44155805 Albert Durer Et Ses Dessins 1882

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ALBERT DURERET

SES DESSINS

Droits de traduction et de reproduction rservs

Albert Durer del

.

Dujardm

PORTRAIT D'ALBERT DURERPinacothque de Munich

A.Quantin Imp Edrt.

CHARLES EPHRUSSI

ALBERT DURERET

SES DESSINS

PARISA.

QUANTIN, IMPRIMEUR-DITEUR7,

SUE SAINT-BENOIT

M DCCC LXXXII

PRFACECe volumedansetla Ga:ielie

est la runion d'une srie d'tudes publies

des Beaux-Arts, de 1877 1880, augmentesle

modifies d'aprs

rsultat

de nouvelles recherches.

Nous avons remanimitif, corrig

la

plus grande partie

du

travail pri-

quelques erreurs, combl des lacunes, donn

plus d'importance certains points trop rapidement traits,et

nous prsentons notre essai sous sa forme

dfinitive.

Les dessins d'Albert Durer sont l'objet principal ouplutt la base de ce travail'

;

nous n'avons voulu entreni

prendre ni une biographie du matre,

un examen de sonil

uvre

entier; cette tche a t remplie. Maisil

nous a paru

que, pour les dessins,peut-tre

restait plus d'un point claircir,

mme

bien des oublis rparer. Sans ngliger

cette partie considrable

de l'uvre de Durer, nos devanciersde ct d'abondantes sources de

avaient

mconnu ou

laiss

I.

Nous n'avonssoit la

cru devoir classer dans les dessins de Durer que les

uvres du matrela

exe'cutes sur papier

plume,

mine ou au

fusain,

ou sur parchemin, soit au crayon ou soit l'aquarelle ou la gouache.

II

FREFACE.

renseignements, puis dans quelques auteurs avec trop derserve. Sans doute, Albertine de Vienne, la Ktmsthalle dQ

Brme,

la Bibliothque

Ambrosieniie de Milan

et les Offices

de Florence avaient t explors avec plus ou moins desoin.

Quant au muse du Louvre

et

au British Musum,

si

riches

pourtant en souvenirs du grand

matre, on n'en

avait tir qu'un parti trs insuffisant. Les collections particulires aussi n'avaient fourni qu'un contingent bien inf-

rieur ce qu'une tude plus attentive aurait

pu y trouver.

Les trsors des collections du duc d'Aumale, de

MM.

Malde

colm

et Mitchell,

de feu M.t

Didot

et l'ancien cabinet

M. Hulot avaient

mis contribution avec trop de

discrtion. Enfin, soit chezsoit

MM. Dumesnil

et

Jean Gigoux,le

chez

le

baron

F. Schickler, soit

Chatsworth, chez

duc de Devonshire,M"V"*

soit

chez M. Holford Londres et chezil

Grahl Dresde,

est des

morceaux

trs importants

qui restaient absolument ignors.

Du

reste, la vie et les

uvres des grands hommes four-

nissent toujours matire des dcouvertes et des rappro-

chements imprvus. Bien qu'on

ait

beaucoup

crit

sur Durer

dans ces derniers temps, nous avons jug possible d'ajouter d'utiles

supplments aux documents acquis;

c'est sur-

tout cette persuasion qui nous a conduit entreprendre cetravail.

Pour

le

mener

bien,

nous avons poursuivi

les des-

sins de notre matre partout

o nous souponnionscapitales et des

qu'ilsvilles

pouvaient se cacher

:

muses des

secondaires de l'tranger, de Paris et de la province, collections prives clbres

ou peu connues, cabinets d'ama-

teurs aimables ou rbarbatifs, nous avons tout fouill, remu,

PREFACE.interrog.

III

Il

nous a sembl que tous

les dessins

de Durer,sp-

mmeciale,

les plus lgers croquis, mritaient

une mention

que rien de ce quiet

est

d

la

main de notre matre

ne saurait tre omis,

nous avons attach une impor-

tance, excessive peut-tre, auSi l'on

moindre souvenir.

en venait nous reprocher ce souci d'uvres

fugitives, cette prdilection

pour quelques

traits

de plume

ou quelques coups de crayonnous rpondrions que

jets la hte sur le papier,

les dessins

d'un vrai matre donnent

souvent sa relle mesure, aussi bien et mieux que sestableaux achevs. Souventle

charme intimeattentif d'une

et confidentiel

du dessin pntre l'amateurmoins vive queprendlal'clat

motion non;

solennel de la peinture

on y sur-

pense de l'auteur dans toute sa fracheur, aul'closion, avec plusles

moment mme deet

de vrit peut-tre

de sincrit que dans

uvres de longue haleine remadu gnie. Je n'entreprenles

nies avec la patiente dfiancedrai point, dit Mariette, de

montrer tous

avantages

qu'on peutest

tirer

des dessins et combien leur connaissancele

propre et ncessaire pour formerla

got.

On

ne pos-

sde vraiment un matre qu'

condition de l'avoir tudi

dans

les

premiers

jets

chapps l'improvisation, dans ses dans ses croquis peine

esquisses

mme

les plus rapides,

indiqus, surtout

quand on

se trouve en prsence d'un de

ces anciens peintres qui dessinaient d'aprs nature et pei-

gnaient d'aprs leurs dessins.Et cela est vrai

de Durer plus que

de tout autre.

Pour

lui,

en

effet, les

dessins n'taient pas simplement desils

tudes prparatoires pour des tableaux venir;

taient

.

,

IV

PRFACE.donnait autantet ses es-

encore des uvres dfinitives auxquelles de zleet

il

d'amour qu' ses grandes peintures

tampesla

les plus finies.verte, le

C'est dans ce sentiment qu'il excuteet tant

Passion

Livre d'Heures de Maximiliensi

de gouaches et d'aquarellesportraits

justement vantes, tant de

au fusain ou

la

pointe d'argent.

Durer gotait chezsaveur francheet

les

matres qu'il admirait cette;

pure du dessin

il

aimait collectionner

leurs plus lgers croquis et les annoter d'une

main

affec-

tueuse et reconnaissante. Ainsi, sur un feuillet de Schon-

gauer reprsentant

le

Christ Seigneur du

monde

(British

Musum)

il

crit

:

Le beau Martinla

a fait ceci l'an 146g.il

Sur une autre esquisse

plume du mme matre,

avait,

au dire de Heinecken,time:

inscrit cele

tmoignage de hautel'an

es-

Ceci a dessin

beau

Martin,

14JO,l'ai

alors

qu'il taitet

compagnoii. Moi, Albrecht Durer, je

appris

ai crit ceci en son

homieur

l'an

iSiy. Sur

la

sanguine

envoye Durer par Raphal (aujourd'hui

l'Albertine),si

on

lit

encore

:

i5i5. Raphal d'Urbin, qui a occup unel'estime

grande place danset les

du pape, a fait

ces figures nuesaf?i

a envoyes Albert Dii'er Nuremberg,

de lui

mo7itrer la libert de sa main.saint Sbastien:

De mme,

sur une tude d'un

Ceci a fait

Hans Trawt

de Nuremberg.les

Ces pices

ainsi

annotes sont avec quelques autres

restes d'une collection qui devait tre assez considrablesi

Ton en juge pardans ces

les

nombreux dessins que

le

matre

reoit

mmes Pays-Bas o Madame Marguerite

eut la

cruaut

de

lui

refuser

le

carnet de Jacopo de

Barbarj

PREFACE.D'un

homme

qui, matre lui-mme, recueillait avec tant

de respect

les dessins

de ses contemporains, les moindres

essais sont conserver et classer religieusement. C'est

ce

que nous avons essay de

faire

sans rien omettre de ce

qui pouvait expliquer, commenter, illustrer ces pages prcieuses. Souvent,fallu faire

pour mieux en dgager

le

sens,

il

nous ale

quelques excursions dans

la vie

de Durer,l'Italie

suivre dans ses voyages travers l'Allemagne et

oude

dans

les Flandres, le

chercher au milieu de sa famille

et

ses amis et dans ses

rapports avec les puissants de sonprsenter intelligiblementplacer

temps.certains

Il

tait

impossible deles

morceaux, sansles

dans

leur milieu,

en relevantl'closion.

circonstances qui

en avaient

provoqu

Ce soin nous tait d'autant plus imprieusement command que nous avons adopt, sauf quelques drogationsncessairesle,

l'ordreet

chronologique quile

nous a

semblainsi

plus

naturel

plus

clair.

Nous avons pu

suivre notre matre, pas pas, dep