آ§ en terres slaves ... les grandes lignes de l’histoire (en franأ§ais, allemand, anglais...

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    18-Jul-2020
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  • Voyage amoureux en terres slaves§ §

    Clément Lambla (piano) Ada Elodie Tuca (soprano)

    Récit musical formé autour de mélodies de Rachmaninov

  • 2

    Sommaire Synopsis 3

    Contact 4

    Présentation détaillée 5

    Petit point historique 6

    Biographies 7

    Annexe 8

  • 3

    Synopsis Nous vous proposons, grâce à une sélection de mélodies de Rachmaninov, l’histoire d’une femme et d’un homme, qui se voient séparés par l’incorporation de ce dernier dans l’armée russe.

    Ce récit, conté au fur et à mesure du récital, pour guider l’auditeur dans les grandes lignes de l’histoire (en français, allemand, anglais ou italien) le fera voyager à travers l’amour, la nostalgie, la souffrance et l’exaltation de ces deux personnages.

  • 4

    Contact Clément Lambla

    +336 41 61 92 47

    contact@clementlambla.com

    www.clementlambla.com

  • 5

    Après avoir fait une sélection parmi ses compositions, nous construisons une histoire autour de la rencontre d’une femme et d’un homme qui tombent amoureux l’un de l’autre. Après de belles nuits d’été où ils s’ouvrent leurs cœurs, ils se voient séparés par l’incorporation de ce dernier dans l’armée russe. Chacun de son côté vit de nombreux tourments et moments de solitude : l’homme rêve de ses amis morts au combat, prie car il est en grande souffrance ; la femme souffre de l’absence de son bien- aimé. Le printemps arrive, c’est le seul bonheur qui lui est promis, car elle est toujours seule et malheureuse. Un jour, les deux amants se croisent par hasard mais se reconnaissent à peine, tant ils ont changé. Ils décident de s’ignorer pour ne pas réveiller de si profondes souffrances. L’homme tente d’enfouir son chagrin en se persuadant qu’il veut trouver une autre femme, mais il se rend compte qu’il l’aime toujours. Ils finissent par se revoir, retrouvent tous deux leur première flamme et sentent l’appel de leur pays natal, où ils ont passé de si beaux moments. Au terme de la dernière mélodie, un rayonnement et une plénitude viennent contraster avec la mélancolie, la terreur et la solitude présentes dès la séparation des deux personnages.

    Cette histoire sera contée (en français, allemand, italien ou anglais) au fur et à mesure du récital pour guider les auditeurs, puis laisser la musique les emporter dans ce voyage.

    Ce récital peut s’adresser à un public de connaisseurs qui redécouvrira avec un œil nouveau ces mélodies, comme à des néophytes pour qui cette langue et cette atmosphère peuvent être un dépaysement intéressant. Dans tous les cas, ce moment musical fera passer le public par toutes sortes d’émotions ; et cela nous semble essentiel. A une époque où tout va trop vite, où notre attention est happée par toute sorte d’informations et de stimuli souvent nocifs et inutiles, nous vous proposons de vous éloigner, l’instant d’un concert, de cette vie agitée que nous impose la société actuelle, en profitant d’un voyage intérieur, à l’écoute de votre âme et de vos ressentis les plus profonds.

    C’est lors d’une audition de la Haute Ecole de Musique de Lausanne, que je (Clément) découvre les mélodies de Rachmaninov, chantées par Elodie. Très ému, je lui propose alors de travailler avec moi. Après plusieurs mois de collaboration, nous souhaitons mettre sur pied un récital de musique vocale qui aura pour but de partager des émotions très particulières, de toucher les cœurs autant qu’elle nous touche, grâce à ces œuvres finalement peu jouées. Notre choix se tourne naturellement vers notre compositeur russe de prédilection, Rachmaninov.

    Nous nous sommes permis de piocher dans tous ses opus et de créer une histoire à part entière, car ils ne sont pas construits comme des cycles (selon la conception allemande d’une histoire complète et logique entre le premier et le dernier lied). Cet univers de nostalgie, de souffrance, de nature, d’amour et de beauté nous a donc amenés à créer ce récital, plein de mystère, de recueillement, d’émotion.

    Présentation détaillée

  • 6

    Petit point historique Rachmaninov a composé la majorité de son œuvre (post-romantique) à une période de changement esthétique dans la musique du XXème siècle. Des compositeurs comme Stravinsky, Bartók, Debussy et Schoenberg commençaient à se faire connaître (énorme décalage stylistique qui va aller jusqu’à la musique modale et dodécaphonique). Pour cette raison, beaucoup de gens le critiquaient. De plus, il était inconcevable, dans certaines mentalités d’être à la fois un grand interprète et un grand compositeur. Aussi, son œuvre a été qualifiée par certains, de «musique virtuose», «musique de pianiste». Dans ses mélodies, nous remarquons qu’il s’agit en effet d’un pianisme virtuose, mais au service de la musique et de la poésie ; en rien, d’une musique démonstrative. Il voulait composer une musique qui «vient droit du cœur et ne parle qu’au cœur» (citation de Rachmaninov dans une de ses lettres).

    Rachmaninov a été bercé dans son enfance, par les chants de Tchaïkovsky, fredonnés par sa sœur, Elena. Ce compositeur restera son idéal musical tout au long de sa vie et deviendra son mentor jusqu’à sa mort en octobre 1893.

    On voit une très nette évolution dans son écriture pianistique et dans sa recherche de poèmes. L’accompagnement du chant dans son op 4 est assez sobre mais dès l’opus 14, Rachmaninov élabore davantage la partie pianistique (très technique, arpèges, accords, croisements de mains, rapidité d’exécution, tout en veillant à ne pas paraître difficile), pour l’expression des plus intimes sensations poétiques. Son art de la mélodie, atteint son apogée dans l’opus 38. Il apprend à sophistiquer au maximum tout en supprimant l’excès sonore. Pour les op 4 (composé de 1890 à 1893) et 8 (automne 1893), Rachmaninov semble avoir choisi les poèmes pour remuer les cœurs (amours brisées, nostalgie…), plus que pour leur valeur intrinsèque. Par la suite, il se plaint d’avoir énormément de mal à trouver des poèmes convenables. Il consulte les anthologies, cherche auprès de ses amis, leur en commande et reste souvent insatisfait par leur travail. En août 1906, il demande à son amie Maria Kerzine de lui envoyer d’autres de ses poèmes, qui évoquent plutôt le mode majeur que le mode mineur. En effet, les poèmes qu’elle lui a envoyés sont assez sombres. Pour les op 34 (été 1912) et 38 (1917), il collabore avec Marietta Chaginian (surnommée ‘’Ré’’), poétesse brillante qui lui suggère bon nombre de textes. Son univers poétique est le recueillement dans la nature, l’inconstance, la douleur.

    Dans ses lettres, dès le début de sa carrière (à 20 ans -1893- il plaît déjà beaucoup), il se plaint de spleen, de mélancolie, il est plutôt introverti. La famine de 1890-91 a laissé le peuple de Moscou très affaibli ; il réussit enfin à fuir la ville en mai 1893. On apprend, grâce à ses lettres d’Italie, de Dresde ou des Etats-Unis, que les voyages sont synonymes d’ennui et de déchirement. C’est un homme sédentaire qui s’installe, en 1910, à la campagne près de Moscou, dans la maison où il a passé son enfance. C’est un vrai retour aux sources. Elle est entourée de nature, de calme, il peut donc y travailler sans être dérangé et vivre sa vie de famille. Il aime particulièrement les nombreuses possibilités de balades, de cueillette, de pêche autour de sa maison. On comprend ici pourquoi certaines mélodies parlent de façon nostalgique des steppes et du bonheur éprouvé à l’arrivée du printemps. Il tente de conserver ce cocon de bien-être, malgré la guerre et le délabrement du régime tsariste. Ses 3 dernières années en Russie étaient sombres (1914-1917). Il est hanté et inquiété par la mort (Scriabine, Taneïev, son père). Il continue quand même de composer, notamment les mélodies op 38 (1916), avant de partir pour les Etats-Unis en 1917.

  • 7

    Biographies

    Ada Elodie Tuca Soprano colorature, Ada Elodie Tuca débute à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon où elle a l’occasion de travailler avec des chefs tels que William Christie, Marc Minkowski ou encore Jérémie Rohrer, et des metteurs en scène comme Peter Stein et Robert Carsen. Elle a notamment joué le rôle de Juliette dans le Petit Ramoneur de Benjamin Britten sous la direction d’Alan Woodbridge et Nino d’Introna, ainsi que la jeune fille de 15 ans dans Lulu de Berg avec Kazushi Ono et Peter Stein.

    Elève de Leontina Vaduva, elle obtient en 2016 un Bachelor of Arts in Music à la Haute Ecole de Musique de Lausanne. Elle suit également des masterclasses avec John Fiore, Gary Magby, Helmut Deutsch, Martin Katz et Luisa Castellani. Dans le cadre de cette école, elle interprète le Rossignol dans l’Enfant et les Sortilèges sous la direction de Benjamin Levy, Mme Herz dans Schauspieldirektor de Mozart ainsi que la Reine de la Nuit dans la Flûte Enchantée de Mozart. En mars 2016, elle a repris le rôle de Mme Herz du Schauspieldirektor au théâtre de Bonlieu, à Annecy. Elle débute dans le rôle d’Olympia dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach en décembre 2017 et janvier 2018 à l’Opéra de Fribourg, sous la direction de Laurent Gendre, Olivier Desbordes et Benjamin Moreau.

    Clément Lambla Clément Lambla est un pianiste alsacien de 25