisi, car vous m'obligez à vous déclarer qu'unarseule bonne raison en faveur de voire boiterie de l'épaule aurait produit bien meilleur effet que tous les grands mots dont vous vous aies servi ; 2° que, dans une discussion, lorsque l'un des adversaires s'oublie, l'antre à le devoir de s'arrêter court, et c'est ce que je fais. Vous l'avez compris ainsi, puis- que vous cédez la plume à M. le Vice-Président. Je voudrais bien pouvoir en faire autant, mais j'ai beau regarder, chercher autour de moi, jo no trouve pas de second. Encore une bordée à essuyer! C'est le bouquet. 11 _ est représenté par la lettre de M. Julliard, Vice- Président de la mémo Société. Je commence par lui donner acte de ce qu'il se dit autorisé "à parler au nom -- » „ „ , . „ „,_,.; u^ ,„ part d'un confrère, c'est peu généreux, el pourtant, fier de son exploit, M. Julliard entonne le chant de victoire. Que de gens s'endorment h Marignan qui s'éveillent à Pavie! Je déclare que la lecture de cotte lettre m'a fait éprou- ver une véritable déception; je m'attendais à voir M. Jul- liard prendre en main la proposition que j'avais l'aile à. son Président, et me démontrer, avec preuves à l'appui, qu'il n'y avait jamais eu de brûluro, qu'il n'y avait ou et ne pouvait y avoir qu'une boiterie do l'épaule. Au lieu do cela, j'y trouve un peu de raillerie quant à mou ignorance, el le désir de transplanter la discussion. Pour M. Julliard le Moniteur d'Issoire est de trop petite en- vergure, il lui faut Les journaux de Lyon, de Toulouse, d'Alfort, elc. Aux oiseaux de grand vol, il faut le grand espace. Mais j'y pense, vous vous êtes donc entendus, Messieurs ? Déjà M. Grissonnanche me proposait un cartel (confié à son second) sur ce qui louche à la Vétérinaire, c'est- à-dire sur tout ce qui regarde la médecine des animaux, et maintenant c'est M. Julliard qui trouve le journal in- digne de lui. Vous vous égarez, Messieurs, et vous avez la prétention de me ramener dans la bonne voie. Pour- quoi ne pas dire le mot tout de suite? « au bercail comme une pauvre brebis égarée.» Vous avez raison' vous êtes de taille à m'apprendre bien des choses que je n'ai jamais connues, enlr'aulres l'art d'injurier un adversaire pour mieux pouvoir bailre en retraite. Vos raisons, vos preuves, sont-elles? Si vous n'en donnez pas,'c'est que vous n'en avez pas. Quand vous demandez à porter au loin les débals c'est que vous voulez qu'ils re=tent ignorés, c'est que vous ne sentez pas ici le terrain assez solide sous vos pieds, c'est que vous craignez les petites blessures du petit Moniteur d'Ivoire,. Eu un mol c'e t que vous re- doutez le jugement du pays. Il s'agit d'un Lit déterminé, précis, observé à Issoire, el il n'appartient pp ni ;'i moi de changer la chose el le lieu. Je connais déjà votre objection, vous ne voulez bl ll ni à vous écrire que devant un public réellement compétent. Encore linéi- ques instants, et vous serez satisfais. Je n'aecepl* pas votre proposition, d'abord, parce qu'au point nous en semmes, el ave.c la tournure qui» vous lui avez donnée, la u'iacntm-ion n'est plus possible en- suite, parce que vous n'avez pas répondu, vous M. Juiiiard en particulier, aux nombreuses inventions que je vous ai faites; 1° par ma lettre du i juiilei vous engageant à venir constater l'amélioration ; ' i<> par une invilal'iou verbale que je vous ai faite lo-Hi a<uit dernier, sur le champ de foire de Ciermonl; .> par ,, !a | (!ll .. c p u h|j ( ; (i le 'ï'.i août dans le Moniteur d'Issoire, que je vous ai adressée, et i u enfin par ma lettre du 8 septembre à lu quelle vous croyez^ avoir répondu au îieu et place do votre Président. J'ai encore une dernière raison, el c'est de toutes la pins sérieuse: Le côté leehuiene de la question, (J'erreur de diagnostic), semble vous préoccuper le plus, (qui n'a pas à faire son mau culpa?) tandis te côté moral domine tout.' C'est celui particulièrement, el < r ;o je veux faire côté tnclinift n a que, pour moi, qui m'intéresse juger p.ir le pays. Pour ce qui regarde ie. mie inciiiiiqne vo;i-< sup- posez déj'i que, comme vous, je cherche à me déro- ber, détrompez-vous. Sans aller chercher des iii«vs à Herbu, je vous dirai: Nous avons eu France une Société Centrale de médecine véiérinaiiv, c'est notre Académie à nous, elle en composé!) clos hommes les plus émiiieuts, dont s'honore notre profession; avec les matériaux que je vous ai fournis, un peu témérairement peut-être, et qui no sont pas autre chose que les étapes parcourues par la maladie, écrivez un mémoire sur voire ••'• ' " de e, de mon col,:, j'en écrirai es soumettrons à son ju- " J ' p p , boiterie de l'épaule, tandis qu un sur ma brûlure, et nous gement. Si vous n'acceptez pas, votre Président mo permettra bien de lui emprunter une de ses expressions, j'ûterai l'échelle, Vous ne pouvez pas récuser MM. los inambres de cette Société comme incompétents, ce sont nos juges naturel*- seulement je vous prierai de me pardonne^ si, on op- position au travail de grands savants comme vous, je ne peux présenter que le travail d'un ignorant comme moi, qui fut lauréat de cette même Société.' J'y mels cependant une condition, c'est que la sanction sera insérée clans le Moniteur d'Issoire: l'injure a élé fîile, la réparation doit avoir lieu. Alors seulement, M. Juiiiard vous pour- rez donner un libre cours à vos épigrammes, el jeter à tous les échos vos chanls de victoire. Quant au coié moral, c'est bien autre chose A vous entendre parler de tapage, de torche enflammée, de ré- clame, d'affaire de boutique, etc., on dirait vraiment nue vous ignorez que je suis à Issoire depuis trente ans- que dans le rôle modeste qui m'est échu, je n'ai jamais cherché à allirer l'attention sur mon compte ; que, comme praticien, j'ai su acquérir une position telle que, si elle ' pas été enviée, du moins elle me mel à l'abri de tunt d jli i n'a p soupçon do jalousie envers qui quo ce soii; que, depuis quelques années, j'assiste à la représentation de la Chantai aux. clients, Comédie en beaucoup d'actes et wm iniitiîé de tableaux, que spectateur impassible, je la vois'se dérouler journellement devant moi, sans qu'elle ait jamais ni & *, A

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  • OLtxItièrne Année. JParaix troixs les Mercredis — IV0 3 O. 37 Septembre 1882.

    Un an, pour Tssoire, . . . 5 fr.id. pour le Département, . €> fr.id. hors du Département, . 7 fr.

    Un Numéro 1 O c.

    On s'aTboxine h Issoire, à, l'ImprimerieBOTJIVOTJÎ^E «Se. OLLIER,

    HUE DE CIIATEAUMJN ET BOULEVARD DE LA MANLÏÈRE.Les annonces sont reçues à PARIS,

    à. l ' A g e n c e E W I G - , n° 9, rue d'Amboise-Riclielieu.

    ignéAnnonces Judiciaires, 2 O c. laRéclames et Avis divers, S 5 c. la ligneLes Articles d'Agriculture et de Littérature

    sont insérés gratuitement.

    CAISSELa Caisse d'Epargne d'Issoire, a reçu samedi

    dernier de 49 déposants dont 15 nouveaux, lasomme de 25,362 fr.

    Le lendemain dimanche elle a remboursé 18,980francs 00 cent. :

    ISSOIRE, LE 27 SEPTEMBRE '18821.

    ÉLECTION D'UN CONSEILLER GÉNÉRALCANTON D'ISSOIRE.

    ' 24 SeptembreElecteurs inscrits. . . . 4,69't

    MM.

    Voici leCommunes

    Issoire:Aulh.it:St-Babel:Bergonne:Le Broc :Coudes :Fiat :Meilhaud:O.beil:Pardines:l'errier:Sauvagnat:Solignat:VodableSt-Yvoine:

    Totaux. .

    Audibert,Bourrier,résultat

    Inscrits1670

    128488111310434165161203

    93189221203'150108

    . 4.694

    républicainrépublicain

    . . 1. . 1

    par communes :Nombre d'électeurs

    Votants M1147

    7234381

    23234110912b128

    7 6 •149174164100125

    3.367

    . Auiiibert.726

    1911136

    159U2253976

    •48"8692844877

    1.768

    J68 élu.,504

    M. nourrie373

    52227

    4560

    1968381512861

    " G8805148

    1.504

    COLLÈGE; D'ISSOIRK.Par décision, de M. le Ministre de rfnstruction

    publique, la rentrée des élèves est fixée an 2 oc-tobre pour les internes et au 3 octobre, à huitheures du matin pour les externes.

    Le Principal," ' '•• " " • •••'• ; GUÏTTAHD. .

    Par arrêté de M. le Préfet, Mlle Servier, pourvuedu brevet supérieur a été nommée institutrice àJumeaux, en remplacement de Mlle Martin.

    Le bureau télégraphique de Brassac-les-Minesest ouvert à la correspondance depuis le 25 sep-tembre.

    Le Retour de la Fête.Dimanche, après quinze jours de pluie, nous

    .. avions le double plaisir de célébrer le retour de,"• la Fête, et celui d'j soleil. Si l'on se rappelle les

    journées de lundi, 41 et mardi, 12 septembre,: on comprendra que la jeunesse issoirienne avait à

    cœur de se dédommager, et c'est, lace qui nous avalu un brillant tour de ville suivi d'un bal plusbrillant encore, dans la salle du café Robert.

    Mais le grand succès a élé pour le théâtre, et lepublic a paru oublier ses préjugés contre le drameen faveur de la grande œuvre d'Alexandre Dumas,les Mousquetaires. Le talent des sympathiques in-

    r lerprêtes, joint à l'attrait de la pièce, a laissé àtous un excellent souvenir de celle soirée dont nousdésirons bon nombre de semblables, autant pournous quo pour M. le Directeur.

    •;. Donnons, en terminant, un petit souvenir à lareprésentation de jeudi, 21 septembre, M e n o n s

    ,:•:• avait promis de bons rires, et la réalité a surpassépromesses et espérances.

    A jeudi, chers habitués, nous vous donnons; rendez-vous à la spirituelle comédie de Labiche :

    '•" la Cagnotte. ; ; • „ . , •;

    • / • ' • • : A V I SLa Recette Municipale est transférée,

    sur la Place de la République, ohezM. ESPECEL, au second.

    T H É Â T R E D ' I S S O I R E .

    ' . . Jeudi 28 Septembre 1882.

    Pour la clôture des Représentations d'été

    LA CAGNOTTEComédie en 4 actes, un des pins grands succès du

    théâtre du Palais-Royal par MM. Eugène LABICHEet DELACOUR..

    L A . S A I S I EScène inédite jouée par M. PASSON.

    LES FORFAITS DE PIPERMANSVaudeville en 1 acte par L. TUIBOUST.

    Bureaux à 7 heures 4/2. — Rideau à 8 heures.PRIX DES PLACES :

    Premières et Orchestre 2 f. Secondes 1 f. 25. Parterre i f.AVIS.— Comme il est impossible à la Direction de pou-

    voir garantir des places louées à l'avance, aux Secondes etau Parterre, il nesera l'ait de location que pour les Premières.Seulement l'ouverture des. bureaux aura toujours lieu1/4 d'heure à l'avance pour les personnes des Secondeset du Parterre qui auront prix leurs billets avant laReprésentation.

    Nous recevons de M. Renard, vétérinaire àIssoire, 1a lettre suivante :

    Issoire, le 2i septembre -1882.Monsieur le Directeur,

    En répondant à la lettre de M. Gritsonnanehe, pré-sident de la Société vétérinaire du l'ny-de-Dôme, jene pensais pas avoir louché aussi juste. Décidément,d'après la manière d'agir de quelques-uns de ses mem-bres, Celle Société me parait être devenue une petiteéglise, une arche sainte portant pour devise: Noli metanner e.

    Encore, si l'un de ces Messieurs avait en la charitableidée de m'en prévenir, jo me serais bien gardé d'y toucher,et dès lors je n'aurais pas provoqué*" toute une levéede boucliers. Quelle avalanche ! trois lettres et pas malde noms sur la ligne! Si c'était sérieux, il y aurait dequoi décourager un plus vaillant que moi.

    D'abord, c'est M. Henriet qui sa trouve blessé de ceque j'ai rappelé la sentence que je croyais lui avoirentendu prononcer « le cheval marche parfaitementd'aplomb.» Il nie le fait, le déclare entièrement faux.Cependant, il m'avait semblé être éveillé lorsque j'aientendu ces paroles, et, pour donner une idée de l'im-pression qu'elles m'avaient produite, j'ajouterai qu'ellesont élé prononcées d'un ton un peu doctoral el en sou-lignant le parfaitement. Comme je pouvais avoir malentendu et mal compris, j'étais l'ouï disposé à dressereu règle un acte de rectification, quand il m'est venuà la pensée d'interroger les personnes présentes à lavisite.- Elles persistent toutes à dire que j'ai répété ta-luellement les paroles de M. lienriel. En conséquence,le démenti est renvoyé à son auteur, avec prière de lepasser aux témoins. Yerba volant.

    Ensuite, c'est une deuxième lettre de M. Grissonnanche,qui vient à la rescousse. Malgré mon désir de le trouverréellement courlois, j'ai le regret de constater qu'il n'arien modifié à sa méthode. Pour lui, je suis de mau-vaise foi, de mauvais aloi et de bien d'autres choses enoi, tout simplement parce quo je ne professe pas lamôme opinion que M. le Président, nommé à l'unani-mité, délégué par les frères et amis, l'anfiée dernière àToulouse, cette année à Caen, ele, etc. Vos litres, M. lePrésident, je les respecie, et pour vous le prouver, ilme. suffira de vous dire que j'ai élé sincèrement affectéen vous voyant les produire dans celte lettre. Passez-moile mot, le moment était mal choisi, car vous m'obligezà vous déclarer 4° qu'unarseule bonne raison en faveurde voire boiterie de l'épaule aurait produit bien meilleureffet que tous les grands mots dont vous vous aiesservi ; 2° que, dans une discussion, lorsque l'un desadversaires s'oublie, l'antre à le devoir de s'arrêter court,et c'est ce que je fais. Vous l'avez compris ainsi, puis-que vous cédez la plume à M. le Vice-Président.

    Je voudrais bien pouvoir en faire autant, mais j'aibeau regarder, chercher autour de moi, jo no trouve pasde second.

    Encore une bordée à essuyer! C'est le bouquet.11 _ est représenté par la lettre de M. Julliard, Vice-

    Président de la mémo Société. Je commence par luidonner acte de ce qu'il se dit autorisé "à parler au nom

    -- » „„, .„ „,_,.; u^ ,„ part d'un confrère, c'est peugénéreux, el pourtant, fier de son exploit, M. Julliardentonne le chant de victoire. Que de gens s'endormenth Marignan qui s'éveillent à Pavie!

    Je déclare que la lecture de cotte lettre m'a fait éprou-ver une véritable déception; je m'attendais à voir M. Jul-liard prendre en main la proposition que j'avais l'aile à.son Président, et me démontrer, avec preuves à l'appui,qu'il n'y avait jamais eu de brûluro, qu'il n'y avait ouet ne pouvait y avoir qu'une boiterie do l'épaule. Aulieu do cela, j'y trouve un peu de raillerie quant à mouignorance, el le désir de transplanter la discussion. PourM. Julliard le Moniteur d'Issoire est de trop petite en-vergure, il lui faut Les journaux de Lyon, de Toulouse,d'Alfort, elc.

    Aux oiseaux de grand vol, il faut le grand espace.

    Mais j'y pense, vous vous êtes donc entendus, Messieurs ?Déjà M. Grissonnanche me proposait un cartel (confiéà son second) sur ce qui louche à la Vétérinaire, c'est-à-dire sur tout ce qui regarde la médecine des animaux,et maintenant c'est M. Julliard qui trouve le journal in-digne de lui. Vous vous égarez, Messieurs, et vous avezla prétention de me ramener dans la bonne voie. Pour-quoi ne pas dire le mot tout de suite? « au bercailcomme une pauvre brebis égarée.» Vous avez raison'vous êtes de taille à m'apprendre bien des choses que je n'aijamais connues, enlr'aulres l'art d'injurier un adversairepour mieux pouvoir bailre en retraite. Vos raisons, vospreuves, où sont-elles? Si vous n'en donnez pas,'c'estque vous n'en avez pas.

    Quand vous demandez à porter au loin les débalsc'est que vous voulez qu'ils re=tent ignorés, c'est quevous ne sentez pas ici le terrain assez solide sous vospieds, c'est que vous craignez les petites blessures dupetit Moniteur d'Ivoire,. Eu un mol c'e t que vous re-doutez le jugement du pays. Il s'agit d'un Lit déterminé,précis, observé à Issoire, el il n'appartientppni ;'i moi de changer la chose el le lieu.

    Je connais déjà votre objection, vous ne voulezbl ll

    ni à vous

    écrireque devant un public réellement compétent. Encore linéi-ques instants, et vous serez satisfais.

    Je n'aecepl* pas votre proposition, d'abord, parce qu'aupoint où nous en semmes, el ave.c la tournure qui» vouslui avez donnée, la u'iacntm-ion n'est plus possible en-suite, parce que vous n'avez pas répondu, vous M. Juiiiarden particulier, aux nombreuses inventions que je vousai faites; 1° par ma lettre du i juiilei vous engageantà venir constater l'amélioration ; 'i par une invilal'iouverbale que je vous ai faite lo-Hi a par ,,!a |(!l l..c puh|j(;(ile 'ï'.i août dans le Moniteur d'Issoire, que je vous aiadressée, et iu enfin par ma lettre du 8 septembre à luquelle vous croyez^ avoir répondu au îieu et place dovotre Président. J'ai encore une dernière raison, el c'estde toutes la pins sérieuse: Le côté leehuiene de laquestion, (J'erreur de diagnostic), semble vous préoccuperle plus, (qui n'a pas à faire son mau culpa?) tandis

    te côté moral domine tout.' C'est celuiparticulièrement, el