1701 0730 BULLETIN JANVIER 2017 - · PDF file méconnue ! À quoi ça sert,...

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  • Conseil de l’Ordre - JANVIER 2017 - p1

    Lettre interne du “Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins de la Sarthe”

    Depuis un an, quoi qu’en dise notre ministre de tutelle, nos conditions d’exercice ne se sont pas améliorées. La démographie sur le département de la Sarthe s’est aggravée tant en

    médecine de premier recours que de second recours. 2017 va être dans notre vie citoyenne une année charnière. Le Conseil de l’Ordre représente l’ensemble des médecins ; Il n’a pas à prendre parti, néanmoins nous sommes les garants d’un bon exercice de la médecine dans de bonnes conditions et cela dans l’intérêt de nos patients. Le Président BOUET nous a demandé de nous mobiliser pour imposer la santé dans le débat de 2017. J’y souscris volontiers. L’Ordre des Médecins s’est fortement mobilisé dans le débat sur l’avenir de notre système de santé. La grande consultation menée en 2015 a donné la parole aux médecins. Des propositions ont été formulées dans un livre blanc « l’avenir de la santé ». Cette dynamique doit se mainte- nir, c’est la vôtre, des propositions ont été faites, faites-nous remonter vos attentes. La parité à travers la loi du 4 Août 2014 s’appli- quera dans les élections professionnelles.

    Lors des prochaines élections ordinales en 2018, une répartition à 50 % entre les hommes et les femmes sera requise. Les candidatures aux élec- tions départementales se feront en binôme : un homme - une femme. Je vous invite à réfl échir tout de suite à consti- tuer des binômes. L’activité du conseil est trop méconnue ! À quoi ça sert, en dehors de payer une cotisation ? Elle n’est plus l’institution poussiéreuse qu’elle a été ! Représentant l’ensemble des médecins, ces activités sont variées. Nous nous efforçons de répondre à vos attentes, vos interrogations. Sans doute bien des choses restent à faire, par exemple rendre notre site Internet plus attractif, plus créateur de liens; plus réactifs. Le 2 Mars 2017 nous organisons une rencontre avec le Procureur de la République sur le thème du secret médical et des signalements au pro- cureur. Le décret numéro 2016-994 publié le 20 Juillet 2016 a confi rmé les conditions du par- tage d’informations à caractère médical entre les professions du champ social et médico-social et les professionnels de santé. Venez nombreux. Le Conseil s’associe à moi pour souhaiter à vous et vos familles nos meilleurs vœux.

    Docteur Frédéric JOLY Président

    Bulletin N°38JANV. 2017

    Conseil Départemental de la Sarthe de l’Ordre

    des Médecins

    74, avenue du Gal de Gaulle LE MANS

    Tél. : 02 43 23 25 80 Fax : 02 43 28 48 87

    sarthe@72.medecin.fr www.conseil72.ordre.medecin.fr

    Directeur de la Rédaction : Dr F. Joly Comité de Rédaction : Dr J. COLLET Dr A. SOURISSEAU Dr J.-M. VERRET

    de la

    SartheConseil départemental de l’Ordre des Médecins

    SOMMAIRE Page ...................................................................1 Édito

    Page ...................................................................2 - Facteurs incitatifs à une installation de jeunes

    médecins en Sarthe - Le médecin collaborateur

    Page ...................................................................3 - Devenir Conseiller Ordinal : Pourquoi pas ?

    Page ...................................................................4 - Le dépistage organisé dans le département de

    la Sarthe - Les certifi cats d’arrêt de travail

    Page ...................................................................5 - Être soigné à domicile, c’est possible ! - Méfi ez-vous des propos inadaptés dans des lieux

    publics - Chiffres - Pensez à vos proches et a vous,

    la santé n’est pas pérenne - nouvelle appellation des conseils de l’ordre :

    Page ...................................................................6 - Question-réponse - Déclarer les incivilités - Handicap, consultations et soins bucco dentaires - Annonces - In memoriam

    Pages ............................................................ 7-8 - Relevé d’activité 2016 - Culture - Mouvements

    Jeudi 2 Mars à 20h30 au CCI CONFÉRENCE DÉBAT

    avec Monsieur le Procureur de la Republique, Monsieur Fabrice Belargent (secret médical) et le Docteur Jacques-Lucas vice-président du CNOM. (avenir de la médecine)

    ÉDITO

  • Conseil de l’Ordre - JANVIER 2017 - p2

    DOSSIER Facteurs incitatifs à une installation de jeunes médecins en Sarthe :

    Nous avons interrogé des internes de médecine générale en dernier semestre pour savoir ce qui les inciterait à s’installer dans la Sarthe .Marine Rafik a bien voulu synthétiser les réflexions de ses collègues.

    L’exercice en maison de santé multidiscipli- naire où travaillent médecins (y compris de spé- cialité différente), infirmiers, sage-femme, mas- seurs kinésithérapeutes, podologue, diététicien, psychologue. Cette proximité facilite la prise en charge de patients en commun et la communica- tion interprofessionnelle. L’organisation de réunions formalisées, est un élé- ment attractif de ces structures avec la possibilité d’optimaliser la prise en charge de situations ou cas difficiles comme le maintien à domicile ou le suivi de pathologies chroniques. Une compensa- tion financière permettrait de formaliser la réunion et d’inciter chaque professionnel à s’y investir. Avoir la possibilité de partager, de mettre en commun des connaissances, de demander des conseils aux confrères et consœurs est essentiel.

    Le salariat est recherché par les jeunes médecins que les lourdeurs administratives effraient. Ils pré-

    fèrent consacrer leur temps à l’activité médicale qu’à la paperasse tout en sachant qu’ils peuvent prétendre à une rémunération moindre. Pouvoir favoriser une qualité de vie en préven- tion du risque du burn out : La plupart des jeunes médecins s’attendent à tra- vailler beaucoup afin de répondre à la demande des patients et à leur mission de service public mais pas au détriment de leur vie de famille ou vie personnelle (les filles comme les garçons) Ils préfèrent assurer de longues journées, mais trois à quatre jours par semaine, que les jours ne se finissent pas après 19 heures et préfèrent gagner moins d’argent au profit d’une meilleure qualité de vie.

    Autres facteurs incitatifs d’une installation : - La présence d’une permanence des soins ambu- latoires qui permet de fermer plus facilement plus tôt le cabinet le soir, et le week-end. - Des facilités d’installation. - Des avantages fiscaux avec non-imposition de certains revenus. - La présence de commerce, d’école « nous n’avons pas forcément envie de s’installer à un

    endroit où après avoir fait une longue journée de travail il faut 20 minutes de voiture pour acheter sa baguette de pain (si la boulangerie est encore ouverte). Ou ne jamais pouvoir déposer son enfant à l’école.

    Trois propositions ont été émises : 1) des postes salariés en ambulatoire, dans les cabinets de médecine générale (dans les zones de désertification médicale) qui seraient proposés aux internes venant de terminer leur internat, pour une durée de six mois. En effet, « nous sommes assez souvent prêts à changer de ville ou de région » pour une courte période comme celle des stages d’internat. C’est une période charnière et « nous avons rarement envie de nous engager pour une durée de deux ans par exemple car il est important de rester encore mobile, notamment en raison de la profession du conjoint; ce type de proposition de poste pourrait être incitatif à l’installation, car on s’installe dans des lieux ou une région que l’on connaît.

    2) Pour faciliter une intégration des jeunes méde- cins dans le département de la Sarthe, la parti- cipation à la permanence des soins, dès le début de leur installation pourrait être un argu- ment de poids. En effet, réserver systématiquement des places sur le tableau de garde aux nouveaux arrivants permettrait - de faire connaissance avec les collègues ; - d’avoir un apport financier non négligeable dès

    l’installation ; - de se faire connaître.

    3) Pouvoir se faire aider à la gestion adminis- trative du cabinet libéral afin de consacrer plus de temps au patient et à la clinique. Nous souhaitons que ces quelques réflexions, avec des propositions concrètes soient entendues et que certaines soient mises en application dans un délai raisonnable afin de nous inciter à nous instal- ler en SARTHE.

    Marine RAFIK, interne en MG,

    propos recueillis par le DR Jackie COLLET

    Mais cela peut être utilisé aussi pour continuer à exercer une activité libérale sans plus avoir à s’oc- cuper de la partie inhérente à cette activité.

    On peut devenir collaborateur de praticiens à qui on a éventuellement cédé son cabinet. La sou- plesse de ce statut doit donc être envisagée soit pour entrer dans le mode libéral soit pour pour- suivre son activité après avoir pris sa retraite. Une SELARL ne peut avoir qu’un associé collabo- rateur et ce quel que soit le nombre d’associés. Un collaborateur est un médecin à part entière, donc obligatoirement thèsé.

    Un collaborateur peut se faire remplacer mais même si cela ne figure pas explicitement, il faut que le remplaçant soit agréé par le titulaire.

    I - Collaboration libérale Possible depuis la loi du 2 août 2005, le statut de m