Actu Labo 200

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Actu Labo n°200

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  • En dix ans, lindustrie pharmaceu-tique a bien chang. Cette dcennieest galement celle des premiers pasrussis dActu Labo qui publie au-jourdhui son numro 200. Retoursur une priode critique qui a pro-fondment modifi le modle daf-faires du secteur.

    Dix ans ! Dj dix ans Le numro 200 dela newsletter Actu Labo que vous tenez enmains achve trs provisoirement unesaga qui a dbut lautomne 2002 et qui,une fois nest pas coutume dans la presseprofessionnelle, a dbut sur le web. La r-daction dActu Labo a, en effet, test leconcept ditorial par e-mail pendant un anavant de se tourner vers une dition bi-mensuelle papier. Puis de complter le

    dispositif en 2008 par le site internetwww.actulabo.com et un magazine trimes-triel lanne suivante. Nos lecteurs eux-mmes le disent dans lecahier spcial ( dcouvrir aux pages 7 10) o nous esquissons les tendances ma-jeures du secteur durant ces dix derniresannes, notre titre na jamais drog sesfondamentaux : la concision, la ractivitet lindpendance. Faisons preuve, lins-tant o nous sortons de lenfance, dunbrin dimmodestie : ces principes consti-tuent bien les marqueurs dActu Labo. Etnous navons aucune intention de nous enloigner ! La dcennie qui sest coule fut juste-ment celle de profonds bouleversementspour la filire pharmaceutique. Epuise-ment du modle blockbuster, mise au r-

    gime sec des systmes dassurance-mala-die, ralentissement de linnovation, at-taques tous azimuts des gnriques,incomprhension lgitime de lopinionface des scandales sanitaires retentis-sants, les annes 2002-2012 ont ferm unesquence historique : celle dune certaineinsouciance partage par lensemble desoprateurs, projets quils taient dansune spirale vertueuse. Les caractristiques de ce paradis perdusont bien connues. Quelques produitsphares grande diffusion assuraient lacroissance. Les profits engrangs par lesbig pharmas leur permettaient de financerdes pipes prometteurs, les actionnaires ar-boraient des sourires radieux. Le mdica-ment participait dans les pays industriali-ss des avances thrapeutiques ma-

    Dix ans dinformation au service de lindustrie du mdicament

    I N D E X D E S S O C I T S C I T E S D A N S C E N U M R O

    actulabo n 200 - Mercredi 10 octobre 2012 - 1

    Abbott 8Ablynx 4Advicenne Pharma 15Agipharm 15Aguettant 15Alcimed 8ALK 13Atlanbio 9Banque Europenne dinvestissement 5Bausch + Lomb 13Baxter 7Bayer 4BioAlliance Pharma 9, 16Biophytis 16Bristol-Myers Squibb 2, 12Cabinet Roland Berger 9Celgene 4Cellectis 14Cenexi 9Cephalon 15CIToxLAB 14CM-CIC Capital 12, 16

    CNS Therapeutics 4Corpark 3Covidien 4Daiichi Sankyo 8Delpharm 9Dendreon 3EFS 13Eisai 14Endress+Hauser 9Ethicon 13Evotec 4, 16Eyebrain 12Fareva 3, 5, 9Farmea 9Genzyme 2, 9GSK 2, 4, 8, 14Hoechst 2IMS Health 4, 8Iprad 12Iris Pharma 16Janssen 13K&G 5

    LigoCyte 5Lonza 13Mallinckrodt 4Marion 2Medicago 14Medley 8Merck Serono 2, 3, 4, 13, 16Merck KGaA 2Merck & Co. 7Metabrain Research 16Neotop 13Novartis 8Novasep 16Novo Nordisk 3, 4Octalfa 12Octapharma 14Pfizer 2, 8, 9, 12Piramal Healthcare 8PXTherapeutics 15QLT 5Ranbaxy 8Rhne-Poulenc 2

    Roche 2Roussel-Uclaf 2Sanofi 2, 3, 8, 9, 12, 15Schering-Plough 2Scientific Protein Laboratories 7Servier 7Seventure Partners 9, 16SGS 14Sigma-Aldrich 3Sudinnova 12Takeda 5Teva 13, 15Theramex 13Transgene 16Tridem Pharma 12UCB 5Valdepharm 9Vectalys 15Vegebom 12VentiRx 4Vestiq Pharmaceuticals 16Wyeth 2

    actulabo LA LETTREde la pharmacie industrielleMercredi 10 octobre 2012 - n200

    Sanofi tente de boucler sonplan social 3

    USA : les amendes pleuventsur la pharma 4

    Excellents rsultats de Farevaau Brsil et aux USA 5

    Dix ans de mouvements defond pour la pharma 7-10

    ALK investit 20 M sur sonsite rmois 13

    Theramex va supprimer 84postes Monaco 13

    La prclinique de Cphalonreprise par ses cadres ? 15

    Aguettant prend le contrlede PXTherapeutics 15

  • jeures et laccroissement fantastique dela dure de la vie ; les autorits rglemen-taires ne contrlaient pas aussi svre-ment la contribution relle la santpublique de quelques me-too, les sys-tmes sociaux dpensaient sans compter :le bonheur ! Le fameux changement de paradigme adabord conduit les boards miser pr-ventivement sur leffet de taille. Depuis dixans, quelques mga-fusions ont dfray lachronique. Cest ainsi en 2004 quAventis,n en 1999 de la fusion dHoechst, Marionet Roussel-Uclaf dune part, et de plusieurslaboratoires autour de Rhne-Poulencdautre part, convolait en justes noces avecSanofi-Synthlabo. Prs de huit ans aprscet vnement majeur, Sanofi a bien vo-lu. Le virage difficile vers les biotech-nologies a t amorc avec lacquisition deGenzyme. Et le groupe a engag dans ladouleur la refonte de ses activits indus-trielles et de recherche. Dans une logique encore plus dfensive,le n1 mondial Pfizer sest empar en 2009

    pour la bagatelle de 68 Md$ de son com-patriote Wyeth. Objectif principal : diver-sifier un portefeuille produits plomb parune exposition trop forte la perte desbrevets. Quelques mois plus tard, deux au-tres pharmas amricaines, Merck et Sche-ring-Plough, dcidaient de sunir pourdonner naissance au n2 mondial. Certaines, soucieuses de ne pas louper letrain des biotechnologies, se sont gale-ment dotes prix dor de ressources adhoc, avec des fortunes diverses : cest ainsique le suisse Roche a dpens 43 Md$ en2009 pour finir dabsorber Genentech etque lallemand Merck KGaA a aval Se-rono. Le premier mariage est souvent citen exemple, le second laisse pas mal dob-servateurs dubitatifs, comme en tmoignelannonce rcente de la fermeture dusige genevois de Serono. Dautres, comme Bristol-Myers Squibb etsa fameuse stratgie de collier de per-les , ont prfr sen tenir des rachatsplus cibls et plus modestes de petites bio-pharms fort potentiel.

    Bien sr, ces fusions, relevant parfois duprincipe schumpeterien de la destruc-tion cratrice , ont entran des coupessombres dans les effectifs des laboratoires.Les visiteurs mdicaux ne seront bienttquun souvenir. Et beaucoup de sites in-dustriels en surcapacit ont t ferms oucds des faonniers au cours de la d-cennie qui vient de scouler. Pour autant, cette convulsion violente re-cle de multiples opportunits : les bio-mdicaments, les nouveaux vaccins, lamdecine personnalise, loffre de ser-vices permettant damliorer la com-pliance dans les pathologies chroniquesconstituent de formidables relais de crois-sance. De mme, la progression de laccsaux soins dans les pays mergents apportede nouvelles perspectives aux big pharmaset leurs partenaires tout en suscitantlarrive de nouveaux comptiteurs. Cest cette nouvelle tape passionnantequi souvre, dont Actu Labo se proposedassurer la chronique. Merci de votre fi-dlit. Jean-Christophe Savattier

    actulabo n 200 - Mercredi 10 octobre 2012 - 2

    ... et dix prochaines annes o lindustrie franaiserisque dessuyer la tempteLe 4 octobre, le Leem a voulu faireprendre conscience aux pouvoirs pu-blics des menaces qui psent surloutil de production franais. Maisle message a t brouill par le bruitde fond de laffaire Sanofi.

    Presque un dialogue de sourd. CatherineLemorton, dpute PS de Haute-Garonneet nouvelle prsidente de la commissiondes Affaires sociales lAssemble natio-nale, a un peu expdi le Leem dans lescordes avec juste ce quil faut de mauvaisefoi et de provocation lors du colloque co-organis par le Leem et lhebdomadaireLUsine Nouvelle, le 4 octobre dernier Paris. Si le thme choisi Mdicament : la Franceveut-elle rester une terre de production in-dustrielle ? appelait une rponse prcise,la parlementaire socialiste sest contentede renvoyer chacun ses responsabilits :les lus ont en charge lopinion, les indus-triels leurs usines. Comment voulez-vous

    expliquer des citoyens, qui ne sont pastous prix Nobel dconomie, quun groupequi affiche plus de 5 milliards de bnficessupprime 1 500 emplois ? , a-t-elle assn lassistance, mduse par laplomb de lapharmacienne toulousaine qui se range,comme les industriels qui lui faisaient face,parmi les salaris de la Scurit sociale .Seules avances concdes, le crdit imptrecherche ne sera pas remis en cause et leCSIS probablement organis une fois paran, plutt au printemps , pour que lespoints de vue de chacun, gouvernement etindustriels, soient confronts suffisammenten amont du dbat sur le PLFSS, chaque au-tomne.A sa dcharge, Catherine Lemorton, arrivealors que le colloque tait dj bien en-tam, naura pas assist la prsentation deltude Arthur D. Little-BPI et lavertisse-ment lanc par le consultant Frdric Tho-mas sur les risques de perte de comptiti-vit de lappareil de production pharma-ceutique franais. La pression sur les prix,

    le renforcement de la scurit sanitaire,limplantation accrue dans les pays mer-gents vont faire chuter les effectifs de pro-duction, qui comptaient 40 800 salaris fin 2010. A lhorizon 2015, la baisse pourraitse situer entre 2 800 et 5 500 salaris. Etentre 5 000 ... 11 000 salaris dici 2020. Sbastien Aguettant, prsident de la com-mission des affaires industrielles du Leem,a beau rclamer que les avances socitaleset environnementales des industriels fran-ais soient reconnues et se traduisent enterme de prix, il nest pas sr quil soit suivi,mme dans son propre camp. Jean-PaulReynaud, senior vice president de GSK, re-jette toutes formes de protectionnisme etvoit lavenir dans linnovation. Sentimentpartag par Catherine Lemorton. Encorefaudra-t-il pouvoir financer les mdica-ments innovants... et les produire sur place.Le prsident Lajoux a rappel que sur 47molcules approuves lan pass par lEMA,aucune nest fabrique en France... Il esttemps de ragir. Franois-Xavier Beuzon

  • Focus

    Novo Nordisk embauche1 000 salaris dans lespays mergents

    La branche internationale dulaboratoire danois NovoNordisk vient dannoncerson intention dembaucherprs de 1 000 salaris dansles pays mergents (Colom-bie, Egypte, Ukraine, Malai-sie, Indonsie et Vietnam)dic