Après l’excès, la sobriété Isabelle JOB Responsable Macroéconomie Etudes Economiques Groupe.

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  • Aprs lexcs, la sobrit Isabelle JOB Responsable Macroconomie Etudes Economiques Groupe
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  • 2 Page 2 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 2 Sendetter est facile se dsendetter devient un jour, obligatoire et risqu
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  • 3 Page 3 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 3 Des excs dendettement
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  • 4 Page 4 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 4 Dabord de la dette prive
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  • 5 Page 5 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 5 puis de la dette publique (squence chronologique et logique)
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  • 6 Page 6 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 6 se dsendetter nest pas facile Comment se dsendetter Plus dinflation (plus facile dire qu faire!) Plus de croissance (la solution idale) Des taux dintrt plus bas (une forme de rpression financire) De laustrit (incompatible avec la croissance) et finalement un coup de rabot sur le stock (lexemple grec)
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  • 7 Page 7 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 7 Un scnario de reprise molle sous contrainte de dsendettement
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  • 8 Page 8 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 8 En Europe: austrit et croissance ne font pas bon mnage LEurope a fait le choix de laustrit pour rduire le poids des dettes, avec un cot en termes de croissance (trappe austrit) Des baisses du PIB jusqu 5 ou 10 % (encore plus pour la Grce) en quatre ans en zone euro
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  • 9 Page 9 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 9 Do inquitudes et contagion Des cercles vicieux difficilement contrlables (t 2011) Stress sur les banques Exposition aux souverains Cots de financement en hausse Fragilisation des bilans bancaires avec impact sur leur capacit prter Stress sur lconomie Comportement dextrme prudence Hausse du chmage, Augmentation du risque de crdit, Rationnement des prts Dgradation des soldes publics conjoncturels Stress sur les souverains Primes de risque leves, contrecoup sur les finances publiques et craintes sur la soutenabilit des dettes
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  • 10 Page 10 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 10 la BCE la rescousse (acte I): de la liquidit profusion pour les banques
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  • 11 Page 11 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 11 Un bouclier du MES pour acheter du temps Des pare-feu ncessaires mais non suffisants si Italie (2011) Espagne (2012) perdent leur accs au march
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  • 12 Page 12 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 12 Un bouclier OMT de la BCE pour stabiliser les marchs (acte II) Do lentre en scne de la BCE qui endosse (enfin!) un vrai rle de prteur en dernier ressort pour les Etats mais sous conditions Des achats fermes de dette, sur des maturits courtes sans limite de montant : cet engagement est aussi important que laction elle-mme pour rassurer les marchs (tail risk) et les dissuader de parier contre la faillite des Etats face une BCE aux poches profondes Conditionnalits pour rduire lala moral (dresponsabilisation des Etats), pas sr que la menace soit crdible, do limportance de bien doser les efforts
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  • 13 Page 13 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 13 Lunion fait la force Premiers pas vers une union bancaire Superviseur Unique (BCE) partir de mars 2014 : condition ncessaire pour faire transiter les sauvetages bancaires directement par le MES avec pour objectif de rompre le cercle vicieux entre risques, bancaire et souverain Volet fonds de garantie des dpts et rsolution des faillites bancaires en suspens Viendra ensuite le temps (sans doute encore lointain!) de lUnion Budgtaire et Politique
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  • 14 Page 14 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 14 Croissance : la nouvelle priorit Des initiatives de croissance (prparer demain) Accent sur les rformes de structure (version allemande) Une vraie stratgie industrielle pour lEurope (version franaise) : Investissement dans des secteurs porteurs (en nombre limit) Rflexion sur le maillage industriel en ZE, ZES au Sud? Ples de comptitivit? Financement : BEI, Fonds structurels, Grand Emprunt Europen ou Obligations projets (pour canaliser lpargne prive)
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  • 15 Page 15 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 15 Lisser les ajustements budgtaires dans le temps Re-calibrage des plans daustrit Dosage des efforts en fonction des volutions conjoncturelles, viter la surenchre laustrit (ciblage dficit structurel conformment au Pacte budgtaire) Prime aux rformes structurelles (prise en compte des effets de courbe en J) partage plus quilibr des efforts (dsquilibres en jeu de miroir do rponse plus symtrique): rigueur au Sud et plus de stimulant au Nord
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  • 16 Page 16 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 16 Restaurer la comptitivit tout prix Reconqute de la comptitivit perdue (une fausse, bonne ide?) Approfondissement des dsquilibres extrieurs avec une divergence en termes de comptitivit entre Etats-membres, laquelle a renforc lhtrognit des performances au sein de lUnion Si le diagnostic est imparable, la duplication grande chelle de politiques similaires de dsinflation comptitive , par compression des cots salariaux, risque de conduire un quilibre dattrition (recul synchrone des dbouchs intra-zone, et surenchre laustrit salariale)
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  • 17 Page 17 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 17 Zone euro : un rgime de croissance en transition Notre scnario, raisonnablement optimiste, emprunte un chemin troit comptant sur : La responsabilit des Etats pour poursuivre les rformes et les ajustements budgtaires Le pragmatisme des officiels europens pour bien doser les efforts (dlais, lissage dans le temps) un climat de confiance apais grce la protection active des deux boucliers, montaire (OMTs) et budgtaire (MES)
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  • 18 Page 18 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 18 Que se passe-t-il en France ?
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  • 19 Page 19 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 19 Lheure des choix La consommation ne peut plus tre un moteur La croissance ralentit, le chmage grimpe, la pression fiscale augmente, le pouvoir dachat rgresse Le crdit se fait plus rare et plus cher
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  • 20 Page 20 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 20 Lheure des choix LEtat na plus les moyens Il faut rduire dficit et dette : les efforts requis sont significatifs- (-1,9 point de PIB, soit prs de 40 milliards sur un an pour atteindre la cible des 3% en 2013)
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  • 21 Page 21 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 21 LEtat engage un effort structurel marqu : 3/4 via une forte hausse des prlvements fiscaux et sociaux 1/4 via un freinage des dpenses publiques Hausses dimpts sur les mnages cibles sur les hauts revenus et les revenus du capital (dividendes, intrts et plus-values mobilires). Elles seront en bonne partie absorbes par une baisse du taux dpargne (notre hypothse) => effet modr sur la consommation. Hausses dimpts sur les entreprises (rductions de niches fiscales) cibles sur les grandes entreprises. PME plutt prserves. Mais pressions accrues sur les fournisseurs et sous- traitants. Les hausses dimpts et linstabilit fiscale affectent les profits et favorisent lattentisme => effet ngatif sur linvestissement et les stocks. Au total, effet ngatif mais relativement limit, compatible avec une croissance de 0,4 % (prvision ECO). Croissance 0,4 % et non 0,8 % : un effort supplmentaire de 4 milliards sera ncessaire pour respecter lobjectif de 3 %. Lheure des choix
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  • 22 Lheure des choix le relais par les exportations? Il faut tre sur les bons produits (innover), les bons marchs (en croissance) et tre comptitif
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  • 23 Page 23 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 23 Le grand cart France-Allemagne
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  • 24 Page 24 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 24 Le grand cart France-Allemagne
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  • 25 Page 25 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 25 Le grand cart France-Allemagne
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  • 26 Page 26 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 26 et le succs du made-in Germany
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  • 27 Page 27 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 27 et le cercle vicieux des entreprises franaises 5. Une comptitivit qualit rogne Profitabilit restreinte 3. Une baisse de la profitabilit 4. Un dficit dinvestissement 1. Une comptitivit-cot dgrade 2. Une comptitivit-prix maintenir
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  • 28 Page 28 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 28 Du rapport Gallois au pacte de comptitivit Principale proposition du rapport Gallois Baisse de 30 milliards des cotisations sociales (famille et maladie pour les salaires compris entre 1 et 3,5 SMIC. Baisse des charges patronales : moyen le plus simple et le plus direct de rduire les cots salariaux unitaires et damliorer la comptitivit cot. Cette baisse des charges devait tre finance par des mesures dconomie quivalentes (TVA, CSG, dpenses publiques) pour ne pas peser sur les dficits. Risque dun effort structurel global trop massif (mesures budgtaires 2013 + ces mesures nouvelles) sur une conjoncture dj trs fragile => cette mesure na pas t retenue. Le pacte de comptitivit crdit dimpt de 20 milliards par an en rythme de croisire montant calcul en proportion de la masse salariale brute de lentreprise (hors salaires suprieurs 2,5 SMIC) Monte en puissance sur 2 ans, CICE = 4 % de la masse salariale (salaires de 1 2,5 SMIC) en 2014, 6 % en 2015 et au-del
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  • 29 Page 29 - 22/07/2011 ECO/EIS Page 29 Financement de cette mesure : 20 milliards par an 10 milliards : freinage plus fort que prvu des dpenses publiques en 2014 et 2015. 7 milliards : hausse des taux de TVA en 2014. Taux normal de TVA port de 19,6% 20%. Taux intermdiaire (restauration et travaux dans les logem