AMÉLIORATION DE L’OCTROI DE CRÉDIT D’UN ETABLISSEMENT ...

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AMÉLIORATION DE L’OCTROI DE CRÉDIT D’UN ETABLISSEMENT FINANCIER CAS DE LA BOA MADAGASCAR Agence Tanjombato UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO FACULTÉ DE DROIT, D’ÉCONOMIE, DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE DÉPARTEMENT DE GESTION MÉMOIRE DE MAITRISE EN GESTION OPTION : FINANCES ET COMPTABILITÉ Présenté par : ANDRIAMIANDRISOA Tsanta Najoro Sous l’encadrement de : RANDRIAMIANDRISOA Jean Patrick ENCADREUR PEDAGOGIQUE, Expert-comptable et Enseignant au sein du Département Gestion Année Universitaire : 2013-2014 Session : Septembre 2014 Date de soutenance : 11 Septembre 2014
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MEMOIRE FINALD’UN ETABLISSEMENT FINANCIER
Agence Tanjombato
FACULTÉ DE DROIT, D’ÉCONOMIE, DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
DÉPARTEMENT DE GESTION
OPTION : FINANCES ET COMPTABILITÉ
Année Universitaire : 2013-2014
Session : Septembre 2014
i
REMERCIEMENTS
Avant toute chose, nous tenons à remercier le bon DIEU de nous avoir donné le
courage, la force, la santé, et sa bénédiction durant nos années d’étude à l’Université
d’Antananarivo, en particulier à la réalisation de ce mémoire de fin d’étude.
Nous tenons également à présenter nos vifs et sincères remerciements à toutes les
personnes qui nous ont aidé et assisté durant nos années d’étude.
D’abord à :
l’Université d’Antananarivo ;
Monsieur RAKOTO DAVID Olivaniaina, Maître de conférences, Doyen de la Faculté
Droit, Economie, Gestion et Sociologie ;
Monsieur ANDRIAMASIMANANA Origène Olivier, Maître de conférences, Chef de
Département Gestion pour son aide surtout sur le plan administratif ;
Madame ANDRIANALY Saholiarimanana, Professeur titulaire, Directeur du Centre
d’Etudes et de Recherches en Gestion, de n’avoir mis aucune restriction à l’accès des
documents que nous avons dû utiliser ;
Tous les enseignants et administrateurs de la Faculté DEGS et du Département
Gestion, de nous avoir cédé leurs connaissances qui nous permettrons d’instruire notre
avenir ;
Monsieur RANDRIAMIANDRISOA Jean Patrick, Enseignant à l’Université
d’Antananarivo, pour l’encadrement et les conseils précieux qu’il a apporté durant
la réalisation de ce mémoire ;
Tout les membres du personnel de la BOA Tanjombato pour leur accueil chaleureux et
pour l’ambiance très motivante toute au long du stage.
Nous leur adressons notre honorable admiration et nos gratitudes les plus profondes
pour leur volonté de répondre à nos questionnaires malgré l’abondance des responsabilités
qu’elles auront à assumé.
Et enfin, nous tenons à remercier nos parents et toute la famille pour leur soutien
moral et financier jusqu’au bout; à tous nos amis et tous ceux qui ont participé de loin ou de
près à la concrétisation de cet ouvrage. Nous vous remercions infiniment. Que Dieu vous
récompense !
ii
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS
PARTIE I : MATERIELS ET METHODES
Chapitre 1 : Généralités sur la BANK OF AFRICA Section 1 : Présentation de l’entreprise Section 2 : Organisation de la BOA Section 3 : Activités et missions Chapitre 2 : Notion de crédit Section 1 : Le crédit bancaire Section 3 : Les différents types de crédit à la BOA Chapitre 3 : Approches méthodologiques Section 1 : Collecte des données et informations Section 2 : Traitement des données et analyse de l’information Section 3 : Les limites de l’étude
PARTIE II : RESULTATS Chapitre 1 : Procédures d’octroi de crédit Section 1 : Les procédures d’octroi de prêt aux particuliers Section 2 : Les procédures d’octroi de crédit aux entreprises Chapitre 2 : Analyses Financières Section 1 : Etudes préliminaires avant l’analyse financière Section 2 : Les Etats Financiers Section 3 : Analyse des ratios des Etats Financiers Chapitre 3 : Approbation de crédit Section 1 : Analyse des dossiers Section 2 : Le déblocage des fonds
PARTIE III : DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
Chapitre 1 : Discussions des résultats Section 1 : Le Diagnostic SWOT de l’octroi des crédits Section 2 : Vérification des hypothèses Section 3 : Interprétation des résultats obtenus Chapitre 2 : Recommandations Section 1 : Solutions face aux faiblesses de la banque Section 2 : Recommandations sur les résultats
CONCLUSION GENERALE
I. TABLEAUX :
Tableau 1 : Identification de la BOA Madagascar……………………………………… . 7
Tableau 2 : Calcul des ratios de solvabilité et d’endettement………………………….... 30
Tableau 3 : Calcul des ratios de rentabilité……………………………………………… 31
Tableau 4 : Calcul des ratios de structure financière…………………………………….. 32
Tableau 5 : Les forces et les faiblesses de l’octroi de crédit…………………………….. 36
Tableau 6 : Les opportunités et les menaces du crédit……………………………………39
Tableau 7 : Nombre des agences par banque……………………………………………..40
II. FIGURE :
Figure N°1 : Organigramme de l’agence Tanjombato…………………………………10
Figure N°2 : Circuit de traitement des dossiers à la BOA………………………………37
iv
BFR Besoin en Fonds de Roulement
BFV Banky Fampandrosoana ny Varotra
BICM Banque Industrielle et Commerciale de Madagascar
BMOI Banque Malgache de l’Océan Indien
BNI Banque Nationale des Industries
BOA Bank of Africa
CAF Capacité d’Autofinancement
FFOM Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces
FRNG Fonds de Roulement Net Global
LMT Long et Moyen Terme
MCNE Mobilisation des Créances nées sur l’étranger
MGA Malagasy Ariary
MT Moyen Terme
NTIC Nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication
PEF Prêt Evènement Familial
PIA Prêt Immobilier Akany
PSC Prêt Scolarité
PVO Prêt Vahaolana
SA Société Anonyme
UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
1
INTRODUCTION GENERALE
Aujourd’hui, l’évolution montante de l’activité économique est incontournable et
chaque pays s’efforce de mener ses activités dans les trois secteurs à sa savoir : primaire,
secondaire et tertiaire. A Madagascar, nous savons tous que c’est le secteur primaire qui
occupe une place importante dans la vie de la population bien que l’on ait assisté ces dernières
années à la croissance et au développement du secteur tertiaire comme le cas des institutions
financières.
En effet, ces institutions financières sont les entreprises qui produisent et vendent des
services financiers, par exemple les banques, les établissements de crédit non bancaires ou les
microfinances, les entreprises d’assurance et les entreprises d’investissements. L’existence de
ces entreprises au sein d’un pays est vitale car elles participent non seulement au financement
de son économie mais aussi à l’intermédiaire financière des ménages et des entreprises. La
banque est l’une des firmes jouant ce rôle d’intermédiation. En effet, le principe de
l’intermédiation bancaire s’exerce à la fois dans le temps et dans l’espace de façon
habituelle. Dans le temps : c’est la fourniture de moyens de financement (crédits) à leurs
clients, à un moment où ceux-ci en sont dépourvus, il y a alors création monétaire soit
totalement soit partiellement ; dans l’espace : c’est le transfert de moyens de paiement
(chèques, virements, cartes de crédit…) d’une place commerciale à une autre1. La banque est
un agent qui emprunte de la monnaie aux agents excédentaires et la canalise vers les agents
déficitaires : c’est le rôle d’intermédiation financière. Son métier est le commerce d’argent ;
les clients viennent épargner à travers leurs dépôts, elle met à la disposition des emprunteurs
ses épargnes par l'octroi des crédits, et les crédits de la banque font de nouveaux dépôts
lorsqu'ils seront remboursés.
Or, le crédit est au cœur de la survie d’une banque car c’est de là qu’elle collecte les
intérêts en contrepartie de l’argent prêté. Notre pays subit actuellement les effets de la crise
politique successive durant ces dernières années. Les conséquences de la crise vécue par la
nation actuellement, sont orientées vers le fait que la capacité d’achat de chaque ménage et les
différents opérateurs économiques tels que les sociétés est considérablement réduite.
Lorsqu’un ménage ou une entreprise éprouve des difficultés financières passagères, et
souhaite acquérir un bien ou faire des investissements, ils pourront recourir au crédit. Ainsi,
1 OGIEN Dov, « Comptabilité et Audit Bancaire », édition Dunod PARIS 2008, p.10
2
les établissements bancaires bien que les microfinances peuvent profiter pour acquérir leurs
avantages dans cette situation.
En outre, les crédits offerts par la banque présentent plusieurs avantages à ses clients
que ce soit pour les ménages ou les petites ou moyennes entreprises (PME) :
- Pour les ménages, l’accès aux crédits bancaires constitue une base à partir de laquelle
d’autres besoins peuvent être satisfaits : santé, éducation, … mais il sert aussi à faire des
investissements pour l’acquisition des mobiliers, achat des terrains, construction d’une
maison, …
- Pour les PME, le crédit est d’une part nécessaire à financer leurs investissements au
cas où l’autofinancement généré par l’entreprise n’arrive pas à couvrir leurs besoins ; d’autre
part le crédit sert aussi à l’équilibre de la trésorerie d’une entreprise dans le cas où cette
dernière se trouve dans une situation de difficulté financière. Sachant qu’une entreprise peut
financer leur investissements de 3 manières: à l’aide de l’autofinancement, d’un crédit
bancaire et aussi des marchés financiers à travers l’émission des titres c'est-à-dire des actions
et obligations.
On distingue généralement dans les banques 3 types de crédit : les crédits à court
terme (moins d’un an), les crédits à moyen terme (jusqu’à 5 ans) et les crédits à long terme
(plus de 5ans). Chaque banque a ses propres manières d’octroyé des crédits à ses clients.
Faisant partie de notre domaine d’étude, la Bank Of Africa Madagascar est l’une des
banques exerçant des opérations de crédit. Avec ses 80 agences réparties dans les vingt-deux
régions de Madagascar, elle dispose le plus grand réseau parmi les banques commerciales. Et
comme nous projetons d’axer à l’octroi de crédit , multiples sont les clients qui effectuent
cette opération à la Bank Of Africa (B.O.A). En dépit de cette situation, la problématique est
la suivante : « Comment améliorer les procédures d’octroi de crédit au sein de la BOA
Tanjombato afin de réduire les risques bancaires? ». En effet, il est important de répondre
à cette question parce que l’octroi de crédit est un des facteurs qui assure la pérennité de la
banque et surtout un des produits qui fait rentrer plus d’argent. Cela nous amène au traitement
du thème : « Amélioration de l’octroi d’un crédit établissement financier : Cas de la BOA
Tanjombato ». Le crédit est un travail laborieux pour la banque car il faudra avant toute chose
prospecter les clients et ensuite faire une analyse complète de leurs situations financières pour
savoir s’ils peuvent emprunter ou non, établir de nombreux suivis et enfin tenir compte de
plusieurs risques liés à l’octroi de crédit. Quand on parle d’octroi de crédit, certainement on
3
doit prévoir les risques comme par exemple le risque de non remboursement, le risque de non
conformité, le risque de contrepartie, le risque de défaillance…Les risques sont inséparables à
la notion de crédit.
L’objectif global de ce mémoire est donc d’assurer la rentabilité de la banque dans
l’opération de crédit pour garantir son développement. On considère souvent qu’une
entreprise rentable est celle qui dégage des bénéfices2, mais la rentabilité dans la gestion d’un
crédit est une tâche rude à atteindre car il faudra s’imposer face à l’existence de nombreuse
concurrence (BMOI, BNI, …) et savoir s’adapter à son environnement externe (politique,
économique, technologique, …). Ainsi, les objectifs spécifiques pour aboutir à cet objectif
global sont, d’une part de maximiser les clients emprunteuses à la banque et d’autre part de
minimiser les risques de crédit. La maximisation des clients emprunteuses dépend de la
capacité des commerçants de la banque à les convaincre surtout les entreprises que les
particuliers. En outre, les commerçants de la banque peuvent faire de la prospection, et être
convaincants envers les entreprises pour arriver à vendre leurs produits. Ils peuvent procéder à
des visites chez les entreprises, ou organiser des journées portes ouvertes ou participer à des
salons,… La prospection, action de rechercher et de transformer au client une personne qui
ne l’est pas… mais c’est aussi une tâche indispensable à la pérennité d’une entreprise3. Bref,
la recherche des prospects est essentielle pour assurée la rentabilité de la banque. Par ailleurs,
cette rentabilité ne peut être obtenue sans une minimisation des risques surtout celui du risque
de non remboursement car c’est inutile de recherché de nombreux clients alors que l’on ne
sait pas s’ils sont capables de remboursés l’argent octroyer. Mais il y a aussi d’autres risques
comme le risque de non-conformité de la situation financière des clients surtout le cas des
entreprises.
Afin de répondre à la problématique, deux hypothèses sont jugées nécessaires :
• Une analyse financière efficace et pertinente de l’information des emprunteurs
améliore l’octroi de crédit. Ainsi, les responsables chargés des clientèles doivent maîtriser
les informations financières des demandeurs de crédit et doivent aussi vérifier que les dossiers
sont conformes à leurs situations actuelles.
• Le renforcement des garanties ou suretés aide le banquier dans l’octroi de crédit
afin d’anticiper le divers risques bancaires. Pour s’assurer que les remboursements des
2 PRUVOST Jean-Marie, « Dico du financier », édition Dunod, 2009, p.189
3 Cours de « Technique de Négociation Commerciale », RANDRIAMBOLOLONDRABARY Heriniaina Corinne 3
ème
4
crédits accordés seront honorés, la garantie est une des facteurs clés de l’octroi de crédit. La
garantie peut prendre diverses formes comme la caution d’une tierce personne ou les garanties
réelles (les immobiliers ou les assurances décès des prêteurs,…)
D’une manière générale, l’octroi de crédit se fonde sur une relation de confiance
entre le prêteur et l’emprunteur car selon BERNARD et COLLI, le crédit est un acte de
confiance comportant l'échange de deux prestations dissociées dans le temps, biens ou
moyens de paiement contre promesse ou perspective de paiement ou de remboursement4.
Mais l’octroi d’un crédit par la banque correspond à une prise de risque : celui d’insolvabilité,
c’est pourquoi la banque doit toujours être très prudente envers ses clients. Ainsi, les
composantes pour la réussite de l’octroi de crédit c’est en premier lieu, de connaître
l’emprunteur par un certain nombre d’analyse financière (ressources, charges, capacité de
remboursement,…) tant pour les particuliers que pour les PME pour pouvoir leurs prêter ou
non de l’argent. En second lieu, c’est d’accompagner le crédit par des garanties car elle
constitue une sécurité indispensable si le client ne peut ou ne veut pas remplir ses
obligations5.Cela permet en effet d’anticiper le risque de non remboursement de la part des
emprunteurs.
D’après les objectifs à atteindre ainsi que les hypothèses exposées, il est évident que
des résultats soient attendues afin qu’il ait un impact positif sur la rentabilité de l’entreprise et
son développement. Ainsi, les résultats espérés dans l’octroi d’un crédit sont de maximiser le
nombre des clients qui font des prêts pour en pouvoir dégager de bénéfice mais aussi de
réduire les risques de non remboursement en mettant des stratégies pertinentes et efficaces.
Ce travail a été accompli grâce à des méthodologies. Tout d’abord, nous avons fait
appel à des recherches bibliographiques pour soutenir les idées grâce à des opinions
scientifiques bien fondées, et ensuite des recherches sur internet ou des revues de la littérature
pour renforcer nos idées. Enfin, pour vérifier les hypothèses évoquées, une descente sur
terrain a été nécessaire. Pour cela, nous avons réalisé un stage d’un mois au sein de la BOA
Tanjombato. Ce stage visait essentiellement à connaitre le fonctionnement des opérations de
crédit auprès d’un établissement bancaire pour traiter le thème choisi.
4 BERNARD V. et COLLI J.C., « Les crédits bancaires aux entreprises », Revue bancaire, P.43
5 BOYE Sébastien, HAJDENBERG Jérémy, POURSAT Christine, « Le guide de la microfinance », Editions
d’Organisation, Paris cedex 05 p.67
5
C’est dans le respect de la norme IMMRED que ce mémoire a été conçu, ainsi il se
divise en trois grands parties à savoir : les matériels et méthodes, le résultat, les discussions et
recommandations.
Dans la première partie, nous allons discerner à première vue une étude descriptive
des matériels de travail où nous explicitons notre zone d’étude : la BOA Madagascar par son
identification, son historique et ses activités. Après, une notion théorique sur le crédit sera
abordé pour permettre de comprendre notre thème. Et enfin, l’approche méthodologique,
ayant pour but de formuler les différentes méthodes pour la collecte des données
(bibliographie, webographie, …) et le traitement des données (traitement manuel,
informatique,…) ainsi que l’analyse des données recueillis sur le terrain grâce à la méthode
SWOT nommée FFOM.
La seconde partie est consacrée à exposer les résultats obtenues lors de notre enquête
et les recherches menées pendant le stage à l’agence BOA Tanjombato. Les résultats parleront
en totalité de l’octroi de crédit de la banque. Ainsi, nous allons exposer les conditions exigées
par la banque pour les particuliers et les entreprises lors de l’octroi de crédit, l’analyse
financière effectués aux PME en cas de crédit d’investissement ainsi que les démarches de
l’étude du dossier c’est-à-dire du dépôt jusqu’au déblocage de fonds.
La troisième et dernière partie sera divisée en 2 grandes chapitres. Une discussion des
résultats obtenus sera évoquée dans le premier chapitre en utilisant le diagnostic FFOM afin
d’évoquer les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de la société. Puis, la
vérification des hypothèses et interprétation des résultats seront énoncées dans ce même
chapitre. Le dernier chapitre parlera de la proposition de quelques recommandations adaptées
aux résultats analysés de la société.
6
PARTIE I : MATERIELS ET METHODES
Nous allons présenter, dans cette première partie, les domaines à partir desquels notre
recherche a été menée en vue de faciliter la compréhension de l’ensemble du devoir. Ainsi,
cette première partie englobe la présentation de notre zone d’étude afin de comprendre le
thème étudié.
Premièrement, le premier chapitre généralité sur la BOA permettra de mieux connaître
notre zone d’étude par son historique, son identification, ses activités,… ; le second chapitre
nous aide à avoir une notion sur le crédit ainsi que les différents types de crédit à la BOA.
Enfin dans le dernier chapitre, nous allons entamer la méthodologie utilisée pour la réalisation
de ce mémoire.
Chapitre 1 : Généralités sur la BANK OF AFRICA
Ce chapitre permet de mieux connaitre la société BANK OF AFRICA par sa
présentation qui illustre son identification, son actionnariat et ses historiques ; ensuite son
organisation qui permet de voir l’organigramme de la siège social et de l’agence ; et en
dernier lieu les activités et les missions de la banque.
Section 1- Présentation de l’entreprise
C’est dans cette section que nous allons présenter l’entreprise étudiée grâce à son
identification, son actionnariat et ses historiques.
1- Identification Chaque société a ses propres identités qui sont considérés comme sa régularité
envers l’environnement qui l’entoure. En ce qui concerne la BOA, le tableau ci-dessous
résume son identité :
Tableau 1 : Identification de la BOA Madagascar
Désignation Raison social BANK OF AFRICA Madagascar Forme Juridique Société Anonyme (SA) Capital social 45 509 740 000 MGA Siège Social 2ème place de l’Indépendance Antaninarenina NIF 3000000491 N° STAT 6512011 19990100 35 Inscrit au registre des banques N° 09/Ba/99 Registre des Commerce et des Sociétés 1999 B00839 BP 183, Antananarivo 101 Madagascar Tél (261)20 22 391 00 Fax (261)20 22 294 08 Swift AFRIMGMG Site Web www.boa.mg E-mail [email protected] Slogan La force d’un groupe, la proximité d’un
partenaire Sources: www.boa.mg et BOA Tanjombato
2- Actionnariat
Le capital d’une entreprise est constitué d’action, une action est un titre de propriété
représentant une part du capital d’une société6. Le capital social de la BANK OF AFRICA
Madagascar est de 45 509 740 000 MGA, et répartit comme suit :
6 PRUVOST Jean-Marie, « Dico du financier », édition Dunod, 2009, p. 7
8
- ACTIONNAIRES PRIVES LOCAUX 24,8%
- SOCIETE FINANCIERE NEERLANDAISE POUR LE DEVELOPPEMENT (FMO) 9,4%
- ETAT MALGACHE 9,4%
3- Historiques de la BANK OF AFRICA
Le groupe BOA est éparpillé sur différents pays Africain, c’est pourquoi, il est
primordial de connaitre tout d’abord l’historique du groupe et après son historique sur notre
pays.
3-1 Historique du groupe
Le groupe BANK OF AFRICA a été créé vers les années 1982 au Bamako (Mali).
La construction du groupe peut être divisée en 3 grandes étapes importantes dont chacune
correspond à une évolution spécifique et décidé grâce à une stratégie stabilisée :
La première étape est celle du lancement du 1982 à 1990 : une période difficile pour le
groupe car c’est un projet qui semblait à l’époque irréaliste pour les nombreux observateurs ;
l’idée était de créer une banque africaine indépendante des grands groupes internationaux, et
fondée grâce à des capitaux privés africains et bien diversifiés. Après la création de la BANK
OF AFRICA - MALI (BOA-MALI) en 1982, les premiers éléments d'une structure de tête
sont mis en place et la société holding du futur Groupe BOA, AFRICAN FINANCIAL
HOLDING (AFH), est constituée en 1988. Celle-ci a été directement à l'origine de la BANK
OF AFRICA - BENIN (BOA-BENIN) créée en 1989. A l'issue de cette période pionnière, la
BOA-MALI s'ancre durablement dans le paysage bancaire malien et la BOA-BENIN se
positionne en leader dans son pays, malgré un environnement particulièrement difficile,
puisque celle-ci était la seconde banque à s'implanter dans un pays déserté à l'époque par toute
structure bancaire commerciale.
La seconde étape est l’expansion du 1991 à 1998 : Une stratégie unitaire, basée sur
l’équilibre d’un actionnariat diversifié est alors développée par la BANK OF AFRICA dans le
but d’une décision d’extension dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA). On a alors étudié toute la possibilité d’achat et de création de banque et par
9
conséquent, trois nouvelles banques sont créés : la BOA Niger en 1994, la BOA Côte d’Ivoire
en 1996 et la BOA Burkina Faso en 1998 et les actions d’harmonisation se développent
fortement.
La troisième et dernière étape est la diversification du 1999 à 2010 : elle s’exprime par
une volonté de croissance à travers les nombreux pays en Afrique dont le but est d’une part de
passer d’un ensemble de banque à une véritable structuration de groupe ; d’autre part faire
évoluer des activités de banque commerciale pure vers celles liées au crédit-bail, à la bourse
ou l'assurance, pour créer un pôle financier multiforme, capable de proposer une gamme
complète de produits et de services financiers ;enfin, sortir de l'UEMEOA et s'étendre à
d'autres régions d'Afrique subsaharienne, y compris anglophones. C’est durant cette dernière
étape que 7 nouvelles BANK OF AFRICA a vu le jour dont Madagascar fût l’un d’eux en
1999, puis au Sénégal en 2001, au Kenya en 2004, en Ouganda en 2006, en Tanzanie en 2007,
au Burundi en 2008, en République Démographique du Congo et à Djibouti en 2010.
Actuellement, le groupe BOA poursuit son développement et assure la pérennité d'un
grand groupe bancaire transafricain, renforce sa structure capitalistique et financière, se
modernise et s’institutionnalise, grâce à l’appui de BMCE Bank, actionnaire majoritaire de
référence depuis fin 2010. Elle s’installe sur 15 pays Africain en ce moment.
3-2 Historique de la BOA Madagascar
L’ancienne BTM (ou Bankin’ny Tantsaha Mpamokatra) qui se spécialisait à
l’époque de l’agriculture et de l’élevage a été repris par le groupe BOA le 18 Novembre 1999
et, est devenue la BOA Madagascar dont l’activité est celle d’une banque commerciale pour
tout public. Depuis sa création, elle n’a cessé de progresser grâce au développement de ses
activités et de ses nouveaux produits. Voici quelques exemples durant les 2 dernières années :
- le lancement du produit « Mobile Banking », en collaboration avec l’opérateur de
téléphonie mobile Airtel-Madagascar en 2012
- Lancement de la carte VISA prépayée TUCANA : carte ne nécessitant pas de compte
bancaire en 2012
- en 2012, la présentation du nouveau Prêt Immobilier AKANY (PIA) pouvant aller jusqu’à
20 ans et avec un taux de 12 %,…
Aujourd’hui, la Banque dispose d’un réseau composé de 80 points de vente dont la
dernière agence a été ouverte le 17 et 31 janvier 2014 à Arivonimamo et Brickaville. En effet,
10
chaque agence est capable de traiter l’ensemble des opérations bancaires et offrir toute la
gamme de service à ses clients.
Ces résultats sont soutenus par une démarche qualité ayant déjà permis d'aboutir à la
certification ISO 9001 en 2008 des opérations internationales, des opérations de crédit aux
particuliers, aux entreprises et la Micro-Finance dont l’audit de renouvellement a été effectuée
avec succès en 2010.
Section 2- Organisation de la BOA
Chaque entité, entreprise ou groupement d’entreprise possède un organigramme qui
est la représentation schématique de leur structure et organisation dans le but d’atteindre les
objectifs fixés au départ. Ci-après l’organigramme du siège et de l’agence BOA :
1- Structure organisationnelle du siège
Concernant l’organigramme du siège de ladite société, elle est définie en annexe 1.
Nous pouvons constater tout de suite que dans cette organisation, chaque direction a une
responsabilité bien définie pour atteindre les objectifs fixés par le Directeur Général et
chacune a des subordonnées qui les aident à accomplir leur mission.
2- Structure organisationnelle de l’agence
La représentation schématique de l’organigramme de l’agence BOA Tanjombato est
donnée ci-dessous:
Source : BOA Tanjombato
DIRECTEUR ADJOINT
CHARGES DE CLIENTELE
Responsabilités de chaque service :
La structure hiérarchique figurée ci-dessus nous montre que chaque personne a ses
responsabilités pour atteindre le but fixé par le siège. Discernons un par un la responsabilité
de chaque service :
Directeur d’agence : C’est la première responsable commerciale et chef de l’agence ;
elle assure la relation entre la Direction Générale du siège de la BOA Antaninarenina et celui
de l’agence. C’est elle qui guide ses subordonnées et coordonne les actions de chacun pour la
bonne marche de l’entité.
Elle valide chaque opération : l’octroi des crédits des particuliers, des entreprises, ...
et détienne le pouvoir à la décision final sur la gestion de l’agence. Elle effectue aussi des
descentes sur terrains que ce soit pour visiter la clientèle (notamment les entreprises) ou pour
prospecter des nouvelles clientèles cibles afin de mener une action commerciale pertinente.
Directeur Adjoint : elle assiste le directeur d’agence et a la même responsabilité que
celui-ci. C’est elle qui se charge des opérations administratives pour la bonne marche de la
banque et en cas d’absence du directeur, elle remplace ses diverses tâches.
Animateur guichet : C’est le chef des agents multifonctions : le front office et le back
office. Pour le front office, il assure l’approvisionnement de chaque caisse et résout les
problèmes éventuels au guichet, prend en charge toutes mesures nécessaires pour la
satisfaction de la clientèle et pour une bonne qualité des services.
Pour le back office, il est le premier responsable des opérations en devise c'est-à-dire
l’échange des monnaie nationale en monnaie étrangère ou vice versa, autorisation des achats
en devise, attestation de devise…En outre, il prend en charge le contrôle de tous les chèques
versés à l’agence.
Agents multifonctions Front office : ce sont les caissiers qui sont en lien direct avec
la clientèle, leurs responsabilités inclus les versements d’espèce, le paiement en espèce et le
paiement western union. Ils ont une grande implication envers ses tâches car il faudra vérifier
soigneusement le bordereau de versement, le comptage des billets, vérification des signatures
et visa, saisie des opérations guichets, délivrance position, … Ils rendent comptent à son
supérieur hiérarchique toutes les problèmes éventuelles au guichet.
12
Agents multifonctions Back Office : Ces personnels assurent le traitement des
virements : réception, vérification des ordres de virement et saisie des virements. Par ailleurs,
ils gèrent aussi les effets : effets échus, effets impayés, vérifie les échéanciers ; il y a aussi le
traitement des opérations internationales c'est-à-dire le suivi les opérations d’importation et
d’exportation.
Chargés de clientèles professionnelles et particulières : Ce sont les commerciaux de
la banque qui gèrent la gestion de portefeuille client ; ainsi ils assurent les tâches suivantes : la
prospection des nouveaux clients notamment les entreprises pour leurs vendre les divers
produits de la banque (crédit, ouverture de compte,..) ; visite des clients ; réalisation d’ un
compte rendu des visites ; montage des dossiers de crédit (particuliers, PME) en vérifiant les
dossiers nécessaires ; conseil, orientation et suivi des clients, …
Accueil : plusieurs tâches leurs sont confiés : ouverture compte, clôture compte,
transfert de compte, délivrance des cartes, délivrance des chèques, déclaration de perte carte
sésame, attestation bancaire, … Ils obtiennent en premier la réclamation directe des clients et
les confie à son supérieur lors d’une réunion.
Personnel de service : C’est le coursier de la banque et il est l’agent de liaison de
l’agence au siège.
Après avoir vu les responsabilités de chaque personnels à l’agence Tanjombato, nous
allons voir les activités et missions de la banque.
Section 3- Activités et missions
Chaque entité a des activités et des missions pour atteindre les objectifs fixés par les
dirigeants. Il est préférable tout d’abord de discuter des activités de la banque avant de parler
de ses missions.
1- Activités
Les opérations de banque comprennent : la réception de fonds du public ; les
opérations de crédit telles que la mise à disposition de fonds et les opérations de crédit-bail ;
la mise à disposition et la gestion de moyens de paiement7. La BOA étant une entreprise
réalisant des opérations de banque, ses principales activités s’articulent donc autour de la
gestion des crédits et la gestion des dépôts.
7 BERNET ROLLANDE Luc, « Principe de technique bancaire », 25è édition Dunod, Paris 2008 p.4 et p.5
13
1-1 Gestion des crédits
La BOA Madagascar offre différents types de crédits à sa clientèle :
Pour les particuliers, la BOA offre des :
- crédits à court terme : le Prêt Evènement Familiaux (PEF), le Prêt Scolaire (PSC) dont
le remboursement s’effectue en 10 mois ;
- crédits à moyen terme : le Prêt Vahaolana (PVO) pour 5 ans de remboursement ;
- crédit à long terme : le Prêt Immobilier Akany (PIA) jusqu’à 20 ans de
remboursement.
Pour les entreprises, la banque offre 2 crédits d’investissements (à Moyen Terme et à
Long Terme) et 11 crédits de fonctionnements. Ces crédits de fonctionnement sont :
l’escompte sur papier commercial, mobilisation créances nés sur l’étranger, avance sur
certification et facture administrative, avance sur marchandise, avance sur produit, facilité de
caisse et le découvert, escompte papier de chaîne, microcrédits, préfinancement collecte
produit, crédit par signature et ouverture des crédits documentaires.
1-2 Gestion des dépôts
On entend par dépôts, l’ensemble des disponibilités confiées par la clientèle au
banquier. Ces dépôts peuvent être effectués à vue, c’est-à-dire avec possibilité de retrait à
tout moment ou à terme, le retrait n’étant alors, en principe, possible qu’à une échéance
déterminée d’avance.8
La BOA Madagascar propose à ses particuliers et entreprise 2 types de dépôts : le
dépôt à vue et le dépôt à terme. Les dépôts à vue dont le retrait peut être effectué à tout
moment sont les suivants :
Compte courant d’entreprise ;
Compte chèque ;
Pack Fonxionnariat ;
Pack Salaria.
Par ailleurs, les dépôts à terme dont le retrait n’est possible qu’à une échéance
déterminée d’avance sont : le dépôt à terme et le bon de caisse.
La banque offre aussi des moyens de paiements comme les chèques, virement,… et
autres opérations connexes comme les opérations de change grâce au Western Union.
8 BERNET ROLLANDE Luc, « Principe des techniques bancaires », 25è édition, Paris 2008 P. 41
14
2- Missions
Nous ne pouvons pas citer ici toute la mission de la banque mais une de ses missions
consiste à la recherche de la satisfaction des clientèles. En effet, l’engagement de la BOA
envers ses clients est de leur offrir un service de qualité par :
- L’accueil de chaque client et son orientation individuelle vers le service concerné,
dès son entrée dans la banque.
- L’attribution d’un contact personnalisé au sein de la banque à chaque client.
- L’engagement de ne laisser aucune demande de ses clients, qu'elle soit écrite ou orale,
sans réponse personnalisée.
- L’engagement de répondre à toute demande de "crédit particulier" et « crédit
entreprise » dans un délai maximum de 5 jours ouvrés.
D’autre part, il y a la recherche des résultats satisfaisants par le renforcement du
réseau dans toutes les régions de Madagascar afin de se rapprocher des clientèles. D’où
viennent le slogan « La force d’un groupe, la proximité d’un partenaire »
Dans cette première chapitre, nous avons vu la présentation de la BOA par son
historiques, son identification et ses activités et missions, passons maintenant à la notion de
crédit bancaire.
Chapitre 2 : Notion de crédit
Ce chapitre sera consacré au cadre théorique de notre recherche : le crédit bancaire.
Ainsi, nous allons entamer en premier par la notion du crédit bancaire et après les différents
types de crédit à la BOA.
Section 1- Le crédit bancaire
En ce qui concerne la notion sur le crédit bancaire, nous allons définir le mot crédit
bancaire et passer à la notion de risque de crédit.
1- Définition du crédit
Parmi les nombreuses définition du crédit bancaire, celle-ci nous paraît être la plus
simple : « Le crédit bancaire est en général l'opération par laquelle la banque met une
somme déterminée à la disposition d'un tiers appelé emprunteur moyennant l'engagement pris
15
par ce dernier de payer au banquier les intérêts convenus et de lui restituer à l'époque fixée
pour le remboursement, une somme équivalente à celle qui lui a été fournie »9
Le terme crédit vient du latin credere c'est-à-dire faire confiance. Cette confiance est la
base principale du crédit car s’il n’y a pas de confiance entre les 2 parties, l’opération de
crédit n’est pas envisageable. En général, tous les crédits s'accompagnent par des intérêts
(c'est-à-dire que l'emprunteur rembourse une somme d'argent qui s'ajoute au montant initial
emprunté ; cet intérêt est la rémunération de la banque pour l’argent prêté) et des garanties (ou
sûretés, exigées par la banque en cas de défaillance de l’emprunteur).
2- Notion de risque de crédit
Les risques sont présents dans presque toutes les activités économiques et financières
des entreprises notamment dans une banque. Les banquiers subissent un risque de non
remboursement de la part des emprunteurs. Un risque peut être défini comme la probabilité
pour que l’emprunteur ne soit pas en mesure où dans l’impossibilité de payer le fonds
emprunté selon les termes spécifiés dans le contrat. Il existe divers types de risques dans une
banque surtout lors de l’octroi d’un crédit comme: le risque de contrepartie, le risque de
défaillance de l’emprunteur,…
Section 2- Les différents types de crédits à la BOA
La banque BOA offre divers types de crédit à afin de satisfaire ses clients. Mais
parlons tout d’abord des crédits aux particuliers avant d’entamer celles des entreprises.
1- Les crédits aux particuliers
Pour les particuliers, la banque offre 4 types de prêts à savoir : le Prêt SColaire
(PSC), le Prêt Evènement Familial (PEF), le Prêt Vahaolana à moyen terme (PVO) et le Prêt
Immobilier Akany (PIA).
1-1 Les prêts à court termes
Il y a 2 prêts moins d’un an destinés à financer les besoins des particuliers à la
banque à savoir : le Prêt SColaire (PSC) qui est un prêt destiné à l’étude des enfants comme
les écolages, les fournitures, les transports, … et le Prêt Evènement Familial (PEF) destiné à
financer les dépenses occasionnées par un évènement familial : naissance, mariage,
baptême,… La durée maximum des remboursements est de 10 mois pour le PSC et 12 mois
pour le PEF.
9 PRUCHAUD J., « Evolution des techniques bancaires », Editions scientifiques Riber, Paris, 1960, p.50.
16
1-2 Le prêt à moyen terme
Il s’agit du Prêt Vahaolana (PVO) qui est destiné aux salariés et fonctionnaires pour
l’amélioration de leurs cadres de vie ou à la réalisation de leurs rêves comme l’achat de
voiture, meubles,… Sa durée maximum de remboursement est fixée à 60 mois.
1-3 Le prêt à long terme
Le Prêt Immobilier Akany (PIA) peut aller jusqu’à 20 ans de remboursement dont
l’objet est destiné à financer la construction, finition d’une construction en cours ou à
l’acquisition d’une résidence principale et secondaire. Mais la banque exige avant tout que le
terrain soit titré et borné.
2- Les crédits aux entreprises
On peut classer les crédits en 2 formes : les crédits de fonctionnement et les crédits
d’investissements.
2-1 Les crédits de fonctionnements10
• L’escompte papier commercial: qui est un crédit de fonctionnement à court terme
par la mise à disposition sur le compte courant du cédant du montant d’une remise d’effets qui
deviennent la propriété du banquier, déduction faite des agios décomptés de la date
d’escompte jusqu’à l’échéance des traites. L’escompte permet à l’entreprise de mobiliser ses
clients locaux (effets à recevoir) pour couvrir totalement ou partiellement les besoins de
trésorerie.
• Mobilisation de créances nées sur l’étranger « MCNE »: c’est une technique offerte
aux exportateurs pour disposer de leurs créances sur des acheteurs étrangers avant le paiement
effectif de ses derniers. La créance se rapporte à une vente ferme et prend naissance lors de
l’expédition des marchandises. Elle permet à l’entreprise de mobiliser son client étranger pour
couvrir totalement ou partiellement les besoins de trésorerie.
• Financement des marchés administratifs : qui comprend 2 formes : l’avance sur
certificat administratif (ASCA) et l’avance sur facture administrative (ASFA).
L’ASCA communément appelé avance sur décompte de droit constaté ADDC permet de
mobiliser le poste client (Administration, ONG,…) qui ne sont pas habilités à signer des effets
de commerce.
17
L’ASFA est un crédit de trésorerie octroyé par la banque à des entreprises sur présentation des
factures administratives. Il est destiné à toute personne physique ou morale après étude de la
situation financière.
• Avance sur produits ou marchandises : ce crédit concerne le financement des stocks
détenus par les entreprises individuelles ou les sociétés en attendant leurs commercialisations.
Il est destiné aux produits qui ne nécessitent pas beaucoup de transformations comme les
produits d’origine végétale, minière ou animale.
• Facilité de caisse et le découvert : la facilité de caisse est une avance à très courte
durée en compte courant destinée à couvrir un décalage de trésorerie temporaire en raison de
retards dans la transmission de paiement ou de concentration d’échéances à une même date.
Le découvert, par contre, est une avance en compte courant pouvant atteindre quelques
semaines du cycle d’exploitation de l’entreprise. Sa durée est de 1 an renouvelable
• Microcrédit<2ans : elle s’adresse à trois catégories de clientèle suivant leur
structuration : les paysans regroupés en association de crédit à caution solidaire, les
bénéficiaires individuels (exploitant agricoles, artisans, éleveur,…) et les agents économiques
du secteur des micro-entreprises membres de Mutuelles d’Epargne et de crédit.
• Escompte de papier de chaîne : il s’agit du financement de vente à tempérament
c'est-à-dire adoucies par la répartition du prix en plusieurs paiements partiels de véhicule
automobile, matériels d’équipements professionnels, matériel d’équipement familial. Leurs
durée est de 12 mois à 24 mois.
• Préfinancement de collecte de produit : il s’agit de préfinancement que la banque
accorde au client pour lui permettre de démarrer la collecte. C’est un complément à
l’autofinancement que le client doit apporter pour débuter la campagne. Pour être éligible au
préfinancement, le client doit être titulaire d’une autorisation valide. Ce crédit est
généralement réservé au client exerçant l’activité de collecte de produits agricoles, ou une
activité saisonnière.
• Crédits par signature ou caution : la banque garantit par écrit les opérations que les
clients aura à effectuer mais cet engagement n’implique pas de décaissement mais renforce la
crédibilité de son client. Certes, en cas de défaillance de son client, la banque doit payer les
obligations financières que comporte son engagement.
2-2 Les crédits d’investissements
Ce sont les crédits d’investissements à moyen terme et à long terme. En effet, ils
peuvent financer toute immobilisation comme l’acquisition ou construction d’immeuble
18
d’exploitation ainsi que de terrain sur lequel doit être construit un immeuble, acquisition de
tout matériel de production (machines, outillages,…), acquisition de véhicule devant servir à
l’exploitation de l’entreprise, acquisition de matériel de bureau ou matériels informatique,…
Les crédits d’investissements sont des crédits amortissables c'est-à-dire dont le
remboursement en capital s’effectue de façon fractionné sur toute la durée du crédit et ils
impliquent un apport personnel ou autofinancement de l’emprunteur de 30% du coût global
d’investissement.
Après avoir vu une petite notion sur le crédit ainsi que les différentes crédits que la
banque offre à ses clients, passons maintenant à l’approche méthodologique.
Chapitre 3 : Approches méthodologiques
Afin de mener le présent mémoire avec succès, divers méthodes ont été adoptées
notamment sur la technique de collecte des données primaires et secondaires ainsi que leurs
traitements et analyses.
Section 1- Collecte des données et informations
La collecte des données et informations nécessite l’utilisation des techniques
documentaires, l’entretien avec les responsables ainsi que l’observation sur le terrain.
1- Techniques documentaires
Les données et informations sont les éléments fondamentaux à la rédaction du
présent mémoire, car elles servent d’éléments d’analyses et de diagnostic pour identifier les
faits et problèmes mais aussi tendances lourdes conduisant aux recommandations et solutions.
Il y a 2 types de données à réunir : les données primaires et les données secondaires.
L’objectif que l’on a fixé était de réunir le maximum de documents possible qui a un lien
direct ou indirect avec le thème que ce soit à l’aide des données primaires ou secondaires. Les
données secondaires ont été rassemblées à l’aide des techniques documentaires c'est-à-dire la
bibliographie et la webographie.
1-1 La bibliographie
Pour bien comprendre notre zone d’étude, la première technique est la bibliographie.
En effet, les différents ouvrages des auteurs dans la bibliographie ont été d’une aide très
précieuse qui nous a appuyés tout au long de la rédaction de notre mémoire ; cela nous a
19
facilité la compréhension du thème et la compréhension des techniques bancaires. Malgré la
difficulté que nous avons eu à trouver ces ouvrages, cela ne nous a pas empêchés d’avoir
recours à cette technique. Mais il ne faut pas négliger les différents cours académiques depuis
la classe de première année jusqu’à la quatrième année comme l’analyse financière, la
méthodologie général, gestion financière, technique de négociation commercial,… Ils nous
ont très utiles pour le renforcement de nos idées.
1-2 La webographie
La seconde technique est la webographie : l’évolution de la nouvelle technologie de
l’information et de la communication (NTIC) facilite toutes recherches des données et
d’informations et tout cela grâce à l’internet. En effet, il suffit tout simplement de taper le mot
clés sur le moteur de recherche et les documents peuvent être consultés en tout instant. Cela
nous a grandement aidés pour la compréhension du thème par la revue de la littérature ainsi
qu’à la compréhension du groupe BOA. Mais il ne suffit pas de se baser sur la théorie, il
paraît intelligent de voir la réalité sur le terrain.
2- Entretien
Un entretien est une entrevue entre 2 personnes dont laquelle un individu A déploie
toute une stratégie orale pour extraire d’un individu B l’information qu’il détient.
L’information est asymétrique et les 2 rôles ne peuvent être intervertis.11
L’entretien ainsi que l’observation que nous allons voire ci-dessous fait partie des
techniques de collecte des données primaires indispensable à la réalisation de ce mémoire.
L’entretien auprès des divers responsables à la BOA Tanjombato tels que les chargés
clientèles, le directeur adjoint, l’animateur guichet, l’accueil,… a été d’une grande aide pour
collecter le maximum d’information; l’entretien se faisait selon la disponibilité des
responsables. Pour se faire, nous avons élaboré une série de questionnaires d’enquête
concernant l’octroi de crédit des PME et des particuliers. Il existe différentes types de
questions que nous avons utilisées comme les questions ouvertes pour permettre aux
interviewés de s’exprimer librement sur son opinion, les questions fermés qui limite la
réponse en répondant seulement par Oui ou Non, ainsi que les questions à choix multiple pour
leurs proposer un choix de réponse possible.
11
année Gestion
3- L’observation
Pour compléter l’entretien, le deuxième outil essentiel à la collecte des données
primaire est l’observation sur le terrain. En effet, l’observation est une étude attentive et
spécifique d’un phénomène, d’un milieu, d’une action ou d’un comportement d’un individu12.
Le stage que nous avons effectué durant 1 mois au sein de la BOA Tanjombato nous
a permis de participer à la vie de l’entreprise et de faire une observation sur la manière de
traiter la clientèle de l’entreprise comme la montage des dossiers de crédits, le traitement des
dossiers, le suivi et l’évaluation des dossiers. Cette technique a facilité la compréhension de la
démarche adoptée par la banque à l’octroi d’un crédit.
Section 2- Traitement des données et analyse des résultats
Les réponses aux questions ouvertes et fermés posés à l’entretien et l’observation
faites durant le stage seront traitées puis analyser grâce à des outils d’analyse comme le
SWOT.
Les techniques de cueillette des informations élaborées précédemment ont facilitées
le traitement des données. Ainsi les réponses obtenues ont été rassemblées puis triées afin de
dégager les idées essentielles ; de ce fait, les données qui sont inutiles ont été éliminées. Cette
méthode a facilitée le traitement informatique des informations. De ce fait, deux logiciels ont
été utilisés pour le traitement des textes ainsi que l’élaboration de tableau et graphique : « le
Microsoft Word 2007 » et le « Microsoft Excel 2007 ».
2- Outils d’analyse des résultats
On va expliquer tout d’abord le diagnostic SWOT avant de donner son but.
2-1 Le Diagnostic SWOT
La méthode SWOT vient des termes anglo-saxons: Strength, Weakness, Opportunity,
Threat. En français, elle est traduit FFOM ou Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces.
L’intérêt de cette méthode est d’examiner non seulement les éléments positifs et négatifs
concernant l’entreprise elle-même, mais également de constater qu’elle ne vit pas dans un
contexte isolé.
année Gestion
2-2 But du diagnostic SWOT
En effet, le but de cette méthode est de dégager les forces et les faiblesses internes de
l’entreprise ainsi que ses opportunités et ses menaces face à son environnement. Elle permet
au dirigeant de faire la synthèse du diagnostic global et de prendre des orientations
stratégiques en s’appuyant à la fois sur la situation propre de l’entreprise et sur la situation de
son environnement extérieur.
Section 3- Les limites de l’étude
Lors de nos recherches, quelques limites ont été rencontrées pour empêcher l’atteinte
des objectifs fixés. En premier lieu, le temps a limité notre étude parce que l’entreprise n’a
accordée qu’un mois pour faire des enquêtes et des observations sur le terrain. De plus,
l’enquête ou les entretiens directes faites auprès des responsables du service étudié ont été
difficiles à cause de leurs tâches et leur volume de travail ; ainsi ils ne sont pas toujours
disposés à être questionnés et n’ont pas suffisamment de temps pour communiquer. Par
ailleurs, pour les crédits des entreprises, notre étude a été focalisée pour le crédit
d’investissement à cause des différents crédits qui existe dans la banque. On n’a pas pu
également prendre le cas d’une entreprise en raison de la confidentialité des données
clientèles.
Ceci met à terme la première partie de notre mémoire. Dans cette première partie,
nous avons vue une description de notre zone d’étude : la banque BOA dans son ensemble
afin de la connaître davantage. Aussi, la compréhension du thème « amélioration de l’octroi
de crédit d’un établissement financier» nous a amené à donner quelques notions sur le crédit.
Par la suite, nous avons pu établir les méthodologies pour l’établissement de ce mémoire.
Passons maintenant à la seconde partie qui met en évidence les résultats accueillis lors de
notre étude.
PARTIE II : RESULTATS
C’est dans cette deuxième partie que nous apporterons les résultats de notre étude :
l’octroi de crédit d’un PME et d’un particulier à la BOA. Pour les PME, notre étude sera
consacrée au crédit d’investissement car c’est là que nous avons basés notre enquête.
Ainsi, nous verrons dans le premier chapitre les procédures d’octroi de crédit à la
BOA où nous discutons du cas des particuliers et celui des entreprises. Ensuite, l’analyse
financière pour le crédit d’investissement sera ensuite entamée dans le second chapitre. Enfin,
c’est dans le dernier chapitre que nous parlerons de l’approbation des crédits à la banque.
23
Chapitre 1 : Procédures d’octroi de crédit
L’octroi de crédit est l’une des premières préoccupations de la banque vu que c’est
une source de rentabilité conduisant à l’atteinte de l’objectif. En effet, si la procédure d’octroi
de crédit n’est pas bien menée, les prêts accordés risquent de ne pas correspondre aux besoins
des emprunteurs, de n’avoir aucun impact et, finalement, d’être mal remboursés. Dans ce
chapitre, nous allons apercevoir en premier lieu la procédure d’octroi de prêt des particuliers
et ensuite la procédure d’octroi de crédit des PME.
Section 1- La procédure d’octroi de prêt aux particuliers
Dans le cadre de l’octroi de crédit d’un particulier, la banque exige quelques
conditions avant de déterminer le montant du prêt accordé. Mais elle se doit d’être prudente
pour minimiser les risques d’insolvabilité, c’est pour cela qu’elle propose des garanties.
1- Conditions exigées aux particuliers
Avant tout, il est à noter que les prêts à la BOA sont destinés aux salariés travaillant
dans le secteur public et privé. Evidemment, les salariés retraités ne peuvent pas faire du
crédit. Ainsi, pour pouvoir bénéficier des prêts, plusieurs conditions sont exigées. Il faut:
- avoir une ancienneté de plus d’1 an au sein de la société ;
- que le salaire soit domicilié à la BOA depuis 1 mois ;
- être titulaire d’un compte à la BOA. La banque recommande cependant l’ouverture
d’un pack SALARIA ou d’un pack FONXIONNARIA qui sont des comptes à vue dotées
d’un service bancaire complet et permettant une réduction du frais de dossier jusqu’à 50%.
Après avoir réuni ces conditions, les particuliers peuvent rassembler tout les dossiers
nécessaires à l’autorisation de crédit et c’est à la responsabilité du chargé de la clientèle de
vérifier la conformité des documents. Quand toutes les conditions sont réunies et que les
clients ont choisis son type de prêt, le chargé de clientèle prépare tout les dossiers à compléter
par le prêteur. Parmi ces dossiers, il y a la convention de prêt en 2 exemplaires pour le prêt à
court terme et en 3 exemplaires pour le prêt à moyen terme, le fiche de demande de prêt, la
fiche pivot, la domiciliation de salaire et l’assurance Colina.
2- Détermination du montant accordé
Avant de déterminer le montant du prêt accordé, la banque calcule d’abord le salaire
net du client emprunteur. Pour cela, elle prend le salaire de base déduit des éléments variables
comme les primes, les avances sur salaire, les heures supplémentaires,… qui sont figurés dans
24
la fiche de paie. Ensuite, il faudra savoir le taux appliqué ainsi que la durée du
remboursement qui varie selon le type de prêt choisi. La base du calcul du montant accordé
se fera à partir de la capacité de remboursement du client c'est-à-dire la quotité cessible qui est
de 33,33% du salaire net. C’est à partir de ces éléments que l’on obtient le montant du prêt qui
sera ensuite déduit du frais de dossier. Il est à noté que le montant du remboursement du prêt
comprend le capital, l’intérêt et l’assurance (0,8% du capital).
3- Les garanties
En général, lorsque le banquier accorde des crédits, il le fait en grande partie avec des
fonds qui ne lui appartiennent pas. Il doit de ce fait, être prudent dans la gestion des fonds qui
lui est confiée en prenant des garanties appelées souvent sûretés. Les garanties peuvent
prendre diverses formes comme les garanties personnelles (caution ou aval d’un tiers), les
garanties réelles (la gage, hypothèque d’un bien, nantissement d’un matériel,…) et les
diverses assurances.
Pour les crédits particuliers, les garanties de la banque sont : la domiciliation de
salaire, la cession volontaire sur salaire et l’assurance.
La domiciliation de salaire est une lettre adressée à la société de l’emprunteur dont l’objet est
de demander à verser le salaire, les pensions et les appointements de l’employé chaque mois à
la BOA. La signature de la part de l’employeur signifie qu’il accepte de faire bénéficier la
BOA des indemnités auxquelles l’employé a droit avant tout autre créancier.
La cession sur salaire permet au banquier de poursuivre en justice le prêteur en cas de non
remboursement de fonds de celui-ci tandis que l’assurance-crédit offre la garantie d’être
payée en cas de décès de l’emprunteur.
Section 2- La procédure d’octroi de crédit aux entreprises
Dans cette section, nous allons limiter notre résultat sur le cas du crédit
d’investissement car c’est là que nous avons mené notre enquête grâce à des questionnaires.
De ce fait, notre résultat parlera en totalité de l’octroi de crédit d’investissement.
1- Les conditions exigées aux PME
Pour toute demande de crédit, la banque exige quelques conditions : il faut d’abord
que l’entreprise soit titulaire d’un compte courant à la banque. Un compte courant est une
25
convention par laquelle deux personnes s’engagent réciproquement sur le fonctionnement
d’un compte caractérisé par des opérations s’imputant tant au crédit qu’au débit du compte13.
Ensuite, il faut présenter les états financiers des 3 dernières années ainsi que les états
financiers prévisionnels. Ces états financiers seront analysés après par le chargé clientèle pour
vérifier la situation de l’entreprise. Enfin, il y a l’effort sur fonds internes de l’emprunteur, ce
que nous appelons l’apport personnel ou autofinancement, qui est en général environ 30% du
coût global de la dépense d’équipement.
2- Les garanties
Les garanties pour les entreprises feront l’objet d’une évaluation par la banque, puis
elles seront ensuite validées.
2-1 Evaluation des garanties
Les garanties proposées par les PME font l’objet d’une évaluation par la banque. Sur
ce, il y a une limite fixé par la banque : jusqu’à 200 Millions Ariary de garantie, c’est le
chargé de clientèle même qui se charge de l’évaluation et au-delà de cette somme, c’est
l’expert de la banque qui s’en charge. En ce qui concerne par exemple les matériels comme
les véhicules ; l’évaluation est basée sur sa valeur au marché, sa date de mise en circulation,
kilométrage parcourue, … . Il faut cependant noter que la garantie doit être à la hauteur de
120% du crédit offert.
2-2 Validation des garanties
Après l’évaluation, l’agent de la banque valide ou formalise les garanties par voie
d’un notaire afin d’éviter les litiges au moment du saisissement des biens en cas de non
remboursement de l’emprunteur. Cette formalisation s’agit de l’inscription du véhicule en
gage au centre d’immatriculation, du terrain et de la construction au service de domaine et du
fonds de commerce au registre de commerce, de l’établissement de l’acte de nantissement, de
la légalisation de signature.
3- Le mode de remboursement
Les crédits d’investissements sont des crédits amortissables, c’est-à-dire dont le
remboursement en capital s’effectue de façon fractionné sur toute la durée du crédit. La
périodicité des échéances peut être mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle selon les
possibilités de trésorerie de l’entreprise. C’est avec le cash-flow (bénéfice net après impôt)
que l’entreprise emprunteuse rembourse un crédit d’investissement.
13
BEGUIN Jean-Marc et BERNARD Arnaud, « L’essentiel des techniques bancaires », Eyroles Edition
d’organisation, P. 21
26
Concernant la durée du prêt, elle varie en fonction de la nature des biens financés :
les crédits à MT sont comprises entre 3 et 5 ans tandis que les crédits à LT d’une durée
supérieur à 5ans. Cependant, il doit exister une liaison entre la durée du financement et la
durée de vie du bien financé pour que le crédit fonctionne. Il faut éviter, dans tous les cas, que
la durée du financement soit plus longue que la durée d’utilisation du bien que le crédit à
moyen terme finance. Celui-ci s’applique donc à des investissements de durée moyenne tels
que véhicules et machines et, de façon plus générale, à la plupart des biens d’équipement et
moyens de production de l’entreprise14.
Nous avons vu dans ce premier chapitre les conditions exigées par le banquier
lorsqu’un particulier ou un PME demande du crédit, les garanties ainsi que le mode de
remboursement du crédit d’investissement. Le second chapitre sera consacré à l’analyse
financière du crédit d’investissement des entreprises.
Chapitre 2 : Analyses Financières
Pour toute demande de crédit, l’analyse financière est primordiale pour la banque.
Elle permet à la banque de porter un jugement sur la situation financière de l’entreprise et sur
ses perspectives d’avenir mais aussi de mesurer le degré de confiance qu’elle accorde à
l’entreprise. L’analyse financière porte nécessairement sur plusieurs exercices, elle a pour
objet d’étudier le passé pour diagnostiquer le présent et prévoir l’avenir.15En effet, il n’est
pas possible d’envisager un octroi de crédit sans que la banque étudie de façon complète la
situation financière de l’entreprise.
Section 1- Etude préliminaire avant l’analyse financière
A la réception des dossiers de demande de crédit à l’agence, le chargé clientèle
procède à une analyse basant sur les renseignements généraux de l’entreprise, la relation
bancaire, la situation de ses comptes et des autorisations éventuelles déjà accordées, la
compétence de l’entreprise ainsi que ses engagements envers d’autres banques. Ces études lui
permettent de mieux appréhender le risque bancaire sur le crédit demandé.
1- Cadre juridique de l’entreprise
Avant de procéder à l’analyse financière des états financiers de l’entreprise, il est
nécessaires pour le banquier de fournir des explications sur les historiques de la société et son
14
BERNET ROLLANDE Luc, « Principe des techniques bancaires », 25è édition Dunod Paris 2008 P.342 15
HUBERT de la bruslerie, « Analyse financière », 4è édition Dunod Paris 2010, P. 476
27
développement. Il s’agit principalement de s’informer sur la situation récente du demandeur
dans tous les domaines comme sa dénomination, sa situation juridique, ses produits, ses
activités, ses concurrents,… Ces analyses sont primordiales pour la banque car elles
permettent d’avoir une idée sur l’évolution de l’entreprise et sur la manière d’analyser ses
dossiers.
2- Les compétences de l’entreprise
Afin d’octroyer des crédits, le banquier tient compte de tout les informations liées à
l’entreprise comme ses compétences (c'est-à-dire ses capacités techniques) et ses expériences
professionnelles. La capacité technique d’une entreprise est son aptitude à suivre les
évolutions technologiques, à utiliser les matériels adéquates pour maîtriser son activité. Pour
l’expérience professionnelle, le banquier s’intéresse aux parcours effectués par l’entreprise,
ses activités et ses prestations effectuées par ce dernier car cela auront une implication sur sa
crédibilité. A noter que plus l’entreprise a des expériences dans son domaine d’activité, plus
elle aura la chance de gagner la confiance du banquier pour l’accord d’un emprunt.
Section 2- Les états financiers
Après avoir eu quelques connaissances sur l’entreprise, le banquier effectue l’analyse
des états financiers c’est-à-dire les états financiers des 3 dernières années et les états
financiers prévisionnels.
1- Analyse des états financiers des 3 dernières années
Le banquier effectue l’analyse des instruments financiers appelés « documents de
synthèse » qui permettent de donner une image sur la situation financière de l’entreprise, ses
performances ainsi que les transactions conduites par l’entité. Ces instruments financiers sont
le bilan et le compte de résultat.
1-1 Le bilan
Selon le PCG 2005, « le bilan est un état récapitulatif des actifs, des passifs et des
capitaux propres de l'entité à la date de clôture des comptes ». Le bilan est un outil
indispensable à l’analyse financière vu qu’il retrace à l’actif tout ce que l’entreprise possède,
et au passif l’origine des fonds qui ont permis à l’entreprise de financer ses actifs.
L’octroi d’un crédit exige l’analyse du bilan des 3 dernières années, et pour la
banque, la notion d’équilibre est fondamentale car elle permet de porter un premier jugement
sur la liquidité et la solvabilité de l'entreprise. Un bilan peut être financier lorsqu’il évoque la
solvabilité d’une société avec ses créanciers. Il peut être aussi fonctionnel lorsqu’il expose
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l’équilibre financier entre besoins et ressources de financement. L’analyse de l’équilibre
financier d’une entreprise à partir de son bilan passe par trois étapes: le FRNG, le BFR et la
trésorerie.
1-1-1 Le Fonds de roulement net Global (FRNG)
Le FRNG est un indicateur d’équilibre financier et constitue la marge de sécurité
financière pour une entreprise. L’augmentation du FRNG accroit les disponibilités de
l’entreprise et quand une entreprise a beaucoup de disponibilité, elle peut rembourser ses
dettes ; c’est pourquoi la banque accorde beaucoup d’attention à son étude. Dans la plupart
des cas surtout pour le crédit à CT, la banque ne prête pas aux sociétés qui ne disposent pas de
FR suffisant pour son fonctionnement.
1-1-2 Le Besoin en fonds de roulement (BFR)
Le BFR est la part des besoins ou emplois cycliques qui n’est pas financée par les
ressources cycliques et reste à la charge de l’entreprise. Les besoins cycliques proviennent des
stocks indispensables et des crédits accordés aux clients tandis que les ressources cycliques,
des crédits consentis par les fournisseurs ou les délais de paiements accordés par divers
organismes (Etat, OSTIE, CNAPS). Il découle du décalage entre encaissement résultant des
ventes et le décaissement résultant des achats. Pour la banque, il est l’indicateur pour savoir si
l’entreprise est capable ou non de financer son cycle d’exploitation.
1-1-3 La trésorerie
La trésorerie est la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de
roulement. L’analyse de ce solde permet de savoir si l'entreprise possède une trésorerie siens,
c'est-à-dire ni trop positive ni trop négative. Cela est un synonyme d’une bonne gestion qui est
d’assurer la solvabilité de l’entreprise au moindre coût. Rappelons que la trésorerie idéale
pour une entreprise est une trésorerie au voisinage de 016.
1-2 Le compte de résultat
Le compte de résultat est un état récapitulatif des charges et des produits réalisés
par l'entité au cours de la période considérée17. Il présente l’ensemble des flux de produits et
de charges imputables à la période de temps déterminée par l’exercice comptable.
Pour la banque, son analyse permet d’apprécier la performance et la rentabilité d’une
entreprise vu qu’il fournit les données utiles qui peuvent être analysées par des instruments de
mesure financiers. Le banquier analyse le résultat net à l’aide des soldes intermédiaires
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Selon Plan Comptable Général 2005
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figurés dans le compte de résultat afin de déterminer la capacité de remboursement de
l’entreprise. Quand l’entreprise dégage un faible résultat ou un résultat négatif, cela signifie
que le risque encouru par le crédit est élevé. De ce fait, l’autorisation du crédit en faveur de
l’entreprise risque de ne pas être satisfaite.
2- Analyse des états financiers prévisionnels
La connaissance de données prévisionnelles est une information particulièrement
utile pour la banque qui peut ainsi apprécier, en termes de résultat financier, l’évolution à
venir de l’entreprise. C’est pour cela qu’en cas d’investissement, la banque demande les
comptes financiers prévisionnels comme : le bilan prévisionnel, le compte de résultat
prévisionnel, le compte prévisionnel de trésorerie. Ces 3 éléments apportent des précieuses
indications sur la viabilité du projet d’investissement.
2-1 Le bilan prévisionnel
A part les informations du passé et du présent, il s’avère nécessaire aussi de donner
un aperçu sur celles du moment à venir des entreprises emprunteuses. L’étude détaillée de
l’évolution future de la situation financière de l’entreprise se fait à partir d’un bilan à l’autre.
En effet, il est essentiel pour la banque de déterminer comment l’investissement va être
financé. Le banquier effectue alors l’analyse du bilan prévisionnel dans l’unique but
d’anticiper les besoins de financements futurs de l’entreprise à travers l’évolution des
différentes poste