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    Charles LANCELIN

    L'me humaineEtudes exprimentales de psychophysiologie par un spiritualiste

    SUBSTANCE DE L'AME FORMES - BIOLOGIE ORGANIQUE - DISSECTION-ANATOMIE - LMENTS MATRIELS - PHYSIOLOGIE - PROPRITS PHYSIQUES ET

    CHIMIQUES

    La premire partie de la science de l'homme est celle de l'me. D'Alambert

    La connaissance de l'me humaine, comme entit psychique et physique, sera la science de

    demain. C. Flammarion

    ....tout ce qui est en vous, c'est--dire l'esprit et l'me et le corps. Paul, II Th. V, 23

    Il existe un corps psychique et il existe un corps spirituel. Paul, I Cor. XV, 44

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    L'me humaine selon le symbolisme du christianisme primitif

    Le cheval en marche, me vivante (Sic currite ut comprehendatis Paul, Cor. IX, 24). Au repos,

    me morte (Cursum consummav ( Paul II. Tim. IV, 7)

    Le navire : voiles dployes, me vivante. Voiles reployes, me morte.

    La forme humaine sortant du corps matriel, d'aprs une mdaille (martyre de St Laurent).

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    La colombe tenant un rameau d'olivier, symbole de la paix tenant au bec une graine (froment

    cleste), comprise comme emblme d'amour divin (Surge, columba mea, et veni Cant. II, 10)

    d'aprs un sceau.

    Toutes ces reproductions de l'antique sont extraites du Dictionnaire des Antiquits chrtiennespar M. l'abb Martigny (1 vol. grand in-8, Paris, Hachette)

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    Psych, l'me humaine selonle mythe grco-romain

    La psychde R. Westmacott,de la galerie prive du duc de

    Bedfort, Woburn

    (Angleterre)

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    En guise de prface

    Un des matres de la physique contemporaine disait rcemment : Je dfie le plus fort physicien

    de pouvoir, aprs avoir lu deux pages de n'importe quel trait de physique, affirmer sur l'honneurqu'il a tout compris ! On se rappelle l'hilarante msaventure dont fut victime, vers 1858, la grave Acadmie desSciences dclarant ex cathedra, sur la foi d'expriences manques par l'illustre physicien qu'taitM. Biot, qu'il est impossible d'enflammer un corps combustible par la simple compression de l'airet ce, tandis que partout, dans Paris, on vendait des briquets atmosphriques, bass sur lephnomne mme dont la docte compagnie niait l'existence.Autre histoire plus rcente

    Un jour, MM. Blondlot et Charpentier dcouvrirent les rayons N et toute l'Europe savante ayantrpt les expriences de MM. Blondlot et Charpentier et les ayant russies, constata son tour,de faon indubitable, l'objectivit des rayons N et poussa une longue et savante acclamation en

    l'honneur des deux savants... Jusquau jour o un autre savant prouva, par d'autres expriencesque les rayons N n'existent pas. Et toute l'Europe savante, ayant rpt les nouvelles expriences,et les ayant non moins russies, constata son tour, et de faon non moins indubitable, que lesrayons N n'existent pas et ce fut une longue et savante maldiction contre MM. Blondlot etCharpentier.La morale de ces trois faits, c'est que :1 il faut nos officiels des thories si abstruses qu'ils ne les comprennent pas eux-mmes ;2 ces thories sont tellement vagues, tellement flottantes et diffuses qu'ils ne peuvent faire aveccertitude le dpart entre ce qui est et ce qui n'est pas, de telle sorte qu' tout instant leursaffirmations les plus premptoires, les plus autorises se trouvent brutalement dmenties par lesfaits ;

    3 et enfin ces thories sont, par eux, bases sur dos expriences se faisant tomber les unes par lesautres comme une srie de capucins de cartes.Tout ceci d'ailleurs n'est pas nouveau, car, il y a quatre sicles, Paracelse dfinissait dj lascience officielle de son poque : Scientia est quaerere, errare, nil invenire et falsa docere !Or, voici un livre dont les thories sont accessibles toute intelligence moyenne. Et ces thoriess'appuient sur des expriences que le premier venu peut raliser la seule condition de connatreles principes rudimentaires du magntisme et d'avoir entre les mains un sujet hypnotique un peudvelopp.C'est dire que les officiels se garderont bien de faire ces expriences... fi donc ! Puisque tout lemonde les peut russir ! Et ils prfreront hausser les paules devant ce livre, ce qui est, commechacun sait, le geste de l'intangible supriorit.

    Et, de mme que dans l'avenir, la suite d'une nouvelle palinodie en sont ils d'ailleurs lescompter ? Ils reconnatront que les rayons N existent bien et rellement, de mme, dans l'avenir,il se trouvera un scientiste officiel, palm, diplm, patent et dcor qui, aprs avoir beaucoup ride ces choses, s'avisera que en se cachant toutefois de ses confrres pour ne pas leur servir deplastron, il pourrait peut-tre vrifier lui-mme ces expriences que tout le vulgum pecus arussies avant lui. Et quand, son grand tonnement, il constatera qu'il a russi les expriencestout comme s'il tait lui-mme du vulgum pecus, il en sera d'abord baubi, puis il songera : Sous quel titre vais-je prsenter aux Acadmies la dcouverte que je viens de faire ?

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    Car, a dit un matre de l'Institut Pasteur au cours d'une de ses leons, au commencement de1914, la probit scientifique consiste, de nos jours, dmarquer aussi habilement que possible lelinge du voisin.....

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    Chapitre II - La matire de l'me

    L'me, intermdiaire plastique entre l'esprit et le corps, doit tre constitue par une substance qui

    n'est ni spiritique comme l'esprit ni matrielle comme le corps, mais qui semble bien devoir tenirle milieu entre l'un et l'autre.Une substance de telle nature existe-t-elle dans notre monde ? Oui, c'est l'ther.L'ther est un fluide cosmique rpandu dans tout l'espace et entre toutes les particules des corps ;il est minemment lastique, et son tat statique dpend de la rpulsion qu'il exerce sur lui-mmeet des actions qu'il prouve de la part des atomes pesants ; sa densit est constante dans le vide,mais varie dans l'espace occup par un corps solide, liquide ou gazeux, et, par suite, son lasticitsubit les mmes variations que celles des corps pondrables dont il occupe les interstices.Son existence n'est pas encore admise par l'universalit des physiciens, mais la grande majoritd'entre eux pensent que, sans lui, il serait impossible d'expliquer de nombreux phnomnes, telsque la transmission des lumires solaire ou stellaire qui ne pourrait se produire dans le vide

    absolu, puisqu'elle nous arrive par ondulation. Par contre, quelques physiciens, encore en petitnombre, admettent l'existence soit de plusieurs thers diffrencis, soit, en conservant l'unit del'ther, la possibilit pour cet ther unique, de constitutions molculaires variables.Quoi qu'il en soit, c'est cet ther qui forme et cela d'une faon constante tous les corps dont lanature a besoin : nous allons le prouver.La gologie admet qu' l'ge primaire de notre globe l'acide carbonique formait un pais cranentre la chaleur solaire et la surface terrestre, et que les forts de l'poque houillre ont absorbtout cet acide carbonique. Mais la gologie oublie tous les carbonates qui constituent au moins lamoiti des 108 milliards de kilomtres cubes que reprsente la terre. Or, si tout l'acide carboniquequi entra dans leur composition tait remis en libert comme il devait l'tre, suivant cette thorie,en la priode du Permien suprieur, il constituerait autour de la terre une atmosphre uniquement

    carbonique de 600 kilomtres de hauteur au minimum. D'abord, aucune vie ne serait possiblesous cette atmosphre, et cependant nous savons que la vie y existait. De plus, comme la massedes carbonates n'a pu se former instantanment d'une part et que, d'autre part, les forts houillreseussent t insuffisantes absorber cette quantit d'acide carbonique, on est bien forc d'admettreque ce corps se forme constamment, et cela aux dpens de l'ther1 lequel, je le rpte, constituetous les corps connus, puisque, sans l'unit de substance primordiale, nous ne pourrions nousexpliquer des quantits de phnomnes tels que ceux de l'isomrie, de l'allotropie, de l'tatcollodal, etc.D'un autre ct un phnomne analogue celui de la carbogense se produit pour tous les corpsindistinctement. Du bl sem dans un sol sans trace d'acide phosphorique produit des grainscontenant des phosphates. Des plantes, cultives dans un sol priv de fer et alimentes d'air et

    d'eau soigneusement filtrs, finissent par contenir des quantits notables de sels de fer. Desgraines de cresson, semes dans du verre pil tendu lui-mme sur un plateau de verre, arrosesd'eau distille et alimentes d'air rigoureusement filtr, donnent, l'analyse de leurs cendres, de lapotasse, du soufre, des oxydes de fer et de manganse, etc.. Tous ces corps, c'est l'ther qui les aproduits par une transmutation de lui-mme.Si donc l'ther constitue, par suite de modifications spciales, tous les corps du Cosmos, noussommes fonds regarder la substance de l'me comme tant de nature thrique.

    1 V. la Matrialisation de l'Ether, par J. Lefvre, 1 br. in-8, Paris, 1908.

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    Mais, d'autre part, quand nous aborderons l'tude des divers lments de l'me, nous verronsqu'ils sont loin de possder la mme constitution intime, au point de vue, par exemple, de lapntration des corps, de la conductibilit de l'lectricit, etc. C'est ainsi que le premier lment,le plus proche de l'organisme, l'me vitale, dans un parfait tat de condensation, peut tre la fois

    visible, audible et tangible ; le suivant (me sensitive), isol dans les mmes conditions, ne peuttre que visible ; le troisime (me intelligente) ne peut tre saisi que par la plaquephotographique ; quand aux suivants, ils n'ont t jusqu' prsent, que