1972-044 GESCHIEDENIS/HISTOIRE PHARMACIE .(Plantes, remèdes et maladies, ... Tuberosa est employé

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  • CERCLE BENELUX D'HISTOIRE DE LA PHARMACIE

    KRING VOOR DE GESCHIEDENIS VAN DE PHARMACIE

    IN BENELUX

    Bulletin N 44

    Februari 1972

    .Redacteuren Rdaction

    Gent { Dr. L.J. V a n d e w i e l e , Gen ( Dr. D.A. W i t t o p K o n i n g , Amsterdam

  • INHOUD /SOMMAIRE

    Considrations sur l'iris (Jean Copin)

    Les pharmaciens namurois sous l'ancien rgime (Andr Guislain)

    Twintig jaar Farmaciegeschiedenis in Benelux (B. Mattelaer)

    Sa S via

    Een onbekend Middelnederlands traktaat over huidziekten (L.J. Vandewiele)

    Nieskruid

    Wetenschapsgeschiedenis. Waarom ? (J.E. Opsomer)

    Welke uitgaaf van het Ricettario Fiorentino lag er aan de basis van het Antidotarium van Clusius (LJ. Vandewiele)

    Sassenus' kommentaar op de Brusselse farmacopee kende een herdruk (LJ. Vandewiele)

    Personalia

    Dr. D.A. Wittop Koning 60 jaar (E.L Ahlrichs)

    Acadmie Internationale d'Histoire de la Pharmacie. Benoemingen.

    Boekbesprekingen

    Rembertus Dodonaeus, Cruijdeboeck. Faksimile-herdruk van de oorspronkelijke uitgave van 1554 (L.V.)

    Cowen David L, The New Jersey Pharmaceutical Association 1870-1970 (L.V.)

    Smit P. & Ter Laage R. J. Ch. V , Essays in biohistory (L.V.)

    Steinbart Hiltrud, Artz und Patient in der Geschichte, in der Anekdote, im Volks-mund (L.V.)

    Cockx-lndestege E., Eenen Nyeuwen Coock Boeck, samengesteld door Gheraert Vorselman en gedrukt te Antwerpen in 1560 (L.V.)

    Verslagen

    Verslag over de bijeenkomst van de Kring te Heerlen op 17 en 18 april 1971 (B. Mattelaer)

    Congressus Internationalis Historiae Pharmaciae (B. Mattelaer)

    Najaarsvergadering in Orval en omgeving, 2 en 3 oktober 1971 (B. Mattelaer)

  • Jean COPIN PHARMACIEN

    Membre de la Socit Royale Linnenne et de Flore, de Bruxelles

    Considrations sur liris

    INTRODUCTION

    On peut tudier l'iris sous diffrents aspects car cette plante vivace (2) herbace, qui est rpandue dans le monde entier, a une fleur dont la beaut compense la floraison phmre, et dont cer-taines espces ont des indications mdicales.

    Depuis 1971, on a choisi officiellement l'iris, symbole du bon accueil, comme fleur de Bruxelles et du Brabant.

    Il s'agit de bien connatre l'iris, plante hermaphrodite (3) , qui comprendrait, pour certains auteurs, 300 espces; pour d'autres, 130, et 1500 varits horticoles. On prtend mme que les varits comprendraient environ 25.000 noms.

    Il y a des iris bulbeux, des iris rhizomateux, des iris odorants, des iris inodores et des iris nains.

    En tout cas, les fleurs sont d'une extrme dlicatesse, et leurs coloris peuvent tre exceptionnels. Certaines varits modernes pro-duisent des fleurs normes. On trouve actuellement des iris toute l'anne : en Hollande, on cultive beaucoup l'iris bulbe; en Bel-gique, on trouve des iris rhizomateux cultivs. Une des premires fleurs de l'anne, c'est l'iris, mais cette fleur est moins vendue alors

    (1) Confrence donne au Cercle Benelux d'Histoire de la pharmacie, Orval, le 2 octobre 1971.

    (2) Les plantes vivaces sont dsignes par le signe astrologique de Jupiter.

    (3) En botanique, on dit une iris.

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    car elle subit la concurrence du f reesia ( 1 ), des violettes de Parme et du mimosa, d'un cot plus lev mais au parfum plus apprci.

    La classification de Linn tablie en 1731, base sur la con-naissance des organes reproducteurs des plantes, permit de mieux situer l'iris, par rapport au lis. Pour tudier l'iris, il faut donc partir de Linn et consulter des auteurs modernes; ainsi la Flore du botaniste belge Crpin. (2)

    Nous ne dirons plus actuellement iris palustris ou iris des marais, mais plutt iris pseudacorus ou iris faux-acore selon un nom donn par Linn d'aprs une plante mdicamenteuse origi-naire de l'Inde, de la famille des araces : l'acore vrai (Acorus Calamus L.).

    Dans le Dictionnaire universel d'histoire naturelle (Lyon, 1800), l'iris fait partie de la famille des liliaces.

    Aujourd'hui, le lis et l'iris sont bien dfinis; ils appartiennent des familles diffrentes au point de vue botanique et au point de vue de la phytothrapie. L'iris est le genre type de la famille des iridaces, plantes monocotyldones aux fleurs souvent dcora-tives (iris, glaeul, crocus, etc.).

    Le terme " irides " doit tre abandonn, il se rapporte des algues.

    Les iridaces ont t aussi nommes triaires parce que les organes de leur fructification sont disposs par trois : 3 tamines; 3 stigmates; capsule 3 loges, 3 valves; prigone 3 divisions externes et 3 internes.

    L'iris est une espce de type trimre. Dans le Manuel de phar-macie du pharmacien Schlim (Bruxelles, 1810), l'iris de Florence est cit comme plante de la trianderie monogynie de Linn.

    Les iris de Hollande sont bulbeux; ils forment des varits hybrides issues de l'iris d'Espagne (iris xiphium) obtenues en Hol-lande partir de 1890.

    Les iris de Hollande ne sont pas des iris hollandais, c'est--dire qu'on ne les trouve pas l'tat naturel; c'est un nom donn

    (1) Le Dictionnaire d'Oxford dit : Freesia = fragant-flowered plant of iris kind .

    (2) Franois CRPIN (1830-1903). Son Manuel de la Flore de Belgique eut plusieurs ditions. La meilleure est de 1884. Pour la Belgique, il ne parle que de deux espces d'iris : 17. pseudo-acorus (juin-juillet) et 17. ger-manica (mai).

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    des varits horticoles cres par des Hollandais, partir d'iris provenant d'autres pays.

    Ces iris ont de petits ptales verticaux plus hauts que ceux du pseudo-acorus et beaucoup plus petits que ceux de 1'/. germanica.

    Coupe de la fleur d'iris : Au centre, la capsule cloisonne avec trois rangs de graines;

    les trois anthres (o se forment les grains de pollen); autour, les trois ptales; les trois spales ptaloides.

    IRIS PSEUDO-ACORUS

    La fleur de Bruxelles est l'iris pseudo-acorus. C'est un fort bel iris vigoureux qui a une tige, de prs d'un mtre; ses fleurs sont jaunes; son rhizome est inodore; il pousse sur les berges de nos rivires et de nos ruisseaux, dans les marais et les fosss. On devrait protger cet iris, cueilli sans retenue, qui devient rare et qui devait se trouver en abondance Bruxelles, ' dans les temps anciens o la Senne coulait librement.

    L'iris pseudo-acorus L. (ou pseudacorus, ce qui vite l'hiatus) est encore nomm : acore btard, iris des marais, glaeul des marais, fausse flambe, flamme btarde, spatule et acorus adulterinus, iris jaune, flambe d'eau, ganche, glaeul jaune, glaeul aquatique.

    C'est un iris mdicinal : 10 20 g de jus, 1 4 g de poudre comme purgatif (voir Plantes du Pays, Crowet et Nol, Namur, 1892).

    On dit f aux-acore parce qu'il y a l'acore vrai qui est un roseau

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    aromatique, stimulant et diaphortique, originaire d'Asie, dont la partie employe est le rhizome, et le principe actif, une essence.

    Dans la Botanique mdicale de Richard (Paris, 1823), on dit que le suc acre du rhizome d'/. pseudacorus jouit d'une vertu diu-rtique et purgative mais qu'il n'est pas employ par les mdecins.

    Ses graines, que la palobotanique nous montre dans les tourbires de Belgique, torrfies, ont une saveur amre et on les a employes comme succdan du caf.

    Dans la Flora Bruxellensis (1812), le pharmacien J. Kickx, parlant de 17. pseudo-acorus, ainsi que dans un de ses livres de botanique (Louvain, 1827) (Gel Lisch, glaeul aquatique), dit que l'usage mdical est nul.

    Dans la Flore mdicale belge, de Van Heurck et Guibert (1864), 17. pseudo-acorus est mis en vidence au point de vue mdi-cinal. On dit que sa racine est tonique, astringente et purgative;

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    qu'elle a t donne dans l'hydropisie, l'anasarque et l'ascite; que son suc a t prescrit contre les scrofules et dans les fivres. Ce suc irrite la membrane pituitaire; il a t usit pour combattre les cphalalgies opinitres, l'odontalgie et l'amaurose commenante. La racine a encore t dite vermifuge; sche, on l'emploie comme sternutatoire.

    Bouchardat, dans son Manuel de matire mdicale, de thra-peutique et de pharmacie (1857), dit que l'on emploie quelque-fois, contre les hydropisies, le suc de 17. pseudo-acorus la dose de 10 30 g.

    L'iris jaune des marais est quelquefois employ comme diur-tique ou comme purgatif, mais a dj caus bien des accidents. (Plantes, remdes et maladies, par le Dr Lehamau, 1897.)

    L'iris faux-acorus sert faire de l'encre, dit-on dans le Diction-naire raisonn, universel d'histoire naturelle (Lyon, 1800) : On fait bouillir sa racine avec un peu de limaille de fer. On.a aussi employ cet usage l'iris de la Martinique.

    IRIS MEDICAMENTEUX

    Dans le Rpertoire des plantes utiles et des plantes vnneuses du Globe, de E.-A. Duchesne, docteur en mdecine (Bruxelles, 1846), on trouve l'emploi de l'iris dans le monde, cette poque.

    La racine d'iris de Sibrie (iris dichotoma L.) est employe contre les maux de dents. L'iris sibirica cultiv, vendu actuellement en Belgique, est un iris bulbe, fleurs bleues. Cet iris spales imberbes n'est pas mdicamenteux. (1)

    La racine d7. flavescens est purgative; elle a t employe comme anti-hystrique; inusite.

    La racine d7. violacea est vnneuse haute dose. Ses ptales, piles avec de la chaux, donnent, pour la peinture et pour la minia-ture, ce qu'on appelle le " vert d'iris ".

    L'iris de la Martinique a une racine tonique, astringente et emmnagogue; son suc est sternutatoire; ses ptales donnent une teinture jaune.

    (1) Lors de notre visite au jardin de plantes mdicinales de l'Abbaye d'Orval, nous l'y avons trouv, notre grand tonnement. Il y avait aussi IV. floreniina.

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    Au Portugal, les enfants mangent les bulbes de 17. sisyrin-chium L. comme des noisettes.